Le Mouvement de Redressement National MORENA dénonce une libération inachevée et une dérive autoritaire par les autorités actuelles

À quelques jours de la célébration du 30 août 2026, le Mouvement de Redressement National du Gabon, MORENA, a fait entendre sa voix. Le mouvement a tenu une déclaration le jeudi 27 août 2026 à l’hôtel Ngonemono à Libreville, par la voix de son secrétaire de cabinet.

 

Trois ans après la chute d’Ali Bongo et l’arrivée du CTRI en 2023, MORENA dresse un bilan amer. Alors que les nouvelles autorités avaient promis la restauration des institutions, le changement et le rétablissement de la dignité des Gabonais, le mouvement estime que « rien ne va comme promis » dans les secteurs social, politique et autres.

Malgré quelques chantiers et infrastructures inaugurés, MORENA juge que le changement attendu n’est pas au rendez-vous.

Le mouvement va plus loin et dénonce une dérive : le pays semblerait s’enfoncer dans un régime de dictature. Pour lui, on ne peut parler de libération tant que le Gabon reste soumis aux mêmes accords avec la France, sans aucune remise à plat trois ans après.

Le mouvement fustige également son exclusion. MORENA regrette de n’avoir été associé à aucune des grandes étapes qui ont suivi le « coup de libération » : ni au dialogue national, ni aux assises, ni aux autres opérations majeures menées par les nouvelles autorités.

Symbole historique de la lutte pour le multipartisme au Gabon, MORENA interpelle le pouvoir à « revenir sur la bonne voie ». Il invite le gouvernement à l’écouter et à tenir compte de ses propositions, « avant qu’il ne soit trop tard ».

Gabon : le pays franchit la barre des 3,5 millions d’habitants

La Cour constitutionnelle a homologué le jeudi 27 août 2026 les résultats du Recensement Général de la Population et des Logements lancé en début d’année. Selon la haute juridiction, le Gabon compte désormais 3 518 621 habitants, contre 1 811 079 lors du dernier recensement de 2013.

 

En 13 ans, la population gabonaise a bondi de 1 707 542 personnes, soit une hausse de 94%. Une croissance qui rebat les cartes démographiques du pays et impose de nouveaux défis en matière d’infrastructures, de santé et d’éducation.

La cartographie révèle une forte concentration sur le littoral. Deux habitants sur trois vivent dans la seule province de l’Estuaire. Avec 2 184 908 habitants, soit 62% de la population nationale, l’Estuaire reste largement en tête. On y dénombre 1 125 301 hommes et 1 059 607 femmes, un écart de 65 694 personnes en faveur des hommes.

Derrière l’Estuaire, le Haut-Ogooué arrive en deuxième position avec 297 100 habitants, suivi de l’Ogooué-Maritime avec 292 652 habitants. Le Woleu-Ntem occupe la quatrième place avec 242 059 habitants, devant la Ngounié qui compte 159 404 habitants. La Nyanga ferme la marche avec 68 215 habitants.

Avant validation, les juges constitutionnels ont auditionné gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires, conseils départementaux et responsables de communautés locales. Ils ont aussi intégré les constats, observations et suggestions du gouvernement formulés lundi 24 août dernier. Des résultats désormais officiels qui serviront de base aux politiques publiques des prochaines années.

Gabon : À l’école primaire, le gouvernement veut concilier anglais et langues nationales

Après l’introduction de l’anglais au primaire dès la rentrée scolaire 2026-2027 le gouvernement gabonais veut aller plus loin. Il prévoit d’introduire progressivement les langues nationales dans l’enseignement de base.

L’objectif est de préserver le patrimoine culturel et renforcer l’unité nationale. En effet, le pays repense ainsi en profondeur son système éducatif. En rapprochant l’école de la réalité culturelle et sociale des apprenants, les autorités espèrent rendre les apprentissages plus concrets et plus ancrés. L’école ne serait plus seulement ouverte sur le monde, mais aussi sur les communautés qui composent le Gabon.

