Gabon : la SEEG annonce la mise en service de deux dégrilleurs automatiques à Ntoum

Ces équipements visent à améliorer la protection des ouvrages de captage d’eau brute destinés à l’alimentation du Grand Libreville.

 

La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), poursuit la modernisation de ses infrastructures hydrauliques. Dans un communiqué publié mardi 11 août 2026, elle annonce la mise en service de deux dégrilleurs automatiques à la station de production d’eau potable de Ntoum, dans la province de l’Estuaire.

Concrètement, les dégrilleurs ont pour rôle d’intercepter et d’évacuer automatiquement les déchets notamment branches, feuilles et autres matières végétales susceptibles d’obstruer ou d’endommager les installations. Leur installation doit limiter les blocages fréquents au niveau des prises d’eau brute et réduire les risques de panne sur la chaîne de traitement.

Au-delà de la performance technique, cette automatisation vise aussi à améliorer les conditions de travail. Elle permet de réduire les interventions manuelles réalisées dans des conditions contraignantes, tout en renforçant la sécurité des agents chargés de la surveillance et de l’entretien des ouvrages. L’objectif, sécuriser les opérations et assurer une surveillance plus efficace des installations.

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité des investissements réalisés sur le site de Ntoum. Les capacités de la station avaient déjà été renforcées en 2014, passant de 175 000 à 215 000 mètres cubes d’eau traitée par jour. Avec ces dégrilleurs automatiques, la SEEG entend stabiliser les conditions d’exploitation et améliorer la continuité de la production d’eau potable pour le Grand Libreville.

Gabon-UOB: le Snec propose des frais d’inscription allant jusqu’à 100 000 Fcfa

Cette proposition du Syndicat National des Enseignants-Chercheurs de l’Université Omar Bongo (Snec), vise à réduire la forte pression exercée sur cette université par l’afflux de demandes d’inscription.

 

Le Syndicat National des Enseignants-Chercheurs de l’Université Omar Bongo, SNEC, tire la sonnette d’alarme à l’approche de la rentrée académique 2026-2027. L’UOB, conçue pour accueillir 8 000 étudiants, risque de recevoir sous peu environ 30 000 nouveaux inscrits, un afflux qui mettrait l’université sous une pression insoutenable.

Pour éviter l’asphyxie, le SNEC propose une mesure forte : instaurer des frais d’inscription compris entre 50 000 et 100 000 FCFA. Une proposition socialement sensible, mais que le syndicat juge indispensable pour sauver l’UOB de la saturation. À ce jour, ce sont déjà 18 000 étudiants qui sont actuellement inscrits à l’université.

Le SNEC conditionne toutefois cette mesure à une traçabilité stricte des recettes et à la mise en place d’un dispositif spécifique pour les étudiants issus de familles modestes. Selon le syndicat, l’université ne peut pas absorber une nouvelle vague sans une révision profonde de son modèle de fonctionnement.

Les défis sont déjà nombreux, déficit d’infrastructures, effectifs pléthoriques, insuffisance des ressources financières. Pour le SNEC, sans un plan précis et des moyens supplémentaires, l’UOB ne pourra ni garantir la qualité de l’enseignement ni offrir des conditions d’études décentes. La proposition vise donc à donner à l’université les moyens de tenir et de se réformer.

Gabon-rentrée scolaire 2026 : cap sur une année en trois trimestres égaux

La rentrée scolaire est fixée au lundi 7 septembre 2026. Une annonce qui interpelle des milliers de familles gabonaises et qui donne déjà le tempo aux enseignants.

 

Partout dans le pays, les préparatifs ont commencé : achats de fournitures, inscriptions, entretien des écoles. Cette publication met fin à plusieurs semaines d’attente, parents et directeurs d’établissement guettant l’arrêté officiel.

Signé le 10 août, l’arrêté détaille un calendrier échelonné pour éviter l’engorgement administratif. Les personnels administratifs reprennent d’abord le 31 août. Ensuite, les écoles conventionnées ouvrent le 1er septembre et leurs élèves retrouvent les classes dès le 2 septembre. Enfin, tous les autres établissements publics et privés accueilleront les élèves le 7 septembre 2026. Ce décalage laisse aussi un peu de temps d’ajustement aux équipes pédagogiques.

Autre grande nouveauté, l’année scolaire est désormais découpée en trois trimestres égaux. Le premier trimestre débute le 7 septembre et se termine le 28 novembre. Les vacances interviennent le 6 décembre. Le deuxième trimestre court du 7 décembre au 6 mars. Le troisième et dernier trimestre débute le 15 mars et s’achève le 10 juillet.

Chaque trimestre compte douze semaines. Un rythme identique partout sur le territoire. Cette régularité aide les familles à s’organiser à l’avance pour les congés, les déplacements et le budget scolaire. Elle facilite aussi la planification pédagogique des enseignants, qui peuvent désormais répartir les contenus sur des périodes de même durée.

