Gabon: Oligui Nguema annonce le paiement des rappels de salaires des agents publics

Le Président de la République, a au cours de son discours devant le parlement,  annoncé le lancement dès ce mardi de la troisième et dernière phase du paiement des rappels de salaires des agents publics et des épargnants de la Poste SA.

 

Il s’agit du  règlement de plusieurs dossiers sociaux longtemps  restés en souffrance depuis des années. « Après la mise en œuvre des deux premières phases de l’opération de solde des rappels des agents publics, je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA », a annoncé Brice Clotaire Oligui Nguema.

Cette somme qui représente la dernière phase du paiement des rappels de salaires des agents publics et des épargnants de la Poste SA. Grace a cette phase, l’État gabonais aura mobilisé et reversé un montant global de 105 milliards de francs CFA aux agents du secteur public au cours des deux dernières années. Une démarche qui, selon le chef de l’Etat, traduit sa volonté constante de respecter les engagements pris envers les fonctionnaires et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Dans son discours, le chef de l’Etat  n’a pas manqué d’evoquer le drame vécu par les épargnants de la Poste SA, victimes d’une crise qui dure depuis près d’une décennie. Il a dénoncé une injustice héritée de l’ancien régime, soulignant que plusieurs victimes n’ont malheureusement jamais pu voir l’issue de ce dossier. « Je pense également au désintéressement des épargnants de la Poste SA, victimes d’une injustice depuis une dizaine d’années. Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie », a-t-il déclaré avec émotion. Afin d’apporter une réponse concrète à cette situation, il a annoncé le paiement effectif d’une première tranche de 10 milliards de francs CFA sur un montant total de près de 32 milliards de FCFA dus aux épargnants.

Discours intégrale du Président Oligui Nguema sur l’Etat de la Nation

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à la nation devant le parlement réuni en congrès ce lundi 15 juin 2026. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de son discours.

 

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Président du Congrès ;

Madame le Président du Sénat ;

Mesdames et Messieurs les Vénérables sénateurs ;

Mesdames et Messieurs les honorables députés,

représentants le peuple gabonais ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques,

Consulaires et des Organisations Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Autorités Religieuses et Traditionnelles ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Conformément aux dispositions de l’article 59, alinéa 4 de notre Constitution, je me tiens devant vous, ce jour, pour me plier à l’obligation républicaine du discours sur l’état de la Nation. Ce moment est d’autant plus particulier qu’il marque non seulement le premier exercice du genre sous la 5ème République mais aussi parce qu’il se tient au terme de ma première année de mandat à la tête de notre pays. En tout état de cause, cet instant doit nous conforter dans le sentiment de modernité de notre Constitution, le cadre de notre vivre ensemble que le peuple Gabonais s’est librement doté par référendum.

Par ce vote populaire, le peuple souverain a tenu à ce que le Président de la République vienne, chaque année et à la même période, devant la représentation nationale dire dans quel état se trouve la Nation gabonaise et vers où allons-nous pour le bien de tous. Cette obligation de reddition des comptes au sommet de l’Etat est juste et opportune et je m’y soumets sans réserve, avec humilité et responsabilité. Je me sens particulièrement honoré de me retrouver dans cet hémicycle, au milieu de personnalités consacrées par l’onction du suffrage universel. Car depuis plus de trente ans, les parlementaires portent les attentes, et parfois les préoccupations de la Nation.

Soyez-en remercié ! Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, Chers compatriotes, Le devoir de vérité m’impose de vous rappeler dans quel état se trouvait notre pays avant que vous ne me confiiez la responsabilité de conduire notre Nation. Je souhaite également vous présenter les engagements que j’ai pris face aux gabonaises et gabonais. Depuis le 30 août 2023, date du Coup de la Libération, le Gabon, traverse une période de refondation.

J’emploi ce mot, car il traduit l’ampleur des changements engagés et la responsabilité collective qui nous incombe pour bâtir un avenir meilleur pour notre beau pays. Refonder ne signifie pas effacer notre histoire dans tout ce qu’elle a d’admirable et de douloureux. Refonder, c’est regarder sans complaisance l’édifice dont nous avons hérité, reconnaître honnêtement ce qui tient toujours debout et ce qui, faute d’entretien ou par la volonté délibérée de quelques-uns, s’est effondré.

Refonder, c’est avoir le courage d’envisager de nouvelles manières et de meilleures possibilités de construire le pays ; d’offrir à la Nation une grande fierté, pour mieux l’habiter. Refonder, c’est bâtir l’Édifice Nouveau auquel tous nous rêvons. Avant cette date historique notre pays était assujetti à : Des institutions complices et sans réel contre-pouvoir ; Une dette abyssale, une économie totalement désorganisée et une confiance avec les bailleurs rompue ;

Une mauvaise gestion de notre système d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée par l’inexistence d’une politique énergétique cohérente et claire pour la vie sociale et l’industrialisation de notre pays ; Un niveau de chômage important, aggravé par une mesure inique de suspension de recrutements dans la Fonction Publique ; Un service public inefficace face aux besoins légitimes des usagers et un coût élevé des baux administratifs qui compromettait les capacités d’investissement de notre pays ;

La suspension des bourses scolaires ; Une justice marquée par des grèves à répétition ; La corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe avec un niveau de pauvreté élevée ; Un système de prise en charge de la CNAMGS inefficace ; Un laxisme complice dans la sanction des mauvais gestionnaires de nos deniers publics ; Un système éducatif produisant des chômeurs avec des infrastructures limitées ; Un vivre ensemble menacé à la fois par la haine sur les réseaux sociaux et le niveau de pauvreté ; Une mauvaise gestion de notre système de santé et de protection sociale ;

Plus grave, l’identité Gabonaise, le « Gabon d’abord » et l’Unité Nationale, défendus par les pères fondateurs de notre Nation, la fierté nationale, l’amour de notre patrie, les valeurs prônées par notre hymne nationale (la Concorde) ont tous été abandonnés (émotion : regret) ; faisant de notre peuple, une population sans repères. C’est fort de ce diagnostic difficile, que j’avais, durant la période de Transition, pris l’engagement de remettre notre pays au travail afin de garantir son essor vers la félicité. J’indiquais déjà à cette époque que « Notre pays méritait des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de Droit ».

Ma boussole a toujours été celle de restaurer la crédibilité de notre pays afin de rendre aux gabonais leur dignité. Mais comme je le dis souvent, il n’y a pas de dignité sans effort. Aujourd’hui encore ma conviction, ma volonté de bâtir ce pays reste intacte. Je sais le niveau d’attentes que chacun de vous, que chacun de nos concitoyens, place en moi pour la réussite de notre œuvre collective. Je sais le niveau d’exigence qui est celui du peuple gabonais après tant d’années de souffrances. Je sais les efforts et les sacrifices qui seront nécessaires pour satisfaire les légitimes attentes de nos populations encore exposées à la précarité.