Dans le même temps, un manuel d’anglais adapté au contexte national vient d’être élaboré pour le primaire. Cette double démarche illustre la volonté des autorités, celle d’offrir une éducation tournée vers l’international sans renoncer aux valeurs et à l’identité du pays.

L’enjeu est de trouver un équilibre. D’un côté, maîtriser les langues internationales dans un monde connecté. De l’autre, valoriser la diversité linguistique gabonaise et transmettre aux jeunes générations les langues de leurs terroirs.

Des défis restent à relever pour réussir cette transition. Il faudra former les enseignants et concevoir des manuels scolaires adaptés à chaque langue locale. En misant sur cette réforme, le Gabon veut moderniser son enseignement tout en gardant ses repères culturels.

Gabon : 3 morts dans un violent accident de circulation

La consternation règne dans le quartier Bikelé, à Libreville, après un grave accident survenu dans la nuit du mardi 25 août 2026. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le drame a fait au moins trois morts.

 

Parmi les victimes figurent le conducteur du véhicule et deux de ses neveux qui se trouvaient à bord. Le drame s’est produit aux environs de 22 heures. Le conducteur roulait à vive allure lorsqu’il aurait perdu le contrôle de son engin.

Le véhicule a terminé sa course hors de la chaussée, près des habitations. La violence de l’impact n’a laissé aucune chance aux trois occupants, décédés sur le coup avant l’arrivée des secours.

Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière la dangerosité de certains axes routiers de la zone de Bikelé. Si l’excès de vitesse est évoqué par plusieurs témoins comme cause probable, les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour établir les raisons de cette tragédie. En attendant les conclusions officielles, il convient de rester prudent. La population de Bikelé est sous le choc et attend des réponses sur les causes de cet accident meurtrier.

Gabon : Une femme de 37 ans écrouée pour trafic présumé de chanvre indien

Jipsi Mambougou Babissa, 37 ans, a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Port-Gentil le lundi 24 août 2026. La trentenaire est poursuivie pour détention et vente présumée de stupéfiants.

 

Les faits remontent à la nuit du mercredi 19 août dernier, au quartier Massuku, dans le premier arrondissement de Port-Gentil. Alors qu’elle se rendait à un rendez-vous pour écouler sa marchandise, elle a été interpellée vers 6h du matin par les agents de l’Office Central de Lutte Anti-Drogue, OCLAD. Elle avait en sa possession deux bottes de chanvre indien destinées à un acheteur.

Selon son audition, Jipsi Mambougou Babissa jouait le rôle d’intermédiaire. Elle devait acheter les deux bottes à 25 000 FCFA auprès d’un fournisseur, pour les revendre 40 000 FCFA. Un potentiel acheteur lui avait proposé 80 000 FCFA pour le lot et avait déjà versé 40 000 FCFA par transfert électronique. La marge espérée pour elle était de 30 000 FCFA.

Face aux enquêteurs, elle affirme qu’il s’agissait de sa première implication dans ce type d’opération. Elle dit avoir été approchée par un ancien collègue qui l’aurait introduite dans le circuit. Des déclarations qui pourraient aider les agents à remonter jusqu’au fournisseur présumé et à reconstituer le réseau de distribution.

La mise en cause a reconnu avoir accepté cette activité pour des raisons financières. Les aveux de l’inculpée ainsi que les éléments matériels saisis ont été joints au dossier judiciaire. Les investigations se poursuivent afin d’identifier les autres protagonistes et de déterminer l’origine de la drogue.

Présentée aux autorités judiciaires dans l’après-midi du 24 août, Jipsi Mambougou Babissa a été écrouée. Il revient désormais à la justice de faire toute la lumière sur cette affaire. Pour l’heure, la trentenaire bénéficie de la présomption d’innocence.

Gabon : 3 ans d’emprisonnement ferme pour vol à l’arme blanche

Le Tribunal pour enfants de Port-Gentil a rendu son verdict le weekend écoulé. Junior R. a été condamné à trois ans d’emprisonnement ferme, dont un an avec sursis, pour association de malfaiteurs et vol avec usage d’une arme apparente.

