Gabon: 750Kg de cannabis détruits à Mouila par la justice

Le parquet de Mouila a procédé à une opération de destruction de stupéfiants afin de libérer les locaux où étaient conservées les pièces à conviction.

 

 

C’est au total, 750 kilogrammes de cannabis, répartis dans quinze sacs de 50 kilogrammes, ont été détruits à la suite de décisions judiciaires. En effet, il s’agit des stupéfiants qui avaient été scellés lors des opérations.  L’opération a été menée avec le concours des unités de police judiciaire concernées.

Selon les informations, la conservation des produits saisis constitue une étape de la procédure judiciaire, puisqu’ils peuvent être nécessaires à l’établissement des faits et à l’instruction des dossiers. Mais une fois les décisions de justice rendues et la destruction ordonnée, leur maintien dans les locaux du tribunal peut poser des problèmes de stockage et de sécurité. Apprend-on sur Gabon Review.

La valeur marchande de la cargaison détruite est estimée à 10 millions de francs CFA. Le parquet indique que les stupéfiants ne provenaient pas uniquement de l’année judiciaire écoulée, mais de saisies accumulées sur plusieurs années.

Notons que, l’opération permet d’assainir les locaux du tribunal tout en donnant une suite matérielle à des décisions de justice. Et a également pour but de rappeler  l’importance de la traçabilité des scellés et du respect des procédures encadrant leur conservation et leur destruction.

Prison de Nkoltang: le coût de financement évalué à 45 milliards de francs CFA

L’avant projet a été présenté le 12 octobre dernier par l’entreprise Swiss Invest, susceptible de contribuer au financement du projet au ministre de la justice Augustin Emane.

 

Située à la Plaine Ayémé, dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum sur la Nationale 1, la future prison de Nkoltang, dont la superficie est estimée à environ 12 hectares. Le projet prévoit huit blocs de détention en étages, avec une capacité annoncée de 250 détenus par bloc. Toutefois, cette répartition devra être précisée au regard de la capacité totale annoncée de 1 108 places dans le respect des normes internationales en matière de détention.

En effet, le ministre de la justice et sa délégation ont le lendemain après la présentation du projet visité le site. Surplace, ils ont  pu prendre connaissance du site destiné à accueillir cette infrastructure pénitentiaire. Selon le membre du gouvernement, cette descente sur le terrain fait suite aux instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le projet ambitionne de répondre aux difficultés rencontrées par les établissements pénitentiaires actuels, notamment la surpopulation carcérale. Selon les autorités, la future prison sera conçue conformément aux standards internationaux.

Le Groupe Swiss Invest propose d’assurer le financement du projet, avec un mécanisme de remboursement à court, moyen et long terme par l’État gabonais. Milos Kobza, architecte chez Karlinblok et partenaire de Swiss Invest, a évoqué les caractéristiques du site et les conditions d’accès. Il a relevé l’importance des travaux à réaliser, tout en se disant confiant quant à leur bonne exécution grâce à l’expertise des équipes mobilisées.

Le Gabon pourrait ainsi se doter d’une infrastructure pénitentiaire présentée comme inédite à l’échelle de l’Afrique centrale. Parallèlement à ce projet, le ministère de la Justice entend poursuivre les initiatives visant à désengorger les prisons, notamment par la mise en œuvre de mesures alternatives à l’incarcération, telles que les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique.

Sécurité aérienne: vers la mise en service du système API-PNR

Le ministre des Transports, de la marine marchande et de la logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a effectué une visite  lundi, sur les installations de Sécuriport à l’aéroport international Léon-Mba de Libreville, afin d’accélérer la mise en service du système API-PNR.

 

Ce système repose sur la collecte et l’analyse des données des passagers afin de permettre aux autorités compétentes d’anticiper les risques liés aux déplacements internationaux. Il doit notamment contribuer à la lutte contre la criminalité transnationale, le trafic de stupéfiants et le terrorisme, en améliorant les capacités de contrôle aux frontières.