J’entends vos cris et je lis sur chaque visage l’impatience des populations partout sur le territoire national comme cette préoccupation d’une jeune compatriote du petit village de « Biliba » dans l’Ogooué-Ivindo, je cite : « Monsieur le Président, faites tout pour garantir la réussite de nos enfants » (Emotion : empathie). Cette interpellation m’oblige, et j’appréhende dans sa juste mesure, l’immensité du travail qui attend mon gouvernement et moi-même tout au long de ce mandat. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous mes compatriotes, que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes mais plutôt celui de la responsabilité, des actions et du bâtis.

(Hors discours : Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique !) Je tiens à réitérer mon engagement à consacrer l’action de mon gouvernement au redressement de notre pays et au bien-être de nos concitoyens. Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre essor vers la félicité ne sera pas un simple rêve, ni un simple slogan et encore moins une vue de l’esprit. Pour preuve, méthodiquement, nous avons tous ensemble commencé par restaurer nos institutions selon un processus démocratique qui a commencé avec la collecte des contributions citoyennes, la tenue du Dialogue National Inclusif puis l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte du Code Electoral et la Loi sur les Partis Politiques.

La Constitution et le code électoral rénovés nous ont permis de tenir, pour la première fois, des élections apaisées, libres et transparents tandis que la loi sur les partis politiques permettra de réduire le nombre de partis et de réguler notre environnement politique. (Hors discours : j’ai vu apparaître au Journal Officiel la publication d’une loi contraire à ce que les gabonais avaient retenu au Dialogue National.) Notamment sur la création des partis, il fallait avoir 1000 adhérents avec un NIP.

Je n’ai pas compris pourquoi le premier texte publié à cet effet a été changé. Si nous nous mettons à chaque fois à changer ce que le peuple a décidé dans un Dialogue national, comme dans les années 90, ma crainte est qu’à la prochaine convocation ils pourraient ne plus se présenter. Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous étiez tous des acteurs de ce Dialogue National, revenez sur ce qui a été retenu par le peuple gabonais. C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire. S’agissant du Parlement, la nouvelle Constitution renforce les pouvoirs de la représentation nationale en mettant entre vos mains, Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller les Ministres et de recommander même au Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient démis de leurs fonctions en cas d’agissements contraires à l’éthique, au bien-être de notre population, d’amender les projets de loi ou de participer au pouvoir de nomination à certaines fonctions et emplois civils de l’État.

( Hors discours : Auparavant Le Président de la République avait toujours utilisé son pouvoir de nomination sans recueillir l’avis du Parlement. Vous le savez tous ici !). N’en déplaise donc aux adeptes de la critique stérile, notre Constitution conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement votre rôle. La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au grand jamais, signifier absence de collaboration ou de dialogue entre les institutions pour l’intérêt supérieur de nos populations. C’est pourquoi, un texte qui est soumis à votre examen, Mesdames et Messieurs les parlementaires, doit être enrichi et non pas rejeté comme il m’a été donné, avec regret, de le constater. Au risque de glisser vers de l’obstruction parlementaire, la censure doit demeurer l’œuvre du juge, le cas échéant. Plus globalement, mon gouvernement a pris une série de mesures pour corriger certains manquements sur plusieurs pans.

Sur la réforme du Code de la Nationalité qui répond directement aux aspirations profondes et légitimes du peuple gabonais formellement exprimées lors du Dialogue Nationale. Sur la législation des réseaux sociaux, légiférer sur l’espace numérique est une nécessité absolue pour combler un vide juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé libre cours à de dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les atteintes à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation ne sont pas propres au Gabon. Elles existent et s’appliquent rigoureusement dans les plus grandes démocraties. Je peux également citer la construction de la Cité Émeraude pour faire des économies de près de 30 milliards de francs CFA à l’État, que l’on pourrait orienter vers d’autres infrastructures ou vers le social.

La livraison de l’annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville, la livraison du Palais des Congrès Omar BONGO ONDIMBA de la Cité de la Démocratie, jadis détruit, qui devient une vitrine pour notre pays. Les questions de l’emploi des jeunes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble des neuf provinces ainsi que la lutte contre la vie chère trouveront très rapidement des solutions pérennes pour le bonheur de nos populations. (Hors discours : Certes, nous avons construit le Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie en seulement 18 mois. En revanche, la réalisation d’une centrale thermique à gaz exige généralement 3 à 4 années de travaux, tandis que la construction d’un barrage hydroélectrique nécessite 5 à 6 ans, après au moins deux années d’études préalables. Toutefois, nous avons déjà investi, en partenariat avec les banques, plus de 800 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre de centrales thermiques sur l’ensemble du territoire.

Afin de soulager la détresse du peuple gabonais face à cette problématique énergétique, nous avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir 150 mégawatts supplémentaires, renforçant ainsi la capacité actuelle. Au-delà de ces mesures, nous constatons — et le regrettons profondément — l’incivisme de certains usagers, aggravé par la mauvaise gouvernance de notre société nationale d’eau et d’électricité, la SEEG. En matière d’incivisme, plusieurs pratiques préjudiciables persistent : le non-paiement des factures, l’enfouissement des compteurs, la fraude et le trafic, le vol des câbles, le sabotage des transformateurs ainsi que la piraterie des compteurs et les branchements directs. Je tiens à mettre en garde toutes ces sociétés de récupération de rébus ferreux qui achètent auprès de ces jeunes des câbles électriques volés sans jamais les dénoncer à la justice. L’assainissement en eau d’une ville prend également du temps mais ce qui nous arrive, disons-le avec franchise est l’échec de la mise en œuvre du projet PIEPAL depuis 2014, payé à coût de centaines de millions. Pour régler ce problème, nous nous sommes à nouveau endettés auprès de SUEZ pour un montant similaire en vue d’améliorer la desserte en eau. Enfin, la SEEG doit être reformée si nous voulons régler de manière durable le problème.

Ces dysfonctionnements nous confortent dans le projet, d’une part, de séparer la gestion du secteur de l’eau de celui de l’électricité, et d’autre de dissocier la production, de la distribution et de la commercialisation. Dans tous les cas, le Gouvernement, comme présenté à l’occasion du bilan des 100 jours, poursuivra les travaux d’extension du réseau d’électricité et d’eau potable, du réseau routier, du réseau de construction des édifices publics et des hôpitaux modernes ainsi que la promotion des logements sociaux sur l’ensemble du territoire. (Hors discours : Vous m’avez d’ailleurs vu le 02 juin sur le terrain lancer le Pilier 3 de mon projet de société qui concerne les logements sociaux.) Aucune région, aucune localité de notre pays ne restera en rade ! Je peux vous annoncer que l’attente ne sera pas trop longue.

