Gabon: Communiqué final du Conseil des ministres du 30 avril

Vous trouverez ci- dessous le communiqué final du conseil des ministres.

 

Le Président de la République a ouvert la séance en rappelant que le 3 mai 2026 marquera le premier anniversaire de la prestation de serment du Chef de l’État, intervenue le 3 mai 2025. Il a indiqué que cette échéance constitue une occasion de bilan autant qu’un appel à l’exigence. Le Chef de l’État a fait observer que l’An 1 de gouvernance s’est imposé comme une phase de refondation structurante, dont l’ambition centrale était double : restaurer la légitimité institutionnelle de l’État gabonais et amorcer une reconquête de la souveraineté économique. Sur le plan des acquis, il a relevé que l’architecture institutionnelle a été reconstituée, la crédibilité internationale restaurée, une dynamique de souveraineté économique enclenchée, et la rupture avec l’impunité amorcée à travers la réhabilitation en cours de la justice. Le Président de la République a cependant tenu à souligner que ces avancées demeurent inachevées.

Il a notamment relevé que les équilibres institutionnels restent fragiles, les réformes administratives partielles et la soutenabilité budgétaire incertaine en raison d’un endettement élevé, et que, surtout, l’impact social demeure limité : l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de vie des citoyens n’ont pas encore connu d’amélioration tangible. Dans ce contexte, le Chef de l’État a indiqué que l’An 2 sera celui du passage de la refondation à la preuve. Il a précisé que le critère d’évaluation ne sera plus la rupture avec le passé, mais l’impact concret sur le quotidien des Gabonais, à travers la performance publique mesurable, la redevabilité systémique, l’amélioration des services de base et l’accélération d’une diversification économique réelle. S’agissant du volet économique, le Président de la République a rappelé la nécessité pour le Gabon de devenir plus offensif, plus lisible et plus attractif pour l’investissement privé, national comme étranger.

Il a, à cet égard, présenté le Forum international de Libreville, dont le lancement est prévu le 3 mai 2026, comme une plateforme à double vocation : la renaissance du Palais des Congrès à la Cité de la Démocratie, dont l’inauguration rendra hommage à feu le Président Omar Bongo Ondimba, et la relance de la destination Gabon pour l’investissement comme pour le tourisme d’affaires et de congrès. Il a toutefois précisé qu’un forum ne peut suffire et a instruit le Gouvernement de relancer sans délai le Haut Conseil de l’Investissement, afin que les réformes d’amélioration du climat des affaires s’inscrivent dans une démarche permanente et structurée. Dans cette perspective, le Président de la République a fermement exhorté les membres du Gouvernement à faire preuve d’une pleine mobilisation dans l’exercice de leurs responsabilités.

Il attend d’eux une posture résolument offensive vis-à-vis des investisseurs, une présence active dans l’espace public pour porter et expliquer l’action gouvernementale dans leurs domaines respectifs, ainsi qu’une capacité à rendre leurs secteurs lisibles, compétitifs et attractifs. Le Chef de l’État a par ailleurs instruit les membres du Gouvernement de lutter avec la plus grande rigueur et la dernière énergie contre toutes les formes de comportements déviants au sein de leurs administrations, qu’il s’agisse de l’inertie administrative, de la corruption, de la concussion ou de l’exigence de contreparties illicites.

Il a indiqué sans ambiguïté qu’il n’admettra aucune complaisance à l’égard de ces pratiques, ni de la part des agents de l’État, ni de la part des membres du Gouvernement eux-mêmes. Le Président de la République a solennellement rappelé que la responsabilité ministérielle est pleine et entière : tout Ministre qui viendrait à couvrir des comportements contraires à l’éthique publique, à s’y associer de manière directe ou indirecte, ou à ne pas produire les résultats attendus de sa fonction, s’exposera sans délai à un remaniement. Le Chef de l’État a conclu en réaffirmant sa détermination à n’accorder sa confiance qu’aux membres du Gouvernement qui lui donnent satisfaction par leurs actes, leurs résultats et leur exemplarité. Évoquant la nécessaire transformation de l’administration, le Président de la République a constaté que l’administration gabonaise demeure insuffisamment orientée vers les résultats et n’accompagne pas avec la vigueur requise le mouvement de transformation porté par le Gouvernement.

Il a instruit les membres du Gouvernement d’engager une redynamisation en droite ligne avec les orientations du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), à deux niveaux. S’agissant de l’administration centrale, le Chef de l’État a rappelé que chaque responsable — Secrétaire général, Directeur général, Directeur, Chef de service — doit disposer d’une feuille de route claire assortie d’objectifs précis et mesurables, et être régulièrement évalué sur ses résultats. Il a réaffirmé le principe selon lequel la nomination est une responsabilité, non une récompense, et que le maintien en poste doit être motivé par la seule performance.

Il a par ailleurs exigé qu’il soit mis un terme définitif au maintien de responsables au-delà des durées légales et à la vacance prolongée des postes de direction. S’agissant du secteur parapublic, le Président de la République a souligné que les établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte constituent des instruments essentiels d’exécution des politiques publiques, mais que beaucoup fonctionnent en deçà de leur mission en raison d’une gouvernance défaillante et d’une dépendance excessive aux transferts budgétaires de l’État. Il a instruit le Vice-Président du Gouvernement de conclure, avec l’ensemble de ces entités, des contrats pluriannuels de performance fixant des objectifs stratégiques, des engagements de moyens et des indicateurs de résultats, lesquels devront être transmis au Secrétariat général de la Présidence de la République et au Contrôle général d’État pour suivi régulier.

Le Chef de l’État a en outre affirmé que les fonctions ministérielles sont incompatibles avec la présidence d’un conseil d’administration d’un établissement public, d’une société d’État ou d’une société d’économie mixte, et a demandé que les membres du Gouvernement concernés se mettent en conformité immédiatement et sans exception. Il a également exigé qu’il soit mis fin aux conflits récurrents de compétences entre les présidents de conseil d’administration et les directeurs généraux, en rappelant que la frontière entre les fonctions de délibération et de gestion opérationnelle doit être scrupuleusement respectée.

Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a conclu ses propos en rappelant que le Gouvernement a été mandaté pour transformer l’économie, l’administration, et le quotidien des Gabonais  et que cette transformation exige engagement, discipline, audace et résultats, non en paroles, mais dans les faits. PROJETS DE TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE

Projet de décret portant approbation de l’avenant n°4 a la Convention de concession de la gestion et de l’exploitation du chemin de Fer Transgabonais. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, porte approbation de l’avenant n° 4 à la convention de concession de la gestion et de l’exploitation du chemin de fer Transgabonais, signé le 6 mars 2025 entre la République Gabonaise et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG). Pour mémoire, la convention initiale de concession avait été signée le 11 août 2005 et a fait l’objet de trois avenants antérieurs : l’avenant n° 1 du 16 octobre 2016, l’avenant n° 2 du 25 juin 2021 et l’avenant n° 3 du 8 septembre 2021. Le présent décret approuve l’avenant n° 4 dans l’ensemble de ses stipulations, y compris ses annexes.

Il s’inscrit dans le cadre du Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS) du Transgabonais, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de cent soixante-treize millions d’euros (173 000 000 €), dont l’autorisation d’emprunt sera soumise au présent Conseil des Ministres. MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE – Projet de loi portant création et attribution de l’Atelier de Confection des Uniformes des Forces de Défense et Sécurité. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte création et fixation des attributions de l’Atelier de Confection des Uniformes des Forces de Défense.

