Gabon: Guy Bertrand Mapangou nouveau président de CESEC

Le nouveau bureau  du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a été formé lundi lors du conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat.

 

Guy Bertrand Manpagou Conseiller spécial du Président Oligui Nguema  va assurer la présidence de cette institution en remplacement de  Solange Marthe Guiakié, nommée  juge à la Cour constitutionnelle.  Le nouveau président du CESEC sera assisté de Jean-Sylvain Ndong, premier vice-président, de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, deuxième vice-président, d’Ernest Mpouho Epigat, premier questeur, de Nicaise Moulombi, deuxième questeur.

On note également Tatiana Mireille Bouyou, première secrétaire, d’Aminata Ondo, deuxième secrétaire, et de Guy Francis Moukaga Andjaye, troisième secrétaire.  L’installation de cette nouvelle direction intervient dans un contexte charnière, marqué par la phase de stabilisation institutionnelle post-transition.

Il faut noter que le CESEC a pour principales attributions de conseiller le Président de la République et le Gouvernement sur les questions à caractère économique, social, environnemental et culturel ; de donner des avis et formuler des recommandations sur les projets ou propositions de lois, d’ordonnances et de décrets portant sur le développement du pays ; d’évaluer l’impact social, économique et environnemental des politiques et programmes de développement.

 

Gabon : Oligui Nguema annonce la formation d’un nouveau gouvernement

Le chef de l’Etat l’a annoncé lors du Conseil des ministres,  qu’il a présidé lundi 29 décembre 2025.

 

Réuni avec ses ministres, Oligui Nguema a annoncé la formation d’un nouveau gouvernement. Il a invité les ministres sortants  y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants.

Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales.

Le Chef de l’Etat a également rendu hommage à l’esprit de devoir dont ont fait preuve les membres du gouvernement sortant dans l’accomplissement des missions qui leur avaient été confiées.

Communiqué final du Conseil des ministres du 29 décembre

Le  Chef de l’État, a présidé le  Conseil des Ministres ce lundi 29 décembre 2025, à 12 heures, au Palais de la Présidence de la République. Vous trouverez l’intégralité du Communiqué final relayé sur le site de la Présidence de la République.

 

Le Conseil des Ministres a ouvert ses travaux par un hommage appuyé rendu au Président de la République, saluant son engagement constant au service de l’État, tant sur le plan national qu’international au cours de cette année 2025 qui s’achève. Sur le plan national, le Conseil s’est félicité, sous l’impulsion du Chef de l’État, du rétablissement effectif de la légalité constitutionnelle, matérialisé par la conduite ordonnée et maîtrisée du processus de fin de la Transition. Celle-ci a été consacrée par l’élection présidentielle du 12 avril 2025, suivie de l’organisation des élections législatives et locales des 27 septembre et 11 octobre 2025, ayant conduit à l’installation, en novembre, de la quatorzième législature de l’Assemblée nationale et, en décembre, de la sixième législature du Sénat, ainsi que, ce jour, à la prestation de serment des neuf (9) juges constitutionnels.

Ces échéances institutionnelles majeures ont confirmé le retour durable de la sérénité dans le paysage politique national et marqué l’entrée du pays dans une nouvelle phase de recomposition démocratique et institutionnelle. Dans ce contexte, le Conseil a relevé l’importance déterminante des réformes engagées en matière d’encadrement de la vie politique, notamment celles visant à moderniser le cadre juridique applicable aux partis politiques, afin d’en renforcer la représentativité, la transparence et la responsabilité. Ces orientations constituent des conditions essentielles à la consolidation de la démocratie, au bon fonctionnement des institutions et à la stabilité durable de l’État.

