Gabon : Le gouvernement lance un plan d’accompagnement de 200 millions pour des jeunes

Le Ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes passe à l’action. Il vient de présenter un plan d’accompagnement doté de 200 millions de FCFA destiné à financer des Activités Génératrices de Revenus, AGR, portées par des jeunes Gabonais.

 

L’objectif est de transformer des idées en entreprises viables et réduire le chômage.

L’initiative cible 400 bénéficiaires âgés de 18 à 40 ans, répartis sur cinq filières prioritaires identifiées pour leur potentiel économique. Il s’agit de la petite restauration, de la pâtisserie, de la décoration événementielle, des technologies incluant l’informatique et l’IA, et du Développement du Gabon. Des secteurs choisis pour leur capacité à générer rapidement des revenus et des emplois.

Sur le plan économique, l’enjeu est majeur. Chaque bénéficiaire recevra en moyenne 500 000 FCFA sous forme de crédit et non de don. Une approche qui vise à responsabiliser les jeunes entrepreneurs, à instaurer une culture de remboursement et à rendre le fonds pérenne pour financer d’autres promotions. Au-delà de l’argent, le plan prévoit une formation technique et un accompagnement au montage de projet, à la gestion et à la commercialisation.

En misant sur ces cinq filières, le gouvernement veut structurer un tissu de TPE et PME locales compétitives. La petite restauration et la pâtisserie répondent à une forte demande de consommation. La décoration événementielle dynamise le secteur des services. Les technologies et l’IA ouvrent la voie à des métiers d’avenir. Le volet « Développement du Gabon » doit quant à lui encourager des projets ancrés dans la valorisation des ressources et savoir-faire nationaux.

Avec ce plan de 200 millions, l’État mise sur l’autonomisation économique de la jeunesse. Le pari est double : permettre à 400 jeunes de lancer leur activité et injecter une nouvelle dynamique dans l’économie locale. Si le dispositif de crédit-accompagnement tient ses promesses, il pourrait devenir un levier durable pour faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs gabonais.

Gabon : 5 mineurs condamnés pour avoir volé 365000 fcfa

Le Tribunal de Port-Gentil, siégeant en session criminelle pour mineurs, a rendu son verdict le jeudi 20 août 2026 dans une affaire de vol aggravé commis en bande organisée. Les faits remontent au 4 février 2024, vers 18h, aux abords de la Foire municipale d’Angondjo Okawé, dans le 1er arrondissement.

 

La victime, Florian O.A., une Gabonaise d’une trentaine d’années, venait de percevoir son salaire lorsqu’elle a été prise à partie par un groupe de jeunes.

Selon les éléments présentés à l’audience, les agresseurs se seraient emparés du sac de la victime contenant 365 000 FCFA, une tablette, des clés USB et d’autres effets personnels. Cinq jeunes Gabonais, tous mineurs au moment des faits, étaient poursuivis. Le tribunal a retenu leur culpabilité avec des peines différenciées selon le degré d’implication de chacun.

La question de la réinsertion a occupé une place centrale au procès. Après trois mois de détention, quatre des jeunes avaient bénéficié d’une liberté provisoire. Les services sociaux ont indiqué qu’ils avaient repris le chemin de l’école et étaient en passe de passer en classe supérieure. Le parquet avait requis 3 ans ferme, 500 000 FCFA d’amende et la condamnation solidaire aux dépens.

La défense, assurée par Me Annie Ogowé, a plaidé pour la prise en compte de la détention déjà effectuée et des efforts de rescolarisation.

Au terme des débats, les quatre jeunes reconnus coupables de complicité de vol aggravé ont été condamnés à 24 mois d’emprisonnement dont 21 mois avec sursis, et à 200 000 FCFA d’amende chacun. Compte tenu des trois mois déjà purgés, ils sont libres à l’issue de l’audience. Le tribunal a ainsi privilégié une sanction qui tient compte de leur âge et de leur retour à la scolarité.

Le cinquième prévenu, E.M.G alias Daouda, présenté comme l’auteur principal du vol aggravé, a écopé d’une peine plus lourde : 3 ans d’emprisonnement dont 1 an avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 FCFA. Ce verdict marque la volonté du tribunal de sanctionner tout en ouvrant la porte à la réinsertion des mineurs impliqués.

