Gabon : malgré le confinement et les nombreux déraillements, SETRAG affiche une bonne santé financière

Malgré les nombreux déraillements, la société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) affiche tout de même une excellente santé financière comme le démontre son chiffre d’affaires estimé à 66 milliards de FCFA en fin septembre 2020 soit une hausse de 13,8% par rapport à la même période en 2019.

Selon nos confrères du directinfos.com, la bonne tenue du trafic manganèse (90% du total) explique cette hausse qui intervient au moment où beaucoup de secteurs économiques ont été plombé par le confinement total puis partiel imposé par le gouvernement pour riposter cotre la pandémie du Covid-19.

Il faut noter que durant la période de confinement total, SETRAG a connu une baisse importante du nombre de passagers transportés (-58,4%) pour cause d’interdiction de déplacements au départ du Grand Libreville dans le cadre des mesures barrières de lutte contre le Covid-19.

L’entreprise a enregistré une hausse de 27,2% de volume global des marchandises acheminées par rails, soit 6,7 millions de tonnes.

Rappelons que le 7 octobre dernier, suite à un énième déraillement d’un train, le brésilien Luiz Renato Lombardo Torres Directeur général de la SETRAG, a volontairement démissionné de ses fonctions. Son adjoint, Christian Magni, a été désigné pour assurer les affaires courantes. Déjà intérimaire à ce poste suite à la démission du belge Patrick Claes, Christian Magni semble conduire la société avec succès.

 

 

Église évangélique du Gabon : A. Bouengoume et ses complices aux arrêts pour détournement de 200 millions de FCFA

Augustin Bouengoune président de l’Eglise Évangélique du Gabon et cinq autres  dirigeante de ladite église, ont été arrêtées le 15 décembre à Libreville pour détournement de 200 millions de francs CFA.

Selon nos confrères du gabonreview.com,  cette  somme de 200 millions de francs CFA, a été décaissée par l’Etat, au titre de frais d’écolage de l’année académique 2018-2019.

Cette opération a permis d’arrêter aussi Jean-Jacques Ndong Ekouaghe, l’ancien président de l’Église évangélique du Gabon accusé d’avoir détourné 160 millions de francs CFA. Guy Roger Mengue Amvame, l’ancien directeur général de l’EPP et Joseph Nnang Obiang, l’ex-directeur des affaires financières ont également été appréhendés eux aussi pour avoir détourné 10 millions de francs CFA chacun.

Parmi les personnes arrêtées, figurent également Jean Faustin Mvone Mba, directeur général de l’EPP et Jean Jules Marie Foula Foula, ancien directeur des affaires financières. Ces deux derniers sont soupçonnés d’avoir détourné 500 mille francs CFA chacun.

Il faut signaler que l’enquête poursuit son cours.

 

État d’urgence sanitaire au Gabon : les élus nationaux et sénateurs valident la prorogation de 45 jours

La chambre basse du parlement gabonais et le Sénat ont adopté lundi 14 décembre dernier, le projet de loi portant prorogation pour une période de 45 jours des mesures sanitaires de prévention, de riposte contre la pandémie de la Covid-19.

Il sied de noter que, ce projet de loi de prorogation de l’état d’urgence avait déjà été adopté par le Conseil des ministres le 10 décembre dernier. Dr Guy Patrick Obiang Ndong ministre de la Santé, l’avait par la suite présenté pour examen et adoption devant les élus nationaux et les sénateurs le week-end dernier.

Il fait dès lors noter que, durant les festivités de fin de l’année 2020, c’est à dire (Noël et 1er de l’An), les gabonais devront donc continuer d’observer les gestes barrières.

A savoir le port du masque obligatoire dans les lieux publics, respect de la distanciation sociale et appliquer les mesures d’hygiène.

Gabon : « 4 partisans du PDG sanctionnés pour trahison, usurpation de titre et escroquerie » ( D. Meyo)

Quatre militants de la formation politique d’Ali Bongo, ont été sanctionnés pour usurpation de titre et d’escroquerie. Contrairement aux informations sans fondement distillées dans les réseaux par des personnes malintentionnées, recadre Dieudonné Meyo Me Nkoghé.

Dieudonné Meyo-Me-Nkoghé vice-président de la Commission permanente de discipline  du Parti démocratique gabonais (PDG), a dans un point de presse déclaré que 4 de leurs camarades militants ont été sanctionnés pour des faits avérés de trahison.

Il seid de note que, les 4 militants du parti au pouvoir dont les noms n’ont pas été révélés formulaient de promesses de nomination à l’endroit de plusieurs hauts « cadres du parti en contrepartie du versement de fortes sommes d’argent ». Ils usurpaient également le titre d’agents des services spéciaux du parti, lesdits services n’existant pas à son sein.

Dieudonné Meyo-Me-Nkoghé qui a longuement auditionnés les mis en cause, a indiqué que ces militants délinquants s’illustraient aussi dans le débauchage des « militants du parti au profit d’une association des jeunes aux velléités hégémoniques ».