Sur le plan économique, le Conseil a salué les orientations structurantes arrêtées depuis la mise en place des Institutions issues de la Transition, ainsi que la volonté clairement affirmée de l’État de se réapproprier les leviers stratégiques de l’économie nationale, en plaçant l’industrialisation au cœur de la stratégie de diversification économique, de création d’emplois durables et de réduction de la précarité. Sur le plan international, le Conseil a salué le net regain de visibilité et de crédibilité diplomatique du Gabon, consacré par la levée des mesures de suspension et la réintégration officielle du pays au sein de l’Union africaine (UA), intervenue le 30 avril 2025. Cette évolution majeure a marqué le plein retour du Gabon dans le concert des nations africaines et internationales, sous le leadership du Président de la République. Le Conseil a relevé que cette dynamique s’est accompagnée d’une activité diplomatique soutenue du Chef de l’État sur la scène internationale, caractérisée par une intensification des échanges de haut niveau et le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux, dans une logique de coopération mutuellement avantageuse.

Elle s’est illustrée, entre autres, par la participation du Président de la République à un sommet aux États-Unis d’Amérique, à l’invitation de son homologue américain, le 9 juillet 2025, ainsi que par plusieurs séquences diplomatiques structurantes avec des partenaires stratégiques, au premier rang desquels la France, marquée par la visite d’État du Président Emmanuel Macron à Libreville les 23 et 24 novembre 2025. Le Conseil a, enfin, souligné l’attention constante portée par le Président de la République aux enjeux universels engageant la dignité humaine, la paix et le dialogue entre les peuples, notamment à travers la rencontre avec le Saint-Père au Vatican, le 30 octobre 2025, traduisant l’inscription de l’action diplomatique du Gabon dans une vision humaniste et spirituelle des relations internationales. À la suite de cet hommage, le Président de la République a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ensemble des membres du Gouvernement nommé le 5 mai 2025, ainsi qu’aux ministres assurant les intérims consécutifs aux démissions intervenues conformément aux dispositions constitutionnelles, à la suite de l’élection de plusieurs membres du Gouvernement à l’Assemblée nationale et au Sénat, le 14 novembre et 16 décembre 2025.

Le Chef de l’État a salué le travail accompli et la contribution déterminante de cette équipe gouvernementale à la mise en œuvre de la première séquence du mandat que lui a confié le Peuple gabonais, dans ce contexte exigeant marqué par la fin de la Transition et la préparation d’un nouveau cycle institutionnel. Le Président de la République a souligné que cette phase charnière de l’action publique a été conduite avec engagement, disponibilité et sens élevé de l’État, et a tenu à rendre hommage à l’esprit de responsabilité dont ont fait preuve les membres du Gouvernement sortant dans l’accomplissement de leurs missions.

Dans la même veine, le Chef de l’État a indiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement interviendra dans les tout prochains jours. À cet effet, il a invité les membres du Gouvernement sortant, y compris ceux ayant assuré les fonctions par intérim, à veiller, avec rigueur, méthode et professionnalisme, à l’organisation d’un transfert fluide, ordonné et exhaustif des charges au profit des ministres entrants. Ce passage de relais devra s’opérer dans le strict respect des valeurs républicaines, du principe de continuité de l’État, ainsi que des exigences de loyauté, de discrétion et de responsabilité inhérentes à l’exercice des fonctions gouvernementales. Revenant sur la prestation de notre équipe nationale, engagée en Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Chef de l’État a relevé, pour le regretter, que cette situation met en évidence deux problématiques majeures qui traduisent, en réalité, des manquements structurels persistants : l’absence de méthode et la dispersion des ressources. Il a en outre souligné qu’à ces insuffisances s’ajoute une érosion préoccupante de la fibre patriotique dans la gestion de la chose sportive dans notre pays. Soutenant cette analyse, le Conseil a unanimement reconnu que le football ne saurait être réduit à un simple divertissement.

Il constitue une composante essentielle de l’âme nationale et un vecteur puissant de cohésion et de fierté collective. Lorsqu’il vacille, c’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée. C’est au regard de ces constats que le Président de la République a indiqué que, le moment venu, il prendra et annoncera des décisions fortes et structurantes, destinées à mettre un terme aux errements observés et à rétablir durablement la rigueur, la responsabilité et l’ambition dans la gouvernance du sport national. Sur un tout autre plan, le Président de la République a procédé à deux annonces majeures pour l’année qui s’ouvre. La première concerne l’instruction donnée au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de procéder à un recensement exhaustif des personnes condamnées dans le cadre du conflit homme-faune. Cette situation appelle une réponse exceptionnelle de l’État, destinée à concilier l’impératif de protection de la biodiversité avec la prise en compte des réalités sociales, humaines et économiques vécues par les populations concernées.

