Éliminatoires CAN 2027 : Le Gabon dos au mur face au Niger à Franceville

Après sa défaite face au Maroc le 25 septembre à Rabat lors de la première journée, le Gabon n’a plus le droit à l’erreur. Les Panthères de Sébastien Migné reçoivent le Niger ce mardi 29 septembre 2026 au stade de Franceville, pour un match déjà décisif dans la course à la qualification pour la CAN 2027.

 

La désillusion de Rabat doit être vite effacée. Défaits par le Maroc lors de la première journée du groupe A, les Gabonais abordent cette deuxième journée sous pression. Au stade de la Rénovation de Franceville, seule enceinte homologuée par la CAF, l’objectif est clair : prendre les trois points et lancer enfin la campagne qualificative pour la CAN Kenya-Ouganda-Tanzanie 2027.

L’enjeu est stratégique. Dans ce groupe A composé du Maroc, du Niger et du Lesotho, seuls les deux premiers décrocheront leur billet. Après avoir chuté face au favori, le Gabon se retrouve dans un match à six points face à un concurrent direct. Une victoire permettrait de recoller au classement, une défaite ou un nul plomberait déjà les chances gabonaises avant la suite des éliminatoires.

C’est donc un test de caractère et de maturité pour les poulains de Sébastien Migné. Face à un Niger accrocheur, les cadres comme Lemina, Bouanga ou Allevinah sont attendus pour faire la différence. Devant leur public du Haut-Ogooué, les Panthères jouent bien plus qu’un match : elles jouent leur crédibilité et leur avenir dans ces éliminatoires.

Gabon: une caravane pour recenser les apprenants handicapés lancée à Libreville

La caravane a été lancée par l’Association des étudiants handicapés du Gabon, réunis ce jeudi 25 septembre à l’université Omar Bongo.

 

En prélude à cette opération inédite, le Bureau Directeur élargi de l’AEHG s’est réuni de 10h à 11h à la Maison de l’Étudiant de l’UOB, sous la présidence de Roosevelt Mouele Malonga. L’ordre du jour portait sur l’installation officielle du comité, la trésorerie et la préparation de la conférence de presse de lancement. Au terme d’échanges jugés francs et constructifs, l’association a entériné la mise en place du Comité d’Organisation, en s’appuyant sur la nécessité de disposer de données fiables pour lutter contre l’invisibilité administrative des apprenants handicapés.

 

Le Comité affiche une présidence d’honneur de poids notamment avec Nyoundou Souza Dariss, Président du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG), épaulé par la Directrice Générale des Affaires Sociales de l’UOB, Kévin Nze de l’UNEG et Stéphane Osselet de la Mutuelle des étudiants. Le Bureau Exécutif reste piloté par Roosevelt Mouele Malonga comme Secrétaire Général, avec Evrard Mbadinga comme adjoint, Naomie Tolet à la trésorerie et Stive Mapaga Mapaga à la coordination générale.

 

Pour réussir le top départ, l’AEHG lance un appel à la solidarité interne. Une collecte obligatoire a été instituée pour financer la Conférence de Presse du 1er octobre à 10h à la Salle de Musique de l’UOB : 3 000 FCFA minimum pour les membres actifs et 5 000 FCFA pour les membres du Bureau. Les fonds, à verser avant le 30 septembre via Airtel Money et Moov Money, serviront aux déplacements des volontaires, à la collation et aux supports de communication.

 

Cette conférence de presse marque le lancement officiel de la Caravane qui sillonnera le Grand Libreville pendant deux mois. L’objectif est clair, identifier tous les élèves et étudiants en situation de handicap pour mieux défendre leur inclusion scolaire et universitaire.

Journée mondiale des pharmaciens : Le Gabon célèbre ses gardiens du médicament 

Ce 25 septembre 2026, le monde célèbre la Journée Mondiale des Pharmaciens,phar placée cette année sous le thème : « Donner aux pharmaciens les moyens d’agir pour un avenir plus sain », selon la Fédération Internationale Pharmaceutique (FIP).*

 

Du comptoir de l’officine aux hôpitaux de Libreville, jusqu’à l’intérieur du pays.Ils sont le premier rempart. Le pharmacien gabonais n’est plus seulement celui qui délivre une ordonnance, il conseille, dépiste, vaccine et veille au bon usage du médicament. Dans un contexte marqué par la lutte contre les faux médicaments, l’automédication et la résistance aux antibiotiques, son rôle de sentinelle de la santé publique est plus crucial que jamais.

