Gabon : Une adolescente de 13 ans condamnée après avoir empoisonné sa mère

Un drame familial survenu à Okondja, dans le Haut-Ogooué, a connu son dénouement judiciaire. Le tribunal de première instance de la localité a condamné une adolescente de 13 ans au moment des faits à 12 mois de prison dont 7 avec sursis, et à une amende de 3 millions de FCFA, rapporte le quotidien L’Union.

 

Les faits remontent au 13 juin 2024. Madame Esther Nzonghet a été victime d’un malaise après avoir bu un jus à son domicile. Transportée en urgence au centre médical le plus proche, elle n’a malheureusement pas survécu.

La brigade de gendarmerie locale a ouvert une enquête. Les investigations ont rapidement mis en cause la fille de la victime. Interrogée, l’adolescente a reconnu les faits.

Selon ses déclarations, elle subissait des réprimandes répétées concernant ses sorties nocturnes et sa relation amoureuse. Dans l’intention de sortir sans être entendue, elle a introduit du camphre dans la boisson de sa mère, dans le but de la faire dormir.

Le geste a eu des conséquences irréversibles. La consommation de la boisson a entraîné le décès de Madame Nzonghet. Une issue que la mineure affirme ne pas avoir mesurée au moment des faits.

Au-delà de la sanction, cette affaire relance le débat sur l’accompagnement des adolescents et la prévention des conflits au sein des familles. Les autorités et les acteurs sociaux insistent sur la nécessité du dialogue et d’un encadrement pour éviter de telles tragédies.

Université Omar Bongo : 3 milliards de Fcfa pour tirer le fleuron de l’enseignement supérieur de l’asphyxie

L’Université Omar Bongo, le fleuron de l’enseignement supérieur gabonais va recevoir une enveloppe de 3 milliards de FCFA allouée par les autorités pour sa modernisation. Un financement historique qui arrive au moment où l’institution lutte depuis des décennies contre des problèmes structurels : infrastructures vétustes et surpopulation estudiantine chronique.

Cette enveloppe est perçue comme une bouffée d’oxygène. Elle doit permettre à l’UOB de se repositionner parmi les meilleures universités d’Afrique Centrale et de répondre à des urgences accumulées. Chaque année, le flux de nouveaux bacheliers met à mal les places disponibles dans les amphithéâtres et les installations existantes. Augmenter la capacité d’accueil devient donc une priorité absolue.

La rénovation des infrastructures est au cœur du plan. Il s’agit de garantir de meilleures conditions d’apprentissage pour des milliers d’étudiants. Mais la modernisation ne s’arrête pas au béton. La transition numérique est aussi au centre de la refondation. Dans un monde de plus en plus connecté, il est urgent que l’UOB s’arrime aux outils pédagogiques, aux bibliothèques digitales et à l’enseignement à distance.

Le chantier vise également l’amélioration globale des conditions de travail. Cela passe par la modernisation des équipements pédagogiques, des laboratoires, mais aussi par l’optimisation des espaces pour les étudiants et le corps professoral. L’objectif est clair : offrir un cadre digne d’une université du 21e siècle.

Reste une grande interrogation : ces 3 milliards suffiront-ils à combler le retard accumulé ? Car il ne s’agit pas d’une simple ligne budgétaire. C’est un pari audacieux. Un pari que le Gabon fait sur sa jeunesse et sur l’avenir de son enseignement supérieur. Si les fonds sont bien investis, l’UOB pourrait enfin retrouver le rang qu’elle mérite.

Gabon : Le Gouverneur de l’Estuaire organise une consultation publique

Dans le cadre de l’aménagement de nouvelles voies de desserte, des travaux d’infrastructure routière vont démarrer dans la capitale, c’est dans ce contexte que le Gouverneur Marie Françoise Dikoumba rencontre ce lundi 24 août 2026 les futurs déguerpis à l’immeuble Arambo à Libreville.