Le Président de la République a précisé que cette réflexion, appelée à déboucher sur des décisions fortes, devra s’inscrire dans une démarche empreinte d’humanité, de justice et d’équité, tenant compte des situations de vulnérabilité extrême auxquelles sont confrontées certaines communautés. La seconde annonce porte sur le lancement, en urgence, d’une réflexion approfondie visant à renforcer le dispositif répressif pénal à l’encontre des personnes impliquées dans le phénomène aussi dramatique qu’intolérable des crimes de sang. Le Chef de l’État a souligné qu’il est impératif de protéger les populations contre ces actes odieux et de garantir que l’autorité de l’État s’exerce avec la plus grande fermeté face à ces atteintes graves à la vie humaine et à la dignité.

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les Affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Douanes Ce projet d’ordonnance consacre la reconnaissance pleine et entière de la Douane en tant que Corps paramilitaire, composante des Forces de Sécurité et acteur stratégique de la mobilisation des recettes publiques. Il définit les missions, l’organisation, la hiérarchie, les conditions d’accès à la carrière, les droits et obligations des personnels, ainsi que les règles applicables en matière de discipline, de formation, d’avancement et de protection sociale. L’adoption de cette ordonnance vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la professionnalisation du Corps paramilitaire des Douanes, à améliorer la gestion de ses ressources humaines et à consolider son rôle dans la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, au service de la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

– Projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Corps paramilitaire des Douanes. Ce projet de texte consacre la Douane comme une composante à part entière des Forces de Sécurité, placée sous l’autorité du Président de la République, Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, et organisée autour d’une Direction générale dotée d’une autonomie administrative et financière. Il précise les missions stratégiques du Corps paramilitaire des Douanes, notamment la mise en œuvre de la politique douanière nationale, la mobilisation des recettes publiques, la protection de l’espace économique national, ainsi que la lutte contre la fraude, les trafics illicites, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le décret définit également l’architecture organisationnelle du Corps paramilitaire des Douanes, ses structures centrales, territoriales et spécialisées, ainsi que les modalités de coordination avec les autres administrations et les Forces de Défense et de Sécurité. L’adoption de ce texte vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, la discipline et la modernisation de l’administration douanière, afin de consolider la souveraineté économique et sécuritaire de l’État.

MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE

– Projet de décret modifiant certaines dispositions de l’annexe II de l’article 6 du décret no 416/PR/MFPRA/ MBCP du 20 août 2015 fixant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense, des Forces de Sécurité, du Corps autonome paramilitaire de la Sécurité Pénitentiaire et portant reclassement

Ce projet de décret vise à mieux valoriser l’expérience, les responsabilités et les contraintes opérationnelles propres aux fonctions exercées au plus haut niveau de la hiérarchie militaire. Il prévoit notamment le relèvement de l’indice de bonification applicable aux officiers généraux de brigade, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de rémunération et de leur pouvoir d’achat. – Projet de décret fixant les modalités d’allocation de l’Indemnité de Représentation aux Attachés de Défense

Ce projet de texte vise à adapter le niveau de cette indemnité aux conditions de vie dans les pays d’accréditation, afin de permettre aux Attachés de Défense de faire face à leurs charges courantes à l’étranger. Il prend en compte les responsabilités spécifiques liées à la représentation de la Défense nationale, le niveau d’expertise requis ainsi que les contraintes opérationnelles propres à l’exercice de ces fonctions, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs conditions matérielles.

MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE ET DE LA DECENTRALISATION

– Projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République Gabonaise ;

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des jeux ;

– Projet de statuts de la Gabonaise des jeux (GDJ)

– Projet de décret portant approbation du cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics ;

– Projet de cahier des charges de la Gabonaise des jeux (GDJ). Ces projets de textes relatifs à la réglementation des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise, ont été pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution. Ils portent notamment sur le nouveau cadre juridique des jeux, la création, l’organisation et le fonctionnement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’approbation de ses statuts, ainsi que la définition des cahiers des charges applicables aux activités de loterie et de pronostics. L’ensemble de ces dispositions vise à doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent de régulation du secteur des jeux de hasard, à renforcer la protection des populations, à garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations, ainsi qu’à assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques destinées au financement des priorités nationales. Cette réforme consacre le renforcement du monopole de l’État dans le secteur des jeux de hasard et entraîne, en conséquence, l’abrogation du cadre institutionnel antérieur, notamment la Commission supérieure des jeux de hasard et son Secrétariat technique, au profit d’une gouvernance unifiée et souveraine du secteur.

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

– Projet d’ordonnance portant statut particulier des personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts Ce projet d’ordonnance s’inscrit dans le cadre des réformes visant à moderniser l’appareil sécuritaire de l’État et à rationaliser l’organisation des forces paramilitaires. Il a pour objet de doter les personnels du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’un statut adapté à la nature sécuritaire de leurs missions, exercées dans des contextes opérationnels exigeants, notamment en matière de lutte contre la criminalité forestière, faunique et hydrique. Le projet d’ordonnance reconnaît pleinement le rôle de ces personnels dans le dispositif national de sécurité environnementale, renforce leur capacité opérationnelle et améliore la gestion des ressources humaines, tout en garantissant une protection socio-professionnelle conforme aux contraintes et aux risques inhérents à leurs missions. Il vise également à combler certaines insuffisances juridiques constatées dans l’application du Code forestier et à assurer une meilleure articulation entre les compétences techniques de l’administration forestière et les exigences opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité, notamment en matière de surveillance, de contrôle et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Le texte prévoit, en outre, des dispositions spécifiques permettant de traiter certaines situations administratives, notamment celles relatives aux agents non permanents de l’État et aux personnels de l’Agence nationale des parcs nationaux, en particulier les écogardes, à travers des mécanismes d’intégration encadrés et des parcours de formation adaptés. Structuré en six titres, le projet d’ordonnance fixe les règles générales, organiques et statutaires applicables aux personnels paramilitaires de carrière et aux agents non permanents, ainsi que les dispositions communes, diverses et finales. L’adoption de ce statut particulier constitue une avancée majeure dans la professionnalisation du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts et contribuera au renforcement de l’action de l’État en matière de protection des ressources forestières, fauniques et hydriques, dans le respect des impératifs de sécurité, de durabilité et de préservation du patrimoine naturel national.

– Projet de décret portant attributions et organisation du Corps autonome Paramilitaire des Eaux et Forets

Ce projet de texte s’inscrit dans le cadre du renforcement du dispositif national de sécurité environnementale et vise à doter le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts d’une organisation adaptée à la nature sécuritaire de ses missions, exercées notamment dans des zones à forte contrainte opérationnelle, conformément aux dispositions du Code forestier. Le projet de décret organise le Corps paramilitaire des Eaux et Forêts autour d’un Commandement en chef et de plusieurs états-majors spécialisés, chargés notamment de la gestion de la filière forêt-bois, de la protection de la biodiversité et des eaux, des investigations judiciaires et des interventions, ainsi que de la gestion des parcs nationaux et du génie forestier. Cette réforme vise à renforcer la coordination des missions opérationnelles, la discipline et l’efficacité du Corps paramilitaire des Eaux et Forêts, afin de mieux faire face aux enjeux liés au conflit homme–faune, à l’exploitation illégale des ressources forestières et à la préservation de la biodiversité.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°0291/PR/MEF du 18 février 2011 portant attributions et organisation du Ministère des Eaux et Forêts.

