Nomination d’un ambassadeur résident des Émirats Arabes Unis au Gabon

Cette nomination marque une étape importante dans les relations diplomatiques entre Libreville et Abou Dhabi.

 

La ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, chargée de l’Intégration et de la Diaspora, Marie-Édith Tassyla Ye-Doumbeneny, a officiellement reçu, lundi, les copies figurées des lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs accrédités en République gabonaise, parmi lesquels figure le tout premier ambassadeur résident des Émirats arabes unis (EAU) au Gabon. « L’ouverture d’une ambassade permanente des Émirats arabes unis à Libreville traduit la volonté des deux États de renforcer et de structurer davantage leur coopération bilatérale. Jusqu’à présent, les relations diplomatiques entre les deux pays étaient gérées depuis l’ambassade des Émirats arabes unis à Luanda, en Angola », indique le communiqué.

l’installation de cette représentation diplomatique permanente vise à favoriser les investissements directs étrangers au Gabon, considéré par Abou Dhabi comme un partenaire stratégique et un pôle de stabilité en Afrique centrale. Elle ouvre également de nouvelles perspectives de coopération dans plusieurs secteurs prioritaires.

Le ministère précise que les deux pays entendent renforcer leurs partenariats dans les infrastructures et l’énergie, à travers le financement et le développement de projets structurants, ainsi que dans les technologies et les transports grâce à la modernisation des réseaux et aux échanges d’expertise. Le commerce et le tourisme figurent également parmi les axes prioritaires, avec pour objectif de faciliter les échanges commerciaux et de mieux valoriser le potentiel économique et touristique du Gabon.

 

Par ailleurs, le département ministériel indique que la cérémonie protocolaire a également été marquée par la présentation des copies figurées des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs de la Confédération suisse et de la République-Unie de Tanzanie.

Blanchiment d’argent : Sylvia Bongo visée en Suisse

SylviSylvia Bongo Ondimba, épouse d’Ali Bongo, est suspectée d’avoir fait transférer dans une banque à Genève des millions sur fond de détournement de fonds publics.

 

Genève enquête sur l’épouse de l’ex-président gabonais. La justice suisse enquête depuis 2023 sur une affaire de blanchiment d’argent présumé visant Sylvia Bongo Ondimba, épouse de l’ancien président gabonais Ali Bongo, nous apprend 20 Minutes.

 

« Une enquête pour blanchiment d’argent est actuellement en cours au sein du Ministère public de Genève », confirme une information du média d’investigation en ligne suisse Gotham City.

 

Dans le cadre de cette procédure, les autorités suisses ont sollicité la coopération du Gabon. Si Libreville n’a pas répondu à cette demande d’entraide, l’État gabonais s’est constitué partie plaignante devant la justice genevoise. Une démarche contestée par Sylvia Bongo, mais validée fin mai par la Chambre pénale de recours de Genève, qui a reconnu au Gabon le droit de participer à la procédure.

 

Cette enquête intervient alors que Sylvia Bongo a déjà été condamnée par contumace à 20 ans de prison au Gabon pour détournement de fonds.

Indice de développement humain : le Gabon classé premier en Afrique centrale

Le Gabon occupe la 1ère place en Afrique centrale et se positionne au 108ᵉ rang mondial selon le Rapport national sur le développement humain (RNDH 2026).

Présenté conjointement par le gouvernement gabonais et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD Gabon), ce document met en lumière d’importants progrès sociaux tout en pointant de sérieux défis économiques.

Le pays enregistre un taux d’alphabétisation exceptionnel de 96 %, une espérance de vie de 69 ans et un taux d’urbanisation qui atteint 91 %.

Bien que l’indice général ait progressé de 46 % au cours des deux dernières décennies grâce à la scolarisation et à la santé, le revenu national brut (RNB) par habitant a chuté de 31 %, creusant le fossé entre la richesse globale et le pouvoir d’achat réel des ménages.

Le RNDH suggère que les dividendes de la croissance passée n’ont pas été redistribués à hauteur des attentes, et que la dépendance aux hydrocarbures a fragilisé la capacité de l’économie à générer des revenus soutenables pour une population en expansion.

Les progrès sociaux, notamment sanitaires et éducatifs, se sont accumulés au fil des décennies grâce à un investissement public soutenu. Mais la productivité, la diversification et la création de richesses privées peinent à suivre.