Ulrich Manfoumbi Manfoumbi,  a au cours de sa visite souligné l’importance de former le personnel et de disposer de compétences qualifiées pour assurer la maîtrise opérationnelle des équipements. Il entend ainsi faire avancer le processus afin que le système soit fonctionnel dans les meilleurs délais.

La visite s’est poursuivie à l’Office national de sécurité et de facilitation des aéroports du Gabon (ONSFAG), puis au siège de Fly Gabon et dans ses services opérationnels.

Pénurie de timbres: les actes d’état civil et de décès désormais sans timbre à titre exceptionnel

Dans une note n° 0033 PE/CL/SG/DGSU datée du 1er octobre 2026, le maire de Libreville, Eugène M’ba, a instruit les maires adjoints, de procéder à la légalisation des actes d’état civil sans timbre durant cette période de pénurie.

 

En attendant le retour à la normale, les actes d’Etat civil et de décès seront  désormais sans timbre. Pour justifier cette décision, le maire s’appuie sur la loi organique n° 001/2014 du 15 juin 2015 relative à la décentralisation. Son article 49 précise que les signatures manuscrites du maire, apposées dans l’exercice de ses fonctions administratives et accompagnées du sceau de la mairie, confèrent leur authenticité aux actes concernés.

Selon la note, le timbre municipal constitue un droit d’enregistrement dont la perte de recettes est supportée par la mairie. Dès lors, «l’absence de timbres sur lesdits actes ne peut remettre en cause leur authenticité dès lors qu’ils portent la signature du maire en fonction», précise le document.

Dans sa note le maire évoque que, les services municipaux procéderont à «une délivrance de volets sans timbre aux usagers». Les familles concernées devront ensuite rapporter ces documents afin de faire apposer les timbres dès que ceux-ci seront de nouveau disponibles.

Par cette procédure temporaire, la mairie de Libreville entend maintenir l’accès aux services d’état civil et limiter les désagréments pour les populations jusqu’au rétablissement de l’approvisionnement en timbres.

Gabon: Edgard Moukoumbi désormais ministre de l’Intérieur

Ancien ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi a été nommé dimanche par le chef de l’Etat lors du remaniement ministériel dimanche 11 octobre 2026.

 

Edgard Moukoumbi , va désormais assurer le poste de ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation. Il aura la charge de conduire les réformes territoriales et sécuritaires du pays. Ancien ministre des Travaux publics et de la Construction,  Edgard Moukoumbi avait déjà marqué les esprits par sa méthode pragmatique et son approche axée sur la culture du résultat. Dans le secteur des infrastructures, il s’était distingué par la mise en place d’outils de suivi rigoureux, notamment des tableaux de bord de suivi et de reporting, ainsi que par des inspections régulières des chantiers à travers le pays.

Edgard Moukoumbi est un homme politique gabonais, connu pour un parcours marqué par la gestion, les systèmes financiers et l’administration publique avant son entrée au gouvernement. Formé en informatique de gestion et en banque, il est diplômé de l’Institut supérieur de gestion de l’Université de Tunis III et de l’Institut technique de banque du Conservatoire national des arts et métiers à Paris.

Il débute sa carrière professionnelle dans le secteur bancaire au milieu des années 1990, notamment à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon, où il occupe plusieurs fonctions techniques et managériales liées aux systèmes informatiques, à la monétique et aux relations avec la clientèle entreprises. Il poursuit ensuite son parcours à l’échelle régionale au sein de la Société monétique de l’Afrique centrale, participant aux travaux de normalisation financière en Afrique centrale.

À partir de 2011, Edgard Moukoumbi rejoint la Caisse des dépôts et consignations du Gabon. Il y exerce des responsabilités de premier plan dans les domaines des systèmes d’information, de l’énergie, du développement durable, de la gestion immobilière et de la coordination de projets structurants. Parallèlement, il s’implique dans la vie associative et sportive, notamment au sein du Rotary International et de la Fédération gabonaise de football.

Engagé en politique, il est membre du Bureau politique du Parti démocratique gabonais et a été conseiller municipal de Lébamba de 2018 à 2023, dans le département de la Louetsi-Wano. Le 8 mai 2025, il est nommé ministre des Travaux publics et de la Construction, entrant ainsi au gouvernement de la 5e République du Gabon.

