Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a présidé le Conseil des Ministres ce jeudi 15 octobre 2026, à 10 h 00, dans la salle habituelle des délibérations, au Palais de la Présidence de la République.
À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité les nouveaux membres du Gouvernement, entrés en fonction à la faveur du réaménagement gouvernemental du 11 octobre 2026.
Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des Ministres du nouveau Gouvernement ne saurait être regardé comme une simple formalité. Il marque l’ouverture d’une nouvelle séquence de la Vᵉ République.
À cet égard, le Président de la République a précisé que le maintien de certains membres du Gouvernement et l’entrée de nouveaux profils procèdent d’un choix délibéré. Ce choix ne constitue ni une récompense, ni une distinction honorifique. Il s’agit d’une charge, qui engage chaque membre du Gouvernement devant le Chef de l’État, devant la Nation et devant l’Histoire.
Il a insisté sur le fait que les Gabonaises et les Gabonais ne jugeront l’action publique ni sur les discours, ni sur les intentions. Ils la jugeront sur ses résultats dans leur vie quotidienne : l’eau, l’électricité, la route, l’école, l’hôpital et l’emploi.
S’adressant à l’ensemble du Gouvernement, le Chef de l’État a fixé quatre exigences. La première est l’alignement : l’action gouvernementale ne connaît qu’une seule ligne, celle du projet de société et du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD). La deuxième est la cohérence : un département ministériel n’est pas un fief, et les désaccords se règlent par l’arbitrage, jamais sur la place publique. La troisième est le résultat : une activité n’est pas un résultat, et un texte non appliqué n’est pas une réforme. La quatrième est l’exemplarité : la probité de chaque membre du Gouvernement et son respect du bien public feront l’objet d’une attention constante, au premier chef de la part du Président de la République.
Se référant à l’esprit du 30 août 2023, le Chef de l’État a rappelé que le combat pour la libération des esprits et des énergies a été remporté par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI). Il appartient désormais au Gouvernement de remporter celui du développement.
Le Président de la République a rappelé avoir été élu sur la base d’un projet de société et avoir pris, à ce titre, des engagements envers le peuple gabonais. Il a relevé les avancées importantes réalisées au cours des derniers mois. Il a cependant souligné que les attentes nationales demeurent immenses dans l’ensemble des domaines de l’action publique.
S’adressant plus particulièrement aux nouveaux Ministres, le Chef de l’État a relevé qu’ils prennent leurs fonctions en pleine préparation du projet de loi de finances pour l’année 2027. Il les a invité à s’approprier sans délai les dossiers laissés par leurs prédécesseurs, dans un esprit de continuité de l’État et de l’action publique.
Le Chef de l’État a indiqué attendre désormais du Gouvernement davantage d’efficacité, de créativité et de solutions concrètes sur chacun des six piliers de l’action publique, à savoir : l’électricité, l’eau et la réforme du secteur ; l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes ; le logement et les infrastructures de transport et numériques ; le capital humain et la justice sociale ; l’économie et le développement durable ; la gouvernance et les institutions.
S’agissant du secteur de l’eau et de l’électricité, le Président de la République a instruit le Gouvernement d’accélérer la réforme portant séparation des activités de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). Il a également demandé la spécialisation des acteurs du secteur selon les segments de la chaîne de valeur : production, transport, distribution et commercialisation.
Le Chef de l’État a précisé que le combat pour le développement passe également par la santé. Dans ce domaine, il a demandé que l’on continue d’accroître les capacités d’accueil des structures sanitaires, en priorité pour la prise en charge de la mère et de l’enfant et pour celle des cancers.
Ce combat passe aussi par la modernisation de la gouvernance de l’État, conformément aux attentes exprimées par les Gabonaises et les Gabonais lors du Dialogue National Inclusif (DNI) d’avril 2024. À ce titre, le Président de la République a demandé que ces attentes soient traduites dans les textes et mises en œuvre au quotidien par l’Administration.
Le combat pour le développement passe en outre par la moralisation de la vie publique et politique. Elle suppose de remettre à plat le fichier électoral. Elle suppose aussi de mettre fin à l’instrumentalisation des populations lors des scrutins, notamment au transport organisé d’électeurs. Elle suppose enfin de responsabiliser le citoyen en rendant obligatoire la participation au vote.
Le Président de la République a, par ailleurs, relevé que la décentralisation progresse trop lentement, alors même que les difficultés s’accumulent dans les collectivités locales. Il a également insisté sur la dématérialisation des opérations de collecte des recettes publiques, afin de doter l’État de marges de manœuvre budgétaires accrues.
Sur le plan économique, le Chef de l’État a affirmé que la diversification de l’économie par la transformation locale des ressources naturelles n’est pas une option. Il a instruit le Gouvernement, en particulier les Ministres en charge de l’Industrie et des Mines, d’amener les opérateurs économiques et les partenaires industriels à intégrer cette exigence dans les stratégies de développement de leurs groupes. Il a souligné que les ressources de la République Gabonaise sont nombreuses et qu’elles doivent désormais être transformées en richesses au bénéfice des populations.
Dans le même esprit, le Président de la République a instruit le Gouvernement de s’engager plus résolument en faveur du développement de l’entrepreneuriat, l’État ne pouvant plus demeurer la variable d’ajustement du marché du travail. Il a souligné que la jeunesse gabonaise doit embrasser l’entrepreneuriat et que l’État doit se tenir à ses côtés pour qu’elle crée et développe ses propres entreprises. Telle est, a-t-il affirmé, la voie de l’avenir pour la jeunesse gabonaise.
Conscient des difficultés auxquelles les populations demeurent confrontées au quotidien, le Président de la République a conclu en indiquant attendre de chaque membre du Gouvernement des réponses et des actions rapides, dont il lui sera rendu compte.
Enfin, le Président de la République a demandé au Gouvernement de mieux expliquer au Peuple gabonais les décisions et les mesures qu’il prend. Il l’a instruit d’en faire une règle constante de son action, afin de lever toute ambiguïté et de susciter la plus large adhésion des citoyens à l’action publique.
NOMINATIONS
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Conseillers du Président de la République :
Médecin Lieutenant-Colonel MBINI Junior Jean-Léonard.
Médecin Capitaine GONDJOUT Ornella Laure Vitchra.
CONSEIL NATIONAL CLIMAT (CNC)
Conseiller Spécial, Secrétaire Permanent du Conseil National Climat :
M. Alfred NGOMANDA.
MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET DE L’ENERGIE
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE
SOCIETE D’ELECTRICITE, DE TELEPHONE ET D’EAU DU GABON
(SETEG)
DIRECTION GENERALE
Directeur Général : M. Ulrich Cédric MYBOTO.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
AUTORITES ADMINISTRATIVES INDEPENDANTES
MEDIATURE DE LA REPUBLIQUE, DEFENSEUR DES DROIT
Médiateur de la République, Défenseur des Droits : Pr. Guy
ROSSANTAGA RIGNAULT.
AUTORITE DE REGULATION DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES ET DES POSTES (ARCEP)
Il est mis fin aux fonctions des Directeurs et Directeurs Adjoints, et remis à leur administration d’origine les personnes ci-après :
MM.
Jean-Marc MBA NDONG ;
Hissene Dickson AMOND-NTOLLO ;
Kowiyou SAFIOU ;
Régis ONDO MORO ;
Ghislain LASSY TCHIKAYA ;
Nazaire MOUDOUNGANI LINGOMBE ;
Didas OLERI ;
Stéphane Christian JOCKTANE-E-WOMBA ;
Joseph AMBOUNDA ;
Jacques NTOUTOUME ;
Christopher Christian LASSENY ;
Parfait EYI ;
Christian NZENGUE PEGNET ;
René-Pierre FAVRE ;
Rick Jeremy ALILA SUNGU ;
Augustin Joachim Yves AMBAMANI.
MMES.
Marie-Thérèse YOBA épouse Renamy.
Huguette Sylviane WORA épouse REMBANGOUET ;
Belinda NGOKILA ;
Ariane ANKAMBI LENKOULOU épouse NZAMBI.
Les personnes dont les noms suivent sont admis à faire valoir leurs droits à la
retraite. Il s’agit de :
MM.
MOUBAMBA MOUBAMBA ;
Edgard SABEFOUMOU ;
Placide MBINA, précédemment Directeur.
MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE
SOCIETE GABONAISE D’ENTREPOSAGE DE PRODUITS PETROLIERS (SGEPP)
DIRECTION GENERALE
Directeur Général : M. Patrick Michel AKOMA NZE.
MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE
COMPAGNIE MINIERE DE L’OGOOUE (COMILOG)
CONSEIL D’ADMINISTRATION
Président du Conseil : M. Marcel ABEKE.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA
DIGITALISATION, DE L’INNOVATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE
SOCIÉTÉ DE PATRIMOINE DES INFRASTRUCTURES NUMÉRIQUES (SPIN)
DIRECTION GENERALE
Conseiller du Directeur Général : Mme. Danie-Williame MITSOGHO épouse BOKOKO.
Fin
Le Conseil des ministres, réuni jeudi sous la présidence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adopté des projets de décret portant création, attributions et organisation de trois directions générales au sein du ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions.
Selon le communiqué final du Conseil des ministres, les trois directions sont: la Direction générale des Relations avec les Institutions, la Direction générale de la Réforme de l’État et la Direction générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance. En effet, la Direction générale des Relations avec les Institutions regroupera au sein d’une structure unique les relations entre le Gouvernement, le Parlement et les autres institutions constitutionnelles.
Elle se substitue à la Direction générale des Relations avec le Parlement et à la Direction générale des Relations avec les Institutions constitutionnelles non parlementaires. Cette réorganisation vise notamment à corriger les déséquilibres constatés dans la répartition des compétences entre les deux anciennes structures et à réduire le sous-emploi de certains services durant les périodes d’intersession parlementaire.
Pour sa part, la Direction générale de la Réforme de l’État sera chargée de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière de réforme de l’État. Elle aura pour mission de piloter et de coordonner les réformes institutionnelles, administratives, politiques et électorales, tout en veillant à leur cohérence et à leur conformité avec la Constitution. Elle devra également favoriser l’appropriation de ces réformes par l’ensemble des parties prenantes.
Quant à la Direction générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance, son rattachement à ce département ministériel repose sur la complémentarité entre les activités de réforme de l’État et les actions visant à promouvoir la gouvernance publique. Cette organisation doit permettre de renforcer la cohérence institutionnelle et de faciliter la mise en œuvre de la politique gouvernementale dans ce domaine.
Notons que l’objectif est de renforcer et de mieux coordonner les actions liées à la réforme de l’État, aux relations institutionnelles et à la promotion de la bonne gouvernance.
Le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a présenté au Conseil des ministres le lancement opérationnel de la Compagnie nationale de transport (CNT), vendredi 18 septembre 2026 au Palais présidentiel de Port-Gentil.
Il s’agit d’une nouvelle organisation issue de la fusion-absorption de la SOGATRA et de Trans’Urb. En effet, son lancement se fera en deux phases : d’abord le transport interurbain, avec des liaisons entre Libreville et plusieurs capitales provinciales et pôles économiques, notamment Lambaréné, Mouila, Lébamba, Tchibanga, Makokou, Oyem et Bitam.
La seconde phase concernera le transport urbain dans le Grand Libreville, avec neuf lignes, 20 points de vente de titres de transport et 300 points d’arrêt. Le parc comprend 100 autobus Eicher, 25 SML, six Coaster, 12 camions-citernes, cinq semi-remorques et un camion Canter.
Il faut noter que, le passage à la CNT marquera la fin de la gratuité des transports publics. Une grille tarifaire adaptée aux différentes catégories d’usagers doit progressivement être déployée, avec des Pass Social, Élève, Étudiant, Urbain et Famille, ainsi que des tickets à l’unité ou à la journée. En interurbain, les tarifs seront déterminés selon les distances parcourues.
Le Conseil des ministres s’est tenu hors de Libreville, vendredi 18 septembre à Port-Gentil, Brice Clotaire Oligui Nguema a fait de l’Ogooué-Maritime le centre de gravité du pouvoir pour annoncer un plan de relance et le futur budget de l’Etat.
C’est un acte politique fort. Réuni au Palais présidentiel de Port-Gentil, le Conseil des ministres délocalisé du 18 septembre 2026 voulait rapprocher l’Etat du terrain. Le Président a rendu hommage à la capitale économique, berceau du pétrole gabonais, en affirmant que le développement ne peut plus se penser uniquement depuis Libreville.
Le diagnostic est sans fard : chômage des jeunes, entreprises en difficulté, fuite de capitaux et dégradation urbaine. La réponse : une enveloppe prévisionnelle de 30 milliards de FCFA pour des infrastructures structurantes. Au programme, 50 MW d’électricité supplémentaires dans les prochains mois et 150 MW d’ici 2032, plus des investissements dans l’eau, les routes, la santé et les marchés.
Le chef de l’Etat a voulu lever les verrous qui asphyxient le secteur privé. Désormais, les blocages de comptes pour recouvrement fiscal devront être précédés d’une notification et limités aux sommes réellement dues. Les saisies des huissiers seront mieux encadrées, avec création d’un mécanisme de consignation pendant les appels et un traitement accéléré des contestations.
Le Conseil a adopté le projet de loi de finances 2027, en hausse de 13% à 6 223,1 milliards de FCFA, financé à près de 3 000 milliards par emprunt. Le gouvernement table sur une croissance de 4,5% tirée par le manganèse et le futur fer. Autres mesures : création de la Compagnie Nationale de Transport et adoption du décret sur la prime d’éloignement pour les enseignants exerçant en zones difficiles.
Enfin, Brice Clotaire Oligui Nguema a réaffirmé sa ligne contre la corruption. Saluant les décisions fermes du Conseil supérieur de la magistrature, il a prévenu qu’aucune complaisance ne sera tolérée face aux surfacturations, aux retards injustifiés et aux projets sans utilité. Chaque franc public devra se traduire en emplois et infrastructures concrètes. Le président prolonge son séjour d’une semaine à port-Gentil, une volonté de vérifier la mise en œuvre des réformes engagées dans la capitale économique du pays.
Ce vendredi 18 septembre 2026, le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema préside un Conseil des ministres délocalisé à Port-Gentil, consacré au budget 2027 et aux réalités économiques locales.
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, préside un Conseil des ministres dans la capitale économique. C’est le tout premier Conseil délocalisé de la Ve République. Au coeur des discussions : l’examen du projet de budget 2027 et les réalités économiques locales. Un choix de thématiques qui n’est pas anodin, Port-Gentil étant la capitale économique et pétrolière du Gabon, au cœur des enjeux de développement.
Au-delà du symbole, cette délocalisation traduit une volonté politique assumée. Celle de rapprocher l’action gouvernementale des territoires et de prendre le pouls des priorités nationales au plus près du terrain, loin des bureaux de Libreville.
Avec ce Conseil à Port-Gentil, le Chef de l’État confirme sa démarche de proximité et de gouvernance de terrain, faisant de l’écoute des réalités locales un pilier de sa méthode.
Il a été promu directeur général de Gabon Télévision en remplacement de Jean Robert Moutchinga Boulingui selon le communiqué final du conseil des ministres tenu jeudi à Libreville.
Gabon Télévision a connu de nombreuses nominations a l’issue du conseil des ministres qui s’est tenue jeudi 26 juin 2026, en présence du président de la république Brice Oligui Nguema. En effet, le Journaliste animateur, Régis Massimba a été promu directeur général de Gabon Télévision en remplacement de Jean Robert Moutchinga Boulingui, qui devient le nouveau Président du conseil d’administration (PCA) de Gabon 24.
Régis Massimba, occupait les fonctions de président du conseil d’administration de l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS). C’est désormais Toussaint Obam Nang qui devient PCA de l’IGIS.
D’après le même communiqué, le célèbre journaliste reporter Heinerick Bokoko, connu pour son style poétique et teinté d’humour envoutant, a été élevé au poste de Directeur des Actualités de Gabon 1ere (Télévision d’Etat).
Martial Tchibinda, l’une des principales figures de cette chaîne d’Etat a été nommé Directeur d’Antenne de Gabon Culture, une filiale culturelle de Gabon Télévision qui peine à s’imposer plusieurs années après sa création. Claudette Eworet conserve son poste de Directeur général de Radio Gabon. Son adjoint est Alain Richard Nzamba Nzinga.
Le Président de la République, a présidé le Conseil des Ministres vendredi 22 mai 2026, au Palais de la Présidence de la République.
Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, s’est félicité du travail accompli par l’ensemble de l’équipe gouvernementale au cours des cent (100) premiers jours marquant sa mise en place. Saluant les résultats enregistrés à ce jour, le Chef du Gouvernement s’est dit confiant quant à la poursuite du mandat, invitant les membres du Gouvernement à faire preuve d’encore plus d’initiatives, à l’heure où le Gabon retrouve son attractivité et reprend pleinement sa place au sein de la communauté africaine.
À cet effet, le Conseil des Ministres s’est réjoui de la tournée africaine effectuée par Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, qui l’a conduit successivement en Angola, à Djibouti, au Kenya et au Rwanda. En Angola, cette visite d’État a permis de consolider les relations bilatérales à travers le renforcement du dialogue politique et la signature de plusieurs instruments de coopération dans les domaines de la sécurité, de la justice et des ressources forestières et fauniques. À Djibouti, le Chef de l’État a pris part à la cérémonie d’investiture du Président Ismaïl Omar GUELLEH et a échangé avec plusieurs dirigeants africains sur les questions de paix, de sécurité et de coopération régionale.
Au Kenya, le Président de la République a participé au Sommet « Africa Forward », consacré au renforcement des partenariats économiques entre l’Afrique et ses partenaires internationaux, ainsi qu’à la promotion des investissements et à la transformation économique du continent. Au Rwanda, le Chef de l’État a pris part à l’Africa CEO Forum à Kigali, au cours duquel il a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Gabon dans les secteurs stratégiques, notamment les mines, l’énergie, l’agro-industrie et le tourisme.
En marge de ce Forum, le Président de la République a procédé à l’inau-guration officielle de l’Ambassade du Gabon à Kigali. Dans le même sens, le Conseil s’est également réjoui de la tenue à Libreville, les 21 et 22 mai 2026, de la 17ème Retraite de haut niveau de la Commission de l’Union Africaine (UA) sur la Paix et la Sécurité en Afrique, consacrant ainsi le retour du Gabon dans l’accueil des rencontres africaines de haut niveau. Dans cette perspective, le Conseil s’est félicité de ce que cette rencontre ait offert l’occasion aux anciens Chefs d’État africains de saluer la transition politique au Gabon, invitant le Chef de l’État gabonais à partager son expérience afin de contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité politique du continent, notamment dans les zones de tensions. Revenant sur la loi de finances rectificative, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a exhorté le Gouvernement, et en particulier le Ministre de l’Économie, à poursuivre les efforts en matière de collecte et de mobilisation des recettes.
Le Chef de l’État a invité les ministres en charge des finances à procéder à un exercice de benchmarking afin de s’inspirer des exemples réussis en matière de financement des infrastructures de développement.
fiscale sur les opérateurs économiques, le Président de la République a souhaité que des décisions opportunes soient prises pour identifier des niches de financement permettant de lever les ressources supplémentaires pour l’exécution des projets gouvernementaux. Il a insisté sur la nécessité de moduler certaines taxes afin d’attirer les investisseurs dans des secteurs porteurs tels que le tourisme, conciliant ainsi la lutte contre l’érosion des recettes avec le maintien d’un environnement favorable aux opérateurs économiques. À cet égard, le Chef de l’État a rappelé que les orientations arrêtées dans le cadre de la rencontre sur la parafiscalité doivent être immédiatement suivies d’ef-fets.
Il s’agit notamment de mettre fin à la multiplicité des organes de prélèvement, d’assurer l’unicité des interlocuteurs pour les opérateurs économiques et de procéder à la digitalisation du processus de collecte. Par ailleurs, le Président de la République a demandé de revoir l’ensemble des dépenses fiscales engagées dans le cadre de la mise en œuvre de certains projets, notamment les Zones Industrielles Spéciales (ZIS), afin de rationaliser ces instruments et de s’assurer qu’ils profitent effectivement à l’économie nationale.
Dans la même foulée, le Président de la République a annoncé l’aboutisse-ment de plusieurs initiatives en matière de logement social et de soutien au développement des PME gabonaises, lesquelles seront désignées bénéficiaires exclusives des financements qui seront mis en place dans ce domaine, en lien avec la Société Nationale Immobilière (SNI), sous la supervision du Ministre en charge de l’Habitat ; mais aussi dans le secteur des Transports Urbains pour une meilleure mobilité des populations, et en ce qui concerne le règlement de la dette intérieure. Le Chef de l’État a instruit le Gouvernement à formaliser ces initiatives dans les meilleurs délais, au regard de leur portée structurante pour ces secteurs et des réponses qu’elles sont appelées à apporter aux difficultés que vivent encore les populations gabonaises.
S’agissant des dépenses publiques, le Chef de l’État a demandé au Ministre de l’Économie de mettre en place, dans les meilleurs délais, un nouveau cadre juridique visant à plafonner les rémunérations des dirigeants des établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte, afin de rationaliser la dépense dans un domaine où l’expansivité de ce poste de charges contribue à alourdir les charges salariales supportées par l’État. Enfin, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a demandé au Ministre en charge de la Réforme de l’État de reprendre en main le chantier de la réforme, dont les recommandations du Dialogue National Inclusif constituent la feuille de route. Il a, à cet effet, exhorté le Ministre à ne pas revenir sur les engagements pris devant le Peuple Gabonais, en veillant à leur respect et à leur traduction fidèle dans les textes visant à la refondation de l’État gabonais.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes : MINISTÈRE DE LA DEFENSE NATIONALE · Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Génie Militaire. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 15 de la loi n°18/2010 du 27 juillet 2010 portant statut particulier des militaires, a pour objet de fixer les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Génie Militaire. Composante des forces de Défense, le Génie Militaire constitue à la fois une Arme et un Service. Placé sous la tutelle du Ministère de la Défense Nationale, il jouit de l’autonomie administrative et financière. Pour l’accomplissement de ses missions, il comprend le Commandement en Chef, les Unités formant corps, les Écoles et Centres de Formation, ainsi que les Régions Militaires du Génie.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA
· Projet de loi autorisant la ratification du Traité de l’OMPI sur la Propriété Intellectuelle, les Ressources Génétiques et les Savoirs Traditionnels Associés. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise la ratification du Traité de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur les Ressources Génétiques et les Savoirs Traditionnels Associés, dit « Traité GRATK », signé le 24 mai 2024 à Genève. Ce traité a pour objet de favoriser l’efficacité, la transparence et la qualité du système des brevets, tout en prévenant la délivrance de brevets indus portant sur des ressources génétiques et des savoirs traditionnels associés. La ratification de ce traité constitue pour le Gabon une opportunité à la fois politique et juridique d’affirmer son engagement en faveur de la justice mondiale, de la conservation de la biodiversité et du respect des droits des communautés autochtones et locales détentrices de ces savoirs.
· Projet de décret portant rattachement de la Commission Nationale pour le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs au Ministère de la Planification et de la Prospective. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, a pour objet de transférer la Commission Nationale pour le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs, dénommée Gabon MAEP 2006, au Ministère de la Planification et de la Prospective. Il abroge toutes les dispositions antérieures contraires. · Projet de loi autorisant la ratification de la Convention relative aux garanties internationales portant sur des matériels d’équipement mobiles et de son Protocole relatif aux questions spécifiques aux matériels d’équipement aéronautiques. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise la ratification du Protocole relatif aux questions spécifiques aux matériels d’équipement aéronautiques de la Convention relative aux garanties internationales portant sur des matériels d’équipement mobiles, signé le 16 novembre 2001 à Cape Town, conjointement sous l’égide de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de l’Institut International pour l’Uni-fication du Droit Privé (UNIDROIT). Entrée en vigueur le 1er mars 2006, cette Convention vise à établir un régime juridique international unifié de reconnaissance et de protection des garanties portant sur des matériels d’équipement mobiles à forte valeur économique, contribuant ainsi à sécuriser les financements et à faciliter l’accès des États au marché international du crédit aéronautique.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
· Projet de décret relatif à la promotion et à la labellisation des startups et des entreprises en transformation digitale en République Gabonaise. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions en vigueur, a pour objet de doter les startups d’un cadre réglementaire approprié, propre à favoriser leur création, leur promotion et leur internationalisation, ainsi qu’à accélérer la transformation digitale des entreprises existantes, en vue d’un impact immédiat et structurant sur l’écosystème entrepreneurial et sur le secteur public-privé en République Gabonaise. · Projet de décret portant création, attributions et organisation de la Direction Générale des Technologies Émergentes. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, porte création, attributions et organisation de la Direction Générale des Technologies Émergentes (DGTE). Placée sous la tutelle du Ministère en charge de l’Économie Numérique, la DGTE est chargée d’élaborer et de veiller à la mise en œuvre des politiques publiques en matière de digitalisation, d’innovation technologique et d’usage responsable de l’Intelligence Artificielle (IA) en République Gabonaise.
Pour l’accom-plissement de ses missions, elle comprend, outre les services d’appui, des directions centrales ainsi que des services déconcentrés exerçant ses attributions dans les différentes provinces du pays. L’adoption de ce décret s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de se conformer à la nouvelle organisation administrative en vigueur et de doter le secteur des technologies émergentes d’une structure institutionnelle dédiée, cohérente et opérationnelle.
MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE · Projet de loi portant modification de certaines dispositions de la loi n°15/2014 du 7 janvier 2015 portant institution et organisation du Système Statistique National, modifiée et complétée par la loi n°016/2022 du 6 septembre 2022. Le présent projet de loi a pour objet de modifier certaines dispositions de la loi n°15/2014 du 7 janvier 2015 portant institution et organisation du Système Statistique National, modifiée et complétée par la loi n°016/2022 du 6 septembre 2022. Cette modification se justifie par la double nécessité d’aligner les textes en vigueur sur les dispositions de la Constitution du 19 décembre 2024, d’une part, et de rendre pleinement opérationnels l’ensemble des organes prévus par ladite loi, d’autre part. À cet effet, sont modifiées les dispositions des articles 2 (tirets 10 et 12), 8, 9, 10, 12, 17, 22, 26, 27 et 35.
MINISTÈRE DE LA RÉFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
· Projet de loi portant modification de la loi n°041/2020 du 22 mars 2021 modifiant certaines dispositions de la loi n°002/2003 du 17 mai 2003 instituant un régime de prévention et de répression de l’Enrichissement Illicite en République Gabonaise. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution, porte modification de certaines dispositions de la loi n°002/2003 du 17 mai 2003 instituant un régime de prévention et de répression de l’Enrichis-sement Illicite en République Gabonaise. À travers la modification des articles 5, 6, 8, 17 et 19, ce texte vise à combler les carences observées dans l’application de ladite loi. Il permettra ainsi de réduire les délais de déclaration des biens pour les agents nouvellement intégrés et ceux faisant l’objet d’une nomination à une fonction, d’harmoniser les conditions de déclaration de candidature à l’ensemble des élections politiques, et de renforcer la répression des infractions relatives à la non-déclaration des biens.
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS – Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 Le présent projet de loi de finances rectificative formalise les Très Hautes Orientations du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Outre les piliers stratégiques contenus dans le Plan National de Croissance et de Développement et l’évolution du contexte économique international, le PLFR 2026 prend également en compte les recommandations formulées lors de la Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), tenue à Brazzaville en janvier 2026, de la mission de consultation du Fonds Monétaire International (FMI) en février 2026, ainsi que des délibérations du Directoire du FMI en marge des Assemblées de Printemps organisées à Washington D.C. en avril 2026. Lors de ces différentes assises, il a notamment été recommandé de garantir l’investissement public comme levier de croissance efficace sans compromettre les équilibres financiers, d’assurer la cohérence entre la trajectoire de la politique budgétaire et les engagements des États envers les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), et de veiller à la soutenabilité de la dette ainsi qu’à la consolidation de la position extérieure à moyen terme.
À cet effet, les principaux objectifs poursuivis par le PLFR 2026 consistent à assainir le cadre macroéconomique et à renforcer la crédibilité de la programmation budgétaire, à travers notamment la maîtrise des dépenses publiques tout en préservant les investissements prioritaires et les filets sociaux, l’optimisation de la collecte des recettes fiscales et douanières, et l’amélioration de l’efficacité des investissements publics ; à garantir le financement de l’économie tout en veillant à la soutenabilité de la dette ; à rétablir la discipline budgétaire en matière d’exonéra-tions fiscales et douanières, à travers le respect de l’exigence d’approbation parlementaire ; à poursuivre les projets structurants dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des routes, de l’éducation, de la santé et de l’économie numérique, en vue d’impulser la transformation structurelle de l’économie nationale ; et à améliorer les conditions de vie des populations ainsi que le pouvoir d’achat des ménages les plus fragiles.
Les prévisions de croissance reposent sur les principales hypothèses macroéconomiques suivantes : une production pétrolière en hausse de 3,1 %, à 11,2 millions de tonnes contre 10,8 millions de tonnes dans la loi de finances initiale ; un prix du baril de pétrole gabonais en hausse de 15,03 %, pour atteindre 75,0 USD contre 65,2 USD à l’initiale ; une production de manganèse en hausse de 2,1 %, pour s’établir à 9,424 millions de tonnes contre 9,229 millions de tonnes initialement prévus ; un prix de vente de la tonne de manganèse en légère baisse de 0,8 %, projeté à 166,9 USD contre 168,2 USD à l’initiale ; une diminution de la production de bois débités de 36,2 %, à 0,989 million de m³ contre 1,551 million de m³ dans la loi de finances initiale ; un recul de la production d’huile de palme de 6,4 %, à 0,138 million de tonnes contre 0,147 million de tonnes initialement prévu ; une chute de la production de caoutchouc de 76,9 %, à 0,6 millier de tonnes contre 2,5 milliers de tonnes dans la loi de finances initiale ; une hausse de la production d’or de 100 %, à 800 kg contre 400 kg initialement prévus ; une stabilité du taux de change du dollar américain par rapport au franc CFA, maintenu au niveau de la loi de finances initiale, soit 571,9 FCFA pour un dollar américain. Au regard de ces hypothèses, la croissance économique est révisée à 4,0 % contre 6,5 % dans la loi de finances initiale, soutenue principalement par le dynamisme des activités du secteur hors pétrole (+4,4 %).
Sur la base du cadrage macroéconomique et budgétaire révisé, le projet de budget rectificatif de l’État est équilibré en ressources et en charges à 5 495,2 milliards FCFA, contre 6 358,2 milliards FCFA prévus dans la loi de finances initiale, soit une baisse de 862,9 milliards FCFA. S’agissant des ressources, les recettes budgétaires nettes des prélèvements sont évaluées à 2 928,2 milliards FCFA, contre 3 808,0 milliards FCFA à l’ini-tiale, soit une baisse de 879,8 milliards FCFA. Les recettes affectées aux tiers, constituées des prélèvements au profit des collectivités locales (32,4 milliards FCFA), des organismes internationaux (19,7 milliards FCFA) et des établissements publics (263,1 milliards FCFA), s’établiraient à 315,2 milliards FCFA, contre 363,9 milliards FCFA initialement prévus, soit une diminution de 48,7 milliards FCFA. Quant aux ressources de trésorerie et de financement, elles se chif-freraient à 2 251,8 milliards FCFA, contre 2 186,3 milliards FCFA dans la prévision initiale, soit un accroissement de 65,5 milliards FCFA, imputable au recours accru à l’émission de titres publics. S’agissant des charges, les dépenses de l’État sont évaluées à 5 180,0 milliards FCFA, contre 5 994,3 milliards FCFA dans la prévision initiale, soit une baisse de 814,3 milliards FCFA.
Les dépenses budgétaires nettes des prélèvements au profit des tiers (315,2 milliards FCFA) se composent des dépenses du budget général évaluées à 3 669,8 milliards FCFA et de celles des comptes spéciaux arrêtées à 174,1 milliards FCFA. Les dépenses du budget général, réparties entre 32 missions de politiques publiques, se décomposent comme suit : les charges financières de la dette sont projetées à 487,6 milliards FCFA, contre 419,8 milliards FCFA à l’initiale, soit une augmentation de 67,7 milliards FCFA ; les dépenses de personnel fléchissent de 1,1 milliard FCFA pour s’établir à 958,6 milliards FCFA, cette légère baisse s’expliquant par les efforts engagés dans le cadre de la maîtrise de la masse salariale, notamment à travers les opérations d’assainissement du fichier des agents publics ;
les dépenses de biens et services connaissent une hausse de 146,7 milliards FCFA par rapport à l’initiale, pour s’établir à 562,4 milliards FCFA, évolution imputable notamment à la réévaluation des remboursements de TVA (+69,8 milliards FCFA) ; les dépenses de transferts sont projetées à 428,2 milliards FCFA, contre 429,9 milliards FCFA à l’initiale, soit une baisse de 1,8 milliard FCFA, nonobstant l’augmentation du soutien au prix des produits pétroliers (+43,2 milliards FCFA), de la stabilisation du prix de la farine (+2,0 milliards FCFA) et du soutien au prix du carburant du secteur de la pêche industrielle (+2,3 milliards FCFA) ; les dépenses d’investissement s’établissent à 1 169,1 milliards FCFA (dont 1 046,5 milliards FCFA sur ressources propres), contre 2 137,2 milliards FCFA à l’initiale, soit une réduction de 968,1 milliards FCFA, essentiellement due à la déprogrammation de projets en l’absence d’études de faisabilité ; les autres dépenses, en baisse de 15,0 milliards FCFA par rapport à la prévision initiale, se situeraient à 63,9 milliards FCFA.
Les comptes spéciaux, regroupés en 11 missions, sont évalués à 174,1 milliards FCFA, contre 177,7 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 3,6 milliards FCFA, répartis entre des dépenses de biens et services (12,5 milliards FCFA, en baisse de 1,5 milliard FCFA), des dépenses de transferts (128,5 milliards FCFA, en hausse de 0,8 milliard FCFA) et des dépenses d’inves-tissement (33,1 milliards FCFA, en baisse de 2,8 milliards FCFA). Les charges de trésorerie et de financement s’élèveraient à 1 336,2 milliards FCFA, contre 1 375,4 milliards FCFA initialement prévues, soit une diminution de 39,2 milliards FCFA, l’essentiel de ces charges étant consacré à l’amortissement de la dette, à concurrence de 1 309,2 milliards FCFA. Au-delà de la restauration de la crédibilité du budget de l’État, les grandes lignes du présent projet de loi de finances rectificative permettront de matérialiser les axes prioritaires de la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.
Dans la perspective des négociations avec le FMI, ce projet de loi anticipe par ailleurs le cadrage macro-budgétaire et les réformes que le Gabon soutiendra en vue de leur prise en compte dans le futur programme conclu avec cette institution.
MINISTÈRE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
· Projets de décret portant réglementation de la sous-traitance minière, des appareils de levage, des équipements sous pression, des explosifs civils, et portant institution et réglementation de l’obligation d’assurance minière, en République Gabonaise. L’adoption de ces cinq (5) projets de décret s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion du contenu local et de souveraineté économique. Ils visent à opérationnaliser les dispositions du Code minier en instaurant un cadre réglementaire spécifique au secteur minier, propre à encadrer juridiquement les activités y afférentes, à renforcer le rôle de l’État régulateur et à sécuriser et maximiser les retombées économiques au profit de l’État et des populations. · Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°0023/PR/MPGM du 22 janvier 2021 fixant les règles relatives à la contribution de l’activité minière au développement local en République Gabonaise. Le présent projet de décret modifie et complète les dispositions des articles 6, 7, 9, 13 et 16 du décret n°0023/PR/MPGM du 22 janvier 2021 fixant les règles relatives à la contribution de l’activité minière au développement local en République Gabonaise.
MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION · Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère des Travaux Publics et de la Construction. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, fixe les attributions et l’organisation du Ministère des Travaux Publics et de la Construction. Il vise à doter ce ministère d’un cadre juridique solide, propre à optimiser ses processus décisionnels et opérationnels, à actualiser le fonctionnement de ses unités administratives et à les mettre en adéquation avec la nouvelle vision politique et administrative en vigueur.
MINISTÈRE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
· Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, fixe les attributions et l’organisation du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle. Ce ministère a pour mission de concevoir et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière de travail, de plein emploi, de dialogue social et de formation professionnelle. Pour l’accomplissement de ses missions, il comprend le Cabinet du Ministre et les services rattachés, le Secrétariat Général, l’Inspection Générale des Services, les Directions Générales, ainsi que les établissements et organismes sous tutelle.
MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
– Projet de décret portant déclassement partiel du l’Arborétum RA-PONDA WALKER. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions des articles 3, 13 et 69 de la loi n°003/2007 du 27 août 2007 relative aux parcs nationaux, a pour objet de fixer la largeur de la zone tampon du Parc National d’Akanda. En considération de la configuration semi-urbaine de ce parc, la zone tampon terrestre est fixée à un (1) kilomètre, avec une extension possible de cinq cents (500) mètres supplémentaires dans les écosystèmes fragiles de mangroves. Contiguë aux limites officielles du parc, elle s’étend sur l’ensemble de sa périphérie, conformément aux modalités cartographiques annexées au décret. Dans cette zone tampon, seules peuvent être autorisées des activités anthropiques n’ayant pas d’impact négatif avéré sur l’intégrité écologique du parc, sous réserve de l’autorisation préalable de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux. L’adoption de ce décret vise à doter le Parc National d’Akanda d’un cadre réglementaire précis et opérationnel, propre à garantir la préservation de ses écosystèmes tout en encadrant les interactions entre les activités humaines et le milieu naturel protégé.
MINISTERE DU TOURISME DURABLE ET DE L’ARTISANAT
· Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère du Tourisme Durable et de l’Artisanat. Le présent projet de décret a pour objet de formaliser, sur le plan normatif, la fusion des secteurs du tourisme et de l’artisanat au sein d’un même département ministériel, jusque-là organisés en deux structures distinctes. Il vise à impulser la mise en œuvre de missions et d’objectifs clairement définis, en vue de valoriser le patrimoine naturel, culturel et écologique du Gabon, de garantir la qualité de l’offre touristique, de préserver les écosystèmes et de faire du Gabon une destination de référence, en développant le tourisme et l’artisanat comme filières économiques génératrices de revenus et d’inclusion territoriale.
MINISTÈRE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS, DU RAYONNEMENT CULTUREL ET DES ARTS, CHARGE DE LA VIE ASSOCIATIVE
– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut National des Archives, de la Bibliothèque et de la Documentation. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution, porte création, attributions et organisation de l’Institut National des Archives, de la Bibliothèque et de la Documentation (INABD). Ce texte constitue l’acte fondateur de l’INABD, dont la mission centrale est de collecter, cataloguer, protéger, conserver et diffuser le patrimoine archivistique et documentaire national. Il vise à conférer à l’entité en charge de la gestion de la mémoire nationale la place stratégique qui lui revient, en lui octroyant une personnalité juridique assortie d’une autonomie administrative et financière, propre à favoriser l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés. Pour l’accomplissement de ses missions, l’INABD est doté des organes suivants : le Conseil d’Administration, la Direction Générale et l’Agence Comptable. · Projets de décret fixant les modalités relatives à la délivrance, au renouvellement, à la suspension et au retrait de l’agrément technique des associations sportives, et les conditions de subvention des associations sportives agréées, en République Gabonaise.
Les présents projets de décret, pris en application des dispositions combinées de l’article 95 de la Constitution et des articles 60 et 62 de la loi n°033/2020 du 22 mars 2021 portant orientation de la politique nationale du sport et de l’édu-cation physique en République Gabonaise, fixent respectivement les modalités relatives à la délivrance, au renouvellement, à la suspension et au retrait de l’agré-ment technique des associations sportives, ainsi que les conditions de subvention des associations sportives agréées. L’adoption de ces deux (2) projets de décret s’inscrit dans la dynamique de structuration et de valorisation de l’ensemble des disciplines sportives au sein des associations sportives, en cohérence avec la nouvelle gouvernance de la politique sportive nationale impulsée par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement.