(Émotion : relâchement, sourire !) car toutes les réformes audacieuses que j’ai déjà engagées et celles à venir sont conçues avec méthode et rigueur. Le Document de cadrage Macroéconomique et Budgétaire, en phase avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), pour la période 2027-2029 en sera l’instrument essentiel. Je le redis ici, l’œil qui voit ne ment pas ! Et en dépit de tout, chacun de vous peut voir que le pays est en chantier (Émotion : détente !). Les populations de : Cocobeach le savent, Les populations du tronçon Ovan-Makoukou le savent, Les populations de derrière la pédiatrie regardent la construction des bâtiments de l’Université des Sciences de la Santé, ou les travaux de la voie de contournement de la Nomba que j’ai appelé « la Promenade de la Lowé »

Les populations des tronçons Alembe –Carrefour Leroy – Mikouyi (306 km), Bifoun–Ndjolé (56km), Oyem-Assok Medzeng (36 km), Nzogone-Mvam (32 km), Bifoun–Lambaréné (71 km) savent ce qui s’y fait ! (Multiplier à souhait les exemples de localités en chantier). Je ne doute pas un seul instant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Car chacun de nos projets sera porteur d’efficacité économique, de justice sociale et surtout de confiance retrouvée entre les institutions et les citoyens gabonais. Je citerais en exemple la mise en place de la Central d’Achat, outil concret de lutte contre la vie chère et l’allègement du panier de la ménagère. Concernant le Grand chantier de la Décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre effective du transfert des compétences et des moyens s’effectue déjà et se poursuivra sans relâche, avec une montée en puissance progressive. Dans cette dynamique, le Gouvernement a décidé d’allouer progressivement en fonction des capacités budgétaires de l’État, entre 5 à 10 % des recettes au bénéfice des Collectivités Locales.

Depuis cette année 2026, plusieurs Collectivités Locales, notamment les Communes et les Départements ont vu leur plafond budgétaire augmenter. Pour que le rêve de développement local et de prospérité partagée, devienne une réalité durable. J’invite les Présidents des Conseils Départementaux et les Maires à une gestion rigoureuse, transparente et collégiale des dotations mises à leur disposition en se conformant à leur obligation de reddition des comptes. Honorables et Vénérables Parlementaires ;

Chers compatriotes, Au regard du contexte international actuel, il nous revient de redéfinir la carte diplomatique de notre pays en fonction de nos ambitions et de nos intérêts stratégiques. Pour ce qui est de la Diplomatie, notre Pays a retrouvé sa place au sein des institutions internationales. Le Gabon a été élu au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Au cours des trois (03) dernières années, j’ai réaffirmé l’attachement du Gabon au multilatéralisme ainsi que les positions de notre pays sur les questions internationales, notamment celles liées à la paix, à la sécurité, au développement durable, à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 30 août 2023, les Missions Diplomatiques et Consulaires, ainsi que les personnels de ces missions vivaient une situation clairement dégradante. Ce qui portait atteinte à l’image de notre pays et à la dignité de nos compatriotes diplomates.

Pour remédier à cette triste situation, il est entrepris déjà une amélioration progressive des conditions de vie et de travail de ces entités. Nous avons revu à la hausse les émoluments de nos Ambassadeurs et des Attachés de Défense afin d’améliorer leur condition de vie mais surtout de leur permettre d’atteindre les objectifs assignés. Il s’agit de renforcer la présence et le rayonnement du Gabon sur la scène internationale. Je profite de cette tribune pour annoncer que le Gabon confirme sa candidature pour abriter le Sommet de l’Union Africaine en 2027. Par ailleurs, peu après mon investiture, le Gabon a pris acte de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice, dans le différend frontalier qui l’oppose au Pays frère de la Guinée Équatoriale, un contentieux ancien remontant à 1972.

Soucieux du respect des décisions de justice et de l’intégrité de nos rapports avec les Institutions Internationales dont nous sommes Membre, le Gabon a pris acte du contenu de cet arrêt et est totalement disposé à l’appliquer. Depuis lors, j’ai mis en place une nouvelle Commission Nationale sur ce différend frontalier. Elle travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions possibles et utiles permettant un aboutissement heureux de ce litige qui n’a que trop duré. A ce sujet, le Président de la Commission de l’Union Africaine a désigné un Médiateur que nous avons reçu récemment. Ce dernier a fait une proposition de plan de travail que nous avons approuvé, avec une issue ‘’gagnant–gagnant’’. Sur le plan économique, j’assume une position souveraine de transformation de nos richesses sur notre territoire afin de réduire la dépendance aux exportations des matières premières. Certes notre sous-sol regorge d’énormes ressources naturelles, mais tant qu’elles ne sont pas exploitées et transformées localement elles ne peuvent pas devenir une richesse profitable à nos populations. Vous conviendrez avec moi que ce narratif du « Gabon pays riche » est une illusion.

Les gabonais doivent tous en être conscients et se mettre au travail. Mon pays, notre pays, doit devenir une terre d’opportunités et un pays attractif pour les investisseurs d’où qu’ils viennent. Nous avons tout pour construire une économie diversifiée, résiliente, créatrice de richesses et d’emplois pour notre jeunesse dans plusieurs secteurs porteurs parmi lesquels : L’agriculture, Les produits halieutiques, Le bois Le niobium, Le phosphate, Le marbre, La potasse, Les terres rares, Le fer, L’or, Le diamant, Le manganèse, L’uranium L’iboga, Le pétrole, Le gaz. Une attention particulière sera également portée sur le bilan carbone et la prospection du potentiel national en hydrogène naturel. Après le rachat d’Assala, Tullow Oil et SMP nous avons découvert et mis en exploitation de nouveaux puits (Ngongui et Maboga) qui augurent des lendemains meilleurs dans ce secteur.

Je suis fier aujourd’hui d’annoncer que grâce à l’acquisition des actifs pétroliers GOC-Assala et Tullow Oil, nous devenons le premier producteur national, devant les anciens leaders historiques. Le secteur minier demeure un levier stratégique pour l’avenir de notre pays. Le gisement de fer de Belinga, estimé à 7,5 milliards de tonnes, avec une teneur de 65%, est le plus grand au monde. Celui de Milingui, ainsi que la potasse ou encore le marbre dans la Nyanga, offrent de belles perspectives économiques si nous parvenons à les mettre en exploitation dans les meilleurs délais. Je mène une diplomatie économique proactive afin d’attirer des investisseurs dans ce secteur minier, avec pour corolaire la construction de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une ligne de chemin de fer, ainsi que l’édification de barrages hydroélectriques. Sur le plan macroéconomique, nous avons constaté dès le 30 août 2023, pour le déplorer que le niveau de la dette était abyssal, représentant 70% du PIB, sans qu’elle n’ait servi au développement de notre pays.

