Gabon : qui est Charles Edgar Mombo nouveau ministre de l’Enseignement supérieur ?

Agé de 56 ans, il a été nommé jeudi 1er janvier 2025, lors du remaniement ministériel.

 

Universitaire reconnu et spécialiste des littératures africaines, Charles Edgar Mombo est maître de conférences à l’Université Omar Bongo. Il s’est illustré tant dans le monde académique que sur la scène politique nationale.  Nommé ministre de l’enseignement supérieur, l’ancien vice-recteur  va cumuler cette fonction avec celle de porte-parole du gouvernement.

Une double responsabilité qui consacre l’entrée durable d’un universitaire reconnu au cœur de l’action gouvernementale. Il aura notamment la charge de la réforme du système de l’enseignement supérieur, du renforcement de la recherche scientifique et de la promotion de l’innovation. En tant que porte-parole du gouvernement, il sera également responsable de la communication officielle des décisions et de l’action gouvernementale.

Cette nomination intervient quelques mois après son élection comme député en septembre 2025, sous la bannière de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), pour le compte du département de la Doutsila, dans la province de la Nyanga.  Il fait partie des nouveaux visages de ce gouvernement de la 5ème république.

Gabon : Hermann Immongault nommé vice-président du gouvernement

Il a été nommé jeudi 1er janvier 2026, par décret du président de la République, dans le cadre d’un remaniement gouvernemental.

 

Ancien ministre de l’Intérieur, il va désormais assurer les fonctions de vice-président du gouvernement de la cinquième république. En effet, le poste de vice-président du gouvernement, récemment institué, vise à renforcer la coordination de l’action gouvernementale au plus haut niveau de l’exécutif.

En sa qualité de vice-président du gouvernement, M. Immongault aura pour mission d’appuyer l’exécutif dans la mise en œuvre des programmes prioritaires du chef de l’État, ainsi que de coordonner l’action politique et administrative du cabinet dans les secteurs clés de la gouvernance publique.

Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la mise en place du premier gouvernement civil de la Cinquième République, constitué conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution promulguée à l’issue de la période de transition politique. Il remplace à ce poste Alexandre Barro Chambrier, nommé Vice-président de la République.

Gabon: liste complète des ministres nommés ce jeudi

Le nouveau gouvernement a été composé ce jeudi 1er janvier 2025. Vous trouverez ci-dessous la liste complète des ministres.

 

Vice-Président de la République Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER

Vice-Président du Gouvernement Hermann IMMONGAULT

MINISTRES D’ETAT

Ministre d‘Etat, Ministre des Transports, de la Marine Marchande, Chargé de la Logistique
Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI
Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale
Brigitte ONKANOWA
Ministre d‘Etat, Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction Civique
Camelia NTOUTOUME épse LECLERCQ
MINISTRES

Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Energie
Philippe TONANGOYE
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation
Adrien NGUEMA MBA
Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre
Mays Lloyd MOUISSI
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Chargé de l’Intégration et de la Diaspora
Marie-Edith TASSYLA-YE-DOUMBENENY
Ministre de l’Economie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation
Mark Alexandre DOUMBA
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains
Augustin EMANE
Ministre de la Planification et de la Prospective
Louise Pierrette MVONO
Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions
Jean-François NDONG OBIANG
Ministre du Pétrole et du Gaz
Clotaire KONDJA
Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère
Thierry MINKO
Ministre des Mines et des Ressources Géologiques
Sosthène NGUEMA NGUEMA
Ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Economie Bleue
Aimé Martial MASSAMBA
Ministre des Travaux Publics et de la Construction
Edgard MOUKOUMBI
Ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale
Lubin NTOUTOUME
Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités
Laurence MENGUE ME NZOGHE épse NDONG
Ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle
Jacqueline ILOGUE épse BIGNOUMBA
Ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune
Maurice ALLOGHO NTOSSUI
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Porte-Parole du Gouvernement
Charles Edgard MOMBO
Ministre de la Santé
Elza AYO épse BIVIGOU
Ministre des Affaires Sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme
Armande Longo épse MOULENGUI
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural
Pacôme KOSSY
Ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes
Zenaba GNINGA CHANING
Ministre du Tourisme Durable et de l’Artisanat
Marcelle IBINGA épse ITSITSA
Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative
Paul Ulrich KESSANY
Ministre de la Communications et des Médias
Germain BIHADJOW
MINISTRE DELEGUE

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget
Marc ABEGHE

Gabon: vers une réglementation du secteur des jeux du hasard

Le Conseil des ministres a adopté, lundi dernier, plusieurs projets de textes majeurs visant à réorganiser et à renforcer la réglementation du secteur des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise.