POLITIQUE GÉNÉRALE MINISTÈRE DE L’ACCÈS UNIVERSEL À L’EAU ET À L’ÉNERGIE Le Conseil des Ministres a marqué son approbation pour le recours à la procédure d’entente directe en vue du financement, de la construction et de l’exploita-tion des barrages hydroélectriques d’Irouba et d’Egoumbi avec la société Hydro-néo. Ces barrages constituent l’une des réponses à apporter à la problématique d’insuffisance de production énergétique, en ajoutant 54,5 MW sur le réseau interconnecté du Sud. Leur construction participe par ailleurs de la consolidation du réseau national, appelé à connaître un maillage progressif sur l’ensemble du territoire.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA
Au terme de la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour l’agrément des personnalités diplomatiques suivantes : Son Excellence Monsieur Saïd JUMA MSHANA, en qualité d’Ambassa-deur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa (République Démocratique du Congo) ; Son Excellence Monsieur Jens Ole Bach HANSEN, en qualité d’Ambas-sadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume du Danemark près la République Gabonaise, avec résidence à Abuja (Nigéria) ; Son Excellence Monsieur Joseph John GARGADI, en qualité d’Ambas-sadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Fédérale du Ni-géria près la République Gabonaise, avec résidence à Libreville ; Son Excellence Monsieur Saif Bin Naser AL-BADAL, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Sultanat d’Oman près la République Gabonaise, avec résidence à Alger (Algérie) ; Madame TAHIROU RIHILA RABIOU DAOUDA, en qualité de Consul Général de la République du Niger au Gabon.
MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé le recours à la procédure négociée pour l’extension du Backbone National Gabonais en mode Partenariat Public-Privé concessif, dans le cadre du projet Gabon Fiber. Le Conseil a également approuvé le mode opératoire retenu pour l’encadre-ment, l’instruction et la mise en œuvre des projets de digitalisation au sein des administrations publiques. Ce dispositif vise à renforcer la cohérence de l’action publique en matière numérique, à éviter la dispersion des initiatives, à sécuriser les systèmes d’information de l’État et à garantir la conformité des projets engagés avec le cadre normatif en vigueur.
MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS Le Conseil a pris bonne note de la communication relative au désintéressement des épargnants de Postebank S.A. Ce dossier, qui revêt une portée sociale particulièrement élevée, engage la crédibilité de l’État, la confiance des citoyens dans les mécanismes publics de garantie ainsi que l’image des pouvoirs publics auprès des populations. Le Conseil a instruit les Ministres compétents à prendre toutes les dispositions nécessaires pour apporter une réponse diligente et appropriée à cette situation.
NOMINATIONS
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CABINET CIVIL DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Conseillers Spéciaux, Chargés de Missions :
Lieutenant-Colonel AWOMBI Célestin ;
M. LOUANGOU BOUYOMEKA Juste Oswald ;
Mme KOURAKOU OBOUONO Myriam ;
Mme SAMBAT Jennyfer Mélodie.
Conseillers du Président :
Mme AGAMBOUE Jessy Lee Darly ;
M. MBA BIYOGHE Paulin Franck Michaël Polycarpe Joachim ;
M. NZAMBA Davy Francis ;
Commandant MBORI Léon.
Attachée de Cabinet :
Lieutenant BOUANGA DJANGO épouse RIKOULA Angèle.
Secrétaire de Cabinet : Mme MESSILA MVONE épouse OBIANG ONDO.
Chargé de Missions :
Sergent-Chef OWONO-MBENG Gilles de Verne.
CABINET MILITAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Attaché de Cabinet :
M. OCKABA OCKABA Nel Junior.
Chargés de Missions :
Adjudant TSOUMBOU TSOUMBOU Armand ;
Sergent-Chef DJIMBI Didasse ;
Sergent MAVOUNGOU Cerval.
CABINET PRIVÉ DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Secrétaires de Cabinet :
Mme GRANDET MANDJE Joséphine Laurence ;
Mme RAIVO Ingrid Anaïs
ÉTAT-MAJOR PARTICULIER DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE/ MAISON MILITAIRE
Secrétaires de Cabinet :
Mme MENGUE MEGNE Antoinette ;
Mme SAFOUS Samantha Romy.
SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Cabinet du Secrétaire Général Adjoint Secrétaire de Cabinet :
Mme MBOUKOU NEGUE Diane Valérie.
CONSEIL NATIONAL DE SÉCURITÉ
Secrétaire de Cabinet : Mme ITSIEMBOU Marie Thérèse.
Conseillers du Président : M. NKOGHE EKOUAGHE Norbert ;
Mme MVOU LOUBA Idlège Anouchka.
Attachés de Cabinet : M. OBAME VARRE John Paul ;
Mme BOUNDONO MILINGA Rosane.
DÉPARTEMENT POLITIQUE, SUIVI-ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET DU PROJET DE SOCIETE
Conseiller, Chef de Département Adjoint :
M. MOUGHIAMA Steeve Da-vin.
DÉPARTEMENT ÉCONOMIE, FINANCES, DETTE ET LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE
Conseiller, Chef de Département Adjoint : M. DIWASSA Jean Aimé Christian.
DÉPARTEMENT DIPLOMATIE Conseiller, Chef de Département Adjoint : Mme ILEKET épouse PENGUE Yasmine Arielle ;
Secrétaire de Cabinet : Mme MASSOUNGA Marthe.
DÉPARTEMENT JURIDIQUE, ENTREPRENEURIAT ET FONCTION PUBLIQUE
Conseiller, Chef de Département Adjoint : M. NGUEMA Paul Nicolas ;
Conseiller du Président : M. MOUSSOUNDA Jean François.
DÉPARTEMENT HYDROCARBURES, MINES, GÉOLOGIE ET TRANSFORMATION
Conseiller, Chef de Département Adjoint : M. MBONGO RAFEMO BOURDETTE François ;
Conseiller du Président : M. RABENKOGO Jonas ;
Attachée de Cabinet : Mme LEKOGO née NGANGORI Blandine Pélagie.
DÉPARTEMENT ÉDUCATION, FORMATION PROFESSIONNELLE ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Conseiller, Chef de Département Adjoint : M. TENGO Alain Brice.
DÉPARTEMENT COMMUNICATION PRÉSIDENTIELLE
Conseiller, Chef de Département Adjoint :
M. OBIANG ETOUGHE Gaëtan Evrard ;
Attachée de Cabinet :
Mme OKOMO NGOMO Sylvie Nadège.
DÉPARTEMENT TRAVAUX PUBLICS, INFRASTRUCTURES, EAU ET ÉLECTRICITÉ
Conseiller, Chef de Département Adjoint : Mme SINDZI SOMBANGOYE Prudence.
DÉPARTEMENT SANTÉ Conseiller, Chef de Département Adjoint :
Mme OKOME ESSIMA épouse MABIALA LAMOUREUX Régine.
DÉPARTEMENT SPORT, JEUNESSE ET CULTURE
Conseiller, Chef de Département Adjoint :
M. DJIMBI Jean Claude.
DÉPARTEMENT PATRIMOINE ET INTENDANCE GÉNÉRALE DES PALAIS PRÉSIDENTIELS
Conseiller, Chef de Département Adjoint : Mme MPIGA épouse MPOUOH Marceline.
DÉPARTEMENT ADMINISTRATION DU TERRITOIRE ET DÉCENTRALISATION
Conseiller, Chef de Département Adjoint :
M. NGWONI NGWONI Théo-phane Fortunat ;
Secrétaire de Cabinet : Mme OKOME ENGONGA épouse MEZEME MBA Maryse.
SECRÉTARIAT DU CONSEIL DES MINISTRES Conseillers du Président :
Mme EFOURI-ELOGOEBO Romaine ;
M. AFANERE MEVYANN Alain Didier. Secrétaires de Cabinet : M. AKENDENGUE Orphée ;
Mme OMANDA Emma Darnaud.
DIRECTION CENTRALE DES RESSOURCES HUMAINES Chargé de Missions :
M. MENZANG M’EKO Élysée ;
Secrétaires de Cabinet :
Mme COSTODES AMENDJET épouse EYA NDONG Karen Prisca ; Mme KOMBA NZOCKENA Laura Maryse ; Mme KOWET AYENOUET Charline. DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES FINANCIÈRES Secrétaire de Cabinet : Mme MANZEYIH MA LEHINDAH Kharèse Zime-lah Blerys. GRANDE CHANCELLERIE DES ORDRES NATIONAUX Secrétaire de Cabinet : Mme MENGUE Georgina. MÉMORIAL LÉON MBA Attaché de Cabinet : M. ASSOUMOU MBENG Guy Marly. Les personnels de la Présidence de la République dont les noms suivent sont remis à leur administration d’origine : MM. MOUKALA Toussaint Grégoire ; INGUEZA REVIGNET Jean Henri Bernard ; NDJAMBOU Léandre Edgard ; MAYOMBOT Hugues Régis ; SANDOUNGOU KIYENDE Marcel ; NGANGUI Hervé Christin ; MUNZANGALA-MUNZIEWU Dieudonné ; OBIANG MBA Jean Claude ; MADJOUPA Norbert ; MBOUMBA Béranger Igor ; NGOUONI ONDEA Macaire ; MBADINGA Marius ;
BANGUEBE MAYOUBI Benjamin ; OGOMBE Hervé Christophe ; ELLA EKOGHA Hubert Claude ; ONOMORI MBOUMBA Davy ; OWONO MBA Françise Marley ; MANGONGO Gilles Christian ; NGOMO Privat ; OSSOMBEY Jonas ; NGAILA ALONGO Jean Chrysostome ; OYAMA Bernard ; AUGE OBIANG Christian ; MANDJOUHOU YOLLA Eustache ; MEMBOL Ruffin ; NZIENGUI Jean ; ZELAMONO Fabien ; MAGANGA Jean François ; EMANE NDONG NZE Davy ; MASSIMA LOUWOUNGOU ; IKOGHOU Frédéric Evrard Yeno ; NDONG SALA Vianney ; MOUSSAVOU MAPAGA Gabin ; NGOUNDZI Jean Louis ; OKOUYI Alexandre ; REVIGNET Denis Hamir ; NGUEMA ETOUGHE Aimé Christian ; MENIE MENZOUGHE Fabien Archange ; MOUNDEGHE MABECKA Berland ; NGOUA MBA Placide ; ROUGOU Jean Pierre ; ONANGA Darcy Herman ; NDJOHOU Gildas-Sylver ; KOUMA Georges ; MBOU Lazare ; OYOUGOU GUENDE Habib ; NDZIAMI Léon ; TIGUI Nolasque ; BOUSSAMBA MOUBAMBA Dieudonné ; BIGNOUMBA Jean Noël ; EDOUBA Jean Bosco ; MOUAMBI Jules ; NZAMBA Francis ; NDONG ASSA Louis Frédéric ; NDZEBE Maïck Flandria ; KOMBILA MAMA Stanislas ; MBA ESSANGUI Faustin ; TONDA Médard ; MBOMBE NZONDOU Abel ; MOUELE Clotilde ;
WAMBET Emile Christian ; MBA RENDJOGO Francklyn ; MASSALA MBOUMBA Max ; MOUAPA SAMBA Calixte Marien ; TCHICOT Charles Maurice ; NGOMA INDOUE Thierry ; MAYOMBO POCHO Hans ; OSSAMY NGAWALA EPIGAT Jeff ; MABIKA Hugues ; KOUMBA Paul Joachim ; NGARI OKINGUI Chrislain ; MOUBISSANGOYE LOUMBI Grouse ; NZE DIT EYEGHE Philippe Alain ; BABIKA Emile ; SAMOGNO Aimé ; NSONE NDONG Emmanuel ; SEMBA NKWELE Stan Derrick ; MACKANGA Ludovic ; NZENGOUBE DIBAKA Cadi Mery Galibert ; TCHIALE Gabriel Martin ; ABESSOLO Nathanaël. Mmes LICTHANGOU BABAMBOU épouse MOUTSIENDI Ingrid Orphise ; SEBA KOHO épouse EVA Herta Audrey ; BULA BULA épouse MOUBELET MOUBEYA Safi Wivine ; ROGOMBE épouse OYAYA Isabelle Célestine ; OKERY Edith ; IWENGA OGOULA épouse OGOUEROWO Marie Florentine ; ZANG OBAME Vénusia Marylin ; OGOUEBANDJA Guigui Rose ; BEKALE épouse ONGUENGUE Isabelle ; ZOUGA NGUEMA épouse EYEGHE NDONG Marie Annie ; ABESSOLO épouse NTOUTOUME EMANE Yolande ; NDJOROGO ASSIMA épouse DJOUE Annette ; DJIPANO Patricia ; KOMBA BANGOT NGOSSANGA Hortense ;
WORA GALLIE Marion Germaine ; DERECOURT ISSADY Noëla Florence ; MABEHANG BIKIEYI Audrey. CABINET DU VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Conseiller du Président de la République : Commandant James OYE NGUEMA Secrétaire de Cabinet du Président de la République : Mme Corile Tania MADJINOU épouse MAGANGA. CABINET DU VICE-PRESIDENT DU GOUVERNEMENT Conseiller Juridique : M. Willy ANDONG LIBAKOU.
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE FLY GABON HOLDING (FLYGH) Conseil d’Administration Administrateur, Représentant le Ministère de l’Économie : M. Luther Steeven ABOUNA YANGUI. OWENDO CONTAINER TERMINAL (OCT) Conseil d’Administration Président du Conseil : Mme Brigitte KOUMBA.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE SECRETARIAT GENERAL Chargé d’Études du Secrétaire Général : M. Jean Paulin MBA EYEGHE. MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE CABINET CIVIL Directeur de Cabinet Civil : M. Ernaud Dechanel AYEBE MICKALA. Conseiller en Communication : M. Cyril Bertrand NGALEKOVO.
– Conseillers Techniques : MM François Hans MEYE ANGO ; Juste Mikaël ENGANGOYE LEKOGO ; Gladys Francklin OKENKALI ; Damas KAKOUDJA ; Jean-Richard MBENGUILY ; Ben-Kelly ANTSIENE ; Enosh Ismaël MPOOUNGOU LOUBALOUBA ; Henri-Charles BABONNEAU ; Aristide Saturnin LOUMBANGOYE ; Jean-François DOUNA. MMES Tatiana Noucka OTHA ; Ambroisine G. Sidonie AMBOUROUET. – Chargés d’Études : MM Valery MOUSSODJI IKAPI ; Max Yannick SENDZE ; Barack OBILI ALANDJI ; Quency Jackson KOMBI M’PIGA. MMES Irma MOULOUNGUI TCHIBOUELA ; Jordana THIEWA MELLYE ; Sandy Gaëlle KOULIE ; Guyonne-Lizzie-Sarah ESSENG-EKOH. – Chargées de Mission : MM MME · Luis R.N OKAGNI DJOUMANGOYE ; Thibault LEKOGO OKORI ; Frestor WONDO WANY ; Dieudonné OLENDE. Félicia MBANG OLERY ; Brenda ANGOUMA MBOUMBA. Secrétaire Particulière du Ministre : Mme. Sergeordi MOUNGUENGUI. Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet Civil : Lieutenant MOUTOU Patrick. Secrétaire de Cabinet : Sous-Lieutenant LEMPAGA LOUMA Ralph-Régis. Chef du Protocole : Frey-Aldo MOUSSAVOU. Aide de Camp :
LONGA MBILI Gervais. Chauffeur Particulier du Ministre : Sylvain Michael OBANTCHIA. – Agents de Sécurité : Adjudant EKWA NDOUMOU Wilfride ; Maréchal de Logis Chef Major LEMBOUMBA NZE E.E.Dandy ; Maréchal de Logis Chef Major TOULEKIMA NKOUOMI Aimé Ha-med ; Maréchal de Logis Chef Major ASSOMO OKIMASSOUA Ruth Ornel-la ; Maréchal de Logis Chef Major MONDO MOGHANDE Them Shanstia ; Maréchal de Logis Chef PANGO Loïc Roméo Curtis ; Maréchal de Logis Chef ALANA Wilfried Junior ; Adjudant-Chef Major MVOUDJA OSSIBADJOUO Sédric. Les personnels suivants sont remis à la disposition de leur administration d’origine. Il s’agit de : MM. Albert GOBY KAKOU ; Saint-Thomas LEKOGO EKUNDA ; Jeffrey Prince Keny NGOUNGA LEBAGA ; Claude ELLA NZIET ; Judicaël OTERE. MME. Léda Adéline ONTCHE. CABINET MILITAIRE Directeur de Cabinet Militaire : Général de Corps d’Armée KOYI Féli-cien. Conseiller Stratégique : Général de Corps d’Armée OSSIMA NDONG Jean Martin. Conseiller Gendarmerie Nationale : Général de Brigade MBANGUI Maurice. Conseiller Armée de Terre : Colonel DONANGUE ROUGOULA Frédéric Yves. Conseiller Aéronautique : Colonel BOUSSOUGOU Louis Joseph. Conseiller Marine Nationale : Capitaine de Vaisseau MIBISSA Jean-Claude.
Chef de Cabinet Militaire : Commandant PENDI TSAMBA Avelin. – Chargés d’Etudes : Capitaine LEKOGHO Vincent ; Capitaine NGNAMALENGOUNGOU Edhna Channa ; Lieutenant NGUEMBI MBADINGA Acheley Yorick. Lieutenant OLABA ONTSIA Astrid Rick. – Secrétaires de Cabinet : Lieutenant NZEMBY NGOYI Gildas ; Lieutenant TCHAOU René Maximilien
MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE CABINET DU MINISTRE
Conseiller Juridique :
M. Romaric Léonce NGAMBA MBONGO.
MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE ADMINISTRATIONS SOUS-TUTELLE AGENCE NATIONALE DES TRAVAUX TOPOGRAPHIQUES, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE (ANUTTC)
Directeur Général Adjoint : M. Charles Léonard NGUEMA EBOZO’O.
SOCIETE NATIONALE IMMOBILIERE (SNI) DIRECTION GENERALE
– Conseillers du Directeur Général : MM. Christ KILINGUI Freez Teddy Rostand PIENKA, en remplacement de M. Aubin OKILI ; MMES.
Bernadette REBIENTOT OWANSANGO, Confirmée ; Arielle AGNEGUE, Confirmée ; Solange NDOUNA, Confirmée. Directeur des Affaires Financières : Mme. Betty OKOUMBA LENTOMBO, en remplacement de M. Fidèle OBIANG ESSONE.
Directeur de la Production et du Patrimoine Immobilier : M. Destin Junior OMPAYI DE MANDOH.
Directeur de la Gestion Immobilière :
M. Yves MANGA, confirmé.
Directeur des Affaires Juridiques et Foncier :
M. Michel EKANI, en remplacement de Mme Grâce NIEMBO MONDJOH épouse EYHA.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE ACE GABON Chargé de Service Achat et Approvisionnement :
Mme. LENDOYE ABONDO épouse NGARI GNALA.
AGENCE NATIONALE DES INFRACTURES FREQUENCES (ANINF) Conseiller du Directeur Général :
M. Jean AVALA.
MINISTÈRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGÉ DES DROITS HUMAINS CABINET DU MINISTRE Conseillers techniques MM. :
Roméo Gildas OYOUNE ; Prisity Fanel MENDOME. Mme : Julia Romary MOMBO. Secrétaires de cabinet Mmes : Adèle Christine C. MEKINA NKOGHE ; Aloïsia Ludmilla ETOUME AMIONG. Chargés d’études M. : Nathanaël Guyenne Zorobabel NGOMA. Mmes : Valérie NGOMBO-NDINGUI épouse DJON NDONG ; Stella Laurence OKOME OBIANG. Chargés de mission MM. : Daniel BIBE-BI-NZOGHE ; Malam DAOUDA ; Alain Paulin NZE EYA ; Alexandre LEPINDA. Aide de camp Adjudant GANIYOU ETOUGHE NJIFAKOUO Abdel. Agent de sécurité Adjudant MFOULE OBAME Janvier Kevin. Chauffeur particulier M. Étienne EYOGHE. Chef du protocole M. Sydney Georges OMBINA. MINISTÈRE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE CABINET DU MINISTRE Directeur de Cabinet M. Godwin ALINI YANDJANGOYE. Conseiller diplomatique M. Mathurin MENGUE BIBANG. Conseiller en communication M. Martial TSONGA. Conseiller juridique M. Jean Dedieu ZUEDZANG. Conseillers techniques MM. : MFA OBIANG ; Camille M’BIKA ; Sylvain Jonas MOUSSAVOU. Mme : Bertille Patricia OZOUNGUET. Chargés d’études MM. : Thierry Fresnel MAMBOUNDOU ; Alfred NHANG BIBANG. Mme : Grâce Mélodie MAMBOUNDOU. Chargés de mission MM. : Lin Amédée EFOUA ; Ibrahim TALBA. Mmes : Perpétue Amélie Charlotte ; Nicole NTSAME EYI épouse ZUE OBAME. Secrétaire particulière du Ministre Mme Juliette Armande MEDZA M’AKOUE. Secrétaires de cabinet Mmes : Agnès Anouchka MBANG OTOULAS épouse MASSIMA ; Sabrina NGOUNA épouse ZUE ABESSOLO. Chef du protocole Mme Josiane LENGOUMA. Aide de camp Maréchal des logis-chef major OLLOUMOU Ramadian. Agent de sécurité Sergent-chef MOUITY MOUSSOUNDA Yves Alban Boris. Chauffeur particulier M. Francklin OSSENE EYI. ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE CONSEIL NATIONAL DE LA STATISTIQUE (CNS) Secrétaire Permanent : M. Thierry Francis TIWINOT.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS CABINET DU MINISTRE
– Conseillers Techniques : MM Yvon Patrice NZOGHE NZDIME, confirmé ; Bruno ONDO MINTSA, confirmé. Secrétaire Particulière du Ministre : Mme. Pélagie NFONO AKOUE épouse ELLA, confirmée. Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Paulette Annie Manuella NZE NGUEMA épouse MOUMBOGOU, confirmé.
– Secrétaires de Cabinet : MMES Nicole KANTOLOKALI épouse NGOMANGA, confirmée ; Arna Pemelle EKOVONE ANGOUN, confirmée ; Jennifer Annaëlle TSAME ABOGHE. – Chargés d’Etudes : MM Yvon MAGNOGNI MIHINDOU, confirmé ; Mme Jean Mauryn MBELE, confirmé ; Nelly Flora ZOLOME, confirmée. Chef du Protocole : Andréa Rosa IGOUWE DONDIA, confirmé. Aide de Camp : Sergent-chef MBAMA Juste Stive Arnaud, confirmé. Agent de Sécurité : NGUEMA Cédric Joey, confirmé. – Chargés de Missions : Mmes Prisque Delonnet MAIDYA MINDILHOU, confirmée. Georgette Nadège Flore KODIANGANY, confirmée. MM Steeve Rémi NGOUA NTOUTOUME, confirmé ; Julien Quentin ABOGHE NGOME, confirmé.
AUTORITES ADMINISTRATIVES ET INDEPEDANTES COMMISSION NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET L’ENRICHJISSEMENT ILICITE (CNLCEI) Cabinet du Vice-Président
Chauffeur Particulier : M. Éric MEKOKE OLENDE Cabinet du Commissaire-Membre Sophie AMBOUNDA Secrétaire de Cabinet : Mme. Arlette NGWENGWE. Chargé d’Études : M. Gaël Séverin MANDJABA.
Chauffeur Particulier : M. Weiss-Morhel ONFIA LABYLA. Cabinet du Commissaire-Membre Félix BANGOUSSOU Secrétaire Particulière : Mme Marie Sylviane Berthe ONANGA épouse AKANDA. Cabinet du Commissaire-Membre François MEZA ME ZE Secrétaire Particulière : Mme. Joséphine Diane BOUNOUNA. Chargé d’Etudes : M. Narcisse TSONGA. Chauffeur Particulier : M. Ludovic BIBANG ALLOGHO. Cabinet du Commissaire-Membre Lydie IMMONGAULT Secrétaire Particulière : Mme Bernadette ANDEME OBIANG. Chargé d’Études : M. Landry BOUDOUGHOU. Cabinet du Commissaire-Membre Donatien MOUKALA Secrétaire Particulière : Mme. Luce BENGONE épouse AMVAME EKOMI. Chargée d’Etudes : Mme. Madeleine AGNOROGOULET.
Chauffeur Particulier : M. Yvan Thierno PEKET NDOMBA. Cabinet du Commissaire-Membre Séraphin ONDOUMBA Secrétaire Particulière : Mme. Armelle Aimée MAMBOU épouse BOUCKAT. Chargé d’Etudes : M. Sylvère Wilfreed NZAMBA. Secrétariat particulier du Commissaire du Gouvernement Conseiller du Commissaire du Gouvernement : M. Régis Gatien LECKOGO Secrétaire Particulière : Mme. MINKOUE NDONG épouse ESSINGONE Chauffeur particulier : M. Jadrise Marc ODOUNGA SECRETARIAT GENERAL Secrétaire Particulière du Secrétaire Général : Mme. Céréna MAROUNDOU KOMBILA DIMEIMA. – Chargés d’Études : MM Harchy Daric MOUKANDA MADJIMALANI ; Grégoire Tadiane NKOMA BLANCHET. Chauffeur Particulier : M. Joachim NTOULANKIMA EKOUA. SERVICE COURRIER Chef de Service : Mme. Claudette MBONGO épouse LEHOUBOU ANDJEMBE. DIRECTION DES ETUDES ET DES EVALUATIONS Directeur : M. Rosin Clauther MBAMI. Chargé d’Etudes : M. Esthy AKA OYANIGUI. DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES, FINANCIERES ET DU MATERIEL Directeur : M. Gilles Chantry Amour OVOUGHOU. SERVICE FINANCIER, DU BUDGET ET DU MATERIEL Chef de Service : Mme. Brelle Olivia OKOUELE LEMIYEME. SERVICE INFORMATIQUE Chef de Service : M. Thiery OBAME NZE.
DIRECTION DES ARCHIVES ET DE LA DOCUMENTATION Directeur : M. Bertin ANGO EKOUMA. SERVICE DOCUMENTATION Chef de Service : Mme. Ambroisine ETOMBA. Les agents dont les noms suivent sont remis à la disposition de leur administration d’origine. Il s’agit de : MMES : Laure Valérie BAGWENDY Orlane BIYIE NZE épouse BOUCKA ESSONO Jacqueline YENO JAMES Cynthia Melissa MOKETOU MM : Lausin Serge BIKENGNE-BI-EKOME Séverin Patrick LENDOYE Roland LEBONDO KAWAYE Chadriel Label ENGOUANGOYE BOUKANGOYE Romaric ENKORO
AUTORITE DE REGULATION DU SECTEUR DE L’EAU ET DE L’ENERGIE (ARSEE) Secrétaire Exécutif : M. Joseph Norton MESSAN, en remplacement de M. Emmanuel BERRE. AUTORITE DE REGULATION DU TRANSPORT FERROVIAIRE (ARTF) Président du Conseil de Régulation : M. Ludovic MEGNE, en remplacement de M. François BANGA EBOUMI COMMISSION NATIONALE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA PARTICIPATION CITOYENNE Président : M. Séraphin MOUNDOUNGA INSTITUTION CONSTITUTIONNELLE SENAT CABINET DU PRESIDENT DU SENAT Directeur de Cabinet : M. Silvère-Landry BOUBALA. Directeur de Cabinet Adjoint : M. Georges Christian WAZA. Chef de Cabinet : Gislin MBYE NTOMA – Secrétaires Particulières : Mmes Pulchérie AMBOUGOU BOUKAL épouse RENOMBO ; Laurianne Flore ABENG OBIANG. Secrétaire du Directeur de Cabinet : Mme Yvonne Noella WORA-Y-AWORET. – Secrétaires de Cabinet : Mme Guilaine Ninon NZE-EKOUME M. Christ KOUTONDI DODJI. Mme Ferry Willia OBONE ZUE ; Mme Nicole ABEGUE NGOUA ; Patricia ABENGOANG. – Conseillers Techniques : MM. Lucien Théophile NGOSSANGA ; Michée ASSE MINKO ;
Joseph NJIMBA ; Parfait Séverin EDZANG MINKO ; Coudel KOUMBA. Général EKOUA Jean Dr Julien IBOUANGA Mme Jacqueline NTSAME épouse BEKA B’OBAME Sylvain NGUEMA MEYE Hervé ESSIMBA Gérard MENGUILE Conseiller chargé de la Décentralisation et du Développement des Territoires : Mme Harlette BILOGHE ABESSOLO. Conseiller chargé de l’Évaluation des Politiques Publique : M. Henri MBA NDONG. – Conseiller Diplomatique et de la Coopération Interparlementaire : Mme Ligie Mathurine INDJELE NAMBA. Conseiller Juridique : M. Olivier MINKO M’EVOUNA. Conseiller Politique : M. Guy Roger MENGUE M’AVAME Conseiller en Communication : M. Victor MEBALE. Chargés d’Etudes : – MM. : Hubert Patrick MBAZIBADI ; Edmond MBANDA NZENDZILET ; Stormy Keith Marc MENDOME NTOUTOUME ; Gaîus Guyrlin N’NAH EKOUAGHE ;
Glenn Pharell NDONG BELE ANGOME. Chargés de Missions : – MM. : o Jean Pierre APOUBAZOKOU ; Marcel LISSENGUET ; Eric NDONG BEKALE ; Julien MENIE ; Dieudonné BIBANG BI EMANE – Mmes : Bernadette BOBANGA ; Mme Gertrude MELLY LILEWA. Aide de Camp : Capitaine NGOKILA Risael. Aide de Camp : Adjudant-Chef Major MEKAME MBA BILOGBIVOUE Aide de Camp : Adjudant-Chef NGAYILA DOUSSIN Georges Loic. Aide de Camp : Adjudant OBAME MBA Romuald Cédric. Chauffeur Particulier : M. Benoit BEKALE ABOGHE. SECRETARIAT GENERAL Secrétaire Général : Mme Magalie NEMBE. Secrétaire Général Adjoint : Mme Béatrice NTOUTOUME. DIRECTION DE LA COMMUNICATION Directeur de Communication et des Relations Publiques : M. Tony ENGOUMA. – Service Presse Écrite Chef de Service : M. Cédrick NDZENGUE LOMAS. DIRECTION GENERALE DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET FINANCIERS Directeur Général : M. Evy-Dan ASSOMO. DIRECTION DES FINANCES ET DU BUDGET Directeur : Mme Prisca Marie Thérèse ADIAHENOT EVONGUE.
DIRECTION GENERALE DES SERVICES LEGISLATIFS DIRECTION DES RELATIONS INTERNATIONALES ET INTERPARLEMENTAIRES
Directeur : Mme Opheela BEKANA BOUENY épouse BOUDONO SIMANGOYE Par ailleurs, les personnes ci-après désignées sont remises à la disposition de leurs administrations d’origine : MM. Jean Paul TIRI ; Serge ZENG ANGO ; Jean François MANDACKA ; Guy Stéphane PADZYS : Lucien POUNGUI ; Aimé Patrice KOUMBA ; Éric Gaël MYBOTO ; Claudel Placide AUBIANG NZEH ; Gaëtan Magloire NANG MEBALE ; Landry MADIBA ; Dr. Nigel Igor MAKAYA ; Jules SANDOUGOUT ; Willy ADONG LIBACKOU ; Julien IBOUANGA ; Bertin LIPOKO ; Emmanuel MEYO ; Judicaël MOUKANGA AKENDENGUE ; Guy Laurent ABO BEKALE ; Arnold GNONGUI POSSOU ; Franck Alexandre MOUELY KOUMBA ; Juste Lambert LIBENDZE MOULOUNDI ; Nick Padone BEYIBATSI ; Ruch Duphy POUNGUI ; Franck NZIENGOU MOULOUGUI ; Merlin ASSOUMOU NDO ; Innocent ONDO NGOND ; Patrick BEKALE BOUDRY ; Yannick Carrel NDOUKOU ; Jean Frédéric KONDZO ; Jean Jacques ZAKAMA ; Jean Max NZUI MVONE ; Edwin Ballack OBAME MEBIAME ; E. René BODANGUI MATOBO ; Herbert Tangui NZAMBA NZAMBA ; Donatien BOUKAMBA ; Bienvenu Jicken BEBANDA ; Fidèle IBASSA MOUELE ; Juste Brice IYANGUI ;
François Eric NKIZOGOH MEDZEGUE ; Loïc NZE OBAME ; Henri Claude KOMBILA ; Lieutenant LOMBAT Hugues Armand ; Maréchal des logis Chef Major MISSOUNMA BISSIRA Aubin Yannick ; Adjudant-Chef Major NDOUMOU Augustin Yannick ; Adjudant-Chef NKELE Pierre ; Ludovic Marcel NAH ; Dr. Francis NDOUME OBIANG. Mmes : Hélène Marlyse YANGARI ; Felcy Priske MAWOMBA INGUENDE ; Gracia TSENGUE ; Clémence Olga METOGO ; Nails Nina Cherone MATOUNGOU ; Edna Jennifer BINOUNOU POUNGUI ; Brigitte MVEY ; Raissa Ines MABIKA ; Ruth Jessica OYABI OMPOUNGA ; Pétula Vanessa OKOME MINKOH ; Anaël Frida MBOMBET ; Falonne LIPILA NDZIPA ; Marie Thérence Laure MENGUE ; Marcy Lauriane POUNGUI MBOMO ; Hermine BAYENI ; Arielle Cherone NDOMBI MOUSSOUNDA épouse POUNGUI ; Dominique Lynda MOUSSOUNDA MBADINGA Nadège LENDOYE KOUELE ; Christelle MOUSSAVOU BOUKA ; Yolande BIVEVA épouse BOMO ; Adjudant-Chef Major BANGADI Olive. MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ SERVICES CENTRAUX SECRETARIAT GENERAL Secrétaire Général : Mme Juliette Corinne SKITT, Secrétaire Général Adjoint : M. Franck Eddy NDOUMBA. INSPECTION GENERALE Inspecteur Général des Services : M. Bernadin MVE ASSOUMOU.
DIRECTIONS GENERALES DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE épouse MAMBOUNDOU.
Directeur Général Adjoint : M. Michel Amos MOUBA DIABA. DIRECTION GENERALE DE L’AVAL PETROLIER ET GAZIER Directeur Général : M. Thibault Gaël IDOUMI, confirmé. Directeur Général Adjoint : M. Nicaise MVE MINTSA.
DIRECTION GENERALE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET JURIDIQUES ET DE GESTION DES DONNEES PETROLIERES ET GA-ZIERES Directeur Général : M. Duplex YOCKOT, confirmé DIRECTEUR GENERAL DU CONTENU Directeur Général : M. Fernand EPIGAT.
DIRECTION GENERALE DE LA PREVENTION DES RISQUES PETROLIERS ET GAZIERS
Chargée d’Études du Directeur Général : Mme Jessica Anouchka épouse BOUNDONO SIMANGOYE. ADMINISTRATIONS SOUS-TUTELLE PIZOLUB. Directeur Général Adjoint : M. Kevin MOUNGALA Conseiller du Directeur Général : M. Arnaud Lilian OYOUOMI TULLOW OIL S.A. Directeur Général Adjoint : M. Dean NDAOT REMBOGOT. GAB’OIL S.A. DIRECTION GENERALE Directeur Général : M. Éric SOUNDA, en remplacement de Mme Renée Patricia KU-KUMBE IVUGU. Conseiller du Directeur Général : M. Dietrich NDOUTOUME Chargé d’Études : Mme Armelle MBAZOGHE ELLA SOCIETE GABONAISE DE RAFFINAGE (SOGARA) CONSEIL D’ADMINISTRATION Président du Conseil : Général MANDJOU NGAYOUO Paulin. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS SERVICES CENTRAUX Secrétaire Général : M. Michel TSAMBA Secrétaire Général Adjoint : Mme Flore ANOUMBONO YENOT INSPECTION GENERALE DES SERVICES Inspecteur Général des Services : Mme Rêve Rolande MOUKALA épouse ONANGA NDIAYE Inspecteur Général des Services Adjoint : M. Alain BOUBATA SERVICES CENTRAUX DIRECTION GENERALE DE LA DETTE Directeur Général : M. Clotaire OBAME NZE. Directeur Général Adjoint : M. Pamphile EYOUGA.
DIRECTION GENERALE DES IMPÔTS Directeur Général : Mme Édith Laure OYAYA épouse MBIGUIDI. Directeur Général Adjoint : M. Calixte Médard NDJIBAH. – Chargés d’Études du Directeur Général : MM. Stéphane Franck MINKO ; Yves Constant KISSA. MMES. Edith Flore AGOUNA ; GIGNANG-I-NDZA MAGANGE épouse NKIZOGO ; Delphine Diane Edna SOUNGANI ONANGA ; Annick Flore MEDZA M’ONDO ; Jessy Nelly ONDO ; Jessica ABELOKO ; EKOUNGOU épouse CHELE Cynthia. SERVICE CENTRAL DU COURRIER ET DES ARCHIVES Chef de Service : Mme. Rachelle ALLANDZI EVOUONY. INSPECTION DE SERVICES Inspecteurs des Services :
M. Paul ABESSOLO ESSO’O MINTO’O – Inspecteurs des Services Adjoints : MM. Eugène Saturnin SANGOUBARI ; Gérard NKOUME NZOGHE ; Jean Yves EDOU ; Christian ABESSOLO MENGUEY ; Philippe Christian MINKANG-MI-NZE ; Brice Didier ABESSOLE NTOUTOUME ; Pamélo MBA AKOURE ; Constant Brice MOUNGOUNGOU. MMES. ETOGHO Hermine Pascale épouse NZOUBOU ; Aïcha NDJILEKISSA LEKOUNIGHA – Inspecteurs des Services Assistants : MM. Alain Serge OZIMOH ; Guy BOUMBANGOYE ; Pierre Landry MBA NGUEMA ; Ernest-Balbin PIGHA-KIKI. MME. MVOU OKENKALI Arlette épouse NKEYI.
DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ET DES MOYENS Directeur : M. Richard OMBANGO. Directeur Adjoint : M. Ghislain OSSAGATSIA NGOKOUBA. Chef de Service du Budget et du Matériel : M. Ulrich ANDOUKA. Chef de Service du Personnel et de la Formation : Mme Diane Herlange BAIDJIMRA-ETOGHO. Chef de service des Affaires Sociales : Mme Gertrude LOUSSOU.
DIRECTION DE LA CENTRALISATION, DE LA STATISTIQUE ET DES EMISSIONS Directeur : M. Carl-Eugène CAPITO.
RECETTE PRINCIPALE DES IMPOTS Chef de Service Central de la Comptabilité :
Mme. ABOUE Murielle Carole épouse DOSSOU. DIRECTION DES ETUDES ET DE LA PROSPECTIVE Directeur : M. Ignace Davy MENDOUME MINKO. Directeur Adjoint : Mme MAMADOU ANTIGUI épouse GUIBINGA Egère. Chef de Service d’Analyse Quantitatives et Modélisation Fiscale : Mme Huguette Raïssa NGOUBADJAMBO. Chef de Service de la Prospective : M. Maxence ESSANGABELA-OKOUMA. Chef de Service d’Analyse Macroéconomiques : Mme AKOMA NKIET Gisèle épouse LIKASSA. Chef de Service des Études : M. Eugène Junior NGANGA SINGATADY. DIRECTION DES REGIMES SPECIFIQUES Directeur : Mme. LENDIRA Ida Persévérance épouse MOUTETE. Directeur Adjoint : Mme AYENOUE NTCHONI MAROUNDOU Sophie Eliane épouse MBEMY-YOYA. Chef de Service de Gestion Fiscale des Mines, Pétrole et Forêts : M. Jean Lucien YEBA. DIRECTION DE LA LEGISLATION ET DU CONTENTIEUX Directeur : M. Jacques Brice Séverin LIBIZANGOMO. Directeur Adjoint : M. Emery Joffrain MAYAKA LANGANGOUET. Chef de Service des Relations Internationales : Mme OKOME OLAME Grâce Désirée Suzanne.
DIRECTION DES VERIFICATION FISCALES Directeur : Mme. Françoise Stéphanie OKOUMA VOUA. Directeur Adjoint : M. Rodrigue MOMBO. Chef de Service des Vérification Nationales et Internationales : Mme Marie Perine DIGOUMBILOU SADIBI.
– Chef de Service des Vérifications des Situations Fiscales d’Ensemble : M. Alain Fabrice NGUIABISSA. DIRECTION DES GRANDES ENTREPRISES Directeur des Grandes Entreprises : M. Wenceslas PISSAMA DISSA-FOUNDOU. Directeur Adjoint : Mme. Murielle Stella BAYOGHA. Chef de Service de Gestion et du Contentieux : Mme Nathalie Marie Sonia ONIANE épouse YENGOUI NGUEMAH.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DE L’ESTUAIRE
Directeur : Mme. Lola Dulcinette AKOMA LENDJELE. Directeur Adjoint : M. Anicet Francis LIBANGA. Chef de Brigades de Contrôle : M. Gaétan GARO BOUNGOUNDOU. CENTRE DES IMPOTS DES MOYENNES ENTREPRISES-CIME-OWENDO Chef de Centre : Mme. Léa NGOUBILI. Chef de Service d’Accueil, d’information et de Localisation : M. Rick Fleury BADAMASSI.