Gabon: l’axe Mekambo-Ekata, le gouvernement donne un ultimatum à Maripoma jusqu’au 28 août

Le ton monte entre l’État et l’entreprise Maripoma. Le Ministère des Travaux Publics vient d’interpeller fermement la société en charge du chantier sur l’axe Mekambo – Ekata Frontière dans l’Ogooué Ivindo sur le non respect des engagements relatif au chantier.

 

Après neuf mois sans résultat concret sur le terrain, le gouvernement exige une accélération immédiate des travaux et fixe la date butoir du 28 août prochain pour atteindre les premiers objectifs.

Pour rappel, le contrat entre l’État et Maripoma a été signé le 8 décembre 2025, avec un délai d’exécution de 48 mois. Mais à ce jour, aucun engin, aucune avancée visible. Le ministère a prévenu : tout nouveau retard entraînera l’application de pénalités contractuelles. Et il n’est pas question d’accorder un avenant pour rallonger les délais.

Pour débloquer la situation, l’État demande à Maripoma de mobiliser sans attendre les engins disponibles localement. Il ne faut plus attendre un renfort matériel venant de Libreville. L’instruction est claire : agir immédiatement pour lancer concrètement le chantier et tenir la promesse faite aux populations.

Au-delà du contrat, l’enjeu est humain. L’absence de travaux visibles sur l’axe Mekambo-Ekata pénalise lourdement les usagers. Les déplacements restent difficiles et dangereux, et les inquiétudes grandissent sur la capacité de l’entreprise à respecter ses engagements. Pour les populations, il ne s’agit pas seulement d’un chantier, mais de retrouver des conditions de circulation plus sûres et plus fluides.

Le 28 août devient donc une date décisive. Cet ultimatum place Maripoma face à ses responsabilités et conditionne l’avenir du projet. Désormais, tous les regards sont tournés vers l’entreprise, appelée à transformer les engagements signés en actions concrètes sur le terrain.

Gabon : Hermelia Hayes Mbadinga nouvel Administrateur Général de Vaalco

Vaalco Energy ouvre une nouvelle page de gouvernance au Gabon. La société pétrolière annonce la nomination immédiate d’Hermelia Hayes Mbadinga au poste d’Administrateur Général et Country Manager.

 

Une première qui place à la tête des opérations gabonaises une cadre expérimentée, reconnue pour son expertise technique et managériale. Avec plus de 25 ans d’expérience internationale, Hermelia Hayes Mbadinga a un parcours solide. Elle démarre sa carrière chez Shell où, pendant 17 ans, elle occupe plusieurs responsabilités au Gabon et au Brunei Darussalam. Elle intervient sur la production, les puits, les actifs pétroliers, le développement de gisements et la planification d’entreprise. Elle participe aussi aux études de viabilité de projets énergétiques et accompagne la transition de Shell vers Assala Energy.

De 2020 à 2025, elle rejoint Gabon Plantations, filiale d’Olam Palm & Rubber Gabon, où elle supervise les ressources humaines et les affaires juridiques. Nommée Senior Vice-Présidente RH en 2025, elle s’illustre par son leadership. Avant de prendre ses nouvelles fonctions, elle était Directrice Générale Adjointe de Vaalco Gabon. En 2024, son engagement pour l’autonomisation des femmes a été salué lors de la Conférence panafricaine des femmes leaders au Caire.

À son nouveau poste, Hermelia Hayes Mbadinga aura pour mission de piloter les objectifs stratégiques de Vaalco. Les priorités sont claires : conduire le programme de forage en cours, valoriser l’actif Étame Marin, accroître les réserves et optimiser les infrastructures. La société vise aussi à saisir de nouvelles opportunités d’exploitation afin de maximiser sa production et renforcer sa performance opérationnelle.

Vaalco réaffirme par ailleurs son ancrage local. Environ 96% de ses effectifs sont gabonais. L’entreprise mise sur le contenu local, l’employabilité des jeunes et le développement communautaire durable. Avec cette nomination, Vaalco entend consolider son rôle de partenaire énergétique durable du Gabon et marquer une nouvelle étape dans sa croissance.

