Un gabonais rapatrié de la France sous escorte militaire

Le jeune âgé d’une trentaine d’années est arrivé mardi à l’aéroport de Libreville en compagnie de six policiers.

 

Selon le site Gabon Actu, l’homme dont l’identité n’a pas encore été révélée, aurait initialement séjourné en France en qualité d’étudiant. Toutefois, il ne fréquentait plus d’établissement scolaire au moment des faits. Selon ses déclarations faites à bord de l’avion, il avait déposé une demande d’asile, affirmant être en délicatesse avec le pouvoir en place au Gabon.

Sa demande d’asile politique ayant été rejetée par les autorités françaises, la préfecture de police aurait pris à son encontre une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Bien qu’il ait introduit un recours contre cette décision, le jeune homme a été interpellé puis conduit à l’aéroport de Paris-Roissy Charles-de-Gaulle, où il a été embarqué de force à bord d’un vol Ethiopian Airlines opéré par la compagnie ASKY à destination de Libreville.

Le site précise également que l’ambassade de France au Gabon n’a pas souhaité commenter l’affaire, rappelant que les missions diplomatiques françaises ne communiquent pas sur les situations individuelles des étrangers faisant l’objet d’une OQTF émise par les autorités françaises.

 

 

Gabon: Pascal Ogowé placé sous mandat de dépôt à la prison de Libreville

L’ancien ministre du Tourisme a été placé sous mandat de dépôt mercredi 24 décembre 2025.

 

interpellé le 16 décembre dernier, le ministre de la transition d’origine Nguema a été accusé des faits de détournement des deniers publics, pour plus de 10 milliards de Francs CFA, destinés au développement du secteur touristiques gabonais. Selon les premiers éléments d’enquête. De nombreuses et graves irrégularités auraient été décelées sur les écritures comptables et financières du département ministériel sous sa tutelle. 

Avant son arrestation le 16 décembre dernier, Pascal Ogowè Siffon avait déjà été brièvement assigné à résidence, fin octobre dernier et interdit de quitter le territoire gabonais. Notons qu’il a été élu Sénateur de la cinquième république.

Gabon: le ministre de la justice lance les missions de sensibilisation pour la protection de l’enfance

Ces missions se font dans le cadre Dans le cadre du renforcement de la protection de l’enfance au Gabon.

 

Au Gabon, face à la recrudescence des disparitions d’enfants le ministère de la justice a lancé une mission pour renfoncer la protection des enfants. Selon le ministère, ces missions s’inscrivent dans une démarche globale de prévention, de promotion, de protection et de répression des atteintes aux droits de l’enfant.

La mission sera menée de manière conjointe, elles mobilisent la Direction des Affaires sociales, de la Protection de l’enfance et de l’Assistance judiciaire du ministère de la Justice, les magistrats en charge des mineurs, les officiers de police judiciaire (OPJ), ainsi que les travailleurs sociaux spécialisés des services de la Protection de l’enfance et de l’Action éducative en milieu ouvert.

Le lancement de cette mission intervient après le décès du jeune Cameron disparu depuis le 18 décembre et retrouvé mort dans une fosse.


CAN 2025 : le sélectionneur Mouyouma face à la presse ce mardi

Le sélectionneur de l’équipe nationale du Gabon, Thierry Mouyouma, accompagné du capitaine et défenseur expérimenté Bruno Ecuele Manga, tiendra une conférence de presse ce mardi 23 décembre 2025 à 11h30.

 

 

Dans le cadre de la coupe d’Afrique des Nations qui aura lieu du 21 au 18 janvier 2025 au Maroc, le sélectionneur des Panthères sera face à la presse ce mardi. Le Gabon est placé dans le groupe F.

Le premier match va se jouer demain mercredi 24 décembre 2025 au Grand stade d’Agadir. Ils vont jouer contre le Cameroun à 21h.  Les autres des adversaires de cette poule sont : le Mozambique avec qui ils vont disputer le match le 28 décembre, et la  Côte d’Ivoire, le 31 décembre.

Tous ces matchs se disputeront au Grand Stade d’Agadir, une enceinte moderne de 45 000 places récemment rénovée pour l’occasion.

