Gabon : les agents des Eaux et Forêts réclament 15 mois d’arriérés de salaire

Les agents ont manifesté la semaine dernière leur colère pour dénoncer le non-paiement de cinq trimestres d’arriérés de salaires, soit près de 15 mois d’impayés.

 

Réunis avec le syndicat national des agents des Eaux et Forêts (Synapef),  pour réclamer ce qui est de droit, ces agents dénoncent également la baisse significative de l’enveloppe budgétaire liée à l’application de l’arrêté 43, passée, selon ses chiffres, de 750 millions à moins de 400 millions de francs CFA.  Ils s’interrogent sur le sort de plusieurs équipements acquis ces dernières années, notamment près de 300 ordinateurs dans le cadre du projet Padeg, des véhicules achetés en 2023, ainsi que sur la répartition effective des 3 000 postes budgétaires annoncés par la Présidence de la République.

Face à cette situation, le Synapef lance un appel solennel au chef de l’État afin qu’il intervienne pour rétablir la transparence, assainir la gouvernance et restaurer la crédibilité du ministère des Eaux et Forêts. Indique le président du Synapef, Guy Roger Pambou, qui ajoute que l’objectif n’est pas de bloquer l’institution, mais de contraindre l’administration à renouer avec le dialogue social. C’est pourquoi un service minimum est maintenu afin de ne pas paralyser l’administration.

Le syndicat souligne également que, la grève est maintenue jusqu’à ce que l’administration trouve des solutions à leurs différents problèmes.

Gabon : les Ecogardes en grève générale illimitée dès le 14 janvier 2022

Le Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (SYNAPEF),  a décidé d’entrer en grève générale illimitée dès le 14 janvier prochain. il accuse l’administration de  maltraiter  les Ecogardes malgré un gros boulot à haut risque abattu sur le terrain pour lutter contre le braconnage.

 

 

A en croire une source proche du SYNAPEF, si l’administration ne donne pas satisfaction à ses 3 principales revendications qui se résument au paiement des arriérées de salaire, l’attribution d’une assurance maladie complémentaire et l’audit de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), ce dernier va en grève générale illimitée dès le 14 janvier.

Il sied de noter que, cette décision a été prise au terme d’une assemblée générale.
Les Ecogardes sont des paramilitaires qui sont sous la tutelle de l’ANPN, un démembrement de la présidence de la République. L’ANPN gère le réseau des 13 parcs nationaux créés au Gabon en 2002 par l’ancien président de la République, Omar Bongo Ondimba.

Ces 13 parcs nationaux,  représentent environ 11% du territoire dédié à la protection de l’environnement et la biodiversité.

Signalons que, les Ecogardes accusent l’administration de les maltraiter malgré un gros boulot à haut risque abattu sur le terrain pour lutter contre le braconnage et l’exploitation illégale des ressources fauniques et halieutique du pays.

 

Le SYNAPEF dénonce la suspension illégale des salaires de 300 fonctionnaires grévistes des Eaux et forêts

Le Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (SYNAPEF), a  fustigé lundi dans une conférence de presse la mise sous bons de caisse des soldes  de 297 agents du Ministères des Eaux et Forêts avec pour  risque imminent la suspension des salaires à cause,  de leur participation à la grève pourtant légale.

« La mise sous bons de caisse illégale des salaires des agents en grève, au moyen d’une procédure viciée conduite par le Directeur de Cabinet, après avis du Conseiller juridique dont l’expertise académique contraste avec l’interprétation stalinienne et sélective des dispositions du Statut Général de la Fonction Publique en ses articles 71 et 78 », a dénoncé M. Mve Akue.

Selon le SYNAPEF, ces bons de caisse sont entre les mains du Directeur de cabinet du Ministre des Eaux forêts, Pr Lee White, en violation flagrante de la loi. Chaque fonctionnaire lésé devra faire des pieds et mains pour toucher son salaire de fin du mois de juillet. Ceci en allant « se courber auprès du Directeur de cabinet du Ministre ».

Les grévistes ont par ailleurs dénoncé les intrigues et pratiques rétrogrades concoctés par leur tutelle. Ils ont entre autres fustigé l’arrogance de leur Ministre, la descente répétée des gendarmes à l’esplanade du Ministère pour dissuader le piquet de grève sous ordre du Ministre et des propos diffamatoires de leur patron ministériel.

« Les propos graves tenus par le Ministre sur un plateau télévisé le 11 juin 2021, affirmant que la grève en cours est soutenue par des exploitants forestiers véreux. Des propos diffamatoires et dignes des techniques de désinformation qui pourraient laisser croire que les Syndicats sont instrumentalisés alors qu’il n’en est absolument rien », a-t-il fustigé.

Les grévistes réclament du gouvernement la réhabilitation de leur « prime sectorielle et à enclencher les mécanismes d’épuration des 27 trimestres dus de 2014 à 2020, soit une enveloppe de 27,7 milliards FCFA comme arrêté dans le rapport de la Commission ministérielle d’examen de la dette, déposé depuis le 06 avril 2021 sur la table du Ministre de Tutelle ».

 

Libreville : Didier Atome Bibang leader syndical du secteur des Eaux et Forêts en garde à vue

Didier Atome Bibang président du Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (SYNAPEF), a été longuement entendu mercredi  par la police judiciaire avant d’être garde à vue pour des faits semble-t-il de dénonciation calomnieuse.

Selon un communiqué du SYNAPEF que notre confrère Gabon Media Time a fait échos,  Didier Atome  Bibang aurait été convoqué pour répondre à des accusations de dénonciation calomnieuse et d’interception d’un courrier officiel.

Le syndicat des eaux et forêts qui affirme que cette garde a été motivée par la tutelle, a de ce fait pris à témoin  « l’ensemble des Personnels du Ministère des Eaux et Forêts, sur toute atteinte à l’intégrité physique ou moral du Président ATOME BIBANG Didier et vis-à-vis de laquelle la RESPONSABILITÉ ENTIÈRE de LEE WHITE sera pleinement engagée ».

Dans la foulée, le ministère des Eaux et Forêts a rendu public un communiqué justificatif comme pour se dédouaner  de sa responsabilité dans cette affaire qui pourrait susciter l’ire des partenaires sociaux dans les prochains jours.

« Le Ministre Prof. Lee White tient à rappeler que les faits à l’origine de cette garde à vue relèvent du droit commun. En effet, ces faits sont relatifs aux accusations de corruption lancées contre des agents du ministère », indique le communiqué du ministère de tutelle.

Dans une assemblée générale le 30 décembre 2019, le SYNAPEF avait accusé le ministre Lee White d’avoir retiré en catimini le code forestier régissant l’activité forestière au Gabon. Récemment il a également été pointé du doigt par les travailleurs  pour avoir procédé aux nominations illégales à des hautes fonctions du ministère.

Source: gabonactu