Cette question fait l’objet d’un traitement responsable avec les instances internationales, notamment le FMI avec lequel nous sommes en discussion. Je tiens à rassurer la représentation nationale que ces échanges portent essentiellement sur la restructuration de la dette dont le niveau est certes élevé mais soutenable. (Hors discours : Il n’échappe à personne que la quête du développement étant un processus continu, nous sommes contraints de recourir à l’endettement. Mais notre endettement sera maîtrisé et utile à tous. C’est ce que j’appelle en français facile, la dette utile). Aujourd’hui, je peux affirmer que les bases de la transformation de notre pays sont désormais solidement établies. Nous avons réalisé le Recensement Général de la Population et des Logements, qui nous permettra de disposer d’une connaissance précise de notre population, de ses besoins et de sa répartition sur l’ensemble du territoire national. Les résultats de ce recensement seront communiqués et publiés en toute transparence.

Au moment où notre pays poursuit sa marche vers la modernisation de l’État et l’amélioration de la qualité du service public, la Fonction Publique demeure l’un des principaux leviers de transformation de l’action gouvernementale. Héritant, au 30 août 2023, d’une administration confrontée à près de 8 années de gel des recrutements, des avancements et des reclassements, ayant entraîné l’accumulation de plusieurs dizaines de milliers de situations administratives en attente. J’ai fait de la restauration de la justice administrative une priorité absolue. À ce jour, ce sont plus de 60 mille situations administratives qui ont été régularisées. Ces chiffres témoignent de la volonté du Gouvernement de mettre fin aux blocages hérités du passé et de garantir à chaque agent public une gestion plus juste, plus transparente et plus efficace de sa carrière.

La digitalisation des fichiers des personnels et l’archivage électronique des actes de gestion des agents de l’Etat sont désormais en vigueur. Plusieurs bâtiments administratifs ont été réhabilités et nous devons davantage lutter contre la corruption et la surfacturation pour attirer plus d’investisseurs. (Hors discours : Toute vacation, quel que soit le secteur, sera désormais auditée. L’État n’acceptera plus de se faire voler) Après la mise en œuvre des deux premières phases de l’opération de solde des rappels des agents publics, je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA. Par cette ultime opération, l’État aura mobilisé et reversé aux fonctionnaires du secteur public un montant cumulé de 105 milliards de francs CFA au cours des deux dernières années, traduisant ainsi ma volonté constante d’honorer les engagements pris envers les agents publics et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Ceci marque l’aboutissement d’un processus attendu depuis plusieurs années et constitue une avancée considérable dans l’assainissement de la situation administrative et financière des agents de l’État. Je pense également au désintéressement des épargnants de la Poste SA, victimes d’une injustice depuis une dizaine d’années de la part de l’ancien régime. (Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie). J’annonce à leurs familles durement éprouvées que le paiement de la première tranche pour un montant de 10 milliards de FCFA sera effectif, sur près de 32 milliards de FCFA. Tous ces règlements seront effectifs dès demain. Dans le secteur privé, avant la Transition, on notait un taux de chômage des Jeunes à hauteur de 35 %. Une inadéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché local. Une insuffisance des investissements dans la formation professionnelle. De la Transition à maintenant, près de 22 mille emplois dans le secteur privé ont été créés.

Ce secteur a connu en 2024 une hausse de 2,4 % portant les effectifs y relatifs à 85 mille 9 cents salariés. Aussi, face au chômage qui frappe notre jeunesse, nous refusons la fatalité. PassEmploi241, la plateforme publique gratuite qui relie demandeurs d’emploi, entreprises et centres de formation sur tout le territoire, est notre réponse concrète. C’est l’État qui se tient aux côtés de sa jeunesse, en finançant sa formation et en lui ouvrant les portes du marché du travail. Le Pôle National de Promotion de l’Emploi, PNPE a réalisé 5.566 insertions effectives, dont 1.697 embauches directes. 10.000 Jeunes ont été formés dans des secteurs porteurs. Le projet un Jeune, un Taxi pour l’auto emploi, qui a déjà permis la distribution de 1.066 TaxisGab dans les villes de Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem, dont 200 distribués récemment, connait une évolution convenable et sera poursuivi. Avec le projet Gab Pêche, mon ambition est l’appropriation de la pêche artisanale par nos compatriotes notamment les plus jeunes.

Cependant d’après les renseignements de sources concordantes, ce projet rencontre quelques difficultés dans sa phase de mise en œuvre. Ce qui ne m’empêche pas d’envisager de l’étendre dans les villes comme Mayumba, Cocobeach, Donguila et Gamba. Mes chers compatriotes, Il appartient à notre jeunesse de s’approprier ces métiers qui nous permettrons de lutter contre la vie chère et d’arrêter à terme de subventionner des produits importés. (Hors discours : Je me souviens, au lycée, de cette phrase d’un professeur d’économie gabonais : « la rareté crée la demande donc l’inflation et l’abondance des produits entraine la concurrence, casse les prix sur le marché et réduit le coût de la vie.) En somme, si nous voulons lutter contre la vie chère, nous ne pouvons plus continuer à subventionner mais à produire localement ce que nous consommons.

Au sujet des Transports Publics, le constat est le même, il faut les restructurer. Mais des mesures sont en train d’être prises en particulier par la fusion de SOGATRA et de TRANS’URB en vue de la création d’une Compagnie Nationale Interurbaine.100 Bus sont déjà acquis et mis à la disposition de la nouvelle entreprise. Afin de garantir la pérennité de cette nouvelle structure, nous devrons mettre fin à la gratuité. Les recettes générées devraient pouvoir couvrir les charges liées à son fonctionnement et au renouvellement de l’outil de travail. Il est à retenir que l’État devra retirer ses subventions progressivement. (En un mot, fini le ngori !) Pour réduire les charges de l’Etat, le Gouvernement envisage de retirer la prime de transport de 35.000 FCFA à tous les fonctionnaires possédant un véhicule de fonction ou de service. (Hors discours : En général, quand on parle train de vie de l’État, je vois les populations jeter la pierre sur les Sénateurs, le CESE, on va même jusqu’à dire qu’il faut fermer ces deux institutions. Je peux vous dire avec franchise que leurs émoluments ont déjà été réduits depuis la période de transition. Mais on oublie souvent les directeurs généraux ou leurs adjoints du secteur Parapublic qui gagnent plus que les Ministres et les parlementaires. Alors pour une meilleure équité, nous allons réduire la masse salariale dans ces secteurs.) Quant au Transport Ferroviaire il est urgent d’accélérer la réhabilitation de notre chemin de fer et de l’interconnecter aux autres réseaux ferrés.