 

L’objectif est de fluidifier la circulation et ouvrir des axes de délestage dans les zones les plus saturées. Les opérations de marquage sont déjà en cours. Ces marquages sont réalisés par les services compétents de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre. Ils visent à identifier toutes les constructions érigées sur un linéaire de 80 mètres de large à partir du mur externe de l’enceinte de la Cité de la Démocratie. Cette emprise correspond au TF 5997 dont la République Gabonaise est attributaire, parcelle 21 section VI, d’une superficie de 472 ha.

Un vaste programme de libération de ce linéaire va donc être lancé. Il implique le déguerpissement de toutes les constructions déjà érigées dans cette zone. Plusieurs quartiers seront impactés, notamment dans les 1er et 6e arrondissements de Libreville : Carrefour Nzeng-Ayong, Ondongo, Dida Dida, Charbonnages et Lac Bleu.

Conscientes des conséquences pour les populations, les autorités ouvrent le dialogue. Le Gouverneur de la province de l’Estuaire, Madame Marie Françoise Dikoumba, invite toutes les personnes impactées dont les bâtisses ont été préalablement marquées à participer à une consultation publique.

La rencontre de ce jour prévue à 14 heures à l’auditorium du Ministère des Eaux et Forêts sera l’occasion d’expliquer le projet, d’écouter les préoccupations et de définir les modalités d’accompagnement. Un rendez-vous crucial avant le démarrage effectif des travaux.

Gabon : le festival culturel Massanga 2026 célèbre la transmission et la fierté bantou

La cinquième édition du Festival Culturel Massanga s’est refermée le samedi 22 août 2026 à Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga. Placée sous le thème « Transmission, création, valorisation et sauvegarde du patrimoine culturel endogène » .

 

Cette édition a consacré trois jours de pratique intense après un mois de formation théorique. Le Sud-Ouest du Gabon a vibré au rythme des gestes ancestraux et des réflexions sur l’avenir de la culture.

L’ouverture, le jeudi 20 août, a donné le ton avec plusieurs ateliers et conférences. La cérémonie a été rehaussée par la présence du Directeur du festival, Dr Herman Junior Moussodou, et du Maire du 2e arrondissement représentant le Maire de Tchibanga, Pierre Boussougou, empêché. Devant un public venu nombreux, les autorités ont salué un festival qui fait de la culture un véritable miroir de cohésion sociale.

Le deuxième jour a été marqué par la restitution des ateliers de formation axés sur les métiers et arts patrimoniaux. Vannerie, sculpture et poterie étaient à l’honneur. Des mains expertes et des jeunes apprentis ont montré le savoir-faire transmis de génération en génération. En parallèle, des conférences-débats et des projections de films gabonais ont nourri les échanges et rappelé la force du cinéma comme outil de mémoire.

L’innovation de cette édition 2026 aura été la projection d’un film consacré au phénomène gémellaire dans l’ethnie Punu, un sujet rarement abordé sur grand écran. La réflexion s’est poursuivie avec une conférence du Dr Bissielou sur la question de la vérité et du mensonge dans le discours politique chez les Mériés. Des thèmes profonds, ancrés dans les traditions, pour comprendre le présent à la lumière du passé.

Un hommage émouvant a également été rendu au Professeur Moussirou Mouguiama, homme de sciences qui a œuvré pour la reconnaissance de la culture bantoue à l’international. Son parcours a été célébré comme un exemple de rigueur et d’engagement pour la valorisation du patrimoine africain. Le festival lui a dédié une place de choix, entre respect et gratitude.

C’est sur un magnifique spectacle, dans une communion totale avec le public, que s’est achevée cette 5e édition. Pendant trois jours, Tchibanga a prouvé la résilience d’un peuple prêt à défendre et à garder ce qui fait de lui ce qu’il est. Le Festival Massanga repart avec la promesse tenue : transmettre, créer et faire vivre la culture gabonaise, une fois de plus.

Gabon : À 17 ans, Sephora Maganga Nziengui sélectionnée pour une mission spatiale

Une lycéenne gabonais fait briller le Gabon sous les étoiles. Sephora Maganga Nziengui, élève au Lycée de l’Excellence d’Essasa, représente le pays à la mission Shakthisat,en Inde depuis le 23 jusqu’au 31 août 2026.

