Présidentielle ivoirienne: l’UA juge le scrutin « globalement satisfaisant », la Cedeao favorable au « dialogue » (déclaration conjointe)

La mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) pour le premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020, juge le scrutin « globalement satisfaisant » en dépit des incidents survenus, tandis que la Cedeao appelle le pouvoir et l’opposition à « renouer le dialogue », dans une déclaration conjointe. »La mission estime que le premier tour de l’élection du président de la République de Côte d’Ivoire s’est déroulé de manière, globalement satisfaisante », a déclaré le chef de mission de l’Union africaine, l’ancien Premier ministre de Djibouti, Dileita Mohamed, face à la presse.

La mission constate une ouverture « satisfaisante » du scrutin dans 67% des bureaux observés et un vote dans une atmosphère « sereine et calme », a indiqué M. Dileita Mohamed, qui a déploré cependant des intimidations. 

Les cartes d’électeur mises à la disposition des électeurs au niveau des bureaux de vote n’ont pas fait l’objet d’un « retrait massif » dans les bureaux couverts par la mission qui relève que le scrutin s’est déroulé sans interruption dans 97,5% des bureaux de vote,  a-t-il ajouté.

Quant au chef de mission de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Cheikhe Hadjibou Soumaré, ancien Premier ministre Sénégalais, il a appelé les parties à « renouer le dialogue », à « discuter et à se parler » pour éviter une crise post-électorale.

La mission exhorte toutes les institutions impliquées dans le processus électoral à prendre les mesures appropriées pour répondre à toutes les préoccupations en vue d’assurer « une continuité de l’Etat dans la sérénité et le dialogue », a-t-il lancé .

L’ancien Premier ministre Sénégalais a indiqué que la mission a noté « une participation mitigée dans les parties méridionale et centrale, et une participation relativement élevée dans le Nord du pays », fief du Rhdp, le parti au pouvoir.

La mission a observé des actes de violences pendant le processus électoral, ce qui constitue une entrave à l’expression effective de la démocratie, et note que « l’absence de dialogue pourrait affecter la cohésion sociale », a fait savoir M. Soumaré.

Le chef de mission de l’observation électorale de la Cedeao qui a dit avoir échangé avec Alassane Ouattara,  chef d’Etat sortant, dont la candidature est contestée, a réitéré son appel à rencontrer les candidats Henri Konan Bédié et Affi Nguessan qu’il n’a pas encore pu rencontrer pour cause de calendrier. 

MM. Bedié et Affi ont décidé de ne pas participer à cette élection présidentielle, soutenant que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin inclusif et crédible. Pour ce faire, ils ont demandé un report de l’élection qui n’a pas été accepté par le Rhdp.    

La SADC salue les élections pacifiques en Tanzanie

La Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) a félicité les Tanzaniens pour les élections générales du 28 octobre 2020 qui se sont déroulées globalement de manière pacifique.Selon les résultats de la Commission Electorale Nationale (NEC), le président John Magufuli a remporté la présidentielle avec plus de 84% des suffrages exprimés.

Le président de l’organe de la SADC en charge des affaires politiques, de défense et de coopération en matière de sécurité, le président Mokgweetsi Masisi du Botswana a félicité ce lundi « tous les partis politiques /candidats et les a encouragés à consolider les acquis réalisés dans le domaine de la démocratie depuis l’avènement des élections multipartites dans le pays».

« A la suite des élections générales, la SADC félicite le peuple de la République unie de Tanzanie d’avoir une fois de plus démontré leur attachement à la démocratie avec l’organisation d’élections libres et pacifiques », affirme Mokgweetsi Masisi.

Il a appelé le gouvernement de Magufuli à « impliquer étroitement tous les acteurs de la démocratie, de la gouvernance et de la politique, en vue de mettre en œuvre des réformes visant à améliorer l’engagement politique et à soutenir la démocratie en République unie de Tanzanie ».

Le principal rival de Magufuli, Tindu Lissu, a rejeté les résultats du scrutin, accusant la NEC d’avoir collaboré avec le parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi pour bourrer les urnes en faveur de Magufuli.

