Législatives et locales 2025 : les candidats appelés à déclarer leurs biens

La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a dans un communiqué parvenu ce mardi 15 juillet, invité les candidats  à se conformer à l’obligation légale de déclaration de patrimoine.

 

Il s’agit d’une exigence de transparence inscrite dans le cadre électoral. S’appuyant sur l’article 8 nouveau de la loi n°041/2020 du 22 mars 2021 modifiant la loi n°002/2003 relative à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, ainsi que sur l’article 77 du Code électoral promulgué en janvier dernier, la CNLCEI rappelle que tout candidat à une élection législative doit déclarer ses biens avant de pouvoir valider sa candidature.

Selon la commission, cette mesure vise à renforcer la transparence de la vie publique et prévenir les conflits d’intérêts. Le communiqué précise à cet effet que : « Les formulaires de Déclaration des Biens sont disponibles au siège de l’Institution », et les candidats sont invités à se présenter auprès du Secrétariat général du lundi au vendredi entre 8h et 15h30.

Il faut rappeler que le premier tour des élections législatives  est prévue pour le 27 septembre 2025 au Gabon.

Protection de l’environnement : les communautés locales seront désormais récompensées

Le ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, a annoncé ce mardi la mise en place d’un programme pilote de Paiements pour services environnementaux (PSE), destiné à récompenser les efforts des communautés locales dans la préservation de l’environnement.

 

Au Gabon, un financement de 259 millions de fcfa par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI), a été mis en place pour le financement des communautés locales. La signature d’un protocole d’accord avec le Conseil national climat marque le lancement officiel de cette initiative, qui vise à soutenir financièrement les individus, groupes communautaires et organisations locales engagés dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles.

Ce projet pilote a pour objectif l’expérimentation de l’efficacité des mécanismes de Paiements pour Services Environnementaux (PSE) par l’évaluation de la faisabilité de différents modèles d’incitation adaptés au contexte gabonais.  Le mécanisme de PSE repose sur un principe simple : récompenser financièrement les individus, communautés ou organisations qui adoptent des actions concrètes en faveur de la protection et de la gestion durable de l’environnement.

Notons que ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large de transition écologique du Gabon, visant à concilier développement économique et protection de l’environnement, tout en valorisant les savoirs et pratiques traditionnels.

 

 

 

Le Gabon invité à la 20e édition du « India Africa Business Conclave »

Le Haut-Commissaire de la République de l’Inde au Gabon, VSDL Surendra, a remis mardi 15 juillet 2025, au vice-président du gouvernement une invitation afin de, prendre part à cette édition qui aura lieu du 27 au 29 août à New Delhi.

 

Le « India Africa Business Conclave » permet de débattre des grands enjeux de coopération bilatérale et de promouvoir des partenariats concrets. Il est question pour le Gabon  de renforcer ses relations bilatérales avec l’Inde et d’explorer de nouvelles pistes de coopération économique. Le Gabon va également saisir cette occasion pour attirer des investissements et tisser de nouveaux partenariats avec les entreprises indiennes dans ces domaines.

A la sortie de son audience avec le vice-président du gouvernement, le diplomate indien a annoncé que : « Plusieurs secteurs prioritaires seront abordés, notamment l’agriculture, la santé, l’énergie et les infrastructures digitales. Nous pensons que l’Inde et le Gabon peuvent bâtir une collaboration pertinente et efficace», et d’ajouter «Nous avons déjà collaboré dans les domaines de l’industrie, de l’énergie, des télécommunications, des mines et de l’agriculture. Mais il reste encore de nombreux secteurs à explorer, notamment les infrastructures. Avec le nouveau gouvernement, nous espérons renforcer davantage ces liens», a poursuivi le Haut-Commissaire indien.

Il faut rappeler que le « India Africa Business Conclave » est organisé par la Confédération de l’Industrie Indienne (CII).

Le Gabon réintègre le Commonwealth

Le pays a retrouvé ce mardi 15 juillet son statut de membre au sein de cette organisation, après sa suspension il y a deux ans en raison des événements  du 30 août 2023, avec l’arrivée des militaires au pouvoir.

 

Après la levée des sanctions de la CEEAC, de l’Union africaine, des États-Unis, C’est au tour du Commonwealth de lever ses sanctions. En effet, la décision a été actée au cours de la session extraordinaire par visioconférence, des États membres du Groupe d’Action Ministériel du Commonwealth (CMAG) où les efforts déployés par les autorités de transition, ont été salué.

