Gabon : l’axe Bifoun-Ndjolé en état de dégradation très avancée

Tout comme de nombreuses voies de communication de l’intérieur du pays, la nationale (N°2) est actuellement dans un état de dégradation considérable.

Le cas de l’axe Bifoun-Ndjolé long d’une quarantaine de kilomètres désormais dans un état lamentable empêchant ainsi les automobilistes de circuler paisiblement. Les gros bourbiers qui se sont formés sur cette voie immobilisent les voitures durant des heures.

Il faut dire qu’il y a quelques années, cette voie du réseau routier faisait la fierté du pays tout particulièrement des usagers. Cependant, des années plus tard elle est devenue l’ombre d’elle-même. C’est désormais un mal pour les automobilistes.

L’axe Bifoun-Ndjolé est truffé des gros bourbiers. Le constat moins reluisant est fait sur le tronçon Bifoun, Ebel-Abanga, ce jusqu’au village Menguene, difficultés pour les automobilistes de circuler.

Le village Afok-Bidzi situé à quelques kilomètres de Bifoun représente l’endroit le plus difficile à traverser pour les véhicules. Cet endroit se bloque pendant des heures à cause du piteux état de la route. Selon, Ekomie riverain du village, les pluies diluviennes qui s’abattent dans la région provoquent davantage les érosions et la dégradation de la chaussée.

 

Les habitants de Bambouchine révoltés par un projet d’implantation d’une décharge publique

Plusieurs résidants de Bambouchine, une petite bourgade située à 5 km de l’hôpital militaire du PK 9 ont manifesté dimanche contre le présumé projet d’implantation d’une décharge publique dans leur zone.

« Non à la poubelle, non à la poubelle … », ont-ils scandé devant des objectifs des carmeras et des micros des journalistes venus couvrir leur mouvement d’humeur. Aucune autorité n’est descendue récemment sur place pour annoncer le projet contesté. Mais selon les riverains, plusieurs délégations multiplient les vas-et-viens dans la zone sans rien dire aux populations. La dernière mission en date remonte à jeudi dernier.

Des personnes arrivées à bord de véhicule tout terrain ont numéroté plusieurs maisons à démolir, semble-t-il, dans le cadre de l’implantation d’une future décharge publique.

« On voit des équipes sillonner notre zone. Qu’est-ce qui se passe ? On ne nous dit rien, on ne connait pas, on ne comprend pas », s’est désolé Telesphore Edou, porte parole des populations.

Par des voies détournées, ces habitants ont appris qu’un vieux projet de création d’une décharge publique dans la localité a été remis au goût du jour.

« Nous n’en voulons, nous ne voulons pas d’une poubelle ici », a tonné un enseignant à la retraite. « Au lieu de nous amener l’eau, l’électricité et la route, ils veulent nous amener la poubelle », a hurlé Mba qui soutient s’être établi à Bambouchine depuis 15 ans.

Un cadre de l’administration qui réside dans la zone a affirmé que Bambouchine regorge d’importantes eaux souterraines, des mangroves et un bras de mer. Le site est aussi dans la périphérie du parc national d’Akanda connu pour ses colonies d’oiseaux et bien d’autres.

Implanter une poubelle polluerait l’eau, l’environnement et chasserait de facto qui populations dont certains y vivent depuis 3 à 4 décennies.

Selon plusieurs autorités contactées par la rédaction de Gabonactu.com, le site avait été choisi pour accueillir la future décharge mais le projet aurait été abandonné à cause de sa proximité avec l’océan et un parc naturel.

 

Gabon : « l’appel des braves doit impérativement être inclusif de toutes les sensibilités sociopolitiques du pays » (Collège Des Associations De Jeunesse)

Un collectif des associations des jeunes dit non à la paix des braves sans l’implication de la jeunesse,  ce dernier  dénonce l’accaparation par les politiques  de cette initiative.

« L’appel des braves doit impérativement être inclusif de toutes les sensibilités sociopolitiques du pays. Et non exclusif des seuls partis politiques dont la majorité n’a d’existence que le récépissé du Ministère de l’intérieur. », a fustigé ledit collectif.

Un Collectif dénommé : « Collège Des Associations De Jeunesse » gabonaise a dans une déclaration dénoncé l’accaparation par les politiques de l’appel à la Paix des Braves approuvé le 26 mars dernier par une cinquantaine des partis politiques réunie au sein du Conseil national de la démocratique (CND).

Il sied de rappeler que, l’appel à la Paix des Braves a été lancé en  mars 2021 par Guy Christian Mavioga, Secrétaire général exécutif du Bloc démocratique Christian (BDC, majorité) pour décrisper le climat politique, et socioéconomique morose. Cette grande messe politique espérée  qui croise déjà l’assentiment de certaines forces vives de la nation pourrait être possible dans les prochains mois si le Président Ali Bongo Ondimba donne son accord.

« Voilà que des personnalités qui n’ont jamais été à un quelconque front lancent un appel à la paix des braves en excluant les jeunes qui ont toujours été en première ligne des soulèvements et contestations sociopolitiques que le Gabon a connu », a-t-il déploré.