CENTRE DES IMPOTS DES PETITES ENTREPRISES ET DES PARTICULIERS -CIPEP NORD Chef de Centre :
M. Gustave Lezin BOUKANDJA. Chef de Service de Gestion et du Contentieux : Mme ASSELE MBELE OMOUO Jamilla. Chef de Service d’Accueil, d’information et de Localisation : M. Karl Yorique OYOUGOU CENTRE DES IMPOTS DES PETITES ENTREPRISES ET DES PARTICULIERS-CIPEP-SUD Chef de Centre : M. Jonas AMBALI. CENTRE DES IMPOTS D’AKANDA Chef de Centre : M. Moustapha Idriss NGARI OYABI. Chef de Service de Gestion et du Contentieux : Mme Evelyne Gisèle OBONE NKOGHE. Chef de Service d’Accueil, d’information et de Location : M. Adji ALI.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DU HAUT-OGOOUE Chef de Brigades de Contrôle Fiscales : M. Maximilien BOUBINDJI MANGOUMBA. Chef de Service des Affaires Domaniales : M. Liedess SANGOUET.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DU MOYEN-OGOOUE Chef de Brigades de Contrôle : M. Marien Emery MOUKETOU LENGA. Chef de Service des Ressources et des Moyens : M. Brice Martial NDINGA NDINGA. Chef de Service des Affaires Domaniales : M. Willy Gildas DIRAMBA BOUSSOUGOU.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DE LA NGOUNIE Directeur Provincial : M. Raphaël Fils NZO. Directeur Provincial Adjoint : M. Francis MBOULOUNGOU. Chef de Brigades de Contrôle : M. Jean Laurent MENZOGHE M’OSSA. Chef de Service de Gestion et du Contentieux : M. Hermes ILAGOU OSSAD.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DE L’OGOOUE-MARITIME Directeur Provincial : M. Francis AGNOUGA. Directeur Provincial Adjoint : Mme. Prisca ANDJOUOMO M’EBOUGOU. Chef de Brigades de Contrôle : M. Davy ENGOGHO-NGAYILA. CENTRE DES IMPOTS DES MOYENNES ENTREPRISES-CIME-PORT-GENTIL Chef de Service de Gestion et du Contentieux : M. Yannick Régis OBOUNOU MEWONO. CENTRE DES IMPOTS DES PETITES ENTREPRISES ET DES PARTICULIERS DE PORT-GENTIL Chef du Centre : M. Iréné TOME ESSONE.
DIRECTION PROVINCIALE DES IMPOTS DU WOLEU-NTEM Directeur Provincial :
M. Christe AKOMBI. Directeur Provincial Adjoint : M. Francklin ELLA-NGUEMA. Chef de Service d’Accueil, d’information et de Localisation : M. Davy Landry BOUPEZE ANDANG. DIRECTION GÉNÉRALE DU BUDGET Directeurs Centraux des Affaires Financières Directeur Central de la Présidence de la République : M. Ted ADIMINGA KOUNA ; Directeur Central au Secrétariat Général du Gouvernement : Mme Er-line MILONGOU PEPE ; Directeur Central du Ministère de la Défense Nationale : Colonel Jean de Dieu MIKALA ; Directeur Central du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Ins-truction Civique : Mme Lucienne NGNYOMBA LEKANGA épouse NOMBO ; Directeur Central du Ministère de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Éner-gie : M. Hubert Max ESSONO ELLA ; Directeur Central du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation : Commandant Fernand Edgard NZIGOU NZIGOU ; Directeur Central du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora : M. Saint Daniel BOU-BANGOY’ODOUNGA ; Directeur Central du Ministère de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation : M. Amour NNANG NDOUME ; Directeur Central du Ministère de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains : Mme Prisca Nadège ASSOUNGA ; ·
Directeur Central du Ministère de la Planification et de la Prospective : M. Davy MANDZA TSOMO ;
Directeur Central du Ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions : Mme Jacqueline NTSETOUGHE épouse BEKALE ; Directeur Central du Ministère du Pétrole et du Gaz : Mme Georgina EFFOUA ; Directeur Central du Ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère : Mme Danielle MOUTSINGA épouse NYAMAT BANTSIVA ;
Directeur Central du Ministère des Mines et des Ressources Géologiques : Mme Noëline TSIRI ; Directeur Central du Ministère de la Pêche, de la Mer et de l’Économie Bleue : Mme Durance AVOME OKE ; Directeur Central du Ministère des Travaux Publics et de la Construction : Mme Marie-Jeanne MENGUE épouse NDOUTOUME ;
Directeur Central du Ministère de l’Industrie et de la Transformation Locale : M. Maurice IGOUWE ;
Directeur Central du Ministère de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités : M. Jean Noël EYAMA ONDO ; · Directeur Central du Ministère du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle : M. Judicaël MAVIOGA ; · Directeur Central du Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environne-ment, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune : M. Hanse MOU-BELE ; Directeur Central du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : M. Guy Fauster MITSIONGA ; Directeur Central du Ministère de la Santé : Mme Honésime BINDZA NGOMA ; Directeur Central du Ministère des Affaires Sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme : M. Etienne Harding NZENGUI ;
Directeur Central du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement Rural : M. Sabas Paterne KOUMBA ; Directeur Central du Ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes : Mme Lolita MENVIE DENANO ;
Directeur Central du Ministère du Tourisme Durable et de l’Artisanat : Mme Edwige RETENO WENTCHANDI ; · Directeur Central du Ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative : M. Christian MBOULOU MVE ; Directeur Central du Ministère de la Communication et des Médias : M. Jean Paul NTCHOUA.
Président du Conseil : M. Charles MBA SOCIETE COMMERCIALE DU GABON DE REASSURANCE (SCG-Ré) CONSEIL D’ADMINISTRATION (SCG-Ré) Président du Conseil : M. Joël OGOUMA. CAISSE DE STABILISATION (CAISTAB) Conseiller du Directeur Général : Mme Emerand OLOLO.
CAISSE DE DEPOTS ET CONSIGNATION (CDC) CONSEIL D’ADMINISTRATION Président du Conseil : M. Philibert ANDZEMBE. CAISSE DES PENSIONS ET DES PRESTATIONS FAMILIALES (CPPF) DIRECTION GENERALE Directeur Général Adjoint : M. Guy Pierre BISSAGOU. AGENCE GABONAISE DE DEVELOPPEMENT DURABLE (AGADEV) Conseil d’Administration Président du Conseil : Général Auguste BIBAYE ITANDA MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE SOCIETE EQUATORIALE DES MINES (SEM) Conseiller du Directeur Général : M. Guy MENDOUME. MINISTERE DE LA PÊCHE, DE LA MER ET DE L’ECONOMIE BLEUE SECRETARIAT GENERAL Chargé d’Études du Secrétaire Général : Mme Linda Joëlle BADINGA EGOMBENGANI
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DES CAPACITES ADMINISTRATIONS SOUS-TUTELLE ÉCOLE NATIONALE D’ADMINISTRATION (ENA)
Directeur Général : M. Rodrigue MIKOLO BANAKA, Inspecteur General des Finances. Directeur d’Études : M. Mesmin MOUIRY Directeur du Centre de Recherche Administrative Appliquée : Dr. Jean-Christophe MFOUMOU PEINDY
ÉCOLE DE PREPARATION AUX CARRIERES ADMINISTRATIVES (EPCA)
Directeur Général : Mme. Gwladys NOMEWA née IMMONGAULT.
MINISTERE DES EAUX ET FORÊTS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE ADMINISTRATIONS SOUS-TUTELLE AGENCE D’EXECUTION DES ACTIVITES DE LA FILIERE BOIS (AEFFB)
CONSEIL D’ADMINISTRATION Président du Conseil d’Administration : M. Marcel DIKOUBA. AGENCE GABONAISE D’ETUDES ET D’OBSERVATIONS SPATIALES (AGEOS) CONSEIL D’ADMINISTRATION Président du Conseil : M. Franck NDJIMBI.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE, PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT CABINET DU MINISTRE Conseiller Diplomatique :
Mme Lynda Nadia Natacha OBONE ANGOUE
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE UNIVERSITE DES SCIENCES DE LA SANTE (USS)
Recteur : Pr. Solange Isabelle ANDEME AFENE épouse NZENZE. Vice-Recteur, chargé de la Pédagogie : Pr. Jean-Bernard LEKANA-DOUKI. Vice-Recteur, chargé de la Coopération : Pr. MOUECOUCOU GOUS-SALA épouse AKAGA.
Vice-Recteur, chargé de la Vie Étudiante : Pr. Landry MISSOUNGA. Faculté de médecine Doyen : Pr. Guy Joseph LEMAMY. Vice- Doyen 1 : Pr. Marie Andrée N’NEGUE épouse MEZUI. Vice- Doyen 2 : Pr. Serge Thierry OMOUESSI
CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES (CNOU) Chargée d’Études du Directeur Général :
Mme OSSEMANE MBENG Anaëlle Vanessa. Directeur des Affaires Financières et Juridiques :
Mme TENMBI MOUNDZIEOUD Ida Flore épouse AHAVI ;
Directeur des Œuvres Universitaires Zone Sud : M. SOUCHLATY POATY Joseph Patrick ; Directeur de la Délégation Zone Nord-Akanda : Mme LEBOUSSOU épouse MOUNGUENGUI Arlette ;
Directeur Adjoint de la Délégation Zone Nord-Akanda : M. NDJOLEKOU OTSOBIT Naulasque ;
MINISTERE DE LA SANTE CABINET DU MINISTRE Directeur de Cabinet : M. Éric Paul LEMBE MOUSSINGA.
Conseiller Technique chargé des RH et de la Formation : M. Jean Oscar NZOUTSI DIOSSE.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCAILES CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME SECRETARIAT GENERAL Secrétaire Général : Mme Pépécy OGOULINGUENDE, en remplacement de Mme Paule LISSENGUET YAPA.
DIRECTION GENERALE DE LA FAMILLE
Directeur Général Adjoint :
M. Guy Serge BISSAGOU.
ADMINISTRATION SOUS-TUTELLE CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE (CNSS)
– Conseillers du Directeur Général : MM. Marc Joël BATCHIELILY ;
Chef du protocole Mme Alda Lydwine MAROUNDOU. Aide de camp Mme Wiltin Shirley DEMBA.
Agents de sécurité MM. : MOUKETOU-MOUKETOU ; Rodrigue BOUSSENGUI ; Gildas SANAWAGOU KOMBI.
MINISTERE DU COMMERE, DES PME-PMI ET DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES SECRETARIAT GENERAL :
Secrétaire Général : Mme Pamela Marylène BALAMY SINGATADY épouse NYAMA
MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS SERVICES CENTRAUX SECRETARIAT GENERAL Secrétaire Général : M. Alphonse Hass NZIENGUI.
DIRECTION GENERALE DE LA COMMUNICATION Directeur Général : M. Alexis KOUMBA. DIRECTION GENERALE DE LA POSTE Directeur Général : Mme. Doria NDOUTA NDONG.
AUTORITE ADMINISTRATIVE INDEPENDANTE HAUTE AUTORITE DE LA COMMUNICATION (HAC)
Directeur Général des Affaires Juridiques et de la Coopération : M. Gilles Térence MBA ELLA, en remplacement de M. Pierre Claude MBINA MOUNDANGA.
ADMINITRATION SOUS-TUTELLE GABON POSTE S.A
Conseil d’Administration Président du Conseil : Mme. Louise BOUKANDOU MOUSSAVOU, confirmée.
Directeur Général : Alfred IKAKA BOBE
Directeur Général Adjoint : M. Chrysos ANDJEMBE OKOUMBA.
Directeur de l’Administration Générale : Mme BOUNGOU Sophie née DIGOUEKOUROMBILA MOUSSAVOU.
Directeur des Services Financières Postaux : M. Régis Parfait EFFAH.
– Conseillers du Directeur Général : MM. Thierry Paul BIYOGO BI ANGWE ;
La dissolution de la société d’agriculture et d’élevage du Gabon à été décidé au cours du Conseil des ministres du 26 février 2026 qui a eu lieu en présence du chef de l’Etat Oligui Nguema.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, le projet d’ordonnance, pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution, met fin à l’existence de la SAEG, créée par l’ordonnance n°0013/PT/MAEP du 31 août 2024 et ratifiée par la loi n°032/2024 du 30 janvier 2025.
Le texte précise que «les compétences, les activités ainsi que tous les patrimoines initialement dévolus à la SAEG sont de plein droit transférés à la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG)».
L’Agropag qui sera désormais chargée d’assurer la continuité des missions agricoles et d’élevage jusque‑là confiées à la SAEG.
Le communiqué précise que la création de L’Agropag s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique et de souveraineté alimentaire en vue de renforcer durablement la production nationale et l’emploi rural.
Le chef de l’Etat Oligui Nguema a présidé le 26 février 2026 le conseil des ministres.
Dès l’ouverture de la séance, le Chef de l’État a tenu à recadrer avec fermeté le débat national relatif à la suspension temporaire de l’accès à certains réseaux sociaux. Il a rappelé que cette décision ne procède ni d’une improvisation, ni d’une volonté de restreindre les libertés fondamentales. Elle constitue un acte de souveraineté et de responsabilité, dicté par l’impératif de protection de l’ordre public, de préservation de la cohésion nationale et de sauvegarde de la dignité des Institutions républicaines.
Le Président de la République a souligné que, depuis plusieurs mois, il avait appelé à une anticipation rigoureuse des dérives observées dans l’espace numérique, devenu le vecteur de campagnes organisées de diffamation, de manœuvres de déstabilisation et d’instrumentalisations politiques inacceptables. Face à une coordination insuffisante et à un déficit d’anticipation dans la réponse apportée à ces menaces, le Gouvernement a été conduit, sous son autorité, à recourir à cette mesure exceptionnelle.
Par nature transitoire, cette suspension ne constitue pas une finalité, mais un signal d’autorité et de responsabilité. Elle rappelle l’exigence d’anticipation stratégique et de solidarité gouvernementale dans la gestion des enjeux contemporains. Le Chef de l’État a réaffirmé que l’encadrement du numérique se fera dans le strict respect de l’État de droit, tout en établissant les garde-fous nécessaires contre toute tentative de déstabilisation nationale.
Abordant les questions économiques, le Président de la République a salué la présence au Gabon d’une mission du Fonds Monétaire International (FMI). Cette mission s’inscrit dans le prolongement de l’audience accordée le 5 novembre 2025 ainsi que de l’annonce officielle faite par le Gabon, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en marge du Sommet de la CEMAC, de renouer un dialogue constructif avec les institutions de Bretton Woods.
Le Chef de l’État a indiqué que la conclusion d’un programme économique et financier avec le FMI constitue une nécessité stratégique. Au-delà d’un exercice technique, il s’agit d’un gage de crédibilité destiné à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions d’accompagnement du programme national de transformation économique.
À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre chargé de l’Économie et des Finances d’accélérer les travaux préparatoires, en vue d’aboutir à la signature d’un programme au plus tard au mois de mai prochain.
Il a toutefois fixé un cadre de négociation clair et intangible reposant sur :
– la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire lors de la dernière élection présidentielle ;
– la protection effective des ménages vulnérables ; – la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive ;
– une gestion proactive, soutenable et responsable de la dette publique.
Le recours au FMI ne saurait être interprété comme un renoncement, mais comme un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon.
Dans la seconde partie de son intervention, le Chef de l’État a rappelé avec autorité les membres du Gouvernement à leurs obligations fondamentales.
Évoquant les nominations intervenant en Conseil des Ministres, il a insisté sur l’exigence d’exemplarité, de compétence et d’équilibre dans la représentation des différentes composantes de la Nation. Il a réaffirmé le principe de « géocompétence », fondé sur l’articulation entre mérite avéré et représentativité nationale harmonieuse.
Le Président de la République a indiqué qu’il veillerait personnellement à la qualité, à la rigueur et à l’équilibre des choix opérés dans la désignation des collaborateurs de l’État.
Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination gouvernementale, en appelant à une prise en charge collégiale des dossiers stratégiques et à un suivi rigoureux des décisions arrêtées en Conseil des Ministres. L’action ministérielle, a-t-il rappelé avec fermeté, ne saurait être sectorielle ni personnelle : elle est collective et solidaire.
Chaque ministre engage la responsabilité de l’ensemble du Gouvernement ; les réussites comme les insuffisances sont partagées.
Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes, le Chef de l’État a appelé à un sursaut d’unité, de discipline et d’efficacité au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE
– Projet de décret fixant les principes généraux et les modalités de mise en œuvre du Programme National de Sécurité de l’aviation civile (PNS).
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 168-3 de la loi n°026/2025 du 18 juillet 2025 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°023/2016 du 29 décembre 2016 portant Code de l’Aviation civile, est relatif à l’établissement et à la gestion du Programme national de sécurité.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité du dispositif national de supervision de la sécurité aérienne avec les Normes et Pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), conformément aux engagements pris par la République gabonaise en vertu de la Convention dite de Chicago du 7 décembre 1944, ratifiée par notre pays.
La coordination du Programme national de sécurité sera assurée par l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), en étroite collaboration avec le Bureau d’Enquêtes sur les Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA), afin de garantir la cohérence entre les fonctions de supervision et les mécanismes de retour d’expérience.
La mise en œuvre de ce programme constituera une avancée majeure en matière de réduction des risques et de renforcement des capacités nationales de supervision de la sécurité aérienne. Elle contribuera également à consolider la position de notre pays en tant qu’acteur de référence en matière de sécurité aérienne, tant au niveau sous-régional qu’au sein de la communauté internationale de l’aviation civile.
MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
– Projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété foncière en République Gabonaise.
Ce projet d’ordonnance vise à abroger l’ordonnance n°003/2012 du 13 août 2012, afin de doter notre pays d’un cadre législatif mieux adapté aux réalités contemporaines de la gestion foncière.
De manière fondamentale, les innovations introduites par ce nouveau texte tendent à prévenir l’éclosion de litiges avant la création du titre de propriété et à garantir la sécurité juridique des transactions immobilières.
L’objectif ultime de cette réforme est d’assurer une transparence absolue dans l’attribution du droit de propriété.
En consacrant le titre foncier par une décision du juge judiciaire, le texte lui confère ses caractères définitif, irrévocable, imprescriptible et inattaquable.
– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Guichet unique de la propriété foncière.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 20 de la Constitution et de la loi n° 20/2005 du 03 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, vise à simplifier et rationaliser les procédures administratives liées au foncier.
Il a pour objet de regrouper, en un lieu unique, l’ensemble des administrations intervenant dans la chaîne de production des titres fonciers, afin de réduire les lourdeurs administratives, d’améliorer les délais de traitement des dossiers et de centraliser la perception des frais, droits et taxes afférents aux opérations foncières.
La création de ce guichet unique s’inscrit dans une démarche de régularisation foncière de masse, destinée à permettre la délivrance de cinquante mille (50 000) titres fonciers au bénéfice des populations dans un délai de quatre (4) mois.
Pour son fonctionnement, le Guichet unique de la propriété foncière regroupe :
– les services techniques de l’Agence nationale de l’Urbanisme, des Travaux topographiques et du Cadastre (ANUTTC) ;
– les représentants de la Direction générale des Impôts (DGI) ; – la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ;
– les juridictions judiciaires compétentes ;
– le Trésor public. Chaque entité conserve l’intégralité de ses attributions, de ses prérogatives et de son pouvoir de signature, dans le respect des textes en vigueur.
Projet de décret portant déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.
Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, porte déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.
À cet effet, est déclarée d’utilité publique l’occupation, par l’État, d’une bande de terre d’une superficie de cinquante-deux mille quatre cent soixante-dix-huit (52 478) hectares, située à Mambi, dans la commune de Mayumba, en vue de la réalisation d’activités de transformation de minerais.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
– Projet de loi autorisant la Ratification de l’Accord de partenariat signé à Apia (Samoa)entre les États membres de l’Union Européenne (UE) et les membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le 15 novembre 2023, dit Accord de Samoa.
Le présent projet de décret autorise la ratification d’un nouvel accord de partenariat qui servira de cadre juridique global entre l’Union Européenne (UE) et les États membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) pour les vingt prochaines années.
Signé le 15 novembre 2023, cet Accord couvre le développement et la croissance durable, les droits de l’homme. Il répond également aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la gouvernance des océans, les migrations, la paix et la sécurité.
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal de la République gabonaise.
Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification des dispositions des articles 157, 158, 159, 161, 283, 284, 288, 288-1, 291-1 et 291-2.
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale.
Les dispositions de l’article 322 de loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale sont modifiées et se lisent dorénavant comme suit : « article 322 nouveau alinéa 1 « Toutefois, en matière numérique ou électronique, pour être recevable devant les juridictions, la preuve doit répondre à des critères d’intégrité, d’authenticité et de traçabilité, authentifiés par les administrations habilitées ».
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Projet d’ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.
Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte création, organisation et fonctionnement de la Commission National de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.
En effet, au regard de l’évolution de l’environnement institutionnel et de l’impératif nécessité de s’arrimer à l’architecture de la Vème République et pour renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique, le Conseil National de la Démocratie devient la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC).
L’innovation apportée dans le cadre du présent projet d’ordonnance permet d’ériger en Observatoire, un organe technique qui aura pour missions de collecter, analyser et exploiter des données sur la vie politique et les campagnes électorales, d’identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique.
– Projet d’ordonnance portant réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires.
Le présent projet d’ordonnance qui porte réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de transports ferroviaires afin de renforcer la capacité opérationnelle de cette Institution.
Ce texte réaménage le champ de compétences de l’ARTF, par le renforcement de ses missions et une clarification de ses pouvoirs en lui donnant des outils juridiques, règlementaires, humains et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de la mission de service public qui lui a été confiée par l’État.
– Projet d’ordonnance fixant l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle.
Le présent projet d’ordonnance organique, pris en application des articles 94 et 117 de la Constitution, fixe l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle, afin de mettre celle-ci en phase avec les nouvelles dispositions constitutionnelles.
La Vème République ayant apporté des innovations, notamment sur les règles de désignation des neuf membres de la Haute Institution, ce texte opère l’arrimage nécessaire à la nouvelle architecture institutionnelle.
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
– Projet de décret fixant le plafonnement des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils d’administration et des personnels des établissements publics, des entreprises publiques et des sociétés d’État ;
– Projet de décret fixant le plafond des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils de régulation et des personnels des Autorités Administratives Indépendantes ;
Le présent projet de décret pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution fixe le plafond des jetons de présence versés aux membres des conseils d’administration des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’État ainsi que des Autorités Administratives Indépendantes.
A cet effet, les membres des différents conseils des établissements suscités bénéficient des jetons de présence selon les modalités prévues par le présent décret.
MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
– Projet d’ordonnance fixant le régime des organisations professionnelles des personnels régis par le Code du Travail en République Gabonaise
Le présent projet d’ordonnance vise à combler un vide juridique constitutionnel et à assainir l’action syndicale à travers quatre leviers majeurs:
– La fixation de critères de constitution rigoureux, afin d’éviter la prolifération de “syndicats de circonstance”;
– L’institutionnalisation des élections professionnelles, désormais établies comme le baromètre exclusif de la représentativité syndicale;
– L’exigence de transparence et de reddition des comptes, relative à l’usage des subventions publiques;
– La réaffirmation de l’indépendance syndicale, en garantissant la neutralité des organisations vis-à-vis des courants politiques.
Ce projet constitue ainsi le socle indispensable pour passer d’un syndicalisme de confrontation à un syndicalisme de participation responsable, gage de la paix sociale et de l’attractivité économique de notre pays.
MINISTERE DE LA SANTE
– Projet d’ordonnance portant instauration des mesures relatives à la lutte contre le tabac, la nicotine, ou tout autre produit assimilé ou dérivé en République Gabonais
Ce projet de texte prend en compte l’évolution de l’industrie du tabac avec l’apparition de nouveaux produits qui n’existaient pas lors de l’adoption de la loi n 006/2013 et les nouvelles formes de commercialisation de ces produits.
Il s’articule autour de cinquante-neuf (59) articles répartis en huit (8) chapitres et vise à réduire l’offre, la demande et les effets nocifs afin d’améliorer la santé des populations.
– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) ;
– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) ;
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Centre Hospitalier Universitaire Mère – Enfant Fondation Jeanne EBORI (CHUMEJE)
Ces établissements sont érigés en établissements publics à caractère médical, scientifique et technique, placés sous la double tutelle des Ministres chargés de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, conformément à leur vocation hospitalo-universitaire.
Les projets d’ordonnance comportent onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés :
– à la création et aux attributions (Chapitre I) ;
– à l’organisation et à la gouvernance (Chapitre II) ;
– au régime des personnels (Chapitre III) ;
– aux ressources et aux règles de gestion financière et patrimoniale (Chapitre IV) ;
– aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).
Ce dispositif juridique vise à doter chaque centre hospitalier universitaire d’un cadre institutionnel clarifié et sécurisé, permettant :
– le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité ;
– l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins ;
– la consolidation des missions d’enseignement et de recherche médicale ;
– l’optimisation de la performance globale du système national de santé, en cohérence avec les orientations stratégiques du Plan National de Développement Sanitaire.
L’adoption de ces textes constitue ainsi une étape structurante dans la modernisation de l’offre hospitalo-universitaire et dans l’élévation du niveau de prise en charge sanitaire des populations.
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Laboratoire National de Santé Publique.
Ce projet d’ordonnance, pris en application de l’article 94 de la Constitution, a pour objet de formaliser le cadre juridique du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), érigé en établissement public à caractère scientifique et technique, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé.
Le texte comprend onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés : à la création et aux attributions (Chapitre I), à l’organisation (Chapitre II), au régime des personnels (Chapitre III), aux ressources et aux règles de gestion (Chapitre IV), ainsi qu’aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).
L’adoption de cette ordonnance permettra de doter le LNSP d’un cadre institutionnel sécurisé, propre à renforcer ses capacités d’expertise, de surveillance épidémiologique et d’appui au diagnostic, contribuant ainsi à l’amélioration durable de la qualité des soins et à la performance globale du système national de santé.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME
– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.
Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale, vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi que l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME
– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.
Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi qu’aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel, en vue de contribuer à l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale.
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la société agropastoral du Gabon (AGROPAG) ;
Cette société à participation publique majoritaire, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, a pour mission de structurer, développer et moderniser les filières agricoles et pastorales.
Elle est notamment chargée de la mise en valeur des terres, du développement de pôles de production intégrés, de l’appui aux producteurs, de la transformation et de la commercialisation des produits, ainsi que de la contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction des importations.
La création d’AGROPAG s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique et de souveraineté alimentaire, en vue de renforcer durablement la production nationale et l’emploi rural.
– Projet de décret portant suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG).
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, porte suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon.
Ainsi, la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon, en abrégé SAEG, créée par l’ordonnance n°0013/PT/MAEP du 31 août 2024, ratifiée par la loi n°032/2024 du 30 janvier 2025 est supprimée.
De ce fait, les compétences, les activités ainsi que tous les patrimoines initialement dévolus à la SAEG sont de plein droit transférés à la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG).
– Projet de décret portant approbation des statuts de la société agropastorale du Gabon (AGROPAG).
Ce texte fixe les règles relatives à la forme juridique, au capital social, à l’objet, aux organes de gouvernance ainsi qu’aux modalités de fonctionnement et de contrôle de la société.
Il précise notamment la composition et les attributions du Conseil d’administration, les pouvoirs de la Direction générale, ainsi que les mécanismes de supervision de l’État actionnaire.
L’approbation des statuts permet ainsi de rendre pleinement opérationnelle AGROPAG, dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence et de performance économique.
MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution est relatif à la modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise.
Cette réforme vise essentiellement à intégrer dans l’organisation des activités de la communication audiovisuelle, écrite, numérique les aspects de la publicité ainsi que les modes de communication émergents sur le territoire gabonais.
Pour se faire, sont modifiés et complétés les articles 1er, 2, 3, 52, 53, 54, 69, 179, 182, 183 et 191 et le chapitre 1er du titre 1er, la Section 3 du chapitre II du titre II et la Sous-section 2 de la Section 1 du chapitre IV du même titre.
– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification de certaines dispositions, notamment l’article 3, de la loi n°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication en République Gabonaise.
Ainsi, l’article 3 est modifié et complété afin d’élargir la mission de régulation du secteur de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et de la publicité.
– Projet d’ordonnance règlementant l’usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques en République gabonaise ;
Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, règlemente l’usage des réseaux sociaux, organise les mécanismes de réaction publique et judiciaire face aux communications numériques susceptibles de provoquer un risque grave et immédiat, et établit un régime de régulation applicable aux contenus générés et amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle diffusés via les plates formes numériques.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE
Le Conseil a pris acte de la validation du financement, par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), du « Projet d’Accès aux services de base et d’Amélioration des performances » (PASBAP), en faveur de la République gabonaise, au terme du Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, qui s’est tenu à Washington le 5 février 2026.
Le PASBAP s’inscrit dans la droite ligne du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
La contractualisation de ce projet marquera une étape décisive pour notre souveraineté énergétique et hydrique. Il interviendra dans quarante-deux (42) localités réparties sur l’ensemble du territoire national et permettra d’étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable, d’assurer l’assainissement et l’électrification des zones ciblées, ainsi que d’améliorer les performances opérationnelles et financières des opérateurs du secteur.
Le Conseil a également pris acte de la communication relative au partenariat d’interconnexion entre le Gabon et la République de Guinée équatoriale.
À cet effet, une mission du Comité mixte bilatéral regroupant les principales entités sectorielles des deux (2) États, notamment les directions générales de l’Énergie et les exploitants du secteur de l’électricité (SEEG et SEGESA), s’est réunie du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale.
Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement de la ligne d’interconnexion électrique reliant les villes d’Ebebiyin et de Bitam, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière liée à la fourniture d’énergie électrique.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
Le Conseil des Ministres a marqué son accord à la demande d’agrément de Monsieur Mellejor MERSOLE JALA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République des Philippines près la République gabonaise, avec résidence à Abuja, en République fédérale du Nigéria.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
Le Conseil a pris bonne note de l’état d’avancement du processus de formalisation de la filière viande de brousse et du commerce de buffle.
MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES
Le Conseil a pris bonne note du rapport de mission à Brazzaville (République du Congo) relatif à la réunion préparatoire à la Table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Cabinet du Haut Représentant, Monsieur André Jacques AUGAND
Agents de Sécurité :
– Sergent-Chef Staël Shaikin MOHAMEDE NANGA ;
– Sergent Neil Karl PANDET.
Chauffeur :
– M.Cédric Parfait OMANDA PANGOT.
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétariat du Conseil des Ministres.
Il est mis fin aux fonctions de Mme Elza-Ritchuelle BOUKANDOU, en qualité de Conseiller Spécial, Secrétaire Adjoint du Conseil des Ministres.
– Conseiller Spécial, Chef du Département du Protocole d’Etat : Colonel Edouard Yves Didier MOUKAGNI KOMBILA ;
– Conseiller Spécial, Chef du Département Adjoint du Protocole d’État : Mme Myriam OBOUONO KOURAKOU.
– Conseiller Spécial, Chef du Département Santé : Lieutenant-Colonel MPOUHOT Edmery.
– Conseiller Spécial, Chef du Département Enseignement Supérieur : Pr. Guy Serge BIGNOUMBA.
Le président de la république a présidé jeudi 29 janvier 2026 le conseil des ministres.
À la demande du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil a suivi avec une attention soutenue la situation sociale du pays, présentée par le Vice-Président du Gouvernement.
Le Vice-Président du Gouvernement a indiqué que le Gouvernement demeure pleinement attentif au climat social marqué, depuis le début de l’année, par des grèves et des mouvements d’humeur dans plusieurs secteurs. Le Vice-Président du Gouvernement a relevé qu’une décrispation progressive est observée, notamment du fait de l’implication personnelle du Président de la République.
À cet effet, il a été rappelé la nécessité de privilégier une approche fondée sur le tact, la responsabilité et l’anticipation, afin de prévenir toute situation susceptible de devenir ingérable.
Le Conseil a par ailleurs noté que les dysfonctionnements constatés trouvent leur origine dans plusieurs décennies de gestion approximative du système administratif. Une réflexion approfondie, conduite par le Ministre de la Fonction publique, a été engagée en vue d’établir un diagnostic rigoureux, objectif et sans complaisance des situations administratives, afin d’identifier les écarts et d’y apporter les correctifs nécessaires.
Le Vice-Président s’est engagé à maintenir une communication permanente, franche et transparente avec les partenaires sociaux et l’opinion nationale, en exposant tant les efforts déjà consentis — notamment en matière de régularisation des situations administratives dans les secteurs de l’Éducation, de la Santé et de l’Enseignement supérieur — que les contraintes liées aux tensions de trésorerie de l’État.
Le Vice-Président du Gouvernement a, en outre, annoncé la remise des feuilles de route des 100 jours le 4 février 2026, tout en faisant le point sur l’état de mise en œuvre des principales mesures présidentielles structurant l’action gouvernementale, à savoir : la Taxe Forfaitaire d’Habitation (TFH), destinée à initier une véritable
décentralisation fiscale par le renforcement des ressources propres des Collectivités locales ; la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG), destinée à apporter des solutions efficaces à la lutte contre la vie chère ; le programme de production massive des titres fonciers ; la mise en œuvre de l’Accord de pêche avec l’Union européenne (UE) ; l’interdiction de l’importation du poulet de chair à partir de 2027 ; ainsi que l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à partir de 2029.
Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a exhorté les Membres du Gouvernement à faire preuve de proactivité dans leurs relations avec les partenaires sociaux, à privilégier en toutes circonstances le dialogue social et à tenir un langage de vérité, tout en s’abstenant de toute compromission susceptible de fragiliser durablement la paix sociale.
Par ailleurs, le Président de la République est revenu sur le sinistre provoqué par les récentes inondations survenues dans la ville de Libreville. À cet effet, il a instruit le Gouvernement d’associer pleinement les Sapeurs-pompiers et le Génie militaire aux opérations de réponse et d’assistance, et a demandé la mise en place d’un numéro vert destiné à l’appui et à l’orientation des sinistrés.
Revenant sur les dérives constatées dans la gestion des recrutements au sein des différents services centraux et déconcentrés, voire décentralisés, le Chef de l’État a exigé l’élaboration et la mise en œuvre de plans de recrutement formalisés dans l’ensemble des entités concernées, validés au préalable par les Ministres de tutelle. Cette mesure vise à prévenir les situations observées à ce jour, notamment celles d’agents ayant servi l’État durant de longues années sans rémunération régulière ou se trouvant dépourvus d’affectation.
Enfin, dans le droit fil des orientations issues du Sommet de Brazzaville, le Président de la République s’est félicité de l’accueil favorable réservé par les marchés financiers à l’annonce faite par le Ministre de l’Économie, de l’ouverture prochaine de discussions en vue de la conclusion d’un programme avec le Fonds monétaire international (FMI). À cet égard, il a exhorté le Ministre concerné à prendre toutes les dispositions nécessaires à la mise en place effective dudit programme.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE
– Projet de décret fixant les modalités d’intervention et des moyens de mise en œuvre du service de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse en temps de paix.
Le présent projet de décret, pris en application de l’article 242 de la loi n°023/2016 du 29 décembre 2016, fixe les modalités d’intervention et les moyens de mise en œuvre du service de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse sur le territoire de la République gabonaise, en temps de paix.
À cet effet, il prévoit que les opérations de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse en temps de paix sont mises en œuvre au moyen de mécanismes de coopération internationale ou bilatérale, ainsi que par l’intermédiaire d’un organisme national de recherche et de sauvetage.
Le service national de recherche et de sauvetage des aéronefs en détresse en temps de paix comprend :
– le Comité national de coordination de la recherche et du sauvetage ;
– le Bureau ;
– le Centre secondaire de sauvetage.
MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
– Projet d’ordonnance modifiant et complétant la loi n°003/2012 du 13 août 2012 fixant le régime de la propriété en République Gabonaise.
Le présent projet d’ordonnance modifie et complète les articles 34 et 39 de l’ordonnance n°005/2012 fixant le régime de la propriété foncière en République gabonaise, ratifiée par la loi n°003/2012 du 13 août 2012.
À cet effet, il vise à opérer une réforme ciblée et cohérente du dispositif juridique relatif à la publicité foncière applicable aux opérations de régularisation foncière de grande envergure.
Il introduit, à titre dérogatoire, un mécanisme légal permettant de réduire les délais de publicité foncière dans le cadre des procédures
d’immatriculation liées à des opérations spéciales, tout en assurant une meilleure harmonisation entre le cadre législatif et le cadre réglementaire.
Cette évolution normative a pour finalité de raccourcir significativement les délais de traitement des opérations foncières présentant un caractère stratégique pour l’État, tout en préservant les exigences de sécurité juridique et de transparence.
– Projet de décret modifiant et complétant le décret n°257/PR/MECIT du 19 juin 2012 règlementant les concessions et les locations des terres domaniales.
Le présent projet de décret, qui a pour objet de compléter l’article 27 du décret n°257 du 19 juin 2012, introduit, à titre dérogatoire, une procédure de publicité foncière allégée.
Il vise ainsi à réduire de manière significative les délais de traitement des opérations foncières présentant un intérêt stratégique, tout en maintenant les garanties essentielles relatives au droit d’opposition et à la sécurité juridique des tiers.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
– Projet d’ordonnance relative à l’archivage électronique en République Gabonaise.
Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, a pour objet de définir le cadre juridique de l’archivage électronique en République gabonaise.
Les dispositions de la présente ordonnance s’inscrivent dans le cadre de la politique nationale d’archivage et visent à fixer les principes et règles générales applicables à la constitution, à la conservation, à la gestion et à la valorisation des documents électroniques et numériques.
Elles déterminent également les règles encadrant l’activité des prestataires de services de dématérialisation et de conservation des archives électroniques.
– Projet d’ordonnance fixant les règles applicables aux paiements digitaux en République Gabonaise
Le présent projet d’ordonnance, pris en application du décret n°0388/PR/MENNTI du 16 novembre 2024, a pour objet de combler le vide juridique encadrant les opérations de paiements digitaux en République gabonaise.
À cet effet, il institue, en conformité avec les dispositions communautaires en vigueur au sein de la CEMAC, un cadre normatif visant la migration progressive des administrations et établissements publics vers les paiements digitaux, notamment pour :
– les impôts, taxes et redevances ;
– les frais administratifs et parafiscaux ;
– les droits, pénalités et autres recettes publiques.
La présente ordonnance vise ainsi à favoriser l’inclusion financière, à renforcer la compétitivité des entreprises, à encadrer la fourniture de solutions de paiement sur le territoire national, à promouvoir l’interopérabilité avec les systèmes régionaux et internationaux, et à organiser de manière progressive et sécurisée la dématérialisation des paiements publics.
– Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation
Le présent projet de décret, pris en application de l’article 95 de la Constitution, fixe les attributions et l’organisation du Ministère de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.
Il redéfinit le cadre d’intervention du département afin de renforcer le pilotage stratégique de la transformation numérique de l’État, d’améliorer la cohérence des politiques de digitalisation, de promouvoir l’innovation technologique et de garantir la souveraineté numérique, la sécurité des systèmes d’information et la protection des données.
Le Ministère comprend le Cabinet du Ministre, le Secrétariat Général, l’Inspection Générale des Services, les Directions Générales ainsi que les établissements et organismes sous tutelle.
Ce décret dote ainsi l’action gouvernementale d’un cadre institutionnel modernisé, adapté aux enjeux contemporains du numérique.
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE
– Projet de décret fixant les modalités de gestion des investissements publics en République Gabonaise.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions légales et réglementaires en vigueur, a pour objet d’établir un cadre unifié, rigoureux et opérationnel de gestion des investissements publics en République Gabonaise.
Il vise à doter l’État d’un instrument stratégique de pilotage de l’investissement public, permettant d’assurer l’alignement effectif des projets financés sur les priorités nationales de développement, les objectifs de performance de l’action publique et les capacités financières réelles du pays.
À ce titre, le projet de décret s’inscrit dans une volonté politique clairement affirmée de :
− rehausser la qualité, l’efficacité et l’impact socio-économique des investissements publics ;
− renforcer la discipline budgétaire, la soutenabilité des finances publiques et la cohérence entre programmation, budgétisation et exécution ;
− instaurer, au sein de l’administration, une culture de résultats, de redevabilité et d’évaluation de la performance ;
− restaurer la crédibilité de l’État et la confiance des partenaires techniques et financiers à travers des règles claires, transparentes et prévisibles.