Notamment le respect du chronogramme initialement établi. L’organisation de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, la promulgation d’une nouvelle Constitution consacrant la Vème République, ainsi que l’annonce des prochaines élections législatives et locales en septembre 2025, ont été des éléments déterminants dans cette décision.

Le retour du Gabon au sein du Commonwealth, qui comprend actuellement  56 pays, ouvre de nouvelles perspectives de coopération politique, économique et culturelle. Il faut rappeler que le Gabon a intégré le Commonwealth le 22 juin 2022.

 

Bourses d’études : le Gabon va désormais privilégier les destinations moins couteuses

C’est au cours d’un échange entre le président Oligui Nguema et la diaspora aux Etats-Unis que le chef de l’Etat a décidé de suspendre les bourses vers certains pays comme la France, le Canada et les Etats-Unis.

 

En répondant aux interpellations sur les possibilités de financements des études supérieures hors du pays, le président de la république Oligui Nguema a été clair en annonçant que d’ici 2026, les bourses seront suspendus dans les pays tels que la France, le Canada et les Etats-Unis, car selon lui, les études dans ces pays coutent cher. Aussi, du fait que les étudiants après avoir obtenu leur diplôme préfèrent travailler dans ces pays au lieu de rentrer.

Le chef de l’Etat a donc décidé que les bourses se feront désormais vers les pays plus accessibles financièrement et que dans ces pays les ressortissants reviennent majoritairement au Gabon pour travailler. Il a cité à cet effet, les pays comme le Maroc, le Sénégal et le Ghana.

Cette mesure, selon le chef de l’État, vise à rationaliser les dépenses publiques et à lutter contre la fuite des cerveaux.

Prix National de l’Entreprenariat : 1059 projets retenus

Sur les 1291 projets présentés, seuls 1059 ont attirés l’attention pour cette première édition du Grand Prix National de l’Entreprenariat qui a lieu du 1er au 30 juillet 2025 au Gabon.

 

Au cours de cette édition de l’entreprenariat, les 1059 projets retenus seront sélectionnés par un comité  de sélection, composé d’experts et de représentants des ministères sectoriels. Ce comité  entamera une étude rigoureuse des candidatures sur la base de critères tels que la pertinence, l’innovation, l’impact socio-économique, et la viabilité économique des projets.

En effet, les projets sont dans divers domaines d’activités notamment dans la pêche où on enregistre 19 projets, 65 liés à l’hébergement,  19 dans l’économie numérique. Plus de 700 projets ont été regroupés dans d’autres catégories, témoignant de la créativité et de l’innovation des entrepreneurs gabonais. On note également une une forte concentration dans l’agriculture et l’agroalimentaire, qui comptent à eux seuls 233 projets.

Notons que cette première édition comprend une forte représentation des jeunes et des femmes. Sur les 1 291 candidatures, 378 femmes ont participé. La première édition se déroule sous le thème « Osez mon projet », et se fait sous la coordination de la directrice générale des PME Georgette Onagala.

Gabon-Baccalauréat 2025 : le 1er tour affiche un pourcentage de 33,13

Proclamés samedi 12 juillet dernier, ces résultats sont en baisse contrairement à l’année dernière.

 

Avec un taux de réussite national de 33,13 %, soit 9 837 admis sur 29 684 candidats présents. En effet, l’année dernière, le taux d’admission au premier tour atteignait 36,07 %, et culminait à plus de 80 % en 2023, année exceptionnelle marquée par un large rattrapage post-pandémie. Cette baisse s’observe surtout chez les candidats du baccalauréat  général. Sur 26 005 candidats présents, seuls 30,24 % ont été admis contre 34,86 % en 2024. Le reste se partage entre 46,74 % d’admissibles, attendus au second tour, et 23,02 % d’ajournés.

Concernant l’enseignement technique, 1 973 admis sur 3 679 présents, soit 53,63 % de réussite, il affiche une dynamique nettement plus favorable. Les taux d’ajournement y sont également les plus faibles (10,63 %).

Notons que le second tour va débuter  du 15 au 18 juillet 2025, par les épreuves orales. Les délibérations auront lieu le 19 juillet 2025.

Gabon : ouverture d’une journée de réflexion dédiée à la pêche artisanale

Le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue a ouvert ce lundi 14 juillet 2025, une journée de réflexion dédiée à la pêche artisanale, à l’auditorium du ministère des Eaux et Forêts.

 

Cette journée concerne les pêcheurs, mareyeurs, écailleurs, coopératives de pêche, transformateurs de produit halieutiques, fabricants d’embarcations et consommateurs de produits halieutiques. Il sera question de d’aborder des sujets pour la relance de ce secteur.

