Gabon : les populations de Port-Gentil en colère contre les coupures intempestives de lumière

Les habitants de Port-Gentil dans la province de l’Ogooué-Maritime se sont levés mercredi 21 février 2024,  pour manifester contre les coupures d’électricité dans leurs quartiers.

 

Privées d’électricité depuis plusieurs jours, les populations ont fait un sit-in au siège de la SEEG (société d’énergie et d’eau du Gabon). Il était question pour ces dernières d’interpeller les autorités de la Transition sur les coupures intempestives d’eau et d’électricité qui entravent leurs activités quotidiennes. En effet, les populations de cette ville connaissent des coupures intempestives de lumière.

A cela s’ajoute les coupures d’eau. Cette situation qui a affecté grandement les activités quotidiennes des ménages, commerçants et même des hôpitaux. Selon les populations, les coupures intempestives ont également accru l’insécurité et généré des pertes alimentaires. Apprend-on.

La société d’énergie et d’eau du Gabon, à préciser dans un communiqué les raisons de ces nombreux délestages à sa clientèle. « Cette situation est consécutive à l’indisponibilité d’un groupe majeur de la centrale thermique SEEG de Port-Gentil. Les équipes techniques mobilisées sont à pied d’œuvre pour la réparation de l’équipement endommagé en vue d’un retour à la normale dans les meilleurs délais. Afin d’atténuer l’impact auprès de la clientèle, un programme d’alimentation alternée de la fourniture en électricité dans la commune », indique le communiqué.

Enseignement supérieur : la ville d’Oyem aura bientôt une université

Une délégation du ministère de l’Enseignement supérieur s’est récemment rendue dans le Woleu-Ntem pour entamer les préparatifs du lancement de la construction de l’Université d’Oyem. 

 

La délégation a d’abord tenu des séances de travail avec les autorités locales, notamment le gouverneur, le délégué spécial, le préfet, le cadastre et les travaux publics. Ces rencontres ont permis de faire le point sur l’état d’avancement du projet, les contraintes techniques et administratives, ainsi que les attentes des parties prenantes.

« Nous sommes là pour donner corps à la promesse qui a été faite tout récemment par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il y a de cela une quinzaine d’années, feu Omar Bongo avait posé la première pierre de ce projet, l’administration étant continuelle, le chef de l’État actuel a décidé de terminer ce projet. L’idée est de sédentariser nos enfants pour éviter l’exode des populations et désengorger Libreville», a déclaré le conseiller technique du ministre de l’Enseignement supérieur, Aimé Tonda, sur Gabon Review.

Rappelons que, cette initiative vise à concrétiser la promesse présidentielle de fournir un enseignement supérieur de qualité dans la province.

Gabon : vers la construction d’un nouvel hôpital à Port-Gentil

Le ministre de la santé Pr Adrien Mougougou a procédé le 20 février dernier à Libreville, à la signature d’une convention avec des investisseurs Turcs pour la construction d’un nouvel hôpital dans la ville de Port-Gentil.

 

Des investisseurs turcs réunis au sein de FB Group ont acquis de l’État la conception et la construction d’un nouvel hôpital à Port-Gentil. Cette  structure, va permettre de désengorger le Centre hospitalier régional de Ntchengué. Elle est  présentée par le ministre de la Santé, le Pr Adrien Mougougou, comme le début de la réalisation de la promesse faite par le président de la Transition, lors de son passage dans la capitale économique en décembre 2023, d’améliorer l’offre de soin aux populations de cette partie du pays.

C’est une phase « cruciale » pour le gouvernement qui se réjouit d’avoir passé cette étape de signature de convention. Le ministre de la santé  a indiqué, au terme de la cérémonie de signature que ce chantier sera un des plus importants du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) en la matière. «Ça va être l’une des premières grandes réalisations dans le domaine de la santé, hormis ce qui est fait quotidiennement dont la réhabilitation de certaines structures. Là, il va s’agir d’une construction nouvelle dans notre capitale économique qui avait tant besoin d’une structure de très haut niveau pour soulager les populations de cet endroit», apprend-on.