 

Les faits remontent au 8 mai 2025, aux environs de minuit, dans le deuxième arrondissement de la capitale économique. Ce soir-là, Lyse Hirma Miloungou et Prisca Tomba Mombo regagnaient leur domicile lorsqu’elles ont été interceptées par Junior R., un jeune homme qu’elles connaissent dans le quartier Mini-Prix.

Selon les éléments du dossier, l’accusé aurait utilisé deux petits couteaux de cuisine pour menacer les deux femmes et les contraindre à lui remettre leurs effets. Un mode opératoire qui a permis aux enquêteurs de retenir la circonstance aggravante de l’usage d’une arme.

Le butin dérobé était conséquent : un sac à main, une chaînette, des « frangipanes » et une somme de 700 000 FCFA. Cet argent appartenait à Lyse Hirma Miloungou, l’une des victimes de cette agression nocturne.

Au-delà de la peine de prison, le tribunal a prononcé une mesure d’accompagnement social. Pendant un an, Junior R. devra être suivi par la Direction des Affaires Sociales de l’Ogooué-Maritime.

Cette structure aura pour mission de préparer la réinsertion du condamné. Elle devra transmettre tous les trois mois un rapport au président de la juridiction pour mineurs sur l’évolution et les conditions de réinsertion de Junior R.

L’Agence Nationale des Bourses du Gabon lance sa première campagne de proximité pour les nouveaux bacheliers dans l’Ogooué-Ivindo

L ’Agence Nationale des Bourses du Gabon, ANBG, a lancé depuis lundi 24 août dernier sa première campagne de sensibilisation et d’enrôlement dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Ceci avec l’objectif d’aller à la rencontre des nouveaux bacheliers et les accompagner dès leurs premiers pas dans les démarches administratives.

L’opération, qui se poursuit jusqu’au 29 août prochain, ne se limite pas à Makokou. Les équipes de l’ANBG sillonnent également les localités de Mékambo, Ovan et Mbooué. Une stratégie de proximité pour couvrir l’ensemble de la province et toucher le plus grand nombre d’élèves diplômés.

Sur le terrain, les agents procèdent à l’enrôlement des nouveaux bacheliers. Ils les informent aussi sur les différentes étapes à suivre pour déposer une demande de bourse. Explications, vérification des dossiers, conseils pratiques : tout est mis en œuvre pour faciliter leur prise en charge.

En se déplaçant au plus près des populations, l’ANBG entend lever un frein majeur notamment l’éloignement. Trop souvent, les jeunes des provinces rencontrent des difficultés pour accéder à l’information et constituer leurs dossiers à temps. Cette campagne vise donc à réduire ces contraintes et à rendre le processus plus lisible.

Une initiative saluée localement et qui pourrait faire école. Vivement que cette démarche de décentralisation des services de l’ANBG s’étende dans les autres provinces du Gabon, afin que chaque nouveau bachelier, où qu’il se trouve, bénéficie du même accompagnement.

Gabon : Lionel Giovani Boulingui convoqué à la Direction générale des recherches de la Nyanga

La tension monte dans la province de la Nyanga. Lionel Giovani Boulingui, jeune opposant au système Bongo, a été convoqué ce mercredi 26 août 2026 à l’antenne de la Direction Générale des Recherches, DGR.

Une convocation qui intervient quelques jours après ses publications critiques sur la gestion de projets de politiques publiques. L’intéressé a annoncé lui-même l’information sur sa page Facebook. Il assure n’avoir « rien à se reprocher » et promet de se rendre à cette audition « en toute responsabilité ». Un message qui a rapidement fait réagir ses soutiens et l’opinion locale.

Pour rappel, Lionel Giovani Boulingui a récemment diffusé plusieurs vidéos dénonçant des projets financés par l’argent public et aujourd’hui à l’abandon ou à l’arrêt dans la Nyanga. Des publications qui ont jeté un froid dans l’opinion et attiré l’attention sur la gouvernance locale.

