Différend Gabon-Guinée équatoriale: Oligui Nguema rencontre le médiateur Albert Shingiro

Le président de la République gabonaise, a reçu lundi à Libreville Albert Shingiro, dans le cadre de la médiation engagée par l’Union africaine pour accompagner la mise en œuvre de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend territorial opposant le Gabon à la Guinée équatoriale.

 

La rencontre a eu lieu en  présence d’experts techniques ainsi que d’anciens dignitaires gabonais, mobilisés pour contribuer à une approche concertée et structurée du processus.  Au cours de cette rencontre, Albert Shingiro a présenté au président gabonais les principaux axes de travail proposés par l’Union Africaine. A savoir: un projet de feuille de route conjointe, la mise en place d’un mécanisme ad hoc de délimitation, le lancement des opérations de démarcation, ainsi que la désignation de points focaux nationaux chargés d’assurer la coordination technique entre les deux pays.

Les discussions ont également porté sur la perspective d’un accord de coopération transfrontalière, destiné à consolider les relations bilatérales au-delà du règlement du contentieux, notamment autour des îles de Mbanié, Conga et Cocoteros, au cœur du différend. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre Libreville et Malabo, avec pour objectif une mise en œuvre effective de l’arrêt de la CIJ dans le respect du droit international, tout en préservant la stabilité régionale. Se félicitant de la qualité des échanges, le président gabonais a exhorté les différentes parties à privilégier la voie diplomatique, insistant sur la nécessité de consolider la paix et les relations fraternelles entre les deux États.

Notons qu’il s’agit de la  première rencontre officielle entre le chef de l’État gabonais et l’émissaire africain, désigné fin mars 2026 par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf. pour  coordonner les efforts de médiation et d’accompagnement technique, afin de garantir une application consensuelle et durable de la décision de la juridiction internationale.

 

 Conflit frontalier Gabon-Guinée équatoriale : la CIJ donne son verdict le 19 mai

La Cour internationale de justice va donner son verdict au sujet du conflit frontalier qui oppose le Gabon à la Guinée Equatoriale depuis plusieurs années.

 

Le communiqué indique que l’instance a été introduite le 5 mars 2021 par voie de compromis conclu entre le Gabon et la Guinée équatoriale.  Aux termes du compromis, les parties priaient la Cour «de dire si les titres juridiques, traités et conventions internationales invoqués par les Parties font droit dans les relations entre la République Gabonaise et la République de Guinée équatoriale ».

En effet, les deux pays revendiquent la souveraineté sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga, toutes inhabitées. Elles ont plaidé leur cause devant la Cour internationale de justice de La Haye lors des audiences publiques du lundi 30 septembre au vendredi 4 octobre 2024.

Rappelons que, c’est le 30 mars 2021 qu’a eu lieu la première rencontre entre les Parties et la Présidente de la CIJ. Du fait, des restrictions sanitaires de l’heure, cette rencontre a eu lieu par visioconférence. A la suite de quoi, la Cour a rendu sa première décision (ordonnance du 7 avril 2021) portant sur un certain nombre de points de procédure (désignation des Agents de chaque Etat, ordre de dépôt des mémoires des Parties et délais de dépôt de ces mémoires).

Conflit frontalier Guinée équatoriale-Gabon : Un rapport circonstancié remit au chef de l’Etat

Le président de la république Ali Bongo Ondimba a reçu hier mercredi 11 mai 2022, des mains des membres de la la Commission de la République gabonaise auprès de la Cour internationale de justice,  un rapport circonstancié  dans le cadre du contentieux territorial opposant le Gabon et la Guinée-Equatoriale.

 

Il s’agit d’une délégation conduite par le  Dr. Marie- Madeleine Mborantsuo, agent de la République Gabonaise et ses Co-agents et membres, parmi lesquels Guy Rossatanga Rignault et Guillaume Pambou Tchivounda.

Au cours de leur entretien avec le chef de l’Etat, ces derniers ont fait un compte-rendu des arguments de défense présentés dans ce contre-mémoire, déposé récemment à la Haye le 05 mai dernier. Ils ont également abordé du sujet sur  la procédure juridictionnelle à soumettre devant la Cour Internationale de Justice.

Rappelons que, la Guinée équatoriale et le Gabon ont  posé ce différend frontalier  à la cour suprême depuis le mois de mars 2021. Celui-ci  remonte à 1972.