L’Atelier de Confection est un service d’appui et de soutien dans les domaines technique et technologique, commun aux Forces de Défense et de Sécurité, chargé de mettre en œuvre la politique de défense en matière d’habillement militaire. Cet établissement public à caractère administratif jouit de l’autonomie de gestion administrative et financière, et ses activités s’étendent sur l’ensemble du territoire national. Pour son fonctionnement, il comprend : – le Conseil d’Administration ; – la Direction Générale ; – l’Agence Comptable.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISATION

Projet de décret instituant la Fonction de Chef de quartier au sein des Communes en République Gabonaise. Le présent projet de décret crée un cadre juridique précis pour une fonction qui, jusqu’à ce jour, existait de fait sans statut légal clairement défini. Le chef de quartier est consacré en qualité d’auxiliaire de l’administration municipale, désigné par arrêté du Maire après consultation des notables et enquête de moralité, pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable. Le texte fixe les conditions strictes d’accès à la fonction, notamment : la résidence d’au moins dix (10) ans dans le quartier concerné, la nationalité gabonaise de naissance, l’âge minimal de quarante (40) ans et la bonne moralité.

Il définit par ailleurs de manière exhaustive quatre catégories de missions dévolues au chef de quartier : les missions administratives, sociales, sécuritaires et foncières. Il encadre également les droits et avantages attachés à la fonction — indemnité mensuelle, uniforme d’apparat et dotation annuelle — ainsi que les causes de cessation de fonctions. Le présent texte impose enfin une obligation de secret professionnel, y compris après la cessation de l’exercice des fonctions. –

Le projet de décret portant transfert aux Collectivités locales des compétences de l’État ne nécessitant pas de transfert de moyens financiers. Le présent projet de décret est pris conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi n° 028/2020 du 24 décembre 2020 fixant les modalités de transfert des compétences de l’État aux collectivités locales. Il opère, pour cette première phase, le transfert définitif et irréversible de compétences identifiées au sein de treize (13) départements ministériels, sans transfert de moyens financiers ni mesures compensatoires. Les compétences transférées couvrent des domaines variés, notamment : la police municipale, la gestion du domaine communal, les ressources forestières, l’agriculture et l’élevage, l’environnement, les mines, le tourisme, la culture, les transports et la planification territoriale. Le présent décret précise que des textes réglementaires subséquents viendront, en tant que de besoin, assurer la pleine applicabilité du dispositif. Il abroge expressément le décret n° 453/PR/MISD du 14 novembre 2025 relatif à la première phase du transfert des compétences de l’État aux collectivités locales.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGE DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA

Projet de loi autorisant la ratification de la Convention entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Türkiye en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. Le présent projet de loi autorise la ratification de la Convention signée le 3 mars 2024 à Antalya, en République de Türkiye, entre la République Gabonaise et la République de Türkiye, en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. – Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de coopération en matière de défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Serbie. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise la ratification de l’Accord de coopération en matière de défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Serbie.

Cet Accord, signé le 20 mai 2024 à Belgrade, fixe le cadre juridique particulier visant à établir les principes généraux de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense, fondée sur les principes d’égalité, de réciprocité et d’intérêts communs. – Projet de loi relatif au serment des Ambassadeurs. Le présent projet de loi a vocation à fixer le contenu du serment devant être prononcé par les Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la République Gabonaise accrédités à l’étranger, préalablement à leur entrée en fonctions. Il poursuit deux objectifs distincts. Sur le plan institutionnel, il s’agit de fixer de manière précise et officielle le contenu du serment que les Ambassadeurs sont tenus de prononcer avant leur entrée en fonctions, afin de solenniser leur installation dans leurs postes d’accréditation à l’étranger. Sur le plan déontologique et éthique, le présent projet de loi vise à engager ces hauts cadres diplomatiques à une plus grande responsabilité, tant dans l’exercice de leurs fonctions officielles que dans leur conduite personnelle, en vue d’assurer une représentation exclusive, digne et irréprochable de la République Gabonaise et du Chef de l’État à l’étranger. ∙ Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves.

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE – Projet de loi portant approbation du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte approbation du Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030, en abrégé PNCD. Le PNCD structure l’action publique autour de trois axes majeurs : Le premier axe porte sur la consolidation des prérequis au développement. Il s’agit de renforcer les fondations du pays en assurant la souveraineté énergétique et hydrique, en modernisant les infrastructures physiques et numériques, et en consolidant la sécurité nationale. Le deuxième axe porte sur le développement des leviers de transformation économique accélérée. Il vise à stimuler la croissance par la transformation numérique, le renforcement du capital humain, la modernisation de l’État et le développement du secteur privé, avec un meilleur accès au financement. Le troisième axe porte sur la construction d’une prospérité économique partagée. Il entend favoriser une économie diversifiée et résiliente, promouvoir une société inclusive et préserver le patrimoine naturel, afin d’assurer une croissance durable et équitable. Le présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la consolidation des institutions républicaines et du renforcement d’une gouvernance fondée sur la performance et la redevabilité. Il vise, à terme, l’amélioration de la gestion publique et une réponse structurée aux défis socio-économiques auxquels fait face la République Gabonaise.

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet de loi portant institution du Médiateur de la République, Défenseur des Droits. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte institution du Médiateur de la République, Défenseur des Droits. Il s’inscrit dans la continuité de la loi n° 001/2024 du 5 août 2024 modifiant et supprimant certaines dispositions de l’ordonnance n° 16/PR/2021 du 13 septembre 2021 portant institution du Médiateur. Il a pour objet de redonner à cette autorité administrative indépendante sa juste place dans l’ordonnancement institutionnel de la Ve République et de l’aligner sur les standards internationaux définis par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Le Médiateur de la République, Défenseur des Droits, exerce, auprès des administrations, des collectivités locales, des établissements publics et de tout organisme investi d’une mission de service public, des fonctions de médiation, de conciliation, de concertation, de protection et de promotion des droits des personnes physiques et morales qui s’estiment lésées par le fonctionnement des services de l’État. Pour l’exercice de ses missions, le Médiateur de la République dispose d’un Secrétariat général, d’un Cabinet, de services rattachés et d’une Commission permanente. – Projet de décret règlementant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l’Iboga, de ses dérivés et des savoirs traditionnels associés en République Gabonaise. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et dans le cadre de plusieurs conventions internationales — notamment le Protocole de Nagoya relatif à l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, ainsi que le Traité de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur les ressources génétiques et les savoirs traditionnels associés —, déclare l’Iboga (Tabernanthe iboga) et ses dérivés alcaloïdiques, notamment l’ibogaïne, patrimoine stratégique national, et en réglemente l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation, la commercialisation et l’exportation. À cet effet, le présent décret soumet toute activité relative à l’Iboga à une autorisation préalable du Ministre chargé de la Culture, après avis conforme d’une Commission technique interministérielle nouvellement créée. Il instaure un mécanisme de partage juste et équitable des avantages entre l’État et les communautés autochtones et locales détentrices des savoirs associés, assure la protection juridique de ces savoirs traditionnels, encadre les demandes de brevets portant sur les ressources et dérivés de l’Iboga, et crée un Fonds souverain de l’Iboga destiné à financer le développement de la filière, la recherche scientifique nationale et la valorisation du patrimoine culturel gabonais.