Ce décret constitue ainsi un outil structurant de mise en œuvre du programme du Président de la République, en garantissant que chaque franc investi par l’État contribue de manière mesurable, efficiente et durable au développement économique et social national.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Projet de décret portant composition des cabinets du Contrôleur général d’Etat et du Contrôleur général d’Etat adjoint ;
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 35 de l’ordonnance n°0001/PR/2023 du 29 septembre 2023 relative à l’organisation du contrôle général de l’État, fixe la composition des cabinets du Contrôleur Général d’État et du Contrôleur Général d’État Adjoint.
Il a pour objet de doter ces hautes autorités de contrôle d’un appui administratif, protocolaire et sécuritaire strictement fonctionnel, nécessaire à l’exercice effectif, continu et indépendant de leurs missions de contrôle, d’audit, d’évaluation et de conseil auprès des pouvoirs publics.
La composition ainsi définie répond à un double impératif : − garantir l’efficacité opérationnelle des fonctions de contrôle de l’État ;
− préserver le caractère technique, neutre et non pléthorique des cabinets, conformément aux principes de bonne gouvernance, de sobriété administrative et de maîtrise des charges publiques.
Ce projet de décret s’inscrit enfin dans la dynamique de renforcement des organes de contrôle et de consolidation de l’État de droit, voulue par le Président de la République, en vue d’une amélioration durable de la performance et de la redevabilité de l’action publique.
– Projet de décret portant réorganisation des attributions des Inspections générales des services ;
Le présent projet de décret, pris en application de l’article 95 de la Constitution, vise à refonder et harmoniser les Inspections Générales des Services au sein des ministères, afin de renforcer la gouvernance administrative, la performance publique et la redevabilité.
Il clarifie leur positionnement fonctionnel, unifie leurs missions et renforce leur rôle en matière de contrôle, d’audit, d’évaluation de la performance et de conseil auprès de l’autorité ministérielle.
L’Inspection Générale des Services contribue également à l’élaboration, à la mise à jour et au suivi des manuels de procédures, en collaboration avec le Secrétariat général.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté du Président de la République de consolider les mécanismes internes de pilotage et d’amélioration continue de l’action publique.
– Projet de décret portant réorganisation des attributions de la fonction de Secrétaire Général de Ministère ;
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, redéfinit et consolide la fonction de Secrétaire Général de Ministère.
Il vise à réorganiser, clarifier et renforcer la chaîne de commandement administratif, à améliorer la coordination interne des services et à assurer un pilotage permanent, professionnel et structuré de l’action administrative, distinct des fonctions politiques exercées par les membres du Gouvernement.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté de renforcer l’efficacité, la continuité et la cohérence de l’action administrative de l’État.
– Projet de décret portant réorganisation des attributions de la fonction de Directeur central des affaires juridiques au sein des ministères.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de la loi n°20/2005 du 3 janvier 2006, vise à réorganiser la fonction de Direction Centrale des Affaires Juridiques au sein des ministères.
À ce titre, la Direction Centrale des Affaires Juridiques est chargée d’accompagner les ministères dans l’élaboration, le suivi et la sécurisation des textes législatifs et réglementaires, la gestion du contentieux de l’État, la veille juridique ainsi que la représentation auprès des instances nationales, régionales et internationales.
Elle comprend les services de la Réglementation, de la Documentation et du Contentieux.
Par ailleurs, la nomination du Directeur Central et du Directeur Central Adjoint relève désormais d’un choix conjoint du Ministre concerné et du Secrétaire Général du Gouvernement, garant de la norme juridique au sein de l’Administration.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
– Projet de décret portant création et organisation de la Médaille d’Honneur des Eaux et Forêts
Le présent projet de décret institue, au sein du Ministère des Eaux et Forêts, une distinction honorifique destinée à récompenser les agents ayant fait preuve d’un dévouement émérite, d’un engagement durable et d’une contribution significative à la protection, à la gestion rigoureuse et à la valorisation durable des ressources forestières nationales.
La Médaille d’Honneur des Eaux et Forêts comprend trois échelons : Bronze, Argent et Or. Elle est attribuée aux agents totalisant respectivement dix, vingt et trente années de service effectif au sein de l’Administration des Eaux et Forêts.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE
Le Conseil a pris acte de l’opérationnalisation effective de la digitalisation des documents de transport routier, conformément aux Très Hautes Instructions de Son Excellence Monsieur le Président de la République relatives à la modernisation de l’Administration et à la digitalisation des services publics.
Cette opération, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique conduite avec l’appui de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), marque une étape déterminante dans le renforcement de la gouvernance numérique nationale, notamment à travers :
− la simplification, la célérité et la sécurisation des démarches administratives au bénéfice des usagers, grâce à une meilleure accessibilité des services via les plateformes numériques ;
− le renforcement de la sécurité routière, par une traçabilité accrue des conducteurs et des véhicules, contribuant à la réduction des fraudes et des falsifications de documents.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
Au terme de la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour les demandes d’agrément des personnalités diplomatiques suivantes :
− Docteur Jassem Mohamed ALQASSIMI, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Émirats arabes unis près la République Gabonaise, avec résidence à Libreville ;
− Monsieur Md. Najmul HUDA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Bangladesh près la République Gabonaise, avec résidence à Alger ;
− Docteur Xavier CRESPIN, en qualité de Représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Gabon ;
− Monsieur Marco Patricio ZAMBRANO RESTREPO, en qualité de Représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) au Gabon.
Le Conseil des Ministres s’est par ailleurs félicité de l’attention particulière portée au Gabon en vue de sa représentation de la Sous région au sein des organes de l’Union africaine, positionnement stratégique de nature à consacrer le retour effectif de notre pays au sein de cette organisation continentale.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a pris acte de la communication du Ministre, qui a représenté Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, à la 56ᵉ Réunion annuelle du Forum économique mondial (World Economic Forum – WEF), tenue du 19 au 23 janvier 2026 à Davos Klosters, en Confédération suisse.
Cette rencontre de très haut niveau, qui a réuni plus de soixante (60) Chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des institutions
internationales de premier plan, a permis de renforcer significativement la visibilité, la crédibilité et l’influence internationale du Gabon, en le positionnant comme un État réformateur, proactif et stratégiquement aligné avec les mutations de l’économie mondiale.
Les Chefs d’État et de Gouvernement ainsi que les hautes personnalités présentes ont, à cette occasion, adressé à Son Excellence Monsieur le Président de la République leurs félicitations appuyées pour le leadership affirmé qu’il exerce à la tête du pays et pour la dynamique de transformation politique, institutionnelle et économique engagée sous son impulsion.
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS
Le Conseil a marqué son accord pour la participation du Gabon à la 60ᵉ session du Conseil des Ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a marqué son approbation pour :
– l’organisation de la 9ᵉ session ordinaire de la Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes (CNATEFM).
La tenue de cette session répond à une exigence de clarification, de coordination et de sécurisation des décisions publiques relatives à l’usage de l’espace national.
Elle vise à consolider le rôle de la CNATEFM en tant qu’instance de régulation, d’arbitrage et d’orientation stratégique, et traduit la volonté du Gouvernement de renforcer la cohérence de l’action publique, de sécuriser les projets de développement et d’assurer une gestion concertée et maîtrisée des terres et des espaces naturels.
– l’organisation par le Gabon du Sommet des Affaires de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), en marge du 11ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OEACP, prévu du 27 au 29 mars à Malabo, en Guinée Equatoriale.
L’organisation et la présidence de ce Sommet constituent, pour le Gabon, un enjeu majeur de visibilité, de positionnement économique et d’influence régionale, en cohérence avec les ambitions gouvernementales en matière de transformation structurelle de l’économie.
MINISTERE DE LA PECHE, DE LA MER ET DE L’ECONOMIE BLEUE
Le Conseil a examiné et approuvé la communication relative à la tenue de la Commission mixte technique portant sur la dénonciation de l’Accord de partenariat de pêche durable entre la République gabonaise et l’Union européenne.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affirmée du Gabon de renforcer sa souveraineté sur ses ressources halieutiques et de promouvoir un cadre de coopération renouvelé, équilibré, durable et mutuellement bénéfique.
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DES CAPACITES
Le Conseil a approuvé la mise en place, au sein du Ministère de la Fonction Publique, d’une Commission de discipline, de coordination et de suivi, destinée à harmoniser les procédures disciplinaires, sécuriser les décisions et assurer le suivi centralisé des sanctions, conformément aux Très Hautes Instructions du Président de la République.
Par ailleurs, le Conseil a autorisé la réalisation d’audits administratifs et financiers relatifs aux stages professionnels 2024 et aux agents de la MONP, toute régularisation étant suspendue jusqu’à l’adoption d’un cadre interministériel.
Enfin, le Conseil a approuvé le principe d’un portage conjoint, avec le ministère chargé du Budget, d’un projet global de régularisation des situations administratives, assorti d’une concertation avec les organisations syndicales.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
Le Conseil a marqué son accord pour la participation et le co parrainage par la République Gabonaise d’un évènement parallèle consacré au renforcement du cadre juridique international de lutte contre la criminalité environnementale, en marge du 15ᵉ Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime, prévu du 25 au 30 avril 2026 à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis.
Cette participation constitue une opportunité diplomatique majeure pour renforcer le leadership multilatéral du Gabon dans la lutte contre la criminalité environnementale.
MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a suivi avec une attention particulière les communications de du Ministre relatives, d’une part, à l’état des lieux du Centre Hospitalier Régional Estuaire-Melen (CHREM) et du Centre National de Santé Mentale (CNSM), établi par les services techniques du Ministère de la Santé à la suite des fortes intempéries survenues le 15 décembre 2025, et, d’autre part, au mouvement social des enseignants paramédicaux en formation initiale et continue de l’Institut National de Formation d’Action Sanitaire et Sociale (INFASS), portant sur le paiement des vacations dues et la clarification de leur statut administratif.
MINISTERE DU TOURISME DURABLE ET DE L’ARTISANAT
Le Ministre a obtenu l’accord du Conseil pour le lancement d’une opération nationale de sensibilisation des opérateurs économiques du secteur du tourisme, conformément aux dispositions de la loi n°034/2020 du 22 mars 2021 régissant le secteur.
Cette opération vise notamment à identifier et recenser les opérateurs en vue de la constitution d’un fichier national digitalisé, à encourager la régularisation des situations administratives et à renforcer la synergie entre l’administration du tourisme, les collectivités locales et les acteurs du secteur, en faveur d’un développement harmonieux et inclusif du tourisme.
MISSIONS-SEMINAIRES-CONFERENCES
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
Le Conseil a pris acte des conclusions de la Session Ordinaire du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) qui s’est tenue le 19 décembre 2025, à Bata en Guinée Equatoriale.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
Le Conseil s’est félicité de la participation du Gabon à la 5ᵉ Session de la Conférence islamique des ministres responsables de l’eau (CIME 5), tenue à Djeddah, en Arabie saoudite, marquée par l’élection de notre pays comme membre du Conseil de l’Eau de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) pour un mandat biennal 2025-2027, en qualité de représentant de la région Afrique, aux côtés du Burkina Faso et de la République du Niger.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Les personnels suivants, respectivement Conseillers du Président de la République sont remis à la disposition de leur administration d’origine : Il s’agit de :
CABINET DU HAUT-REPRESENTANT PERSONNEL DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ZEPHIRIN RAYITA
– Conseillers du Président de la République :
MM
• Régis Josselin ROMSENY ;
• Joseph BOLY.
– Attaché de Cabinet à la Présidence : M. Kurt OKILY. – Secrétaire de Cabinet du Président de la République : Mme Aimée Clélia ADIMET OSSOUMBIE.
– Chargé de Missions du Président de la République : M. Landry ITOUMBA MBOUITI.
– Agents de Sécurité :
• Brigadier de Police AYOUNE Yorick ;
• Sous-Brigadier de Police MBERINO Zeff Lauris.
– Chauffeur : M. Jean-Claude MACKAYA
CABINET DU HAUT-REPRESENTANT PERSONNEL PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GERVAIS ONIANE
Monsieur Yvon NZENG-YEYET, précédemment Conseiller du Président de la République et Madame Violène IROUNGUI-LEMBA, précédemment Attachée de Cabinet à la Présidence de la République sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine.
SECRETARIAT GENERAL
DEPARTEMENT SPORT, JEUNESSE ET CULTURE
Conseiller Spécial du Président de la République, Chef de Département : Mme. Géraldine YAMA ROBERT.
CABINET DU VICE – PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE – Conseiller Spécial du Président de la République, Directeur de Cabinet du Vice-Président : M. Eloi Jean Jacques BLAMPAIN.
– Secrétaire Particulière du Vice-Président de la République : Mme Lucie BOA MBENDJE épouse ROBOTY.
– Secrétaires de Cabinet du Président de la République :
MMES.
• Dieynaba SOW épouse NZANG EKOUMA ;
• Jeanne Elsy OGOUERA OTCHANGA;
• Leslie BENETT.
– Conseillers Spéciaux du Président de la République
• Pr Symphorien ENGONE MVE ;
• Jacques Mathias MANGANGUELA ;
• Edgard Mesmer MVELE OBIANG;
• Yannick Lionel MOUSSAVOU ;
• Stessy AMIAR.
– Conseillers du Président de la République :
MM
• Jean Bosco BIYANDZA;
• Juste Alfred AMBOURHOUET ;
• Marceau MALEKOU.
– Attachés de Cabinet à la Présidence de la République : • Vincent NTOUTOUME EMANE ;
• Yannick Franz IGOHO.
– Chargés de Missions du Président de la République : MM.
• Denis DAMAS ;
• Gérard GNAMBAULT OGOWET ;
• Gaston Noel LIRA ;
• Mme Marie Francine NTOREBOUGA.
– Chef du Protocole :
• M. Salatou ASSAN.
– Aide de camp : Commandant James Blaise OYE NGUEMA.
– Agents de Sécurité :
• Adjudant-chef Major Yannick MAMBENDA-MOUPENDE ; • Sergent-Chef Major Till Teddy DJAMBA ;
MM.
• Jonathan NDENDJIE ;
• Patrick Henri NOMBO.
– Intendants du Vice-Président de la République : Mme Ligie Nadège NGONTANG AHOUNOU.
Les personnels dont les noms suivent, sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine :
Mmes
– Huguette NZAMBA NZAMBA.
– Marie Agnès MOUTSINGA – MOUMBANGOU épouse NYAMATSIENGUI ;
– BIDJONGOU NZAMBA ;
– Clarisse Marie SOUGOU ;
– Ralisia Gilda NDZOLA épouse NGABINA ;
– Rosalie LENDONGA épouse MBADOUMA ;
– MADJINOU MBADINGA.
MM.
– Jean M’BADINGA MBADINGA ;
– Jean Claude MATIBA ;
– Jean Louis KOMBILA ;
– Jean Eusèbe NGUEMA EDZO ;
– Justin MAGANGA MANFOUMBI ;
– Eric Wilfrid MOUSSIROU ;
– MAVOUNGOU MAVOUNGOU ;
– Ismaël Vladimir DJIEMBI DJIEMBI ;
– Claude Bertrand MOUELE ;
– Claudestin Paul IWANGO DE IWANGO.
CABINET DU VICE-PRESIDENT DU GOUVERNEMENT – Directeur de Cabinet : M. Alain REMPANOT MEPIAT. – Directeur de Cabinet Adjoint : M. Fiacre Aristide DIABA. – Chef de Cabinet : M. Willy Bienvenu MONDJO.
– Secrétaire Particulière du Vice-Président du Gouvernement : Mme. Juliette LOMBA NGUELET Veuve MBOKO.
– Secrétaires de Cabinet du Vice-Président du Gouvernement :
– Conseiller en Communication : M. Orphée BOUSSOUGOU BOUSSOUGOU.
– Chargés d’Études :
MM. :
• Gilles Bardor KOUANGA BOUNDA ;
• Mac Dexter DJIGATH OBIEBR
Mmes. :
•
• Heroica Isadora AZIZET NDJOUMBINI ;
• Morgane ONTALA LEWORI ;
– Chargés de Missions :
MM.
• Blaise Pascal MIAMME MINSOKO ;
• Gaspard MEZUI OVONO ;
• Samson Amour DIVASSA.
Mmes.
• Prunella Coralie MBOUMBA NDJIMBI ;
• Brinda Lucie PAMA.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Yaël Inès YAKUMU YAMUTU YANGARI.
– Secrétaire de Cabinet :
Mmes.
• Edwige Sophie HOUNNOU ODOUKA épouse OUGOULA ESSONGUE ;
• Carine MOULOUNGUI MFOUBOU ;
• Ingrid Inèss MAGNOUMBA ;
• Dalia Ursula Thecle NGOVET.
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Vanessa Elfi NDOUTOUME NGWAZIWO.
– Chef du Protocole : M. Wilfrid Hugues OGOUAMBA ROCKOUNGOU.
– Aide de Camp du Ministre : Lieutenant BOUCHARD Anthony Axel.
– Agent de Sécurité du Ministre :
• Sergent-Chef Major MOUBISSANGOYE LOUMBI Grouse ; • Sergent OBIANG ELLA Gauthier Severin.
– Chauffeur Particulier du Ministre : Sergent-Chef Major NGOMA DICKARADOH Childeric.
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION GENERALE DE LA MARINE MARCHANDE – Directeur Général : Mme. Frédérique AVOME ANGUE OLIVEIRA épouse GUEVIT.
– Directeur Général Adjoint : Commandant OGANDAGA OGANDAGA Wilfried Gaël.
ADMINISTRATION SOUS TUTELLE
FLY GABON HOLDING
CONSEIL D’ADMINISTRATION
– Président du Conseil d’Administration : M. Jean Paul MAKOSSO.
– Directeur Général : Mme. Marisca Emerenziana ANDJAI OBOURI.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE
CABINET DU MINISTRE :
Messieurs Augustin MADOUMA et Marc EBÈ NDTOUTOUME, respectivement Conseillers du Ministre sont remis à la disposition de leur administration d’origine.
DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES FINANCIERES
– Directeur Central : Mme Lucienne NGNYOMBA LEKANGA.
DIRECTION CENTRALE DES RESSOURCES HUMAINES – Directeur Central : Mme Noéline MAGANGA MBADINGA.
DIRECTION GENERALE DES EXAMENS ET CONCOURS – Directeur Général : M. Franck DOUKAKA.
MINISTERE DE L’INTERIEUR DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Maixent NGOUNGA
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Joselina MBOUMI NZINZI.
– Secrétaire de Cabinet : Mme André Laurene Kisslène OMOGHE BIE.
Secrétariat du Conseil des Ministres23
– Conseillers Techniques :
• Dr Henri NJOH ;
• M. Pierre Didier PANDJO ONDO DONDINAUT.
– Conseiller Juridique : M. Aimé Roger MOULOUNGUI.
– Conseiller en Communication : M. Jean Eric NZIENGUI MANGALA
– Chargés Etudes :
• Mme Bermélia AYI-NZOLA;
MM
• Taty MOUSSAVOU DOUKAKAS;
• Romaric Elie MVOLE NDONG.
– Aide de Camp : Brigadier-Chef Major KOUMBA KOUMBA Gildas Fradhas.
– Agents de Sécurité :
• Brigadier MBAMA Julio Cardin ;
• Sous-Brigadier ESSOE MBA Dimitri Venceslas.
LA GABONAISE DES JEUX
– Directeur Général : M. Roméo Fabrice NGUEMA ONDO. MINISTERE DU LOGEMENT DE L’HABITAT ET DE L’URBANISME
CABINET DU MINISTRE
– Directeur de Cabinet : M. Franck IGNANGA IGNANGA. – Conseiller en Communication : M. Alex Cédric SAIZONOU ANGUILET.
– Chef du Protocole : Mme Manuela Armelle KOUBDJE NIAMBOU ép. LEMBOUMA
– Chargées d’Études
Mmes
• Lyonore EVI EYA
• Andrelle Edna MADOUNGOU MANGHANDZI
MM
• Guy Godel MADAMA ;
• Arnaud BAGUISSY.
– Chargés de Missions
MM
• Judes Bertrand MEKAME MBA ;
• Martin Cyrille NDONG MAGANGA ;
• Stéphane MEYO ;
• Célestin BIYOGHE BI NZOGHE.
– Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Laure DAOUDA ép. MOUKAGA MIKIELA
– Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Marie Gisèle OYANE ép. OBAME
– Secrétaires de Cabinet
Mmes :
• Yasmine Karen MINKWE ép. MBINDZOU ;
• Mandy Fernande OZOUAKI ;
• Pascale EYONO MBA.
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétaire Général : Mme Marie Colette NGUEMA ABESSOLO DIRECTION GENERALE DE LA FONCTION PUBLIQUE – Directeur Général : Mme Marie Claire MELONG AYENOUE
– Service Courrier, Archives Et Documentation
Chef de Service : M. MBAMI DJAMBO Georges Bernard
– Chef De Service Ressources Humaines Et Moyens : Mme WORA Chimène Marina
– Service Système d’information, Etudes et Statistiques Chef de service : M. SANT’ANNA RADJOUMBA Lionel Lilian
DIRECTION DU RECRUTEMENT
– Directeur : Mme MEKAMANE Agnès
Service Recrutement
– Chef de Service : M. MBATOUNG Adonis
DIRECTION DE LA GESTION DES PERSONNELS ET DU CONTENTIEUX
– Directeur : M. BOUSSEBA MOUKEKE Bruno
– Directeur Adjoint : Mme NZENGUE BAYA Raymonde
Service Gestion des Carrières et Emplois
– Chef de Service : Mme OULABOU MBADINGA Estelle Sandrine
Service Retraites et Affaires Sociales
Chef de Service : Mme OLIVEIRA FOUNZI Emmanuelle
DIRECTION DES STAGES PROFESSIONNELS
– Directeur : Mme ASSOUMOU Andrée Léa
– Directeur Adjoint : Mme WORA ROLENGA Darlène
Service Contrôle et Déroulement des Stages
– Chef de Service : M. OBIANG ELLIE Christian Didier DIRECTION CENTRALE DES AFFAIRES JURIDIQUES – Directeur : M. David BOUNDOUKOU
– Directeur Adjoint : Mme Edwige ABEME EYI
Secrétariat du Conseil des Ministres33
DIRECTION GENERALE DE LA MODERNISATION DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
Oligui Nguema a présidé lundi 05 janvier 2026, le premier conseil des ministres de cette année en présence des ministres récemment nommés.
À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans leurs fonctions.
Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de l’Exécutif de la Vᵉ République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité collective.
Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne, décide, exécute et rende compte.
À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau. »
Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils constituent des feuilles de route impératives et opposables, engageant personnellement et collectivement chaque membre du Gouvernement dans leur exécution.
Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires relevant de chacun des départements ministériels.
À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais, notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’énergie.
Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption, en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de la République.
Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au développement économique et social du pays.
Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.
Sur un plan méthodologique, le Président de la République a indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois piliers indissociables :
1. Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe et arbitre, et non un État qui subit.
2. La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière, factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais une obligation républicaine.
3. La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations, sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des services publics.
À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non négociable de pilotage de l’action gouvernementale.
Il a précisé que :
− sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre une feuille de route des cent (100) jours, précisant les priorités immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur niveau d’exécution, les responsables désignés ainsi que les résultats attendus ;
− sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer un contrat de performance ministériel, assorti d’indicateurs clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le PNCD et les engagements présidentiels ;
− de manière périodique, un rapport d’exécution devra être adressé au Vice-Président de la République et au Vice Président du Gouvernement, afin d’assurer un suivi rigoureux, interministériel et continu de l’action gouvernementale.
Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous, sans exception.
En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui
de l’exécution. Chaque membre du Gouvernement a été choisi pour sa géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des résultats.
Il a réaffirmé que l’État gabonais doit redevenir efficace, crédible et respecté, et a appelé l’ensemble du Gouvernement à faire preuve du sens élevé de l’État, de discipline collective et d’engagement personnel, afin que ce Gouvernement incarne, dès à présent, l’autorité, la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :
MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE :
− SECRETARIAT GENERAL
o Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LACOOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
− Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge Thierry MICKOTO CHAVAGNE
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIECHERE
− CABINET DU MINISTRE
o Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE, Inspecteur des Finances.
− SECRETARIAT GENERAL
o Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA, Administrateur des Services Économiques et Financiers.
MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ :
DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER
Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Le Conseil des ministres a adopté, lundi dernier, plusieurs projets de textes majeurs visant à réorganiser et à renforcer la réglementation du secteur des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise.
Le conseil des ministres a adopté le projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard, ainsi qu’un projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des Jeux (GDJ). À ces textes s’ajoute un projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des Jeux, les projets de statuts de la GDJ, un projet de décret approuvant le cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics, ainsi qu’un projet de cahier des charges de la Gabonaise des Jeux.
Pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution, ces projets de textes instituent un nouveau cadre juridique destiné à encadrer de manière rigoureuse les activités liées aux jeux de hasard au Gabon. L’objectif de cette réforme est de doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent, capable de renforcer la protection des populations, de garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations de jeux.
Elle vise également à améliorer la mobilisation des ressources publiques, afin de contribuer au financement des priorités nationales. Selon le Gouvernement, cette réforme donne désormais à l’État le contrôle total du secteur des jeux de hasard. Elle supprime les anciennes structures, comme la Commission supérieure des jeux de hasard, pour une gouvernance plus unifiée et souveraine du secteur assuré par l’État.
Le chef de l’Etat l’a annoncé lors du Conseil des ministres, qu’il a présidé lundi 29 décembre 2025.
Réuni avec ses ministres, Oligui Nguema a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Il a invité les ministres sortants y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants.
Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales.
Le Chef de l’Etat a également rendu hommage à l’esprit de devoir dont ont fait preuve les membres du gouvernement sortant dans l’accomplissement des missions qui leur avaient été confiées.
Le Chef de l’État, a présidé le Conseil des Ministres ce lundi 29 décembre 2025, à 12 heures, au Palais de la Présidence de la République. Vous trouverez l’intégralité du Communiqué final relayé sur le site de la Présidence de la République.
Le Conseil des Ministres a ouvert ses travaux par un hommage appuyé rendu au Président de la République, saluant son engagement constant au service de l’État, tant sur le plan national qu’international au cours de cette année 2025 qui s’achève. Sur le plan national, le Conseil s’est félicité, sous l’impulsion du Chef de l’État, du rétablissement effectif de la légalité constitutionnelle, matérialisé par la conduite ordonnée et maîtrisée du processus de fin de la Transition. Celle-ci a été consacrée par l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie de l’organisation des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, ayant conduit à l’installation, en novembre, de la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et, en décembre, de la sixième législature du Sénat, ainsi que, ce jour, à la prestation de serment des neuf (9) juges constitutionnels.
Ces échéances institutionnelles majeures ont confirmé le retour durable de la sérénité dans le paysage politique national et marqué l’entrée du pays dans une nouvelle phase de recomposition démocratique et institutionnelle. Dans ce contexte, le Conseil a relevé l’importance déterminante des réformes engagées en matière d’encadrement de la vie politique, notamment celles visant à moderniser le cadre juridique applicable aux partis politiques, afin d’en renforcer la représentativité, la transparence et la responsabilité. Ces orientations constituent des conditions essentielles à la consolidation de la démocratie, au bon fonctionnement des institutions et à la stabilité durable de l’État.
Sur le plan économique, le Conseil a salué les orientations structurantes arrêtées depuis la mise en place des Institutions issues de la Transition, ainsi que la volonté clairement affirmée de l’État de se réapproprier les leviers stratégiques de l’économie nationale, en plaçant l’industrialisation au cœur de la stratégie de diversification économique, de création d’emplois durables et de réduction de la précarité. Sur le plan international, le Conseil a salué le net regain de visibilité et de crédibilité diplomatique du Gabon, consacré par la levée des mesures de suspension et la réintégration officielle du pays au sein de l’Union africaine (UA), intervenue le 30 avril 2025. Cette évolution majeure a marqué le plein retour du Gabon dans le concert des nations africaines et internationales, sous le leadership du Président de la République. Le Conseil a relevé que cette dynamique s’est accompagnée d’une activité diplomatique soutenue du Chef de l’État sur la scène internationale, caractérisée par une intensification des échanges de haut niveau et le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans une logique de coopération mutuellement avantageuse.
Elle s’est illustrée, entre autres, par la participation du Président de la République à un sommet aux États-Unis d’Amérique, à l’invitation de son homologue américain, le 9 juillet 2025, ainsi que par plusieurs séquences diplomatiques structurantes avec des partenaires stratégiques, au premier rang desquels la France, marquée par la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville les 23 et 24 novembre 2025. Le Conseil a, enfin, souligné l’attention constante portée par le Président de la République aux enjeux universels engageant la dignité humaine, la paix et le dialogue entre les peuples, notamment à travers la rencontre avec le Saint-Père au Vatican, le 30 octobre 2025, traduisant l’inscription de l’action diplomatique du Gabon dans une vision humaniste et spirituelle des relations internationales. À la suite de cet hommage, le Président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Gouvernement nommé le 5 mai 2025, ainsi qu’aux ministres assurant les intérims consécutifs aux démissions intervenues conformément aux dispositions constitutionnelles, à la suite de l’élection de plusieurs membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 14 novembre et 16 décembre 2025.
Le Chef de l’État a salué le travail accompli et la contribution déterminante de cette équipe gouvernementale à la mise en œuvre de la première séquence du mandat que lui a confié le Peuple gabonais, dans ce contexte exigeant marqué par la fin de la Transition et la préparation d’un nouveau cycle institutionnel. Le Président de la République a souligné que cette phase charnière de l’action publique a été conduite avec engagement, disponibilité et sens élevé de l’État, et a tenu à rendre hommage à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres du Gouvernement sortant dans l’accomplissement de leurs missions.
Dans la même veine, le Chef de l’État a indiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement interviendra dans les tout prochains jours. À cet effet, il a invité les membres du Gouvernement sortant, y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants. Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales. Revenant sur la prestation de notre équipe nationale, engagée en Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Chef de l’État a relevé, pour le regretter, que cette situation met en évidence deux problématiques majeures qui traduisent, en réalité, des manquements structurels persistants : l’absence de méthode et la dispersion des ressources. Il a en outre souligné qu’à ces insuffisances s’ajoute une érosion préoccupante de la fibre patriotique dans la gestion de la chose sportive dans notre pays. Soutenant cette analyse, le Conseil a unanimement reconnu que le football ne saurait être réduit à un simple divertissement.
Il constitue une composante essentielle de l’âme nationale et un vecteur puissant de cohésion et de fierté collective. Lorsqu’il vacille, c’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée. C’est au regard de ces constats que le Président de la République a indiqué que, le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes, destinées à mettre un terme aux errements observés et à rétablir durablement la rigueur, la responsabilité et l’ambition dans la gouvernance du sport national. Sur un tout autre plan, le Président de la République a procédé à deux annonces majeures pour l’année qui s’ouvre. La première concerne l’instruction donnée au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre du conflit homme-faune. Cette situation appelle une réponse exceptionnelle de l’État, destinée à concilier l’impératif de protection de la biodiversité avec la prise en compte des réalités sociales, humaines et économiques vécues par les populations concernées.
Le Président de la République a précisé que cette réflexion, appelée à déboucher sur des décisions fortes, devra s’inscrire dans une démarche empreinte d’humanité, de justice et d’équité, tenant compte des situations de vulnérabilité extrême auxquelles sont confrontées certaines communautés. La seconde annonce porte sur le lancement, en urgence, d’une réflexion approfondie visant à renforcer le dispositif répressif pénal à l’encontre des personnes impliquées dans le phénomène aussi dramatique qu’intolérable des crimes de sang. Le Chef de l’État a souligné qu’il est impératif de protéger les populations contre ces actes odieux et de garantir que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté face à ces atteintes graves à la vie humaine et à la dignité.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Douanes Ce projet d’ordonnance consacre la reconnaissance pleine et entière de la Douane en tant que Corps paramilitaire, composante des Forces de Sécurité et acteur stratégique de la mobilisation des recettes publiques. Il définit les missions, l’organisation, la hiérarchie, les conditions d’accès à la carrière, les droits et obligations des personnels, ainsi que les règles applicables en matière de discipline, de formation, d’avancement et de protection sociale. L’adoption de cette ordonnance vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la professionnalisation du Corps paramilitaire des Douanes, à améliorer la gestion de ses ressources humaines et à consolider son rôle dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, au service de la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.
– Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Corps paramilitaire des Douanes. Ce projet de texte consacre la Douane comme une composante à part entière des Forces de Sécurité, placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, et organisée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Il précise les missions stratégiques du Corps paramilitaire des Douanes, notamment la mise en œuvre de la politique douanière nationale, la mobilisation des recettes publiques, la protection de l’espace économique national, ainsi que la lutte contre la fraude, les trafics illicites, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le décret définit également l’architecture organisationnelle du Corps paramilitaire des Douanes, ses structures centrales, territoriales et spécialisées, ainsi que les modalités de coordination avec les autres administrations et les Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce texte vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la modernisation de l’administration douanière, afin de consolider la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
– Projet de décret modifiant certaines dispositions de l’annexe II de l’article 6 du décret no 416/PR/MFPRA/ MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense, des Forces de Sécurité, du Corps autonome paramilitaire de la Sécurité Pénitentiaire et portant reclassement
Ce projet de décret vise à mieux valoriser l’expérience, les responsabilités et les contraintes opérationnelles propres aux fonctions exercées au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Il prévoit notamment le relèvement de l’indice de bonification applicable aux officiers généraux de brigade, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de rémunération et de leur pouvoir d’achat. – Projet de décret fixant les modalités d’allocation de l’Indemnité de Représentation aux Attachés de Défense
Ce projet de texte vise à adapter le niveau de cette indemnité aux conditions de vie dans les pays d’accréditation, afin de permettre aux Attachés de Défense de faire face à leurs charges courantes à l’étranger. Il prend en compte les responsabilités spécifiques liées à la représentation de la Défense nationale, le niveau d’expertise requis ainsi que les contraintes opérationnelles propres à l’exercice de ces fonctions, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions matérielles.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
– Projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République Gabonaise ;
– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des jeux ;
– Projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des jeux ;
– Projet de statuts de la Gabonaise des jeux (GDJ)
– Projet de décret portant approbation du cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics ;
– Projet de cahier des charges de la Gabonaise des jeux (GDJ). Ces projets de textes relatifs à la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, ont été pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution. Ils portent notamment sur le nouveau cadre juridique des jeux, la création, l’organisation et le fonctionnement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’approbation de ses statuts, ainsi que la définition des cahiers des charges applicables aux activités de loterie et de pronostics. L’ensemble de ces dispositions vise à doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, à renforcer la protection des populations, à garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations, ainsi qu’à assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales. Cette réforme consacre le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux de hasard et entraîne, en conséquence, l’abrogation du cadre institutionnel antérieur, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée et souveraine du secteur.
MINISTERE DES EAUX ET FORETS, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE
– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts Ce projet d’ordonnance s’inscrit dans le cadre des réformes visant à moderniser l’appareil sécuritaire de l’État et à rationaliser l’organisation des forces paramilitaires. Il a pour objet de doter les personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’un statut adapté à la nature sécuritaire de leurs missions, exercées dans des contextes opérationnels exigeants, notamment en matière de lutte contre la criminalité forestière, faunique et hydrique. Le projet d’ordonnance reconnaît pleinement le rôle de ces personnels dans le dispositif national de sécurité environnementale, renforce leur capacité opérationnelle et améliore la gestion des ressources humaines, tout en garantissant une protection socio-professionnelle conforme aux contraintes et aux risques inhérents à leurs missions. Il vise également à combler certaines insuffisances juridiques constatées dans l’application du Code forestier et à assurer une meilleure articulation entre les compétences techniques de l’administration forestière et les exigences opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.
Le texte prévoit, en outre, des dispositions spécifiques permettant de traiter certaines situations administratives, notamment celles relatives aux agents non permanents de l’État et aux personnels de l’Agence nationale des parcs nationaux, en particulier les écogardes, à travers des mécanismes d’intégration encadrés et des parcours de formation adaptés. Structuré en six titres, le projet d’ordonnance fixe les règles générales, organiques et statutaires applicables aux personnels paramilitaires de carrière et aux agents non permanents, ainsi que les dispositions communes, diverses et finales. L’adoption de ce statut particulier constitue une avancée majeure dans la professionnalisation du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts et contribuera au renforcement de l’action de l’État en matière de protection des ressources forestières, fauniques et hydriques, dans le respect des impératifs de sécurité, de durabilité et de préservation du patrimoine naturel national.
– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps autonome Paramilitaire des Eaux et Forets
Ce projet de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de sécurité environnementale et vise à doter le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’une organisation adaptée à la nature sécuritaire de ses missions, exercées notamment dans des zones à forte contrainte opérationnelle, conformément aux dispositions du Code forestier. Le projet de décret organise le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts autour d’un Commandement en chef et de plusieurs états-majors spécialisés, chargés notamment de la gestion de la filière forêt-bois, de la protection de la biodiversité et des eaux, des investigations judiciaires et des interventions, ainsi que de la gestion des parcs nationaux et du génie forestier. Cette réforme vise à renforcer la coordination des missions opérationnelles, la discipline et l’efficacité du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts, afin de mieux faire face aux enjeux liés au conflit homme–faune, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la préservation de la biodiversité.
– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°0291/PR/MEF du 18 février 2011 portant attributions et organisation du Ministère des Eaux et Forêts.
Ce projet de texte s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n°004/PR/2025 du 18 août 2025 ayant érigé l’administration des Eaux et Forêts en Corps autonome paramilitaire, et vise à adapter l’organisation du ministère de tutelle aux nouvelles responsabilités sécuritaires qui en découlent, tout en préservant ses missions techniques et environnementales. Le projet de décret procède à une refonte de l’architecture institutionnelle du ministère, articulée autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, du Corps autonome paramilitaire des Eaux et Forêts, des directions générales, des organismes sous tutelle et de l’Inspection générale des services, afin de renforcer la cohérence de l’action administrative et opérationnelle. Cette réforme vise à moderniser la gouvernance du ministère, à améliorer la coordination entre les structures civiles et paramilitaires et à doter l’administration forestière d’un cadre organisationnel clair, fonctionnel et adapté aux enjeux actuels, notamment la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, le braconnage, le conflit homme–faune et la préservation de la biodiversité.
MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
–Projet de décret portant obligation de poinçonnage des bijoux destinés à l’importation et à l’exportation Pris en application des dispositions pertinentes de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier,
ce texte vise à combler un vide juridique en instaurant un dispositif harmonisé de contrôle, de certification et de traçabilité des métaux précieux, conforme aux pratiques internationales. Il subordonne l’importation et l’exportation des bijoux en métaux précieux au respect d’exigences de traçabilité, d’authenticité et de provenance légale, attestées par un poinçon officiel ou par des documents reconnus par l’administration compétente. – Projet de décret portant reconnaissance de la pierre de Mbigou en indication géographique Cette reconnaissance nationale concerne une pierre naturelle extraite exclusivement dans les localités de Kango, Lambaréné et Mbigou, et utilisée notamment dans la sculpture et les productions culturelles. Elle vise à renforcer la protection juridique de ce produit du terroir, à structurer sa valorisation économique et à contribuer à la promotion du patrimoine culturel et artisanal gabonais.
Le président de la République va présider ce lundi 29 décembre 2025, le Conseil des ministres au Palais de la Rénovation.
Il s’agit du dernier conseil des ministres de l’année 2025. A cet effet, les membres du gouvernement présents sur le territoire national sont conviés à cette rencontre, dont l’ordre du jour n’a pas encore été communiqué.
Toutefois, la réunion pourrait se centrer sur le message de fin d’année du chef de l’Etat et l’occasion pour lui de dire aurevoir aux ministres qui sont restés dans l’équipe après la démission de plusieurs d’entre eux. A la suite de leur élection comme député ou sénateur au terme des élections législatives et locales d’octobre et novembre dernier.
Il faut également noter que jusqu’ici un nouveau gouvernement n’a pas encore été formé après la démission des ministres qui ont été élus députés pour certains et Sénateurs pour d’autres.
Le Président de la République a présidé jeudi 18 décembre 2025, le Conseil des Ministres au palais de Rénovation.
Ouvrant les travaux, le Conseil a pris acte, avec une attention soutenue, des rappels du Président de la République relatifs à l’achèvement de la Transition, désormais engagée dans sa phase terminale. La mise en place du Bureau du Sénat, le mercredi 18 décembre 2025, puis, dans les prochains jours, celle du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), de la Cour constitutionnelle et du futur gouvernement viendront parachever ce processus et consacrer le retour du Gabon à la pleine normalité constitutionnelle, fondée sur des institutions républicaines régulières, l’équilibre des pouvoirs et la continuité de l’État. Ce moment charnière, au-delà de sa portée procédurale, appelle un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, en mémoire du chemin parcouru, des épreuves traversées et des sacrifices consentis pour préserver l’unité nationale et la stabilité de l’État.