Gabon : un colloque sur le cancer de la prostate à Libreville

Dr Gertrude Mouangue, Directeur médical du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), a donné le coup d’envoi et supervisé les travaux de la première journée scientifique de la Société gabonaise d’urologie (SOGUR) le weekend écoulé à l’auditorium de la plus grande structure sanitaire publique du pays.

Ladite journée a été marquée par des communications libres, vingt-neuf  au total, essentiellement axées sur les maladies de l’appareil urinaire, notamment les calculs rénaux et le cancer de la prostate.

Ces communications dont l’une des principales a été faite par le Président de la Sogur, Dr Jean Massande Mouyendi, par ailleurs Chef de service d’urologie du Chul, ont débouché sur un état des lieux des connaissances, ainsi que des pratiques médicales et chirurgicales au sujet du cancer de la prostate; afin d’optimiser la prise en charge des patients.

Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent, avec 240 cas diagnostiqués sur les 290 patients d’au moins 50 ans, vus au Chul de septembre à décembre 2019, soit 81,6% du total des cancers masculins signalés sur ladite période ; devenant ainsi un enjeu de santé publique.

D’où le cri d’alarme du Dr Adrien Mougougou, adjoint du Chef de service d’urologie du Chul qui plaide pour « l’intensification de la sensibilisation en faveur du dépistage individuel avant la survenue de la maladie ». Ce qui réduirait, a-t-il souligné, le taux de mortalité du cancer de la prostate dû à un dépistage tardif.

Principal centre de prise en charge des maladies urologiques au Gabon, le Chul concentre plus de la moitié des chirurgiens urologues actuellement en service, soit six sur dix.

Source : Com CHUL

 

Gabon : l’épidémie de conjonctivite continue de harceler les familles à Libreville

L’épidémie de conjonctivite maladie des yeux plus connue sous l’appellation « appolo » constatée dans la capitale gabonaise depuis environ 3 mois, continue de harceler les familles sans une communication officielle sur cette maladie non mortelle.

L’épidémie se répand quasiment dans tous les quartiers. Et dans une maison, elle attaque un premier porteur, généralement un enfant qui la ramène de l’école, puis les frères et sœurs pour terminer par le chef de la famille sans oublier la maman.

Sans une communication officielle sur cette maladie très gênante qui s’attaque aux yeux, les traitements de la grand-mère sont plus en vogue. Les plus connus sont le sel ou le sucre dilué versé dans les yeux. D’autres mettent des goûtes de citron dans les yeux ou encore des piments.

Les familles moyennes optent plutôt pour la pharmacie où des traitements efficaces existent et sont très demandés en ce moment.

La conjonctivite est une maladie très banale, qui touche beaucoup de personnes. Elle correspond à une infection de la membrane transparente (la conjonctive). Elle recouvre l’intérieur des paupières et tapisse une partie du globe oculaire, couvrant le banc de l’oeil. Elle est souvent bénigne, mais doit être traitée.

 

 

Gabon : la grève dans les régies financières fait perdre 50 milliards de FCFA des recettes par mois

La grève en cours dans les régies financières (impôts, douanes, trésor public et pétrole) fait perdre par mois environ 50 milliards de FCFA, selon l’économiste Willy Ontsia interrogé sur la question par nos confrères de la Radio Gabon.

A en croire l’économiste Willy Ontsia, ces pertes sont dues par le non prélèvement des taxes par ces agents recrutés pour effectuer ce travail.

Il sied de signaler que,le 31 mars dernier, la Fédération des collecteurs des régies financières (FECOREFI) qui regroupe quatre administrations (Douanes, Trésor, Impôts et hydrocarbures) avait  décidé, au terme d’une assemblée générale, de durcir la grève remise au goût du jour le 19 mars dernier suite à la sourde oreille du gouvernement qui ne veut pas payer la Prime à la performance budgétaire (PPB) du mois de février dernier.

« L’Assemblée Générale a décidé, unanimement de reconduire le mot d’ordre de grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national », avait hurlé le porte-parole, Sylvain Ombinda.

A l’origine de la nouvelle poussée de fièvre, l’application 6 du décret n°00429/PR/PM du 24 décembre 2020 instituant une Prime à la Performance Budgétaire.

Les syndicalistes accusent le gouvernement de violer l’article 16 de son propre décret qui prévoit que l’évaluation de la performance est effectuée une fois par trimestre. Ils font constater que le décret datant de décembre, la première évaluation de la performance doit intervenir après mars. Or le gouvernement a sorti une évaluation en février faisant valoir des contre-performances, ce qui étonne les syndicalistes.

 

 

Gabon : Ali Bongo a créé un bataillon du génie agricole pour mieux nourrir ses militaires

Le conseil des ministres du mercredi 7 avril a décidé de créer un bataillon du génie agricole pour mieux nourrir les militaires gabonais. Cette décision est la volonté du  chef de l’État, Ali Bongo Ondimba.