 

 

Le conseil des ministres a adopté le projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard, ainsi qu’un projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des Jeux (GDJ). À ces textes s’ajoute un projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des Jeux, les projets de statuts de la GDJ, un projet de décret approuvant le cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics, ainsi qu’un projet de cahier des charges de la Gabonaise des Jeux.

Pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution, ces projets de textes instituent un nouveau cadre juridique destiné à encadrer de manière rigoureuse les activités liées aux jeux de hasard au Gabon. L’objectif de cette réforme est de doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent, capable de renforcer la protection des populations, de garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations de jeux.

Elle vise également à améliorer la mobilisation des ressources publiques, afin de contribuer au financement des priorités nationales. Selon le Gouvernement, cette réforme donne désormais à l’État le contrôle total du secteur des jeux de hasard. Elle supprime les anciennes structures, comme la Commission supérieure des jeux de hasard, pour une gouvernance plus unifiée et souveraine du secteur assuré par l’État.

Prestations familiales: le dépôt des pièces justificatives prorogé jusqu’au 15 janvier 2026

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a annoncé dans  un communiqué la prolongation du délai de dépôt des pièces justificatives pour le maintien des droits aux prestations familiales.

 

Les assurés ont encore 15 jours pour déposer leurs pièces justificatives (les certificats médicaux, les certificats de scolarité et les certificats de non-scolarité), pour le maintien des droits aux prestations familiales. A cet effet, les dépôts se font sur différentes formes à savoir: Pour les assurés du Grand Libreville et des autres localités, le dépôt se fait exclusivement via la plateforme en ligne : e.cnss.ga.

Pour les assurés retraités, les pièces doivent être déposées directement dans les agences de la CNSS, selon les modalités habituelles. La Caisse insiste : aucun dossier ne sera accepté après le 15 janvier 2026.

Les assurés sont donc invités à ne pas attendre la dernière minute afin de garantir le bon traitement de leur dossier. Ce rappel s’inscrit dans la volonté de la CNSS d’assurer une meilleure gestion des droits et d’encourager l’usage des services numériques pour plus de rapidité et de sécurité dans le traitement des prestations sociales.

Gabon : Oligui Nguema attendu dans la province de l’Ogooué Lolo

Le chef de l’Etat va effectuer des visites dans plusieurs chantiers de la province ce mardi 30 décembre 2025.

 

Après Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, l’année dernière en  période de fin d’année, le chef de l’Etat va effectuer cette fois ci une visite dans la province de  l’Ogooué-Lolo. Dans le chef-lieu de province, le président de la République devrait effectuer des visites de terrain sur des chantiers jugés prioritaires pour le développement local. Figurent au programme la caserne des sapeurs-pompiers ainsi que le Lycée de l’Excellence.

À Lastoursville, Brice Clotaire Oligui Nguema est également attendu sur des sites stratégiques, dont le commissariat de police et le plateau sportif. Le chef de l’État devrait par ailleurs se rendre aux chutes de Mboungou, situées non loin de Lastoursville. Ce site naturel d’exception, entouré d’une riche biodiversité, se veut un espace d’immersion écologique.

Ce site  offre des possibilités d’excursions en pleine nature, baignade dans des rivières réputées non polluées, mettant en lumière le potentiel écotouristique de la région. Au-delà, le président de la République devrait s’entretenir avec les notables et les populations de l’Ogooué-Lolo afin d’écouter leurs préoccupations et attentes.

Notons que cette visite du chef de l’Etat en cette période de fin d’année, revêt une portée particulière. il faut également rappeler que demain 31 décembre, le chef de l’Etat va s’adresser à la Nation.