Gabon : un adolescent de 13 ans retrouvé mort dans une fosse

Le nommé Pascal Cameron a été retrouvé mort dans une fosse lundi 22 décembre, non loin de son domicile  après cinq jours de recherche au quartier Nzeng-Ayong.

 

C’est depuis jeudi 18 décembre que le jeune garçon de 13 ans, élève en classe de 4ème au lycée Mohamed Arissani  a disparu. En effet,  il a quitté le domicile familial situé derrière l’hôtel de la CAN, après le terrain de basket, pour se rendre à une boutique à proximité aux environs de 19h et n’est plus jamais retourné à la maison.

Sa famille inquiète avait lancé des avis de recherche avec l’espoir de le retrouver en vie. Selon des sources concordantes, trois suspects auraient été interpellés dans le cadre de cette affaire. Toutefois, aucune communication officielle n’est venue confirmer leur implication ou donner une piste sur la localisation du jeune garçon.

Son corps sans vie retrouver dans une fosse suscite de nombreuses interrogations vis-à-vis de ses parents, et des habitants qui se demandent s’il s’agit d’un crime rituel, comment l’enfant s’est retrouvé dans la fosse, que s’est-il réellement passé ? Autant de questions que seule la police pourra apporter plus de précision.

Gabon : La dette publique franchit le cap des 8 600 milliards de FCFA

L’encours de la dette publique gabonaise a franchi un palier critique à la fin du mois d’octobre 2025, avec une hausse vertigineuse de 20,7 % en seulement dix mois.

 

Selon les données officielles de la Direction générale de la dette (DGD), le stock global de la dette gabonaise s’établit désormais à 8 606,6 milliards de FCFA. Cette progression représente une injection de 1 473,5 milliards de FCFA de passif supplémentaire depuis décembre 2024. Ce rythme d’endettement accéléré réduit considérablement les marges de manœuvre du gouvernement, alors que le service de la dette absorbe une part croissante des recettes publiques au détriment de l’investissement.

Pour la première fois, la dette intérieure constitue le premier poste d’engagement du pays, s’élevant à 4 391,9 milliards de FCFA, soit plus de la moitié de l’encours total. Cette composante est majoritairement alimentée par les titres émis sur le marché financier régional pour un montant de 3 218,5 milliards de FCFA. À cela s’ajoutent 726,5 milliards de FCFA de dettes moratoires, issues des arriérés de paiement envers les fournisseurs de l’État, et 446,9 milliards de FCFA d’engagements bancaires. Cette configuration expose directement le secteur privé national aux tensions de trésorerie de la puissance publique, créant un risque d’assèchement des financements pour les entreprises locales.

Parallèlement, la dette extérieure s’est stabilisée à 4 214,8 milliards de FCFA. Si sa croissance brute reste contenue à 1,1 %, sa structure évolue vers des mécanismes plus onéreux. Les bailleurs multilatéraux traditionnels, tels que la Banque mondiale ou le FMI, représentent encore 1 646,7 milliards de FCFA, suivis de près par les emprunts contractés sur les marchés financiers internationaux à hauteur de 1 397,6 milliards de FCFA. Le solde se répartit entre les dettes bilatérales avec les États partenaires (769,6 milliards) et les dettes commerciales (400,8 milliards). La DGD souligne que ce recours accru aux marchés et aux créanciers commerciaux renchérit le coût global du crédit pour le pays.

Cette dégradation des indicateurs financiers intervient dans un contexte de faible diversification économique. La dépendance persistante à la rente pétrolière rend le remboursement de ces engagements particulièrement vulnérable aux chocs exogènes. Entre la montée des obligations à court terme et la nécessité de financer les dépenses sociales urgentes, le Gabon se retrouve face à un défi de taille : restaurer la crédibilité de sa signature tout en évitant un étranglement budgétaire qui paralyserait sa croissance.

Gabon : Oligui Nguema visite de nombreuses infrastructures dans le Woleu Ntem

En séjour privé à Oyem, le chef de l’Etat a effectué, ce dimanche, une visite d’inspections de  plusieurs projets de développement destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations locales.