Au-delà de l’organisation, ce découpage vise à simplifier les programmes scolaires nationaux. Avec des trimestres équilibrés, l’évaluation devient plus harmonieuse et le suivi des élèves plus lisible. Le ministère mise sur cette stabilité pour améliorer le rendement et donner à chaque période le même poids dans les apprentissages.

Gabon-Grand Libreville : Oligui Nguema évalue l’état d’avancement des travaux

Le président de la République a visité mardi 11 août, le chantier du Grand Libreville.

 

La visite du chef de l’Etat avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux de réhabilitation des axes routiers et de l’aménagement urbain entrepris dans la capitale et ses environs.

Le cortège présidentiel s’est rendu successivement sur plusieurs sites stratégiques. À la promenade du lycée Léon Mba, les travaux affichent un avancement impressionnant qui annonce une livraison prochaine du chantier. Plus loin, au quartier Sherko à Akanda, le président a procédé à l’inauguration de la voie pavée, sous les applaudissements des habitants.

À chaque étape, le chef de l’État a été accueilli par une foule nombreuse. Au-delà du protocole, certains riverains ont profité de sa descente sur le terrain pour lui exprimer directement leurs difficultés. Dossiers d’intégration, CV, doléances etc. le président a pris le temps d’échanger, réaffirmant sa volonté de rester proche des populations.

Ces chantiers s’inscrivent dans le pilier 3 du projet de société présidentiel, dédié aux logements, au transport, au développement numérique et aux infrastructures. Pour le gouvernement, il s’agit d’accélérer la transformation du Grand Libreville, de désengorger la circulation et d’offrir un cadre de vie plus moderne aux Gabonais.

La visite du chef de l’État s’est achevée au gymnase Mayena. Une journée intense qui marque la volonté d’un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale sur le terrain. En multipliant ces visites, le président OLIGUI NGUÉMA entend s’assurer que les délais sont respectés et que les investissements publics se traduisent concrètement pour les populations.

Gabon-Mbigou sans Seeg : des dizaines de kilomètres pour une facture

À Mbigou, dans la province de la Ngounié, l’agence de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) est portes closes depuis plusieurs semaines. Ce qui rend le quotidien difficile pour les usagers.

 

Aucun agent n’est plus affecté sur place. Conséquence directe, plus d’accueil, plus de suivi de dossiers, plus de délivrance de factures. Ce qui ressemblait au départ à une simple suspension temporaire prend désormais l’allure d’une rupture durable.

Pour les usagers, c’est devenu un véritable casse-tête quotidien. Faute de service local, ils sont contraints de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour se rendre à Lebamba, dans le département de la Louetsi-Wano. Un détour coûteux en temps et en argent, juste pour payer une facture ou signaler une panne d’eau et d’électricité.

Les plus touchés sont les personnes âgées, les familles modestes et ceux qui dépendent des transports collectifs. Sans véhicule personnel et avec des moyens limités, ces déplacements vers Lebamba relèvent du parcours du combattant. Beaucoup expriment un profond sentiment d’abandon face au silence de l’administration.

Aujourd’hui, une population entière se retrouve sans point d’accueil ni interlocuteur de proximité pour ses besoins essentiels en eau et en électricité. Selon nos confrères de Malébé FM, la situation s’aggrave de jour en jour. Les habitants de Mbogou réclament l’urgence d’une réouverture de l’agence, ou à défaut, la mise en place d’une solution alternative pour éviter l’isolement total du service public.

Gabon : 82 mineurs à la barre

Ce mardi 11 août 2026, le Gabon ouvre les sessions criminelles des tribunaux pour enfants. Pour cette année judiciaire 2025-2026, 82 dossiers sont inscrits sur l’ensemble du territoire national.

 

Pendant un mois, juges, avocats, éducateurs et familles vont se succéder à la barre pour traiter 82 dossiers concernant les mineurs. Une session d’un mois qui vise à juger des mineurs en conflit avec la loi, dans le respect des procédures spécifiques à la justice juvénile.

À Libreville, la première audience a démarré dès 8h30 avec l’examen de deux dossiers. La capitale concentre la plus grande part du contentieux avec 45 affaires. Les autres juridictions spécialisées sont aussi mobilisées notamment 10 dossiers à Franceville, 11 à Oyem, 5 à Port-Gentil, 5 à Lambaréné, 3 à Mouila, 2 à Tchibanga et 1 à Koulamoutou. Au total, les huit tribunaux pour enfants du pays seront à pied d’œuvre.

Pour le Ministère de la Justice, l’enjeu est double, rendre la justice tout en privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces sessions doivent permettre un jugement rapide des affaires en souffrance et un suivi éducatif pour éviter la récidive.

Gabon-Rentrée scolaire 2026-2027 : plus 46 000 élèves admis en 6e

Ce chiffre a récemment été révélé par le ministère de l’éducation nationale.

 

C’est officiel, 46 428 élèves ont obtenu leur certificat d’études primaires élémentaires (CEPE). Ils vont intégrer dès septembre, dans le cadre de la prochaine rentrée scolaire, des structures publiques et privées de l’ensemble du territoire. En effet, la grande majorité intègre le secteur public. Ce sont 36 975 élèves qui rejoindront les collèges et CES publics du pays.