Placé à la tête du ministère de l’intérieur ce dimanche 11 octobre 2026, Edgar Moukoumbi écope d’une  feuille de route qui s’annonce aussi dense que stratégique. Notamment sur le plan sécuritaire, il lui incombe de veiller à la protection des personnes et des biens, de renforcer la présence des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire national et de moderniser leurs capacités opérationnelles.

En matière de décentralisation, il devra accélérer le transfert de compétences et de ressources aux collectivités locales afin de rapprocher l’action publique des citoyens et de stimuler le développement économique des provinces.

En matière de gouvernance, sa mission consistera à promouvoir la discipline administrative, la transparence et le sens de l’État au sein de l’ensemble des administrations et des commandements placés sous sa tutelle. Le nouveau responsable promet de mobiliser son expérience au service de la politique définie par le président de la République et de travailler aux côtés du gouvernement à la consolidation de la paix civile.

Il entend également contribuer au raffermissement de l’autorité de l’État et répondre aux aspirations de la population. Notons qu’il remplace à ce poste Adrien Nguema Mba.

 

 

Gabon: le nouveau gouvernement passe de 30 à 32 ministres

Signé dimanche 11 octobre par le président Oligui Nguema, le gouvernement d’Oligui Nguema compte  désormais 32 ministres parmi lesquels un vice-président et deux ministres d’Etat.

 

Le gouvernement III compte  8 nouveaux ministres et  5 ministres sortants. Parmi les sortants on note Camelia Ntoutoume-Leclercq (ancien ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale), vice-présidente du PDG et député du 1er arrondissement de Ntoum.  Philippe Tonangoye : ex-ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie,  Jean-François Ndong Obiang : ex-ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions,  Lubin Ntoutoume : ex-ministre de l’Industrie et de la Transformation locale et Armande Longo épouse Moulengui : ex-ministre des Affaires sociales.

Huit personnalités font leur entrée. A savoir: Olivier Mouckocko, ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie ; Lambert Mouvinde Millot, ministre des Travaux publics et de la Construction ; Emmanuel Eyeghe Nze, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation, porte-parole du gouvernement ; Raïssa Nana épouse Ghogho, ministre des Affaires sociales, de la Famille et de la Protection de l’Enfance ; Georges Christian Waza, ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Économie bleue ; Axel Jesson Ayenoue, ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat ; Stephen Olouna Mouba, ministre de l’Environnement et du Climat et enfin Malcom Emery Djenno Ngomanda, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

Parmi les ministres on note ceux qui changent de poste: Edgard Moukoumbi quitte les Travaux publics pour l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation ; Adrien Nguema Mba, qui dirigeait l’Intérieur, devient ministre du Travail, du Plein Emploi et du Dialogue social ; Jacqueline Ilogue passe du Travail à l’Éducation nationale et à l’Instruction civique ; Aimé Martial Massamba quitte la Pêche pour la Réforme et les Relations avec les Institutions et enfin Marcelle Ibinga épouse Itsitsa passe du Tourisme à l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnel, un ministère qui n’existait pas en janvier.

Le reste des membres maintiennent leurs postes. Brigitte Onkanowa (Défense nationale), Ulrich Manfoumbi Manfoumbi (Transports), ainsi que Thierry Minko (Économie et Finances) et Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny (Affaires étrangères). S’y ajoutent divers titulaires de portefeuilles sectoriels tels que Clotaire Kondja (Pétrole et Gaz), Sosthène Nguema Nguema (Mines) et Charles Edgard Mombo (Enseignement supérieur, qui perd toutefois son rôle de porte-parole).

 

Gabon : retrouvez la liste intégrale des nouveaux membres du gouvernement

Vous trouverez ci-dessous la liste complète des ministres.