Ce projet de texte s’inscrit dans le prolongement de l’ordonnance n°004/PR/2025 du 18 août 2025 ayant érigé l’administration des Eaux et Forêts en Corps autonome paramilitaire, et vise à adapter l’organisation du ministère de tutelle aux nouvelles responsabilités sécuritaires qui en découlent, tout en préservant ses missions techniques et environnementales. Le projet de décret procède à une refonte de l’architecture institutionnelle du ministère, articulée autour du Cabinet du Ministre, du Secrétariat général, du Corps autonome paramilitaire des Eaux et Forêts, des directions générales, des organismes sous tutelle et de l’Inspection générale des services, afin de renforcer la cohérence de l’action administrative et opérationnelle. Cette réforme vise à moderniser la gouvernance du ministère, à améliorer la coordination entre les structures civiles et paramilitaires et à doter l’administration forestière d’un cadre organisationnel clair, fonctionnel et adapté aux enjeux actuels, notamment la lutte contre l’exploitation illégale des ressources forestières, le braconnage, le conflit homme–faune et la préservation de la biodiversité.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES

–Projet de décret portant obligation de poinçonnage des bijoux destinés à l’importation et à l’exportation Pris en application des dispositions pertinentes de la loi n°037/2018 du 11 juin 2019 portant réglementation du secteur minier,

ce texte vise à combler un vide juridique en instaurant un dispositif harmonisé de contrôle, de certification et de traçabilité des métaux précieux, conforme aux pratiques internationales. Il subordonne l’importation et l’exportation des bijoux en métaux précieux au respect d’exigences de traçabilité, d’authenticité et de provenance légale, attestées par un poinçon officiel ou par des documents reconnus par l’administration compétente. – Projet de décret portant reconnaissance de la pierre de Mbigou en indication géographique Cette reconnaissance nationale concerne une pierre naturelle extraite exclusivement dans les localités de Kango, Lambaréné et Mbigou, et utilisée notamment dans la sculpture et les productions culturelles. Elle vise à renforcer la protection juridique de ce produit du terroir, à structurer sa valorisation économique et à contribuer à la promotion du patrimoine culturel et artisanal gabonais.

 

Gabon : les agents des Eaux et Forêts réclament 15 mois d’arriérés de salaire

Les agents ont manifesté la semaine dernière leur colère pour dénoncer le non-paiement de cinq trimestres d’arriérés de salaires, soit près de 15 mois d’impayés.

 

Réunis avec le syndicat national des agents des Eaux et Forêts (Synapef),  pour réclamer ce qui est de droit, ces agents dénoncent également la baisse significative de l’enveloppe budgétaire liée à l’application de l’arrêté 43, passée, selon ses chiffres, de 750 millions à moins de 400 millions de francs CFA.  Ils s’interrogent sur le sort de plusieurs équipements acquis ces dernières années, notamment près de 300 ordinateurs dans le cadre du projet Padeg, des véhicules achetés en 2023, ainsi que sur la répartition effective des 3 000 postes budgétaires annoncés par la Présidence de la République.

Face à cette situation, le Synapef lance un appel solennel au chef de l’État afin qu’il intervienne pour rétablir la transparence, assainir la gouvernance et restaurer la crédibilité du ministère des Eaux et Forêts. Indique le président du Synapef, Guy Roger Pambou, qui ajoute que l’objectif n’est pas de bloquer l’institution, mais de contraindre l’administration à renouer avec le dialogue social. C’est pourquoi un service minimum est maintenu afin de ne pas paralyser l’administration.

Le syndicat souligne également que, la grève est maintenue jusqu’à ce que l’administration trouve des solutions à leurs différents problèmes.

Gabon: le gouvernement tient son dernier conseil des ministres de 2025 ce lundi

Le président de la République va présider ce lundi 29 décembre 2025, le Conseil des ministres au Palais de la Rénovation.

 

Il s’agit du dernier conseil des ministres de l’année 2025.  A cet effet, les membres du gouvernement présents sur le territoire national sont conviés à cette rencontre, dont l’ordre du jour n’a pas encore été communiqué.

Toutefois, la réunion pourrait se centrer sur le message de fin d’année du chef de l’Etat et l’occasion pour lui de dire aurevoir aux ministres qui sont restés dans l’équipe après la démission de plusieurs d’entre eux. A la suite de leur élection comme député ou sénateur au terme des élections législatives et locales d’octobre et novembre dernier.