 

 

Dès son arrivée dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem, le Chef de l’État s’est rendu sur le site du quartier Rond-point, destiné à accueillir la construction d’un hôtel moderne, d’un centre commercial, d’un grand restaurant, ainsi que d’autres infrastructures à vocation économique et sociale. Ces projets visent à renforcer l’attractivité de la ville et à stimuler la création d’emplois.

La visite présidentielle s’est poursuivie sur le site de la future agglomération dénommée Oliguiville, où la réalisation d’un parc d’attraction moderne est envisagée. Ce projet, actuellement en phase de concrétisation, enregistre déjà ses premiers investissements, matérialisés par l’émergence des premières constructions.  Le Chef de l’État a également visité plusieurs chantiers structurants dans le village de Nkoum Yenguign, situé à 17 kilomètres d’Oyem.

Ces infrastructures comprennent notamment un tronçon routier en cours de bitumage, un complexe scolaire, une église, une salle des fêtes ainsi qu’une station-service, contribuant ainsi au désenclavement de la localité et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Communiqué final du Conseil des Ministres du 18 décembre 2025

Le Président de la République a présidé jeudi 18  décembre 2025, le Conseil des Ministres au palais de Rénovation.

 

Ouvrant les travaux, le Conseil a pris acte, avec une attention soutenue, des rappels du Président de la République relatifs à l’achèvement de la Transition, désormais engagée dans sa phase terminale. La mise en place du Bureau du Sénat, le mercredi 18 décembre 2025, puis, dans les prochains jours, celle du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), de la Cour constitutionnelle et du futur gouvernement viendront parachever ce processus et consacrer le retour du Gabon à la pleine normalité constitutionnelle, fondée sur des institutions républicaines régulières, l’équilibre des pouvoirs et la continuité de l’État. Ce moment charnière, au-delà de sa portée procédurale, appelle un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, en mémoire du chemin parcouru, des épreuves traversées et des sacrifices consentis pour préserver l’unité nationale et la stabilité de l’État.

Revenant sur la Taxe forfaitaire d’habitation, le Chef de l’État a prévenu sur  les risques de fraude et de contournement, notamment via les trafics de  compteurs, qui menacent son assiette. En conséquence, il a instruit les ministres  concernés ainsi que les opérateurs du secteur de déployer des mécanismes  renforcés de contrôle, de prévention et de dissuasion. Cette réforme,  essentielle pour élargir la base contributive et assurer l’équité territoriale, requiert  un encadrement administratif rigoureux, transparent et socialement responsable  pour atteindre ses objectifs.

Il a également souhaité, voire exigé, sur la mise en place de mécanismes  clairs, transparents et traçables d’affectation des ressources issues de cette  taxe, afin de garantir aux populations que les fonds collectés sont  effectivement consacrés à l’amélioration de leur bien-être et des services  publics de proximité. 

Sur le plan économique et financier, dans le cadre des échanges avec le  FMI, le Président de la République a exigé la publication intégrale de toutes les  conventions minières et l’audit exhaustif de celles conclues sur la période  2010-2024. Cette double mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité  et l’équité du secteur.

Le Conseil a par ailleurs instauré le principe systématique de la prise de  participation de l’État au capital, au moins 10%, de toute nouvelle société  minière s’installant sur le territoire, garantissant ainsi le respect des intérêts  stratégiques nationaux et une juste rétribution des ressources.

Toujours dans le cadre de la reprise en main des secteurs à fort enjeu  économique et social, le Conseil a réaffirmé l’orientation irréversible de l’État vers  la gabonisation des activités stratégiques. C’est ainsi que le Président de la  République a instruit les ministères concernés de proposer un plan pour une  gabonisation progressive des activités de revente du ciment, secteur  actuellement contrôlé à 95 % par des non-nationaux, tout en garantissant  l’accessibilité du produit et la maîtrise de son prix.

Dans la même dynamique, le Président de la République a annoncé la  prochaine réappropriation par l’État du secteur des jeux de hasard via un  opérateur public. Ce choix souverain, guidé par l’intérêt national, permettra de  capter et de rediriger des recettes aujourd’hui insuffisamment maîtrisées, tout en  encadrant strictement un secteur aux risques sociaux élevés.

