SEEG : des voleurs de fusibles plongent Libreville dans le noir

Dans la nuit de vendredi à samedi 3 octobre, des actes de vandalisme ciblant les installations de la SEEG ont provoqué une coupure d’électricité dans plusieurs quartiers de la capitale.

 

Le bilan fait état de 6 postes saccagés et 117 fusibles volés. En effet, le réseau a été saboté plongeant plusieurs quartiers dans l’obscurité dans la nuit du vendredi à samedi. Il s’agit de Louis, Haut de Gué Gué, Bas de Gué Gué et Kalikak.

Selon les informations relayées par différents médias, des individus ont vandalisé des postes de transformation de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). Résultat immédiat, des foyers plongés dans l’obscurité de 22h jusqu’aux premières lueurs du jour.

Ce n’est pas un incident isolé. La SEEG dénonce depuis des mois une recrudescence de ces actes. Des fusibles MT/BT sont revendus ou réutilisés pour des branchements clandestins, au prix de la sécurité de tout un quartier.

Contactée, la direction technique indique qu’une équipe est intervenue dès 3h du matin samedi pour sécuriser les postes et rétablir progressivement le courant. Elle annonce le dépôt d’une plainte et appelle les populations à la vigilance.

« C’est l’affaire de tous. Quand on vole un fusible, on ne vole pas la SEEG, on vole son voisin », rappelle un agent sur place.

Douanes gabonaises: Présentation du nouveau projet Gabon Connect

La Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) vient de présenter son nouveau Système Intégré de Gestion des Opérations Douanières(SIGOD), développé par la société IKA Technologie dans le cadre du projet Gabon Connect. Une plateforme qui veut dématérialiser totalement le dédouanement et sécuriser les recettes de l’État.

 

C’est une nouvelle étape dans la souveraineté numérique prônée par le Chef de l’État. Après avoir été reçu en audience au Palais pour présenter Gabon Connect, plateforme destinée à centraliser toutes les démarches administratives en ligne, IKA Technologie a dévoilé son module phare pour les douanes. Le SIGOD vient remplacer progressivement SYDONIA World, jusque-là déployé à Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem, avec l’ambition d’aller beaucoup plus loin que la simple automatisation des déclarations.

Selon la DGDDI, ce système très performant présente des avantages majeurs pour tous les acteurs de la chaîne. Dématérialisation totale de la procédure, échanges de données en temps réel avec le Trésor, les Impôts et les autres administrations, traitement centralisé des opérations à Libreville, accès direct aux documents par les opérateurs eux-mêmes. Résultat attendu : baisse des coûts, gain de temps considérable et surtout traçabilité intégrale des mouvements de marchandises et des encaissements.

Au-delà de la facilitation, c’est une arme contre la fraude. Dans la droite ligne des réformes Doing Business, le SIGOD intègre la sélectivité multi-agences, la gestion dynamique des exonérations et des régimes suspensifs, et la sécurisation des recettes. Interconnecté à l’écosystème Gabon Connect et Gabon Digital, il doit faire de la douane gabonaise une administration plus agile, transparente et performante, au service de la Ve République.

Libreville accueille le colloque international sino – africain

La capitale accueille ce mercredi 30 septembre 2026 à 8h, à l’Hôtel Boulevard Acae, un colloque sino-africain organisé par l’Ambassade de la République Populaire de Chine et l’Institut Prométhée.

Placée sous le thème : « Du 15e plan quinquennal à la politique de zéro tarif douanier : Comment l’Afrique saisit-elle les opportunités de développement de haute qualité et d’ouverture de haut niveau de la Chine ? », cette rencontre internationale entend décrypter les nouvelles orientations économiques de Pékin et leurs implications pour le continent.

Experts, diplomates, chercheurs et acteurs économiques sont attendus pour débattre des leviers de coopération gagnant-gagnant, à l’heure où la Chine affiche sa volonté d’ouverture et d’exonération douanière pour les produits africains.

Un rendez-vous stratégique pour l’Afrique, qui cherche à mieux se positionner dans la dynamique de développement de haute qualité prônée par son premier partenaire commercial.