La cérémonie de publication du rapport sur le Gabon a été présidée par le Vice-Président de la République, Alexandre Barro Chambrier en présence du Vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, de la Représentante du PNUD au Gabon Rokya Ye-Dieng et un parterre d’invités dont plusieurs membres du gouvernement.

Le rapport 2026 a pour thème : « Jeunesse, Employabilité, Entreprenariat et Développement Humain au Gabon ». L’analyse approfondie des indicateurs de développement classe le Gabon dans la catégorie des pays à « développement humain élevé ».

Le Gabon a son premier data center national

L’infrastructure a été inaugurée le 3 juillet dernier par le chef de l’Etat Oligui Nguema, dans la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok, près de Libreville.

 

Le Gabon mise sur un data center pour accélérer sa transformation numérique. Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale visant à moderniser les infrastructures numériques du pays et à renforcer la protection des données stratégiques de l’État.

Réalisé par ST Digital, le Data Center gabonais est implanté dans la Zone économique spéciale de Nkok, à environ 27 kilomètres de Libreville, sur une superficie de plus de 3 000 mètres carrés. L’investissement est évalué, selon Jean-Francis Ahanda, à plusieurs milliards de F.CFA, mobilisés auprès d’un fonds souverain africain, sans entrer davantage dans les détails.

Selon des représentants du gouvernement, cette nouvelle infrastructure jouera un rôle crucial dans le soutien du programme de transformation numérique à long terme du pays, en fournissant des capacités d’hébergement sécurisées pour les services publics numériques, les initiatives de cybersécurité, les applications d’intelligence artificielle et les opérations commerciales. Ce projet devrait renforcer la résilience nationale tout en créant les fondations numériques nécessaires à la croissance économique et à l’innovation technologique.

Lors de l’inauguration, le ministère de l’Économie numérique, de la Numérisation et de l’Innovation et ST DIGITAL GABON ont signé un protocole d’accord visant à faciliter l’accès à la nouvelle infrastructure. Aux termes de cet accord, les startups soutenues par le ministère pourront bénéficier de services d’hébergement professionnels à des tarifs préférentiels, offrant ainsi aux entreprises émergentes une infrastructure numérique de niveau entreprise pour accompagner leur croissance.

Mark-Alexandre Doumba a déclaré que l’infrastructure numérique est devenue le socle des services publics modernes, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et de la compétitivité des entreprises.

Gabon : Prometal lance la construction d’un complexe industriel

L’entreprise pose ce 1er juillet la première pierre de sa filiale gabonaise dans la ZES de Nkok, avec à la clé la création de 350 emplois directs et 1 000 emplois indirects.

 

Prometal lance au Gabon une usine de 38 milliards de FCFA d’une capacité annuelle d’environ 170 000 tonnes. Placée sous le patronage du chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie de pose de la première pierre ouvre la voie à un investissement officiellement évalué à 38 milliards de FCFA.

Ce déploiement opérationnel fait suite à une convention d’investissement stratégique signée avec l’État du Gabon le 18 février 2025, qui illustre ainsi la volonté de PROMETAL Groupe d’accompagner les États d’Afrique centrale dans leur politique d’industrialisation, de création de la valeur ajoutée locale, ainsi que de construction et de structuration d’un tissu industriel compétitif et durable.

Le travail repose sur un programme d’investissement en deux phases. La phase 1, consacrée à la transformation de la ferraille, prévoit l’installation d’une unité industrielle dotée d’une capacité annuelle de 120 000 tonnes de fer à béton (Fe 400 et Fe 500). L’usine produira également 12 000 tonnes de tubes, 18 000 tonnes de fer de 6, 6 000 tonnes de tôle plane noire, 6 000 tonnes de tôles de toiture galvanisées et de tôles de toiture en aluminium, ainsi que 6 000 tonnes de pointes par an ; tandis que la phase 2, dédiée à la transformation du minerai de fer, prévoit la construction d’un complexe sidérurgique intégré adossé à l’extraction et au traitement direct du minerai de fer local. Ce complexe intégrera une unité de réduction directe afin de maîtriser localement l’ensemble de la chaîne de valeur sidérurgique.