Cette réforme générera d’importantes externalités positives : les recettes  seront affectées à des politiques publiques sociales et éducatives, tout en  renforçant la protection des populations, la sécurité économique et la création  d’emplois nationaux. Elle transforme ainsi un enjeu régulatoire en levier de  développement au service du bien-être collectif.

Le Conseil a rappelé que la digitalisation de l’administration constitue une  orientation irréversible et un levier central de modernisation de l’État, de  correction des dysfonctionnements et d’amélioration des services publics. 

À cet effet, le Président de la République a souligné que la priorité doit  être donnée, pour les prochains mois, à la digitalisation des services publics à  fort impact : archives administratives, modes de paiement, collecte électronique  des impôts et recettes publiques, état civil intégralement dématérialisé,  délivrance des permis et licences, traçabilité des flux commerciaux et portuaires,  ainsi qu’à la modernisation numérique des secteurs sanitaire et des transports.  Cette transformation devra également intégrer les collectivités locales et  connecter les centres universitaires au réseau rénové de l’administration, afin de  garantir une action publique cohérente, équitable et tournée vers l’économie du  savoir.

Enfin, le Conseil a pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement  des États-Unis d’Amérique le 16 décembre 2025, relatives à l’instauration de  nouvelles restrictions partielles et de limitations d’entrée concernant certains  États, dont le Gabon. 

Conformément aux usages et au principe de réciprocité qui encadrent les  relations diplomatiques et consulaires entre États souverains, le Conseil a décidé du réajustement des conditions d’entrée sur le territoire national applicables  aux ressortissants américains, dans le strict respect des dispositions nationales  en vigueur et en cohérence avec les nouvelles modalités arrêtées par la partie  américaine.

Dans le même temps, et soucieux de préserver la qualité des relations  historiques d’amitié, de dialogue et de coopération qui lient le Gabon et les États Unis d’Amérique, le Conseil a réaffirmé sa disponibilité à maintenir un échange  constructif et à œuvrer, dans un esprit de respect mutuel, au renforcement  des partenariats bilatéraux au bénéfice des deux peuples. 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

– Projet de décret portant attributions, composition, organisation et  fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 87 du  Règlement n° 02/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024 portant prévention  et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de  la prolifération en Afrique Centrale, porte attributions, composition,  réorganisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation  Financière.

L’Agence Nationale d’Investigation Financière, en abrégée « ANIF » dotée  de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières  relevant de sa compétence, a pour mission de traiter et transmettre des

informations en vue de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le  financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les membres composants cette Agence sont désignés par les  administrations dont ils relèvent, notamment :

– un haut fonctionnaire détaché par le Ministère en charge des Finances ; – un Magistrat spécialisé dans les questions financières ;

– un haut fonctionnaire de l’Administration des Douanes spécialisé dans les  enquêtes économiques et financières.

Ainsi, pour son fonctionnement l’ANIF comprend :

– les services d’appui ;

– les départements.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET  DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Franceville ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Mouila ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole d’Oyem. 

Les projets de loi susmentionnés sont pris en application des dispositions  de l’article 95 de la Constitution, des articles 74 et 75 de la loi n° 21/2011 du 14  février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la  Recherche, ainsi que de l’article 41 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant  les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.

Ces projets de loi créent des Instituts de Formation des Professeurs dans  trois (3) chefs-lieux de province et définissent le cadre légal et réglementaire qui  régira la formation des enseignants de l’enseignement pré-primaire et primaire,  afin de répondre aux conclusions relatives à la formation contenues dans le  Rapport du Dialogue National Inclusif.

Placés sous la tutelle du Ministère de l’Éducation Nationale, ces Instituts  sont considérés comme des établissements publics à caractère professionnel,  dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière.

Pour leur fonctionnement, ils disposent de :

− un Conseil d’Administration ;

− une Direction Générale ;

− une Agence Comptable ;

− un Conseil d’Établissement ;

− un Conseil Scientifique ;

− un Conseil de Classe ;

− un Conseil de Discipline.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

– Projet de décret portant suppression du Haut-Commissariat chargé du  projet Belinga. 

La suppression visée par le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre  du transfert des anciennes attributions du Haut-Commissariat vers les ministères  compétents : le Ministère des Mines pour la coordination et le suivi des activités  minières, le Ministère des Transports pour les infrastructures ferroviaires et  portuaires, et le Ministère de l’Énergie pour les infrastructures énergétiques.