– Projet de décret portant instauration du port de la tenue africaine dans l’administration publique. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, réglemente le port de la tenue africaine au sein de l’administration publique. Il institue, pour l’ensemble des agents publics, le port obligatoire d’une tenue africaine chaque vendredi au sein des administrations publiques. Pour les agents de sexe masculin, sont admis : le pantalon et la chemise en pagne, portés sans cravate avec des chaussures fermées ; le deux-pièces taillé dans un même tissu africain ; l’ensemble pagne, raphia ou wax à manches longues ; le boubou long ; ou le boubou et pagne. Pour les agents de sexe féminin, sont admis : la grande robe brodée ; le pagne et corsage d’apparat ; et le foulard africain. Les présentes dispositions ne s’appliquent ni aux forces de défense et de sécurité, ni aux agents de tout corps de l’État dont la tenue est prescrite par les textes en vigueur. Le contrôle du respect de ces dispositions est assuré par le Chef de service, le Directeur, le Directeur Général et par toute autre autorité hiérarchique compétente.

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

Projet de décret portant création, attributions, organisation, fonctionnement et saisine du Comité National de la Dette Publique (CNDP).

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et en conformité avec le Règlement CEMAC n° 12/07-UEAC-186- CM-15 du 19 mars 2007, porte création, sous l’autorité du Ministre en charge de la Dette publique, du Comité National de la Dette Publique (CNDP). Le CNDP est l’organe national de coordination, d’orientation, de conseil et de contrôle en matière de politique d’endettement et de gestion de la dette publique. Sa création répond à une obligation communautaire longtemps différée, des décrets similaires ayant été adoptés en Conseil des Ministres en 2013 et en 2018 sans avoir été mis en vigueur. Le CNDP est structuré en trois organes : le Comité de Coordination, organe de délibération et de décision, présidé par le Ministre en charge de la Dette publique ; le Comité Technique, chargé de l’analyse et de la formulation d’avis motivés sur les projets d’emprunts, de restructurations et de garanties ; et le Secrétariat Permanent, organe opérationnel assuré par la Direction Générale de la Dette. Le CNDP est exclusivement saisi par la Direction Générale de la Dette, avec effet suspensif, pour tout projet d’endettement extérieur ou intérieur, toute opération de renégociation ou de restructuration de la dette, et toute demande de garantie ou de rétrocession. Ses frais de fonctionnement sont pris en charge par le budget de l’État. Ses membres sont soumis à une obligation de réserve et de confidentialité dans l’exercice de leurs fonctions.

Projet de loi autorisant l’État Gabonais à contracter un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement (AFD) pour le financement du Programme de Modernisation et de Sécurisation du Transgabonais. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise l’État Gabonais à contracter, auprès de l’Agence Française de Développement (AFD), un emprunt d’un montant de cent soixante treize millions (173 000 000) d’euros, soit cent treize milliards quatre cent quatre vingt millions cinq cent soixante et un mille (113 480 561 000) francs CFA, suivant convention signée le 23 novembre 2025. Ce financement est assorti d’une subvention de l’Union Européenne d’un montant de trente millions (30 000 000) d’euros, portant l’enveloppe globale du programme à deux cent trois millions (203 000 000) d’euros. Ces fonds sont destinés au financement du Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS) du Transgabonais, qui s’inscrit dans la continuité du Programme de Remise à Niveau (PRN) financé par l’AFD depuis 2016.

MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION – Décret portant approbation du Contrat de Partenariat Modifié et Consolidé relatif à la conception, l’aménagement, le financement et la construction du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Nsilé allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 105 (PK 105), et à l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Kango allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 95 (PK 95). Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, porte approbation du contrat de Partenariat modifié et consolidé signé entre l’État Gabonais et la Société Autoroutière du Gabon (SAG), relatif à deux objets distincts : – la conception, l’aménagement, le financement et la construction du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Nsilé, allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 105 (PK 105) ; – l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Kango, allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 95 (PK 95). Le contrat initial a été signé le 24 octobre 2019 et a fait l’objet de trois modifications successives : le 24 août 2020, le 9 février 2022 et le 4 avril 2025. Le présent décret approuve la version consolidée intégrant l’ensemble de ces modifications, y compris leurs annexes.

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

Projet de décret portant modification des Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution porte modification du décret n° 0075/PR/MAS du 14 février 2024 portant approbation des Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. En effet, les dispositions du décret suscité n’ayant pas prévu une Agence Comptable, la loi n°037/2023 du 17 juillet 2023 portant modification et suppression de certaines dispositions de la loi n° 6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de Sécurité Sociale vient arrimer certaines dispositions en vue d’y introduire une Agence Comptable. Ainsi, sont approuvés et rendus exécutoires les Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. A ce titre, le présent décret qui abroge le décret n° 0075/PR/MAS du 14 février 2024, revêt un intérêt particulier, en raison de la prise en compte d’une Agence comptable. COMMUNICATIONS POLITIQUE GENERALE MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE Au terme de la présentation du Ministre d’État, le Conseil a approuvé la résiliation de l’Accord portant sur la tenue du Registre International des Navires de la République Gabonaise, conclu avec la société INTERSHIPPING SERVICES LLC, eu égard aux manquements constatés, notamment le non-respect des obligations contractuelles, compromettant le bon fonctionnement du registre et portant atteinte aux intérêts de l’État Gabonais.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

Le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après : – Son Excellence Monsieur Fadoul Kittir ZAKARIA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad près la République Gabonaise, avec résidence à Malabo, en République de Guinée Équatoriale ; – Son Excellence Monsieur Petr SELEPA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Tchèque près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa, en République Démocratique du Congo ; Le conseil a également marqué son accord pour la candidature de Monsieur Auxence MALONGO IYANGUI, au poste de Directeur Financier à la Commission du Golfe de Guinée. Le Conseil des Ministres a également marqué son accord à la demande de soutien de la République Française à la candidature de Monsieur François ALABRUNE au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour le mandat 2027- 2036, lors de l’élection qui se tiendra à New York, en novembre 2026. Enfin, dans la perspective de la prochaine élection du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Conseil a pris acte de la décision du Président de la République de ne présenter aucun candidat ressortissant de la République Gabonaise au poste de Secrétaire Général de l’Organisation. MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication du Ministre relative à l’organisation des premières élections professionnelles en République Gabonaise, tenues le 28 avril 2026. Le Conseil des Ministres a par ailleurs marqué son accord pour l’organisation de la cent quarantième (140e) édition de la Fête Internationale du Travail, le vendredi 1er mai 2026, à l’esplanade du Sénat. Le thème retenu par les mandants tripartites pour cette édition est : « Unis pour une représentativité syndicale constructive au service du développement national ».

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

Le Ministre a présenté au Conseil une communication relative au bilan des projets d’investissement réalisés au sein des collectivités locales dans le cadre de l’Accélération de la Territorialisation du Développement en République Gabonaise. Un investissement majeur de plusieurs milliards de francs CFA, ciblant les chefs lieux provinciaux et les zones enclavées, a été mobilisé au premier trimestre 2026. Il s’exécute à travers deux programmes complémentaires. Le premier est le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), doté d’un budget de soixante-six milliards (66 000 000 000) de francs CFA. Ce programme finance les priorités identifiées par les populations locales en matière d’accès aux services de base, notamment : la construction et la réhabilitation de routes, la dotation en kits solaires, la réhabilitation de pompes hydrauliques et de forages, l’acquisition de manuels scolaires, la réhabilitation de marchés, l’appui aux activités génératrices de revenus, la réhabilitation d’infrastructures hospitalières et l’approvisionnement en médicaments, ainsi que la réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires.

