CHUL : le SYMEFOGA dénonce les conditions de prise en charge des patients Covid

Dans leur communiqué (Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (SYMEFOGA), parvenu à notre rédaction, le Symefoga, annonce au gouvernement qu’au CHUL de Libreville les conditions de prise en charge des patients Covid-19 sont abominables : déficit d’oxygène (3 postes sur 8 fonctionnent), absence d’un scanner pour poser le diagnostic, inexistence d’un laboratoire fonctionnel et des réactifs…

 Bref, un dénuement très grave qui fait de ce plus grand hôpital du Gabon un mouroir surtout pour les patients Covid. Quatre médecins dont une jeune femme enceinte des jumeaux sont décédés de Covid 19 en un mois, rappelle le SYMEFOGA qui redresse également des revendications pécuniaires.

Ci-dessous l’intégralité du texte :

Monsieur le Président de la République chef de l’État, Madame le Premier Ministre Chef du Gouvernement est le président du COPIL, Gabonais, gabonaises, chers compatriotes,

Chers confrères et consœurs médecins, Madame le Premier Ministre, lors de nos différentes rencontres avec les ministres de la santé (l’actuel et son prédécesseur) et avec votre précédent homologue ainsi que nos communiqués de presse (25 mars et 13 juillet 2020), nous n’avons cessé d’attirer l’attention de tout le monde sur la gravité le cette pandémie mais surtout sur la vétusté de nos plateaux techniques laissés à l’abandon par les gouvernants que vous êtes. Nous vous interpelions par la même occasion sur le fait que comme devant la mort, nous étions tous égaux devant cette maladie au regard des restrictions qu’elle nous impose. D’où la nécessité d’une gestion rigoureuse de l’argent public dédié à cette guerre contre la covid-19.

Madame le Premier Ministre, un an après et malgré les sommes colossales annoncées par le Gouvernement, fort est de constater que l’état de nos structures sanitaires va de mal en pis.

En effet comment comprendre que la CHU de Libreville soir aujourd’hui non pas la vitrine de l’offre de soins dans notre pays mais plutôt « la vitrine de l’agonie de notre système de santé »?

Comment comprendre que 2 centrales de production d’oxygène aient été laissées en l’état (seuls 3 modules sur 8 nécessaires sont fonctionnels).

Comment accepter les ruptures incessantes en oxygène dans un hôpital en première ligne de la prise en charge des patients covid-19 grave (exposant chaque minute les patients à la mort et mettant le personnel dans une angoisse perpétuelle) ? Combien de patients devons-nous encore perdre pour que les moyens arrivent à nous et à nos patients ?

Comment peut-on prendre en charge des patients, en particulier Covid positif sans scanner et laboratoire fonctionnels ?

Comment comprendre que les travaux d’un bâtiment naguère dédié à la prise en charge de ces patients Covid+ n’aient pas été achevés avec équipement d’une mini centrale d’oxygène ? Comment comprendre que le CHU de Libreville qui a pris en charge gratuitement la majorité des patients (donc pas d’entrée financière pendant 5 mois) n’ai eu aucune compensation financière au point que sa Directrice Générale peine à payer les salaires et les primes de son personnel ?

Comment comprendre que nous soyons dépourvus les médicaments et de tout équipement de protection individuelle et d’hygiène dans les hôpitaux de ce pays à revenu intermédiaire haut ?

Ce constat non exhaustif de l’État du CHUL et le reflet de toutes les structures sanitaires de notre pays.

Madame le Premier Ministre nous invitons le Gouvernement à l’inévitable notion d’intégrer la covid-19 dans le panel des maladies que nous devront désormais un prendre en charge. De ce fait, il est inconditionnel d’investir sur la remise à niveau des hôpitaux, seul gage d’une prise en charge pérenne de tous les patients y compris les Covid positifs.

Le personnel de santé fait des soldats dévoués à cette guerre peine à comprendre comment les nombreuses réclamations induites par un paiement à la va-vite de l’indemnité covid-19 n’ai pas été prises en compte alors même qu’on parle d’un reliquat de plus de 400 millions (300 millions pour la PIP et 100 millions sous forme de bons de caisse non retirés) ? Mais comment admettre que le personnel du CHUL qui se donne corps et âme jusqu’à ce jour ne soit pas motivé ? Est-il encore nécessaire de rappeler le nombre de personnelle de santé tombés sur le chant de bataille

Monsieur le Président de la république, nous avions été touchés par votre adresse a notre dévouement et a l’honneur qui avait permis de baptiser le laboratoire du gymnase du nom de notre Maître Professeur Gahouma. Mais hélas, la mémoire de ce dernier est tous les jours salie par le fait que le COPIL, dirigé par votre premier ministre a mis en place un système de racket en rendant payant les tests de dépistage de la covid-19 est imposant ce test par les gestes les plus courants (aller au restaurant, aller au culte, se déplacer sur le territoire national alors que la pandémie touche tout le pays…) La gratuité annoncée des tests ne nous semble que le meilleur moyen de pousser les gabonais à payer 20000 francs CFA fameux système VIP toujours en vigueur parfois sans reçu.

