Enseignement supérieur: Des établissements privés conformes et d’autres fermés

Selon le ministère de l’enseignement supérieur du Gabon, 57 établissements d’enseignements privés ont été répertoriés, 12 ont été fermées et seuls 5 sont conformes.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et du Transfert des technologies a dévoilé le tableau de bord de l’enseignement supérieur privé, session d’août-octobre 2019. Ce tableau met en exergue les résultats de la dernière commission d’évaluation des établissements.

On y apprend que sur les 57 écoles supérieures passées au peigne fin, 7 d’entre elles vont être fermées pour des raisons de non-conformités multiples. 5 autres ont vu leurs dossiers d’ouverture ou d’habilitation être rejetés.  Soit 12 établissements supérieurs privés interdits d’exercer au Gabon.

  • 05 établissements sont conformes: C’est le cas de la BGFI Business School (BBS), de l’Ecole de Management du Gabon (EM-Gabon), de l’Université internationale de Libreville (UIL),  de Libreville International Business School (LIBS), et de l’Institut des Hautes études économiques et de management (IHEM).
  • 12 établissements fermées, à l’exemple de l’Ecole supérieure de la Mer (ESM), Pigier-Gabon,  l’IPAM/ESAMI, l’Université Franco-Gabonaise Saint-Exupéry (UFGSE), l’Institut supérieur Skills.

Pour ce qui est de la quarantaine des universités restantes, leur ouverture a certes été reconduite, mais avec comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. En effet, elles ont été «placées sous accompagnement» du ministère de tutelle, aux fins de mieux calibrer leurs formations, listes d’enseignants et autres volumes horaires de cours. Ce, dans un délai de sept (7) jours.

24 devront revoir leurs copies sous la supervision des autorités tandis que 7 ont été fermées. Pour le reste, certaines n’ont pas soutenu leurs dossiers et d’autres ont vu la demande d’habilitation rejetée.

Education Nationale: Vers un sortie de crise?

La rencontre entre le premier ministre et les ministres en charge de l’éducation nationale va t-elle permettre d’avoir une rentrée scolaire sereine?

La séance de travail de ce 11 septembre à la primature réunissait les ministres de l’Enseignement supérieur, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, de l’Éducation nationale, Michel Menga M’Essone, de la Fonction publique et de la Formation professionnelle, Madeleine Berre et des Aménagements fonciers, Ernest Mpouho Epigat. Le premier ministre qui les recevaient a pris la peine de faire le tour des problèmes de ce domaine.

  • Concernant les enseignants en présalaire, près de 1.000 cas ont été enregistrée. Le premier ministre a pris l’engagement pour que ceux-ci soient payés au même titre que leurs collègues. Ils auront donc leur solde en intégralité.
  • Quant aux structures d’accueil, le problème se pose aussi bien dans les lycées, écoles primaires que dans les universités. Le protocole signé pour la construction de 05 nouveaux amphithéâtres a été évoqué et les travaux seront lancés dans les prochaines semaines.  En milieu scolaire, Michel Menga M’Essone a également affirmé que son département a engagé des projets destinés à augmenter les capacités d’accueil des lycées et collèges.
  • Pour le problème lié à la sécurité des établissements d’enseignement, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, le ministre de l’enseignement supérieur, a assuré que des mesures définitives ont été abordées pour que, de manière pérenne, il existe un espace universitaire tout à fait sécurisé. C’est sans compter sur les grèves persistantes comme c’est le cas à l’université Omar Bongo. Des étudiants en colère suite à l’annonce par la direction l’Agence nationale des bourses de Gabon (ANBG) de suspendre le versement des bourses des étudiants auraient volontairement incendié un amphithéâtre en guise d’avertissement.

A l’approche de la rentrée, l’application de ces résolutions est vivement attendue pour une sortie de crise.