Gabon: 1700 plaquettes de tramadol saisies par les douanes gabonaises

Les douanes gabonaises ont intercepté 1 700 plaquettes de Tramadol et d’autres produits prohibés en provenance du Cameroun, d’une valeur estimée à plus de 25 millions FCFA. Trois jeunes Gabonais ont été interpellés lors de cette opération conjointe avec l’Office central de lutte antidrogue OCLAD et la Direction générale des recherches DGR.

 

L’opération a permis de mettre la main sur une cargaison dissimulée au milieu de marchandises ordinaires pour déjouer la vigilance des agents. Selon les premiers éléments de l’enquête, les colis illicites étaient présentés comme contenant des produits cosmétiques ou des babouches. Une ruse qui n’a pas trompé la brigade de surveillance de la Direction générale des douanes, appuyée par l’Office central de lutte antidrogue et la Direction générale des recherches.

Trois jeunes Gabonais âgés de 20 à 24 ans ont été arrêtés. Darly, 23 ans, affirme avoir simplement accompagné son frère récupérer un colis après avoir reçu une photo. « Quand je suis arrivé sur place, j’ai constaté qu’il y avait les agents de la douane », raconte-t-il. Son frère cadet Anthony, 20 ans, nie toute implication : « Il m’a dit que les sacs contenaient des babouches, je ne savais pas. Je l’ai accompagné parce qu’il n’avait pas de téléphone ».

Pour les autorités, cette saisie illustre la persistance des flux illicites à la frontière nord. « Nous sommes face à un trafic transfrontalier parce que ces produits ne cessent de rentrer par la frontière du Cameroun au Gabon », souligne Daddy Nzoghe Bekale, chef d’unité de la brigade de surveillance des douanes. L’enquête se poursuit pour déterminer le rôle exact de chaque mis en cause et démanteler l’ensemble du réseau. Leur sort est désormais entre les mains de la justice.

Le Gabon célèbre la première édition de la Journée nationale du retraité et de la personne âgée

Le Gabon célèbre jeudi 1er octobre 2026 la première édition de la Journée nationale du retraité et de la personne âgée.

 

Placée sous le thème « Le bien-être du retraité et de la personne âgée à l’ère de la Ve République », l’initiative du gouvernement est organisée par le ministère des Affaires sociales. Au programme de cette édition inaugurale, des activités sur trois jours.

Les festivités débutent ce mercredi par une messe d’action de grâce à l’église Saint-Pierre de Libreville, suivie d’une visite guidée de la Cité Émeraude pour présenter aux retraités les grandes réalisations en cours.

Jeudi, les activités institutionnelles se poursuivront à la Cité de la Démocratie avec le ministère des Affaires sociales. Clôture quant à elle aura lieu vendredi 2 octobre au Centre hospitalier régional de Melen avec une caravane médicale et un repas solidaire offert aux aînés.

Tchibanga : Giovanni Lionel Boulingui condamné à six mois avec sursis

Le Tribunal judiciaire de Tchibanga a rendu son verdict ce mardi 29 septembre 2026 dans l’affaire très médiatisée opposant Giovanni Lionel Boulingui à la société d’exploitation de marbre Marion Minerals.

 

Poursuivi pour diffamation, il écope de six mois de prison avec sursis. C’est le premier épilogue d’un procès qui a tenu en haleine toute la province de la Nyanga. Lors de l’audience du 24 septembre dernier, le procureur avait requis un an d’emprisonnement ferme, tandis que l’avocat de Marion Minerals demandait que le prévenu « serve d’exemple » avec une peine de prison ferme. En retenant la culpabilité tout en assortissant la peine de six mois de sursis, le tribunal a écarté l’incarcération immédiate, permettant au cyberactiviste de repartir libre.

À l’origine de l’affaire, une vidéo publiée en juillet 2026 sur les réseaux sociaux. Giovanni Boulingui y donnait la parole à de jeunes Gabonais employés par Marion Minerals et s’interrogeait sur leurs conditions de travail, évoquant de possibles pratiques assimilables à de « l’esclavage ». Des propos qui avaient entraîné son interpellation et son renvoi devant la justice.