L’opposant dit subir depuis plusieurs semaines des pressions et des menaces de la part de certaines personnalités liées à ces dossiers. Un contexte qui alimente les interprétations autour de cette convocation. De nombreux observateurs font directement le lien entre ses dénonciations et la saisine de la DGR.

Actuellement en séjour dans sa province, Lionel Giovani Boulingui devra répondre aux questions des enquêteurs. Cette affaire relance le débat sur la liberté de critique et la transparence dans la gestion des fonds publics. L’issue de cette audition est attendue avec attention par la population de la Nyanga.

Gabon: Le procureur Eddy Narcisse Minang visé par une une sanction disciplinaire

Une audience disciplinaire tenue mardi 25 août dernier à Libreville pourrait marquer un tournant dans la carrière du procureur Eddy Narcisse Minang. Selon une source judiciaire contactée par Gabon Média Time, son nom figurait à deux reprises sur le rôle officiel de cette session du Conseil Supérieur de la Magistrature, aux côtés de neuf autres magistrats.

 

Le document du Secrétaire permanent du Conseil Supérieur de la Magistrature, consulté par Gabon Média Time, confirme bien la présence du magistrat à l’audience disciplinaire du 25 août 2026. D’autres magistrats étaient également convoqués : Bruno Obiang Mvé, Valérie Koumba, Vanida Charlène Mengué Ogandaga, Herbin Nkoulou, Quevin Mozogo Eya, Ayiquise Blera Ibinga, Urbain Massala et Carmela Beyo Adiatoulai.

À ce stade, aucune décision officielle détaillant les griefs et la sanction n’a été rendue publique. Selon la même source judiciaire, le procureur aurait été visé par la sanction la plus lourde, une radiation de la magistrature. Une information qui appelle toutefois à être considérée avec prudence en l’absence de communiqué officiel.

Pour rappel, Eddy Narcisse Minang avait déjà été suspendu pendant trois mois dans le cadre d’affaires de malversations financières. Cette nouvelle audience s’inscrit dans une dynamique de contrôle et de reddition des comptes au sein de l’appareil judiciaire.

L’organisation de ce conseil disciplinaire reflète la volonté des pouvoirs publics d’établir les responsabilités au plus haut niveau des institutions du pays. Les conclusions officielles du Conseil Supérieur de la Magistrature sont désormais attendues pour confirmer la portée exacte des décisions prises lors de cette session.

Gabon : un neveu arrêté après agression d’une rare violence sur sa tante

Un drame familial vient de secouer Mouila dans la province de la Ngounié. Un jeune homme de 21 ans, identifié sous les initiales G.M, a été arrêté et incarcéré après avoir agressé sa tante dans la nuit.

 

Le suspect, qui avait été élevé par la victime depuis l’âge de 6 ans suite à la disparition de ses parents, est aujourd’hui poursuivi pour des faits d’une extrême gravité.

Selon les éléments de l’enquête, le jeune homme est rentré d’une sortie nocturne avant de se rendre dans la chambre de sa tante. Celle-ci dormait avec son bébé de 13 mois. L’altercation a rapidement dégénéré. Menacée avec un couteau, la victime s’est violemment débattue pour protéger sa vie et celle de son enfant.

Dans la lutte, la femme est parvenue à se saisir de l’arme pour se défendre. Elle a ensuite réussi à s’enfuir de la maison et à alerter les voisins. Profitant de la confusion, l’agresseur a pris la fuite en emportant 385 000 FCFA dans le sac de sa tante.

Secourue, la victime a été conduite dans une structure hospitalière de proximité pour recevoir des soins. Les recherches des forces de l’ordre ont rapidement permis d’interpeller le suspect dans la localité. Il a été déféré devant le procureur.

G.M a été écroué à la maison d’arrêt de Mouila. Il est poursuivi pour coups et blessures volontaires, tentative de viol, tentative d’assassinat et vol. Une affaire qui suscite l’émoi dans la communauté, tant par la violence des faits que par le lien de filiation qui unissait l’agresseur à sa victime.