Le texte prévoit également le transfert à l’État, par l’intermédiaire des  ministères concernés, des biens, droits, obligations, archives et engagements  contractuels du Haut-Commissariat.

Cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, à clarifier les  responsabilités, à simplifier les procédures administratives et à optimiser  l’utilisation des ressources publiques, tout en garantissant la continuité et  l’efficacité de l’action de l’État dans la conduite du projet Belinga.

– Projet de décret instituant une Task-force présidentielle pour le  développement de la Mine de Belinga. 

Placée sous l’autorité directe du Président de la République, cette structure  spéciale, administration chargée d’une mission temporaire et interministérielle,  est chargée du pilotage stratégique, de la coordination et du suivi du  développement de la mine de fer de Belinga ainsi que des infrastructures associées, notamment le port minéralier de Kobe-Kobe, le chemin de fer Belinga– Kobe-Kobe et les centrales hydroélectriques.

Elle dispose d’un pouvoir de coordination sur l’ensemble des  administrations et entités publiques concernées et assure la cohérence entre les  volets minier, industriel, logistique, énergétique, environnemental et social du  projet. Elle supervise les études techniques et économiques, veille au respect des  normes environnementales et sociales, assure l’interface avec les partenaires  financiers et investisseurs, et favorise le développement local par la formation,  l’emploi et le transfert de compétences.

Composée d’un Coordonnateur général, d’un adjoint, de représentants de  la Présidence et des ministères concernés, ainsi que d’experts, elle dispose d’un  Secrétariat technique permanent et peut créer des commissions spécialisées. Les  administrations publiques et entreprises publiques sont tenues de lui apporter  pleine collaboration.

Ce service public de mission rend compte directement au Président de la  République par des rapports trimestriels et annuels et dispose des moyens  financiers, matériels et humains nécessaires à sa mission.

Sa durée est fixée à cinq ans, renouvelable une fois, ou jusqu’à l’atteinte  complète des objectifs stratégiques assignés.

MININSTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone  du Port de Kobe-Kobe ; 

Le présent projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de  la zone portuaire a pour objectif de doter le Gabon d’un port en eau profonde et  d’une plateforme logistique moderne, constituant une infrastructure stratégique  pour soutenir la politique nationale de transformation locale, de  réindustrialisation et de souveraineté économique.

Il vise également à sécuriser le foncier, à réaliser des infrastructures  portuaires, industrielles, énergétiques et logistiques d’intérêt général, à offrir un cadre juridique favorable et attractif pour les investissements publics et privés, et  à positionner le Gabon comme un hub portuaire et industriel de référence en  Afrique centrale.

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) d’une  parcelle dans la commune de Mouila. 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61  du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et  instituant des servitudes pour l’exécution des travaux publics vise l’occupation par  l’Etat des parcelles, n° 17, 18, 20, 21 et 22 correspondant respectivement à une  superficie d’environ 1654 m² et 1325 m², section J du plan cadastral de la  Commune de Mouila en vue de la construction du siège local de la Banque des  Etats de l’Afrique Centrale et de plusieurs annexes.

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et  fonctionnement de la commission Nationale d’Affectation des Terres,  des Espaces Fluviaux et Maritimes. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, a pour objet d’actualiser le cadre juridique institué par le décret  n° 00212/PR/MEPPDD du 21 juillet 2017.

Il redéfinit les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la  Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et  Maritimes, en abrégé CNATEFM.

La Commission a pour mission d’élaborer le Plan National d’Affectation des  Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes et d’en assurer le suivi de mise en  œuvre.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

– Projet de Décret portant attributions et réorganisation de la Direction  Générale de l’Économie Numérique. 

Pris en application des dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006,  fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État,  ainsi que de ses textes subséquents, chaque service de l’État est créé ou  réorganisé afin de disposer d’un texte spécifique définissant ses attributions et  son organisation.

La Direction Générale de l’Économie Numérique est chargée d’élaborer et  de veiller à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière  d’économie numérique, de télécommunications et de nouvelles technologies de  l’information, en concertation avec les autres administrations concernées.

– Projet de Décret portant création, attributions et organisation de la  Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cyber sécurité. 

La Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et  de la Cybersécurité (DGDINC), compétente notamment en matière de suivi du  spectre des fréquences et des radiocommunications aux niveaux national et  international, est placée sous l’autorité d’un Directeur Général, assisté d’un  Directeur Général Adjoint. Tous deux sont nommés par décret pris en Conseil des  Ministres, sur proposition du ministre en charge du département, parmi les  agents publics permanents de première catégorie justifiant d’une expérience  professionnelle d’au moins dix ans dans les domaines relevant des attributions de  la Direction Générale.

Elle comprend :

– la Direction de la Stratégie et de la Planification ;

– la Direction des Infrastructures Numériques ;

– la Direction de la Cybersécurité et de la Normalisation.

POLITIQUE GENERALE 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil des Ministres a pris acte du démarrage effectif des activités du  Contrôle Général d’État, et ce, conformément aux très hautes instructions du  Chef de l’État et des dispositions de l’ordonnance n°001/PR/2023 du 29  septembre 2023 ratifié par la loi n°004/2023 du 31 janvier 2024.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE  DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Au terme de la présentation du Ministre, et fort du retour du Gabon dans  l’Union Africaine (UA), le Conseil des Ministres, a marqué son approbation pour la  candidature du Gabon, pour un mandat de deux (02) ans (2026-2028), au sein du  Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

Par ailleurs, le Conseil a également donné son accord aux demandes  d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après :

– Monsieur Bjorn KLOUMAN BEKKEN, en qualité d’Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège près la  République Gabonaise avec résidence à Kinshasa ;

– Monsieur Léo TREMBLEY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la Confédération Suisse près la République Gabonaise,  avec résidence à Kinshasa.

Le Conseil a également pris connaissance de la note relative à la dégradation  rapide de la situation humanitaire des réfugiés congolais (RDC) au Burundi,  consécutive à l’intensification des violences dans l’Est de la République  Démocratique du Congo (RDC).

Cette crise, marquée par un afflux massif de populations civiles, touche  principalement des femmes et des enfants vivant dans des conditions de  précarité extrême, avec de graves déficits en abris, alimentation, santé et services  de base.

Le Gouvernement a été sensibilisé à l’urgence humanitaire et à l’appel à la  solidarité régionale et internationale lancé par la CEEAC, afin d’éviter une  aggravation de cette crise aux conséquences sécuritaires et humanitaires  majeures.

MINISTERE DE LA SANTE 

Suite à la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la mise  en œuvre du plan d’urgence, ainsi que pour l’intégration d’une action visant  l’élargissement et la mise à niveau de la voie d’accès au Centre Hospitalier  Régional Estuaire–Melen (CHREM) et au Centre National de Santé Mentale  (CNSM), à la suite du sinistre survenu le lundi 15 décembre 2025.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

Le Conseil a validé le projet relatif à l’ensemble des engagements de l’État pour la mise en œuvre du projet minier de Belinga et des infrastructures  connexes.

En effet, ledit projet constitue un levier stratégique majeur pour  l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et le  développement économique durable de la République Gabonaise.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

Le Conseil des Ministres s’est félicités des avancées des décisions relatives  au renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion et  d’utilisation rationnelle des fréquences radioélectriques avec ses pays limitrophes  conformément aux dispositions règlementaires nationales et au règlement des  communications de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Le Conseil a également marqué son accord à la demande d’autorisation  pour le déploiement du plan d’action relatif à la mise en œuvre du Registre Social  Unique (RSU) ce conformément à l’ordonnance n°0006/PR/2025 du 12 août 2025  portant digitalisation des caisses de prestations et de prévoyance sociale.

le Conseil a pris note de l’opérationnalisation des trois programmes  structurants MADIGIPAIE, Ecoles connectées et Wifi à Bord du train SETRAG  destinées à accélérer la transformation numérique du pays au bénéfice de  l’économie, de l’éducation et de l’amélioration concrète des conditions de vie des  populations.

De même, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale, le  Conseil a approuvé la signature et la mise en service des trois accords historiques  et stratégiques avec la République de Guinée Equatorial marquant une avancée  majeure dans l’intégration numérique entre les deux pays.