Côte d’Ivoire : le scrutin présidentiel a été « libre et démocratique » (Observateurs)

L’élection du président de la République de Côte d’Ivoire qui s’est tenue samedi dernier a été « libre et démocratique », a annoncé lundi dans un rapport provisoire, le Parlement africain de la société civile ( PASOCI) qui a déployé une mission d’observation de 140 personnes dans le pays.« La mission du PASOCI a constaté que le scrutin du 31 octobre 2020 s’est déroulé dans le calme, la sérénité,  l’équité et la transparence. Elle déclare donc que le scrutin du 31 octobre 2020 a été libre et démocratique», a indiqué dans un point-presse, Sandrine Thérèse Bekono, la porte-parole de cette organisation.

Poursuivant, elle a souligné que cette mission d’observation qui a visité 723 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire ivoirien, a relevé des incidents au nombre desquels des empêchements de vote dans plusieurs localités.

« La mission a constaté l’ouverture des bureaux de vote quasiment dans les horaires prévus», a ajouté Mme Bekono, félicitant le peuple ivoirien pour sa « maturité démocratique».

Elle a conclu en assurant que son organisation qui continue d’observer le processus électoral, délivrera un rapport final plus chiffré après la proclamation définitive des résultats de cette élection.

L’élection du président de la République de Côte d’Ivoire qui s’est tenue samedi, a été émaillée par des incidents dans plusieurs localités ivoiriennes.

L’opposition ivoirienne qui a appelé au boycott de ce scrutin, a dénoncé une parodie d’élection et a appelé à la mise en place d’une transition civile. Quant au pouvoir, il s’est félicite de la bonne tenue de ce scrutin malgré quelques incidents qu’il juge mineurs.

Une délégation de l’ONU rencontre Bédié et Affi à Abidjan après la présidentielle

Une délégation conduite par le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a rencontré lundi à Abidjan l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié et Affi Nguessan, deux candidats de l’opposition ayant décidé de boycotter l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre 2020.La rencontre a eu lieu à la résidence du président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan. Elle intervient deux jours après l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

M. Ibn Chambas n’a fait aucune déclaration à l’issue des échanges avec M. Bédié et Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Ces deux candidats ont refusé d’aller à ce scrutin estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour une élection inclusive et transparente. Ils ont appelé à la désobéissance civile et au boycott de la présidentielle, ce qui a entraîné des heurts.

Les partis et groupements de l’opposition « ne reconnaissent pas l’élection présidentielle de 2020, constatent la fin du mandat du président Alassane Ouattara depuis le 31 octobre 2020 », avait dit la veille M. Affi face aux journalistes,  appelant à « l’ouverture d’une transition civile ». 

Le directeur exécutif du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir), Adama Bictogo, a réagi, affirmant qu’il n’y aura pas de transition, avant d’insinuer que le parti au pouvoir est dans l’élan de la Constitution.

Pour M. Bictogo, le scrutin présidentiel, en dépit d’incidents observés par endroits dans le pays, s’est tenu à la date prévue par la Constitution et a permis un rassemblement des Ivoiriens qui ont pu accomplir leur devoir civique.  

Au moins 3 morts dans l’effondrement d’un immeuble à Abobo Baoulé dans le Nord d’Abidjan

Un immeuble s’est effondré à Abobo Baoulé extension dans la commune d’Abobo au Nord d’Abidjan, faisant au moins trois morts et plusieurs blessés, a appris APA lundi de source sécuritaire.Selon la plateforme numérique de la police ivoirienne dénommée « Police Secours», le Groupement des sapeurs-pompiers ( GSPM) est à pied d’œuvre sur le lieu du drame pour mener les opérations de secours. 

La semaine dernière, rappelle-t-on, trois personnes dont un bébé ont perdu la vie après l’effondrement d’un immeuble de quatre étages en construction à la cité verte dans la commune de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan.

Tanzanie : Arrestations en masse à l’approche des manifestations postélectorales

La police tanzanienne a arrêté plusieurs partisans de l’opposition, dont Freeman Mbowe, avant une manifestation prévue pour protester contre le résultat de l’élection présidentielle, a appris APA lundi.Mbowe est à la tête du principal parti d’opposition, Chadema, qui est déterminé à contester la présidentielle de la semaine dernière après que le président sortant John Magufuli ait été déclaré vainqueur avec 84% des voix.

Parmi les personnes détenues figurent Isaya Mwita et Boniface Jacob, anciens maires de Dar es Salaam et de la municipalité d’Ubungo respectivement. L’opposition a dénoncé des irrégularités généralisées lors du vote et a exigé que les résultats du scrutin soient annulés en faveur de nouvelles élections.