Au-delà de la diffamation, l’audience a surtout mis à nu le climat social au sein de l’entreprise. Deux anciens employés cités par la défense ont affirmé avoir travaillé sans contrat écrit de mars à juillet 2025, ne signant des contrats d’un mois qu’à partir d’août. Un responsable QHSE de la société a confirmé leur présence comme « journaliers ». Malgré les arguments de la défense qui invoquait la liberté d’expression et l’exception de vérité, le tribunal a maintenu la culpabilité. Les parties disposent désormais du délai légal pour faire appel.

CESEC : Clôture de la deuxième session ordinaire

Ouverte le 1er septembre 2026 à Libreville, la deuxième session ordinaire du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) s’est achevée ce mardi 29 septembre.

 

C’est en présence du ministre de la Défense, représentant le Vice-Président du Gouvernement, que le président Guy Bertrand Mapangou a prononcé le discours de clôture. Axée sur les enjeux identitaires et sociaux, la session a porté sur deux thématiques : la reconnaissance des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif et l’accès aux soins médicaux, qualifié d’urgence sociale. Le président Mapangou a plaidé pour considérer le sol gabonais « non pas seulement comme une ressource marchande, mais comme le berceau de notre identité », appelant à concilier droit positif et pratiques coutumières.

Les travaux ont débouché sur des recommandations adoptées à l’unanimité. Sur le foncier, le CESEC propose 5 mesures dont l’intégration des réalités communautaires dans la réforme, la création d’une enquête foncière coutumière et l’inscription des communautés dans le livre foncier, avec l’idée d’une Journée nationale dédiée aux ancêtres.

Sur la santé, le Conseil s’est penché sur l’utilisation des 44 milliards FCFA annoncés par le Président Brice Clotaire Oligui Nguema pour la modernisation du plateau technique national.

Le Gabon premier pays africain présent à l’exposition universelle à Riyad

Le Gabon a marqué l’histoire ce 28 septembre 2026 en devenant le premier pays africain à officialiser sa participation à l’Exposition universelle de Riyad 2030.

 

Prévue du 1er octobre 2030 au 31 mars 2031, avec 197 pays et 42 millions de visiteurs attendus, l’événement sera pour Libreville une vitrine stratégique pour valoriser son capital naturel. Libreville a fait le choix fort du sous-thème « Planète » pour articuler sa présence autour des forêts, de la biodiversité, du climat et de l’économie verte. Une orientation défendue par la Commissaire générale aux Expositions du Gabon, Nina Abouna : « la préservation de nos forêts, de notre biodiversité ainsi que de nos écosystèmes, constitue donc à la fois une responsabilité et une opportunité ». Pour le Gabon, ces rendez-vous internationaux doivent devenir de « véritables instruments de rayonnement, de coopération et de valorisation du potentiel national ».

Cette participation s’inscrit dans la nouvelle stratégie nationale de monétisation du capital naturel. Le pays entend déplacer le discours de la simple conservation vers la création de valeur économique, en mettant en avant les mécanismes de financement climatique et les crédits carbone. Un projet de décret adopté en septembre 2026 désigne d’ailleurs l’Agence gabonaise pour le développement de l’économie verte comme mandataire de l’État pour la négociation et la commercialisation des crédits carbone souverains. « Notre patrimoine naturel n’est pas uniquement un héritage à protéger. Il peut également être une source d’innovation, de coopération, d’attractivité et de développement durable », affirme Nina Abouna.

Le programme « Gabon Infini », lancé le 29 août dernier et qui prévoit de mobiliser 200 millions de dollars sur dix ans pour la conservation et les communautés, sera l’un des piliers du futur pavillon gabonais. À Riyad, le Gabon ne veut pas seulement exposer, mais proposer des solutions. « Pas seulement montrer la richesse naturelle du Gabon, mais partager ce qu’elle peut apporter à la réflexion mondiale sur l’avenir de notre planète », résume la Commissaire générale. Après Osaka 2025, Riyad doit devenir une « plateforme de coopération, de dialogue et de création d’opportunités » pour attirer investisseurs, chercheurs et entreprises autour de la recherche et de l’économie verte.