Les deux parties ont fixé un délai de 16 mois pour la livraison du chantier. Le terrain devant accueillir la future structure est déjà connu. La date du début des travaux reste inconnue.

Gabon : début du championnat national de football professionnel le 30 mars

L’annonce a été faite au cours d’une réunion jeudi 22 février 2024, entre le ministre des Sports, Dr André Jacques Augand et président de la Linafp, Brice Mbika Ndjambou, et la présidente de la Ligue nationale de football féminin (Linaffem), Odile André Ossawa.

 

Au Gabon, les championnats respectifs reprennent, le samedi 30 mars prochain, avec une fin de saison fixée au 30 juin 2024. Le ministre des Sports a convié l’ensemble des membres des bureaux de la Ligue nationale de football professionnel (Linafp), de la Ligue de football féminin (Linaffem) et de l’associé des clubs professionnels de football (ACPF), à une séance de travail. Il était question de parler du démarrage des championnats nationaux masculins et féminins de football.

Au cours de cette rencontre, Le ministre des Sports, Dr André Jacques Augand, n’a pas manqué de souligner, lors de cette rencontre, que les joueurs n’ont pas à s’inquiéter en ce qui concerne leurs émoluments mensuels. S’agissant du règlement de leur dette, point non inscrit à l’ordre du jour, le ministre des Sports a assuré que le dossier en cours à la Primature et à la présidence de la République.

Rappelons que, le National-Foot était à l’arrêt depuis plus de sept mois, faute de subvention et au non règlement des impayés de salaires des joueurs.

Pénurie d’eau : le gouvernement prévoit des citernes pour la distribution d’eau dans le Grand Libreville

Le Premier Ministre de la Transition Raymond Ndong Sima, a convoqué une réunion ce jeudi 22 février, avec les  certains membres de son gouvernement ainsi que les équipes techniques chargées de la question de l’approvisionnement en eau potable.

 

La rencontre avait pour but de trouver des solutions urgentes face aux nombreuses plaintes émises par les habitants du Grand Libreville concernant la pénurie d’eau dans plusieurs quartiers. Le Premier Ministre de la Transition a décidé de renforcer la distribution d’eau  dans les quartiers dépourvus avec l’acquisition par la SEEG des camions citernes adaptés. Une solution qui devrait permettre à de nombreux ménages d’avoir accès à cette ressource indispensable à la satisfaction de certains besoins. Selon le communiqué de la primature, «l’État va regarder de façon minutieuse l’origine de cette eau. Un mécanisme de validation garantissant la potabilité de ce liquide sera mis en place et permettra aux organes agréés de distribuer de l’eau dans les normes nécessaires », indique le communiqué de la primature.

Dans le même ordre d’idées, le gouvernement a également évoqué la problématique de la qualité de l’eau distribuée par certains opérateurs informels du Grand Libreville dans les ménages à des fins commerciales.  Compte-tenu des difficultés rencontrées par la SEEG d’assurer de manière efficiente ses missions, l’État a pris les dispositions soit par des solutions compensatoires du service public ou par la réalisation de travaux structurants.

Notons que, le gouvernement a déjà initié plusieurs projets dont ceux concernant la construction de deux  unités de production d’eau notamment Mbomo 1 et 2 et la mise en place d’une autre usine de production dénommée Ntoum 7.

Gabon: Alexandre Barro rencontre les responsables de la FEG

Le vice-premier ministre, ministre de la Planification et de la Prospective, Alexandre Barro Chambrier a reçu, ce mercredi 21 février 2024 les responsables des entreprises du secteur privé réunit au sein de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG) afin de les édifier sur la vision du gouvernement de transition.