Il faut également noter que jusqu’ici un nouveau gouvernement n’a pas encore été formé après la démission des ministres qui ont été élus députés pour certains  et Sénateurs pour d’autres.

 

 

 

Gabon : qui est Dieudonné Aba’a Owono, nouveau président de la Cour Constitutionnelle

Agé de 60 ans, il a été élu samedi dernier pour un mandat de 8 ans renouvelable une fois.

 

 

Reconnu cette année pour sa bonne gestion dans la gestion du contentieux électoral, notamment dans le cadre du scrutin référendaire, l’élection présidentielle, mais également des élections législatives et sénatoriales, Dieudonné Aba’a Owono a su conduire avec maîtrise, impartialité et efficacité les contentieux électoraux, renforçant ainsi la crédibilité et l’autorité de la Cour Constitutionnelle. Né le 8 novembre 1965 à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, Dieudonné Aba’a Owono effectue ses premiers pas scolaires  à l’école publique d’Ebiane au nord du Gabon puis à l’école publique de la Peyrie à Libreville avant de les parachever à l’école publique d’Ekoumelong, canton Bissok dans le Département du woleu.

Il poursuit ses études de manière exemplaire au Lycée National Léon MBA, où il obtient son baccalauréat série B en 1984.  Il intègre ensuite la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l’Université Omar Bongo ainsi que l’École Nationale de la Magistrature du Gabon où il décroche en 1989 son Diplôme d’Études Judiciaires, marquant ainsi son entrée dans la carrière juridictionnelle.

Admis dans la magistrature en 1989, il entame sa carrière comme Juge du siège au Tribunal de Libreville, avant de gravir méthodiquement les échelons de la hiérarchie judiciaire.  De 1994 à 1999, il exercera d’importantes fonctions du parquet, d’abord comme Procureur de la République adjoint à Libreville, puis comme Procureur de la République aux Tribunaux de Première Instance d’Oyem, de Libreville et de Tchibanga.

En  2000, il consolide son expertise en exerçant successivement comme Juge d’instruction, puis comme Président du Tribunal d’Oyem (2003-2008), où il se distingue par la rigueur.  En 2005, Dieudonné Aba’a Owono accède au grade de Magistrat hors hiérarchie puis est promu commissaire à la loi au Conseil d’Etat. Il est ensuite Commissaire Général adjoint à la loi auprès de ladite juridiction en 2010.

De 2015 à 2018, il est Directeur Général Adjoint du Conseil Gabonais des Chargeurs.   Son parcours se poursuit au sein du Conseil d’État, où il reprend les fonctions de Commissaire Général Adjoint à la Loi entre 2019 et 2022, avant d’être promu Président de Chambre en 2022.  Cependant, de 1996 à 2023, il a assumé les charges de Président de commissions électorales départementales et parfois provinciales sans discontinuer.

Distingué  Chevalier puis Officier dans l’Ordre national du Mérite Gabonais, une reconnaissance de son apport remarquable au service public, le nouveau président va prêter serment ce lundi 29 décembre avec les 8 autres membres de cette juridiction où il est à la tête.

Lutte contre le VIH: plus de 800 personnes dépistées par le centre de traitement ambulatoire

une campagne de sensibilisation contre le VIH Sida lancée depuis le 1er décembre a permis de dépister plusieurs personnes à Port-Gentil.

 

Au Gabon, principalement dans la ville de Port-Gentil, selon les données la séroprévalence du VIH est jugée inquiétante, avec des chiffres récents mentionnant environ 4,1 % à 4,2 %, dépassant la moyenne nationale du Gabon (environ 3,6 %). Ces chiffres  ont incité le Centre de traitement ambulatoire d’effectuer une campagne dans les quartiers de la ville afin d’intensifier les actions de dépistage.    Au cours de cette campagne où les jeunes ont été principalement  ciblés, les femmes et les hommes ont également été dépistés.Des messages ciblés ont été diffusés à travers divers supports : affiches, dépliants, émissions radio et réseaux sociaux mettant l’accent sur l’usage du préservatif, la prévention de la transmission mère-enfant et l’adoption de comportements responsables.

