Gabon : 3 ans d’emprisonnement ferme pour vol à l’arme blanche

Le Tribunal pour enfants de Port-Gentil a rendu son verdict le weekend écoulé. Junior R. a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme, dont un an avec sursis, pour association de malfaiteurs et vol avec usage d’une arme apparente.

 

Les faits remontent au 8 mai 2025, aux environs de minuit, dans le deuxième arrondissement de la capitale économique. Ce soir-là, Lyse Hirma Miloungou et Prisca Tomba Mombo regagnaient leur domicile lorsqu’elles ont été interceptées par Junior R., un jeune homme qu’elles connaissent dans le quartier Mini-Prix.

Selon les éléments du dossier, l’accusé aurait utilisé deux petits couteaux de cuisine pour menacer les deux femmes et les contraindre à lui remettre leurs effets. Un mode opératoire qui a permis aux enquêteurs de retenir la circonstance aggravante de l’usage d’une arme.

Le butin dérobé était conséquent : un sac à main, une chaînette, des « frangipanes » et une somme de 700 000 FCFA. Cet argent appartenait à Lyse Hirma Miloungou, l’une des victimes de cette agression nocturne.

Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé une mesure d’accompagnement social. Pendant un an, Junior R. devra être suivi par la Direction des Affaires Sociales de l’Ogooué-Maritime.

Cette structure aura pour mission de préparer la réinsertion du condamné. Elle devra transmettre tous les trois mois un rapport au président de la juridiction pour mineurs sur l’évolution et les conditions de réinsertion de Junior R.

L’Agence Nationale des Bourses du Gabon lance sa première campagne de proximité pour les nouveaux bacheliers dans l’Ogooué-Ivindo

L ’Agence Nationale des Bourses du Gabon, ANBG, a lancé depuis lundi 24 août dernier sa première campagne de sensibilisation et d’enrôlement dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Ceci avec l’objectif d’aller à la rencontre des nouveaux bacheliers et les accompagner dès leurs premiers pas dans les démarches administratives.

L’opération, qui se poursuit jusqu’au 29 août prochain, ne se limite pas à Makokou. Les équipes de l’ANBG sillonnent également les localités de Mékambo, Ovan et Mbooué. Une stratégie de proximité pour couvrir l’ensemble de la province et toucher le plus grand nombre d’élèves diplômés.

Sur le terrain, les agents procèdent à l’enrôlement des nouveaux bacheliers. Ils les informent aussi sur les différentes étapes à suivre pour déposer une demande de bourse. Explications, vérification des dossiers, conseils pratiques : tout est mis en œuvre pour faciliter leur prise en charge.

En se déplaçant au plus près des populations, l’ANBG entend lever un frein majeur notamment l’éloignement. Trop souvent, les jeunes des provinces rencontrent des difficultés pour accéder à l’information et constituer leurs dossiers à temps. Cette campagne vise donc à réduire ces contraintes et à rendre le processus plus lisible.

Une initiative saluée localement et qui pourrait faire école. Vivement que cette démarche de décentralisation des services de l’ANBG s’étende dans les autres provinces du Gabon, afin que chaque nouveau bachelier, où qu’il se trouve, bénéficie du même accompagnement.

Gabon : Lionel Giovani Boulingui convoqué à la Direction générale des recherches de la Nyanga

La tension monte dans la province de la Nyanga. Lionel Giovani Boulingui, jeune opposant au système Bongo, a été convoqué ce mercredi 26 août 2026 à l’antenne de la Direction Générale des Recherches, DGR.

Une convocation qui intervient quelques jours après ses publications critiques sur la gestion de projets de politiques publiques. L’intéressé a annoncé lui-même l’information sur sa page Facebook. Il assure n’avoir « rien à se reprocher » et promet de se rendre à cette audition « en toute responsabilité ». Un message qui a rapidement fait réagir ses soutiens et l’opinion locale.

Pour rappel, Lionel Giovani Boulingui a récemment diffusé plusieurs vidéos dénonçant des projets financés par l’argent public et aujourd’hui à l’abandon ou à l’arrêt dans la Nyanga. Des publications qui ont jeté un froid dans l’opinion et attiré l’attention sur la gouvernance locale.

L’opposant dit subir depuis plusieurs semaines des pressions et des menaces de la part de certaines personnalités liées à ces dossiers. Un contexte qui alimente les interprétations autour de cette convocation. De nombreux observateurs font directement le lien entre ses dénonciations et la saisine de la DGR.