 

Elle prend part à Delhi, en Inde, à cette aventure scientifique internationale.
Organisée par Space Kidz India, Shakthisat est une initiative entièrement dédiée aux jeunes filles. L’objectif est simple et ambitieux, éveiller leur passion pour les sciences et les technologies spatiales. Pendant 9 jours, Sephora rejoind des participantes venues de 108 pays autour d’un même rêve, comprendre, concevoir et s’approprier l’exploration spatiale.

Au programme de la mission, conception de satellites, initiation à l’ingénierie spatiale, ateliers pratiques et rencontres avec des experts du secteur. Une immersion totale qui permettra à la jeune Gabonaise d’enrichir ses connaissances, de toucher du doigt les technologies de pointe et de confronter son parcours à ceux d’autres futures scientifiques du monde entier.

Pour Sephora, passionnée de sciences, c’est une aubaine. C’est l’occasion de prouver que l’excellence gabonaise a sa place dans les filières d’avenir. Au-delà de son propre apprentissage, elle porte la voix d’une jeunesse curieuse, déterminée et prête à relever les défis de demain.

Cette sélection donne aussi une plus grande visibilité au Gabon sur la scène internationale. En participant à Shakthisat, Sephora montre qu’avec du travail et du talent, les jeunes filles gabonaises peuvent intégrer les plus grands programmes scientifiques. Elle devient un modèle pour toutes celles qui rêvent de laboratoires, de fusées et d’innovation.

Tous les regards sont tournés vers Delhi. Mais une partie du cœur du Gabon sera là-bas avec elle. À son retour, Sephora reviendra avec plus que des connaissances, mais aussi avec l’expérience, la fierté et la mission de transmettre. Le ciel n’est plus une limite, c’est un point de départ.

Gabon : 5e pays africains le plus touché par le chômage malgré une croissance de 2,5%

Le constat est brutal. Selon les dernières estimations de l’OIT et de la Banque Mondiale, le Gabon se classe 5e pays africain le plus touché par le chômage en 2025, avec un taux de 20,2%.

Il arrive derrière l’Eswatini, l’Afrique du Sud, Djibouti et le Botswana. Un rang qui place le pays parmi les économies où trouver un emploi relève encore du parcours du combattant.

Le drame se joue surtout chez les jeunes. D’après le dernier Rapport national sur le développement humain publié en 2026, le taux de chômage des 15-24 ans a atteint 36,3% en 2025. Concrètement, plus d’un jeune sur trois est sans emploi. Une génération qui entre sur le marché du travail avec l’espoir, mais qui se heurte à un mur.

Les chiffres du Programme National de Promotion de l’Emploi illustrent l’ampleur du déséquilibre. Chaque année, en moyenne 12 187 jeunes demandeurs se présentent pour seulement 1 532 postes disponibles. Soit un déficit structurel de plus de 10 000 opportunités annuelles. L’offre est largement dépassée par la demande, et l’écart ne cesse de se creuser.

Ce qui rend ces chiffres encore plus alarmants, c’est qu’ils coexistent avec une reprise économique réelle. Le PIB gabonais a progressé de 2,5% en 2025. Les autorités annoncent par ailleurs près de 22 000 emplois créés dans le secteur privé depuis 2023. La croissance est là, mais elle ne profite pas à tous.

Ces données ne sont pas contradictoires. Elles révèlent une structure économique qui génère de la valeur sans créer suffisamment d’emplois. L’économie gabonaise reste concentrée sur des secteurs extractifs comme le pétrole et les mines, peu intensifs en main d’œuvre. On produit plus, mais on n’embauche pas assez. La richesse circule, sans forcément redescendre vers les ménages.

Le défi est donc clair, transformer la croissance en emplois. Il faut diversifier vers l’agriculture, l’agro-industrie, le numérique et les services, secteurs capables d’absorber les jeunes. Sans ce rééquilibrage, le Gabon risque de rester un pays riche en ressources mais pauvre en opportunités, avec une jeunesse de plus en plus désœuvrée malgré le potentiel du pays.

Gabon : Clap de fin de la 15e édition de la fête de la culture

C’est le dimanche 23 août 2026 que le rideau est tombé sur la 15e édition de la fête de la culture sur l’avenue Jean Paul II à Libreville. Après trois jours d’effervescence.