– Le premier accord porte sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) ; – Le deuxième a permis la suppression des interférences sur les réseaux de télécommunications dans la zone frontalière entre Oyem et Mongomo ; – Enfin, le troisième à permis au Gabon et la Guinée Equatorial de procéder à l’interconnexion de leurs réseaux de fibre optique.

MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT, DU COMMERCE ET DES PME/PMI 

Le Conseil a suivi avec attention la présentation du plan triennal de  développement et de promotion de l’Économie Sociale et Solidaire, conçu  comme une stratégie structurante visant à renforcer ce secteur afin de contribuer  à l’inclusion sociale, à la création d’emplois et de richesse.

Ce plan ambitionne ainsi de poser les fondements d’une politique publique  cohérente en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, adaptée aux réalités  socio-économiques nationales.

Enfin, s’agissant des mesures individuelles, le Conseil a pris les décisions  suivantes : 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DE  CAPCITES  

CABINET DU MINISTRE 

Il est mis fin aux fonctions des membres du Cabinet du Ministre.

En outre, les responsables administratifs ci-après désignés sont suspendus de  leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre :

– Colonel Jonas SAMBI, Secrétaire Général ;

– M. Elie Christian AGHOMA-MOLOMBO, Secrétaire Général Adjoint ;

– Mme Edith KOMBILA, Directeur Général de la Fonction Publique ; – M. Jean MABICKA, Directeur Central des Archives et de la Documentation ; – M. Jacques ADA, Directeur de la Gestion des Personnels et du Contentieux  ;

– Mme Zeinabou MBOUROUBAépouse ALARA, Directeur du Recrutement  ;

– Mme Teclaire MEKUI OWONO, Directeur Central de la Communication.

Le Ministre de la Fonction Publique est chargé de veiller, pour ce qui le concerne,  à l’application de la présente décision ainsi qu’à celle des mesures relatives aux  intérims, afin d’assurer la continuité du service.

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

Province du Woleu-Ntem 

– M. Soumaré KOMBILA, Chef de Service de l’Urbanisme à la Direction  Provinciale du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est suspendu de ses  fonctions jusqu’à nouvel ordre.

Le Gouverneur et le Directeur Provincial du Cadastre, de l’Urbanisme et de  l’Habitat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’application de la  présente décision.

 

 

Gabon: les sociétés de sécurité privées invitées à se conformer

Le ministre de l’intérieur Hermann Immongault a invité les sociétés qui exercent dans le domaine de sécurité privée à se faire identifier auprès des services de son département ministériel du 17 au 31 décembre 2025.

 

 

Le communiqué du ministre précise que, les postulants devront se munir d’une demande d’autorisation d’exercer adressée au ministre en charge de l’Intérieur ; une copie légalisée de la carte nationale d’identité ou du passeport du gérant, en cours de validité ; un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois ; les justificatifs attestant de la nationalité gabonaise pour les personnes physiques, ou prouvant que la société est de droit gabonais pour les personnes morales.

 

Le dossier devra également comporter les pièces attestant que le capital social est détenu majoritairement par des nationaux, en cas de demande introduite par une personne morale, ainsi que les justificatifs de la capacité financière et technique nécessaires à l’exercice des activités de sécurité privée. Un certificat de résidence attestant que le demandeur réside au Gabon de manière ininterrompue depuis au moins cinq (5) ans est également exigé.ils devront également ajouter la liste des associés et responsables de la société, celle du personnel employé, l’inventaire des équipements de sécurité ainsi que des armes utilisées ou à acquérir. Pour les sociétés sollicitant un renouvellement, une copie des autorisations d’exercer antérieures devra être fournie.

Gabon: les ministres élus Sénateurs déposent leur démission

Les lettres de démission ont été déposées auprès du chez de l’État Oligui Nguema mardi 16 décembre 2025.

 

 

Il s’agit des ministre M. Pascal Ogowet Siffon et de Mme Élodie Diane Fouefoué, épouse Sandjoh, précédemment respectivement ministre du Tourisme et de l’Artisanat, et ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, élus sénateurs à l’issue des élections de novembre dernier.

En effet, ces démissions interviennent conformément aux dispositions de l’article 73 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions de membre du Gouvernement et l’exercice d’un mandat parlementaire.