L’État gabonais, dans le cadre d’un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement, AFD, d’un montant de 173 millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA, finance les travaux actuels de remise en état de notre voie ferrée. Les travaux se dérouleront sur une période de 06 ans pour s’achever en 2031. S’agissant du transport Aérien, nous avons créé la Compagnie nationale FLY Gabon. Elle dessert l’intérieur du Gabon : Port-Gentil, Franceville et Oyem et dans bientôt Makokou Tchibanga, dès l’opérationnalité de leurs aéroports. Elle dessert aussi plusieurs destinations en Afrique dont le Congo, la RDC, le Cameroun, l’Afrique du Sud, Le Benin, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Nigéria, Sao Tomé et Principe. Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat avec l’Académie Ethiopienne de l’Aviation Civile, près de 400 étudiants Gabonais achèveront bientôt leurs formations aux métiers de l’aéronautique. En matière de transport maritime, fluvial et lagunaire, ma vision pour notre Pays est d’assurer la connectivité de toutes les villes et de tous les villages en bordure des cours d’eau navigable, pour renforcer l’inclusion sociale et optimiser la circulation des personnes et des biens.

La gestion des ports et aéroports relève de la souveraineté nationale. En conséquence, une réflexion sera faite dans l’optique de réviser toutes les conventions de concessions et d’autres types de partenariats, sous forme de contrats gagnant-gagnant. Sur le plan social, la modernisation du système de santé, le maintien et le renforcement des filets sociaux sont en cours. Notre système de santé que chacun d’entre vous connaît, contraint ceux qui en ont les moyens à se soigner à l’étranger et abandonne les autres à une médecine sous-équipée, sous-dotée, voire même épuisée par des années de désengagement de l’État.

Ma vision pour le système de santé consiste à doter le Grand Libreville d’infrastructures sanitaires de haute spécialité, à renforcer les capacités des personnels médicaux et paramédicaux afin de faire du Gabon un Grand Pôle sous régional et continental en matière d’offre de soins de haute qualité ; sans oublier les Capitales Provinciales et les Chefs-Lieux de Département. Ils retiennent toute mon attention. Depuis lors : Trois (03) promotions successives de médecins et pharmaciens sont sorties de l’Université des Sciences de la Santé, en 2 ans, Plusieurs agents de santé ont été mis en solde, Des centres hospitaliers régionaux et hôpitaux départementaux ont été construits ou réhabilités, D’autres infrastructures de santé à Libreville et à l’intérieur du pays ont été ouverts. A cela s’ajoutent l’acquisition de matériel, le renforcement du plateau technique et la dotation d’ambulances dans les structures sanitaires. En deux ans, 14 nouvelles représentations du Samu Social Gabonais ont été ouvertes.

L’inclusion des Personnes à Mobilité Réduite a connu une amélioration substantielle grâce à la dotation d’équipements adaptés. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale, CNSS, a été reformée. Les droits trouvés en 2023 pour plus de 23 milliards de FCFA concernant 14.146 assurés sont progressivement apurés et la fluidité du système se rétablit. Par ailleurs, le Gouvernement a procédé au payement des pensions à 26.313 retraités pour un montant de 1,5 milliard de F CFA. La reforme paramétrique engagée par le gouvernement est une opportunité déterminante pour la caisse et ses assurés. Enfin, à court terme, la CNSS couvrira les travailleurs indépendants de sorte que les personnes sans emploi formel soient désormais couvertes. Malgré les efforts louables déjà entrepris, le fonctionnement de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale, CNAMGS, laisse toujours à désirer. Les assujettis et les partenaires de cette grande entité de protection sociale sont désormais désabusés. Cette situation ne peut perdurer. Des reformes importantes sont en cours dont la mise en œuvre du Fonds 04 pour les travailleurs indépendants. (Hors discours : j’invite les politiciens et les élus à Expliquer aux populations que le Fonds 04 concerne : les commerçantes, le personnel de maison, les coiffeuses, les vulcanisateurs, les cordonniers, etc. Soyons tous d’accord que 660 mille contribuants ne peuvent pas soigner 1.300.000 malades autrement dit les gabonais économiquement faibles (GEF). Si nous voulons tous sauver la CNAMGS, nous devons auditer ce fichier afin de désengorger le fonds GEF. Par ailleurs tous ces petits métiers qui génèrent de l’argent doivent désormais contribuer.

En substance, pour les femmes commerçantes dans les marchés, le but n’est pas d’augmenter le prix de l’étal mais de demander à la mairie de diviser le prix de l’étal en deux (par exemple : sur un étal de 15000, la Mairie pourrait diviser en deux et reverser 7500 dans ses caisses et l’autre moitié à la CNSS et à la CNAMGS). La Mairie devient le collecteur légal chaque fin de mois pour ces commerçantes. Autant de mécanismes peuvent être trouvé pour les autres métiers.) Désormais, je veillerai personnellement, à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante. La Caisse des Pensions et des Prestations Familiales, CPPF a payé pour 57 milliards d’arriérés de pension en deux échéances l’une en février 2024 et l’autre en avril 2025. Il est à noter que tous les arriérés de la CPPF, d’un montant de 66 milliards de FCFA due aux retraités gabonais, étaient restés impayés pendant plus de 7 ans. J’ai décidé de transformer la CPPF en un investisseur institutionnel capable de garantir la pérennité du système de retraite des agents publics et de contribuer significativement au financement de l’Economie Nationale.

En ce qui concerne l’Éducation Nationale, la Formation Professionnelle, l’Enseignement et la Recherche Scientifique, la situation trouvée en 2023, est un système éducatif gravement affecté par l’inadéquation entre l’offre Pédagogique et les offres d’emplois nécessaires au développement de notre Pays. La recherche scientifique n’est pas tournée vers les besoins en innovations et aux solutions à apporter aux problèmes des gabonais, ni pour accompagner le développement des entreprises et l’amélioration du service public. Les filières professionnalisantes restent embryonnaires, sous équipées et marginalisées, en ne représentant que 10 à 20% du système éducatif national. Ce modèle d’école doit changer pour inverser cette tendance inappropriée à la vision de développement de notre économie et au développement durable de notre Pays. Pour l’avenir, le Gouvernement prévoit, pendant le mandat, le renforcement de la lutte contre les violences en milieu scolaire, la consommation des drogues, l’organisation annuelle des concours d’excellence, la construction et la réhabilitation des internats, des centres techniques, des réfectoires, 2 000 salles de classes, l’achèvement des lycées agricoles de Lébamba et de Bikélé. (Hors discours : Je loue les efforts de ces enseignants qui ont supporté, toutes ces années, ces comportements déviants.) Avant la fin de cette année 2026, je convoquerai ce que j’appelle les Grandes Assises de l’école des compétences pour un Gabon souverain et des citoyens prospères.