Revenant sur la Taxe forfaitaire d’habitation, le Chef de l’État a prévenu sur les risques de fraude et de contournement, notamment via les trafics de compteurs, qui menacent son assiette. En conséquence, il a instruit les ministres concernés ainsi que les opérateurs du secteur de déployer des mécanismes renforcés de contrôle, de prévention et de dissuasion. Cette réforme, essentielle pour élargir la base contributive et assurer l’équité territoriale, requiert un encadrement administratif rigoureux, transparent et socialement responsable pour atteindre ses objectifs.
Il a également souhaité, voire exigé, sur la mise en place de mécanismes clairs, transparents et traçables d’affectation des ressources issues de cette taxe, afin de garantir aux populations que les fonds collectés sont effectivement consacrés à l’amélioration de leur bien-être et des services publics de proximité.
Sur le plan économique et financier, dans le cadre des échanges avec le FMI, le Président de la République a exigé la publication intégrale de toutes les conventions minières et l’audit exhaustif de celles conclues sur la période 2010-2024. Cette double mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité et l’équité du secteur.
Le Conseil a par ailleurs instauré le principe systématique de la prise de participation de l’État au capital, au moins 10%, de toute nouvelle société minière s’installant sur le territoire, garantissant ainsi le respect des intérêts stratégiques nationaux et une juste rétribution des ressources.
Toujours dans le cadre de la reprise en main des secteurs à fort enjeu économique et social, le Conseil a réaffirmé l’orientation irréversible de l’État vers la gabonisation des activités stratégiques. C’est ainsi que le Président de la République a instruit les ministères concernés de proposer un plan pour une gabonisation progressive des activités de revente du ciment, secteur actuellement contrôlé à 95 % par des non-nationaux, tout en garantissant l’accessibilité du produit et la maîtrise de son prix.
Dans la même dynamique, le Président de la République a annoncé la prochaine réappropriation par l’État du secteur des jeux de hasard via un opérateur public. Ce choix souverain, guidé par l’intérêt national, permettra de capter et de rediriger des recettes aujourd’hui insuffisamment maîtrisées, tout en encadrant strictement un secteur aux risques sociaux élevés.
Cette réforme générera d’importantes externalités positives : les recettes seront affectées à des politiques publiques sociales et éducatives, tout en renforçant la protection des populations, la sécurité économique et la création d’emplois nationaux. Elle transforme ainsi un enjeu régulatoire en levier de développement au service du bien-être collectif.
Le Conseil a rappelé que la digitalisation de l’administration constitue une orientation irréversible et un levier central de modernisation de l’État, de correction des dysfonctionnements et d’amélioration des services publics.
À cet effet, le Président de la République a souligné que la priorité doit être donnée, pour les prochains mois, à la digitalisation des services publics à fort impact : archives administratives, modes de paiement, collecte électronique des impôts et recettes publiques, état civil intégralement dématérialisé, délivrance des permis et licences, traçabilité des flux commerciaux et portuaires, ainsi qu’à la modernisation numérique des secteurs sanitaire et des transports. Cette transformation devra également intégrer les collectivités locales et connecter les centres universitaires au réseau rénové de l’administration, afin de garantir une action publique cohérente, équitable et tournée vers l’économie du savoir.
Enfin, le Conseil a pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis d’Amérique le 16 décembre 2025, relatives à l’instauration de nouvelles restrictions partielles et de limitations d’entrée concernant certains États, dont le Gabon.
Conformément aux usages et au principe de réciprocité qui encadrent les relations diplomatiques et consulaires entre États souverains, le Conseil a décidé du réajustement des conditions d’entrée sur le territoire national applicables aux ressortissants américains, dans le strict respect des dispositions nationales en vigueur et en cohérence avec les nouvelles modalités arrêtées par la partie américaine.
Dans le même temps, et soucieux de préserver la qualité des relations historiques d’amitié, de dialogue et de coopération qui lient le Gabon et les États Unis d’Amérique, le Conseil a réaffirmé sa disponibilité à maintenir un échange constructif et à œuvrer, dans un esprit de respect mutuel, au renforcement des partenariats bilatéraux au bénéfice des deux peuples.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
– Projet de décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière.
Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 87 du Règlement n° 02/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024 portant prévention et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de la prolifération en Afrique Centrale, porte attributions, composition, réorganisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière.
L’Agence Nationale d’Investigation Financière, en abrégée « ANIF » dotée de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières relevant de sa compétence, a pour mission de traiter et transmettre des
informations en vue de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les membres composants cette Agence sont désignés par les administrations dont ils relèvent, notamment :
– un haut fonctionnaire détaché par le Ministère en charge des Finances ; – un Magistrat spécialisé dans les questions financières ;
– un haut fonctionnaire de l’Administration des Douanes spécialisé dans les enquêtes économiques et financières.
Ainsi, pour son fonctionnement l’ANIF comprend :
– les services d’appui ;
– les départements.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole de Franceville ;
– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole de Mouila ;
– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut de Formation des Professeurs d’Ecole d’Oyem.
Les projets de loi susmentionnés sont pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, des articles 74 et 75 de la loi n° 21/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche, ainsi que de l’article 41 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.
Ces projets de loi créent des Instituts de Formation des Professeurs dans trois (3) chefs-lieux de province et définissent le cadre légal et réglementaire qui régira la formation des enseignants de l’enseignement pré-primaire et primaire, afin de répondre aux conclusions relatives à la formation contenues dans le Rapport du Dialogue National Inclusif.
Placés sous la tutelle du Ministère de l’Éducation Nationale, ces Instituts sont considérés comme des établissements publics à caractère professionnel, dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière.
Pour leur fonctionnement, ils disposent de :
− un Conseil d’Administration ;
− une Direction Générale ;
− une Agence Comptable ;
− un Conseil d’Établissement ;
− un Conseil Scientifique ;
− un Conseil de Classe ;
− un Conseil de Discipline.
MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
– Projet de décret portant suppression du Haut-Commissariat chargé du projet Belinga.
La suppression visée par le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre du transfert des anciennes attributions du Haut-Commissariat vers les ministères compétents : le Ministère des Mines pour la coordination et le suivi des activités minières, le Ministère des Transports pour les infrastructures ferroviaires et portuaires, et le Ministère de l’Énergie pour les infrastructures énergétiques.
Le texte prévoit également le transfert à l’État, par l’intermédiaire des ministères concernés, des biens, droits, obligations, archives et engagements contractuels du Haut-Commissariat.
Cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, à clarifier les responsabilités, à simplifier les procédures administratives et à optimiser l’utilisation des ressources publiques, tout en garantissant la continuité et l’efficacité de l’action de l’État dans la conduite du projet Belinga.
– Projet de décret instituant une Task-force présidentielle pour le développement de la Mine de Belinga.
Placée sous l’autorité directe du Président de la République, cette structure spéciale, administration chargée d’une mission temporaire et interministérielle, est chargée du pilotage stratégique, de la coordination et du suivi du développement de la mine de fer de Belinga ainsi que des infrastructures associées, notamment le port minéralier de Kobe-Kobe, le chemin de fer Belinga– Kobe-Kobe et les centrales hydroélectriques.
Elle dispose d’un pouvoir de coordination sur l’ensemble des administrations et entités publiques concernées et assure la cohérence entre les volets minier, industriel, logistique, énergétique, environnemental et social du projet. Elle supervise les études techniques et économiques, veille au respect des normes environnementales et sociales, assure l’interface avec les partenaires financiers et investisseurs, et favorise le développement local par la formation, l’emploi et le transfert de compétences.
Composée d’un Coordonnateur général, d’un adjoint, de représentants de la Présidence et des ministères concernés, ainsi que d’experts, elle dispose d’un Secrétariat technique permanent et peut créer des commissions spécialisées. Les administrations publiques et entreprises publiques sont tenues de lui apporter pleine collaboration.
Ce service public de mission rend compte directement au Président de la République par des rapports trimestriels et annuels et dispose des moyens financiers, matériels et humains nécessaires à sa mission.
Sa durée est fixée à cinq ans, renouvelable une fois, ou jusqu’à l’atteinte complète des objectifs stratégiques assignés.
MININSTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone du Port de Kobe-Kobe ;
Le présent projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone portuaire a pour objectif de doter le Gabon d’un port en eau profonde et d’une plateforme logistique moderne, constituant une infrastructure stratégique pour soutenir la politique nationale de transformation locale, de réindustrialisation et de souveraineté économique.
Il vise également à sécuriser le foncier, à réaliser des infrastructures portuaires, industrielles, énergétiques et logistiques d’intérêt général, à offrir un cadre juridique favorable et attractif pour les investissements publics et privés, et à positionner le Gabon comme un hub portuaire et industriel de référence en Afrique centrale.
– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) d’une parcelle dans la commune de Mouila.
Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et instituant des servitudes pour l’exécution des travaux publics vise l’occupation par l’Etat des parcelles, n° 17, 18, 20, 21 et 22 correspondant respectivement à une superficie d’environ 1654 m² et 1325 m², section J du plan cadastral de la Commune de Mouila en vue de la construction du siège local de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale et de plusieurs annexes.
MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE
– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes.
Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, a pour objet d’actualiser le cadre juridique institué par le décret n° 00212/PR/MEPPDD du 21 juillet 2017.
Il redéfinit les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes, en abrégé CNATEFM.
La Commission a pour mission d’élaborer le Plan National d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes et d’en assurer le suivi de mise en œuvre.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
– Projet de Décret portant attributions et réorganisation de la Direction Générale de l’Économie Numérique.
Pris en application des dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006, fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, ainsi que de ses textes subséquents, chaque service de l’État est créé ou réorganisé afin de disposer d’un texte spécifique définissant ses attributions et son organisation.
La Direction Générale de l’Économie Numérique est chargée d’élaborer et de veiller à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’économie numérique, de télécommunications et de nouvelles technologies de l’information, en concertation avec les autres administrations concernées.
– Projet de Décret portant création, attributions et organisation de la Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cyber sécurité.
La Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cybersécurité (DGDINC), compétente notamment en matière de suivi du spectre des fréquences et des radiocommunications aux niveaux national et international, est placée sous l’autorité d’un Directeur Général, assisté d’un Directeur Général Adjoint. Tous deux sont nommés par décret pris en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre en charge du département, parmi les agents publics permanents de première catégorie justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans dans les domaines relevant des attributions de la Direction Générale.
Elle comprend :
– la Direction de la Stratégie et de la Planification ;
– la Direction des Infrastructures Numériques ;
– la Direction de la Cybersécurité et de la Normalisation.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil des Ministres a pris acte du démarrage effectif des activités du Contrôle Général d’État, et ce, conformément aux très hautes instructions du Chef de l’État et des dispositions de l’ordonnance n°001/PR/2023 du 29 septembre 2023 ratifié par la loi n°004/2023 du 31 janvier 2024.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
Au terme de la présentation du Ministre, et fort du retour du Gabon dans l’Union Africaine (UA), le Conseil des Ministres, a marqué son approbation pour la candidature du Gabon, pour un mandat de deux (02) ans (2026-2028), au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
Par ailleurs, le Conseil a également donné son accord aux demandes d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après :
– Monsieur Bjorn KLOUMAN BEKKEN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège près la République Gabonaise avec résidence à Kinshasa ;
– Monsieur Léo TREMBLEY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Confédération Suisse près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa.
Le Conseil a également pris connaissance de la note relative à la dégradation rapide de la situation humanitaire des réfugiés congolais (RDC) au Burundi, consécutive à l’intensification des violences dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Cette crise, marquée par un afflux massif de populations civiles, touche principalement des femmes et des enfants vivant dans des conditions de précarité extrême, avec de graves déficits en abris, alimentation, santé et services de base.
Le Gouvernement a été sensibilisé à l’urgence humanitaire et à l’appel à la solidarité régionale et internationale lancé par la CEEAC, afin d’éviter une aggravation de cette crise aux conséquences sécuritaires et humanitaires majeures.
MINISTERE DE LA SANTE
Suite à la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre du plan d’urgence, ainsi que pour l’intégration d’une action visant l’élargissement et la mise à niveau de la voie d’accès au Centre Hospitalier Régional Estuaire–Melen (CHREM) et au Centre National de Santé Mentale (CNSM), à la suite du sinistre survenu le lundi 15 décembre 2025.
MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
Le Conseil a validé le projet relatif à l’ensemble des engagements de l’État pour la mise en œuvre du projet minier de Belinga et des infrastructures connexes.
En effet, ledit projet constitue un levier stratégique majeur pour l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et le développement économique durable de la République Gabonaise.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
Le Conseil des Ministres s’est félicités des avancées des décisions relatives au renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion et d’utilisation rationnelle des fréquences radioélectriques avec ses pays limitrophes conformément aux dispositions règlementaires nationales et au règlement des communications de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).
Le Conseil a également marqué son accord à la demande d’autorisation pour le déploiement du plan d’action relatif à la mise en œuvre du Registre Social Unique (RSU) ce conformément à l’ordonnance n°0006/PR/2025 du 12 août 2025 portant digitalisation des caisses de prestations et de prévoyance sociale.
le Conseil a pris note de l’opérationnalisation des trois programmes structurants MADIGIPAIE, Ecoles connectées et Wifi à Bord du train SETRAG destinées à accélérer la transformation numérique du pays au bénéfice de l’économie, de l’éducation et de l’amélioration concrète des conditions de vie des populations.
De même, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale, le Conseil a approuvé la signature et la mise en service des trois accords historiques et stratégiques avec la République de Guinée Equatorial marquant une avancée majeure dans l’intégration numérique entre les deux pays.
– Le premier accord porte sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) ; – Le deuxième a permis la suppression des interférences sur les réseaux de télécommunications dans la zone frontalière entre Oyem et Mongomo ; – Enfin, le troisième à permis au Gabon et la Guinée Equatorial de procéder à l’interconnexion de leurs réseaux de fibre optique.
MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT, DU COMMERCE ET DES PME/PMI
Le Conseil a suivi avec attention la présentation du plan triennal de développement et de promotion de l’Économie Sociale et Solidaire, conçu comme une stratégie structurante visant à renforcer ce secteur afin de contribuer à l’inclusion sociale, à la création d’emplois et de richesse.
Ce plan ambitionne ainsi de poser les fondements d’une politique publique cohérente en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, adaptée aux réalités socio-économiques nationales.
Enfin, s’agissant des mesures individuelles, le Conseil a pris les décisions suivantes :
MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DE CAPCITES
CABINET DU MINISTRE
Il est mis fin aux fonctions des membres du Cabinet du Ministre.
En outre, les responsables administratifs ci-après désignés sont suspendus de leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre :
– Colonel Jonas SAMBI, Secrétaire Général ;
– M. Elie Christian AGHOMA-MOLOMBO, Secrétaire Général Adjoint ;
– Mme Edith KOMBILA, Directeur Général de la Fonction Publique ; – M. Jean MABICKA, Directeur Central des Archives et de la Documentation ; – M. Jacques ADA, Directeur de la Gestion des Personnels et du Contentieux ;
– Mme Zeinabou MBOUROUBA, épouse ALARA, Directeur du Recrutement ;
– Mme Teclaire MEKUI OWONO, Directeur Central de la Communication.
Le Ministre de la Fonction Publique est chargé de veiller, pour ce qui le concerne, à l’application de la présente décision ainsi qu’à celle des mesures relatives aux intérims, afin d’assurer la continuité du service.
MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
Province du Woleu-Ntem
– M. Soumaré KOMBILA, Chef de Service de l’Urbanisme à la Direction Provinciale du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre.
Le Gouverneur et le Directeur Provincial du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’application de la présente décision.
Le communiqué final du Conseil des ministres du 4 décembre dernier a annoncé que, cette taxe sera applicable à l’ensemble des logements, résidentiels comme professionnels, selon une classification fondée sur les zones et caractéristiques géographiques.
Au Gabon, une nouvelle taxe sur l’habitation sera instaurée. Le communiqué du conseil de ministre évoque que, « cette taxe fera l’objet d’un prélèvement mensuel adossé à la facturation d’électricité ». Ainsi donc, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a été retenue comme opérateur de collecte de cette taxe d’habitation. Pour la première phase qui est prévue en 2026, conformément au pacte fiscal républicain visant à renforcer l’équité contributive et à garantir les moyens nécessaires à la politique nationale de relance.
A cet effet, le rendement attendu pour de prélèvement est d’environ « 2,8 milliards de FCFA », comme indiqué dans le texte du conseil des ministres. Pour la première phase de cette opération, les zones rurales seront exemptées. La collecte va concerner les grandes villes du Gabon à savoir Libreville, Franceville, Port-Gentil et biens d’autres.
Il faut noter que, cette réforme proposée par le gouvernement, vise à moderniser et à rendre plus équitable le calcul de la taxe forfaitaire d’habitation. Et répond à la nécessité d’améliorer le dispositif actuel afin d’assurer une répartition plus juste, plus transparente et plus lisible de l’effort fiscal entre les citoyens.
Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 4 décembre 2025, à 11 h 00, dans la salle habituelle des délibérations, au Palais de la Présidence de la République.
À l’ouverture des travaux, le Conseil a suivi avec une attention soutenue la communication du Président de la République qui a souligné avec fermeté la nécessité d’un sursaut collectif. Depuis les événements du 30 août 2023, il n’a cessé de rappeler que la responsabilité historique des détenteurs de l’autorité de l’État consiste à refonder la Nation sur les principes de probité, d’exemplarité et de patriotisme actif. Il a toutefois constaté que les efforts déployés ne convergent pas encore suffisamment vers cette boussole commune, pourtant essentielle à la réalisation de l’ambition nationale.
Le Président de la République a insisté sur le fait que tant que la corruption continuera de miner les administrations et que certains détourneront la fonction publique au profit d’intérêts personnels, et tant que la logique de clan ou d’avantage particulier prévaudra sur l’intérêt national érigé en principe par les Pères fondateurs, la mise en œuvre des projets structurants demeurera compromise. Face à cette situation, le Président a invité l’ensemble des acteurs publics à se ressaisir collectivement. Il a réaffirmé sa pleine confiance dans les capacités de notre peuple et dans la valeur intrinsèque de l’homme gabonais, tout en avertissant que toute dérive ou compromission sera sanctionnée de manière immédiate et exemplaire.
Abordant la réduction des marges de manœuvre budgétaires induite par le niveau d’endettement du pays, le Président de la République a instruit le Ministre d’État, Ministre de l’Économie, d’accélérer la digitalisation de la collecte des recettes. Il a, à cet effet, souligné l’urgence du déploiement du Système intégré de gestion des finances publiques, véritable colonne vertébrale de la modernisation et de la dématérialisation de l’action publique.
Ce dispositif structurant a pour vocation d’unifier, au sein d’une plateforme intégrée et adossée au Trésor Public, l’ensemble des paiements fiscaux, non fiscaux et douaniers. Il permettra d’instaurer une chaîne de gestion entièrement dématérialisée, plus efficiente, plus
transparente et strictement alignée sur les impératifs de soutenabilité et de crédibilité des finances publiques.
Dans cette perspective, le Conseil a pris acte des orientations du Chef de l’État relatives à l’élargissement de l’assiette fiscale par l’instauration d’une taxe forfaitaire d’habitation. Applicable à l’ensemble des logements, résidentiels comme professionnels, selon une classification fondée sur les zones et caractéristiques géographiques, cette taxe fera l’objet d’un prélèvement mensuel adossé à la facturation d’électricité, la SEEG étant retenue comme opérateur de collecte. Les zones rurales seront exemptées pour la première phase.
L’entrée en vigueur est prévue en 2026, conformément au pacte fiscal républicain visant à renforcer l’équité contributive et à garantir les moyens nécessaires à la politique nationale de relance. Le rendement attendu de ce prélèvement est d’environ 2,8 milliards FCFA.
Parallèlement, le Conseil a réaffirmé la priorité accordée à la rationalisation de la dépense publique. Il a relevé les dérives constatées au sein des services publics personnalisés et des autorités administratives indépendantes, notamment l’inflation injustifiée des jetons de présence dans les Conseils d’administration et de régulation. Dans le cadre d’une gouvernance rénovée, il a été décidé de limiter à trois conseils
d’Administration maximums par an pour ces entités, et de plafonner strictement les jetons de présence en fonction du statut juridique de chaque satellite de l’État.
Le Ministre d’État en charge de l’Économie et des finances a ainsi été chargé de soumettre dans les meilleurs délais un cadre normatif complet et cohérent régissant la gouvernance de ces structures et la rémunération de leurs organes délibérants.
Sur un autre plan, le Conseil a examiné la situation de la position extérieure du Gabon, caractérisée par un déficit résultant de la baisse des exportations, des retards de rapatriement des devises et du maintien d’importations élevées. Il a constaté que cette situation découle principalement d’une application insuffisante du règlement CEMAC relatif au rapatriement obligatoire. En conséquence, le Conseil a décidé de mettre en œuvre un plan d’action conjoint avec la BEAC afin de stabiliser les réserves dès le premier semestre 2026.
Afin d’améliorer la performance de l’exécution des projets financés avec l’appui des partenaires techniques et financiers et face aux insuffisances structurelles relevées, faibles taux de décaissement, duplication des interventions, dispositifs de pilotage inopérants et coûts financiers excessifs, le Conseil a décidé de restructurer les projets insuffisamment performants, de créer un Comité National de Pilotage, d’installer un Secrétariat Technique unique et de rattacher directement les chefs de projet aux ministres sectoriels. Cette réorganisation vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, maîtriser les coûts et garantir un alignement strict des financements extérieurs sur les priorités nationales.
Enfin, le Président de la République a enjoint les Ministres assurant l’intérim de leurs collègues démissionnaires à garantir la pleine effectivité de ces intérims. Il a été constaté, de manière récurrente, que certains Cabinets de Ministres sortants s’abstiennent de transmettre les dossiers en leur possession, invoquant le retour de leurs titulaires.
Le Président de la République a rappelé avec fermeté le principe de continuité de l’État ainsi que l’impersonnalité des fonctions ministérielles. En conséquence, il a ordonné la cessation immédiate de ces pratiques, afin d’assurer la régularité du fonctionnement des services publics et la bonne marche de l’action gouvernementale.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres à délibérer sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
− Projet de loi portant création, attributions et organisation de la Société Lancaster Ré-Ndama.
Ce projet de loi s’inscrit dans la volonté affirmée du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, de positionner le Gabon comme une destination touristique de référence et d’attirer des investissements structurants en vue de doter le pays d’infrastructures hôtelières de haut niveau.
La Société Lancaster Re-Ndama prendra la forme d’une société d’économie mixte, dont le capital sera conjointement détenu par l’État et des partenaires privés, personnes morales de droit. Elle sera placée sous la tutelle technique du Ministère en charge du Tourisme.
La société aura notamment pour objets :
− l’acquisition du terrain relevant du titre foncier n°119, cadastré n°12 section F du plan cadastral de Libreville, d’une superficie de 1 hectare, 91 ares et 84 centiares, ainsi que de l’hôtel Re-Ndama ou de toute construction existante ou future sur ce site ;
− la rénovation, la réhabilitation et la modernisation de l’hôtel ainsi acquis ;
− l’exploitation commerciale de l’établissement sous la marque « Lancaster », incluant l’ensemble des prestations hôtelières ; − la gestion, la promotion, la valorisation et le développement de l’établissement, y compris la mise en œuvre d’activités annexes. La société sera administrée par un Conseil d’Administration et dirigée par un Directeur Général. Les statuts, qui précisent son organisation interne ainsi que les attributions des organes de gouvernance, seront approuvés par décret pris en Conseil des Ministres.
En tant que société d’économie mixte, Lancaster Re-Ndama sera soumise aux règles de la Comptabilité publique ainsi qu’au système comptable OHADA applicable aux sociétés anonymes.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Projet de loi autorisant le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement à légiférer par ordonnance pendant l’intersession parlementaire.
Pris en application de l’article 99 de la Constitution, le présent projet de texte a pour objet d’habiliter le Président de la République à légiférer par ordonnance durant l’intersession parlementaire, afin d’assurer la continuité normative et la célérité de l’action publique.
– Projet de loi organique portant organisation interne et fixant les règles de fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel.
Pris en application de l’article 154 de la Constitution, le présent projet de loi organique définit l’architecture interne ainsi que les modalités de fonctionnement et de désignation des membres du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC).
Il procède à une actualisation globale du cadre juridique de l’Institution, rendue nécessaire par l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.
La loi organique intègre, en outre, la composante culturelle, désormais constitutive des missions du Conseil, et consacre la participation des Gabonais de l’étranger et des populations autochtones aux travaux de l’Assemblée plénière et de la Commission permanente.
Dans son organisation, le Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) comprend :
− l’Assemblée plénière, organe d’orientation et de décision regroupant l’ensemble des membres titulaires ;
− le Bureau du Conseil, organe exécutif, composé d’un Président, de deux Vice-Présidents, de deux Questeurs et de trois Secrétaires ;
– Projet de décret fixant les modalités de désignation des Membres du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC)
Le présent projet de décret définit les modalités de désignation des membres du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel. Conformément aux articles 152 et 153 de la Constitution, la désignation de ces membres s’opère par décret, par voie élective ou par cooptation, selon les catégories et procédures prévues.
MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE L’INCLUSION
– Projet de décret fixant les modalités d’attribution et de calcul de la pension d’invalidité et de la pension de survivants
Pris en application des dispositions de la loi n°037/2023 du 23 juillet 2023, modifiant et abrogeant certaines dispositions de la loi n°6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de la Sécurité Sociale, laquelle matérialise le processus de réforme juridique de la Sécurité Sociale, le présent texte se justifie par la nécessité d’instaurer un nouveau paramétrage.
Il intègre notamment le réajustement des taux de cotisation de la branche des pensions ainsi que le relèvement des cotisations, afin d’assurer la pérennité et l’équilibre financier du système.
– Projet de décret fixant les taux, l’assiette et le plafond des salaires soumis à cotisations.
Le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre de la réforme approfondie des dispositions antérieures régissant la branche des pensions de retraite.
Son adoption et la mise en œuvre des nouveaux paramètres constituent une étape essentielle du processus de restructuration de la CNSS, visant à renforcer l’efficacité et la pérennité du système.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE L’INNOVATION
– Projet de décret portant attribution et réorganisation de la Direction Centrale des Systèmes d’Information dans les ministères.
Pris en application de l’ordonnance n°0006/PR du 12 août 2025 portant réglementation de la digitalisation en République gabonaise, le présent projet de texte a pour objet, compte tenu des évolutions constatées dans le secteur de l’économie numérique, en particulier l’essor des technologies émergentes, l’accélération des initiatives de digitalisation et le développement des technologies de l’information et de la communication, de redéfinir les missions des Directions centrales des systèmes d’information et de préciser les modalités de désignation de leurs responsables.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
Le Conseil a pris connaissance avec la plus grande attention et une vigilance accrue des communications concernant les audits administratifs, le recensement exhaustif du patrimoine immobilier et l’inventaire des compteurs d’eau et d’électricité dans la Province de l’Estuaire, menés strictement conformément à la décision du Conseil des Ministres du 30 mai 2025.
L’audit des engagements locatifs de l’État, portant sur quatre-vingt onze (91) baux dont le coût mensuel excède 500 000 FCFA TTC pour un engagement annuel total de 24 666 472 901 FCFA, a révélé des anomalies significatives : inoccupation prolongée de bâtiments, vétusté des infrastructures, surévaluation des loyers et manquements fiscaux (TSIL et IRPP).
Vingt-quatre (24) baux concernent des bâtiments vétustes et inoccupés pour un coût annuel de 2 293 018 320 FCFA, et soixante-sept (67) contrats présentent des défauts de paiement des taxes, induisant un préjudice fiscal de 3 059 034 114 FCFA.
Le Conseil a décidé la mise en œuvre immédiate de mesures correctives confiées au Ministère en charge de l’Économie et des Finances et aux départements concernés, incluant la résiliation ou renégociation des baux, la régularisation fiscale et le recouvrement des montants dus, avec une économie annuelle potentielle estimée à 8 324 057 627 FCFA, et a recommandé l’extension de l’audit à l’ensemble du territoire national.
Dans le cadre du recensement du patrimoine immobilier, 878 parcelles appartenant à l’État ont été identifiées, dont 392 titrées et 486 à régulariser, avec 128 parcelles occupées illégalement (14,58 %) et 38 réserves foncières dont 24 squattées (63 %). Le bâti public recensé comprend 3 772 édifices, répartis entre bureaux (1 826), logements administratifs (1 336) et autres infrastructures (610), dont 2 049 situés à Libreville. L’état physique du parc révèle 1 379 bâtiments vétustes (37 %), dont 749 à Libreville, soit plus de la moitié des édifices dégradés.
L’inventaire des compteurs d’eau et d’électricité a identifié 276 compteurs d’eau et 448 compteurs d’électricité, certains alimentant plusieurs bâtiments, avec un nombre significatif de compteurs délabrés : 62 pour l’eau (22 %) et 105 pour l’électricité (23 %).
Des branchements directs anarchiques ont été constatés, présentant des risques d’électrisation et d’incendie. La dépense en eau a augmenté de 18 % entre 2023 et 2024, passant de 2 853 985 980 FCFA à 3 361 599 146 FCFA, en raison de l’absence de contrôle des facturations SEEG et du suivi des consommations dans les bâtiments de l’État. L’analyse des consommations électriques a mis en évidence des irrégularités majeures, avec des pics anormaux de facturation, notamment en mai 2023 et entre juillet et août 2024, conduisant à une augmentation cumulée anormale de 84 699 261 824 FCFA.
Le Conseil a souligné la nécessité de mesures coercitives et d’un contrôle rigoureux des consommations d’eau et d’électricité afin de maîtriser les charges budgétaires de l’État et d’assurer une gestion efficace des ressources publiques.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION REGIONALE ET DE LA DIASPORA
Au terme de la présentation de Monsieur le Ministre, le Conseil des Ministres a approuvé les demandes d’agrément des personnalités diplomatiques suivantes :
− Monsieur Luis Miguel LEANDRO DA SILVA, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Portugaise près la République Gabonaise, avec résidence à São Tomé-et-Principe ;
− Monsieur Parfait BUSABIZWA, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Rwanda près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa ;
− Monsieur Peter GUSCHELBAUER, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Autriche près la République Gabonaise, avec résidence à Abuja, République Fédérale du Nigéria ;
− Monsieur Seyed Gholamreza MIRMOHAMMAD MEIGONI, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Islamique d’Iran près la République Gabonaise, avec résidence à Abidjan, République de Côte d’Ivoire ;
− Monsieur Ryan EL AKHRAS, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Centrafricaine près la République Gabonaise ;
− Monsieur Daouda SOUMAH, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée près la République Gabonaise, avec résidence à Libreville ;
− Monsieur Michael DESLAIMES, Consul Général de France au Gabon.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
Le Conseil a marqué son accord pour la validation, conformément aux dispositions de l’article 49 de l’ordonnance n°009/PR du 11 février 2016 relative aux partenariats public-privé, ratifiée par la loi n°20/2016 du 5 septembre 2016, de la négociation du contrat de délégation de services publics relatif à certaines activités de propreté urbaine envisagé sous le format de partenariat public-privé.
Ce projet de contrat, conclu avec le groupement de droit local EZONA, bénéficiera aux communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum.
Les activités, complémentaires aux dispositifs de gestion existants, porteront sur la propreté urbaine des espaces viaires par balayage et lavage mécanisé, le piquetage par ilotage, le curage programmé des caniveaux pour la collecte des débris, l’enlèvement programmé ou signalé des encombrements, le nettoyage des bassins versants et embouchures,
ainsi que le désherbage des accotements viaires, le défrichage et l’ensoleillement des abords des routes selon une fréquence définie. Cette initiative, qui complète les actions de la Société Clean Africa dans la lutte contre l’insalubrité, permettra la création de 1 441 emplois directs, dont 500 dès la phase de lancement.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Le Conseil des Ministres a validé le plan de cessation des délégations de l’ANBG, prévoyant le retour de vingt-cinq (25) fonctionnaires dans leur administration d’origine et la fin des fonctions de neuf (9) agents non fonctionnaires, nommés Délégués provinciaux et extérieurs par décret du 20 mars 2024. Cette décision tient compte des contraintes juridiques et budgétaires. Les modalités de mise en œuvre seront précisées par les services compétents et portées à la connaissance des intéressés.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné plusieurs mesures individuelles, dont les principales portent sur les nominations suivantes :
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Secrétariat Général de la Présidence de la République
Département des Travaux Publics et des Infrastructures
• Conseiller Spécial, Chef de Département : M. Olivier MOUCKOCKO
Sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine :
• M. Wenceslas YABA, précédemment Conseiller Spécial, Chef du Département Santé
• Pr. Daniel Franck IDIATA, précédemment Conseiller Spécial, Chef du Département Éducation, Formation Professionnelle et Enseignement Supérieur
Cabinet du Président de la République
• Conseiller du Président de la République : Dr. Roger MBOUMBA MBINA
Sont remis à la disposition de leurs administrations d’origine :
• M. Yann Franck KOUBDJE, précédemment Conseiller Spécial, chargé de missions du Président de la République
Mesdames :
• Mme Nadège Arcadie MOUGNANGA, précédemment Conseiller du Président de la République
• Mme Erica Darlhène MOUSSOUNDA BIMBOUNZA, épouse MBEGNIGA, précédemment Conseiller du Président de la République
Cabinet du Vice-Président de la République
Sont remis à la disposition de leur administration d’origine :
• M. Aimé YEMBI
• Dr Edouard ENGOHANG
• M. Auguste Francis TAÏKA
• M. Ulrich TCHIANTOU JOUMAS
• M. Elvis TCHINGA MOUELE
• M. Eric Georges DIOUF
• Commandant de Police MVINE ANDJAYE Yves
• Mme Denise Patricia OSSALOUGOU, épouse JOHNSON
• Mme Josiane NGOUANGA BOURDES
• M. Magloire MENGANDE MESSILIE
• Lieutenant MOBOUASSE Marie Françoise
• M. Benjamin SAMBA
• M. Juste Benjamin EGUEYI ONEWIN
• M. Rufin KAMBA
• M. Charles TOUZOLA MBOUKOU
• M. Yvon JEUNEU
Secrétariat Général du Gouvernement
• Conseiller, Directeur de la Communication Gouvernementale : M. Alboury NDIAYE
• Conseiller, Directeur de la Législation : M. Gaspard NANEKOULA • Conseiller, Directeur de la Production et des Publications Officielles : M. Dinos Félicien OLOUNA
• Conseiller, Directeur du Conseil Interministériel et du Suivi des Actes : Mme Michelle Vanessa BADOBA KOMBA
• Conseiller, Directeur du Suivi et de l’Évaluation de l’Action Gouvernementale : M. Guy Hermann MAÏSSA
• Conseiller, Directeur de Cabinet du Secrétaire Général du Gouvernement : M. Jean Danice AKARIKI
MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE
Services sous tutelle
Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB)
• Président du Conseil d’Administration : M. KOUANGA Jean-François • Directeur Général Adjoint : M. NANG EKOH Dieudonné
• Conseiller du Directeur Général : Mme Sidonie Prudence DJOROGO ESSANGA
Centrale d’Achats du Gabon
• Président du Conseil d’Administration : M. Gustave Benoît ANCHOUEY WANLELE
• Directeur Général : M. Théophile BOUTAMBA
Agence Nationale d’Investigation Financière
• Directeur Général : M. Guenolet BOUMAS NGABINA
MINISTÈRE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE ET DE LA LOGISTIQUE
Services sous tutelle
Office National de Sûreté et de Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG)
• Directeur Général Adjoint : M. Wilson MAKAYA MAKAYA, en remplacement de Mme Rosine OYANE OBAME, remise à la disposition de son administration d’origine.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGÉ DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA
Secrétariat Général – Services Extérieurs
Ambassade de la République Gabonaise près la République de Guinée • Ambassadeur: M. Persis Lionel ESSONO ONDO
Ambassade de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine Consulats Honoraires
• Hong Kong : M. MUI WAI SUM
• Singapour : M. ZHANG YUANTIAN
MINISTÈRE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
Services déconcentrés
Sous-Préfecture du District de NDANGUI
• Sous-Préfet : M. Jérémie FOUALA IYANGUI
MINISTÈRE DE L’ACCÈS UNIVERSEL À L’EAU ET À L’ÉNERGIE Société de Patrimoine
• Conseiller du Directeur Général : M. Noval ANKAMA, en remplacement de M. Justin BEKALE, admis à faire valoir ses droits à la retraite
MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET DES MÉDIAS
Services sous-tutelle
La Poste S.A.
• Président du Conseil d’Administration : Mme Louise BOUKANDOU Agence Gabonaise de Presse (AGP)
• Administrateur, Directeur Général : Mme Hermine OTOUNGA, en remplacement de M. Ghislain Ruffin ETHOUGHE
MINISTÈRE DE LA SANTÉ
Services sous-tutelle
Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
• Directeur Général : Pr. Elsa Joséphine AYO NKANA, épouse BIVIGOU • Directeur Général Adjoint : Pr. Steeve MINTO’O ROGOMBE
Centre Hospitalier Régional de Melen
• Directeur Général : Dr. Michel-Arnaud SAPHOU DAMON
MINISTÈRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
Services sous-tutelle
Société Nationale Immobilière (SNI)
• Conseiller du Directeur Général : Mme Solange NDOUNA
MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU)
• Président du Conseil d’Administration : M. Jacques Pierre AYORI
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ÉLEVAGE ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL
Services sous-tutelle
Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG)
• Président du Conseil d’Administration : M. Patrick Médard AMVAME NDONG
Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce jeudi 23 octobre 2025, à 10h00, dans la salle habituelle des délibérations, au Palais de la Présidence de la République.
Le Conseil a ouvert ses travaux par un vibrant hommage au Président de la République pour sa brillante intervention lors de la 80ᵉ Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York (États-Unis).
Dans son allocution, le Chef de l’État a rappelé les avancées majeures de la Transition politique réussie et le retour à l’ordre démocratique au Gabon, tout en exprimant la reconnaissance de la Nation envers
l’Organisation des Nations Unies pour son accompagnement constant.
Affirmant que « le Gabon a changé », le Président de la République a réaffirmé la volonté du pays de se réconcilier avec lui-même, de reconstruire un État au service du peuple et de transformer sur place ses ressources naturelles afin de créer des emplois locaux et de promouvoir des partenariats économiques équitables, fondés sur la transparence, la probité et le respect mutuel. Il a également renouvelé l’engagement du Gabon pour la paix, la sécurité internationale, la protection du climat et la justice environnementale, tout en appelant à un multilatéralisme plus juste et inclusif.
Poursuivant ses travaux, le Conseil a écouté le Président de la République qui a rappelé que le Gabon se trouve à un moment décisif de son histoire. Les élections législatives et locales — premières de la Ve République — arrivent à leur terme avec la reprise du second tour à Ntoum et à Moabi, avant l’élection prochaine des sénateurs. Ce cycle électoral marque une étape charnière vers la consolidation du nouvel ordre institutionnel, fondé sur la légitimité populaire, la transparence et la responsabilité.
Le Chef de l’État a salué la maturité du peuple gabonais, tout en relevant certaines insuffisances du dispositif électoral issues du Dialogue national
inclusif. Il a annoncé une évaluation approfondie et des ajustements nécessaires pour renforcer la crédibilité et la participation aux scrutins futurs, rappelant que le vote demeure le socle de la légitimité républicaine. Le Président de la République a invité le Gouvernement à réfléchir sans tabou sur les moyens de raviver la participation citoyenne, notamment par l’éducation civique, la modernisation des procédures électorales et une réflexion nationale sur le vote obligatoire.
Il a ensuite souligné que la fin du cycle électoral consacre la clôture de la Transition et l’entrée dans la Cinquième République, dont l’architecture institutionnelle — Assemblée nationale, Sénat, Cour constitutionnelle, Conseil économique, social, environnemental et culturel — sera bientôt complète. Cette nouvelle République devra être plus juste, plus moderne, plus exemplaire, au service du peuple et du bien commun.
Le Chef de l’État a appelé à une mobilisation gouvernementale totale en vue de la pleine exécution du projet national, insistant sur la nécessité de résultats concrets et visibles chaque semaine. Il a exigé une gouvernance fondée sur la rigueur, la probité et la performance, rappelant que la confiance des citoyens se mérite par l’exemplarité. Évoquant la gestion de certains projets publics, le Président de la République a dénoncé les dérives et malversations constatées, réaffirmant que la main de l’État ne tremblera pas et que les auteurs répondront de leurs actes devant la justice.