 

Au cours de cette séance de travail, il était question pour le vice premier ministre d’échanger sur la vision du gouvernement en matière de plan et les attentes de celui-ci auprès de la FEG, afin d’attirer les investisseurs. Pour Jean Baptiste Bikalou, vice-président en charge des Relations internationales, du Numérique et de la Communication de la FEG, il s’agit surtout de voir comment la FEG en tant que secteur privé peut contribuer derrière le Gouvernement à pouvoir mettre un contenu sur la vision à long terme du Gouvernement pour que le secteur privé apporte ses contributions afin que ce Plan soit attractif tant pour les investisseurs étrangers que pour les investisseurs locaux.

Cette rencontre au cours de laquelle le Vice-Premier Ministre, Alexandre Barro Chambrier, s’est dit disponible pour une collaboration constructive avec la FEG. Il a bien reçu ses préoccupations dans des secteurs aussi divers que le pétrole, les infrastructures, l’exploitation durable des forêts, l’alimentation, la formation, les services, la fiscalité, la parafiscalité et des propositions en vue d’une augmentation significative des investissements.

Gabon-grand dialogue national : plus de 500 participants attendus

La ministre des réformes a annoncé au cours de son interview mercredi 21 février 2024, avec notre confrère de Rfi, que le grand dialogue national va compter entre 500 et 1000 participants.

 

Le Grand Dialogue national se prépare au Gabon. Les contributions des jeunes de moins de 25 ans se poursuivent dans les villes à la demande du président de la transition le Général Oligui Nguema et comptent s’achever cette fin de semaine comme l’a annoncé la ministre.  Un rapport de synthèse est prévu à cet effet, au plus tard en mars.  « Maintenant, nous sommes sur le plan organisationnel : voir un peu les contours, les différents panélistes, les critères des intéressés parce que vous savez que nous voulons que le dialogue soit inclusif. Toutes les catégories socio-professionnelles, culturelles, et même les confessions religieuses seront représentées au dialogue… et les politiques».

Au cours de son interview, Murielle Minkoue Mintsa a indiqué que le grand dialogue se fera en un mois suivant le calendrier de transition. Les assises seront présidées par l’archevêque de Libreville et les travaux se passeront en commission et en sous-commission. Les sous-commissions remonteraient l’information à la Commission. Chacune des commissions établira son rapport et le bureau du dialogue présentera le rapport définitif du dialogue avec les actes qui vont l’accompagner. C’est ce document final que le président des assises, donc l’archevêque Monseigneur Iba-Ba, présentera aux autorités de la transition.

A propos des résolutions de ce dialogue pour savoir si elles seront contraignantes ou s’il s’agira  simplement des recommandations, la ministre a expliqué qu’un séminaire CTRI-gouvernement est en cours afin de tabler sur  un certain nombre d’éléments liés au dialogue. Le moment venu, un acte sera pris pour définir les grands contours du dialogue et le dialogue lui-même aura un règlement intérieur qui définira d’autres aspects un peu plus pratiques.

Grand Dialogue National : le gouvernement prévoit un budget de 3 à 5 milliards de Fcfa

C’est ce qu’a indiqué la ministre des réformes des institutions Murielle Minkoue Mintsa au cours d’une interview avec notre confrère de RFI.

 

En faisant le point sur le grand dialogue national qui aura lieu en avril 2024, la ministre a indiqué que, le budget de l’évènement oscillera sur un montant de 3 à 5 milliards de francs CFA, Murielle Minkoué Mintsa ne soulignant pas moins la nécessité de trouver un équilibre entre les coûts et les priorités nationales : «Toute concertation de cette nature a un coût. Nous allons veiller également à ce qu’il ne soit pas exorbitant parce que nous avons également d’autres priorités, notamment infrastructurelles ». a-t-elle indiqué.

Et d’ajouter : « Sachant qu’il s’agit d’une concertation qui va tenir environ sur un mois avec des compatriotes de la diaspora, de l’inter pays… C’est un mal nécessaire pour notre pays, donc nous n’allons pas chipoter sur les chiffres. Mais nous allons veiller à ce que ce ne soit pas exorbitant non plus. Parce que nous avons de réels défis pour répondre aux besoins de nos compatriotes.» explique-t-elle.