Le second est le Projet de Développement Urbain du Gabon (PUDG), doté d’une enveloppe totale de quatre-vingt-dix milliards (90 000 000 000) de francs CFA, avec un plan de travail annuel estimé à trente-deux milliards (32 000 000 000) de francs CFA. Ce projet prévoit des travaux d’envergure dans sept villes cibles : Franceville, Lambaréné, Koulamoutou, Oyem, Mouila, Ndendé et Lebamba. Les chantiers ont déjà démarré dans plusieurs provinces, avec un niveau d’exécution variable selon les sites. Les premières réalisations témoignent d’un impact tangible sur la mobilité urbaine et interurbaine, l’accès aux services sociaux de base et la dynamisation des économies locales. Le Conseil a pris acte de la mobilisation conjointe des collectivités locales, des services déconcentrés de l’État et des partenaires techniques et financiers pour assurer le suivi et la qualité des ouvrages réalisés. Ces actions sont présentées comme un levier essentiel de modernisation du territoire national et de renforcement de la confiance des populations dans l’action publique. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour l’organisation à Libreville de la quarante-troisième (43e) session du Conseil des Ministres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), qui permettra à la République Gabonaise d’assumer, pour une durée d’un an, la présidence dudit Conseil. Le Conseil des Ministres a également pris acte de l’admission du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre International des Palmes Académiques (OIPA/CAMES), au terme de la délibération du Conseil de l’Ordre réuni en session extraordinaire le 11 juillet 2023.

Le Conseil a salué cette distinction, qui témoigne de la reconnaissance portée, au plus haut niveau continental, aux actions menées par le Chef de l’État en faveur de la restauration et de la modernisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en République Gabonaise. NOMINATIONS Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA SECRETARIAT GENERAL

Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général : M. Valentin LOEMBA BAYONNE, Ministre Plénipotentiaire. – Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général Adjoint : M. Guy NZIBE ANGOUE, Conseiller des Affaires Étrangères. ADMINISTRATION DECONCENTREE – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Fédérative du Brésil : Mme Roseline Patricia MBOUKOU FOUTOU, précédemment Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Jacques Michel MOUDOUTE BELL, admis à faire valoir ses droits à la retraite. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République du Cameroun : M. Fabien Omer NDIMINA DABOU, précédemment Secrétaire Général Adjoint du Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Anthony MINKO MILAME, appelé à d’autres fonctions. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine : M. Anthony MINKO MILAME, précédemment Haut-Commissaire (Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire) de la République Gabonaise près la République du Cameroun, en remplacement de M. Baudelaire NDONG ELLA, appelé à d’autres fonctions. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près les États-Unis d’Amérique : M. Baudelaire NDONG ELLA, précédemment Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine, en remplacement de M. Noël Nelson MESSONE, appelé à d’autres fonctions. – Consul Général de la République Gabonaise en République du Tchad : Mme Alia Maeva BONGO ONDIMBA épouse BIENDI MAGANGA MOUSSAVOU.

Gabon: la nouvelle annexe du tribunal de Libreville inaugurée

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a inauguré, samedi 2 mai, la nouvelle annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville.

 

Il s’agit  d’un complexe comprend notamment quatre salles d’audience, deux salles multimédias équipées d’outils technologiques modernes, ainsi que deux blocs annexes regroupant 154 bureaux destinés aux magistrats, greffiers et personnels administratifs. Deux cafétérias ont également été aménagées afin d’améliorer les conditions d’accueil et de travail au sein de l’institution.

C’est une infrastructure moderne destinée à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à rapprocher davantage la justice des citoyens. Le but est de désengorger les services existants et accélérer le traitement des dossiers judiciaires dans la capitale.

Cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des institutions publiques engagée depuis le début de la Transition, avec pour ambition de consolider l’État de droit et de rapprocher les administrations des populations.

Turkish Airlines suspend ses vols vers Libreville dès le mois de juin

La compagnie aérienne turque a confirmé il y’a quelques jours l’arrêt temporaire de sa ligne reliant Libreville à Ankara.

 

A partir du 15 juin 2026, Turkish Airline suspend sa desserte de Libreville pour des raisons encore inconnues, car aucune explication détaillée n’a été fournie par les représentants locaux dans leur communiqué qui évoque néanmoins que cette suspension entraîne l’annulation de toutes les réservations prévues. Dans son communiqué, la compagnie offre la possibilité à sa clientèle de procéder à un remboursement ou une autre réservation après la fin de la suspension.

Les passagers concernés se voient proposer soit un remboursement, soit un report de voyage une fois la ligne réactivée, sans calendrier précisé. Une perte directe pour les voyageurs et les affaires Au-delà de l’effet d’annonce, cette suspension touche directement les usagers. Le dernier vol sur cette liaison est programmé pour le 09 juin 2026. La liaison opérée par Turkish Airlines s’était imposée comme une alternative compétitive, notamment grâce à des tarifs jugés attractifs face à d’autres compagnies.

Sa disparition temporaire risque de renchérir les coûts de déplacement par les autres compagnies aériennes, de rallonger les trajets et réduire les options pour les voyageurs, qu’ils soient touristes, hommes d’affaires ou étudiants. Notons que, plusieurs autres villes des pays Africains, au Moyen Orient et dans les caraibes. Notamment: le Congo, l’Angola, le Libreia, la Zambie, Kinshasha, Pointe-noire, Luanda, Lusaka la Havane, Freetown et biens d’autres.

Le Gabon élu 1er vice‑président du Forum régional africain sur le développement durable

Le pays a été choisi au cours de la 12eme session du Forum régional organisé en Éthiopie a Addis-Abeba.

 

Présent a cette session, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, qui représente le Gabon participe aux travaux consacrés au suivi des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Selon le site de l’AGP, cette élection consacre, « l’engagement constant du Gabon en faveur du développement durable et son rôle croissant dans les dynamiques de transformation du continent ».

Le Forum régional africain sur le développement durable est un mécanisme intergouvernemental et multipartite organisé chaque année par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement et plusieurs entités du système des Nations Unies. Il est placé sous le thème « Inverser la tendance : des actions transformatrices et coordonnées en faveur du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 », cette 12ᵉ session vise à renforcer la coopération régionale, favoriser l’apprentissage entre pairs et accélérer la réalisation des objectifs stratégiques du deuxième plan décennal de mise en œuvre (2024‑2033) de l’Agenda 2063.

Au cours de cette rencontre qui va s’achever le 30 avril 2026, le ministre Pacôme Kossy interviendra notamment lors d’un panel consacré à la transformation des systèmes alimentaires et au renforcement de la résilience des économies africaines. Il prendra également part à une table ronde sur l’Examen national volontaire, au cours de laquelle il présentera les avancées du Gabon en matière de développement durable.

Différend Gabon-Guinée équatoriale: Oligui Nguema rencontre le médiateur Albert Shingiro

Le président de la République gabonaise, a reçu lundi à Libreville Albert Shingiro, dans le cadre de la médiation engagée par l’Union africaine pour accompagner la mise en œuvre de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend territorial opposant le Gabon à la Guinée équatoriale.

 

La rencontre a eu lieu en  présence d’experts techniques ainsi que d’anciens dignitaires gabonais, mobilisés pour contribuer à une approche concertée et structurée du processus.  Au cours de cette rencontre, Albert Shingiro a présenté au président gabonais les principaux axes de travail proposés par l’Union Africaine. A savoir: un projet de feuille de route conjointe, la mise en place d’un mécanisme ad hoc de délimitation, le lancement des opérations de démarcation, ainsi que la désignation de points focaux nationaux chargés d’assurer la coordination technique entre les deux pays.