C’est Michael Moussa Adamo ministre de la défense, qui a présenté et défendu ce projet au cours du conseil des ministre du mercredi 7 avril dernier. L’homme de la défense,  a réussi à faire adopter ce projet, à cet effet, par le conseil des ministre le projet de décret portant réorganisation de la Direction Générale du Génie Militaire.

« Parmi les innovations, on note la création du Bataillon du génie agricole ». Selon le décret « l’une des missions premières est d’appuyer l’Etat dans l’amélioration des moyens de subsistance des forces de défense ».

Le bataillon du génie agricole se chargera également de « la mise en place de Formations rattachées du Génie Militaire ».

L’objectif à terme, selon le conseil des ministres est de permettre à cette structure des forces de défense de répondre de manière optimale aux enjeux nouveaux liés à sa montée en puissance.

Le texte ne précise pas si le nouveau bataillon se chargera de créer des plantations ou des fermes pour réduire l’insécurité alimentaire récurent dans le pays. Le poulet et la viande surgelés, les pattes alimentaires et les boites de conserve sont les aliments principaux des soldats actuellement nourris par les forces de défense du Gabon. Le nouveau bataillon pourrait fournir des légumes et certainement du poulet frais aux soldats.

 

 

 

 

 

Gabon : perturbations sur l’achat des unités EDAN chez les revendeurs : la SEEG rassure

Depuis quelques jours, des perturbations sont observées sur le réseau Tiers de revendeurs EDAN, rendant ainsi difficile l’approvisionnement en unités EDAN par les revendeurs K-POWER.

Seules les caisses SEEG, Access BATAVEA et les plateformes MOBILEDAN (AirtelMoovAfricaBicigmobile et BGFIMobile) restent opérationnelles pour les clients désireux de s’approvisionner en unités EDAN.

Les travaux de réparation se poursuivent jusqu’au rétablissement total des ventes EDAN sur le réseau Tiers des revendeurs K-POWER, qui pourrait intervenir d’ici la fin de la semaine.

La SEEG s’attache également à communiquer sur l’évolution de la situation et exprime ses regrets à la clientèle affectée par ce dysfonctionnement.

La Direction de la Communication & de la Responsabilité sociétale

Libreville : Rose Christiane Raponda a lancé les travaux d’accès à l’eau potable dans 40 quartiers de la ville et ses environs

La cheffe du gouvernement Rose Christiane Ossouka Raponda, a lancé mercredi à l’échangeur du PK5 à Libreville les travaux de renouvellement et d’extension du réseau d’eau des communes de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum qui profiteront à environ 300 000 personnes vivant dans 40 quartiers.

Au terme des travaux qui vont durer entre 20 et 32 mois selon les lots, les populations de la capitale gabonaise, verront leur accès à l’eau potable s’améliorer de manière significative.

« Prévus pour améliorer la desserte en eau de plus de 40 quartiers, ce sont environ 300.000 qui devraient bénéficier de cet important projet », a indiqué le ministre de l’Energie et de l’eau, Alain Claude Bilie By Nze.

.Il sied de préciser que, ces travaux sont financés grâce à un financement de la Banque africaine de développement (BAB), dont le représentant au Gabon, Robert Masumbuko était l’un des invités de marque à la cérémonie. La BAD a notamment accordé au Gabon un prêt de 77 milliards de FCFA, soit 118 millions d’euros pour le projet qui permettra de tirer 300 km de conduite d’eau potable.

Durant les travaux, quelques 2000 emplois seront créés. Le recours aux PME gabonaises est prioritaire.

Libreville qui concentre près de la moitié de la population gabonaise estimée à 1,8 million d’habitants connaît un important stress hydrique. Plusieurs populations de la capitale n’ont pas accès à l’eau potable.

 

Gabon : les grévistes de la Régies financières passent à la vitesse supérieure

Le syndicat de la Fédération des collecteurs des régies financières (FECOREFI), a décidé mardi, au cours d’une assemblée générale de durcir la grève suite à la méfiance du gouvernement qui ne veut pas payer la Prime à la performance budgétaire (PPB) du mois de février 2021, a annoncé Sylvain Ombinda porte-parole de la FECOREFI.

« L’Assemblée Générale a décidé, unanimement de reconduire le mot d’ordre de grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national ». Selon le porte-parole de la FECOREFI, c’est pour se faire entendre suite au tohubohu qui prévalait au terme de la rencontre qui a mobilisé une très grande foule.

Il sied de rappeler que, les grévistes ont annoncé qu’ils vont mettre en place deux piquets de grève. Un devant le ministère du Budget et un autre devant le Trésor public. C’est un changement de cap car le 19 mars ils avaient invité leurs adhérents de rester « confinés » à la maison par manque d’argent de taxi ou de carburant.

Pour rappel, la FECOREFI revendique : le paiement intégral de la Prime à la Performance Budgétaire du mois de février 2021 ; la mise en place du comité d’administration mixte paritaire et la mise en place d’une commission had-oc de révision de certaines dispositions querellées.