Gabon : 7 morts et plusieurs blessés dans un accident de circulation sur l’axe Libreville- Ntoum

Le drame s’est tenu lundi 29 décembre 2025 sur l’axe Libreville-Ntoum précisément au lieu-dit PK19.

 

L’accident implique un mini bus de transport en commun avec une remorque de poids lourd stationnée sur le bas-côté de la chaussée. Selon les informations recueillies sur le site de l’Agence Gabonaise de Presse, le drame aurait été provoqué par l’éclatement d’une roue arrière du minibus.

Le choc, a provoqué la mort sur le coup de plusieurs passagers, tandis que d’autres ont été grièvement blessés. Les victimes ont été évacuées en urgence vers les structures sanitaires les plus proches par les services de secours, rapidement dépêchés sur les lieux.

Alertées, les forces de l’ordre ont procédé au balisage de la zone, afin de faciliter les opérations de secours et de réguler la circulation, fortement perturbée après l’accident. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Gabon: Guy Bertrand Mapangou nouveau président de CESEC

Le nouveau bureau  du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a été formé lundi lors du conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat.

 

Guy Bertrand Manpagou Conseiller spécial du Président Oligui Nguema  va assurer la présidence de cette institution en remplacement de  Solange Marthe Guiakié, nommée  juge à la Cour constitutionnelle.  Le nouveau président du CESEC sera assisté de Jean-Sylvain Ndong, premier vice-président, de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, deuxième vice-président, d’Ernest Mpouho Epigat, premier questeur, de Nicaise Moulombi, deuxième questeur.

On note également Tatiana Mireille Bouyou, première secrétaire, d’Aminata Ondo, deuxième secrétaire, et de Guy Francis Moukaga Andjaye, troisième secrétaire.  L’installation de cette nouvelle direction intervient dans un contexte charnière, marqué par la phase de stabilisation institutionnelle post-transition.

Il faut noter que le CESEC a pour principales attributions de conseiller le Président de la République et le Gouvernement sur les questions à caractère économique, social, environnemental et culturel ; de donner des avis et formuler des recommandations sur les projets ou propositions de lois, d’ordonnances et de décrets portant sur le développement du pays ; d’évaluer l’impact social, économique et environnemental des politiques et programmes de développement.

 

Gabon : Oligui Nguema annonce la formation d’un nouveau gouvernement

Le chef de l’Etat l’a annoncé lors du Conseil des ministres,  qu’il a présidé lundi 29 décembre 2025.

 

Réuni avec ses ministres, Oligui Nguema a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Il a invité les ministres sortants  y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants.

Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales.

Le Chef de l’Etat a également rendu hommage à l’esprit de devoir dont ont fait preuve les membres du gouvernement sortant dans l’accomplissement des missions qui leur avaient été confiées.

Communiqué final du Conseil des ministres du 29 décembre

Le  Chef de l’État, a présidé le  Conseil des Ministres ce lundi 29 décembre 2025, à 12 heures, au Palais de la Présidence de la République. Vous trouverez l’intégralité du Communiqué final relayé sur le site de la Présidence de la République.

 

Le Conseil des Ministres a ouvert ses travaux par un hommage appuyé rendu au Président de la République, saluant son engagement constant au service de l’État, tant sur le plan national qu’international au cours de cette année 2025 qui s’achève. Sur le plan national, le Conseil s’est félicité, sous l’impulsion du Chef de l’État, du rétablissement effectif de la légalité constitutionnelle, matérialisé par la conduite ordonnée et maîtrisée du processus de fin de la Transition. Celle-ci a été consacrée par l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie de l’organisation des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, ayant conduit à l’installation, en novembre, de la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et, en décembre, de la sixième législature du Sénat, ainsi que, ce jour, à la prestation de serment des neuf (9) juges constitutionnels.

Ces échéances institutionnelles majeures ont confirmé le retour durable de la sérénité dans le paysage politique national et marqué l’entrée du pays dans une nouvelle phase de recomposition démocratique et institutionnelle. Dans ce contexte, le Conseil a relevé l’importance déterminante des réformes engagées en matière d’encadrement de la vie politique, notamment celles visant à moderniser le cadre juridique applicable aux partis politiques, afin d’en renforcer la représentativité, la transparence et la responsabilité. Ces orientations constituent des conditions essentielles à la consolidation de la démocratie, au bon fonctionnement des institutions et à la stabilité durable de l’État.