Le Chef de l’État a ensuite appelé à un dialogue social permanent, estimant qu’il constitue une nécessité stratégique. Il a instruit le VicePrésident du Gouvernement et le Ministre du Travail de formaliser un cadre de concertation durable avec les partenaires sociaux, et demandé l’organisation, d’ici 2026, d’élections professionnelles transparentes afin de restaurer la crédibilité syndicale.
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Le Président de la République a exprimé, par la suite, son inquiétude face à la montée de comportements inciviques, notamment sur les réseaux sociaux, qui banalisent l’action publique et outragent les institutions. Il a appelé à un sursaut civique collectif et à la reconstruction de la confiance entre gouvernants et gouvernés, par un effort soutenu d’éducation et de formation civique. À cet effet, il a annoncé le renforcement de la Direction générale de l’Éducation populaire au Ministère de la Culture, ainsi que de la structure chargée de l’instruction civique au Ministère de l’Éducation nationale, afin de former le citoyen modèle de la République nouvelle, conscient de ses droits et de ses devoirs.
Le Chef de l’État a conclu en réaffirmant son ambition de bâtir un Gabon exemplaire, discipliné et prospère, où la vertu civique et l’exemplarité publique guideront l’action nationale, pour une République digne, forte et respectée.
S’inscrivant dans la dynamique de redressement moral et de transformation économique, le Président de la République a rendu hommage à la délégation gabonaise qui a remporté le Golden Prize décroché par le Gabon lors de l’Exposition universelle d’Osaka, au Japon.
Cette distinction ouvre au pays de nouvelles perspectives de rayonnement international. À cette occasion, le Chef de l’État a appelé à faire de cette réussite un des leviers pour un développement durable et collectif. Soulignant la nécessité de saisir toutes les opportunités, il a annoncé que ce prix devait servir de tremplin pour promouvoir le Gabon comme une destination de choix. Une mesure incitative majeure a ainsi été dévoilée : désormais, tout investisseur réalisant un apport d’au moins dix (10) milliards de francs CFA se verra octroyer la Carte de Résident Permanent, valable pour une durée de dix (10) ans.
Cette décision traduit la volonté du Chef de l’État de stimuler l’investissement productif, d’attirer des capitaux durables et de faire du Gabon une terre d’opportunités et de confiance pour les entrepreneurs du monde entier.
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I. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
– Projet de loi fixant certaines règles relatives à l’activité de crédit dans les secteurs bancaires et de la microfinance en République Gabonaise.
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, vient combler un vide juridique dans les opérations de crédit par les établissements de crédit et de microfinance en République Gabonaise, les obligations des parties y relatives et le régime de responsabilité en cas de non-remboursement.
A cet effet, il propose en conformité avec les dispositions de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) non seulement de mieux protéger le système bancaire contre le risque de défaut de paiement massif, mais aussi participe à assurer une plus grande sécurité juridique, judiciaire et financière à tous les opérateurs économiques du secteur privé et du secteur public.
– Projet de loi fixant certaines conditions d’accès à la fonction de Directeur Général d’établissement de crédit et de microfinance.
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, vise la transformation durable de notre modèle de développement économique dans lequel le secteur bancaire et de la microfinance conservent un rôle clé notamment pour le financement de l’économie en monnaie locale.
Ainsi, en parfait accord avec le corpus règlementaire de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) en sa qualité de régulateur, le présent projet de texte consacre-t-il dorénavant l’exclusivité de la fonction de Directeur Général des établissements de crédit et de microfinance sur le
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territoire de la République gabonaise, aux seules personnes de nationalité gabonaise, sauf dérogation accordée par le Comité National Économique Financier.
– Projet de décret portant obligation de saturation des capacités d’assurance et réassurance du marché local avant toute cession de réassurance facultative à l’étranger.
Ce texte vise à renforcer la solidité du secteur national des assurances en garantissant une meilleure mobilisation des capacités financières disponibles sur le marché gabonais.
Désormais, les sociétés d’assurance établies sur le territoire national devront, avant toute cession à l’international, solliciter en priorité la mutualisation des capacités locales, notamment celles des autres compagnies agréées et du réassureur national.
Cette mesure permettra d’accroître la rétention des primes sur le territoire, de réduire les transferts de capitaux vers l’extérieur et, partant, de consolider le financement domestique du secteur des assurances, en cohérence avec les objectifs de souveraineté économique du Gouvernement.
– Projet de décret fixant les règles applicables aux administrateurs de l’État dans les Conseils d’Administration.
Ce texte vise à renforcer la gouvernance et la performance des entités publiques en encadrant désormais les conditions de désignation, la durée des mandats, ainsi que les obligations et responsabilités des administrateurs représentant l’État.
Désormais, les fonctions d’administrateur de l’État ne pourront être confiées qu’à des agents publics en activité, disposant d’une expérience professionnelle avérée, d’une compétence reconnue, d’une moralité exemplaire et d’un sens élevé de l’intérêt général. Ces administrateurs devront se conformer aux orientations des autorités qu’ils représentent et rendre compte de leur mission.
Le projet de décret limite également la durée d’exercice de ces fonctions à un maximum de trois (3) mandats sur six (6) ans au sein d’une même entité,
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afin de prévenir toute situation d’accoutumance préjudiciable à l’efficacité. Il rappelle enfin la responsabilité civile et pénale des administrateurs de l’État en cas de faute de gestion.
L’adoption de ce texte consacre une étape importante dans la professionnalisation de la représentation de l’État actionnaire et dans l’amélioration de la gouvernance des entités publiques.
– Projet de décret portant attributions et organisation du Ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère.
Ce texte intervient à la suite du décret n°0222/PR du 5 mai 2025 portant composition du Gouvernement, qui a consacré la fusion de l’ancien Ministère de l’Économie et des Participations avec celui des Comptes Publics et de la Dette. Cette réforme structurelle vise à regrouper, au sein d’un même département, l’ensemble des missions économiques et financières de l’État pour une meilleure cohérence et efficacité de l’action publique.
Dans sa nouvelle configuration, ce département ministériel a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement en matière d’économie, de finances, de budget, de dette, de participations de l’État, de promotion des investissements, de partenariats publics-privés, d’amélioration de l’environnement des affaires et de lutte contre la vie chère.
Outre les directions et services hérités des anciens départements, le projet de décret crée deux nouvelles structures rattachées directement au Cabinet du Ministre :
l’Inspection Générale des Finances, destinée à renforcer les fonctions d’audit, de contrôle et de gouvernance financière des administrations publiques ;
la Direction Centrale du Management et de la Qualité, chargée de la mise en œuvre d’un système de management de la qualité pour accroître l’efficacité opérationnelle et améliorer le service rendu aux usagers.
Le présent projet de décret, articulé autour de trois chapitres relatifs aux attributions, à l’organisation et aux dispositions finales, marque une étape
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importante dans la modernisation et la rationalisation de la gouvernance économique et financière de l’État.
– Ratification législative des conventions et marchés conclus par le Gouvernement
Pris en application des dispositions légales et règlementaires en vigueur, ce projet de texte s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer la transparence, la régularité et la traçabilité des engagements économiques et financiers de l’État.
Dans le cadre de la mise en œuvre de projets à fort impact économique et social, notamment en matière d’investissements productifs, de création d’emplois et de recours à la sous-traitance locale, le Gouvernement a accordé à certains opérateurs économiques des avantages fiscaux et douaniers spécifiques.
Ces avantages, sous forme d’exonérations, de taux réduits, de suspensions de droits et taxes ou de stabilisation fiscale et douanière, constituent des dépenses fiscales qui, conformément à la loi, nécessitent l’approbation préalable du Parlement.
À travers cette démarche de ratification, le Gouvernement réaffirme sa volonté de soumettre à la représentation nationale tout engagement comportant des incidences fiscales et financières, conformément aux exigences de bonne gouvernance et de responsabilité budgétaire, dans un esprit de transparence, de légalité et d’efficacité économique.
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention portant création de l’Organisation Internationale pour la Médiation (OIM)
Le présent projet de loi fait suite à la signature, le 30 mai 2025 à Hong Kong (Chine), de la Convention portant création de l’Organisation Internationale pour la Médiation (OIM).
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Ce texte vise à renforcer les mécanismes de règlement pacifique des différends, notamment ceux relatifs au commerce international et aux investissements, par la voie de la médiation.
L’OIM, qui s’inspire des principes fondateurs de la Charte des Nations Unies, offre un cadre particulièrement favorable aux pays en développement, en prenant en compte leurs intérêts spécifiques dans le processus d’élaboration de la Convention. Elle accorde également à ses membres fondateurs certains avantages en matière de représentativité au sein de ses organes.
La mise en œuvre de ce nouvel instrument juridique par notre pays est subordonnée à l’accomplissement de la procédure de ratification, conformément aux dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution.
À travers l’adhésion à l’OIM, le Gabon renforcera son dispositif de coopération multilatérale, consolidera ses relations avec la République Populaire de Chine et ouvrira la voie à de nouveaux partenariats diplomatiques et économiques.
– Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves (CIM)
Le présent projet de loi autorise la ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves (CIM), signé le 6 novembre 2024 à Shenzhen (Chine), entre dix-huit (18) pays, parties contractantes à la Convention de Ramsar sur les zones humides d’importance internationale.
Le CIM a pour mission de promouvoir la coopération internationale et les actions conjointes en matière de conservation, de restauration et d’utilisation durable des écosystèmes de mangroves. Il vise également à renforcer la mise en œuvre de la Convention de Ramsar ainsi que d’autres engagements environnementaux internationaux, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.
La ratification de cet Accord permettra au Gabon de renforcer son cadre juridique et institutionnel de protection des zones humides, tout en favorisant la mise en œuvre de plans nationaux de conservation et de programmes spécifiques de restauration des mangroves, essentiels à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
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– Projet de décret fixant la procédure de délivrance de l’agrément aux ambassadeurs accrédités en République Gabonaise
Le présent projet de décret fixe les règles et procédures relatives à la demande et à la délivrance de l’agrément aux ambassadeurs accrédités en République Gabonaise.
Il précise également les autorités compétentes et les instances appelées à intervenir à chaque étape de cette procédure.
L’adoption de ce texte vise à clarifier, formaliser et sécuriser le processus d’agrément, dans le souci de garantir une pratique diplomatique transparente, harmonisée et conforme aux usages internationaux, contribuant ainsi au rayonnement et à la cohérence de la diplomatie gabonaise.
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
– Projet de décret portant création et attributions de l’Académie de Protection de l’Environnement et des Ressources Naturelles (APERN)
Le présent projet de décret, pris conformément aux dispositions de l’article 31 de la loi n°020/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, s’inscrit dans la continuité des efforts du Gouvernement en matière de préservation de l’environnement et de protection durable des ressources naturelles nationales.
Ce texte définit les missions et attributions de cette Académie, les conditions d’admission, les sources de financement ainsi que le régime comptable et administratif applicable. Il précise également les dispositions diverses et finales relatives à son fonctionnement.
L’Académie de Protection de l’Environnement et des Ressources Naturelles (APERN) aura pour vocation de former les personnels de défense et de sécurité, les agents civils de l’État, ainsi que les cadres d’organismes publics et privés engagés dans la gestion environnementale. Les formations dispensées seront sanctionnées par des brevets et certificats
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techniques de premier et de second degrés militaires, ainsi que par des
certificats d’aptitude professionnelle et des masters spécialisés. L’adoption de ce texte marque une étape importante dans la mise en place d’un dispositif national de formation environnementale, offrant une alternative durable aux formations à l’étranger, tout en contribuant à la
maîtrise des coûts et au renforcement des capacités nationales dans ce
domaine stratégique.
– Projet de décret portant création d’une École Nationale à Vocation Régionale (ENVR) à l’École d’Administration des Forces de Défense de Libreville.
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant création d’une École Nationale à Vocation Régionale (ENVR) au sein de l’École d’Administration des Forces de Défense de Libreville, dans le cadre d’un partenariat entre la République Gabonaise et la République Française.
Ce texte vise à renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et à promouvoir la formation des personnels militaires dans les domaines de l’administration, de la gestion publique militaire et du commandement. L’École d’Administration des Forces de Défense de Libreville est un établissement d’enseignement militaire dont les études sont sanctionnées par des brevets et le Diplôme d’Officier d’Administration.
L’objectif de cette réforme est de doter les officiers subalternes et sousofficiers d’une formation de haut niveau, alliant compétences administratives, discipline militaire et excellence académique, afin de renforcer la performance et la modernisation de l’administration militaire nationale et régionale.
L’adoption de ce texte traduit la volonté du Gouvernement de renforcer les capacités nationales de formation militaire et de consolider le rayonnement régional du Gabon en matière de coopération et de défense.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
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Projet de loi portant révision de la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation ;
Ce texte répond à la nécessité de rationaliser et d’harmoniser le cadre juridique de la décentralisation afin de lever les difficultés liées au foisonnement de textes législatifs et réglementaires existants, sources d’insécurité juridique et de lenteurs dans la mise en œuvre effective du processus de décentralisation.
La réécriture de la loi organique intègre et unifie les dispositions de la loi n°001/2014 du 15 juin 2015, de la loi n°028/2020 du 24 décembre 2020 fixant les modalités de transfert des compétences de l’État aux collectivités locales, ainsi que de l’ordonnance n°005/PR/2023 du 24 octobre 2023, afin de garantir une meilleure lisibilité et une application plus cohérente du dispositif juridique.
Le nouveau projet de texte procède à plusieurs réajustements, notamment
:
la catégorisation des collectivités locales selon des critères démographiques, économiques et géographiques ;
la définition des attributions des bureaux des conseils et de leurs présidents ;
la clarification du régime des délégations spéciales et des compétences non transférables ;
la révision du cadre financier, incluant les ressources, les charges et le fonds de péréquation des collectivités locales.
Ce dernier dispositif est alimenté principalement par une dotation spéciale fixée de 5 à 10 % des ressources propres du budget de l’État, et peut être renforcé par des fonds issus des secteurs minier, forestier, pétrolier, gazier ou locaux. La clé de répartition de cette dotation est fixée comme suit :
70 % répartis à parts égales entre les 135 entités décentralisées ;
30 % redistribués selon des critères démographiques et d’éloignement.
L’adoption de ce projet de loi organique marque une étape majeure dans la modernisation du cadre de la gouvernance locale et la promotion du
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développement équilibré des territoires, conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, en matière de développement local et de proximité administrative.
– Projet de décret portant transfert des compétences et des moyens de l’État aux Collectivités locales
Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant transfert des compétences et des moyens de l’État aux Collectivités locales, conformément aux dispositions de la loi n°028/2020 du 24 décembre 2020 fixant les modalités de transfert des compétences de l’État aux collectivités locales, et de l’ordonnance n°006/PR/2025 du 27 janvier 2025 relative à la programmation dudit transfert.
Ce texte traduit la volonté du Gouvernement de donner une réalité concrète au processus de décentralisation, en permettant aux collectivités locales d’exercer pleinement les missions de service public qui leurs sont confiées, dans une logique de proximité, d’efficacité et de développement équilibré du territoire.
Sur la base des conclusions de la première réunion de la Commission Nationale de la Décentralisation (CND), tenue les 17 et 18 juin 2025, il a été retenu une approche inclusive impliquant le transfert progressif des compétences et des moyens de vingt (20) ministères vers l’ensemble des cent trente-cinq (135) collectivités locales, réparties entre les 52 communes, leurs 35 arrondissements et les 48 conseils départementaux.
Le projet de décret énumère les départements ministériels concernés, précise les compétences transférées, les modalités d’accompagnement, ainsi que les mécanismes de financement. Il prévoit notamment la mise en place d’un Fonds de péréquation des collectivités locales, alimenté par :
une dotation spéciale fixée annuellement à 10 % des ressources propres du budget de l’État ;
des contributions issues des fonds de développement minier, forestier, pétrolier et gazier.
La répartition de cette dotation spéciale est fixée comme suit :
97 % affectés au développement des collectivités locales ;
1,5 % consacrés au fonctionnement du Fonds de péréquation ;
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1,5 % réservés au fonctionnement des organes de la décentralisation.
S’agissant de la quote-part des collectivités locales, elle sera répartie entre les entités décentralisées selon la clé suivante :
70 % distribués sur une base égalitaire entre les 135 entités ;
30 % redistribués en fonction de critères démographiques et d’éloignement.
L’adoption de ce texte marque une étape décisive dans l’opérationnalisation du processus de décentralisation, en dotant les collectivités locales des compétences et des moyens nécessaires à la conduite de politiques publiques adaptées aux besoins des populations.
– Projet de décret fixant le tableau des grands électeurs pour l’élection des sénateurs de l’année 2025.
Pris en application des dispositions de l’article 239 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République Gabonaise, ce texte établit le tableau des grands électeurs appelés à participer à l’élection des sénateurs pour l’année en cours.
Le tableau des grands électeurs est dressé pour l’ensemble du territoire national, par département, commune et arrondissement, et détermine, pour chaque circonscription, le nombre de conseillers départementaux, municipaux ainsi que le nombre de sénateurs à élire.
L’adoption de ce projet de décret s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif électoral national, en vue de garantir la transparence, la régularité et la bonne organisation du scrutin sénatorial de 2025, conformément aux exigences de la loi et aux principes de la démocratie représentative.
– Projet de décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale pour le second tour de l’élection des députés dans le 1er Arrondissement de Ntoum et la Commune de Moabi.
Pris en application des dispositions des articles 90, 112 et 113 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en
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République Gabonaise, ce texte fixe le calendrier des opérations électorales pour les circonscriptions concernées.
Ainsi, le collège électoral est convoqué pour le dimanche 2 novembre 2025.
La campagne électorale s’ouvrira le jeudi 23 octobre 2025 à 00 heure et sera close le samedi 1er novembre 2025 à 24 heures.
L’adoption de ce projet de décret traduit la volonté du Gouvernement d’assurer le bon déroulement du processus électoral, dans un cadre légal, transparent et conforme aux exigences de la démocratie et de l’État de droit.
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS
– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps Autonome de la Sécurité Pénitentiaire.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 3 de la loi n°3/78 du 1er juin 1978 portant institution du Corps Autonome de la Sécurité Pénitentiaire, a pour objet de renforcer le cadre juridique, organisationnel et fonctionnel de ce corps spécialisé.
Ce texte vise à mieux structurer la Sécurité Pénitentiaire, à clarifier ses attributions et à valoriser son rôle essentiel dans la mise en œuvre des missions de sécurité publique et de gestion du milieu carcéral qui lui sont confiées.
Le projet de décret fixe les attributions générales du Corps Autonome de la Sécurité Pénitentiaire et en définit l’organisation hiérarchique, articulée autour de deux entités principales : – le Commandement en chef ; – l’Inspection générale.
L’adoption de ce texte permettra d’assurer une meilleure coordination des activités pénitentiaires, de consolider la discipline et la performance opérationnelle du corps, et de renforcer la contribution de l’administration pénitentiaire à la sécurité nationale et à la réinsertion sociale des personnes détenues.
MINISTERE DE LA SANTE
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– Projet de loi instituant l’identifiant unique du patient et du professionnel de santé en République Gabonaise ;
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de la loi n°004/2022 du 27 avril 2022, a pour objet d’instituer un identifiant unique du patient et du professionnel de santé en République Gabonaise, en vue de renforcer l’efficacité, la sécurité et la transparence de l’offre de soins.
Cet identifiant unique permettra de disposer, en temps réel, de données médicales fiables, sécurisées et interopérables, favorisant une meilleure gouvernance du système national de santé et une gestion optimisée des informations sanitaires.
L’adoption de ce texte contribuera notamment à :
l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins médicaux ;
la réduction des erreurs et des doublons dans les dossiers médicaux ;
une meilleure coordination des soins et des échanges d’informations entre professionnels de santé ;
le renforcement de la confiance des patients dans le système de santé public et privé.
Ce dispositif s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de moderniser le système de santé et de promouvoir une gestion numérique intégrée des données médicales au service de la population.
– Projet de loi fixant le cadre d’interopérabilité du Système d’Information de Santé ;
Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 5 de la loi n°004/2022 du 27 avril 2022, fixe le cadre d’interopérabilité du Système d’Information de Santé en République Gabonaise.
L’interopérabilité, au sens du présent texte, désigne l’ensemble des mécanismes permettant la communication, le partage et l’échange sécurisés des données de santé entre les différents sous-systèmes du Système d’Information de Santé.
L’adoption de ce projet de loi vise à garantir une meilleure coordination des soins, à renforcer la qualité et la sécurité des services de santé, et à
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favoriser l’intégration et la modernisation des outils numériques utilisés par les professionnels du secteur.
Elle contribuera également à :
l’amélioration de la qualité des soins et de la sécurité des patients ;
– le renforcement du système national de santé ;
la promotion de l’innovation et de l’usage des technologies de l’information et de la communication dans le domaine médical.
Ce texte s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de moderniser la gouvernance sanitaire et d’assurer une gestion intégrée et efficiente des données de santé au service de la population.
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Projet de décret modifiant et complétant l’article 2 du décret n°072/PR/MESRSIT du 14 février 2024 portant autorisation à ouvrir des établissements privés d’enseignement supérieur.
Cette modification vise à renforcer la sécurité juridique et à clarifier les conditions d’exercice des promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur, afin de leur permettre de mener leurs activités sur la base d’un cadre réglementaire actualisé, pertinent et conforme aux exigences de qualité académique.
Projet de décret modifiant et complétant l’article 2 du décret n°071/PR/MESRSIT du 14 février 2024 portant habilitation à fonder des établissements privés d’enseignement supérieur.
Conformément aux dispositions de la loi n°21/84 du 29 décembre 1984 relative à l’enseignement privé, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret modifiant et complétant l’article 2 du décret n°071/PR/MESRSIT du
14 février 2024 portant habilitation à fonder des établissements privés d’enseignement supérieur.
Ce texte a pour objet de mieux encadrer les conditions de création et d’habilitation des établissements privés d’enseignement supérieur, en vue de garantir la conformité des initiatives privées avec la politique nationale de
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l’enseignement supérieur et les standards de qualité exigés par le Gouvernement.
MINISTERE DE LA JEUNESSE, DES SPORTS, DU RAYONNEMENT CULTUREL ET DES ARTS, CHARGE DE LA VIE ASSOCIATIVE
– Projet de loi portant création, attributions et organisation du Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon.
Pris en application du paragraphe 3 du Préambule et de l’article 94 de la Constitution, ce texte s’inscrit dans le cadre de la nouvelle gouvernance culturelle impulsée par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, et vise à redéfinir de manière claire, cohérente et efficiente le cadre normatif de la politique culturelle nationale.
Ce projet de loi traduit la volonté du Gouvernement de valoriser, sauvegarder et protéger le patrimoine culturel et artistique gabonais, tout en modernisant les structures dédiées à sa conservation.
Il introduit plusieurs innovations majeures, notamment :
la protection de la mémoire culturelle et artistique nationale à travers une conservation structurée et professionnelle du patrimoine, et un investissement durable dans les infrastructures culturelles ;
la promotion du rayonnement culturel et artistique du Gabon, par le soutien aux industries culturelles, la diplomatie culturelle et la valorisation du patrimoine national ;
le soutien aux expressions artistiques contemporaines, par un appui renforcé à la création, à la diffusion et à la formation artistique.
Le texte précise également :
les domaines de compétence du Musée ;
les modalités d’exercice et de financement de ses missions ;
– les mécanismes de coopération nationale et internationale ;
ainsi que les dispositions transitoires et réglementaires
nécessaires à son application.
À travers ce projet de loi, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’ériger la culture et les arts en moteurs de transformation sociale, d’unité nationale et de rayonnement international, en dotant le Gabon d’un outil
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moderne, cohérent et performant de sauvegarde et de promotion du patrimoine culturel, conformément aux aspirations profondes du peuple gabonais.
II. POLITIQUE GENERALE
MINISTRE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE
Le Conseil des Ministres a suivi avec une attention soutenue la communication du Ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie relative à l’état d’avancement des réformes structurelles engagées dans le secteur, conformément aux très hautes orientations du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement.
Face au stress hydrique et énergétique que connaît le pays, résultant d’un déficit d’investissements, d’une obsolescence des équipements et d’une faible maintenance, ces réformes visent la modernisation du cadre institutionnel, la séparation des activités Eau et Énergie, et la rationalisation de la gouvernance de la SEEG.
Ainsi, plusieurs avancées significatives ont été enregistrées :
Levée de l’administration provisoire de la SEEG et nomination d’une nouvelle équipe dirigeante ;
Réduction des directions de 53 à 16 pour plus d’efficacité ;
Rationalisation du personnel avec réaffectation, départs à la retraite et actions disciplinaires contre les auteurs de fraudes ;
Réduction progressive de la masse salariale, de 24 % à un niveau cible de 12 à 15 %.
Par ailleurs, le processus de séparation de la SEEG en deux entités distinctes (Eau et Énergie) est en phase avancée d’études, incluant la certification des comptes, l’évaluation patrimoniale, la détermination de l’actionnariat et la création juridique des nouvelles sociétés.
Enfin, la réforme de l’architecture institutionnelle prévoit :
la fusion de la Société de Patrimoine et de Gabon Power Company (GPC) ;
l’intégration du CNEE et de la SETEG aux nouvelles structures ;
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et le renforcement de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Eau et de l’Énergie, dotée d’une autonomie financière et de pouvoirs étendus.
Le Conseil s’est félicité de ces avancées qui traduisent la volonté du Gouvernement de doter le Gabon d’un secteur de l’eau et de l’énergie moderne, performant et durable, garantissant à tous les citoyens un accès équitable à ces services essentiels.
MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES
Le Conseil a pris bonne note de la communication du Ministre des Mines et des Ressources Géologiques relative à la mise en service du portail institutionnel www.minesetgeologie.ga, dédié au renforcement de la transparence et de la traçabilité dans la gestion du secteur minier national.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de l’adresse du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, prononcée le 8 octobre 2025 devant les acteurs du secteur aurifère, au cours de laquelle il a réaffirmé avec force que la transparence et la traçabilité doivent demeurer les fondements de l’action publique, notamment dans la gouvernance des ressources minières de notre pays.
Le 13 octobre 2025, le Ministère a procédé à la mise en service du portail institutionnel minier, conçu comme un outil stratégique de gouvernance numérique. Ce portail a pour vocation de centraliser, structurer et rendre accessibles au public l’ensemble des informations relatives au secteur minier national, parmi lesquelles :
la consultation des titres miniers en vigueur et leur localisation ;
la visualisation en temps réel de l’état d’avancement des dossiers de demande de permis ;
la publication des procédures administratives liées à la délivrance des titres miniers ;
le téléchargement des arrêtés et décisions ministériels relatives à l’activité minière ;
– ainsi que la mise à disposition de statistiques et données sectorielles actualisées.
Destiné aux citoyens, aux opérateurs économiques et à l’ensemble des acteurs institutionnels, ce portail vise à renforcer la confiance entre
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l’administration et les parties prenantes, à fluidifier les échanges d’informations, et à assurer une meilleure lisibilité de l’action de l’État dans le domaine minier.
Cette avancée majeure, saluée par la Présidente de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), confère au Gabon une position de leadership en matière de gouvernance numérique du secteur extractif en Afrique. Elle témoigne de la conformité du dispositif national aux standards internationaux les plus exigeants en matière de transparence, de traçabilité et de redevabilité publique.
III. MESURES INDIVIDUELLES
Enfin le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles dont les plus importantes sont les suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE SECRETARIAT GENERAL
• Conseiller Spécial du Président de la République, Chargé de
Missions : M. Gira ONDZAGA, Magistrat financier ;
Intendance des Palais
Conseiller Spécial, Chef de Département Intendance des Palais Présidentiels : Mme Junaëlle LILEWA DARIA ;
Conseiller Spécial, Chef de Département Adjoint Intendance des Palais Présidentiels : Mme Marcelline MPIGA épouse MPOUHO.
Protocole d’État
Conseiller du Président de la République : M. John VARRE ;
Conseiller du Président de la République : M. Yannick OTOUNGA SOUNA ;
Attaché de Cabinet du Président de la République : Mme Anaïsse TOUNDA ;
Chargé de Missions du Président de la République : M. Guillaume Barrès IMMONGAULT DELICAT.
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M. Hans Stevy MEBA ONDO, précédemment Conseiller du Président de la République, est remis à la disposition de son Administration d’origine.
CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Cabinet du Haut-Représentant Personnel du Président de la République
Jean-François MOUWAKA NGONGA
Conseillers du Président de la République •
M. Florentin DOUNGOU ;
M. Octave MIKOMBA.
– Attachée de Cabinet à la Présidence :
M. Christobelle MAYOMBANGA.
– Secrétaire de Cabinet du Président de la République :
Mme Rêve Noella Elza LEBAKA MIPAKA ;
Chargé de Missions du Président de la République : M. Armel BYAKA BOMA.
– Agents de Sécurité :
Sergent-Chef : PEMANGOYE IBITI Eric Endersen ;
Sous-Brigadier MOUNDOUNGA Evrard Jansen.
Chauffeur : M. Martinien LITSIMBI.
Administration sous-tutelle
Direction Générale des Archives Nationales, de la Bibliothèque Nationale et de la Documentation (DGABD)
Directeur Général : M. Télésphore OBAME NGOMO
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MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE SECRETARIAT GENERAL
Direction Générale de la Dette
Directrice Générale : Mme Tina Maryse KAMBANGOYE épouse LEBOUSSI ALIBALAH.
Directeur General Adjoint : M. Apollinaire KOUMBA
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Directeur de l’Audit et du Contrôle : Mme Diane Charlie YOCKOT
Directeur Adjoint de l’Audit et du Contrôle : Mme ATOMO NDOUTOUME épouse NDONG MESSA.
Direction Générale du Patrimoine
Directeur Général : M. Tita Michel EDOU NGOMO. NGOUNI
Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes
Directeur General Adjoint : M. Rodrigue NGOUONI ANEX
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MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
Agence Nationale de Formation et d’Enseignement Professionnels (ANFEP)
Directeur Général : M : Arian Nestor LENDZONDZO.
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MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE • MARCHANDE ET DE LA LOGISTIQUE
DIRECTION GÉNÉRALE DE LA MARINE MARCHANDE DIRECTEUR GÉNÉRAL
Mme TSINGA Nicole (Administrateur des Affaires Maritimes)
Joël Armand ANGOUE (Administrateur Civil en Chef)
Stan OLIVEIRA LAMOU (Administrateur des Affaires Maritimes et portuaires)
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MANDZIDZA YAGOU Alda (Administrateur des Affaires maritimes et fluviales)
SECRÉTARIAT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Chauffeur : M. MAKANGUI MIHINDOU Ulrich
SERVICES RATTACHÉS
SERVICE ADMINISTRATIF ET FINANCIER o Chef de Service : Jean Armel MANDIKI
SERVICE ADMINISTRATIF ET DU PERSONNEL o Chef de Service :
Ines Vanina EPANDJA OSSAGAVOUGHA
(Professeur de communication sociale)
SERVICE DU PATRIMOINE o Chef de Service : METO’O EKO Steeve Alix (Attaché d’Administration Générale)
SERVICE SOCIAL o Chef de Service : Mme WALEMBAUD Amirose Blanche
(Instructeur de communication sociale)
SERVICE INFORMATIQUE, POINT FOCAL ANINF o Chef de Service
: Jean Vincent MENGONE (Ingénieur Informatique)
DIRECTIONS ET SERVICES
DIRECTION DES AFFAIRES PORTUAIRES ET ACTIVITÉS CONNEXES AU TRANSPORT MARITIME (DAPAC)
Directeur : M. Oscar NDJAO NGUEMASSA (Administrateur des Affaires Maritimes et Portuaires)
Service des Activités Connexes au Transport Maritime o Chef de Service : Mme Tatiana LIKET AKERET (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
Service des Affaires Portuaires o Chef de Service : M. BOUASSA BRICE Amedé (Administrateur des Affaires Maritimes)
• Chargés d’Études :
M. NZAMBA ILOUMA GUY (Administrateur des Affaires Maritimes) o M. MVODO NZE Paul Tarzan (Attaché
d’Administration des affaires maritimes et fluviales)
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DIRECTION DE LA RÉGLEMENTATION ET DE LA COOPÉRATION (DRC)
Directrice : Mme Karla EYUE EKOUAGHE (Juriste Maritime)
Service de la Réglementation o Chef de Service : M. Hector Vladmir MAHEBA MABOUIMBA
(Attaché d’Administration des Affaires Maritimes)
Service de la Coopération o Chef de Service : Mme Anne Sandy NZOUGHA (Juriste maritime)
• Chargés d’Études :
Mme. NTSAME AVEBE Yannicka (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales) o Mme Renée Delizia Marie-
Louise SAPE (Juriste maritime)
DIRECTION DES GENS DE MER, DE LA NAVIGATION ET DE LA SÉCURITÉ MARITIME (DGMNSM)
Directeur : M. Patrick SOUNDA (Administrateur des Affaires Maritimes et fluviales)
• Service des Gens de Mer
Chef de Service : Mme Dominique MBELE OSSOU, épse GNAMBAULT FAYETTE
Service de la Navigation o Chef de Service : Mme DIOP IWENGA Annick (Ingénieur mécanique)
Service de la Sécurité Maritime o Chef de Service : M. Alex ONGOUTA (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
• Chargés d’Études :
Mme AGNIMBA OWENDJE Precy (Attachée d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
M. Parfait AYONG ETOUA (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
DIRECTION DE LA FLOTTE DE COMMERCE, DU TRAFIC MARITIME ET DE L’EQUIPEMENT NAVAL (DFCTMEN)
Directrice : Mme Flavienne OBONE, épse EDZANG MBA (Administrateur des Affaires Maritimes)
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Service de la Flotte de Commerce o Chef de Service : M. BOUPOYA Ulrich (Administrateur des Affaires Maritimes)
• Service du Trafic Maritime
Chef de Service : M. ONDO ALAIN Raï (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
Service de l’Équipement Naval o Chef de Service : M. OBISSI OBOUGA Jean Claude (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et fluviales)
• Chargés d’Études :
Mme. NTSELE Solange (Attachée d’administration des Affaires Maritimes) o Mme NSE Diane Pamela (Attachée d’Administration
des
Affaires Maritimes et Fluviales)
DIRECTION DU CENTRE D’ÉTUDES, DE DOCUMENTATION ET DE LA RECHERCHE MARITIME (CEDREM)
Directrice : BAUGHI Huguette, épse NDIAYE (Administrateur Civil en chef)
Service de la Documentation et de la Recherche o Chef de Service
: M. Wilfried NZIGOU (Ingénieur Documentaliste)
Service de la Statistique o Chef de Service : Mme NZIENGUI Ernestine (Professeur de communication sociale)
• Chargés d’Études :
Mme MOUELET Nelly Larissa, épse OBIANG MINTO’O (Attachée d’Administration des Affaires Maritimes) o Mme
MPOBA TCHIBINDA Patricia (Attachée d’Administration des
affaires maritimes et fluviales)
DÉLÉGATIONS PROVINCIALES ET STATIONS MARITIMES DÉLÉGATION PROVINCIALE DES AFFAIRES MARITIMES DE L’ESTUAIRE (DPAME)
Délégué Provincial : Désiré AGBLA ISSOGUI (Attaché d’Administration des Affaires maritimes et fluviales)
• Stations Maritimes :
Station d’Owendo : Chef de Station : M. MPIGA Vianney
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Sosthène o Station d’Akanda : Chef de Station : M. NZIGOU YAMATH
Jésus Pierre o Station de Cocobeach : Chef de Station : M. ADJAYE Maixant o Station de Kango : Chef de Station : M. NZE ODOUME Patrick Fresnel (Administrateur des Affaires Maritimes)
Service de Santé de la Marine Marchande o Chef de Service : M. PAMBO MOMBO Joris (Administrateur des Affaires Maritimes)
DÉLÉGATION PROVINCIALE DES AFFAIRES MARITIMES DE L’OGOOUE MARITIME (DPAM-OM)
Déléguée Provinciale : Mme IYONA SIADOU Ernestine (Attaché d’Administration des Affaires Maritimes et Fluviales)
• Stations Maritimes :
Station de Gamba : Chef de Station : M. Ponce KIBAT MWANGALA o Station d’Omboué : Chef de Station
: M. Phil Meryl RAPOTCHOMBO
DÉLÉGATION DES AFFAIRES MARITIMES DU MOYEN-OGOOUE (DPAM-MO)
Déléguée Provinciale : Mme GNOMBA Valérie (Administrateur des Affaires maritimes)
• Station Maritime et Fluviale de Ndjolé
Chef de Station : Mme LIKET Florenska (Attachée d’Administration des Affaires maritimes et Fluviales)
DÉLÉGATION PROVINCIALE DE LA NYANGA (DPAM-N)
Délégué Provincial : M. NZIENGUI NZIENGUI (Administrateur des Affaires Maritimes)
AGENTS REMIS À LA DISPOSITION DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
M. EBE BENGONE Erphrem
M. ELLA EYI Franklin
Mme ADA MENDOGO Marie Brigitte
M. LOKO Alain Patrice
M. MAROGHE MA NZIENGUI Ulrich Davy Administration sous-tutelle
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Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG)
Président du Conseil d’Administration (PCA) : M. Flavien ENONGOUE.
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MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIAPORA
Secrétariat Général
Services extérieurs
Ambassade du Gabon, Haute Représentation permanente du Gabon près la République française et Représentation permanente auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) :
– Ambassadeur du Gabon, Haut-Représentant : M. Alfred NGUIA BANDA, en remplacement de Mme Marie-Édith Tassyla Ye-
Doumbeneny, appelée à d’autres fonctions.
Représentation permanente de la République gabonaise auprès de l’UNESCO :
Ambassadeur, Déléguée permanente de la République gabonaise auprès de l’UNESCO : Mme Bernice ABEGUE OWONO, en remplacement de Mme Rachel Annick Ogoula Akiko, épouse Obiang Meyo, appelée à d’autres fonctions.
Ambassade Haute Représentation de la République Gabonaise près le Royaume du Maroc :
Attaché militaire : Colonel Louis Ghislain MIYINDU
Attaché Militaire Adjoint : Adjudant-Chef Major MVOU Wilfried.
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire : M. Carlos OKINDA, en remplacement de M. Guy NAMBO WEZET appelé à d’autres fonctions.
Le président e la république va se réunir ce jeudi 23 octobre 2025 avec les membres du gouvernement au palais rénovation.
Selon le communiqué de la présidence de la république, les ministres seront réunis ce jour à 11 heures. L’ordre du jour n’a pas été communiqué. On sait tout de même qu’il s’agit du premier conseil des ministres après la tenue des élections Législatives et Locales qui ont eu lieu les 27 septembre, 11 octobre et le 18 octobre pour la reprise des élections législatives et locales partielle dans certaines circonscriptions.
Au cours de ces élections, plusieurs membres du gouvernement ont déposé leur candidature. En effet, ces élections ont permis d’élire les députés et conseillers de la cinquième république avec pour président Oligui Nguema élu le 12 avril 2025 au Gabon.
En ce qui concerne les sénateurs de la 5ème république, ils seront élus en novembre par les conseillers municipaux issus du scrutin local à un tour unique du 27 septembre dernier.
La décision a été prise lors du Conseil des ministres du 20 juin dernier.
Les billets d’avions qui se vendaient dans les agences de voyages seront désormais vendus dans les compagnies aériennes pour les membres du gouvernement. En effet, cette décision a été prise afin d’éviter les taxes supplémentaires et probablement des possibles fraudes.
Il a été également décidé que les responsables administratifs, des services centraux ou décentralisés, voyageront désormais en « classe économique et les membres du Gouvernement en classe affaires », indique le communiqué final du conseil des ministres du 20 juin 2025.
Cependant, seuls les Ministres d’État voyageront en 1ère classe, déroge le gouvernement. « Toute demande de sur classement au-delà de ces dispositions relèvera d’une démarche individuelle et sera entièrement à la charge de l’intéressé », a averti le gouvernement.
Cette mesure s’inscrit dans une volonté de discipline budgétaire exemplaire, au service d’un État sobre, responsable et tourné vers l’efficacité », comme l’indique le gouvernement.
Les prix de certains matériaux de construction vont connaître une baisse à cause de la suspension pour une durée de six mois de la taxe de la valeur ajoutée au Gabon.
En Conseil des ministres le 20 juin dernier, le gouvernement a décidé de la suspension de la TVA sur les opérations de production et de vente de certains matériaux de construction, comme le ciment et le fer, du sable et biens d’autres. L’objectif est de stimuler la relance du secteur immobilier, lutter contre la vie chère et rendre la construction plus abordable pour les ménages en permettant aux citoyens d’avoir accès à ce matériel à des meilleurs prix.