« Face à ces actes de trahison, d’usurpation et d’escroquerie, la CPD garante de la cohésion au sein du parti a prononcé des sanctions de suspension de fonctions et d’activités de six mois à un an selon les cas à l’encontre des camarades mis en cause », a dit Dieudonné  Meyo-Me-Nkoghé.

 

Gabon : trois personnes arrêtés en possession de 7 pointes d’ivoire à Ndendé

Fabrice Ngueba et Elino Nzie Boussougou, deux gabonais, présumés trafiquants d’ivoire d’éléphant, supposé propriétaire desdits ivoires, ont été appréhendés les 11 et 13 décembre 2020, à Ndendé dans la province de la Ngounié (Sud du Gabon), en possession de 7 pointes d’ivoire, dont 4 entières et 3 sectionnées en 8 morceaux. 

Une opération mixte de l’antenne de Police judiciaire (PJ) et de la Direction provinciale des Eaux et Forêts, appuyée par l’ONG Conservation justice,  s’est déroulée dans le chef-lieu du département de la Dola, à Ndendé. Fabrice Ngueba et Elino Nzie Boussougou, deux cultivateurs de nationalité gabonaise, la trentaine révolue, ont été interpellés le 11 décembre dernier, en possession de 7 pointes d’ivoire dont 4 entières et 3 sectionnées en 8 morceaux, dissimulées dans leur véhicule et qu’ils ont tenté de vendre au moment de leur arrestation. Et, Fabrice Mangui qui serait le propriétaire d’une partie des ivoires, a également été interpellé le dimanche 13 décembre.

«Au bout de plusieurs heures d’attente, deux jeunes hommes sont arrivés dans un véhicule de transport en commun clando. Ils étaient munis de deux sacs d’emballage de farine. Les deux suspects, Fabrice Ngueba et Elino Nzie Boussougou, ont aussitôt été interpellés. Au cours de leur interrogatoire au poste, ils ont affirmé n’être que des démarcheurs et que les véritables propriétaires seraient toujours en forêt dans des endroits qu’ils ignorent et sans réseau téléphonique. Un troisième individu qui serait le propriétaire d’une partie des ivoires, Fabrice Mangui, a été arrêté le dimanche 13 décembre 2020», a déclaré un agent qui a requis l’anonymat.

Selon Conservation justice, le rôle des éléphants dans les écosystèmes est capital. Comme présenté notamment dans les revues Sciences et Avenir comme Geo, «des chercheurs ont étudié l’impact des éléphants sur la réduction des stocks de carbone en Afrique Centrale: en façonnant leur habitat, ils piétinent les plus petits arbres et dégagent de la place pour les spécimens plus importants qui absorbent le carbone en plus grande quantité. Leur extinction pourrait donc menacer l’équilibre naturel de la biomasse de la région».

«Or, chaque année, en Afrique, 20 à 30.000 éléphants sont tués pour que leur ivoire alimente le marché illicite des trafiquants. Et l’éléphant de forêt, espèce différente de l’éléphant de savane, est particulièrement menacé. Et le braconnage impacte aussi l’économie touristique de nombreux pays africains dont les parcs attirent des millions de touristes chaque année», a fait savoir Conservation justice.

En attendant d’être présentés devant le procureur de la République de la formation spécialisée du Tribunal de première instance de Libreville pour répondre des faits de complicité de détention et celle de tentative de vente d’ivoire dont ils risquent jusqu’à 10 ans de prison conformément aux dispositions de l’article 388 du code pénal, Fabrice Ngueba, Elino Nzie Boussougou et Fabrice Mangui sont gardés à vue dans les locaux de la Police Judiciaire de Mouila pour la suite de la procédure.

Source : AGP et ONG Conservation et justice

 

Moanda : le chef du quartier Lékolo 1 Prosper Olende retrouvé mort dans sa maison

Le quartier Lékolo 1, en deuil, le chef Prosper Olende a été retrouvé mort dimanche 13 décembre dans sa maison suite à  une hernie étranglée, selon le constat d’un médecin légiste.

Selon les habitants dudit quartier, c’est l’odeur du corps en décomposition qui a attisé les soupçons des riverains. Cela faisait quelques jours qu’il n’avait pas été aperçu.

Ajouter à cela, la sonnerie du téléphone qui retentissait à l’intérieur de la maison. Ce sont les forces de l’ordre qui ayant été saisies ont forcé l’entrée principale du domicile et découvert le corps du défunt.

Le médecin légiste également dépêché sur place a déterminé les circonstances du décès. Il serait mort d’une hernie étranglée dont il souffrait.

Affaire Nicolas Nguema : « une arrestation arbitraire et politique » (Me A Kevin Nzigou)

Dans une conférence de presse tenue le 14 décembre à Libreville, Me Ange Kevin Nzigou avocat de l’homme d’affaire gabonais Nicolas Nguema, qualifié « d’arbitraire et de politique » l’arrestation de son client qui est en garde à vue depuis 11 jours à B2 , pour des faits supposés de détournement.

