Gabon: le séminaire sur la réforme institutionnelle reporté à une date ultérieure

Initialement prévu les 29 et 30 septembre 2026, le séminaire axé sur le thème : « Simplification de l’architecture institutionnelle : effectivité de la circulaire présidentielle » est reporté à une date ultérieure, comme l’annonce le communiqué du  ministère de la Réforme.

 

Selon le communiqué du ministère la nouvelle date sera communiquée ultérieurement. La rencontre qui doit avoir lieu pendant deux jours  sera centrée autour de communications thématiques, de panels de discussion et d’ateliers de groupe. Les échanges porteront sur l’analyse du cadre juridique en vigueur, le bilan d’étape des nouvelles structures, ainsi que l’identification des doublons organisationnels, chevauchements de compétences et zones de friction institutionnelle.

A la fin, les séminaristes devront livrer un rapport final, un plan d’action indicatif ainsi que des recommandations opérationnelles hiérarchisées. Ces propositions viseront à rationaliser l’appareil étatique et à accroître la lisibilité et l’efficacité du service public. Sont concernés à ce séminaire, les membres du Gouvernement, des présidents d’institutions constitutionnelles, des responsables d’Autorités Administratives Indépendantes, des Secrétaires Généraux, Directeurs de Cabinet, conseillers juridiques ainsi que des experts et partenaires techniques et financiers.

Notons que, cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la réforme constitutionnelle d’avril 2024, marquée par la transition du régime semi-présidentiel vers un régime présidentiel. « Après un an d’exercice des institutions issues de ce nouveau cadre, l’objectif est d’évaluer leur fonctionnement, la répartition des compétences et l’efficacité globale de la puissance publique», explique le communiqué.

Gabon-Réforme Constitutionnelle : Ali Bongo donne son point de vue ce mardi

Jessye Ella Ekogha porte-parole de la présidence de la République, donnera une conférence de presse ce mardi au palais présidentiel de Libreville, a annoncé lundi le service de presse présidentielle.

Il  sied de noter que, la sortie de Jessye Ella Ekogha intervient en pleine polémique suscitée par l’adoption vendredi 18 décembre dernier en conseil des ministres du projet de révision de la constitution dont les principales modifications concernent l’article 13 qui dispose qu’en cas de vacances de pouvoir ou d’empêchement définitif du Chef de l’Etat, l’intérim de la fonction présentielle sera assumé par un Collège composé des Présidents des deux Chambres du Parlement et du Ministre de la Défense Nationale.

Il y a également l’article 35 qui donne désormais le pouvoir au Président de la République de nommer des Sénateurs et enfin l’article 78 qui proscrit toute poursuite ou condamnation d’un ancien président de la République pour des actes posés durant ses fonctions.

En effet, la révision annoncée par le gouvernement, porte aussi sur 26 articles de la constitution notamment les articles 4, 7, 10, 13,13a, 14a, 14d, 28a, 34, 35, 36, 37, 38, 41, 48, 58a, 61, 62, 73, 78, 80, 83, 84, 85, 90 et 112 de la Constitution de la République Gabonaise.

L’opposition et les activistes dénoncent une reculade alors que les partisans du pouvoir saluent une volonté de moderniser les institutions et de garantir la paix et la stabilité du pays.