Sur le plan économique, le Conseil a salué les orientations structurantes arrêtées depuis la mise en place des Institutions issues de la Transition, ainsi que la volonté clairement affirmée de l’État de se réapproprier les leviers stratégiques de l’économie nationale, en plaçant l’industrialisation au cœur de la stratégie de diversification économique, de création d’emplois durables et de réduction de la précarité. Sur le plan international, le Conseil a salué le net regain de visibilité et de crédibilité diplomatique du Gabon, consacré par la levée des mesures de suspension et la réintégration officielle du pays au sein de l’Union africaine (UA), intervenue le 30 avril 2025. Cette évolution majeure a marqué le plein retour du Gabon dans le concert des nations africaines et internationales, sous le leadership du Président de la République. Le Conseil a relevé que cette dynamique s’est accompagnée d’une activité diplomatique soutenue du Chef de l’État sur la scène internationale, caractérisée par une intensification des échanges de haut niveau et le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans une logique de coopération mutuellement avantageuse.

Elle s’est illustrée, entre autres, par la participation du Président de la République à un sommet aux États-Unis d’Amérique, à l’invitation de son homologue américain, le 9 juillet 2025, ainsi que par plusieurs séquences diplomatiques structurantes avec des partenaires stratégiques, au premier rang desquels la France, marquée par la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville les 23 et 24 novembre 2025. Le Conseil a, enfin, souligné l’attention constante portée par le Président de la République aux enjeux universels engageant la dignité humaine, la paix et le dialogue entre les peuples, notamment à travers la rencontre avec le Saint-Père au Vatican, le 30 octobre 2025, traduisant l’inscription de l’action diplomatique du Gabon dans une vision humaniste et spirituelle des relations internationales. À la suite de cet hommage, le Président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Gouvernement nommé le 5 mai 2025, ainsi qu’aux ministres assurant les intérims consécutifs aux démissions intervenues conformément aux dispositions constitutionnelles, à la suite de l’élection de plusieurs membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 14 novembre et 16 décembre 2025.

Le Chef de l’État a salué le travail accompli et la contribution déterminante de cette équipe gouvernementale à la mise en œuvre de la première séquence du mandat que lui a confié le Peuple gabonais, dans ce contexte exigeant marqué par la fin de la Transition et la préparation d’un nouveau cycle institutionnel. Le Président de la République a souligné que cette phase charnière de l’action publique a été conduite avec engagement, disponibilité et sens élevé de l’État, et a tenu à rendre hommage à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres du Gouvernement sortant dans l’accomplissement de leurs missions.

Dans la même veine, le Chef de l’État a indiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement interviendra dans les tout prochains jours. À cet effet, il a invité les membres du Gouvernement sortant, y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants. Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales. Revenant sur la prestation de notre équipe nationale, engagée en Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Chef de l’État a relevé, pour le regretter, que cette situation met en évidence deux problématiques majeures qui traduisent, en réalité, des manquements structurels persistants : l’absence de méthode et la dispersion des ressources. Il a en outre souligné qu’à ces insuffisances s’ajoute une érosion préoccupante de la fibre patriotique dans la gestion de la chose sportive dans notre pays. Soutenant cette analyse, le Conseil a unanimement reconnu que le football ne saurait être réduit à un simple divertissement.

Il constitue une composante essentielle de l’âme nationale et un vecteur puissant de cohésion et de fierté collective. Lorsqu’il vacille, c’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée. C’est au regard de ces constats que le Président de la République a indiqué que, le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes, destinées à mettre un terme aux errements observés et à rétablir durablement la rigueur, la responsabilité et l’ambition dans la gouvernance du sport national. Sur un tout autre plan, le Président de la République a procédé à deux annonces majeures pour l’année qui s’ouvre. La première concerne l’instruction donnée au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre du conflit homme-faune. Cette situation appelle une réponse exceptionnelle de l’État, destinée à concilier l’impératif de protection de la biodiversité avec la prise en compte des réalités sociales, humaines et économiques vécues par les populations concernées.