Plus de 9 000 autres ont été orientés vers l’enseignement privé. Pour alléger certaines familles, l’État prendra en charge moins de 3 000 élèves dans des établissements privés conventionnés. Un mécanisme qui vise à équilibrer la carte scolaire et à désengorger certains établissements.

Avec cette répartition, le ministère veut anticiper la rentrée et éviter les longues files d’attente. Les parents sont invités à consulter les listes d’affectation dans les inspections académiques et en ligne dans les prochains jours. Pour ces 46 428 nouveaux collégiens, place maintenant à la préparation notamment les inscriptions, fournitures et uniformes, avant le grand saut vers le secondaire.

Gabon : le drapeau, symbole d’une nation unie, célébré au Palais Rénovation

Le dimanche 9 août dernier, le Gabon a célébré la 17ème édition de la Journée Nationale du Drapeau au Palais Rénovation. Placée sous le thème « Un drapeau, une nation unie, ensemble bâtissons le Gabon nouveau ».

 

La cérémonie a rassemblé les institutions de la République. Symbole fort de cette journée : le drapeau gabonais flottait fièrement devant les bâtiments officiels et les maisons, rappelant à tous l’unité et la fierté nationale. Au-delà du protocole, cette journée a été l’occasion de réaffirmer les valeurs de patriotisme, de cohésion et de vivre-ensemble.

Les autorités ont appelé les Gabonais à se reconnaître dans les couleurs Vert, Jaune, Bleu et à œuvrer chacun à sa place pour la construction du Gabon nouveau. Un moment solennel pour rappeler que derrière chaque drapeau qui flotte se cache l’histoire, l’identité et l’avenir d’une nation.

Gabon : Patrick Obiang Obame prend les rênes de BGFI Assurances

Jusqu’ici Directeur de l’Audit Interne Groupe, le nouveau dirigeant hérite d’une feuille de route visant à porter le nouveau plan stratégique de la compagnie et en assurer une croissance mesurée.

 

 

Le Conseil d’Administration de BGFI Assurance a nommé, le 4 août 2026, Patrick Obiang Obame Directeur Général de BGFI Assurances. La décision, signée par le Président Directeur Général Henri-Claude Oyima, est entrée en vigueur immédiatement, selon un communiqué diffusé à l’ensemble du personnel du Groupe BGFIBank.

 

Le nouveau dirigeant est gitulaire d’un Master 2 en Sciences de Gestion, option Comptabilité, Contrôle, Audit (CCA), obtenu en 2009 à l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG) de Libreville. Il est par ailleurs, certifié à deux reprises par HEC Paris, d’abord pour le programme « Manager For Tomorrow » (2017) puis pour le cursus « Exécutif Comité de Direction » (2024).

 

Évoluant au sein du groupe financier panafricain BGFIBank depuis près de deux décennies, il a gravi plusieurs échelons au sein de l’organisation avant de devenir le directeur de la branche Assurance.

 

En effet, Patrick Obiang Obame a intégré le Groupe BGFIBank en 2009 comme Auditeur Interne. Il devient Inspecteur Principal Audit Interne de BGFIBank Gabon en 2015, puis Directeur du Capital Humain et de la Transformation de la filiale gabonaise en 2019. En juillet 2022, il rejoint la maison mère comme Directeur de l’Audit Interne Groupe.

Décentralisation : Akieni devient le laboratoire du Gabon pour l’autonomisation locale

La ville d’Akieni, dans le Haut-Ogooué, accueillera du 12 au 14 août prochain la 3e édition du Forum Léconi-Lékori.

 

 

Placé sous le haut patronage du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA, l’événement est devenu en 2 ans un rendez-vous incontournable pour penser le Gabon autrement. Le thème de cette année est Décentralisation et autonomisation des populations locales. L’idée c’est faire des territoires les vrais moteurs de croissance, loin de la centralisation à Libreville.

Concrètement, le forum ne se contentera pas de discours. Il sera rythmé par dix ateliers du Conseil Consultatif Départemental. Élus locaux, experts, société civile et jeunes plancheront sur l’eau, les routes, l’agriculture, la santé et l’éducation. L’objectif affiché est de produire une feuille de route territoriale à l’horizon 2030 pour le département de la Léconi-Lékori. Une méthode de travail qui veut transformer les doléances en projets banquables et suivi.

Un laboratoire qui dure depuis 2024

Lancée en 2024, l’initiative Léconi-Lékori se veut un laboratoire du développement local. Akieni sert de terrain d’expérimentation pour tester des solutions adaptées aux réalités du terrain, implication des populations, gestion directe des budgets locaux, et valorisation des ressources du terroir. Avec le soutien de la Présidence, le pari est de prouver que la décentralisation peut marcher au Gabon si on donne les moyens et le pouvoir de décision à la base. Rendez-vous dans une semaine pour voir si ce laboratoire va inspirer tout le pays.