Le premier ministre ivoirien « se porte bien» après quelques « examens de routine» en France (Ministre)

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly qui est à Paris en France depuis dimanche dernier pour un «contrôle médical», «se porte bien après quelques examens de routine», a assuré mercredi à Abidjan Sidi Tiémoko Touré, le porte-parole du gouvernement ivoirien au terme d’un Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Alassane Ouattara. « Je voudrais partager avec vous que le premier ministre se porte bien. Il est en France depuis quelques jours pour effectuer quelques examens de routine. Il a effectué un examen de coronarographie qui est une technique d’imagerie médicale utilisée en cardiologie… En réalité c’est une opération courante et régulière en matière médicale», a expliqué M. Touré dans une conférence de presse au terme de cette réunion hebdomadaire du gouvernement ivoirien.

 «  A l’issue de cet examen, il lui a été préconisé un repos médical… Tout se passe bien», a insisté M. Touré qui dit avoir échangé avec le premier ministre ivoirien « ce matin ».

Le chef du gouvernement ivoirien est  en France depuis dimanche pour un « contrôle médical ». Lundi, il a effectué un examen de coronarographie à l’issue duquel son médecin traitant lui a prescrit un suivi médical et une période de repos.

Selon le gouvernement ivoirien, M. Gon Coulibaly dont l’intérim est assuré par Hamed Bakayoko, le ministre d’État chargé de la défense, poursuivra son séjour en France pour « quelques semaines » avant de regagner la Côte d’Ivoire.

Santé: Max Limoukou tente une opération de réanimation

Après l’échec de la task-force sur la santé, qui a été rejetée par le premier Ministre, le ministre de la Santé essaye de rappeler ses médecins à l’ordre.

Max Limoukou, ministre de la santé, a pris en compte l’ampleur des problèmes que rencontre les hôpitaux du pays le weekend dernier. Il s’est en effet rendu au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) et au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO).

Dans le premier centre, l’ancien Directeur général du CHUL et chirurgien praticien dans le même hôpital, Max Limoukou a demandé à ses « collègues », un peu plus d’humanisme. Un point principal relevé par le premier ministre très en colère lors du bilan de la Task-force sur la santé.

Les problèmes qui ont été soulevés par le personnel hospitalier proviennent pour la plupart du mauvais état des équipements:  Le manque du budget de fonctionnement, le manque d’entretien des équipements médicaux souvent en panne, l’absence de pharmacies achalandées pour permettre au personnel de s’équiper en gants, seringues, alcool et autres produits et outils de première nécessité… etc.

A Owendo, l’échange a été très riche. Le personnel n’a pas manqué  de signifier son exaspération face à l’acharnement de la presse contre eux. « Il était important que le ministre de la Santé s’entretienne avec les différentes équipes pour leur remonter le moral et les rassurer. Certes, M. Limoukou a tenu à recadrer les choses, mais le personnel du CHUO a pu s’exprimer, dire ce qu’il avait sur le cœur », a indiqué le directeur général du CHUO, Elise Eyang Obame.

De son côté, le ministre a particulièrement insisté sur le service d’accueil des malades qui laisse a désirer et provoque souvent de nombreux problèmes. Espérons que cette tournée permettra de rétablir les lettres de noblesse de la profession effritées en cette période.

Secteur de la santé: Une menace de grève ce 19 septembre

Cinq syndicats du secteur de la santé menacent depuis mardi d’observer une grève générale du personnel. La raison évoquée serait la répartition, lors de la récente régularisation des agents publics en présalaires, jugée inéquitable.

Le 13 septembre dernier le gouvernement gabonais a régularisé 1013 personnels de la fonction publique en présalaires. Soit une cinquantaine pour le secteur santé, 800 pour l’Education nationale et 163 pour l’enseignement supérieur. C’est cette répartition qui est jugée inéquitable par les syndicats qui menacent d’entrée en grève ce jeudi 19 septembre 2019.

Les syndicats SYNAPS, UPSA, SYNAS, SYNASSA et SYNAPHA ont publié un préavis de grève: « Nous, coalition des syndicats de secteur santé mentionnés à l’entête, venons déclarer l’engagement de nos organisations à toutes les actions possibles qui perturberaient le fonctionnement effectif de l’activité professionnelle dans notre secteur à partir du jeudi 19 septembre 2019 dès 07h30 jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications spécifiques et transversales ». 

Ceux-ci réclament également le paiement de la PIP du 2ème trimestre 2015, la réouverture des écoles de santé de Mouila et Makokou, et la régularisation de la situation administratif et financières d’un plus grand nombre d’agents en présalaires depuis des années.