Le Président de la République a précisé que cette réflexion, appelée à déboucher sur des décisions fortes, devra s’inscrire dans une démarche empreinte d’humanité, de justice et d’équité, tenant compte des situations de vulnérabilité extrême auxquelles sont confrontées certaines communautés. La seconde annonce porte sur le lancement, en urgence, d’une réflexion approfondie visant à renforcer le dispositif répressif pénal à l’encontre des personnes impliquées dans le phénomène aussi dramatique qu’intolérable des crimes de sang. Le Chef de l’État a souligné qu’il est impératif de protéger les populations contre ces actes odieux et de garantir que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté face à ces atteintes graves à la vie humaine et à la dignité.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Douanes Ce projet d’ordonnance consacre la reconnaissance pleine et entière de la Douane en tant que Corps paramilitaire, composante des Forces de Sécurité et acteur stratégique de la mobilisation des recettes publiques. Il définit les missions, l’organisation, la hiérarchie, les conditions d’accès à la carrière, les droits et obligations des personnels, ainsi que les règles applicables en matière de discipline, de formation, d’avancement et de protection sociale. L’adoption de cette ordonnance vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la professionnalisation du Corps paramilitaire des Douanes, à améliorer la gestion de ses ressources humaines et à consolider son rôle dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, au service de la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

– Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Corps paramilitaire des Douanes. Ce projet de texte consacre la Douane comme une composante à part entière des Forces de Sécurité, placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, et organisée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Il précise les missions stratégiques du Corps paramilitaire des Douanes, notamment la mise en œuvre de la politique douanière nationale, la mobilisation des recettes publiques, la protection de l’espace économique national, ainsi que la lutte contre la fraude, les trafics illicites, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le décret définit également l’architecture organisationnelle du Corps paramilitaire des Douanes, ses structures centrales, territoriales et spécialisées, ainsi que les modalités de coordination avec les autres administrations et les Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce texte vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la modernisation de l’administration douanière, afin de consolider la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

– Projet de décret modifiant certaines dispositions de l’annexe II de l’article 6 du décret no 416/PR/MFPRA/ MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense, des Forces de Sécurité, du Corps autonome paramilitaire de la Sécurité Pénitentiaire et portant reclassement

Ce projet de décret vise à mieux valoriser l’expérience, les responsabilités et les contraintes opérationnelles propres aux fonctions exercées au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Il prévoit notamment le relèvement de l’indice de bonification applicable aux officiers généraux de brigade, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de rémunération et de leur pouvoir d’achat. – Projet de décret fixant les modalités d’allocation de l’Indemnité de Représentation aux Attachés de Défense

Ce projet de texte vise à adapter le niveau de cette indemnité aux conditions de vie dans les pays d’accréditation, afin de permettre aux Attachés de Défense de faire face à leurs charges courantes à l’étranger. Il prend en compte les responsabilités spécifiques liées à la représentation de la Défense nationale, le niveau d’expertise requis ainsi que les contraintes opérationnelles propres à l’exercice de ces fonctions, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions matérielles.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION

– Projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République Gabonaise ;

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de statuts de la Gabonaise des jeux (GDJ)

– Projet de décret portant approbation du cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics ;

– Projet de cahier des charges de la Gabonaise des jeux (GDJ). Ces projets de textes relatifs à la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, ont été pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution. Ils portent notamment sur le nouveau cadre juridique des jeux, la création, l’organisation et le fonctionnement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’approbation de ses statuts, ainsi que la définition des cahiers des charges applicables aux activités de loterie et de pronostics. L’ensemble de ces dispositions vise à doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, à renforcer la protection des populations, à garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations, ainsi qu’à assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales. Cette réforme consacre le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux de hasard et entraîne, en conséquence, l’abrogation du cadre institutionnel antérieur, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée et souveraine du secteur.