La première phase se concentre sur la transformation de la ferraille pour approvisionner le marché national en matériaux de construction « Made in Gabon ». La seconde phase prévoit une intégration verticale en exploitant et transformant directement le minerai de fer gabonais. Cette stratégie vise à réduire massivement les importations de billettes d’acier, à équilibrer la balance commerciale du pays et à stabiliser le pouvoir d’achat local.

Gabon: Oligui Nguema invité au sommet de l’eau à N’djamena

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce jeudi à Libreville, le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, porteur d’un message du président tchadien, le Maréchal Idriss Déby Itno, l’invitant à participer au Sommet sur l’eau prévu du 15 au 17 juillet 2026 à N’Djamena.

Selon le  communiqué de la présidence, ce sommet co-organisé par le Tchad et la Banque mondiale, réunira des chefs d’État, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts pour débattre des questions liées à l’accès à l’eau, au financement des infrastructures hydrauliques et à la résilience face aux effets du changement climatique.

« La participation du Gabon devra permettre de valoriser les réformes engagées dans le secteur de l’eau, de renforcer les partenariats avec les institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale, et de mobiliser de nouveaux appuis en faveur des projets nationaux d’accès à l’eau potable et d’assainissement », indique le communiqué.

« En réservant un accueil favorable à ce message, le Chef de l’Etat a réaffirme l’attachement du Gabon au renforcement de la coopération régionale et à la promotion d’initiatives concertées en faveur du développement durable et du bien-être des populations africaines », conclut le communiqué.

Notons que cette invitation, adressée au président de la République en sa qualité de « frère et ami » par le Maréchal Idriss Déby Itno, traduit « l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Gabon et le Tchad , ainsi que de leur volonté commune de promouvoir des réponses africaines aux défis du développement durable ».

Gabon: vers une hausse du prix des billets d’avion

L’annonce a été faite selon un communiqué publié dans le Journal Officiel du 19 juin 2026.

 

Selon le communiqué, deux arrêtés viennent drastiquement alourdir le coût des billets d’avion pour les usagers, notamment la création d’une nouvelle redevance API/PNR, à travers une taxe inédite qui est désormais imposée à tout passager sur un vol commercial au départ et à l’arrivée des aéroports internationaux du Gabon (Libreville, Port-Gentil, Oyem et Mvengué).

En effet, les billets d’avion connaitraient une augmentation de l’ordre de 30 dollars américains (près de 18 000 Francs CFA) par trajet, ce qui représente un surcoût net de 60 dollars (environ 36 000 FCFA) pour un simple vol aller-retour. La hausse de la redevance de sûreté avec l’arrêté portant révision de cette taxe acte ainsi une augmentation importante pour tous les voyageurs.

Les nouveaux tarifs applicables par passager se déclineraient désormais ainsi qu’il suit : 7 000 Francs CFA pour le réseau domestique (au lieu de 3000) ; 18 000 Francs CFA pour le réseau régional CEMAC (7 000 Francs CFA précédemment).et 23 000 Francs CFA pour le réseau international, contre 10 000 Francs initialement. L’accumulation de ces charges, nouvelle taxe de 30 dollars, à l’aller comme au retour, couplée à la hausse des frais de sûreté va mécaniquement faire exploser le prix final des billets.

Gabon: de nombreux équipements médicaux distribués dans les hôpitaux

Le Président de la République,  a présidé mercredi 01 juillet, sur l’esplanade du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo, une cérémonie consacrée au renforcement des capacités du système de santé national à travers la remise d’importants équipements biomédicaux destinés aux établissements sanitaires du pays.

 

Selon le communiqué présidentielle,  cette dotation constitue une étape majeure dans la politique de modernisation des infrastructures sanitaires engagée par les plus hautes autorités. Elle vise à renforcer les plateaux techniques, améliorer la qualité des soins, accroître les capacités de diagnostic et de prise en charge des patients, tout en rapprochant des services de santé performants des populations.

Dans leurs interventions, le Maire de la commune d’Owendo et le Ministre de la Santé ont salué cet investissement stratégique, qui traduit la volonté constante du Chef de l’Etat de faire de la santé un pilier essentiel du développement national et du bien-être des gabonais. S’adressant aux personnels de santé, le Président de la République a délivré un message de responsabilité, de rigueur et d’engagement.