Amenée à s’exprimer sur la sélection des participants parmi les nombreux partis politiques, Mme Minkoué Mintsa insiste sur l’inclusivité du processus, tout en reconnaissant les défis liés à la diversité des intervenants : «Nous allons nous rassembler pour penser à l’avenir de notre pays, le devenir du Gabon sur un long terme. Donc, nous devrons mettre toutes les intelligences en commun pour réfléchir sur quelque chose de durable, de très durable.» Rappelons que, les contributions pour les jeunes à la demande le président de la transition se poursuivent dans tout le territoire gabonais.

Gabon : le CTRI prévoit un budget de 1293 milliards sur la période 2024-2026

C’est ce qui ressort de la stratégie de financement du programme national de développement pour la transition, par le Comité de transition pour la restauration des institutions.

 

Au Gabon, le Comité de transition pour la restauration des institutions a  élaboré une stratégie de financement allant de 2024 à 2026. A cet effet, le budget prévu est de 1293 milliards de Fcfa réparti comme suit : 395,3 milliards de FCFA en 2024, 574,5 milliards en 2025 et 322,9 milliards en 2026. « La stratégie de financement du Plan National de Développement pour la Transition prévoit aligner tous les flux de financements possibles à mobiliser aux priorités et urgences nationales dans le respect du seuil d’endettement ».indique le PNDT.

Et d’ajouter que, « les prévisions des dépenses et des recettes sont basées sur une croissance de 2,8% sur la période de 2024-2026 soit 3,0% en 2024 et 2025 et 2,6% en 2026. Globalement la croissance serait tirée par le dynamisme des activités du secteur hors pétrole (3,3%) car la croissance du secteur pétrolier se situerait à -0,43% », indique le PNDT. Par ailleurs, ces prévisions de croissance sont sujettes a deux facteurs de risque, notamment l’absence de visibilité́ sur la production de fer (Belinga, Baniaka) prévue sur la période 2024–2028, les difficultés d’évacuation des produits par voie ferrée et le poids important des subventions en particulier du secteur pétrolier.

Pour rappel, les besoins de financement du PNDT se situerait à 4536 milliards FCFA dont 34,67% soient 1 572 milliards FCFA seraient déjà̀ mobilisés à travers les financements extérieurs, les partenariats public- privé et les inscriptions dans la loi de finances. Le reste à mobiliser représente 65,33% soit 2 963 milliards (environ 987 milliards annuel) qui constituent le besoin de financement à combler par un recours à toutes les formes de financement possibles. Apprend-on.

UNESCO : vers une candidature du Mvett au patrimoine culturel immatériel

Le sujet a été abordé au cours d’une rencontre entre le ministre de la Culture Dr André Jacques Augand, et le représentant de l’Unesco Éric Voli Bi au Gabon lundi dernier.

 

Le « Mvett » est un instrument à cordes joué pour accompagner l’ensemble de récits guerriers du peuple Ekang. Son projet  d’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco suit son cours. Éric Voli Bi le représentant de l’Unesco a  précisé au cours de sa rencontre avec le ministre de la culture que le processus d’inscription du Mvett est encore long avant d’y parvenir. En effet, l’Unesco s’est fixé comme objectif la protection du patrimoine culturel mondial matériel et immatériel en voie de disparition.

Le Mvet qui est en voie de disparition voit son utilité d’être sauvegardé par l’Unesco. Connu dans l’espace culturel Beti-Bulu-Fang, ce projet est soutenu par le Cameroun et la Guinée équatoriale. Ces pays partagent  cet art théâtral complet appartenant aux peuples Beti-Bulu-Fang répartis dans quatre pays à savoir, le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville et la Guinée Equatoriale.

En outre, le projet d’inscription au patrimoine culturel mondial de l’église la Mission Sainte-Anne du Fernand Vaz (Omboué) a également été abordé par les deux personnalités. Le membre du gouvernement a été informé qu’une mission d’experts est attendue au Gabon pour faire le point sur le rapport de l’état des lieux dudit patrimoine.