Par ailleurs, Tundu Lissu, le principal adversaire de Magufuli aux élections, qui n’a pas été arrêté, jure de descendre dans la rue pour demander « justice aux urnes ». Il avait auparavant confirmé l’arrestation des principales personnalités de l’opposition de Chadema.

Magufuli, qui semble avoir remporté un second mandat, a promis que ce serait son dernier mandat, malgré les appels du parti Chama Cha Mapinduzi, son parti au pouvoir, qui lui demande de prolonger son mandat.

Les États-Unis ont déclaré qu’ils étaient préoccupés par certaines irrégularités dans les élections.

Gabon : le ministre du commerce a remis des agréments TPG, CEEAC à 6 entreprises

Six entreprises gabonaises entrent dans le cercle fermé de celles qui bénéficient de l’exonération des droits de douane dans l’exportation de 70 produits locaux dans la zone de libre-échange

Dans l’optique de faciliter la production et la consommation locale, le ministre du commerce, Hugues Mbandiga Madiya a remis le 31 octobre dernier, des agréments au Tarif Préférentiel généralisé (TPG) CEEAC à 6 entreprises locales. Notamment, Chimie Gabon, Soferga, Sogamatec, Sofavinc, Pizolub et au complexe agro-industriel du Gabon. Ces firmes bénéficieront d’une réduction sur les droits de douane dans l’exportation de 70 produits locaux dans la zone de libre-échange.

Les entreprises qui ont bénéficié de ce privilège ont rempli les conditions d’éligibilité propres aux produits. Elles se sont distingués de plusieurs autres ayant candidatées. Le ministre a expliqué que cette initiative enclenchée depuis 2013 permet au pays de : « diversifier progressivement sa base de production et de se doter d’un tissu industriel qui lui permet d’afficher ses ambitions d’exportation dans le marché commun de la CEMAC ».

Le premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda invite plusieurs entreprises gabonaise à candidater à la prochaine session pour ces agréments favorable à l’intégration de la marque déposée dans la CEMAC voire de l’Afrique.

Gabon : les employés de la Poste sont entrés en grève

Ils revendiquent trois mois d’arriérés de salaires. Les agents du syndicat national des agents de la Poste ont annoncé le 30 novembre entreront en grève illimitée dès ce lundi 2 novembre 2020

Ce lundi les activités sont moroses à la Poste. Les employés respectent le mot d’ordre de grève émis à l’Assemblée générale du 30 octobre dernier. Ils exigent le payement intégral des trois mois d’arriérés de salaire. Le syndicat national des agents de la Poste a décidé de se faire entendre pour entrer en possession de ses dus. Tous les bureaux affichent le même climat.

Le secrétaire général adjoint de la synaposte, Chérubin Claver Byonne explique que cet arrêt des activités fait suite à la privation de salaire. Ils essayent de faire pression afin d’obtenir leurs salaires et préparer la rentrée scolaire qui se pointe à l’horizon. « La situation est extrêmement stressante pour les agents » poursuit-il. Car dit-il, ces derniers sont : « des parents d’élèves qui doivent faire face à cette rentrée des classes du 09 novembre 2020 ». La grève est illimité, elle se poursuivra jusqu’à satisfaction totale ; a-t-il précisé.

Le Synaposte lance un appel au président de la République, Ali Bongo et au Chef du gouvernement afin de trouver une solution à leur problème. Cela permettrait à leurs enfants de regagner le chemin de l’école la semaine prochaine.

Gabon : le parlement examine le budget du ministre de la décentralisation

Pour une implémentation effective de la décentralisation, Mathias Ontounga Ossibadjoua, ministre de la décentralisation, de la cohésion et du développement des territoires exige un budget de 1,41 milliards de FCFA pour son personnel

Le ministre en charge de la décentralisation. Mathias Ontounga Ossibadjoua, était devant les députés membres de la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique, la semaine dernière. Le membre du gouvernement s’est exprimé sur le montant à allouer à son personnel pour l’implémentation du programme : « coordination des politiques de développement et appui à l’action locale ». Estimant que la somme de 935 millions reçus l’année dernière est insuffisante, il demande 1,41 milliard de FCFA.

Le ministre regrette qu’au lieu d’un montant de 425 millions pour le programme : « Pilotage et soutien aux politiques de décentralisation et d’aménagement du territoire », son département a seulement reçu 80 millions de FCFA en 2020. Il ajoute que ce montant  devrait servir pour les dépenses des  biens et services.