Festival Nguienu : le rideau tombe sur la 6e édition à Libreville

La Maison Georges Rawiri de Libreville a abrité samedi 26 septembre 2026 la clôture de la 6e édition du festival Ngienu.

 

Placée sous le thème « Identité, Transmission et Ouverture Panafricaine », cette dernière journée a réuni universitaires, artistes et passionnés autour de la valorisation du patrimoine gabonais. Pour ouvrir les échanges, le Professeur Privat Ngomo a livré une communication forte sur la restauration du patrimoine culturel. Il a plaidé pour la création d’une encyclopédie des savoirs des peuples du Gabon et d’une charte des valeurs à inscrire dans la Constitution. « Il est temps que nous les fils et filles du pays travaillons à valoriser notre patrimoine culturel, le finnois, la langue nationale de la Finlande ou encore le Danois du Danemark sont lues, écrites et parlées, nous gagnerons à le faire avec nos langues nationales », a-t-il expliqué.

La question de la transmission aux jeunes a ensuite été au cœur de l’intervention du Dr Gildas Tongui Mavambu. Il a insisté sur la nécessité de revitaliser les traditions dans les espaces urbains gabonais, en s’appuyant sur les langues locales, la musique et les jeux traditionnels comme supports de mémoire identitaire.

Temps fort de la journée, la présentation du jeu « Eveil 9 », une création 100% gabonaise d’Alain Nzamba. Ce jeu de société ludique permet de découvrir les richesses culturelles des 9 provinces du Gabon. « C’est un jeu de culture générale conçu pour tout le monde, pour les jeunes et les moins jeunes. On peut apprendre davantage sur les différentes provinces du Gabon tout en s’amusant. Je lance un appel aux autorités, à l’exemple du Ministère de l’Éducation nationale, afin qu’il soit intégré dans les écoles », a déclaré son concepteur.

Entre plaidoyers pour l’amélioration des conditions des artistes et prestations culturelles, le message de cette édition reste le même : « La culture c’est notre conscience, c’est elle qui nous aide à mieux nous comporter ». C’est sur une note artistique et les encouragements du parain Paul Malekou que s’est achevée cette 6e édition portée par Koumba Mboula, président de l’association Ngienu, l’embouchure en Yilumbu, qui a déjà donné rendez-vous pour l’année prochaine.

Incendie au marché d’Ambowé: Des étals partis en fumée

Un incendie s’est déclaré dans la nuit du jeudi au vendredi 25 septembre 2026, aux abords du marché d’Ambowé situé dans le 1er arrondissement de Libreville provoquant des dégâts matériels importants.

 

Les commerçants du marché d’Ambowé ont vécu une nuit de frayeur. Le feu, qui s’est rapidement propagé à une partie des installations, s’est déclenché aux alentours de 22h25, selon un communiqué de la Mairie Centrale diffusé vendredi dans la journée.

Grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, le pire a été évité. Le sinistre a été maîtrisé avant qu’il ne ravage l’ensemble du site. Si le marché n’a pas été totalement détruit, le bilan matériel est tout de même lourd pour les vendeurs. Une importante partie des étals, des marchandises et des installations de fortune est partie en fumée, causant des pertes considérables pour de nombreux petits commerçants.

Le constat est amer pour ceux qui vivent du jour au jour de ce marché populaire. Des produits, des stocks et du matériel de vente ont été réduits en cendres, laissant plusieurs familles dans le désarroi. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont significatifs.

Samedi matin, le maire central de Libreville s’est rendu sur les lieux du sinistre, accompagné des responsables des marchés, de l’environnement et du maire du 1er arrondissement, pour évaluer l’étendue des dommages. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes et les circonstances de cet incendie qui relance le débat sur la sécurisation des marchés de la capitale.