« Comment peut-on dès lors justifier une mesure de garde à vue quand il n’a pas établi des faits qui peuvent supposer l’existence d’une infraction ? Comment peut-on expliquer qu’on homme politique connu pour sa radicalité au système en place soit détenu alors qu’une infraction n’est constatée », s’est questionné Me Nzigou, indiquant par la suite que l’arrestation de son client viole toutes les règles de procédure pénale en vigueur au Gabon.

Il est reproché à Nicolas Nguema d’avoir vendu un navire qui était supposé faire l’objet d’une saisie par l’Etat. Une raison fallacieuse selon son avocat Me Nzigou, qui lui aussi est partie prenante dans cette opération de vente.

Pour rappel,  homme d’affaires et homme politique Nicoals Ngume, avait été dûment mandaté par le Groupe Santullo Sericom pour la vente d’une barge accostée sur le débarcadère du pont de Kanko (100 km de Libreville).  Le mandataire avait par la suite saisi son avocat pour procéder à la vente. Ce qui fu fait en respectant toute la procédure légale devant le notaire, affirme Anges Kevin Nzigou. Le notaire dont le nom n’a pas été cité et Me Nzigou sont les deux cosignataires de l’acte de vente.

Gabon : les détourneurs de deniers publics désormais dans l’œil du cyclone

Nestor Mbou, président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), a dans son discours commémoratif de la Journée nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, a prévenu, que toutes les personnes reconnues coupables des actes de corruption par son institution seront sanctionnées conformément à la loi.

 « Désormais à tous les échelons, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi », a averti M. Mbou, précisant par la suite qu’il n’y aura pas une justice à géométrie variable.

« Face au défi économique quel qu’il soit, il n’y aura ni mini fretin ni gros poisson. Tout le monde passera à la casserole » Dit le président de la CNLCEI.

Il sied de noter que,  depuis sa création au début des années 2000, la CNLCEI n’a jamais fait aboutir un dossier à l’encontre d’un commis de l’Etat suspecté de corruption et de détournement de deniers publics. Malgré ses pouvoirs élargis, elle reste comme une institution qui sert de décor.

Pour rappel, la CNLCEI a été mise en place avec un soutien massif du FMI et de la Banque Mondiale pour aider le Gabon à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite à l’origine du mal développement du pays.

 

Rose Christiane Raponda représente le président Ali Bongo à l’investiture du président Alpha Condé

La cheffe du gouvernement gabonais, Rose Christiane Ossouka Raponda, a représenté le président Ali Bong à l’investiture du président Ivoirien Alassane Ouattara hier. Le premier ministre sera ce mardi à Conakry en Guinée.

Le premier ministre  représente ce mardi le président de la République , Ali Bongo Ondimba à l’investiture du président Alpha Condé réélu fin octobre dernier avec 59,49 % des suffrages universel, devant Cellou Dalein Diallo, crédité de 33,5 % des voix.

Rappelons tout de même que, lundi  14 décembre dernier, Mme Ossouka Raponda était à Abidjan où elle a assisté à une situation similaire avec la prestation de serment du président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. Le président ivoirien a été réélu avec 94,27 % des voix.

Après l’échec de l’annexe de la chambre basse, Eiffage souhaite faire son grand retour au Gabon

Le groupe français Eiffage envisage de refaire affaire à nouveau avec l’État gabonais, se disant prêt à investir dans divers domaines, y compris la construction.

N’étant pas parvenu à réaliser le projet de construction de l’annexe de la chambre basse du parlement gabonais malgré un juteux contrat de 80 millions d’euros, soit environ 52,3 milliards de FCFA, Eiffage souhaite refaire l’affaire avec l’Etat Gabonais.

Les responsables du groupe français se sont entretenus lundi 14 décembre dernie avec Carment Ndaot, la ministre de la Promotion des investissements, à qui ils ont exprimé leur intérêt pour les secteurs de l’énergie, la pêche, l’habitat et des infrastructures.

Pour Henri Walker, directeur administrateur de la filiale gabonaise du groupe, il s’est notamment agi de «recueillir les besoins prioritaires réalisables, qui peuvent donc se mettre en place le plus rapidement possible».

Il sied de rappeler que, les différents marchés obtenus au Gabon par le groupe Eiffage n’ont pas tous abouti. Le projet de conception et de construction de l’extension de l’Assemblée nationale à Libreville est un exemple.

La branche «Construction» du groupe n’est pas parvenue à réaliser ce projet portant sur la construction de deux bâtiments de 10 étages regroupant 482 bureaux. Lors de l’annonce, le 6 janvier 2014, de l’obtention du contrat de 80 millions d’euros, soit plus de 52,3 milliards de FCFA, Eiffage avait promis que les travaux dureraient 27 mois. 167 mois après, le projet semble avoir été avorté.