Actuellement en séjour dans sa province, Lionel Giovani Boulingui devra répondre aux questions des enquêteurs. Cette affaire relance le débat sur la liberté de critique et la transparence dans la gestion des fonds publics. L’issue de cette audition est attendue avec attention par la population de la Nyanga.

Gabon: Le procureur Eddy Narcisse Minang visé par une une sanction disciplinaire

Une audience disciplinaire tenue mardi 25 août dernier à Libreville pourrait marquer un tournant dans la carrière du procureur Eddy Narcisse Minang. Selon une source judiciaire contactée par Gabon Média Time, son nom figurait à deux reprises sur le rôle officiel de cette session du Conseil Supérieur de la Magistrature, aux côtés de neuf autres magistrats.

 

Le document du Secrétaire permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature, consulté par Gabon Média Time, confirme bien la présence du magistrat à l’audience disciplinaire du 25 août 2026. D’autres magistrats étaient également convoqués : Bruno Obiang Mvé, Valérie Koumba, Vanida Charlène Mengué Ogandaga, Herbin Nkoulou, Quevin Mozogo Eya, Ayiquise Blera Ibinga, Urbain Massala et Carmela Beyo Adiatoulai.

À ce stade, aucune décision officielle détaillant les griefs et la sanction n’a été rendue publique. Selon la même source judiciaire, le procureur aurait été visé par la sanction la plus lourde, une radiation de la magistrature. Une information qui appelle toutefois à être considérée avec prudence en l’absence de communiqué officiel.

Pour rappel, Eddy Narcisse Minang avait déjà été suspendu pendant trois mois dans le cadre d’affaires de malversations financières. Cette nouvelle audience s’inscrit dans une dynamique de contrôle et de reddition des comptes au sein de l’appareil judiciaire.

L’organisation de ce conseil disciplinaire reflète la volonté des pouvoirs publics d’établir les responsabilités au plus haut niveau des institutions du pays. Les conclusions officielles du Conseil Supérieur de la Magistrature sont désormais attendues pour confirmer la portée exacte des décisions prises lors de cette session.

Gabon : un neveu arrêté après agression d’une rare violence sur sa tante

Un drame familial vient de secouer Mouila dans la province de la Ngounié. Un jeune homme de 21 ans, identifié sous les initiales G.M, a été arrêté et incarcéré après avoir agressé sa tante dans la nuit.

 

Le suspect, qui avait été élevé par la victime depuis l’âge de 6 ans suite à la disparition de ses parents, est aujourd’hui poursuivi pour des faits d’une extrême gravité.

Selon les éléments de l’enquête, le jeune homme est rentré d’une sortie nocturne avant de se rendre dans la chambre de sa tante. Celle-ci dormait avec son bébé de 13 mois. L’altercation a rapidement dégénéré. Menacée avec un couteau, la victime s’est violemment débattue pour protéger sa vie et celle de son enfant.

Dans la lutte, la femme est parvenue à se saisir de l’arme pour se défendre. Elle a ensuite réussi à s’enfuir de la maison et à alerter les voisins. Profitant de la confusion, l’agresseur a pris la fuite en emportant 385 000 FCFA dans le sac de sa tante.

Secourue, la victime a été conduite dans une structure hospitalière de proximité pour recevoir des soins. Les recherches des forces de l’ordre ont rapidement permis d’interpeller le suspect dans la localité. Il a été déféré devant le procureur.

G.M a été écroué à la maison d’arrêt de Mouila. Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires, tentative de viol, tentative d’assassinat et vol. Une affaire qui suscite l’émoi dans la communauté, tant par la violence des faits que par le lien de filiation qui unissait l’agresseur à sa victime.

Gabon : Une adolescente de 13 ans condamnée après avoir empoisonné sa mère

Un drame familial survenu à Okondja, dans le Haut-Ogooué, a connu son dénouement judiciaire. Le tribunal de première instance de la localité a condamné une adolescente de 13 ans au moment des faits à 12 mois de prison dont 7 avec sursis, et à une amende de 3 millions de FCFA, rapporte le quotidien L’Union.

 

Les faits remontent au 13 juin 2024. Madame Esther Nzonghet a été victime d’un malaise après avoir bu un jus à son domicile. Transportée en urgence au centre médical le plus proche, elle n’a malheureusement pas survécu.

La brigade de gendarmerie locale a ouvert une enquête. Les investigations ont rapidement mis en cause la fille de la victime. Interrogée, l’adolescente a reconnu les faits.