En donnant la parole aux acteurs de terrain, l’administration entend recueillir les préoccupations, valoriser les savoir-faire locaux et co-construire des orientations capables de renforcer la résilience et la souveraineté de l’économie bleue nationale.

À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance halieutique inclusive et participative, essentielle à la transformation structurelle du secteur au Gabon. Apprend-on.

UMAC : le Comité ministériel annule le concours à polémique lancé à la BEAC en 2022

Le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC) a pris la décision au terme d’une réunion tenue le 12 juillet 2025. Un nouveau concours va être organisé.

 

Le concours lancé en 2022 pour le recrutement de la promotion des agents d’encadrement supérieur (AES) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) est annulé. La décision est du Comité ministériel de l’UMAC qui a tenu une réunion le 12 juillet 2025 à Malabo en Guinée Equatoriale. La rencontre a été présidée par le ministre des Finances, de la Planification et du Développement économique de la République de Guinée Equatoriale, Ivan BACALE EBE MOLINA. Elle a donné lieu à l’examen du sujet portant sur ledit concours.

Après le lancement du concours en 2022, 4 146 candidats ont été présélectionnés par la BEAC. Le cabinet de recrutement retenu, AfricSearch a conçu les épreuves et a assuré l’organisation et le déroulement des épreuves écrites. Les candidats ont composé les épreuves dans les différents Etats concernés. A l’issue de cette étape, des dénonciations de népotisme et de favoritisme ont été portées à l’encontre de l’ancien gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli. Il était accusé d’avoir fait recruter 13 de ses cousins issus sur les 30 places réservées au Tchad.

Un échange épistolaire entre le gouverneur de la banque centrale d’alors et le président du conseil d’administration a suscité l’attention des Etats-membres. Le traitement de la situation par le comité ministériel de l’UMAC a abouti à la suspension du processus de recrutement de 45 candidats  par la résolution du 06 octobre 2023. La même résolution exige la réalisation d’un audit par un cabinet indépendant de réputation internationale.

Le nouveau gouverneur de la BEAC, Ivon Sana Bangui a présidé la réunion de lancement de l’audit de ce concours le 29 janvier 2025. Cet audit a été réalisé par le cabinet RSM France. Il avait pour but de comprendre les raisons de la suspension du processus et de garantir plus de transparence dans les futurs recrutements. Ses conclusions ont donc conduit le Comité ministériel à décider de l’annulation pure et simple du concours. Le motif invoqué est la préservation de la crédibilité et de l’image de la BEAC.

La décision n’est pas une bonne nouvelle pour les 66 candidats qui avaient été déclarés admis au terme des épreuves. Mais, les candidats pourront, s’ils remplissent encore les critères, postuler à nouveau. Le Comité ministériel de l’UMAC a instruit le gouvernement de la Banque centrale à organiser un nouveau concours dans les meilleurs délais et dans le respect des exigences de transparence requises, annonce le président du Comité ministériel, Ivan BACALE EBE MOLINA, dans un communiqué.

Présidentielle au Cameroun : Paul Biya de nouveau candidat

Le président camerounais en fonction depuis 1982 est candidat à sa propre succession. Paul Biya a annoncé sa candidature dans la nuit du 13 juillet 2024 à travers ses différentes plateformes de communication numérique.

 

Les camerounais se rendront aux urnes le 12 octobre 2025 pour l’élection présidentielle. Le doute au sujet de la candidature de Paul Biya, 93 ans, est levé. Car le doyen des chefs d’Etat de la sous-région est candidat à sa propre succession. Il a fait l’annonce en ces termes : « Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. » « Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés. » L’annonce se solde par : « Ensemble, il n’est pas de défis que nous ne puissions surmonter. »

« Assurer la sécurité et le bien-être des filles et des fils de notre cher et beau pays est la mission sacrée à laquelle je consacre mon temps et mon énergie, depuis mon accession à la Magistrature suprême », déclare le président en exercice depuis 43 années successives.

Dans la suite de sa déclaration, Paul Biya admet que, beaucoup reste à faire. Du fait d’un environnement international de plus en plus contraignant, « les défis auxquels nous sommes confrontés se font aigus ».

Paul Biya assure que sa détermination à servir les camerounais est à la mesure de l’acuité des défis auxquels ils sont confrontés.

Il est important de préciser que Paul Biya est le deuxième président que le Cameroun ait connu. Il prend les rênes de la magistrature le 6 novembre 1982, succédant à Ahmadou Ahidjo, qui avait démissionné pour des raisons de santé.