 

Au Gabon, la profession veut aller plus loin. L’Ordre National des Pharmaciens plaide pour une meilleure reconnaissance des compétences, une formation continue renforcée et l’élargissement des missions cliniques, comme la pharmacie hospitalière et la prévention de proximité. Un appel qui résonne avec le message de la FIP : quand on investit dans les pharmaciens, on choisit la sécurité, la durabilité et la confiance du public.

 

En cette journée symbolique, c’est toute une chaîne de vie qui est à l’honneur. Ces hommes et femmes en blouse blanche qui, jour et nuit, garantissent la disponibilité des traitements et accompagnent les patients chroniques. Le Gabon rend hommage à ses pharmaciens, maillon incontournable vers la couverture sanitaire universelle.

Éliminatoires CAN 2027 : Le Gabon affronte le Maroc à Rabat 

C’est le choc du groupe A. Ce vendredi 25 septembre 2026, les Panthères du Gabon entrent dans les éliminatoires de la CAN 2027 face au Maroc, à Rabat.

 

Pour la 1ère journée des éliminatoires de la CAN 2027 qui se jouera au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, les hommes de Sébastien Migné se déplacent au Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat pour affronter le Maroc. Coup d’envoi à 20h00 heure locale, 19h00 au Maroc, sous la direction de l’arbitre sud-africain Abongile Tom. Dans ce groupe A, le Niger et le Lesotho s’affrontent également.

 

L’enjeu est immense pour les deux sélections. Pour le Maroc, quart de finaliste de la Coupe du Monde 2026 et invaincu à domicile depuis 7 matchs, il s’agit de réussir son entrée et d’assumer son statut de favori. Pour le Gabon, en difficulté depuis son élimination au premier tour du Mondial avec un seul point pris, c’est l’occasion de relancer une dynamique. Sans victoire depuis 4 matchs, les Panthères jouent gros d’entrée.

 

Sur le plan sportif, le duel s’annonce déséquilibré sur le papier mais ouvert. Ceci avec l’absence de Pierre Emerick Aubameyang dans le camps des Panthères.

 

Au-delà des trois points, c’est une question d’image. Une performance à Rabat relancerait totalement la campagne gabonaise avant d’enchaîner, tandis qu’une défaite mettrait déjà les Panthères sous pression avant la suite des éliminatoires. Les Lions veulent rugir à la maison, les Panthères veulent créer l’exploit.

Port- Gentil : Un chauffeur écroué pour vol de plusieurs millions à son patron 

PortAccusé d’avoir siphonné les tiroirs de son patron pendant des mois, Ndiaye Ndiaga a été confondu par une caméra espion et placé sous mandat de dépôt le 22 septembre pour vol aggravé à Port-Gentil.

 

Tout commence par une série de disparitions suspectes au domicile de Sabbah Hassan dans le quartier Sobraga. De retour d’un déplacement à l’étranger, il constate un déficit de 3,5 millions FCFA sur les 8,5 millions laissés dans son bureau. Puis d’autres sommes s’évaporent : 1 million, 1,136 million, et même 1,5 million FCFA dissimulé dans un placard dont il venait pourtant de changer la serrure. Interrogé sur la situation, son chauffeur rétorque, imperturbable : « Cette affaire paraît bizarre, et pourtant c’est une clé sécurisée. »

 

Avant un nouveau voyage, le chef d’entreprise décide de tester la vulnérabilité des lieux en laissant volontairement traîner 250 000 FCFA, 200 000 FCFA et sa médaille de l’Ordre du Mérite national. À son retour, de nouvelles anomalies sont constatées. Il passe alors à la vitesse supérieure et installe secrètement une caméra espion dans son bureau le 10 septembre. Quelques jours plus tard, l’alerte se déclenche : les images montrent Ndiaye Ndiaga en plein forfait, fouillant les tiroirs pour y dérober des billets.

 

Muni de ces preuves, Sabbah Hassan saisit la Sûreté urbaine du Commissariat central le 15 septembre et dépose plainte le 17. Convoqué le même jour, le chauffeur passe aux aveux et reconnaît s’être introduit frauduleusement à plusieurs reprises avec les clés du bureau, admettant avoir soustrait notamment 3,5 millions, 1,5 million, 500 000 et 450 000 FCFA. Il nie toutefois avoir volé la médaille honorifique. Poursuivi pour vol aggravé au sens des articles 292 et 296-4 du Code pénal, il a été placé sous mandat de dépôt le mardi 22 septembre et transféré à la prison centrale de Port-Gentil, où il attend son jugement.