Les discussions ont également porté sur la perspective d’un accord de coopération transfrontalière, destiné à consolider les relations bilatérales au-delà du règlement du contentieux, notamment autour des îles de Mbanié, Conga et Cocoteros, au cœur du différend. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre Libreville et Malabo, avec pour objectif une mise en œuvre effective de l’arrêt de la CIJ dans le respect du droit international, tout en préservant la stabilité régionale. Se félicitant de la qualité des échanges, le président gabonais a exhorté les différentes parties à privilégier la voie diplomatique, insistant sur la nécessité de consolider la paix et les relations fraternelles entre les deux États.

Notons qu’il s’agit de la  première rencontre officielle entre le chef de l’État gabonais et l’émissaire africain, désigné fin mars 2026 par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf. pour  coordonner les efforts de médiation et d’accompagnement technique, afin de garantir une application consensuelle et durable de la décision de la juridiction internationale.

 

Le Gabon et AGL signent une convention pour la réalisation du projet Kobe-Kobe

Cette signature effectuée jeudi 23 avril marque une étape déterminante dans le développement des infrastructures nationales.

 

En s’appuyant sur l’expertise reconnue d’Africa Global Logistics dans la gestion d’infrastructures portuaires, ce partenariat permettra d’optimiser les chaînes d’approvisionnement, de fluidifier les échanges commerciaux et de soutenir la transformation structurelle de l’économie nationale.

Le projet KOBE-KOBE s’inscrit dans la vision de développement impulsée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema qui vise à positionner le Gabon comme un hub logistique de référence en Afrique centrale.

Gabon-centrale d’achat: un « méga marché » lancé au stade d’Angondjé

Le directeur général, Théophile Boutamba, a dans un communiqué annoncé la tenue d’un marché le samedi  25 avril, dès 8 heures, au stade d’Agondje.

 

Ce  marché éphémère marque le début officiel de la commercialisation des produits estampillés CEAG ( Centrale d’achat du Gabon). Trois catégories seront proposées au public : des denrées sèches (riz, concentré de tomate, huile), des produits frais (poulets, oignons) ainsi que des articles d’entretien domestique (lessive, produits de vaisselle).

‎‎À l’issue de l’événement, le partenaire attitré de la CEAG assurera la distribution des produits dans 47 points de vente du Grand Libreville, identifiables via un système de QR code. Le dispositif sera progressivement étendu à d’autres localités, notamment Owendo, Bikélé, puis à l’intérieur du pays, dont Port‑Gentil et Franceville. ‎

Notons que, ce lancement intervient dans la continuité de l’inauguration du siège de la CEAG le 11 avril dernier et s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de lutte contre la vie chère, en agissant sur les circuits d’importation et de distribution afin de réduire le coût du panier de la ménagère.

Gabon : 30 milliards FCFA pour désamorcer la crise SEEG–Karpowership

Après plusieurs semaines de tensions dues à des impayés chroniques, un dénouement financier est sur le point d’être conclu pour stabiliser la fourniture d’énergie dans le pays.

Grâce à un prêt de l’État, l’opérateur public d’électricité s’apprête à verser 30 milliards de francs CFA au producteur d’électricité turc, allégeant une partie de ses arriérés. Selon Africa Intelligence, l’opérateur public s’apprête à verser dans les prochains jours cette somme à son prestataire, première tranche destinée à apurer une dette.

Cet accord de paiement, bien que partiel, devrait permettre d’écarter la menace de nouvelles coupures ou d’une réduction de puissance sur le réseau. Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse désormais le simple contentieux commercial : redonner de l’air à la SEEG en pleine phase de restructuration, rassurer les investisseurs sur la capacité du Gabon à honorer ses engagements contractuels et garantir la paix sociale, alors que les délestages répétés commençaient à peser sur le quotidien des populations et l’activité économique.

Ce règlement massif est rendu possible grâce à un appui financier direct de l’État gabonais. L’objectif est clair : éponger une partie substantielle des arriérés accumulés afin de restaurer la confiance entre les deux partenaires. Ce dénouement intervient dans un contexte de forte pression sur le réseau interconnecté.

Suspension des réseaux sociaux: le procès a lieu ce jour sans Alain Claude Billie-By-Nze

Le procès entre la Haute Autorité de la Communication (HAC) et le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) d’Alain Claude Bilie By Nze se tient  ce mercredi devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville, en l’absence de son initiateur Alain Claude Billie-By-Nze détenu à la prison de Libreville.

 

Le parti EPG avait porté plainte contre la HAC pour contester la suspension, par cette institution, des réseaux sociaux le 17 février 2026. L’EPG soutenait que cette mesure constituait une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression et de communication. Dans son argumentaire, le parti affirmait que le communiqué de la HAC ne reposait sur aucune décision juridictionnelle préalable et ne comportait ni limitation dans le temps ni cadre juridique précis.

L’EPG a pour avocats Gisèle Eyue Bekalé et Jean-Paul Moumbembe. Pour eux, cette mesure constituait une « voie de fait » justifiant l’intervention du juge judiciaire afin de faire cesser un trouble manifestement illicite. L’audience va se tenir devant la Cour d’appel de Libreville car, le tribunal de première instance s’étant déclaré incompétent dans une décision rendue le 16 mars dernier.

Cependant, Alain Claude Billie-By-Nze, initiateur de la plainte sera absent car se dernier est depuis quelques jours détenu a la prison de Libreville pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance.

Libreville abrite un atelier régional sur la gouvernance en Afrique centrale

L’atelier  s’est ouvert lundi 20 avril 2026, en présence  du ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang,  de la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Gabon, Mme Fatou Aminata Lo Diop, et de la représentante résidente du PNUD, Mme Rokya Ye Dieng.

 

Pour cet atelier qui va durer pendant deux jours, la rencontre vise à maximiser la visibilité des actions en faveur du développement durable et à renforcer la résilience démocratique dans la sous-région.  Les experts, décideurs publics et partenaires techniques sont réunis et  réfléchissent aux leviers de transformation de la gouvernance, dans un contexte marqué par de fortes attentes des populations. en étroite collaboration avec nos partenaires

Dans son discours de circonstance, François Ndong Obiang a insisté sur la nécessité de faire converger réflexion et action pour répondre efficacement aux attentes citoyennes. Il a plaidé pour l’élaboration d’un rapport « objectif, crédible et intégré », capable de restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés. Le membre du gouvernement a également annoncé l’activation prochaine d’une mission de la Cour des comptes pour renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques, ainsi que la mise en place d’un dispositif institutionnel renforcé dédié à la promotion de la bonne gouvernance, en phase avec les exigences de la nouvelle Constitution.

Cet atelier marque ainsi le point de départ de l’élaboration d’un rapport régional couvrant plusieurs pays, dont le Gabon, le Cameroun, le Tchad ou encore la République démocratique du Congo, avec pour ambition de renforcer la résilience démocratique et la coopération sous-régionale.  Il s’inscrit également dans la dynamique impulsée par le système des Nations unies, à travers le PNUD, en faveur de l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).

 

 

Gabon: les élections professionnelles reportées au 28 avril

Prévues se tenir le 22 avril 2026, les élections ont été reportées en raison de quelques préoccupations soulevées par certaines organisations syndicales.

 

La décision a été prise par la Commission interministérielle pour les élections professionnelles, en concertation avec le vice-président du gouvernement, avec  l’accord du président  Oligui Nguema. Cependant, la campagne, lancée le 14 avril, se poursuit. Le dépôt définitif des listes de candidatures est fixé au mercredi 22 avril à 16h30, suivi de l’affichage des candidats le jeudi 23 avril. Les réclamations pourront être introduites les 23 et 24 avril.