 

I. VICE PRESIDENT DU GOUVERNEMENT Hermann IMMONGAULT II.

 

MEMBRES DU GOUVERNEMENT

 

A. MINISTRES D’ETAT

 

1. Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale

 

Brigitte ONKANOWA

 

2. Ministre d’Etat, Ministre des Transports, de la Marine Marchande, Chargé de la Logistique

 

Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI

 

B.MINISTRES

 

3. Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et l’Energie

 

Olivier MOUCKOCKO

 

4. Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre

 

Mays MOUISSI

 

5. Ministre de la Santé

 

Elsa Nkana Joséphine AYO épse BIVIGOU

 

6. Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction Civique

 

Jacqueline ILOGUE épse BIGNOUMBA

 

7. Ministre de la Planification et de la Prospective

 

Louise Pierrette MVONO

 

8. Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et des Gabonais de l’Etranger

 

Marie-Edith TASSYLA-YE- DOUMBENENY

 

9. Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation

 

Edgard MOUKOUMBI

 

10. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains

 

Augustin EMANE

 

11. Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions

 

Aimé Martial MASSAMBA

 

12. Ministre des Travaux Publics et de la Construction

 

Lambert MOUVINDE MILLOT

 

13. Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Transformation, Porte-Parole du Gouvernement

 

Emmanuel EYEGHE NZE

 

14. Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation et du Perfectionnement Professionnel

 

Marcelle IBINGA épse ITSITSA

 

15. Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités

 

Laurence MENGUE ME NZOGHE épse NDONG

 

16. Ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

 

Charles Edgard MOMBO

 

17. Ministre du Travail, du Plein Emploi et du Dialogue Social

 

Adrien NGUEMA MBA

 

18. Ministre des Eaux et Forêts, chargé du Conflit Homme-Faune

 

Maurice NTOSSUI ALLOGHO

 

19. Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte Contre la Vie

 

Chère Thierry MINKO

 

20. Ministre du Pétrole et du Gaz

 

Clotaire KONDJA

 

21. Ministre des Mines et des Ressources Géologiques

 

Sosthène NGUEMA NGUEMA

 

22. Ministre de l’Economie Numérique, de la Digitalisation, de l’Innovation et des Nouvelles Technologies

 

Mark-Alexandre DOUMBA

 

23. Ministre de la Communication et des Médias

 

Germain BIAHODJOW

 

24. Ministre des Affaires Sociales, de la Famille et de la Protection de l’Enfance

 

Raïssa NANA épse GHOGHO

 

25. Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement

 

Pacôme KOSSY

 

26. Ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Economie Bleue

 

Georges Christian WAZA

 

27. Ministre des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat

 

Zenaba GNINGA CHANING

 

28. Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative

 

Paul Ulrich KESSANY

 

29. Ministre du Tourisme Durable et de l’Artisanat

 

Axel Jesson AYENOUE

 

30. Ministre de l’Environnement et du Climat

 

Stephen OLOUNA MOUBA

 

C. MINISTRES DELEGUES

 

31. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte Contre la Vie Chère

 

Marc ABEGHE

 

32. Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation

 

Malcom Emery DJENNO NGOMANDA

Adoption du projet sur la création de trois directions générales au ministère de la réforme

Le Conseil des ministres, réuni jeudi sous la présidence du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adopté des projets de décret portant création, attributions et organisation de trois directions générales au sein du ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions.

 

Selon le communiqué final du Conseil des ministres, les trois directions sont:  la Direction générale des Relations avec les Institutions, la Direction générale de la Réforme de l’État et la Direction générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance. En effet, la Direction générale des Relations avec les Institutions regroupera au sein d’une structure unique les relations entre le Gouvernement, le Parlement et les autres institutions constitutionnelles.

Elle se substitue à la Direction générale des Relations avec le Parlement et à la Direction générale des Relations avec les Institutions constitutionnelles non parlementaires. Cette réorganisation vise notamment à corriger les déséquilibres constatés dans la répartition des compétences entre les deux anciennes structures et à réduire le sous-emploi de certains services durant les périodes d’intersession parlementaire.

Pour sa part, la Direction générale de la Réforme de l’État sera chargée de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière de réforme de l’État. Elle aura pour mission de piloter et de coordonner les réformes institutionnelles, administratives, politiques et électorales, tout en veillant à leur cohérence et à leur conformité avec la Constitution. Elle devra également favoriser l’appropriation de ces réformes par l’ensemble des parties prenantes.