Selon ses déclarations, elle subissait des réprimandes répétées concernant ses sorties nocturnes et sa relation amoureuse. Dans l’intention de sortir sans être entendue, elle a introduit du camphre dans la boisson de sa mère, dans le but de la faire dormir.

Le geste a eu des conséquences irréversibles. La consommation de la boisson a entraîné le décès de Madame Nzonghet. Une issue que la mineure affirme ne pas avoir mesurée au moment des faits.

Au-delà de la sanction, cette affaire relance le débat sur l’accompagnement des adolescents et la prévention des conflits au sein des familles. Les autorités et les acteurs sociaux insistent sur la nécessité du dialogue et d’un encadrement pour éviter de telles tragédies.

Université Omar Bongo : 3 milliards de Fcfa pour tirer le fleuron de l’enseignement supérieur de l’asphyxie

L’Université Omar Bongo, le fleuron de l’enseignement supérieur gabonais va recevoir une enveloppe de 3 milliards de FCFA allouée par les autorités pour sa modernisation. Un financement historique qui arrive au moment où l’institution lutte depuis des décennies contre des problèmes structurels : infrastructures vétustes et surpopulation estudiantine chronique.

Cette enveloppe est perçue comme une bouffée d’oxygène. Elle doit permettre à l’UOB de se repositionner parmi les meilleures universités d’Afrique Centrale et de répondre à des urgences accumulées. Chaque année, le flux de nouveaux bacheliers met à mal les places disponibles dans les amphithéâtres et les installations existantes. Augmenter la capacité d’accueil devient donc une priorité absolue.

La rénovation des infrastructures est au cœur du plan. Il s’agit de garantir de meilleures conditions d’apprentissage pour des milliers d’étudiants. Mais la modernisation ne s’arrête pas au béton. La transition numérique est aussi au centre de la refondation. Dans un monde de plus en plus connecté, il est urgent que l’UOB s’arrime aux outils pédagogiques, aux bibliothèques digitales et à l’enseignement à distance.

Le chantier vise également l’amélioration globale des conditions de travail. Cela passe par la modernisation des équipements pédagogiques, des laboratoires, mais aussi par l’optimisation des espaces pour les étudiants et le corps professoral. L’objectif est clair : offrir un cadre digne d’une université du 21e siècle.

Reste une grande interrogation : ces 3 milliards suffiront-ils à combler le retard accumulé ? Car il ne s’agit pas d’une simple ligne budgétaire. C’est un pari audacieux. Un pari que le Gabon fait sur sa jeunesse et sur l’avenir de son enseignement supérieur. Si les fonds sont bien investis, l’UOB pourrait enfin retrouver le rang qu’elle mérite.

Gabon : Le Gouverneur de l’Estuaire organise une consultation publique

Dans le cadre de l’aménagement de nouvelles voies de desserte, des travaux d’infrastructure routière vont démarrer dans la capitale, c’est dans ce contexte que le Gouverneur Marie Françoise Dikoumba rencontre ce lundi 24 août 2026 les futurs déguerpis à l’immeuble Arambo à Libreville.

 

L’objectif est de fluidifier la circulation et ouvrir des axes de délestage dans les zones les plus saturées. Les opérations de marquage sont déjà en cours. Ces marquages sont réalisés par les services compétents de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre. Ils visent à identifier toutes les constructions érigées sur un linéaire de 80 mètres de large à partir du mur externe de l’enceinte de la Cité de la Démocratie. Cette emprise correspond au TF 5997 dont la République Gabonaise est attributaire, parcelle 21 section VI, d’une superficie de 472 ha.

Un vaste programme de libération de ce linéaire va donc être lancé. Il implique le déguerpissement de toutes les constructions déjà érigées dans cette zone. Plusieurs quartiers seront impactés, notamment dans les 1er et 6e arrondissements de Libreville : Carrefour Nzeng-Ayong, Ondongo, Dida Dida, Charbonnages et Lac Bleu.

Conscientes des conséquences pour les populations, les autorités ouvrent le dialogue. Le Gouverneur de la province de l’Estuaire, Madame Marie Françoise Dikoumba, invite toutes les personnes impactées dont les bâtisses ont été préalablement marquées à participer à une consultation publique.

La rencontre de ce jour prévue à 14 heures à l’auditorium du Ministère des Eaux et Forêts sera l’occasion d’expliquer le projet, d’écouter les préoccupations et de définir les modalités d’accompagnement. Un rendez-vous crucial avant le démarrage effectif des travaux.