Le scrutin se déroulera le 28 avril, de 08h00 à 16h30, avec un dépouillement prévu le même jour. Les résultats provisoires seront proclamés les 28 et 29 avril, tandis que les éventuelles contestations pourront être enregistrées le 29 avril. Le dépôt des listes pour un éventuel second tour interviendra le jeudi 30 avril. Celui-ci est programmé pour le lundi 4 mai, avant la proclamation des résultats définitifs le mardi 5 mai 2026.

Notons que les élections concernent uniquement les  syndicats légalement constitués et reconnus.  Il est question de  déterminer la représentativité nationale de chaque organisation syndicale.

Gabon:Alain Claude Bilie-By-Nze placé sous mandat de dépôt

L’ancien premier ministre sous Ali Bongo a été  placé sous mandat de dépôt a la prison de Libreville jeudi 16 avril 2026.

 

Un mandat de dépôt a été délivré à l’encontre du président du parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG, opposition), par le juge d’instruction qui l’avait auparavant entendu pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance. pour des faits présumés d’escroquerie et d’abus de confiance.

Dans un communiqué publié jeudi, le procureur de la République, Dick Fabrice Boungou Mikolo, a confirmé la nature des charges retenues à ce stade de la procédure. Il a également indiqué que, « les faits dénoncés portent sur le non remboursement allégué d’une somme de cinq millions de francs CFA remise en 2008 ».

L’ ancien candidat à la dernière élection présidentielle de 2025, Alain-Claude Bilie-By-Nze a donc été arrêté 48h après son interpellation devant son domicile a Libreville.

 

 

Gabon: arrestation de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze

Il a été arrêté mercredi 15 avril 2026 par les éléments du B2 aux environs de 18h  à Libreville.

 

Conduit à la Direction générale des recherches (DGR), l’arrestation de l’ancien premier ministre  s’inscrit  selon les informations dans le  cadre d’un différend financier datant de 2008, liée à une réclamation financière de cinq millions de francs CFA formulée par une prestataire ayant participé à la 9ᵉ édition de la Fête des cultures organisée en 2008. À cette époque, l’ancien chef du gouvernement assurait la présidence du comité d’organisation.

Toutefois, l’arrestation du ministre suscitent des interrogations de la part de ses proches qui pensent que son interpellation ne respectent pas les normes car, il  a été arrêté sans convocation en bonne et due forme, ni plainte déposée au tribunal à laquelle il n’aurait pas obtempéré.  Une convocation qui intervient huit ans après pourquoi une telle précipitation?

Notons que cette interpellation de l’ancien ministre intervient quelques semaines après les sorties médiatiques de l’ancien Premier ministre sur des plateaux de télévisions internationales, où il dénonçait des pressions quotidiennes liées à son opposition déclarée au régime.

Libreville va accueillir la première édition du Gabon Educ Tour 2026

La première édition qui est un événement dédié à la promotion du tourisme gabonais aura lieu du 15 au 30 avril 2026 à Libreville.

 

De nombreux professionnels du tourisme et participants prendront part à la première édition du Gabon Educ Tour consacrée au tourisme et qui a pour objectif de  promouvoir la destination Gabon à travers ses hôtels, lodges, agences de voyages et parcs nationaux. En effet, l’événement aura lieu à la Baie des Rois ainsi que dans plusieurs localités du pays. Ceci dans le but de faire visiter d;autres destinations aux visiteurs.

notamment la Pointe-Denis, Lambaréné, Fougamou, Tchibanga, Mayumba ainsi que le parc national de Loango. Les entreprises locales auront quant à elles, l’opportunité d’élargir leur carnet d’adresses et de valoriser leurs offres.

L’événement  prévoit  des expositions, conférences, rencontres B2B et des circuits touristiques, autour du thème du tourisme durable, avec plus de 400 participants et 90 exposants attendus.

Gabon: révision du texte fondateur de l’ordre des médecins

Les médecins gabonais se sont réunis en assemblée générale à Libreville le 12 avril dernier, pour réviser l’ordonnance 34/75 du 18 juin 1975, texte fondateur de l’Ordre des médecins du Gabon.

 

Au cours de leur rencontre, les médecins se sont attardés  sur l’adoption d’un code de déontologie actualisé, tenant compte des évolutions juridiques nationales et des nouvelles réalités de la pratique médicale. En effet, cinquante et un ans après sa promulgation, l’ordonnance 34/75 du 18 juin 1975 qui institue l’Ordre des médecins du Gabon apparaît aujourd’hui insuffisante face aux mutations profondes qu’a connues la médecine contemporaine Éthique et discipline au cœur des préoccupations.

L’assemblée générale a donc examiné les grandes lignes d’une révision qui vise à rendre le texte fondateur conforme aux standards juridiques actuels et aux exigences éthiques d’une profession en constante évolution. La question de la responsabilité médicale, des nouvelles technologies de santé, du secret médical à l’ère numérique et des relations entre praticiens et établissements de soins figure parmi les enjeux centraux de cette modernisation.

Le code de déontologie adopté lors de ces travaux entend fournir aux médecins gabonais un référentiel clair et opposable, ancré dans la réalité juridique du pays. Notons que cette  démarche s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation institutionnelle que le Gabon connaît depuis le changement de régime du 30 août 2023.

Gabon: l’Agasa relève de nombreuses irrégularités dans un entrepôt

L’agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) à lors d’une mission. D’inspection menée le 10 avril 2026 constaté des irrégularités concernant l’hygiène la conservation des denrées et la gestion des risques sanitaires.

 

Les agents ont constaté plusieurs manquements graves, parmi lesquels un défaut d’hygiène généralisé, une rupture de la chaîne du froid et un entreposage inadapté des produits.

 

À cela s’ajoutent une qualité jugée insuffisante des denrées, l’absence de plan de maîtrise sanitaire et des risques de contaminations croisées.

 

Ces défaillances exposent les consommateurs à des dangers potentiels, en particulier à travers la mise sur le marché de produits périssables mal conservés. L’AGASA souligne que ces pratiques contreviennent aux règles essentielles de sécurité alimentaire.

 

Face à la situation, des mesures immédiates ont été prises. Les produits jugés non conformes ont été saisis en vue de leur destruction.

L’Agence rappelle que le respect des normes d’hygiène, de température et d’organisation constitue une obligation pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement des contrôles sur le territoire national.

Gabon: la CNSS alerte sur les faux agents

La caisse nationale de sécurité sociale a annoncé sur Facebook la presence des faux agents de la cnss sur le terrain.

 

Selon le communiqué, ces personnes utilisent des méthodes d’intimidation pour exiger des paiements immédiats, en espèces ou via des services de transfert mobile.

 

Elles prétendent pouvoir régler des situations liées aux cotisations sociales, aux déclarations de travailleurs ou aux pénalités de retard.

 

Face à ces agissements, l’organisme rappelle que tout agent en mission officielle doit présenter une carte professionnelle ainsi qu’une lettre de mission signée par le Directeur général.

Gabon : ouverture de la 10e édition du marché Africain de l’énergie

Les travaux ont été ouverts mercredi 08 avril à Libreville en présence du ministre de l’intérieur, du ministre de l’eau et de plusieurs autres autorités. 

 

En collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre, prévue jusqu’au 9 avril, est consacrée à la consultation des parties prenantes sur le Pacte énergétique national, dans le cadre de la Mission 300.  Les travaux  réunissent décideurs publics, investisseurs et partenaires au développement. Les échanges portent sur l’accélération de l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne et lever les obstacles aux investissements.