Ce sera dans le cadre du Conseil National de l’Education et de la Recherche. Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers Compatriotes, Fidèle à mes engagements de loyauté et de respect vis-à-vis de mon peuple et au serment que j’ai prêté le 03 Mai 2025, le jour de mon investiture, j’ai tenu à vous présenter ce tableau de notre pays, avec franchise et objectivité, pour nous amener à comprendre que la tâche pour le redressement du pays est certes difficile mais pas impossible. Cette photographie de la Nation montre à suffisance aux yeux de tous que le projet de société que j’ai soumis au Peuple gabonais et qui a été plébiscité est la réponse humaine et réaliste aux maux qui minent le Gabon. J’ai donc besoin de votre implication active pour m’aider à le concrétiser au cours de ce mandat.

La Jeunesse gabonaise traverse une période difficile. Avant la Transition, près de 60% des jeunes actifs exerçaient dans l’informel à cause d’une faible articulation entre formation, emploi et entreprenariat. 70% des infrastructures sportives étaient dégradées. Tandis que les compétitions sportives nationales étaient irrégulières voire suspendues. Depuis la Transition, les mécanismes institutionnels pour les jeunes ont été réactivés tels que le Conseil National de la Jeunesse du Gabon, le Parlement Gabonais des Jeunes. Les efforts déjà faits avec la création de la Banque pour Commerce et l’Entreprenariat du Gabon, BCEG avec un taux à 4%, quoiqu’encourageants et positifs, nécessitent cependant d’être renforcés et amplifiés. Notons que, depuis son lancement en décembre 2024, la BCEG a financé au total 17,1 milliards de FCFA pour les projets dédiés à la jeunesse sur les 25 milliards mis à disposition. 120 jeunes porteurs de projets viables ont été identifiés et accompagnés dans les provinces du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo. Les partenariats ont été dynamisés avec le PNUD et l’UNICEF.

L’objectif final est d’atteindre le plein emploi dans un délai raisonnable. (Hors discours : Je profite de cette occasion pour passer un message aux jeunes. Nous avons mis des mécanismes pour accompagner l’entreprenariat des jeunes, la BCEG. C’est aux jeunes de se tourner vers cette structure pour obtenir des financements. Cependant, nous constatons un désintérêt de la part de ces derniers. Évoquer TaxiGab : le jeune qui a détourné son fonds d’investissement pour l’achat d’un véhicule GabPêche : la mauvaise gestion Au plan culturel, il est regrettable que l’art et la culture aient souvent été relégués au second plan, alors qu’ils sont essentiels à notre identité. C’est pourquoi j’ai encouragé la valorisation des tenues africaines chaque vendredi, relancé la célébration de la Fête des cultures et soutenu nos productions cinématographiques et musicales. Ces initiatives visent à offrir de meilleures conditions aux créateurs et à assurer le rayonnement durable de notre patrimoine artistique sur la scène internationale.

Au plan sécuritaire, notre pays connait un redressement significatif avec une augmentation des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité, l’acquisition de moyens roulants et d’équipements divers pour l’ensemble des forces. La construction et la rénovation de nouveaux postes avancées, de Commissariats et de plusieurs casernes à travers le territoire ne sont pas en reste. A cela s’ajoute le renforcement du maillage sécuritaire afin de renforcer l’intégrité de notre territoire national. Des hélicoptères d’attaque de type MI 35 et des frégates sont en commande pour faire face aux menaces asymétriques notamment la piraterie maritime qui fragilise le Golfe de Guinée. L’objectif de tous ces moyens est de lutter efficacement contre la recrudescence d’actes de grand banditisme, l’exploitation illégale de ressources naturelles. (Hors discours : C’est l’occasion de rappeler que chaque citoyen doit prendre conscience qu’il est avant tout garant de sa propre sécurité en dénonçant les auteurs de ces actes répréhensibles).

(Le quadrille de la ville est en cours avec un système de patrouille et de vidéosurveillance, de désenclavement des quartiers sous intégrés en ouvrant des voies secondaires pour faciliter l’accès aux agents de sécurité et de défense. Dans l’intérêt de tous, nous demandons aux populations de nous faciliter la tâche dans les opérations de désenclavement.) Une loi de programmation militaire 2026-2030 est en cours d’examen pour accélérer la modernisation et le renforcement des capacités de nos Forces de défense. Une autre sera également prise pour nos Forces de Sécurité. Mon ambition est de faire de la Défense et de la Sécurité un levier permanent de stabilité, de souveraineté et de développement pour notre pays. Honorables et Vénérables Parlementaires, Mes chers compatriotes, Parler de l’État de notre Nation, c’est aussi s’adresser à notre conscience collective avec lucidité. Reformer nos institutions ne suffit pas : Il faut surtout accepter de formater nos mentalités et renforcer les valeurs qui fondent notre État.

La justice en est la colonne centrale. Pour bâtir un État plus juste, plus fort et plus protecteur, il est essentiel de comprendre que la justice est le pilier de notre maison commune, et que la responsabilité en est la clé. Éminents Parlementaires, Mes chers compatriotes, L’histoire de notre pays nous enseigne une leçon essentielle : chaque fois que nous avons cédé à la division nous avons reculé. Chaque fois que nous avons choisi l’unité nous avons avancé. Les discours de haine, les manipulations identitaires qui appellent à la violence et à la désobéissance ne servent pas la République. Ils fragilisent notre cohésion et l’avenir de nos enfants. Je lance un appel solennel à l’unité nationale, au patriotisme et à la responsabilité. Que nous soyons de la majorité présidentielle, des partis frères, des partis réunis ou de l’opposition, nous sommes avant tout des Gabonais. La République Gabonaise est notre bien commun, notre maison commune.

Nous devons donc veiller à ce que la désinformation et la manipulation de l’information qui sont devenues les marques de fabrique de certains d’entre nous ne puissent avoir raison de cette belle unité dont nous avons fait montre durant les périodes les plus éprouvantes de notre histoire récente. Pour ce septennat, ma vision est claire : construire une République gabonaise prospère, souveraine, stable et respectée afin de rendre aux gabonais leur dignité. Un Gabon qui valorise ses ressources naturelles au bénéfice de son peuple. Un Gabon qui renforce ses partenariats internationaux dans le respect mutuel et l’indépendance. Chers parents, je vous prie de reprendre en mains l’éducation de vos enfants. Aux enseignants, de les enseigner et de les instruire.