A Port-Gentil, Oligui Nguéma mise sur l’IPG pour former les pétroliers

Jeudi dernier à Port-Gentil, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a visité l’Institut du Pétrole et du Gaz. Une visite axée sur un objectif clair , produire localement les compétences dont le secteur pétrolier et énergétique a besoin.*

 

Au cœur du principal bassin pétrolier du pays, le chef de l’État a insisté sur le renforcement des filières scientifiques et techniques pour les Gabonais. L’idée est simple : disposer sur place de techniciens, de techniciens supérieurs et d’ingénieurs capables d’assurer l’exploitation, la transformation et la maintenance des installations pétrolières, gazières et énergétiques.

 

Sur place, le Président a fait le point sur les enseignements dispensés à l’IPG et sur les pistes pour diversifier son offre. L’enjeu va au-delà de la formation : il s’agit de résorber le décalage entre les diplômes délivrés au Gabon et les qualifications réellement recherchées par les opérateurs du secteur extractif.

 

D’après la Présidence, l’IPG rénové doit ouvrir aux jeunes scientifiques des parcours professionnalisants directement connectés aux besoins de l’économie. À terme, c’est toute une chaîne de compétences, du technicien à l’ingénieur, qui doit être constituée.

 

Un choix stratégique pour Port-Gentil, qui concentre l’activité pétrolière et où les futures infrastructures industrielles vont accroître les besoins en main-d’œuvre qualifiée. En misant sur le local, Brice Clotaire Oligui Nguema veut aussi réduire la dépendance aux formations à l’étranger et réorienter les économies vers la modernisation des établissements gabonais. Le capital humain au centre de la bataille du contenu local.

Libreville accueille la 6e édition du festival Nguienu Culture

La 6e édition du festival panafricain et itinérant Nguienu Culture s’ouvre jeudi 25 septembre 2026 à la Maison Georges Rawiri autour du thème « Du Donner et du Recevoir ».

L’ ambition c’est de reconnecter la jeunesse à son histoire. C’est plus qu’un festival, c’est un acte de résistance culturelle. Créée en 2020 par l’Association Nguienu – « L’Embouchure » en langue Yilumbu – et portée par son président Papa Koumba Mboula, l’initiative a déjà parcouru le Gabon de Tchibanga à Mayumba en passant par Lambaréné, Oyem, Mouila et Franceville. Sa devise, « Pour une mémoire debout et une identité assumée ». Le constat qui motive cette 6e édition est sans appel, les jeunes se coupent de leur histoire et le patrimoine oral s’éteint à petit feu.

Pour y répondre, Nguienu Culture assume sa différence. Les organisateurs le martèlent : ce n’est pas un événement festif, mais un espace de transmission. Loin du tout-spectacle, le festival veut privilégier le fond. Il ambitionne de former 300 jeunes ambassadeurs de la culture, de collecter 50 témoignages d’aînés détenteurs de savoirs, et de réunir 100 artisans, scientifiques et hommes de culture des 9 provinces. Les artistes, seulement 30, ne seront là que pour meubler les temps d’échange.

Au programme, ouverture officielle avec un grand colloque sur la réappropriation de la mémoire, avec des figures comme le Pr Kwensi Mikala et le Père Paul Mba Abessolo. Puis, place au Village des Savoirs avec ses ateliers de langues, danses, contes et artisanat, avant le Concert des mémoires et la Nuit des Chefs. Enfin, la clôture avec la restitution des jeunes ambassadeurs et un spectacle intergénérationnel. Un rendez-vous qui espère rassembler 2000 personnes avant de voir plus grand : exporter la culture gabonaise sur le continent dès 2028.

Accident mortel à Oyane 1: Un camion plonge entre deux ponts , le chauffeur tué sur le coup

Un grave accident s’est produit dans la nuit du lundi 21 au mardi 22 septembre sur la Nationale 1, entre les deux ponts d’Oyane 1, dans le Komo-Kango, un camion plateau chargé de bois a quitté la chaussée et plongé dans le vide, tuant son chauffeur, un Ghanéen d’une cinquantaine d’années.