A cet effet, des mesures seront prises pour éviter toute spéculation sur les prix. Le gouvernement pourrait mobiliser la Direction générale de la concurrence et de la consommation pour assurer un suivi strict. Pour l’heure la nouvelle mercuriale n’a pas encore été publiée.
Il faut rappeler que, le Conseil des ministres a également suspendu les droits et taxes à l’importation sur une gamme de produits alimentaires de première nécessité, afin d’alléger le coût de la vie et de soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 4 juin 2025, à 10 heures précises, au Palais de la Présidence de la République.
Dès l’entame des travaux, le Président de la République a tenu à rappeler, avec toute la mesure que requiert la situation, que l’heure est à la refondation républicaine, à la rigueur institutionnelle et à la responsabilité politique. Il est revenu avec fermeté sur deux priorités essentielles : la moralisation de la vie politique et la consolidation de la souveraineté économique du Gabon. Abordant la réforme des partis politiques et la réorganisation des circonscriptions électorales, le Chef de l’État a réaffirmé que cette réforme n’est pas une option, mais une exigence du renouveau démocratique voulu par le Peuple gabonais et acté par les conclusions du Dialogue National Inclusif. Il a rappelé la prolifération incontrôlée de formations politiques sans ancrage réel, sans fonctionnement régulier, ni culture de reddition de comptes. Ces dérives qui ont trop longtemps affaibli la crédibilité de notre démocratie et détourné le sens même de l’engagement citoyen.
Le Président de la République a ainsi précisé que les textes issus des discussions des acteurs politiques cette dernière semaine et soumis, ce jour, à l’examen du Conseil s’inscrivent dans une logique de clarification, de rationalisation et de régulation de l’espace politique. Il ne s’agit nullement de restreindre les libertés, mais de restaurer la valeur, la responsabilité et la légitimité de l’action politique dans notre République. Représentativité effective, transparence des financements, fonctionnement régulier des organes, limitation du nombre de partis – tels sont les piliers d’un nouveau pacte politique fondé sur la vérité des faits et la fidélité au suffrage.
Poursuivant dans la même logique de transformation systémique, le Chef de l’État s’est réjoui de la réactivité du Gouvernement qui a introduit les projets de loi relatifs à la création des cinq fonds stratégiques : agriculture, pêche et aquaculture, énergie et eau, habitat, et infrastructures. Il a souligné que ces instruments ne sauraient être réduits à de simples dispositifs budgétaires ou à des vitrines institutionnelles. Ils constituent des leviers d’action publique conçus pour structurer l’économie réelle, impulser la création d’emplois, renforcer notre souveraineté productive et accélérer l’investissement de développement.
Chaque fonds devra faire la preuve de son efficacité. Sa gouvernance devra obéir aux principes d’exemplarité, de transparence et de redevabilité. Son action sera évaluée à l’aune de son impact tangible sur les territoires, les filières et les populations. Revenant enfin sur la consolidation de la souveraineté économique du Gabon, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a tenu à s’exprimer avec une particulière fermeté sur la question de la valorisation des ressources halieutiques. Il a pris acte des limites structurelles de l’Accord de Partenariat de Pêche Durable (APPD) signé avec l’Union européenne en 2007, renouvelé à plusieurs reprises, et actuellement en vigueur depuis 2021 pour une durée de six ans. Le Chef de l’État a indiqué que cet accord, dans sa formulation actuelle, ne saurait être reconduit en l’état.
Il a souligné le caractère profondément déséquilibré du partenariat, dont les retombées économiques pour l’État gabonais restent largement insuffisantes, au regard de la richesse extraite de nos eaux territoriales par les flottes européennes. Le Président de la République a notamment relevé que les recettes issues de cet accord ne compensent ni la valeur réelle des captures, ni les coûts assumés par l’État en matière de surveillance et de contrôle, ni les pertes de valeur ajoutée dues à l’absence de transformation locale. Il a également dénoncé la faiblesse des investissements consentis par les partenaires au titre du développement local, de l’emploi ou du renforcement des capacités nationales, ainsi que les risques accrus de surexploitation des ressources halieutiques, en l’absence de mécanismes partagés de transparence et de suivi scientifique. En conséquence, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de mettre en œuvre la procédure de dénonciation unilatérale de l’accord, par voie de notification écrite adressée à la Commission européenne, conformément à l’article 13 dudit accord.
Cette dénonciation doit ouvrir la voie à une possible renégociation sur des bases rééquilibrées ou à l’exploration de nouveaux partenariats plus alignés sur les priorités nationales, notamment la mise en place de prérequis essentiels, pour lesquels le Gouvernement est appelé à s’impliquer pleinement, comme la réalisation des infrastructures indispensables au développement de cette filière : zones de débarquement modernes, entrepôts frigorifiques, unités de transformation industrielle, chantiers navals, etc.
Le Président de la République a réaffirmé que la structuration d’une véritable filière thonière nationale, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de souveraineté, constitue désormais un objectif stratégique prioritaire, appelant une mobilisation immédiate et cohérente des administrations concernées ainsi que la recherche active de partenaires privés solides. Il a rappelé que cette orientation relève non plus d’une ambition déclarative, mais d’une exigence de mise en œuvre rapide et effective. Par ailleurs, le Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a attiré l’attention du Gouvernement sur la sous-évaluation persistante du potentiel économique réel du pays.
Il a relevé que les indicateurs macroéconomiques actuels, notamment le Produit Intérieur Brut (PIB), ne prennent pas en compte la richesse du capital naturel de notre pays, notamment les ressources forestières, les crédits carbones, et les richesses halieutiques. À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances, de conduire un travail méthodologique rigoureux, en lien avec les partenaires techniques, visant à intégrer dans les agrégats économiques nationaux l’ensemble des actifs stratégiques. Cette réforme permettra de refléter la valeur réelle des actifs du pays, de renforcer sa crédibilité financière et de mieux positionner le Gabon dans les négociations et partenariats économiques internationaux. Enfin, le Chef de l’État a exhorté l’ensemble des membres du Gouvernement à faire preuve d’unité, de détermination et d’exemplarité dans la mise en œuvre des orientations arrêtées. PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
Projet de loi portant création, organisation et fonctionnement du Fonds National de Développement Agricole ; Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds pour l’Énergie et l’Eau (FEE) ; Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL) ; Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds National pour les Infrastructures ; Projet de loi portant création, attributions et organisation du Fonds Stratégique pour le Développement de la pêche et l’aquaculture Pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de loi portant création, attributions et organisation de cinq (5) Fonds stratégiques, destinés à financer les secteurs clés de l’économie nationale et à améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonaises et des Gabonais. Ces textes posent les bases juridiques, institutionnelles et financières de ces instruments, en précisant leurs missions, leurs modalités d’intervention, ainsi que les mécanismes de gouvernance, de transparence et d’évaluation qui en garantiront la performance et la redevabilité. Le Fonds Stratégique Agricole (FSA), levier de transformation du secteur agricole, est conçu comme un catalyseur d’investissements structurants et de création d’emplois durables. Le Fonds pour l’Énergie et l’Eau (FEE), vecteur de souveraineté énergétique et de transition écologique, vise à garantir un service public essentiel sur l’ensemble du territoire national. Le Fonds Gabonais pour l’Habitat et le Logement (FGHL) sera l’outil public de régulation et de financement d’une politique ambitieuse de l’habitat, fondée sur des partenariats avec les collectivités, le secteur privé et les citoyens, afin de faire du logement un facteur d’équité sociale. Le Fonds National pour les Infrastructures (FNI), quant à lui, s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation des infrastructures économiques et sociales définie par le Plan National de Développement. Enfin, le Fonds Stratégique pour le Développement de la Pêche et de l’Aquaculture entend positionner le Gabon comme un acteur régional de la pêche durable et de l’aquaculture moderne, générateur d’emplois productifs et de souveraineté alimentaire. Chacun de ces Fonds reposera sur une organisation structurée, articulée autour : d’un Conseil d’administration ; d’un Comité d’orientation stratégique ; d’un Administrateur général ; d’une Agence comptable.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Projet de loi relative aux partis politiques en République Gabonaise. Pris en application des dispositions de l’article 6 de la Constitution, ce projet de texte vise à répondre à une volonté exprimée par le peuple gabonais lors du Dialogue National Inclusif dont les conclusions avaient mis en évidence la nécessité de rendre plus exigeante les conditions de création des partis politiques et d’en réduire le nombre jugé pléthorique.
Issu d’un processus inclusif ayant réuni les acteurs politiques et les personnalités de l’administration, le présent projet de loi réorganise l’ensemble des règles relatives à la création, à la déclaration, au fonctionnement et au financement des partis politiques. Il consacre notamment : l’obligation de représentativité effective, avec un seuil minimal de 9 000 adhérents répartis dans les neuf provinces ; l’obligation de participation électorale, sous peine de perte du statut légal après deux scrutins consécutifs sans candidature ; le contrôle renforcé du financement, avec une comptabilité obligatoire et une supervision confiée à la Cour des comptes ; la garantie du pluralisme, notamment par l’accès des partis aux médias publics et la reconnaissance des partis représentatifs consultables par le Président de la République. Le projet de loi prévoit également des dispositions transitoires, laissant un délai de six mois aux partis existants pour se conformer aux nouvelles exigences légales, sous peine de suspension puis de radiation définitive en cas de non-conformité persistante.
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
Projet de décret fixant le commandement des opérations des Forces de Défense. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 19 de la loi n°04/98 du 20 février 1998 portant organisation de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique, fixe le Commandement des opérations des Forces de Défense. En effet, dans le cadre de la défense de l’intégrité du territoire national, des opérations conjointes sont menées par les Forces de Défense. De ce fait, le présent projet décret précise qui en prend le commandement en temps de paix et en temps de guerre. Ainsi, le commandement des opérations de sécurisations des frontières nationales en temps de paix est placé sous le commandement du Commandant en Chef de la Gendarmerie Nationale, sauf pour les missions spécifiques dévolues aux Forces Armées. Les opérations de défense opérationnelle du territoire en temps de crise ou de guerre, sont, quant à elles, placées sous le commandement du Chef d’État-Major Général de Forces Armées.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
Projet de loi portant répartition des sièges des députés et des sénateurs en République Gabonaise ; Pris en application des articles 216, 247 et 248 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral, ce texte redéfinit la carte parlementaire nationale conformément aux principes d’équilibre territorial, de représentativité démographique et de participation des Gabonais de l’étranger à la vie publique. Le projet fixe à 145 le nombre de députés et à 70 celui des sénateurs, répartis par province, département, commune, arrondissement et circonscription de l’étranger. Il introduit pour la première fois une représentation des Gabonais de l’étranger à l’Assemblée nationale, avec deux sièges attribués aux zones Afrique, Europe, Amérique et Asie. La loi précise la répartition détaillée des sièges dans chaque circonscription, en tenant compte des réalités territoriales et de la nécessité de rapprocher les représentants des citoyens. Elle apporte également une meilleure cohérence entre la structuration administrative du territoire et la représentation politique. Adoption du projet de décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale pour l’élection des députés, l’élection des membres des Conseils départementaux et des Conseils municipaux de l’année 2025. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions des articles 90, 113, 207 et 238 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025, fixe les dates de convocation des différents scrutins de l’année en cours, porte convocation du collège électoral, ainsi que l’ouverture et la clôture de la campagne électorale pour l’élection des députés, des membres des Conseils départementaux et des Conseils municipaux de l’année 2025. Pour l’élection des députés, le collège électoral est convoqué le samedi 27 septembre 2025 pour le premier tour, et le samedi 11 octobre 2025 pour le second tour. Le scrutin est ouvert à 7 heures et clos à 18 heures. La campagne électorale pour le premier tour de ladite élection est ouverte le mercredi 17 septembre 2025 à 00 heure et close le vendredi 26 septembre 2025 à 24 heures. La campagne pour le second tour est ouverte le mercredi 1er octobre 2025 et close le vendredi 10 octobre 2025 à 24 heures. S’agissant de l’élection des membres des Conseils départementaux et des Conseils municipaux, le collège électoral est convoqué le samedi 27 septembre 2025. Le scrutin est ouvert à 7 heures et clos à 18 heures. La campagne électorale pour le tour unique de cette élection est ouverte le mercredi 17 septembre 2025 à 00 heure et close le vendredi 26 septembre 2025 à 24 heures. ·
EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE
Le Conseil a approuvé la nomination des banques d’affaires Algest et Rothschild & Cie en qualité de conseils stratégiques et financiers de la République Gabonaise. Ces partenaires accompagneront le Gouvernement dans la définition et la mise en œuvre de sa stratégie économique et financière, la mobilisation des ressources nécessaires au financement du Programme national de croissance, les négociations avec les bailleurs internationaux, ainsi que dans la coordination des actions liées à la relance économique. Leur mission s’effectuera en lien étroit avec les équipes techniques de l’État, avec un reporting régulier destiné à éclairer la prise de décision gouvernementale.
MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION
Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication relative à la tenue de la première réunion de la Commission Nationale de la Décentralisation (CND). Organe stratégique prévu par la loi organique n°001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation, la CND est placée sous l’autorité du Chef du Gouvernement. Elle est chargée de proposer les mesures concrètes de mise en œuvre de la décentralisation, élaborées par le Comité Technique de la Décentralisation. La première session de la CND se tiendra à Libreville du 17 au 18 juin 2025, à la suite des réunions techniques organisées en février et mars 2024. Elle a pour objectifs : d’examiner et de valider les mesures de transfert des compétences proposées par le Comité Technique ; – d’adopter le plan national de transfert des compétences de l’État aux collectivités locales. Cette étape marque une avancée significative dans le processus de décentralisation. Elle sera suivie par : l’opérationnalisation du Fonds de péréquation des collectivités locales ; l’évaluation des capacités des communes chefs-lieux de province et des collectivités disposant d’un budget supérieur à un milliard FCFA ; la tenue des premières Commissions Provinciales de la Décentralisation ; la troisième session du Comité Technique de la Décentralisation ; l’adoption des décrets de transfert de compétences en Conseil des Ministres ; des missions de vulgarisation de la réforme ; ainsi que l’évaluation de sa mise en œuvre par le Centre de suivi et d’évaluation.
MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS
Le Conseil a pris bonne note de la communication relative à la grave crise économique et sociale que traverse La Poste S.A., mettant en péril la continuité du service public et plus de 500 emplois sur tout le territoire. Les audits révèlent une gouvernance défaillante : masse salariale excessive, quasi-absence de recettes, recrutements non justifiés, primes illégales, absence de reddition des comptes et non-respect de la réglementation en vigueur. L’entreprise dépend entièrement des subventions de l’État, devenues insuffisantes pour couvrir les charges salariales dès juin 2025. Face à cette situation critique, le Conseil a pris bonne note du plan de relance exigé par le Ministre sous sept jours, ainsi que la convocation d’un Conseil d’Administration exceptionnel. Aussi, le Conseil a-t-il approuvé la mise en œuvre des quatre mesures urgentes notamment un audit externe indépendant, un plan de restructuration incluant des départs volontaires, un mécanisme de défaisance pour alléger la trésorerie, et un accompagnement social préventif. Il s’agit de préserver le service public, d’éviter des troubles sociaux et de mettre fin à une gestion budgétairement et socialement insoutenable.
MINISTERE DE LA MER DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE BLEUE
Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé la communication relative à la dénonciation de l’Accord de Partenariat dans le secteur de la pêche entre la République Gabonaise et l’Union Européenne (UE). Signé en 2007, cet accord autorise les navires européens à pêcher dans les eaux sous juridiction gabonaise contre une compensation financière annuelle. Toutefois, les évaluations récentes révèlent un déséquilibre manifeste au détriment du Gabon. En conséquence, le Conseil a autorisé le Gouvernement à procéder à la dénonciation formelle dudit accord et à en notifier la Commission européenne, conformément aux dispositions prévues par l’article 13 de l’accord. Enfin, le Conseil des Ministres a entériné́ plusieurs mesures individuelles, dont les principales portent sur les nominations suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
Cabinet du Président de la République Conseiller Spécial, Chargé de missions du Président de la République, chargé du Suivi des projets PUDC avec le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) : M. Fabrice MINKO. § UNITE SPECIALE DE SECURISATION ET DU CONTROLE DU SECTEUR DES HYDROCARBURES (USSCSH) Cabinet du Coordonnateur Général Conseiller du Coordonnateur Général : Mme Claude Hermine NZIENGUI MAGANGA. § SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT Conseillers du Président de la République Mme Fatoumata OPONG YOUSSEF ; Mme Madelène Nadine OWANGA TETEY.
MINISTERE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS CHARGÉ DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE
Cabinet du Ministre d’Etat Directeur de Cabinet : M. Régis LOUSSOU KIKI – Conseillers Techniques du Ministre : Mme Sonia Barbara ONDO NDONG M. Dénis MEPOREWA M. Jean-Marie OGANDAGA NDINGA M. Serge MBOULA – Chargés d’Etudes : M. Vance Roddly MOUBA MBININHA Mme Nancy Patricia MANGA M. Hyllay Ted Worwick SABEFOUMOU Mme Nancie Michaelle BARROT IVOLOT Mme Gina MAVOUNGOU épouse NDILA YORO
MINISTRE DE LA DEFENSE NATIONALE
Cabinet Civil du Ministre Chargé d’Etudes : M. Claude NZIET ELLA Cabinet Militaire du Ministre Conseiller Aéronautique : Colonel BOUSSOUGOU Louis Joseph Conseiller Armement : Commandant WOUNDA Jean Fidèle § INSPECTION GENERALE DE LA GENDARMERIE NATIONALE Inspecteur Général Adjoint : Lieutenant–Colonel NIENGOU François § INSPECTION GENERALE DES FORCES ARMEES Inspecteur Général des Forces Armées : Colonel NDIBA AMOUNDJI Romain – Inspecteur Général Adjoint des Forces Armées : Colonel MYINDU Louis Ghislain § SECRETARIAT GENERAL Conseiller du Secrétaire Général : Commandant MANIONY MANGAMA Théodore § ETAT-MAJOR GENERAL DES FORCES ARMEES Conseiller du Chef d’État-Major Général des Forces Armées : Colonel LENDOYE Brice Arnaud MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION Cabinet du Ministre Conseiller en Communication : M. Jean Éric NZIENGUI MANGALA Conseiller Technique : M. Nicaise NOMEWA Conseiller chargé de la Police Judiciaire : M. Emmanuel BOUBATA MINISTÈRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS Cabinet du Ministre Directeur de Cabinet : M. Clauvice NYAMA MOUKETOU Conseiller Juridique : Mme Gladys ZANG BELLE Conseiller en Communication : Mme Nina ALIBALA LEGNONGO Conseiller Diplomatique : M. Cyril Jean FANGUINOVENY Conseiller Technique : M. Hugues Davy ENDAMA NDONG Conseiller Greffe : M. Joseph SAMBA Conseiller Sécurité Pénitentiaire : Mme Marie-Hélène MELAGA Conseiller Financier : Mme Esther Nathalie ASSEKO Conseiller Technique 1 : Mme Léa SAJOUX MPEMBA Conseiller Technique 2 : M. Jean Théodule NDONG NKOGHE Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Florence Prescille NKONDESSISSET Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Frenelle LOULA NDOUMBA MINISTERE DE LA MER, DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE BLEUE : Cabinet du Ministre : Directeur de Cabinet : M. ABESSOLO MBA Anicet Serge Conseiller Juridique : M. SIMA METHOGO Kévin Raphael Conseiller en Communication : M. DUMAIRE Emrique Conseiller Diplomatique : Mme MBA Fatoumata Maïga – Conseillers Techniques : Mesdames : MENYE M’OBIANG Amour Clara NKOANE NDOUTOUME Guylène o Messieurs : OBIBALAGHA Dimitri BIYOGO OBIANG Hervé Yannick ONDO OBIANG Patrick NZAOU NZAOU Lucas Rufin – Chargés d’Études Mesdames : MAGHANDZI MADOUNGOU Andrelle Edna NTSAME NANG JERISCA o Messieurs: MADAMA Guy Godel MANFOUMBI Syrius Melvin BAGUISSY Arnaud MBA NGUEMA NDONG Florick – Chargés de Missions Madame NKOULOU NZUE Michelle Prisca o Messieurs : MEYO MENSEME Raymond Stéphane NDOUTOUME OBAME Jean de Dieu MEKAME MBA Judes Bertrand NDONG MAGANGA Cyrille o Secrétaire Particulière du Ministre : Madame DAOUDA Aliatou Laure Huguette épse MOUKAGA MIKIELA Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Madame OYANE NDONG Marie Gisèle – Secrétaires de Cabinet Mesdames OZOUAKI Mandy-Renée Fernande MINKWE Yasmine Karene épse MBINDZOU EYONO MBA Pascale Virgivile MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE M. Fred NTOUTOUME NDONG OBIANG, est déchargé de ses fonctions de Coordonnateur national du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC).
MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DE LA TRANSFORMATION LOCALE
Cabinet du Ministre : Directeur de Cabinet : M. Rodrigue Brillant ASSEKO NDONG (confirmé) ;
Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Guylaine NOMBO (confirmée) ;
Secrétaire du Directeur de Cabinet : Mme ANGUILET NKENGANI Aurore Isis Eléonore (confirmée) –
Conseillers du Ministre : Monsieur Herman Brice YOUMINI BOUNGOUENDE ; Monsieur Pascal NDONG NGOUA ; Monsieur Jean François YANDA, précédemment Directeur Général de l’Industrie et de la Coordination des Activités Industrielles Madame Anita NOLLET épouse ANGOUNA (confirmée) ; Monsieur Claude ASSE BIYOGHE, (confirmé) ; Madame Hortense MANDJA (confirmée) ; Conseiller en Communication : Monsieur Patrick MESSI M’EYENE (confirmé) ; Conseiller Diplomatique : Monsieur REGNONGO OMBANGO Yannick Romuald (confirmé) ; Conseiller Juridique : Monsieur ONDZAGA ZOMO Pierre (confirmé) ; – Chargés d’Etudes : Monsieur Jules NGUEMA ESSONE (confirmé) ; Madame Geny Carole IGABOUYI épouse NZE YOUGUAH (confirmée) ; Monsieur Axel Junior KOMBILA (confirmé) ; – Secrétaires de cabinet : Madame Aude BIGNANY MAVOUROULOU (confirmée) ; Madame Patricia ASSOUMOU (confirmée) ; Chef du Protocole : Madame Laeticia BITEGHE (confirmée) ; Aide de camp : Brigadier-Chef Major Rufin Bruno Aldrin IMALET, (confirmé) ; – Agents de Sécurité : Sergent OBIANG BOUROUBOU Ulrich Lidvin (confirmé) ; Brigadier NGUEMA BIBANG Chrislin Campos (confirmé) ; – Chargés de missions : Monsieur Rodrigue MOUNDOUNGA (confirmé) ; Monsieur Ulrich NGUEMA ATTIA (confirmé) ; Monsieur AKUE MENGOME Mathieu ; Monsieur MINKO MI ANGOUE Isidore ; -Chauffeur Particulier : Sergent-Chef NGORE OTIGHA Orphe-Dimitri (confirmé) ;
MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL Directeur de Cabinet : M. Florentin GOMA, confirmé. Conseiller Juridique : M. Jean Sylvère MVE MINTO’O, confirmé. Conseiller en Communication : M. Valère ATEBA, confirmé. Conseiller Diplomatique : M. Parfait Wilfried DOUKAGA KASSA – Conseillers Techniques : M. Jean Robert MEZUI M’OBAME M. Rubain GODA, confirmé. M. Tristan NONDAH, confirmé. M. Eric MISSAMBA, confirmé. M. Ange MAVOUNGOU MBOUMB M. Yves Richard IDIATA – Chargés d’Études : Guy Roger ROMBONOT MOUSSAVOU, confirmé. Hervé MAGAYA, confirmé. Bayonne MAVOUNGOU KOUMBA Rodrigue MEZEME TOMO – Chargés de Missions : o Mme Natacha KOMBA, confirmée. M. Octave MBOUMBA, confirmé. Mme Amélie GUIEMA GUISSIGA M. Lucien IBINGA IBINGA Secrétaire Particulière du Ministre : Mme Marie-France SOUZA BORA, confirmée. – Secrétaire de Cabinet : Mme Olivia Justine Marie-Claire Paulette NDONG EYI Mme Véronique MAROUNDOU Mme Syze Armelle KABOU Secrétaire Particulière du Directeur de Cabinet : Mme Roight Diana OLOMO MIHINDOU Chef du Protocole : Mme Alda Lydwine MAROUNDOU, confirmée. Chauffeur Particulier du Ministre : M. Nedy Rosny MALONDA NZIGOU, confirmé.
Sous la Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres s’est tenu ce jeudi 08 mai 2025 à 10h00 précises au Palais de la Présidence de la République.
En ouverture des travaux, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, a salué la nouvelle équipe gouvernementale, investie de la lourde mais noble mission de traduire en actes la volonté souveraine du peuple gabonais. Par son suffrage massif, ce dernier a exprimé une aspiration claire à la rupture, à l’intégrité, à la justice et à une gouvernance efficace.
Il a ensuite tenu à remercier chaleureusement le Gouvernement pour les félicitations qui lui ont été adressées, par la voix du Vice-Président du Gouvernement, à l’occasion de son élection à la magistrature suprême.
Le Chef de l’État a rappelé que cette équipe intervient à un moment charnière de notre histoire républicaine. Elle porte l’espoir d’un nouveau pacte entre l’État et la Nation, dans le cadre d’une Ve République résolument tournée vers les résultats, la restauration de la confiance publique et la refondation de l’action de l’État.
Dans sa double qualité de Chef de l’État et de Chef du Gouvernement, il a présenté les fondements méthodologiques du travail gouvernemental, définis dans une circulaire présidentielle structurante, qui s’impose désormais comme le cadre de référence de la gouvernance sous la Ve République.
Le Président de la République a décliné sept axes directeurs autour desquels s’organisera l’action collective du Gouvernement :
Une gouvernance fondée sur l’efficacité, la célérité et le professionnalisme, appuyée sur une solidarité gouvernementale renforcée ;
L’éthique comme socle d’exemplarité, exigeant intégrité,
Communiqué Final du Conseil des Ministres
Libreville, le 8 mai 2025
responsabilité, transparence et loyauté de la part de chaque ministre ;
Une architecture exécutive rationnelle, articulée autour de la Présidence (centre stratégique), du Vice-Président du Gouvernement (coordination), et du Secrétariat Général de la Présidence (discipline administrative) et départements ministériels (exécution des politiques publiques) ;
Une organisation standardisée des ministères, organes d’exécution des politiques publiques, reposant sur un modèle fonctionnel et opérationnel ;
Un fonctionnement cohérent des instances gouvernementales, notamment le Conseil Interministériel (préparation) et le Conseil des Ministres (décision) ;
Une culture de la redevabilité et du suivi de l’action publique, avec des tableaux de bord, des rapports mensuels et des séminaires trimestriels d’évaluation ;
Des procédures strictes en matière de nomination, encadrées par des règles précises et un formalisme rigoureux ;
La discipline, la méthode et l’exemplarité, comme exigences transversales dans la conduite de l’action publique.
Ensuite, le Président de la République a décliné la feuille de route du Gouvernement, articulée autour de six piliers stratégiques issus de son projet de société, lui-même structuré en quinze engagements prioritaires pour le septennat.
Chaque ministère est tenu de transmettre à la Présidence de la République, dans un délai impératif d’un mois, un état des lieux structuré et exhaustif, incluant les projets en cours, les projets à venir, ainsi que les propositions de politiques publiques nouvelles. Cette cartographie stratégique, consolidée par le Ministère de la Planification, en collaboration avec le Ministère de l’Économie et des Finances, servira de socle à l’élaboration d’un portefeuille national de projets, destiné à guider l’action sectorielle et à assurer une cohérence globale des interventions publiques.
Communiqué Final du Conseil des Ministres
Libreville, le 8 mai 2025
Dans le prolongement de cette exigence de méthode, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement a réaffirmé ses engagements prioritaires en matière d’amélioration des conditions de vie des populations. Il a rappelé que la Ve République sera celle de l’accès universel à l’eau potable et à l’électricité, d’un système de santé souverain et performant, de la création d’un pôle numérique national, de la finalisation du réseau routier interconnecté, de la généralisation de l’accès au logement et à la propriété foncière, du soutien à l’entrepreneuriat national et à la création de champions nationaux, de l’accélération de la décentralisation et d’une réforme ambitieuse des finances publiques, articulée autour de la maîtrise des dépenses, de la diversification des recettes, et d’une meilleure allocation des ressources.
En matière de diversification économique, le Chef de l’État a insisté
sur la nécessité de relancer l’économie nationale à travers une politique proactive de création d’emplois durables et de richesses nouvelles, s’appuyant sur la transformation locale des matières premières et ressources naturelles, l’innovation et l’investissement privé. Enfin, dans une logique de performance et de reddition des comptes, le Président de la République a annoncé une première évaluation d’étape à l’issue des 100 premiers jours. Cette évaluation permettra de mesurer, de manière concrète, l’état d’avancement des orientations présidentielles et d’ajuster, si nécessaire, les modalités de leur mise en œuvre.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Projet de décret portant réorganisation des services de la Présidence de la République.
Communiqué Final du Conseil des Ministres
Libreville, le 8 mai 2025
Le présent projet de décret, élaboré en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, définit l’organisation des services de la Présidence de la République.
Dans le cadre de la réorganisation institutionnelle induite par l’entrée en vigueur de la Constitution du 19 décembre 2024, ce décret vise à structurer l’ensemble des services destinés à accompagner le Président de la République dans l’exercice de ses compétences constitutionnelles.
Désormais, les services de la Présidence de la République s’articulent autour des entités suivantes :
la Vice-Présidence de la République ;
la Vice-Présidence du Gouvernement ;
le Secrétariat Général de la Présidence ;
le Cabinet du Président de la République ;
l’État-major particulier du Président de la République ;
le Conseil National de Sécurité ;
le Secrétariat Général du Gouvernement.
Projet de décret fixant les modalités de la coordination de l’action gouvernementale.
Pris en application des dispositions des articles 69 et 95 de la Constitution, le présent projet de décret fixe les modalités de la coordination de l’action gouvernementale par le Vice-Président du Gouvernement qui aura désormais en charge les relations entre l’Exécutif et le Législatif sous l’autorité du Président de la République.
L’entrée en vigueur de la loi référendaire n°002-R/2024 du 19 décembre 2024 portant Constitution de la République Gabonaise marque ainsi le début de la cinquième République, en ce qu’il prévoit que le Vice- Président du Gouvernement assiste le Président de la République, Chef du Gouvernement.
Communiqué Final du Conseil des Ministres
Libreville, le 8 mai 2025
A ce titre, il est chargé, entre autres, de :
convoquer et présider les Conseils et Comités interministériels ;
étudier, en liaison avec les départements ministériels concernés, les dossiers soumis à l’examen du Conseil interministériel ;
proposer au Président de la République l’ordre du jour du Conseil des ministres, assurer le suivi de l’exécution de ses décisions, et veiller à la régularité du fonctionnement de l’administration centrale ainsi que de l’ensemble des services publics.
Projet de décret fixant les attributions et le fonctionnement du Conseil Interministériel ;
Pris en application de l’article 95 de la Constitution, le présent décret fixe les règles d’organisation, de fonctionnement et les attributions du Conseil interministériel, organe de coordination placé sous l’autorité du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement.
Présidé par délégation par le Vice-Président du Gouvernement, le Conseil interministériel est chargé de l’examen préalable des affaires nouvelles ou urgentes soumises par les membres du Gouvernement, en amont du Conseil des ministres.
Le décret précise les modalités de convocation, les responsabilités du Secrétariat Général du Gouvernement en matière de préparation des dossiers, les obligations de transmission des projets ministériels, ainsi que le processus d’adoption et de suivi des décisions.
Il institue une rigoureuse chaîne de coordination administrative visant à garantir la célérité, la rigueur et la transparence du travail gouvernemental.
Le président de la république Brice Clotaire Oligui Nguema va rencontrer les membres du gouvernement ce jeudi 08 mai 2025 au palais présidentiel à Libreville.
Après sa prestation de serment le 03 mai dernier, le président de la république a formé son gouvernement constitué de deux vice-présidents à savoir le vice-président de la République Séraphin Moundounga et le vice-président du gouvernement Alexandre Barro Chambrier et une trentaine de ministre.
Ce jeudi 08 mai, le chef de l’Etat sera réuni en conseil des ministres. Il sera certainement question pour lui de donner des orientations au Gouvernement pour la mise en œuvre de son programme destiné à l’amélioration des conditions de vie des Gabonais et de permettre le développement du pays.
Le président de la transition a présidé le conseil des ministres jeudi 27 mars 2025.
En ouverture de ses travaux, le Conseil a salué avec une grande satisfaction l’impulsion résolument économique donnée à l’actualité nationale ces derniers jours par le Chef de l’État, dans un contexte de fin de Transition marqué par une exigence de résultats concrets et de souveraineté renforcée.
A cet égard, le Conseil s’est particulièrement félicité pour la signature, ce même jour au Palais de la Présidence de la République, des conventions officialisant l’acquisition par Gabon Oil Company (GOC) des actifs des sociétés Tullow Oil et SMP Afrique. Présidée par le Chef de l’État en personne, cette cérémonie consacre une avancée stratégique majeure dans la reconquête de notre souveraineté énergétique.
En effet, cette opération s’inscrit pleinement dans la vision portée par les Autorités de la Transition : celle d’un Gabon maître de ses ressources, affirmant son autonomie dans les secteurs stratégiques. Le rachat des actifs de SMP Afrique, spécialisée dans le forage et le reconditionnement pétrolier, permettra à la GOC d’élargir significativement ses capacités opérationnelles et techniques, tout en réduisant les coûts d’exploitation. À travers cette double acquisition, l’État ouvre de nouvelles perspectives de développement pour l’économie nationale et affirme son ambition de bâtir un secteur pétrolier plus performant, plus rentable et plus gabonais.
Cette dynamique de reconquête économique s’est également traduite par l’organisation récente du Symposium sur les investissements, tenu à Libreville, en présence des principaux acteurs économiques nationaux et des partenaires financiers internationaux. Véritable vitrine du potentiel gabonais et du volontarisme des autorités, cette rencontre a permis au Chef de l’État de dresser un point d’étape rigoureux sur l’utilisation des concours financiers obtenus, tout en exposant les priorités du pays en matière de transformation structurelle.
Dans le prolongement de cet événement, le Président de la Transition a multiplié les visites de terrain sur les chantiers d’envergure en cours, notamment ceux de la Cité de la Démocratie, du projet Émeraude et de la Baie des Rois. Ces déplacements, effectués en présence des partenaires bancaires, traduisent une gouvernance fondée sur l’efficacité, la transparence et la culture du résultat.
Recevant les représentants de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour la refondation d’un climat des affaires compétitif et durable. À cet effet, il a rappelé les axes majeurs de la stratégie économique nationale :
– La consolidation de la stabilité macroéconomique pour renforcer la confiance des investisseurs ;
– Une gestion budgétaire rigoureuse afin de préserver l’équilibre des finances publiques ; – L’allègement des barrières commerciales pour stimuler la croissance et la compétitivité ; – La simplification des procédures administratives et réglementaires au bénéfice des entreprises ;
– L’investissement dans la formation et le capital humain, moteur de productivité ;
– Le renforcement de la sécurité juridique et judiciaire des affaires ;
– La mise en place d’une fiscalité stable et incitative, au service du développement ;
Présidence de la République Communiqué final SCM Page 3 sur 27
– La digitalisation complète de l’administration pour fluidifier l’action publique ;
– L’activation du secteur bancaire et financier national dans le financement de l’économie ; – Et enfin, une gestion optimale de la dette publique, garante de la soutenabilité des réformes.
À travers cette feuille de route claire et ambitieuse, le Conseil a réaffirmé la volonté du Président de la République de faire de l’économie réelle un levier central de la transformation du pays, au service de l’intérêt général.
Le Conseil s’est réjoui de cette vision audacieuse et pragmatique qui prépare le Gabon à franchir, avec confiance et sérénité, une nouvelle étape vers la stabilité, la prospérité et la modernité.
Enfin, à la faveur de ce dernier Conseil des Ministres avant l’échéance présidentielle dont la campagne s’ouvre ce samedi 29 mars 2025, le Président de la Transition a tenu à exprimer sa reconnaissance pour l’esprit de collaboration, de loyauté et d’engagement républicain ayant animé l’ensemble des membres du Gouvernement tout au long de cette phase exceptionnelle de notre histoire nationale.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE
• Projet de décret portant dénomination de certains établissements scolaires.
Pris conformément aux dispositions des articles 28, 37, 40 et 51 de la loi n° 21/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’Education, de la Formation et de la Recherche, le présent projet de décret vise à attribuer aux établissements qui seront désignés le nom d’un enseignant, d’une personnalité du secteur Educatif, d’une personnalité politique, écrivain et notable ayant marqué la vie de notre pays.
• Projet de décret instituant le travail manuel en milieu scolaire au Gabon.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 5 de la loi n° 21/2011 du 14 février 2012 portant orientation générale de l’Education, de la Formation et de la Recherche a pour objectif principal de rétablir la pratique du travail manuel en milieu scolaire en vue de concourir à l’assainissement de l’environnement scolaire et l’appropriation des valeurs citoyennes.
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
• Projet de décret fixant le régime spécial des pensions et autres avantages des anciens Vice-présidents de la République, anciens Présidents de Chambre du Parlement.
Pris en application de l’article 8 de la loi n°022/2018 du 8 février 2019 portant Code de protection sociale, ce projet de décret a pour objet de déterminer les conditions d’affiliation, de cotisation, de liquidation et de jouissance des pensions de retraite, ainsi que les avantages particuliers liés à l’exercice de ces hautes fonctions de l’État.
Le texte consacre l’immatriculation obligatoire auprès de l’organisme de gestion des pensions de toute personne ayant accédée aux fonctions de Vice-Président de la République, de Premier Ministre ou de Président de chambre du Parlement. Il prévoit également une contribution de l’État à hauteur de 15% de la solde forfaitaire des assujettis, complétée par une cotisation individuelle de 8% prélevée à la source.
Le droit à pension est ouvert après trois années de services effectifs dans lesdites fonctions. La pension, équivalente à 70% du dernier traitement fonctionnel, est versée mensuellement et devient immédiatement exigible à la cessation des fonctions, sous condition d’âge.
Le décret organise par ailleurs un régime de pension de réversion au profit du conjoint survivant, équivalente à 60% de la pension du titulaire. Il encadre les conditions d’attribution et de répartition de cette pension entre les conjoints légaux reconnus, dans un souci d’équité et de cohérence avec les principes du droit social gabonais.
En complément de la pension de retraite, le projet de décret accorde aux anciens titulaires de ces fonctions des avantages particuliers liés à la dignité de leur statut. Il s’agit notamment d’une allocation mensuelle d’intendance, de la mise à disposition périodique de véhicules de service, de la prise en charge médicale dans les structures du service de santé militaire, ainsi que de moyens logistiques de sécurité et d’appui à la mobilité. Le texte prévoit également la prise en charge des frais funéraires dans les limites fixées par voie réglementaire.
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
• Projet de décret instituant le mois dédié à la lutte contre l’insalubrité dans les administrations publiques et leurs abords. •
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, institue le mois dédié à la lutte contre l’insalubrité dans les administrations publiques et leurs abords.
Le mois dédié à la lutte contre l’insalubrité dans les administrations publiques et leurs abords a pour objectif d’assainir leur environnement immédiat. Il concerne l’ensemble du territoire national et est fixé d’un commun accord avec les administrations concernées.
Au cours de ce mois, les Forces de Défense et de Sécurité procèderont, dans les administrations publiques et leurs abords :
– au nettoyage ;
– à l’enlèvement des épaves de véhicules abandonnés ;
– à la désinfection, à la désinsectisation et à la dératisation ;
– au curage des caniveaux.
MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX
• Projet de loi fixant le statut particulier des Greffiers.
Ce projet de texte s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de la transition de moderniser les professions juridiques et judiciaires, en dotant les personnels des Greffes d’un cadre statutaire actualisé, mieux adapté aux exigences contemporaines de l’État de droit et à l’évolution des normes juridiques, notamment communautaires.
Ce projet de loi vise à valoriser durablement le capital humain du corps des Greffiers à travers la mise en place d’un plan de carrière structuré, des conditions d’accès rehaussées et une clarification des droits et obligations professionnels.