L’initiative s’inscrit dans plusieurs cadres stratégiques, notamment l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la Mission 300 portée par la Banque mondiale, ainsi que les orientations nationales du Gabon. Concernant la mission 300, il est question de raccorder au moins 300 millions de personnes aux réseaux électriques en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Un défi qui nécessite non seulement une production accrue, mais aussi une amélioration significative des infrastructures de transport et de distribution. «Produire de l’énergie, c’est bien.

Au cours de l’ouverture des travaux, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre. «L’Africa Energy Market Place est bien plus qu’un cadre d’échange. C’est une plateforme de mobilisation et d’accélération où se rencontrent les visions publiques et les capacités d’investissement privé», a-t-il affirmé, avant d’ajouter : «Pour le Gabon, l’énergie constitue un levier de souveraineté, un moteur de croissance économique et une condition essentielle à la transformation industrielle.»

CNAMGS : début de l’opération d’immatriculation des bénéficiaires du fonds 4  

La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) entame, ce mardi 7 avril 2026 à Ntoum, les opérations d’immatriculation des bénéficiaires du Fonds qui vise à renforcer le régime obligatoire d’assurance maladie.

 

Les travailleurs du secteur informel et assurés volontaires à savoir : les professions libérales, commerçants, artisans, artistes, mais aussi taximen, pêcheurs, cordonniers, travailleurs domestiques ou encore enseignants du privé sont invités dès ce 7 avril à se faire enregistrer. Par cette initiative, la CNAMGS entend consolider la solidarité nationale et réduire les inégalités d’accès aux soins.

Selon le communiqué de l’institution, les équipes seront mobilisées de 9h à 15h au marché municipal de Ntoum ainsi qu’au rond-point du PK12, afin d’enregistrer les travailleurs indépendants et assurés volontaires souhaitant bénéficier de ce nouveau mécanisme.

Un déploiement progressif dans le Grand Libreville après Ntoum, l’opération se poursuivra le 13 avril 2026 dans la commune d’Akanda. Les sites retenus incluent les marchés du 1er Campement et de Beaulieu, ainsi que l’enceinte de la Chambre nationale des métiers de l’artisanat du Gabon.

Il faut noter que, l’opération a été officiellement lancée en janvier 2026. Le Fonds 4 s’inscrit dans le cadre de la loi 36/2023 du 17 janvier 2023, qui vise à renforcer le régime obligatoire d’assurance maladie. Il a été conçu pour intégrer des catégories socioprofessionnelles jusqu’ici peu couvertes par les dispositifs classiques.

Gabon : les journées du 5 et 6 avril 2026 déclarées fériées, chômées et payées

En raison de la fête de pâques, les journées du dimanche fête de pâques et lundi de pâques sont déclarées fériées.

 

Le ministre du travail, du Plein-Emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle porte à la connaissance des employeurs et des travailleurs ainsi qu’à toute la communauté nationale que conformément aux dispositions du décret n°00727/PR/MTEFP du 29 juin 1998 réglementant les jours fériés en République gabonaise et modifié en son article 2 par le décret n°000484 du 26 mai 2004, les journées du dimanche 5 et lundi 6 avril 2026 marquant respectivement « Pâque » et « Lundi de Pâques » sont déclarées fériées, chômées et payées sur toute l’étendue du territoire national.

Gabon: lancement d’un atelier sur la vulgarisation du plan national de croissance et de développement

L’atelier a été lancée ce mercredi 02 avril 2026 par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault.

 

C’est sous le thème sous le thème « Comprendre le Plan national de croissance et de développement (PNCD) pour élaborer les plans provinciaux de croissance et de développement (PPCD) », que les présidents des conseils municipaux et départementaux seront réunis du 2 au 3 avril 2026 à Libreville.

 

Il est question pour ces derniers de se former sur l’appropriation et la vulgarisation du PCND (plan national de croissance et de développement). Il s’agit d’un document stratégique considéré comme un levier de transformation dont les conseillers départementaux et municipaux doivent s’approprier.

 

Présent au lancement de cet atelier, le ministre de la Planification, Adrien Nguema Mba, cet atelier marque le lancement de chantiers majeurs, notamment la préparation des plans provinciaux de croissance et de développement ainsi que celle des plans locaux de développement.

Gabon: le gouvernement envisage une levée progressive de la suspension des réseaux sociaux

L’annonce a été faite par le Ministre de la communication Germain Biahodjow au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 1er avril à Libreville.

 

Au cours de la conférence de presse, le ministre de la Communication a indiqué qu’une levée de la suspension des réseaux sociaux est prevue au Gabon. Il precise à cet effet que, ce rétablissement se fera de manière graduelle.

 

Il invite à cet effet à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux. Selon le ministre, cette période de restriction aura permis de rappeler les enjeux liés à l’utilisation des plateformes numériques, entre liberté d’expression et responsabilité collective.

 

Il faut rappeler que cela fait deux mois que les réseaux sociaux ont été suspendus au Gabon pour des raisons conservatoires.

Le Gabon va décaisser 42 milliards de Fcfa pour le rachat d’Agro Business Group

L’Etat gabonais va finaliser l’acquisition de 35 % du capital d’Agro Business Group (ABG), dans l’optique de stabiliser les prix sur le marché intérieur en sécurisant directement les chaînes d’approvisionnement.

 

 

Le Gabon qui importe une grande partie de sa consommation de viande et de volaille va,  grâce à ce rachat de l’Agro Business Group (ABG), ex-Siat-Gabon, filiale du belge SIAT, relancer la production locale de produits de grande consommation, sécuriser les chaînes d’approvisionnement pour stabiliser les prix sur le marché intérieur et moderniser les outils de production grâce à des investissements publics ciblés.

En devenant actionnaire de cette industrie locale de l’élevage et du maraîchage, l’État se dote d’un amortisseur de prix.  Cela permettra également au pays de réduire drastiquement sa dépendance aux importations alimentaires. Il est  prévu à cet effet, des investissements publics ciblés pour mettre à niveau les outils de production et insuffler une dynamique industrielle au secteur.

Il faut noter que, dans un contexte de volatilité des coûts mondiaux, cette maîtrise de la production nationale constitue un levier essentiel pour protéger le pouvoir d’achat des ménages au Gabon.

Taxe forfaitaire d’habitation : le ministre de l’intérieur rappel aux responsables des eglises l’urgence de se conformer

Les responsables des lieux de culte sont invités à se faire enregistrer afin de bénéficier de l’exemption de la taxe forfaitaire d’habitation.

 

Le début d’enrôlement prévue pour le 2 avril, le ministre a rappelé aux leaders religieux de  régulariser leur situation administrativeve, pour figurer sur la liste des bénéficiaires, les responsables doivent produire deux documents essentiels notamment une copie du récépissé définitif de l’association ou de la confession religieuse et une quittance d’électricité obligatoirement libellée au nom de ladite entité.

A cet effet, dans le Grand Libreville les dossiers sont déposés à la Direction Générale des Élections et des Libertés Publiques (DGELP) au siège du ministère. Et à  l’intérieur du pays les dossiers sont reçus au sein des Gouvernorats, des Préfectures et des Sous-Préfectures.

Pour finir, l’administration souligne que ce recensement est important  pour l’assainissement du fichier des associations cultuelles. Les retardataires s’exposent, de fait, au prélèvement automatique de la taxe sur leurs prochaines factures d’énergie.

Plainte de l’Etat contre Perenco: la société apporte son démenti

Dans un communiqué daté du 28 mars 2026,  la société Perenco a officiellement démenti les informations relayées par certains médias faisant état des poursuites judiciaires engagées par le Gabon contre la société.