Gabon : le festival culturel Massanga 2026 célèbre la transmission et la fierté bantou

La cinquième édition du Festival Culturel Massanga s’est refermée le samedi 22 août 2026 à Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Placée sous le thème « Transmission, création, valorisation et sauvegarde du patrimoine culturel endogène » .

 

Cette édition a consacré trois jours de pratique intense après un mois de formation théorique. Le Sud-Ouest du Gabon a vibré au rythme des gestes ancestraux et des réflexions sur l’avenir de la culture.

L’ouverture, le jeudi 20 août, a donné le ton avec plusieurs ateliers et conférences. La cérémonie a été rehaussée par la présence du Directeur du festival, Dr Herman Junior Moussodou, et du Maire du 2e arrondissement représentant le Maire de Tchibanga, Pierre Boussougou, empêché. Devant un public venu nombreux, les autorités ont salué un festival qui fait de la culture un véritable miroir de cohésion sociale.

Le deuxième jour a été marqué par la restitution des ateliers de formation axés sur les métiers et arts patrimoniaux. Vannerie, sculpture et poterie étaient à l’honneur. Des mains expertes et des jeunes apprentis ont montré le savoir-faire transmis de génération en génération. En parallèle, des conférences-débats et des projections de films gabonais ont nourri les échanges et rappelé la force du cinéma comme outil de mémoire.

L’innovation de cette édition 2026 aura été la projection d’un film consacré au phénomène gémellaire dans l’ethnie Punu, un sujet rarement abordé sur grand écran. La réflexion s’est poursuivie avec une conférence du Dr Bissielou sur la question de la vérité et du mensonge dans le discours politique chez les Mériés. Des thèmes profonds, ancrés dans les traditions, pour comprendre le présent à la lumière du passé.

Un hommage émouvant a également été rendu au Professeur Moussirou Mouguiama, homme de sciences qui a œuvré pour la reconnaissance de la culture bantoue à l’international. Son parcours a été célébré comme un exemple de rigueur et d’engagement pour la valorisation du patrimoine africain. Le festival lui a dédié une place de choix, entre respect et gratitude.

C’est sur un magnifique spectacle, dans une communion totale avec le public, que s’est achevée cette 5e édition. Pendant trois jours, Tchibanga a prouvé la résilience d’un peuple prêt à défendre et à garder ce qui fait de lui ce qu’il est. Le Festival Massanga repart avec la promesse tenue : transmettre, créer et faire vivre la culture gabonaise, une fois de plus.

Gabon : À 17 ans, Sephora Maganga Nziengui sélectionnée pour une mission spatiale

Une lycéenne gabonais fait briller le Gabon sous les étoiles. Sephora Maganga Nziengui, élève au Lycée de l’Excellence d’Essasa, représente le pays à la mission Shakthisat,en Inde depuis le 23 jusqu’au 31 août 2026.

 

Elle prend part à Delhi, en Inde, à cette aventure scientifique internationale.
Organisée par Space Kidz India, Shakthisat est une initiative entièrement dédiée aux jeunes filles. L’objectif est simple et ambitieux, éveiller leur passion pour les sciences et les technologies spatiales. Pendant 9 jours, Sephora rejoind des participantes venues de 108 pays autour d’un même rêve, comprendre, concevoir et s’approprier l’exploration spatiale.

Au programme de la mission, conception de satellites, initiation à l’ingénierie spatiale, ateliers pratiques et rencontres avec des experts du secteur. Une immersion totale qui permettra à la jeune Gabonaise d’enrichir ses connaissances, de toucher du doigt les technologies de pointe et de confronter son parcours à ceux d’autres futures scientifiques du monde entier.

Pour Sephora, passionnée de sciences, c’est une aubaine. C’est l’occasion de prouver que l’excellence gabonaise a sa place dans les filières d’avenir. Au-delà de son propre apprentissage, elle porte la voix d’une jeunesse curieuse, déterminée et prête à relever les défis de demain.

Cette sélection donne aussi une plus grande visibilité au Gabon sur la scène internationale. En participant à Shakthisat, Sephora montre qu’avec du travail et du talent, les jeunes filles gabonaises peuvent intégrer les plus grands programmes scientifiques. Elle devient un modèle pour toutes celles qui rêvent de laboratoires, de fusées et d’innovation.

Tous les regards sont tournés vers Delhi. Mais une partie du cœur du Gabon sera là-bas avec elle. À son retour, Sephora reviendra avec plus que des connaissances, mais aussi avec l’expérience, la fierté et la mission de transmettre. Le ciel n’est plus une limite, c’est un point de départ.