 

Devant un public venu nombreux, en présence du Ministre de la Culture, de membres du gouvernement et de personnalités publiques, ce rendez-vous du « donner et du recevoir » a tiré sa révérence dans la joie et la fierté.

Pendant toute la durée de la fête, les Gabonais ont voyagé sans bouger. Chaque stand était une fenêtre ouverte sur une province. Sculptures, tableaux, vêtements traditionnels, cosmétiques naturels, mets du terroir : les richesses des neuf provinces étaient là, exposées avec ingéniosité. Pour ceux qui n’ont pas toujours l’occasion de visiter l’intérieur du pays, c’était l’opportunité unique de toucher du doigt la diversité nationale.

L’avenue s’était transformée en un grand village. À la rue des artisans, les créateurs ont vendu leurs pièces à des prix accessibles, entre tissus imprimés, bijoux et objets d’art. Un peu plus loin, à la rue des saveurs, les marmites pleines de mets succulents notamment les feuilles de manioc, plats de sanglier, paquets de poissons, pithon et jus locaux ont régalé les papilles et fait la fierté des producteurs locaux.
Chaque soir, la musique a pris le relais. Artistes traditionnels et figures urbaines se sont succédé sur scène, offrant au public des rythmes qui ont fait danser jusqu’au bout de la nuit. Du djembé aux sonorités modernes, toutes les générations se sont retrouvées, unies par les mêmes airs et la même énergie.

Au-delà des concerts et des ventes, cette édition aura été un vrai moment de communion. Familles, jeunes, touristes et officiels se sont mélangés, ont échangé, goûté, acheté et partagé. La fête a tenu sa promesse, celle de rapprocher les Gabonais entre eux et faire rayonner le savoir-faire local.

Le clap de fin a donc résonné sur une note d’espoir. En refermant ses portes, la Fête de la Culture laisse derrière elle l’image d’un Gabon vivant, créatif et fier de ses racines. Le rendez-vous est déjà pris pour que cette flamme rallumée continue de briller et de vendre le Gabon au monde.

Gabon : Le gouvernement lance un plan d’accompagnement de 200 millions pour des jeunes

Le Ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes passe à l’action. Il vient de présenter un plan d’accompagnement doté de 200 millions de FCFA destiné à financer des Activités Génératrices de Revenus, AGR, portées par des jeunes Gabonais.

 

L’objectif est de transformer des idées en entreprises viables et réduire le chômage.

L’initiative cible 400 bénéficiaires âgés de 18 à 40 ans, répartis sur cinq filières prioritaires identifiées pour leur potentiel économique. Il s’agit de la petite restauration, de la pâtisserie, de la décoration événementielle, des technologies incluant l’informatique et l’IA, et du Développement du Gabon. Des secteurs choisis pour leur capacité à générer rapidement des revenus et des emplois.

Sur le plan économique, l’enjeu est majeur. Chaque bénéficiaire recevra en moyenne 500 000 FCFA sous forme de crédit et non de don. Une approche qui vise à responsabiliser les jeunes entrepreneurs, à instaurer une culture de remboursement et à rendre le fonds pérenne pour financer d’autres promotions. Au-delà de l’argent, le plan prévoit une formation technique et un accompagnement au montage de projet, à la gestion et à la commercialisation.

En misant sur ces cinq filières, le gouvernement veut structurer un tissu de TPE et PME locales compétitives. La petite restauration et la pâtisserie répondent à une forte demande de consommation. La décoration événementielle dynamise le secteur des services. Les technologies et l’IA ouvrent la voie à des métiers d’avenir. Le volet « Développement du Gabon » doit quant à lui encourager des projets ancrés dans la valorisation des ressources et savoir-faire nationaux.

Avec ce plan de 200 millions, l’État mise sur l’autonomisation économique de la jeunesse. Le pari est double : permettre à 400 jeunes de lancer leur activité et injecter une nouvelle dynamique dans l’économie locale. Si le dispositif de crédit-accompagnement tient ses promesses, il pourrait devenir un levier durable pour faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs gabonais.