 

 

Le drame s’est joué aux environs de 21 heures. Le semi-remorque, appartenant à la société de transport IGB et lourdement chargé de planches, circulait dans le sens Bifoun-Libreville lorsqu’il a soudainement quitté la chaussée pour s’engouffrer dans l’espace séparant les deux parties du pont d’Oyane 1. À son bord, un seul occupant : Steeven Ndonko, ressortissant ghanéen d’une cinquantaine d’années, selon des sources judiciaires. La cabine, complètement immergée et écrasée sous le poids du chargement, a été broyée par la violence du choc.

Alertés, les éléments de la gendarmerie de Kango et les sapeurs-pompiers se sont rapidement déployés. Mais l’intervention s’est avérée particulièrement délicate en raison de la configuration du site et du poids de la cargaison. Il a d’abord fallu dégager les planches avant de pouvoir extraire la dépouille du chauffeur, visiblement broyée par l’impact. Sur place, riverains et témoins interrogés par l’AGP décrivent une scène d’une rare violence.

Le bruit de l’accident a plongé Oyane 1 dans la consternation. Des habitants ont spontanément érigé des barricades sur la chaussée pour alerter les autorités, provoquant une interruption momentanée du trafic sur cet axe stratégique très emprunté par les grumiers. La circulation a depuis été rétablie. Ce nouveau drame relance l’inquiétude sur la dangerosité de l’axe Kango-Bifoun, régulièrement endeuillé par des accidents de poids lourds. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de la sortie de route.

Gabon : Trois lycéennes du lycée Bâ Oumar écrouées après une bagarre

Les trois élèves du Lycée Bâ-Oumar de Libreville ont été placées sous mandat de dépôt à la prison centrale vendredi dernier après la diffusion d’une vidéo de rixe en milieu scolaire.

 

 

 

Cette affaire impliquant ces élèves âgées de 16 et 18 ans en classe de 1ère part d’une simple photo postée sur WhatsApp.

 

Tout est parti d’un malentendu entre deux amies. L’une d’elles publie la photo de l’autre dans un groupe WhatsApp dédié au travail scolaire. Une initiative qui déplaît fortement à la concernée. Cette dernière interpelle son amie en privé et obtient le retrait du cliché. L’incident semblait clos.

 

Mais le lendemain, l’atmosphère s’envenime au lycée. Poussées par d’autres camarades, les deux adolescentes, MNG, O.D et PLM, en viennent finalement aux mains dans l’enceinte de l’établissement. Une troisième élève immortalise la scène, ajoute un commentaire appelant à la violence, puis diffuse la vidéo sur les réseaux sociaux où elle devient virale.

 

L’affaire prend alors une tournure judiciaire. Alerté par l’ampleur de la diffusion, le Procureur de la République a ordonné à la Police Judiciaire d’interpeller les trois jeunes filles. Après leur audition, le magistrat a décidé de les placer sous mandat de dépôt.

 

Cette incarcération se veut un message fort en ce début d’année scolaire. Dans un contexte où les scènes de violence scolaire filmées et partagées se multiplient, la justice entend frapper fort pour dissuader. Un signal clair envoyé à tous les élèves tentés par ce type de dérives.

Port-Gentil : Oligui Nguéma inaugure l’aciérie du Gabon et amorce une ère industrielle

Le Gabon vient de franchir un cap historique. Avec l’inauguration de sa première unité d’aciérie, le pays tourne la page du tout-export de matières premières pour entrer dans l’ère de la transformation locale, ce jeudi.

C’est une étape majeure pour la souveraineté économique du pays. Ce jeudi, la première aciérie du Gabon, portée par l’entreprise Foberd, a été officiellement inaugurée. Un projet qui concrétise la vision du Président Brice Clotaire Oligui Nguema : faire de l’industrie un véritable levier de développement.

Avec cette nouvelle unité, le Gabon opère un virage stratégique. Il passe du statut de simple exportateur de matières premières brutes à celui de pays transformateur. L’objectif est clair : valoriser ses ressources sur place, créer de la valeur ajoutée et retenir la richesse nationale sur le territoire.

Au-delà du symbole, c’est un moteur pour l’emploi et l’économie locale. Cette aciérie va permettre de créer de nombreux emplois directs et indirects, de réduire les importations et de fournir au marché national des matériaux indispensables à la construction et aux grands chantiers.

Cette inauguration marque le début d’une nouvelle ère industrielle pour le Gabon, une ère où la transformation locale devient la priorité pour bâtir une économie forte, souveraine et créatrice d’opportunités pour les Gabonais.