Saluant le dévouement des professionnels de santé, il a toutefois appelé à une amélioration profonde de la gouvernance hospitalière, estimant que la qualité des soins dépend autant des investissements consentis par l’Etat que des pratiques quotidiennes au sein des établissements. Le Chef de l’Etat a fortement condamné les détournements de médicaments destinés aux hôpitaux publics et leur utilisation dans certaines structures privées, rappelant que ces ressources appartiennent avant tout aux patients.

Il a également insisté sur l’impératif d’une gestion transparente des établissements de santé, de l’entretien rigoureux des nouveaux équipements, de la traçabilité des médicaments, ainsi que de l’amélioration de l’accueil et des conditions d’hospitalisation. Le Président de la République a, par ailleurs, encouragé les responsables hospitaliers à développer une culture de performance et de bonne gestion, afin de garantir la pérennité des investissements réalisés par l’Etat et d’améliorer durablement la qualité des services offerts aux populations.

Dans sa proximité constante avec les citoyens, le Chef de l’Etat a pris le temps d’écouter une compatriote venue lui exposer sa situation personnelle, donnant immédiatement des instructions afin qu’une réponse appropriée lui soit apportée. A travers cette importante cérémonie, le Président de la République réaffirme sa détermination à poursuivre la transformation du système de santé gabonais. Cette réforme repose à la fois sur des investissements structurants, une gouvernance responsable et un changement durable des mentalités , avec l’ambition de garantir à chaque gabonais un accès à des soins modernes, accessibles, efficaces et de qualité.

Gabon: la livraison d’une cuve d’eau désormais au prix de 3000 Fcfa

le prix a été revue à la baisse au cours d’une rencontre entre le Président de la république Oligui Nguema et et les agents de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), mercredi 1er juillet 2026.

 

Vendue autrefois au prix de 10000 fcfa, la cuve d’eau va désormais couter 3000 fcfa comme l’indique le communiqué de la présidence de la République. En effet, il s’agit d’une opération, baptisée « État d’urgence de l’eau », qui  est mise en œuvre sous l’impulsion de la Vice-présidence de la République. Elle est conduite conjointement par le ministère chargé de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, avec l’appui des Forces de défense et de sécurité. L’objectif est d’apporter des réponses concrètes aux difficultés d’accès à l’eau rencontrées par les populations.

A cet effet, 55 camions-citernes ont été mobilisés pour assurer la distribution d’eau dans l’ensemble du Grand Libreville, notamment dans les quartiers de Nzeng-Ayong, Akanda, Owendo, le Centre-ville, Akébé, Bikélé, Glass, Lalala, ainsi que dans plusieurs autres zones. Pour mener a bien cette distribution, le numéro vert 18 est mis à la disposition des habitants du Grand Libreville pour enregistrer les demandes, tandis que d’autres numéros verts seront communiqués dès le lendemain, précise le communiqué.

Le gouvernement appelle les agents mobilisés et les populations à soutenir cette initiative en facilitant le travail des équipes déployées, en signalant les besoins prioritaires et en contribuant au bon déroulement des opérations.

Gabon: vers le lancement d’une opération de contrôle des entreprises de transport routier

L’annonce a été faite a travers le  communiqué publié le 30 juin 2026, du colonel Jean Baptiste Mayombo, relayant les instructions du ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

 

Selon le communiqué cette opération qui aura lieu sur toute l’entendue du territoire gabonais concernera les entreprises de transport routier, mais également les lieux de chargement et de déchargement des marchandises et des voyageurs. Au cours de cette opération, les agents assermentés du service Contrôle routier effectueront des inspections destinées à s’assurer du respect des dispositions légales encadrant l’activité.

Les contrôles porteront notamment sur « les documents de l’entreprise, les documents afférents à la mise en circulation des véhicules, les documents afférents à la conduite des véhicules, les documents requis pour l’exercice des activités de transport terrestre, l’état mécanique des véhicules, l’arrimage des charges et les accessoires de sécurité obligatoires à bord des véhicules ». À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la sécurité sur les routes en s’assurant que les transporteurs exercent leurs activités dans le strict respect des normes en vigueur.

La DGSR invite ainsi les responsables des entreprises concernées à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette opération », afin de faciliter le travail des équipes de contrôle. La Direction générale de la Sécurité routière prévient en effet que « toute infraction constatée lors de ladite mission de contrôle fera l’objet d’une verbalisation immédiate, conformément à la réglementation en vigueur ». Les contrevenants devront en outre s’acquitter des amendes correspondantes, lesquelles seront versées au Trésor public.