Dans son communiqué, la société à confirmé qu’aucune procédure judiciaire n’a été déposée par l’État gabonais. En effet, depuis quelques jours, de nombreuses médias et réseaux sociaux ont diffusé des informations sur une plainte de l’Etat contre l’entreprise.

Cette dernière qui dans son communiqué n’a pas manqué de qualifier ces informations de  » fausses et diffamatoires  » . Pour la société ces informations sont infondées et la société a  indiqué qu’elle ne tolèrera pas la diffusion de contenus susceptibles de nuire à ses intérêts.

Dans son communiqué, la société Perenco a annoncé qu’elle se réserve le droit d’engager les poursuites judiciaires.

 

Gabon : lancement d’un appel à manifestation pour la sélection de 150 fermes Avicoles

La phase a été lancée jeudi 26 mars 2026 par les ministres de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, et de l’Entrepreneuriat, du Commerce et des PME-PMI, Zenaba Gninga Chaning.

 

Le Gabon dépend à 95 % des importations pour sa consommation de volaille, soit près de 100 000 tonnes par an. Selon le ministre de l’Agriculture Pacôme Kossy. Qui ajoute que cette situation engendre une sortie de devises estimée entre 70 et 80 milliards de FCFA. La situation entraîne le gouvernement à  lutter contre les importations, d’où le lancement de la phase de sélection de 150 fermes Avicoles. En effet, l’ appel concerne les Gabonais âgés de 21 à 65 ans, disposant d’un cheptel d’au moins 1 000 têtes et justifiant de trois années d’expérience dans le secteur.

Les exploitations retenues bénéficieront d’un accompagnement de l’État à des niveaux différenciés, incluant notamment la construction ou l’extension d’un à trois bâtiments d’élevage modernes, entièrement équipés, d’une capacité de 3 000 poulets de chair chacun.  L’appui portera également sur la fourniture d’intrants, poussins d’un jour, aliments couvrant six cycles de production, kits vétérinaires complets,  ainsi que sur des formations destinées à renforcer les compétences techniques des bénéficiaires.

L’opération qui a été lancée le 12 mars est  ouvert jusqu’au 1er avril 2026.  Les dossiers seront  déposés dans les directions provinciales de l’Agriculture ou transmis par voie électronique : 150fermesgabon@gmail.com.. Notons que cette opération   s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan opérationnel d’urgence de la filière avicole (POUFA), adopté en Conseil des ministres le 26 février.

Gabon-Assemblée Nationale : les présidents des huit commissions désormais connus

Ils ont été élus mercredi 25 mars 2026 à Libreville, par les députés au cours d’une séance plénière présidée par le Vice-président de l’Assemblée nationale, Eloi Nzondo.

 

Il s’agit en effet, des présidents des  bureaux des huit commissions générales permanentes à l’Assemblée Nationale. A savoir : la Commission des Lois, des Affaires Administratives et des Droits de l’Homme, avec pour  Président : Brice Constant Paillat (UDB) 99,19%. La Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité Publique, avec pour  Président : Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou (PDG) 94,35%.

A la commission des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale, de la Défense Nationale et de l’Intégration Régionale, on a Blaise Louembe du PDG désigné président avec  98,39%.  Concernant la commission de la Santé, de l’Education, des Affaires Sociales et Culturelles, la présidente est Albertine Maganga Moussavou née Malandou-Bouka (FP) 91,94%.

La commission de la Planification, des affaires économiques, de la production et du développement.  Président : Chantal Myboto épouse Gondjout (UDB) 95,04%.   Commission de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, des Travaux Publics.  Président : Akure Davain Séraphin (UDB) 99,19%.  Pour finir la commission de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable a pour président : Constant Bekale Be Nze (UDB) 91,30%.

Notons que, la mise en place de ces bureaux est conforme au règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui régit le fonctionnement et l’organisation de cette institution.

Gabon-religion : vers l’organisation d’une journée de prière

L’annonce a été faite au cours d’une audience entre le chef de l’Etat et une délégation d’hommes de Dieu, conduite par le prophète Steve Awoulawou, responsable du ministère prophétique Porteur d’Espoir ce jeudi 26 mars 2026.

 

Une journée de prière est envisagée au Gabon le 25 avril prochain. Il s’agit d’une initiative qui vise  à accompagner les efforts de l’État en faveur de la stabilité, de la concorde et de l’élévation morale de la société, en particulier auprès de la jeunesse.

Au cours des échanges, le président de la République a réaffirmé la place essentielle de l’Église dans l’architecture sociale nationale. Acteur de proximité et vecteur de valeurs, l’institution religieuse contribue, selon lui, à l’encadrement des populations, à la promotion de la paix et au renforcement du vivre-ensemble. Apprend-on de la  communication présidentielle.

Qui ajoute qu’à travers  cette audience, les plus hautes autorités entendent réaffirmer leur volonté de reconnaître et de valoriser le rôle des confessions religieuses dans le processus de développement du Gabon, dans une complémentarité d’actions au service de l’intérêt général.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par le chef de l’État avec les différentes composantes de la Nation, en vue de consolider la cohésion nationale et de promouvoir une gouvernance inclusive.

Le Gabon envisage la création d’un festival international du Mvet

Le projet a été évoqué au cours de l’audience tenue le 23 mars entre le président Oligui Nguema et  le collectif des acteurs du Mvet venu lui remettre le certificat d’inscription de cet art ancestral au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

 

Au cours des échanges, plusieurs projets ont été évoqués à savoir : la création d’un festival international du Mvet, appelé à devenir une plateforme d’expression culturelle et scientifique, réunissant artistes, chercheurs et passionnés de la sous-région et d’ailleurs.  Les acteurs ont également plaidé pour l’organisation régulière de rencontres scientifiques afin de mieux documenter et transmettre les savoirs liés au Mvet, en renforçant notamment sa place dans les sphères académiques.

Comme autre projet structurant, on note  la construction d’un musée du Mvet dans la zone stratégique dite des trois frontières, à la jonction du Gabon, du Cameroun et de la Guinée équatoriale. Une implantation hautement symbolique, qui traduit le caractère transfrontalier de cet héritage partagé par plusieurs peuples d’Afrique centrale.  Le chef de l’État a, à cette occasion, réaffirmé son engagement en faveur de la préservation et de la transmission du Mvet aux jeunes générations, le présentant comme un levier d’éducation culturelle et un pilier de l’identité nationale.

Notons que le Mvett est un instrument à cordes accompagné de récits épiques, le Mvet incarne à la fois mémoire collective, philosophie et transmission orale. Sa reconnaissance internationale marque une étape décisive dans sa sauvegarde et son rayonnement, alors que les États de la sous-région entendent désormais en faire un vecteur d’intégration culturelle et de diplomatie patrimoniale.

Gabon : sortie officielle du 1er contingent paramilitaire des Eaux et Forêts

Ils sont 546 recrues qui ont été présenté ce mercredi 25 mars 2026 au cérémonie présidée par le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

 

La première promotion du nouveau corps paramilitaire chargé de renforcer la lutte contre le braconnage et l’exploitation illégale des ressources forestières est composé de 316 auditeurs et de 230 éco-gardes. Au cours de la cérémonie, ces derniers ont prêté serment d’engagement et de loyauté devant les autorités et leurs familles.

La remise de médailles d’honneur des Eaux et Forêts à plusieurs personnalités civiles et militaires ont été décernées par le vice-président du gouvernement et le ministre, aux côtés du commandant en chef du corps paramilitaire.

Le ministre des Eaux et forêts a rappelé au cours de cette cérémonie que la mise en place de ce contingent s’inscrit dans la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, visant à doter le pays.