En faisant son bilan, Dr Marie Renée Okili Abdoulaye-Ondéno, Directrice du CTA de Port-Gentil a annoncé que: « Nous n’avons pas eu beaucoup de cas de séropositivité. Les personnes qui sont malades ne viennent pas nécessairement aux campagnes de masse. Nous voulons, à travers ces campagnes, toucher celles qui n’ont pas l’habitude de se rendre dans les centres hospitaliers pour un dépistage », a expliqué la directrice du CTA  en ajoutant que: « Pour ce mois de décembre, nous pensons avoir atteint nos objectifs pour la capitale économique. Le message est passé et les personnes qui doutent de leur état de santé viendront au CTA ou dans un autre centre de santé ».

Il faut noter que l’objectif de cette campagne était de permettre à chacun de mieux comprendre les modes de transmission du VIH, les moyens de prévention et l’importance d’un dépistage précoce.

Gabon: Yvonne Nyana, la présidente du Senat installée

Elue le 17 décembre 2025, la nouvelle présidente du Senat a été  installée mercredi dernier.

 

La cérémonie solennelle de passation de charges entre la présidente sortante de la Haute chambre du Parlement, Paulette Missambo, et la nouvelle présidente élue, Huguette Yvonne Nyana Ekoume épouse Awoni Onanga a eu lieu mercredi dernier. au cours de son discours, elle a salué la qualité du travail accompli par son prédécesseur et réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes engagées en vue d’améliorer le quotidien des populations.

Elle n’a pas manqué d’exhorter  les nouveaux élus à « s’approprier toutes les initiatives de l’administration centrale afin que, collectivement, nous puissions déployer nos efforts pour améliorer le quotidien de nos populations », a-t-elle souligné.

Notons que la cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux invités. des sénateurs et des représentants des institutions de la République.

 

 

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Gabon: les agences commerciales de la SEEG fermées du 24 au 26 decembre

La société d’Energie et d’Eau du Gabon iforme sa clientelle de la fermeture exceptionnelle de toutes ses agences commerciales du mercredi 24 décembre à 11h au vendredi 26 décembre 2025, déclaré férié en raison de la commémoration de la Nativité.

La la société annonce que durant ces journées  ces journées, les opérations d’achat d’unités EDAN auprès des partenaires agréés (points de vente SEEG POWER, MOBILEDAN) et le paiement des factures via Airtel Money, Moov Money ou BGFIMOBILE seront assurés comme à l’accoutumée.

Toutefois, les agences commerciales seront ouvertes le samedi 27 décembre 2025 et travailleront de 08h00 à 11h00.

La SEEG remercie sa clientèle de sa bonne compréhension.

Un gabonais rapatrié de la France sous escorte militaire

Le jeune âgé d’une trentaine d’années est arrivé mardi à l’aéroport de Libreville en compagnie de six policiers.

 

Selon le site Gabon Actu, l’homme dont l’identité n’a pas encore été révélée, aurait initialement séjourné en France en qualité d’étudiant. Toutefois, il ne fréquentait plus d’établissement scolaire au moment des faits. Selon ses déclarations faites à bord de l’avion, il avait déposé une demande d’asile, affirmant être en délicatesse avec le pouvoir en place au Gabon.

Sa demande d’asile politique ayant été rejetée par les autorités françaises, la préfecture de police aurait pris à son encontre une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Bien qu’il ait introduit un recours contre cette décision, le jeune homme a été interpellé puis conduit à l’aéroport de Paris-Roissy Charles-de-Gaulle, où il a été embarqué de force à bord d’un vol Ethiopian Airlines opéré par la compagnie ASKY à destination de Libreville.

Le site précise également que l’ambassade de France au Gabon n’a pas souhaité commenter l’affaire, rappelant que les missions diplomatiques françaises ne communiquent pas sur les situations individuelles des étrangers faisant l’objet d’une OQTF émise par les autorités françaises.