Gabon : Les premiers chèques de compensation distribués aux populations d’Akemidjogoni et de la Baie des cochons

Jeudi 20 août dernier, le gouvernorat de l’Estuaire à Libreville a ouvert ses portes aux populations impactées par les projets d’aménagement de la Baie des Cochons et d’Akemidjogoni. Annoncée par le Gouverneur Marie Françoise Gikumba, l’opération de versement des compensations financières a démarré en début d’après-midi, d’abord à Akemidjogoni puis à la Baie des Cochons, derrière l’hôpital.

 

Pour être éligibles, les bénéficiaires devaient avoir préalablement rempli des fiches d’enquête et d’évaluation de leurs biens. Au guichet, la présentation d’une carte d’identité en cours de validité a permis le déblocage des paiements. De nombreuses de familles se sont ainsi présentées pour percevoir ce dédommagement attendu depuis plusieurs mois.

Si pour certains ce versement est salutaire et arrive à point nommé, d’autres expriment des réserves. Plusieurs voix s’interrogent sur l’adéquation des montants proposés par rapport aux pertes réellement subies, entre maisons détruites, commerces déplacés et terres perdues. Le débat sur la justice de l’indemnisation reste donc ouvert.

Au-delà de l’aspect financier, cette compensation a trois enjeux majeurs. Sur le plan économique, elle doit permettre aux familles de se reloger, de relancer une activité et de reconstituer une partie de leur patrimoine. Sur le plan humain, elle vise à apaiser les tensions liées aux déguerpissements, à condition que les montants soient jugés justes. Sur le plan politique, l’opération teste la capacité des autorités à accompagner les populations affectées par les grands projets.

Le versement n’est donc qu’une première étape. Le véritable défi sera de mesurer si ces compensations permettent réellement aux familles de se reloger, de retrouver un toit et des conditions de vie acceptables. La satisfaction des bénéficiaires et la transparence de tout le processus seront déterminantes pour juger de la portée réelle de cette mesure.

Gabon : Clap de fin de la foire commerciale de l’indépendance sous une note positive

Cinq jours d’exposition et de business se sont achevés sur une note positive. Lors de la clôture de la Foire Commerciale de l’Indépendance 2026, la Ministre du Commerce, des PME/PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes a dressé un bilan satisfaisant au stade d’Angondjé de Libreville, mercredi 19 août dernier.

 

Pour la Ministre du Commerce, des PME- PMI et de l’Entrepreneuriat des jeunes le bilan de cette deuxième édition de la foire commerciale de l’indépendance 2026 est positif. Ceci grâce à une forte mobilisation du public et surtout de nombreux achats de produits locaux.

Côté exposants, la satisfaction est au rendez-vous. Les vendeurs de produits agroalimentaires, d’artisanat et de services ont vu leurs stands pris d’assaut. Pour la ministre, ce succès prouve que les consommateurs gabonais répondent présents quand on leur propose une offre locale de qualité et accessible.

La cérémonie de clôture a aussi été un moment de reconnaissance. Des cadeaux ont été remis aux entreprises partenaires qui ont soutenu l’événement. Les commerçants et entrepreneurs participants ont reçu des certificats d’honneur. La Miss de l’Indépendance et ses dauphines sont reparties avec des chèques, tandis que le public a vibré au rythme d’une grande tombola et des prestations d’artistes venus clôturer en beauté.

Au terme de cette édition 2026, le rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine. L’ambition du gouvernement reste la même, faire de cette foire un levier pour structurer les PME/PMI, booster la consommation locale et donner plus de visibilité à l’entrepreneuriat des jeunes gabonais.

Gabon : la Fédération de Football met en place son nouvel encadrement technique

Ce jeudi 20 août 2026, la  Fédération Gabonaise de Football, la FEGAFOOT organise la cérémonie officielle de signature des contrats du sélectionneur national des Panthères A, du Directeur Technique National et du Manager Général des Panthères A au siège de la FEGAFOOT à Owendo.

 

La nouvelle équipe d’encadrement technique composée de Sébastien Migné sélectionneur national, Alain Giresse, directeur technique national et Bruno Ecuélé Manga, manager général va être installée aujourd’hui juste après la cérémonie de signature de contrats. Cette équipe d’encadrement va entrer officiellement en fonction. Cette signature s’inscrit dans la volonté de la FEGAFOOT de poursuivre la structuration et le renforcement de l’encadrement des sélections nationales. L’objectif est de doter l’équipe nationale A d’un dispositif technique et administratif à la hauteur des exigences du football de haut niveau.