A l’État, de les protéger. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour un avenir radieux. A vous la jeunesse de notre pays, je vous exhorte à entreprendre avec mesure. Gardez-vous de précipiter l’accomplissement de grandes œuvres, car l’empressement peut vous conduire au bord d’abîmes périlleux. Attachez-vous plutôt à accomplir des tâches modestes ; c’est de l’addition de ces efforts discrets que naîtront, pour notre nation, de véritables accomplissements. Je rêve d’un pays où chaque enfant peut aller à l’école sans crainte, où chaque citoyen peut se soigner, où chaque famille peut vivre dans la dignité.

Ce rêve de la félicité peut être porté si nous restons unis et déterminés. À ceux qui accusent le pouvoir de restreindre les libertés, je réponds avec calme et fermeté : la République Gabonaise est une démocratie en construction, fondée sur le pluralisme politique, la liberté d’expression et le respect des lois. Les partis politique existent, s’expriment et participent aux élections, les médias fonctionnent. Les citoyens s’expriment. Mon engagement est constant : garantir les libertés fondamentales tout en assurant la sécurité, la stabilité et la cohésion nationale. C’est cette responsabilité que m’impose la fonction de Président de la République.

Chers compatriotes, L’heure n’est ni au doute, ni à la peur. L’heure est à l’Espérance, à la responsabilité et à l’action collective. Ensemble, poursuivons le chemin de la paix, du développement et de la souveraineté.

Ensemble, écrivons une nouvelle page de l’histoire de notre nation.

Que Dieu bénisse chacune et chacun de vous.

Que Dieu bénisse notre armée, notre jeunesse et nos institutions.

Que Dieu bénisse la République Gabonaise !

Je vous remercie !

Gabon: Oligui Nguema confirme la séparation des activités de l’eau et de l’électricité au sein de la SEEG

L’annonce a été faite au cours de son discours devant le parlement à l’occasion de son discours sur l’Etat de la Nation tenu ce lundi 15 juin 2026 à Libreville.

 

Il s’agit d’une réforme majeure dans le  secteur de l’eau et de l’électricité. Les  activités de l’eau et de l’électricité au sein de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), seront désormais séparées. Dans son discours, le chef de l’Etat a souligné que ce modèle a atteint ses limites. Pour le chef de l’Etat Oligui Nguema, la réforme de la SEEG est devenue incontournable afin d’améliorer durablement la qualité des services publics. « La SEEG doit être réformée. C’est pour cela qu’il y aura désormais une séparation de l’eau et de l’électricité », a-t-il affirmé devant les députés et les sénateurs.

En rejetant l’argument selon lequel le secteur de l’eau ne pourrait pas survivre financièrement sans les recettes générées par l’électricité, le président a expliqué que, cette organisation permet une gestion plus efficace. À travers cette réforme, il entend créer des structures spécialisées, capables de mieux gérer les investissements, d’améliorer la maintenance des réseaux et d’accroître les performances dans chacun des deux secteurs.

Conscient des difficultés que rencontrent les populations a cause de ces coupures d’électricité,  le chef de l’Etat a invité les populations à  la patience. « Je demande au peuple gabonais d’être patient face aux problèmes d’eau et d’électricité. Nous allons trouver des solutions », a déclaré le chef de l’État.

 

 

Gabon: homologation de trois nouvelles variétés de riz

Baptisées Cheyi, Mboma et Moukafaci-1, ces nouvelles semences affichent des bonnes performances et vont permettre au Gabon de lutter contre la dépendance aux importations de riz.

 

Dans le cadre de la deuxième phase de l’Initiative de coopération entre la Corée et l’Afrique pour l’alimentation et l’agriculture (KAFACI), qui vise à transférer des technologies agricoles adaptées aux réalités locales afin d’augmenter durablement la productivité des exploitations,   trois nouvelles variétés de riz sont homologuées au Gabon. En effet,  Selon les résultats des essais agronomiques réalisés dans le cadre du programme KAFACI, ces variétés  peuvent produire entre sept et huit tonnes par hectare, soit plus de trois fois la moyenne africaine observée en 2024.

En 2025, le pays a importé plus de 95 000 tonnes de riz pour une dépense estimée à 41 milliards de francs CFA. Six ans plus tôt, cette facture ne dépassait pas 8 milliards de francs CFA. Une progression spectaculaire qui pèse lourdement sur la balance commerciale et expose le pays aux fluctuations des marchés internationaux. D’où cette phase qui prévoit prévoit déjà l’implication de 1 100 agriculteurs regroupés au sein de 60 coopératives réparties sur l’ensemble du territoire national.

Quatre-vingts spécialistes agricoles bénéficient de formations sur les méthodes modernes de production, de gestion des parcelles et de suivi technique. Leur rôle sera déterminant dans la diffusion des nouvelles pratiques auprès du monde rural.notons que, l’objectif consiste également à professionnaliser davantage les filières agricoles, à renforcer les revenus ruraux et à favoriser l’émergence d’une véritable économie rizicole nationale.

 

 

Gabon: trois élèves placés sous mandat de dépôt pour agressions

Accusés d’avoir sauvagement agressé un de leurs camarades, les trois élèves du lycée d’Excellence de Franceville,  ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale à l’issue de leur audition devant le magistrat instructeur près le tribunal de première instance .

 

Inscrits en classe de classe de 6e au sein du même établissement scolaire et âgés de 16 ans les trois élèves répondent aux noms de Gilbert O.N., 18 ans, B.J.O, et J.K.O, comme l’indique le journal l’Union. Tous deux âgés de 16 ans, ils sont accusés d’avoir sauvagement agressé un de leurs camarades, M.N, élève en classe de 4e E, lors d’une altercation survenue dans l’enceinte du lycée.

Selon des sources concordantes, comme le rapporte le journal l’Union,  la victime aurait reçu de violents coups au niveau du ventre, des côtes ainsi qu’au bras gauche. Sérieusement blessé, le jeune élève avait été conduit en urgence au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo de Franceville, où il a bénéficié de soins appropriés. Alertée des faits, la brigade de gendarmerie d’Épila avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire, laquelle a conduit à l’interpellation rapide des trois élèves présumés auteurs des violences. Au cours de leurs auditions, les mis en cause auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés.

Ils avaient néanmoins été laissés en liberté provisoire dans l’attente de leur présentation devant le magistrat instructeur. C’est à l’issue de cette procédure judiciaire que le juge a finalement ordonné leur placement sous mandat de dépôt. Les trois jeunes gens demeurent désormais incarcérés à la prison centrale de Franceville, dans l’attente de leur jugement.