Mathias Ontounga Ossibadjoua poursuit que son département devrait bénéficier du budget  du programme : « coordination des politiques de développement et appui à l’action locale », conformément au projet de loi des finances actuellement en examen à l’Assemblée nationale. Cette enveloppe permettra de rendre effective l’autonomisation des collectivités locales.

Santé, aviation et économie verte au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi se focalisent sur nombre de sujets notamment la situation épidémiologique au Maroc, le démenti du gouvernement de l’existence d’un plan de reconfinement, l’ouverture d’une liaison aérienne Casablanca-Rennes et le 1er rapport de la plateforme internationale sur la finance durable.+Le Matin+ cite le bilan quotidien du ministère de la Santé qui a annoncé ce dimanche 3.460 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Un chiffre qui porte à 222.544 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars dernier, soit un taux d’incidence cumulée de 613 pour 100.000 habitants (9,5 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Par régions, Casablanca-Settat n’a toujours pas quitté la tête du classement journalier avec pas moins de 1.100 cas, suivie de loin par la région de Rabat-Salé-Kénitra qui a enregistré 639 nouvelles infections. Les régions de L’Oriental et de Souss-Massa occupent respectivement la 3e et la 4e position avec 567 et 295 cas, tandis que Tanger-Tétouan-Al Hoceïma clôture le Top 5 avec 205 nouveaux cas.

Le ministère a également fait état de 3.038 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 82,8%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 184.313 cas. Dans le même intervalle, 67 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 3.762 cas, alors que le taux de létalité reste stabilisé à 1,7%.

+Bayane Al Yaoum+ fait savoir que le chef du gouvernement a démenti catégoriquement les informations véhiculées par un faux communiqué prétendant la tenue ce dimanche matin d’un Conseil de gouvernement pour l’adoption d’un reconfinement au niveau de l’ensemble du territoire du Royaume.

« Certains véhiculent un faux communiqué prétendant la tenue ce dimanche matin d’un conseil de gouvernement pour l’adoption d’un reconfinement au niveau de l’ensemble du territoire du Royaume. Tout ceci est une affabulation dénuée de tout fondement », souligne le chef du gouvernement dans un communiqué, cité par le journal.

Tout en réfutant ces allégations, le chef du gouvernement affirme que les informations et communiqués portant sur ce sujet émanent des parties concernées de manière officielle, et sont annoncées via les médias publics.

+Al Ahdath Al Maghribiya+ indique que Air Arabia Maroc, a annoncé, le lancement d’une nouvelle route Casablanca-Rennes dès le 18 décembre 2020, à raison de deux vols par semaine.

Selon un communiqué de la compagnie aérienne, cité par le quotidien, les dessertes entre Casablanca et la ville bretonne seront effectuées chaque lundi et vendredi, les départs étant prévus à 08:35 et 07:15, alors que les vols retour quitteront la Bretagne respectivement à 11:20 et 10:00, précise le communiqué.

Classée comme l’une des plus agréables où vivre en France, Rennes, cité à taille humaine, est une ville étudiante qui ne cesse de se transformer en conservant un patrimoine historique riche et varié, relève le communiqué, cité toujours par la publication.

+Aujourd’hui le Maroc+ relève que la crise sanitaire a souligné la nécessité cruciale d’une action coordonnée pour financer une économie plus durable et plus résiliente. Une conclusion tirée par la plateforme internationale sur la finance durable (IPSF) dans son premier rapport annuel. Cette publication décrit le rôle crucial de la finance durable dans le contexte actuel.

Elle donne un aperçu du travail accompli durant l’année écoulée par cette plateforme dont le Maroc est membre. Cette analyse facilitera ainsi à l’IPSF la comparabilité et la convergence des approches. Un effort qui selon la plateforme permettra aux juridictions de continuer à développer des outils de régulation afin de mieux exploiter les ressources du système financier dans cette transition vers la durabilité.

Le Maroc fait partie des premiers pays à avoir manifesté son adhésion à cette initiative de l’Union européenne fondée en octobre 2019. Il s’agit par ailleurs de l’unique pays arabe membre de cette plateforme. Le Royaume y siège aux côtés de l’Argentine, le Canada, le Chili, la Chine, l’Inde et le Kenya. Cette base s’est élargie en 2020 pour accueillir l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Singapour, la Suisse et le Sénégal, fait savoir le journal.