Avec la mise en place de ce nouveau trio, la fédération marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de ses orientations. L’ambition est désormais de consolider l’organisation, la performance et la compétitivité des Panthères du Gabon pour qu’elles pèsent davantage sur la scène internationale.

Gabon : le bac Ndougou relie désormais l’axe Mayonami à Mougagara

La Compagnie de Navigation Intérieure et Internationale du Gabon (CNII) vient de mettre en service le bac « Ndougou ». Cette nouvelle liaison fluviale relie désormais l’Estuaire du Gabon sur l’axe Mayonami à Mougagara, offrant une alternative directe et sécurisée pour les populations de l’Estuaire.

 

 

Longtemps dépendants des pirogues et du détour par la route, les usagers vont gagner en temps et en confort. Le bac est conçu pour transporter à la fois des passagers, des marchandises et des véhicules légers. Un atout majeur pour désenclaver les zones riveraines et fluidifier les échanges entre les deux rives.

Avec le bac « Ndougou », la CNII Gabon poursuit sa mission de moderniser le transport fluvial national. Au-delà du désenclavement, cette mise en service vise à réduire le coût du déplacement, à booster l’économie locale et à renforcer la sécurité sur l’axe Mayonami – Mougagara.

Éducation étouffée par la dette: l’unesco tire la sonnette d’alarme

L’UNESCO relance l’alerte. Réunis à l’occasion du Sommet sur la Transformation de l’Éducation +4, ses responsables ont dressé un bilan préoccupant du financement de l’école dans le monde, aujourd’hui, 113 pays consacrent davantage de ressources au remboursement de leur dette qu’à leur système éducatif.

 

Il s’agit des pays en développement cas du Gabon, pays à faible revenu et pays à revenu inférieur. Un choix budgétaire qui hypothèque l’avenir de millions d’élèves. Face à ce constat, l’organisme onusien interpelle directement les États. Il les appelle à sortir du « piège de l’endettement » et à remettre l’école au cœur des priorités publiques. Pour l’UNESCO, sans investissement massif dans l’éducation, aucun objectif de développement durable ne pourra être atteint.

La tendance financière est à la baisse. Selon l’UNESCO, l’aide au financement de l’éducation pourrait reculer de 30% entre 2023 et 2027. Le recul a déjà commencé c’est 8% enregistré sur l’année 2024. Un signal rouge pour les pays qui dépendent de cette aide pour faire fonctionner leurs écoles.

Le plus inquiétant concerne les plus jeunes. L’aide consacrée spécifiquement à l’éducation de base a elle aussi chuté de 8%. Manuels, infrastructures, salaires d’enseignants, cantines, autant de postes menacés. Pour l’UNESCO, il est urgent de rééquilibrer les budgets, car sacrifier l’éducation aujourd’hui, c’est compromettre les générations de demain.

Gabon : 6e édition du festival Nguienu Culture 2026

Dès ce mercredi 19 août, la Maison Georges Rawiri à Libreville devient le cœur battant de la culture gabonaise. La 6e édition de Nguienu Culture démarre pour 4 jours, jusqu’au 22 août, autour du thème fort : « La Réappropriation de notre histoire et de notre identité culturelle ».

 

C’est un appel à renouer avec ce qui fait la singularité du Gabon. Pendant quatre jours, le public pourra plonger dans son patrimoine. Expositions d’objets et d’œuvres, conférences pour décrypter l’histoire, stands de savoir-faire local et espaces de dégustation de produits du terroir sont au menu. L’objectif c’est de transmettre, valoriser et rendre fiers.

Pour guider les échanges, des voix fortes sont attendues. Le Pr Borobou, le Pr Kwendwi Mikala et plusieurs autres experts prendront la parole. Nguienu Culture 2026 se veut ainsi plus qu’un festival, une école à ciel ouvert pour que chaque Gabonais, jeune ou moins jeune, reparte avec une meilleure connaissance de ses traditions, us et coutumes.