Gabon : 5 mineurs condamnés pour avoir volé 365000 fcfa

Le Tribunal de Port-Gentil, siégeant en session criminelle pour mineurs, a rendu son verdict le jeudi 20 août 2026 dans une affaire de vol aggravé commis en bande organisée. Les faits remontent au 4 février 2024, vers 18h, aux abords de la Foire municipale d’Angondjo Okawé, dans le 1er arrondissement.

 

La victime, Florian O.A., une Gabonaise d’une trentaine d’années, venait de percevoir son salaire lorsqu’elle a été prise à partie par un groupe de jeunes.

Selon les éléments présentés à l’audience, les agresseurs se seraient emparés du sac de la victime contenant 365 000 FCFA, une tablette, des clés USB et d’autres effets personnels. Cinq jeunes Gabonais, tous mineurs au moment des faits, étaient poursuivis. Le tribunal a retenu leur culpabilité avec des peines différenciées selon le degré d’implication de chacun.

La question de la réinsertion a occupé une place centrale au procès. Après trois mois de détention, quatre des jeunes avaient bénéficié d’une liberté provisoire. Les services sociaux ont indiqué qu’ils avaient repris le chemin de l’école et étaient en passe de passer en classe supérieure. Le parquet avait requis 3 ans ferme, 500 000 FCFA d’amende et la condamnation solidaire aux dépens.

La défense, assurée par Me Annie Ogowé, a plaidé pour la prise en compte de la détention déjà effectuée et des efforts de rescolarisation.

Au terme des débats, les quatre jeunes reconnus coupables de complicité de vol aggravé ont été condamnés à 24 mois d’emprisonnement dont 21 mois avec sursis, et à 200 000 FCFA d’amende chacun. Compte tenu des trois mois déjà purgés, ils sont libres à l’issue de l’audience. Le tribunal a ainsi privilégié une sanction qui tient compte de leur âge et de leur retour à la scolarité.

Le cinquième prévenu, E.M.G alias Daouda, présenté comme l’auteur principal du vol aggravé, a écopé d’une peine plus lourde : 3 ans d’emprisonnement dont 1 an avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 FCFA. Ce verdict marque la volonté du tribunal de sanctionner tout en ouvrant la porte à la réinsertion des mineurs impliqués.

Gabon: l’axe Mekambo-Ekata, le gouvernement donne un ultimatum à Maripoma jusqu’au 28 août

Le ton monte entre l’État et l’entreprise Maripoma. Le Ministère des Travaux Publics vient d’interpeller fermement la société en charge du chantier sur l’axe Mekambo – Ekata Frontière dans l’Ogooué Ivindo sur le non respect des engagements relatif au chantier.

 

Après neuf mois sans résultat concret sur le terrain, le gouvernement exige une accélération immédiate des travaux et fixe la date butoir du 28 août prochain pour atteindre les premiers objectifs.

Pour rappel, le contrat entre l’État et Maripoma a été signé le 8 décembre 2025, avec un délai d’exécution de 48 mois. Mais à ce jour, aucun engin, aucune avancée visible. Le ministère a prévenu : tout nouveau retard entraînera l’application de pénalités contractuelles. Et il n’est pas question d’accorder un avenant pour rallonger les délais.

Pour débloquer la situation, l’État demande à Maripoma de mobiliser sans attendre les engins disponibles localement. Il ne faut plus attendre un renfort matériel venant de Libreville. L’instruction est claire : agir immédiatement pour lancer concrètement le chantier et tenir la promesse faite aux populations.

Au-delà du contrat, l’enjeu est humain. L’absence de travaux visibles sur l’axe Mekambo-Ekata pénalise lourdement les usagers. Les déplacements restent difficiles et dangereux, et les inquiétudes grandissent sur la capacité de l’entreprise à respecter ses engagements. Pour les populations, il ne s’agit pas seulement d’un chantier, mais de retrouver des conditions de circulation plus sûres et plus fluides.

Le 28 août devient donc une date décisive. Cet ultimatum place Maripoma face à ses responsabilités et conditionne l’avenir du projet. Désormais, tous les regards sont tournés vers l’entreprise, appelée à transformer les engagements signés en actions concrètes sur le terrain.