Une affaire qui vient relancer, une nouvelle fois, le débat sur les violences en milieu scolaire au Gabon. Alors que les autorités et les ONGs multiplient les campagnes de sensibilisation et les mesures visant à endiguer ce phénomène qui prend de l’ampleur dans les villes du Gabon.

 

 

Gabon: Alain-Claude Kouakoua nouveau président de la FEG

Il  a été élu à l’unanimité président de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), à l’issue d’un scrutin  organisé vendredi dernier au siège de l’organisation patronale à Libreville.

 

 

Jusqu’ici président par intérim de la FEG en remplacement de Henri Claude Oyima, l’homme d’affaire gabonais Alain-Claude Kouakoua a été élu a l’issue d’un  »scrutin exceptionnel »  à bulletin secret par le Comité de Conformité des Mandats conformément aux résolutions du Bureau Exécutif Élargi du 15 avril 2026, avec  100% des suffrages exprimés. En effet, son mandat sera axé sur la défense des intérêts des entreprises, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement du dialogue entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics.

Après son élection, le nouveau président entend également promouvoir un environnement propice à l’investissement, à la compétitivité des entreprises et à la croissance économique, tout en consolidant le rôle de la FEG comme interlocuteur privilégié des institutions nationales et des partenaires économiques. Selon l’organisation patronale, cette élection à l’unanimité traduit la confiance accordée à Alain-Claude Kouakoua pour fédérer les entreprises gabonaises et contribuer à l’émergence d’un modèle économique plus dynamique, inclusif et créateur de valeur pour le pays.

Notons que, la FEG, fédère plus de mille entreprises représentant près de 80 % de la richesse nationale et 90 % de l’emploi formel. Il est élu dans un contexte marqué par le lancement du corridor Kobé-Kobé et du PNCD 2026-2030, l’enjeu est considérable pour les entreprises gabonaises.

 

Gabon: ouverture du congrès parlementaire ce lundi

Le congrès parlementaire va s’ouvrir ce lundi 15 juin a Libreville au palais Léon Mba en présence du chef de l’Etat Oligui Nguema.

 

Il s’agit du premier  Congrès depuis  l’entrée en vigueur de la Constitution de la Vème République. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema va s’adresser au Parlement réuni en Congrès, conformément à l’article 59 de la nouvelle Loi fondamentale. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema prononcera son discours annuelle pour fixer le cap de la Ve République et rendre compte des actions menées, devant 215 parlementaires réunis en Congrès. Ces derniers qui représentent le peuple gabonais.

Cette allocution autrefois facultative, ponctuelle, liée aux crises ou aux grands projets est aujourd’hui une convocation obligatoire pour le président de la République. En effet, les résolutions issues du Dialogue National Inclusif et du Référendum en ont fait une obligation annuelle inscrite dans l’article 59 alinéa 4 : « Le président de la République communique une fois par an avec le Parlement réuni en Congrès.»

Désormais, chaque année à la date fixée, le chef de l’État doit se soumettre à cet exercice devant le Parlement. Le Congrès devient ainsi, l’instrument d’une nouvelle culture politique garant du nouveau contrat social. Par cette reforme, le Gabon inaugure ainsi un nouvel équilibre institutionnel où la force de l’État se mesure moins à la concentration du pouvoir qu’à sa capacité à rendre des comptes.

 

Gabon: Oligui Nguema visite plusieurs infrastructures

Le président de la République,  a effectué, mercredi, une visite de terrain sur plusieurs chantiers situés le long du front de mer de Libreville.

 

La première étape de la visite s’est déroulée au niveau du pont de Gué-Gué, où se construit un immeuble destiné à accueillir des bureaux et des appartements. Le chef de l’État a pris connaissance de l’évolution des travaux et des différentes phases du projet, appelé à modifier le paysage urbain de ce secteur de la capitale.

Le président de la République s’est ensuite rendu sur le chantier d’aménagement du bord de mer. Les travaux concernent plusieurs infrastructures destinées à accueillir des activités sportives, de loisirs et des espaces ouverts au public. Sur place, il a donné des orientations relatives à l’utilisation future de ces installations et à leur intégration dans l’environnement urbain.

Au cours de cette visite, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien des aménagements réalisés. Il a notamment appelé les autorités municipales à renforcer les actions de sensibilisation autour de la propreté, de la gestion des déchets et du respect des espaces publics afin de préserver durablement les infrastructures mises en place.

Le chef de l’État a également découvert une initiative portée par une entrepreneure gabonaise visant à développer des services de proximité au profit des usagers de l’espace sportif du littoral.

 

Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, suspendu pour 3 mois

Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang, magistrat hors hiérarchie, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

 

Selon des informations relayées sur Gabon Review, plusieurs dossiers sensibles pèsent sur lui. Notamment des soupçons liés à une affaire financière évaluée à 4 milliards de francs CFA, impliquant des hommes d’affaires chinois, figurent parmi les éléments évoqués. Mais c’est le scandale des surfacturations au ministère de l’Éducation nationale qui aurait constitué la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ce dossier, rendu public début juin 2026 par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, a conduit à l’interpellation d’une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) du ministère, pour un préjudice estimé entre 560 et 700 millions de francs CFA. Or, selon des sources judiciaires concordantes, Eddy Narcisse Minang aurait usé de son entregent pour tenter de court-circuiter la procédure, le directeur de la DCAF étant originaire, comme lui, de la même localité du Woleu-Ntem. Peut-on lire chez nos confrères.

En attendant, le magistrat doit être convoqué devant le Conseil de discipline le 22 juin prochain. Viendrait ensuite, le cas échéant, une saisine du Conseil supérieur de la Magistrature, seule instance habilitée à statuer définitivement sur son maintien ou non dans ses fonctions.  Thalie Aubone Nguema épouse Edjo, magistrate hors hiérarchie de l’ordre judiciaire gabonais, va assurer l’intérim.

 

Gabon: Zita Oligui Nguema attendue à Tchibanga

La Première Dame du Gabon, va effectuer une visite du 12 au 13 juin 2026 à Tchibanga, chef‑lieu de la province de la Nyanga, dans le sud‑ouest du pays,.

 

Selon les informations, ce déplacement de la première dame est consacré à la célébration différée de la Fête des mères, initialement prévue le 25 mai mais reportée en raison de l’agenda de la Première Dame.

un programme provisoire élaboré par le comité d’organisation, composé essentiellement de femmes, prévoit  notamment une grande foire d’exposition de produits agricoles, artisanaux et de vannerie, ainsi qu’une cérémonie de décoration de femmes leaders évoluant dans divers secteurs d’activité.

La Première Dame remettra également des attestations aux femmes rurales formées à la multiplication de la banane plantain. Une caravane médico‑sanitaire, accompagnée d’une distribution de médicaments, est également annoncée.