Quant à la Direction générale de la Promotion de la Bonne Gouvernance, son rattachement à ce département ministériel repose sur la complémentarité entre les activités de réforme de l’État et les actions visant à promouvoir la gouvernance publique. Cette organisation doit permettre de renforcer la cohérence institutionnelle et de faciliter la mise en œuvre de la politique gouvernementale dans ce domaine.

Notons que l’objectif est de  renforcer et de mieux coordonner les actions liées à la réforme de l’État, aux relations institutionnelles et à la promotion de la bonne gouvernance.

Gabon: le gouvernement ordonne l’ouverture des stations-service 24h/24

Le ministre du Pétrole et du Gaz, Clotaire Kondja, a à travers un communiqué ordonné l’ouverture des stations-service 24 heures sur 24 dans le Grand Libreville.

 

Selon le communiqué du ministre rendu public le 8 octobre 2026, l’objectif est d’assurer la continuité du ravitaillement sur l’ensemble du territoire. Car, depuis la non disponibilité du carburant,  certaines stations-service, malgré la disponibilité effective de stocks de carburant ont procédé à la fermeture de leurs stations service, ce qui devient difficile pour les automobilistes de se ravitailler.

En effet, Ces fermetures concentrent les automobilistes dans les stations ouvertes, provoquant de longues files d’attente, des déplacements supplémentaires et des embouteillages. De même, le sociétés PetroGabon, TotalEnergies Marketing Gabon, Gab’Oil, OLA Energy et Vivo Energy Gabon sont tenues de garantir le fonctionnement ininterrompu de leurs stations dans le Grand Libreville.

Pour sécuriser les opérations et accompagner l’application de ces dispositions, le concours des Forces de Défense a été sollicité. Le ministère rappelle que tout manquement expose les entreprises concernées aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. La décision intervient conformément aux orientations du président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Les autorités appellent les populations au calme, à la responsabilité et à une consommation responsable des produits pétroliers, poursuivant leurs efforts pour un rétablissement progressif et durable de la situation. Notons que, le dispositif doit contribuer au bon déroulement des opérations dans un contexte marqué par une forte affluence autour des stations-service.

Pénurie de carburant: Oligui Nguema exige un retour à la normale

Réuni avec les acteurs du secteur pétrolier, jeudi  au palais de la présidence de la République, au cours d’une séance de travail, Oligui Nguema a exigé  le retour à la normale dans les plus brefs délais du carburant.

 

Face à la pénurie de carburant qui s’observe de plus en plus dans tout le territoire gabonais, le chef de l’Etat  a insisté au cours des échanges  sur la nécessité d’une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs, de l’acheminement des produits pétroliers à leur stockage, jusqu’à leur distribution dans les stations-service. Toute chose qui devant appeler tous ces acteurs à faire preuve de diligence dans la mise en œuvre des mécanismes d’urgence.

A cet effet, chaque maillon de la chaîne doit pleinement assumer ses responsabilités afin de garantir la disponibilité du carburant, aussi bien dans le Grand Libreville que sur l’ensemble du territoire national. D’autant que cette mobilisation poursuit un double objectif : rétablir la fluidité de l’approvisionnement et rassurer les populations, tout en garantissant les conditions de sécurité indispensables dans les stations-service, qui sont envahies par les automobilistes depuis lors.

De leur côté, les différents acteurs du secteur ont présenté au chef de l’État les dispositions prises pour renforcer l’approvisionnement et favoriser un retour progressif à une distribution régulière. D’ailleurs, en réunissant directement l’ensemble des parties prenantes, le chef de l’État a donné une impulsion forte à la résolution de cette situation qui affecte directement le quotidien des populations, la mobilité ainsi que l’activité économique. Tout en invitant les responsables concernés à privilégier l’efficacité, la coordination et la célérité dans la mise en oeuvre des solutions arrêtées.

Pour finir, les autorités appellent ainsi les usagers à éviter toute précipitation et tout comportement susceptible de compromettre leur sécurité ou celle des autres. Les populations doivent également respecter les consignes de sécurité demeure impératif.