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts Ce projet d’ordonnance s’inscrit dans le cadre des réformes visant à moderniser l’appareil sécuritaire de l’État et à rationaliser l’organisation des forces paramilitaires. Il a pour objet de doter les personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’un statut adapté à la nature sécuritaire de leurs missions, exercées dans des contextes opérationnels exigeants, notamment en matière de lutte contre la criminalité forestière, faunique et hydrique. Le projet d’ordonnance reconnaît pleinement le rôle de ces personnels dans le dispositif national de sécurité environnementale, renforce leur capacité opérationnelle et améliore la gestion des ressources humaines, tout en garantissant une protection socio-professionnelle conforme aux contraintes et aux risques inhérents à leurs missions. Il vise également à combler certaines insuffisances juridiques constatées dans l’application du Code forestier et à assurer une meilleure articulation entre les compétences techniques de l’administration forestière et les exigences opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le texte prévoit, en outre, des dispositions spécifiques permettant de traiter certaines situations administratives, notamment celles relatives aux agents non permanents de l’État et aux personnels de l’Agence nationale des parcs nationaux, en particulier les écogardes, à travers des mécanismes d’intégration encadrés et des parcours de formation adaptés. Structuré en six titres, le projet d’ordonnance fixe les règles générales, organiques et statutaires applicables aux personnels paramilitaires de carrière et aux agents non permanents, ainsi que les dispositions communes, diverses et finales. L’adoption de ce statut particulier constitue une avancée majeure dans la professionnalisation du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts et contribuera au renforcement de l’action de l’État en matière de protection des ressources forestières, fauniques et hydriques, dans le respect des impératifs de sécurité, de durabilité et de préservation du patrimoine naturel national.

– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps autonome Paramilitaire des Eaux et Forets

Ce projet de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de sécurité environnementale et vise à doter le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’une organisation adaptée à la nature sécuritaire de ses missions, exercées notamment dans des zones à forte contrainte opérationnelle, conformément aux dispositions du Code forestier. Le projet de décret organise le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts autour d’un Commandement en chef et de plusieurs états-majors spécialisés, chargés notamment de la gestion de la filière forêt-bois, de la protection de la biodiversité et des eaux, des investigations judiciaires et des interventions, ainsi que de la gestion des parcs nationaux et du génie forestier. Cette réforme vise à renforcer la coordination des missions opérationnelles, la discipline et l’efficacité du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts, afin de mieux faire face aux enjeux liés au conflit homme–faune, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la préservation de la biodiversité.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°0291/PR/MEF du 18 février 2011 portant attributions et organisation du Ministère des Eaux et Forêts.

Ce projet de texte s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n°004/PR/2025 du 18 août 2025 ayant érigé l’administration des Eaux et Forêts en Corps autonome paramilitaire, et vise à adapter l’organisation du ministère de tutelle aux nouvelles responsabilités sécuritaires qui en découlent, tout en préservant ses missions techniques et environnementales. Le projet de décret procède à une refonte de l’architecture institutionnelle du ministère, articulée autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, du Corps autonome paramilitaire des Eaux et Forêts, des directions générales, des organismes sous tutelle et de l’Inspection générale des services, afin de renforcer la cohérence de l’action administrative et opérationnelle. Cette réforme vise à moderniser la gouvernance du ministère, à améliorer la coordination entre les structures civiles et paramilitaires et à doter l’administration forestière d’un cadre organisationnel clair, fonctionnel et adapté aux enjeux actuels, notamment la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, le braconnage, le conflit homme–faune et la préservation de la biodiversité.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES

–Projet de décret portant obligation de poinçonnage des bijoux destinés à l’importation et à l’exportation Pris en application des dispositions pertinentes de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier,

ce texte vise à combler un vide juridique en instaurant un dispositif harmonisé de contrôle, de certification et de traçabilité des métaux précieux, conforme aux pratiques internationales. Il subordonne l’importation et l’exportation des bijoux en métaux précieux au respect d’exigences de traçabilité, d’authenticité et de provenance légale, attestées par un poinçon officiel ou par des documents reconnus par l’administration compétente. – Projet de décret portant reconnaissance de la pierre de Mbigou en indication géographique Cette reconnaissance nationale concerne une pierre naturelle extraite exclusivement dans les localités de Kango, Lambaréné et Mbigou, et utilisée notamment dans la sculpture et les productions culturelles. Elle vise à renforcer la protection juridique de ce produit du terroir, à structurer sa valorisation économique et à contribuer à la promotion du patrimoine culturel et artisanal gabonais.