Parmi les principales innovations figurent : − Le relèvement du niveau de recrutement au grade de Master en droit ou en sciences économiques ;
− La distinction formelle entre fonctions juridictionnelles et fonctions administratives ; − La création de deux grades (normal et
supérieur) déclinés en classes et échelons ; − L’élargissement du texte à 92 articles, incluant désormais un dispositif disciplinaire clair et des obligations professionnelles renforcées. Par cette réforme ambitieuse, le Gouvernement entend renforcer l’efficacité de l’appareil judiciaire, garantir une meilleure reconnaissance du rôle des Greffiers dans le fonctionnement de la justice, et promouvoir une administration judiciaire plus moderne, rigoureuse et professionnelle.
MINISTERE DU COMMERCE ET DES PME/PMI
• Projet de décret fixant les mesures d’accompagnement pour la création et le développement des Activités Génératrices de Revenus en République Gabonaise.
Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la politique gouvernementale de lutte contre la pauvreté et le chômage tel que souhaité par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI).
Ainsi, ce projet de décret propose une définition précise de l’Activité Génératrice de Revenus afin d’éviter toute confusion avec les autres activités entrepreneuriales soutenues par le Gouvernement et de mieux structurer l’accompagnement de l’Etat par une série d’actions principales telles que :
– l’information et la sensibilisation ;
– l’aide à la conception ;
– l’accompagnement à la formalisation ; – la formation ;
– le financement ou l’aide à l’accès au financement ;
– le suivi et l’évaluation.
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES PARTICIPATIONS
• Projet de loi portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Caisse de Stabilisation et de Péréquation.
Pris conformément aux dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’Etat, la Caisse de Stabilisation et de Péréquation (CAISTAB) créée par ce présent projet de loi est un établissement public à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité juridique et jouissant de l’autonomie administrative et financière.
La CAISTAB assure l’exécution de la politique du Gouvernement en matière de stabilisation et de péréquation des prix des hydrocarbures, du café, du cacao et de soutien aux prix des produits de consommation courante de première nécessité.
Pour son fonctionnement, la CAISTAB comprend : – un Conseil d’Administration ;
– une Direction Générale ;
– une Agence Comptable.
Aussi, par l’effet du présent projet de loi, la CAISTAB transfère-t-elle à cet établissement public les personnels et le patrimoine de la Direction Générale des Caisses de Stabilisation et de Péréquation et abroge par le même temps l’ensemble des textes antérieures y relatifs dont celle-ci assure la gestion à ce jour.
MINISTERE DE L’INDUSTRIE
• Projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence Gabonaise de Normalisation.
Le présent projet de décret approuve et rend exécutoire les statuts de l’Agence Gabonaise de Normalisation, en précisant son cadre organisationnel et fonctionnel, en vue de garantir à cette agence un fonctionnement efficace et efficient.
MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
• Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Office National du Développement du Sport.
Le présent projet de loi pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte création, attributions et organisation de l’Office National du Développement du Sport, en abrégé ONDS.
L’ONDS est un établissement public à caractère industriel et commercial qui jouit de l’autonomie de gestion administrative et financière avec pour mission de financer la promotion et le développement du sport.
A cet effet, l’Office comprend :
– Le Conseil d’Administration ;
– La Direction Générale ;
– L’Agence Comptable.
EN MATIERE DE POLITIQUE GENERALE MINISTERE DE LA SANTE
Au terme de l’exposé du Ministre, le Conseil des Ministres a pris bonne note des communications suivantes :
• Le rapport de l’atelier national sur l’élimination des produits cosmétiques éclaircissants contenant du mercure, tenu du 20 au 22 janvier 2025, qui s’inscrit dans le cadre des engagements du Gabon en matière de santé publique et de protection des consommateurs ;
• La cérémonie de clôture de la campagne nationale de sensibilisation contre l’usage détourné des médicaments et la consommation de drogues en milieu scolaire et universitaire, marquant une étape importante dans la lutte contre les fléaux qui affectent la jeunesse ;
• Le cofinancement de la campagne de distribution de masse de moustiquaires imprégnées, visant à renforcer la prévention du paludisme et à améliorer la couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire national.
MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION
Au terme de la communication du Ministre, le Conseil des Ministres a marqué son approbation pour la réalisation du projet de construction du câble sous-marin optique Médusa Afrique.
Ce projet structurant s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures numériques du Gabon, avec un point d’atterrissement prévu à Port-Gentil, porté par la société ACE Gabon, entité nationale à capitaux publics. En complément, le projet prévoit un désenclavement numérique de l’intérieur du pays, avec une extension vers l’Ogooué jusqu’à Ndjolé, en vue d’une interconnexion avec le Backbone National Gabonais (BNG).
Le câble Médusa Afrique bénéficiera du financement du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE) de l’Union Européenne, ainsi que du paquet d’investissement « Global Gateway » Afrique-Europe, en cohérence avec les ambitions de connectivité continentale et de développement numérique durable.
Ce projet vise à :
− anticiper le double risque d’obsolescence technologique et de fin de vie du câble ACE actuellement en exploitation ;
− renforcer la diversité et la résilience des infrastructures numériques internationales du Gabon ;
− offrir une connectivité plus rentable et plus performante, favorable à la compétitivité numérique du pays et à l’amélioration de son Indice de Développement des TIC (IDI) ;
− créer de nouvelles opportunités de croissance, d’inclusion numérique et de résilience économique, au service du développement humain durable.
MINISTERE DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE
Le Conseil a donné son accord pour la célébration de la Journée Nationale de la
Présidence de la République Communiqué final SCM Page 16 sur 27
Femme, le 17 avril 2025 à Mouila, chef-lieu de la Ngounié.
Une campagne de sensibilisation sera déployée dans les neuf provinces autour du thème : « L’engagement communautaire pour l’égalité de genre et l’autonomie des femmes ».
Les activités prévues incluent :
− Une campagne nationale sur la participation des femmes à la vie politique ;
− Un concours culturel de projets artisanaux féminins ;
− Un appui ciblé à une dizaine d’organisations féminines pour leur autonomisation.
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES PARTICIPATIONS
À la suite de la communication de Monsieur le Ministre, le Conseil des Ministres a marqué son approbation pour l’engagement, en procédure d’urgence, de négociations avec les établissements de paiement en vue de l’extension du mécanisme de paiement des taxes par support mobile.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la stratégie de digitalisation des services publics et vise à renforcer la transparence des flux financiers, conformément aux exigences nationales et internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
À travers un Partenariat Public-Privé (PPP), l’État entend élargir l’assiette fiscale en intégrant certaines transactions, jusqu’ici échappant au champ classique de la fiscalité, dans un dispositif innovant de perception électronique.
Ce partenariat contribuera également à l’amélioration de l’accès au crédit pour les entreprises, en favorisant une meilleure traçabilité des opérations et un renforcement des outils de comptabilité formelle.
Par ailleurs, le Conseil s’est félicité des conclusions du comité interministériel chargé de l’harmonisation et de la rationalisation des prélèvements effectués par les opérateurs économiques auprès des administrations publiques et des collectivités locales.
Cette initiative vise à réduire significativement la multiplicité des frais, redevances et sanctions, et à limiter les sollicitations redondantes des opérateurs économiques pour un même objet, en instaurant un cadre plus lisible, plus juste et plus efficace.
Enfin le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles dont les plus importantes sont les suivantes :
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CABINET DU PRESIDENT
– Haut Représentant Personnel du Président de la République : Mme Louise BOUKANDOU.
– Haut Représentant Personnel du Président de la République : M. André Jacques AUGAND.
UNITE SPECIALE DE SECURISATION ET DU CONTROLE DU SECTEUR DES HYDROCARBURES (USSCSH)
CABINET DU COORDONNATEUR GENERAL
Il est mis fin aux fonctions de Conseiller de Monsieur Adrien VANGSY TATY.
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION CIVIQUE
ECOLE NORMALE SUPERIEURE
DIRECTION GENERALE
– Directeur Général : Pr. Gilbert NGUEMA ENDAMNE, en remplacement de Pr. Rufin DIDZAMBOU.
ECOLE NORMALE SUPERIEURE DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
DIRECTION GENERALE
– Directeur Général : M. Anatole TSIOUKAKA, en remplacement de Pr. Guy Richard KIBOUKA.
MINISTERE DES COMPTES PUBLICS ET DE LA DETTE
COMMISSION NATIONALE DES TRAVAUX D’INTERET PUBLIC POUR LA PROMOTION DE L’ENTREPRENARIAT ET DE L’EMPLOI (CN-TIPPEE)
L’annonce a été faite au cours du conseil des ministres qui a eu lieu jeudi 13 février 2025.
Les dépôts de candidature pour l’élection présidentielle au Gabon aura lieu du 27 février au 08 mars 2025. Le projet de décret fixe la limite et les modalités des dépôts de déclaration des candidatures pour l’élection présidentielle qui aura lieu le 12 avril 2025.
Il est pris en application des dispositions des articles 77 et 179 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République.
Le président de la transition a présidé mercredi 22 janvier 2025, un conseil des ministres. Vous trouverez ci-dessous le communiqué final.
En ouverture des travaux, le Conseil s’est félicité de l’intérêt diplomatique manifesté par plusieurs pays africains à l’égard de la qualité du processus de transition en cours depuis les événements du 30 août 2023. À ce titre, il a salué la visite d’amitié effectuée le 16 janvier par Son Excellence Umaro SISSOCO EMBALO, Président de la République de Guinée-Bissau, qui, aux côtés du Chef de l’État gabonais, a pu constater les avancées notables permettant un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Le Président bissau guinéen s’est réjoui du respect du calendrier de la transition, soulignant qu’il s’agit là d’une attente majeure de la communauté internationale.
Fort de cet élan, le Conseil s’est également réjoui de l’adoption du Code électoral par le Parlement, réuni en session extraordinaire du 10 au 20 janvier 2025. La conclusion de cette étape marque l’ouverture d’une phase décisive dans la clôture du processus de Transition : l’élection du Président de la République gabonaise.
Au titre des projets de textes législatifs etrèglementaires
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
• Projet de décret portant organisation et fonctionnement de l’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER).
Le présent projet de décret vise la création d’une autorité administrative indépendante non permanente dénommé Autorité de Contrôle des Élections et du Referendum, dont la mission est de contrôler et assurer le respect de la loi électorale dans la préparation, l’organisation et la gestion des scrutins électoraux et référendaires, conformément aux dispositions du code électoral.
Pour son administration, l’ACER comprend neuf membres dont :
– un Président ;
– un vice-président ;
– un secrétaire général ;
– deux Rapporteurs ;
– quatre Membres.
MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE
• Projet de décret portant convocation du collège électoral pour l’élection du Président de la République pour l’année 2025.
Le présent projet de décret est pris en application de l’article 113 de la loi organique n°001/2025 du 19 janvier 2025, fixant la convocation du collège électoral pour l’élection du Président de la République au titre de l’année 2025.
Aux termes de ce décret, le collège électoral est convoqué le samedi 12 avril 2025. Le scrutin se déroulera de 7h à 18h, conformément à la réglementation en vigueur.
MINISTERE DES COMPTES PUBLICS ET DE LA DETTE
Projet d’ordonnance autorisant l’État Gabonais à contracter un emprunt d’un montant de quatre-vingt-dix-huit milliards trois cent quatre-vingt-treize millions cinq cent cinquante mille (98.393.550.000 FCFA) auprès de Cargill Financial Services International, Inc.
Le produit de cet emprunt est destiné au financement du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC).
MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES PARTICIPATIONS.
• Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de l’Agence Gabonaise pour le Développement de l’Économie verte
Pris en application des dispositions de l’article 52 de la Constitution, ce projet d’ordonnance porte création, attributions et organisation de l’Agence Gabonaise pour le Développement de l’Économie Verte (AGADEV).
Placée sous la tutelle du Ministère en charge de l’Économie et dotée de la personnalité juridique, l’AGADEV a pour missions d’impulser et de promouvoir une économie verte intégrée au Gabon, notamment à travers la monétisation des crédits carbone et crédits biodiversité, la valorisation du capital naturel, et la mise en œuvre d’initiatives facilitant la conservation et la restauration des écosystèmes.
Elle est également chargée de soutenir la recherche, la formation et l’innovation dans le domaine de l’économie verte, de catalyser les investissements verts, ainsi que de renforcer le pôle d’excellence national en la matière.
Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), l’AGADEV comprend : – Un Conseil d’Administration,
– Une Direction Générale ;
– Une Agence Comptable.
En matière de Politique générale :
MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE
• Présentation de la communication relative à la participation des Forces de Défense et de Sécurité à la lutte contre l’insalubrité publique.
Le Conseil a pris bonne note de la communication relative à la participation des Forces de Défense et de Sécurité dans la lutte contre l’insalubrité publique. Cette initiative vise à intégrer leurs actions aux missions d’assainissement de l’environnement public.
À cet effet, les Ministères de la Défense Nationale, de l’Intérieur et de la Sécurité proposent de coordonner leurs efforts en consacrant non plus une seule journée d’action citoyenne, mais un mois entier dédié à la lutte contre l’insalubrité publique, afin de renforcer l’efficacité et la portée de cette mobilisation collective.
MINISTERE DE L’ENERGIE
Le Conseil des Ministres a approuvé, conformément à l’ordonnance n°9/2016 relative aux Partenariats Public-Privé, la construction d’une centrale thermique à gaz de 8,5 MW à
Mayumba, afin de remédier au déficit structurel d’électricité et de répondre à la demande croissante dans les provinces de la Ngounié et de la Nyanga. Ce projet permettra de remplacer progressivement les groupes diesel existants par une technologie de haute efficacité, améliorant ainsi la fiabilité de l’approvisionnement énergétique dans cette région. Il inclut également la mise en place d’une ligne électrique aérienne de 110 km en 30 kV pour sécuriser l’alimentation en électricité de Tchibanga (Nyanga), de Ndendé, Lébamba, Fougamou et Mouila (Ngounié), et pour électrifier les villages situés le long de l’axe routier Mayumba-Tchibanga. Les études de faisabilité ont confirmé la viabilité technique et économique de ce projet structurant, qui sera étendu à 50 MW avec la construction d’une ligne d’évacuation en 90 kV lors de sa seconde phase.
In fine, le Conseil note que ce projet devrait réduire la dépendance aux sources d’énergie moins performantes, stimuler le développement socio économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations de cette partie du pays.
MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MARINE MARCHANDE
Suite à la Communication du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour le projet de réservations foncières relatif à la construction des circuits de l’examen du permis de conduire et des Gares routières mixtes à l’intérieur du pays.
Au titre des missions, séminaires et conférences :
MINISTERE DU COMMERCE ET DES PME/PMI
Le Conseil a noté avec satisfaction la communication du Ministre relative à l’Atelier de validation du Plan triennal pour le Développement et la Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire du 17 au 19 février 2025.
Enfin, le Conseil des Ministres a approuvé les mesures individuelles suivantes
MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE
DIRECTION GENERALE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE
PERSONNELS DE COMMANDEMENT ET D’ENCADREMENT
PROVINCE DE L’ESTUAIRE
– Gouverneur : Mme Françoise DIKOUMBA, confirmée
– Secrétaire Général de Province : Mme Nadège FOUDOU Epse VOUMA, confirmée
DEPARTEMENT DU KOMO-MONDAH (NTOUM)
– Préfet : M. François MOUCKANY KOUMBA, en remplacement de Mme Annie Nicole MEFOUMANE Epse MBOUMBA KHASSA.
– Secrétaire Général de Préfecture : Mme Solange ISSASSAKOU MFOUMBOU, confirmée.
DEPARTEMENT DE LA NOYA (COCOBEACH)
– Préfet : M. François NTOUTOUME ESSONE, en remplacement de M. Albert MAYOMBO IFOUNGA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Edgar Gesmin ONGALI BITA.
DEPARTEMENT DU KOMO-OCEAN (NDZOMOE)
– Préfet : M. Hubert Diossé ANGOUE NGUEMA, confirmé.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Patrick Aubert DIPA BOULINGUI, confirmé.
DEPARTEMENT DU KOMO (KANGO)
– Préfet : M. Gildas Mouloud Wenceslas KIMO, en remplacement de M. Michel MATSAKASSA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Ghislain NDOMBI GOURMENZE.
DELEGATION SPECIALE DE LIBREVILLE
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétaire Général Adjoint en charge du 2ème Arr. : M. Paul Landry MENGUA ME NDONG.
DELEGATION SPECIALE D’OWENDO
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétaire Général : M. Alain BEKALE
DELEGATION SPECIALE DE NTOUM
– Délégué Spécial en charge de la Commune de Ntoum : M. Jean Christian NDONG BIBANG.
– Délégué Spécial en charge du 2ème Arr. : M. Serge TALI
PROVINCE DU HAUT-OGOOUE
– Gouverneur : M. Jacques Denis TSANGA, confirmé
– Secrétaire Général de Province : M. Julien BOULOUPI, en remplacement de M. Guy Firmin KABARA ALIMBI
– Conseiller du Gouverneur : Général Marcel MAYIMBA
DEPARTEMENT DE LA PASSA (FRANCEVILLE)
– Préfet : M. Raphael OBALI, confirmé
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Christian LEYAMA, confirmé
DISTRICT DE LEKABI (ANDJOGO)
– Sous-Préfet : M. Aristide BOUBEYI, en remplacement de M. Leon Pierre N’NANG MBA
– Chef de Bureau : Adjudant-Chef-Major Armel EVAKA
DEPARTEMENT DE LA SEBE-BRIKOLO (OKONDJA)
– Préfet : M. Claude Myriyan AGNIMA, confirmé.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Ogy IPOTA, en remplacement de Mme Hermine NTIGA OKOSSA.
DISTRICT DE LEKORI
– Sous-Préfet : M. Guy Albert MOUBAMANGOYE.
– Chef de Bureau : M. Victor NTSIKA, confirmé.
DEPARTEMENT DE LEKONI-LEKORI (AKIENI)
– Préfet : M. Jean de Dieu OYESSI WONFOUYA, en remplacement de M. Lazare AKOMA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. AKOMO AKALA.
DEPARTEMENT DE LEKOKO (BAKOUMBA)
– Préfet : M. NDZONGA DJOUMBOU, en remplacement de M. Fritsch Alphonse NGASSOBO.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Paul MOUENDZI MBADINGA, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA LEKABI-LEWOLO (NGOUONI)
– Préfet : M. Lazare OKOMO.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Patrick ONDIMBA.
DEPARTEMENT DE LA BAYI-BRIKOLO (ABOUMI)
– Préfet : M. Leonel ONDY EBOUNDOU.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Davy ONDIA.
DEPARTEMENT DE LEBOMBI-LEYOU (MOANDA)
– Préfet : M. Jean Pierre ABISSAYE.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Jean Jacques OTOUMA, confirmé0
DISTRICT DE MOUNANA
– Sous-Préfet : Lieutenant Ruffin OVOULA, en remplacement de M. Leonel ONDY EBOUNDOU.
– Chef de Bureau : Mme Sidonie KANFOULA, confirmée.
DEPARTEMENT DE DJOUORI-AGNILI (BONGOVILLE)
– Préfet : M. Eric ANGOUNGA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Hervé OMANDA NGOULOU, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA DJOUE (ONGA)
– Préfet : M. Martin DJIPALA, en remplacement de M. Strauss MOSHONGA TEMBA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Armand NGOYA YENEGUE, confirmé.
DEPARTEMENT DES PLATEAUX (LECONI) – Préfet : M. Denis LOUKALA, confirmé.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Rody Fred AYATSOU, confirmé.
DEPARTEMENT DE L’OGOOUE-LETILI (BOUMANGO)
– Préfet : M. Léon ONTSILA, confirmé.
– Secrétaire Général de Préfecture : Mme Elvire Vanessa MOUGNANDJI.
DELEGATION SPECIALE DE FRANCEVILLE
– Conseiller du Délégué Spécial : Colonel Constant YALOULA NGOULOU.
DELEGATION SPECIALE DE NGOUONI
SECRETARIAT GENERAL
– Secrétaire Général : M. Cléophaste OLIGUI.
PROVINCE DU MOYEN-OGOOUE
– Gouverneur : M. Jean Benoit BEKALE, confirmé.
– Secrétaire Général de Province : Mme Eryll Bertille RAPONAT OTEWA Epse MBINA, confirmée.
DEPARTEMENT DE L’OGOOUE ET LACS
– Préfet : M. Ulrich Sylvère MAVIOGA, en remplacement de M. Yves YASSIMA.
– Secrétaire Général de Province : Mme Mélaine MVE NDONG.
DISTRICT D’ASCHOUKA
– Sous-Préfet : Mme Maïga AZIZE, en remplacement de M. Wilfried DUPOND Gildas LETSINA.
DISTRICT DE MAKOUKE
– Sous-Préfet : M. Elie BIGNOUMBA MAGANGA, confirmé
– Chef de Bureau : M. Augustin NZANIANGA MAMBA, confirmé
DEPARTEMENT DE L’ABANGA-BIGNE (NDJOLE)
– Préfet : M. Serge MBABA, en remplacement de Mme Rosine LOUMBY MPIGA.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Apollinaire MOUNDJIMBI.
DISTRICT DE BIFOUN-EBEL
-Sous-Préfet : M. Denis OMBANDA, en remplacement de M. Claude MOUNDOUNGA.
PROVINCE DE LA NGOUNIE
-Gouverneur : M. Francis OYINAMONO, confirmé.
-Secrétaire Général de la Province : M. Alain Roger MAYEKI, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA DOUYA-ONOYE (MOUILA)
-Préfet : M. Alphonse NDEME, confirmé
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Amos Roméo NDEMBI, confirmé
DEPARTEMENT DE L’OGOULOU (MIMONGO)
-Préfet : M. Lambert MOTONGO, en remplacement de M. Hervé YANGA LEFOUME.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Emile NZIENGUI IDIATA, en remplacement de M. Edmond MOUNANGA
DISTRICT D’ETEKE
-Sous-Préfet : M. Edmond MOUNANGA, en remplacement de M. Valentin MAGNI-MA DIOBA.
-Chef de Bureau : M. Régis NGOMO MEYE, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA DOLA (NDENDE)
-Préfet : M. Alain Rodrigue BOUSSOUGOU, en remplacement de M. Jean Damascène MAPANGOU.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Romuald KENDO NIATE, confirmé.
DEPARTEMENT DE NDOLOU (MANDJI) -Préfet : M. Serge Oscar NZENGUE.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Jean Mesmin GUIPANDI MOUCKAGA, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA LOUETSI-BIBAKA (MALINGA)
-Préfet : M. Albert MAYOMBO IFOUNGA, en remplacement de M. François NTOUTOUME ESSONE.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Sylvestre MOUBAGNA, confirmé.
DEPARTEMENT DE TSAMBA-MAGOTSI (FOUGAMOU)
-Préfet : M. Alexandre MOUKAMBI, en remplacement de M. Dieudonné NGOYE.
-Secrétaire Général de Préfecture : Mme Gyslaine Esther MANIME, confirmée.
DISTRICT D’IKOBEY
-Sous-Préfet : Adjudant-Chef-Major Stanislas NIMBOUABOYE, en remplacement de M. Valentin MIHINDOU MBADINGA.
-Chef de Bureau : M. Jean Baptiste MOKAMBI, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA MOUGALABA (GUIETSOU)
-Préfet : M. Guy Euloge MOUANDJOUDI, en remplacement de M. Boniface KODESSA.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Léandre ONGOUORI MICKOTO, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA BOUMI-LOUETSI (MBIGOU)
-Préfet : M. Théodore ISSALANGOYE, en remplacement de M. Jean Aimé FOULA.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Emmanuel MAKENGNI, confirmé.
DISCTRICT DE NZENZELE
-Sous-Préfet : M. Justin MADIDI MOUKOUNDOU, en remplacement de M. Faustin MALOLA.
-Chef de Bureau : Mme Delphine BANDONO, confirmée.
DEPARTEMENT DE LA LOUETSI-WANO (LEBAMBA)
-Préfet : M. Euloge Parfait MOMBO MOUKAGA, confirmé.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Christian YOUBI.
PROVINCE DE LA NYANGA
-Gouverneur : M. Jean Robert MABOBE, confirmé.
-Secrétaire Général de Province : M. MOUSSAVOU MOUSSAVOU, en remplacement de M. Célestin Hydris NZINZI.
DEPARTEMENT DE MOUGOUTSI (TCHIBANGA)
-Préfet : M. Patrice MOUNGUENGUI, confirmé.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Romuald BAKOUBADI, confirmé.
DISTRICT DE MOUKALABA
-Sous-Préfet : M. Célestin IDIATA MAYOMBO, en remplacement de M. Gildas Mouloud Wenceslas KIMO.
-Chef de Bureau : M. Paul TCHIBINDA, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA DOUIGNY (MOABI)
-Préfet : M. Yves MAKAYA, en remplacement de M. Guy Aimé MFOUMBI.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Yves Christian MOUSSIROU MOUSSIROU, confirmé.
DISTRICT DE MOURINDI
-Sous-Préfet : M. Dieudonné MOMBO, confirmé.
-Chef de Bureau : M. Guy Roger IBOUANGA MOUKAGNI, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA BASSE BANIO (MAYUMBA)
-Préfet : M. Eric André ZUE, confirmé.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Michel Archange MVOUBOU MAKAYA, en remplacement de M. José Victor ZINGA.
DEPARTEMENT DE LA HAUTE BANIO (NDINDI)
-Préfet : M. IWANGOU IWANGOU, confirmé.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. José Victor ZINGA.
DEPARTEMENT DE LA DOUTSILA (MABANDA)
-Préfet : Capitaine Bertin SIAPA BOUYOBA, en remplacement de M. Venant IBANGOT.
-Secrétaire Général de Préfecture : M. Noël NZAMBA, confirmé.
DEPARTEMENT DE MONGO (MOULENGUI-BINZA)
-Préfet : M. Chrisanthe MABIALA, en remplacement de M. Privat Aubert NZIENGUI NZIENGUI.
Présidence de la République Communiqué final SCM Page 24 sur 35
-Secrétaire de Préfecture : M. Christian MIHINDOU, confirmé.
PROVINCE DE L’OGOOUE IVINDO
– Gouverneur : Mme. Christiane LECKAT, confirmée.
– Secrétaire Général de Province : M. Michel Léandre TCHIBINDA, en remplacement de M. Laurent N’NOUME.
DEPARTEMENT DE l’IVINDO (MAKOKOU)
– Préfet : M. Pachelli NGAWIN MBOULOU, en remplacement de Mme. Adélaïde Chantal NGOVET Epse NKOGHE.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Bertrand PAUBA, confirmé.
DISTRICT DE MAKEBE-BAKWAKA
– Sous-Préfet : M. Alain MBELE ASSEKO, confirmé.
– Chef de Bureau : M. Achille MABIALA.
DISTRICT DE MVADHY
– Sous-Préfet : M. Fortune MITOUA MBAME, en remplacement de M. Roger EGOUTOCK ABAH.
– Chef de Bureau : M. Willy MODOUM MEYONG, en remplacement de M. Alfred DJIER.
DISTRICT DE BATOUALA
– Sous-Préfet : M. Gilbert KOUMBA DOUMINGOU, en remplacement de M. Théodore OLENDE.
– Chef de Bureau : M. Ulrich EBAUTH DJINA, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA LOPE (BOOUE)
– Préfet : Capitaine Ange MBA BEKALE, en remplacement de M. Guy Euloge MOUANDJOUDI.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Landry KALIBI KIAKALA.
DISTRICT DE MOKEKO
– Sous-Préfet : M. Raphael MAKAO, confirmé – Chef de Bureau : M. Clément BOLAMIKOUMOU, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA ZADIE (MEKAMBO)
– Préfet : M. Claude Severin MAILAT MOUTSINGA, en remplacement de M. Jean Marie EKANG OKOUAGHE.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Franck BONGOHO.
DEPARTEMENT DE LA MVOUNG (OVAN)
– Préfet : Lieutenant Elie Julien BITEGHE BENHA, en remplacement de M. Pachelli NGAWIN MBOULOU.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. César NGUEMA ATSAME, en remplacement de M. Jean NTOMBO.
PROVINCE DE L’OGOOUE LOLO
– Gouverneur : M. Jean Bosco ASSANGAMBAGNI, confirmé.
– Secrétaire de Province : M. Come Clément BIBANG, confirmé.
DEPARTEMENT DE LA LOLO BOUENGUIDI (KOULA-MOUTOU)
– Préfet : Mme Nancy BOUNANGA BOUAMI, en remplacement de M. Paul Henri BIMBOUNDZA.
– Secrétaire de Préfecture : M. Alexandre MOUKAMBI MOUKAMBI, confirmé.
DISTRICT DE POPA
– Sous-Préfet : M. Rodrigue KONDO, confirmé.
– Chef de bureau : M. Alexis BOUSSOU MALONGA.
DEPARTEMENT DE LA LOMBO BOUENGUIDI (PANA)
– Préfet : M. Frédéric KOPA, confirmé.
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Steeve MOUNEYI, confirmé.
DISTRICT DE DIENGA
– Sous-Préfet : M. Cedrigue Martial NDZOUKI, en remplacement de M. Sylvain MOUANDA SOSSY.
– Chef de Bureau : M. Jean Benoit MOUTOUMBOU KOPA.
DEPARTEMENT DE L’OFFOUE-ONOYE (IBOUNDJI)
– Préfet : M. Christian BOUSSOUGOU, confirmé
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Sidoine NGARI, confirmé
DEPARTEMENT DE MULUNDU (LASTOURVILLE)
– Préfet : M. Aymard Régis OPIANGAH PEME, en remplacement de M. Ulrich Sylvère MAVIOGA
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Noël BOUNOUNOU, confirmé
DISTRICT DE MATSATSA
– Sous-Préfet : M. Paul Marie NYANGONE, confirmé
– Chef de Bureau : M. Richard HOUCKENDJE, confirmé
DISTRICT DE NDANGUI
– Sous-Préfet : M. Sylvain MOUANDA SOSSY, en remplacement de M. Sosthène Donald IDONGO MALONDA
– Chef de Bureau : Mme. Samira Emeline ANOKOUAYA
PROVINCE DE L’OGOOUE MARITIME – Gouverneur : M. Jean Robert NGUEMA NANG, confirmé
– Secrétaire Général de Province : Mme. Clémentine Ida AMPIEME OLOUNA Epse BENGONE MINKO, confirmée
DEPARTEMENT DE BENDJE
– Préfet : Mme Eugénie Marie Caroline KAMARA, confirmée
– Secrétaire Général de Préfecture : M. Athanase EDOU MEBIAME, confirmé
Sous la Très Haute Présidence de Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, Général de Brigade, Président de la Transition, Président de la République, Chef de l’État, le Conseil des Ministres s’est réuni ce vendredi 17 janvier 2025, à 11 heures précises, au Palais de la Présidence de la République.
Lors de cette première session du nouveau Gouvernement, le Président de la Transition a tenu à rendre hommage aux Ministres sortants pour leur dévouement au service de la Nation. Il a félicité les nouveaux membres ainsi que ceux reconduits, tout en rappelant les principes fondamentaux devant guider l’action gouvernementale : collégialité, solidarité et responsabilité.
Dans cette optique, le Chef de l’État a mis en exergue l’importance d’une action collective, où chaque décision engage la responsabilité commune. Il a exhorté les membres du Gouvernement à travailler en synergie pour garantir la performance globale de l’équipe.
Par ailleurs, il a souligné la nécessité d’une gestion rigoureuse et exemplaire, tant sur le plan individuel que collectif, et d’une discipline irréprochable dans la conduite des affaires publiques. Cette discipline, a-t-il précisé, consiste également à s’aligner derrière le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, qui assure la direction et la coordination de l’action gouvernementale. Il a insisté sur la nécessité de travailler dans un esprit de respect mutuel, de solidarité et de collaboration harmonieuse.
Dans le même sens, le Président de la Transition a exhorté les membres du Gouvernement à faire preuve de promptitude, de réactivité et d’un engagement total au service d’une seule et même République, tout en respectant le principe de continuité de l’État.
S’adressant particulièrement aux plus jeunes, il les a appelés à prendre pleinement conscience qu’ils incarnent le renouveau et le rajeunissement progressif de la classe politique nationale, une dynamique qu’il s’emploie activement à impulser. Il les a également invités à se montrer dignes de la confiance placée en eux, en adoptant une posture exemplaire qui favorisera la poursuite de ce renouvellement.
En matière d’orientations stratégiques, le Président de la Transition a réaffirmé l’urgence des attentes des populations gabonaises, exigeant du Gouvernement des résultats tangibles. Il a fixé comme priorités immédiates :
– finaliser les réformes institutionnelles pour organiser une élection présidentielle crédible et transparente à l’issue de la Transition ;
– formaliser la demande d’assistance avec le Fonds Monétaire International (FMI) ;
– mettre un terme aux coupures récurrentes d’électricité à Libreville et dans les autres localités du pays ;
– améliorer l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines et rurales ;
– entretenir et construire des infrastructures routières prioritaires au niveau national et urbain ;
– mettre en œuvre des solutions durables pour lutter contre la Vie chère ;
– optimiser la gestion des établissements hospitaliers et renforcer les structures de proximité ;
– assainir les organismes de protection sociale, notamment les trois Caisses (CNAMGS, CNSS, CPPF).
Le Président a invité le Gouvernement à faire de la lutte contre le chômage, une priorité absolue. À ce titre, il a exigé du Gouvernement des mesures urgentes pour :
– accélérer la mise en œuvre de mesures innovantes visant à améliorer significativement l’employabilité des jeunes, en mettant un accent particulier sur la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’adéquation entre les compétences disponibles et les besoins réels du marché du travail ;
– dynamiser les projets stratégiques à fort potentiel de croissance économique dans des secteurs prioritaires tels que les mines, l’agriculture, la pêche, le tourisme, les transports, la logistique et le numérique pour générer des emplois durables et inclusifs ;
– institutionnaliser un dialogue constant et constructif avec le secteur privé, en établissant des plateformes de concertation et de coopération pour identifier les opportunités de création d’emplois de qualité au bénéfice de toutes les couches de la population.
En outre, le Chef de l’État a exprimé sa détermination à combattre la corruption et à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. Il a exhorté le Gouvernement à proposer des solutions concrètes pour optimiser l’efficacité et l’impact de l’action publique dans ce domaine. Par ailleurs, il a insisté sur la stabilisation du financement du sport, le développement de son rayonnement, et la mise en place d’initiatives en faveur de la jeunesse et des loisirs.
Pour conclure, le Président de la Transition a exigé la présentation, dans les meilleurs délais, d’une feuille de route claire et précise, assortie d’objectifs mesurables à atteindre d’ici le prochain trimestre. Il a également appelé à un engagement collectif et soutenu afin de répondre efficacement aux aspirations des populations gabonaises et de relever les défis socioéconomiques auxquels le pays est confronté.
PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, CHARGE DE L’INTEGRATION SOUS REGIONALE ET DES GABONAIS DE L’ETRANGER :
• Projet de loi autorisant l’Accord relatif aux services aériens entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République centrafricaine, signé le 29 février 2024 à Bangui.
Cet instrument juridique, remplaçant celui signé en 1976 à Libreville, est conforme aux normes internationales et vise à optimiser l’exploitation des services aériens tout en renforçant la sécurité et la sûreté du transport aérien.
L’Accord confère des droits spécifiques aux Parties contractantes pour l’exploitation de services internationaux sur des routes déterminées. Il permet également à chaque État de désigner une ou plusieurs compagnies aériennes, qu’elles soient publiques, mixtes ou privées, pour maximiser les opportunités offertes par cet accord.
• Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord établissant l’Alliance Smart Africa.
L’Accord établit une plateforme de dialogue constructif pour promouvoir un marché unique numérique et sécurisé en Afrique. Il garantit la libre circulation des personnes, services et capitaux, facilitant l’accès des particuliers et entreprises aux opportunités offertes par la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF). Cet instrument s’inscrit également dans la stratégie de transformation numérique du continent, en harmonie avec l’Union Africaine et d’autres institutions africaines.
Cette démarche renforcera les actions du Gabon en faveur de la transformation digitale et de son intégration dans l’économie numérique africaine.
• Projet de loi portant ratification du Statut de la Cour Internationale Islamique de Justice (CIIJ), organe judiciaire principal de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI).
Instituée lors du cinquième Sommet islamique tenu au Koweït en janvier 1987, cette Cour, basée à Koweït City, a pour mission de régler, conformément au droit international, les différends d’ordre juridique entre États membres et de fournir des avis consultatifs sur des questions juridiques soumises par les organes et institutions spécialisées de l’OCI.
Elle permet également à tout État membre d’engager une action dans l’intérêt commun de la communauté internationale, même en l’absence de conflit direct.
Signé par la République Gabonaise le 30 juin 2024, il promeut les droits de l’homme et assure l’alignement des pratiques et législations nationales avec les principes et valeurs islamiques.
MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE
• Projet d’ordonnance relatif aux conditions de création, d’exercice et de contrôle des activités des sociétés de sécurité privée et de transport de biens.
Pris en application des dispositions constitutionnelles, ce texte comble un vide juridique en matière d’encadrement des services de sécurité privée, dont l’expansion et la diversification rendent indispensable une réglementation adaptée et rigoureuse.
Le projet d’ordonnance établit un cadre normatif clair pour les conditions de création et d’exercice des sociétés de sécurité privée. Il prévoit que ces structures sont soumises à des régimes spécifiques, incluant :
– l’autorisation pour l’utilisation d’armes et d’équipements spécialisés tels que les brigades cynophiles et le matériel de vidéosurveillance.
– l’obtention de licences pour la vente d’armes, de munitions, et de matériel de sécurité. – la déclaration préalable pour les activités liées aux investigations privées.
Par ailleurs, des mécanismes de contrôle annuels seront mis en place pour garantir la sécurité des personnes et des biens, tout en prévenant les risques de blanchiment d’argent et les flux financiers illicites.
Ce projet constitue une avancée majeure dans la régulation de ce secteur stratégique, assurant son alignement avec les exigences socioéconomiques et sécuritaires du pays.
MINISTERE DES COMPTES PUBLICS ET DE LA DETTE
• Projet d’ordonnance modifiant la loi organique n° 20/2014 relative aux lois de finances et à l’exécution du budget.
Cette modification renforce le cadre juridique régissant la gestion des financements apportés par les bailleurs de fonds aux administrations publiques ou alloués à des projets d’intérêt public.
Désormais, ces financements devront :
– être obligatoirement portés à la connaissance du ministre en charge de la Dette ;
– faire l’objet d’une approbation préalable par ce dernier, selon des modalités définies par voie réglementaire ;
– être intégrés en recettes et en dépenses au budget général de l’État lorsqu’ils sont accordés à celui-ci.
Une annexe aux lois de finances détaillera l’origine et l’utilisation de ces fonds, garantissant ainsi une gestion transparente et alignée sur les exigences budgétaires nationales.
MINISTERE DU PETROLE
• Projet de décret portant transfert des actifs de GAB’OIL à Gabon Oil Company (GOC).
Ce projet de décret officialise le transfert des actifs, droits, et obligations de Gab’Oil, filiale dissoute de Gabon Oil Marketing (GOM), vers la Société Nationale des Hydrocarbures du Gabon (Gabon Oil Company, GOC). Ce transfert vise à intégrer Gab’Oil comme composante stratégique des missions de la GOC.
POLITIQUE GENERALE
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES,
CHARGE DE L’INTEGRATION SOUS REGIONALE ET DES GABONAIS DE L’ETRANGER :
Le Conseil des Ministres a pris acte de la communication du Ministre relative à l’information transmise par le Gouvernement nigérien, qui a, par arrêté n°58 MAE/C/NE/DRH/DP du 13 septembre 2024, notifié aux autorités gabonaises la fin des fonctions de M. Ibrahim Harouna en qualité de Consul Honoraire du Niger au Gabon.
Pour assurer la continuité des services consulaires en l’absence d’un Consul Honoraire, le Gouvernement nigérien a désigné M. Seydou Adamou, actuellement chargé du protocole et des missions consulaires, pour gérer les affaires courantes du consulat.
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Il est mis fin aux fonctions du Lieutenant MOULENDA MANGOUCKA Juste, précédemment Attaché de Cabinet à la Présidence de la République.
Les membres du gouvernement nommés mercredi 15 janvier 2025, vont prêter serment ce vendredi 17 janvier 2025.
Le programme de cette cérémonie prévoit également un Conseil des ministres à 11h. Puis des cérémonies de passation des charges à partir de 15h dans les différents ministères.
Il faut rappeler que, Raymond Ndong Sima reste le premier ministre de ce gouvernement qui comprend désormais 35 ministères.