Monsieur le Président de la République, le personnel médical et paramédical attend toujours l’effectivité des promesses annoncées par vous-même (suite à l’indemnité covid-19), moyens de protection, amélioration du plateau technique, transport gratuit…).

Nous sommes surpris que sans moyen supplémentaires, le ministère de la Santé et les responsables techniques du COPIL, demande d’augmenter la capacité d’accueil des patients covid-19 grave.

Dans ces conditions comment demander l’augmentation ou la création de lits de réanimation dans des hôpitaux sans oxygène ? Sans scanner ? Sans laboratoire ? Sans équipement de protection individuelle ? Sans produits d’hygiène ? Sans motivation du personnel ? (combien de médecins infirmiers… doivent-ils encore perdre la vie??? ).

Nous sommes meurtris par la perte de 4 médecins en l’espace d’une semaine dont une jeune consœur arrachée à la fleur de l’âge. Que toute la communauté médicale ainsi que leurs familles respectives reçoivent nos condoléances les plus confraternelles.

Madame le Premier Ministre, Présidente du COPIL, chers compatriotes le personnel de santé ne peut travailler qu’avec les moyens mis à sa disposition. Nous vous informons s’il était encore besoin que notre patience limitée ne nous permet plus de garder le silence au risque d’être complice d’une criminalité volontairement entretenue par le Gouvernement dont vous êtes le premier responsable.

Parmi les mesures restrictives mis en place par le gouvernement pour lutter contre la covid-19, le couvre-feu à 18 heures pose plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. En effet Madame le Premier Ministre, cette mesure impact énormément sur le fonctionnement des structures sanitaires. Le personnel qui doit se relayer et parfois passer 24 heures dans les hôpitaux n’est ni nourri, ni transporter. Il est régulièrement victime de la brutalité des agents des forces de défense et de sécurité pour qui la carte professionnelle ne suffit pas toujours.

Enfin, ne pouvons rester insensible à l’actualité, nous présentons nos condoléances aux familles en deuil et parent « les assassinats » des populations sans armes qui manifestent leur désarroi face à des décisions prises sans mesure d’accompagnement.

Ces décès sont les conséquences d’une politique sans concertation, d’une mobilisation prolongée de force de troisième catégorie et d’une paupérisation croissante des populations.

Dr Adrien Mougougou, président du SYMEFOGA

Gabon: Enseignement post universitaire, les gouttes et dermo hypodermies bactériennes au programme

Le Département de médecine interne, que dirige Professeure Philomène Kouna Ndouongo, a ouvert par ces deux thématiques sanitaires récemment, dans l’auditorium du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), le cycle annuel des enseignements, formations et conférences médicales.

Sur la sellette, praticiens, internes et autres personnels soignants des services référents -rhumatologie et dermatologie- en matière de consultations, diagnostics et prise en charge de la goutte et des dermo hypodermies bactériennes au Chul.

Instants de partage d’expériences, de savoirs et d’échanges de bonnes pratiques sur ces pathologies, vulgairement désignées sous le nom de fusils nocturnes.

La goutte se caractérise par une déformation plus ou moins importante des articulations localisées au niveau du coude, des poignets, des genoux ou des pieds.

Elle peut être favorisée par plusieurs facteurs, notamment génétiques, c’est-à-dire une prédisposition familiale, des défauts d’excrétion urinaire, l’obésité ou encore l’hypertension artérielle, a indiqué le Professeur Landry Missounga, Chef se service de rhumatologie au Chul. La pathologie connaît une prévalence de plus en plus croissante au Gabon, avec un taux de 5,6% pour plus de 6000 patients reçus en 2018, devenant un problème de santé publique.

S’agissant des dermo hypodermies bactériennes, autre préoccupation de santé publique, a-t-on appris, elles constituent 82,6% des hospitalisations au service de dermatologie du Chul, a renseigné son Chef, Dr Sophie Coniquet, avec un taux de décès de 6%, pour plus de 300 patients entre 2018 et 2020.

Les dermo hypodermies bactériennes, plus connues sous l’ancienne appellation « Érysipele », se caractérisent par des oedèmes pouvant entraîner des lésions cutanées. La principale manifestation des dermo hypodermies bactériennes, à son stade premier, est la grosse jambe rouge douloureuse pouvant entraîner de nombreuses complications.

Ce premier enseignement post universitaire de l’année a été ponctué par la remise des attestations aux participants.

À travers ces rencontres scientifiques et médicales, le Département de médecine interne du Chul voudrait réactiver la fonction formation et recherche dévolue à tout CHU, à côtés des missions classiques d’administration de soins et de prise en charge médicale des patients.

Source : Com CHUL

Gabon : « le vaccin contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé » (Guy Patrick)

Dr Guy Patrick Obiang Ndong ministre de la santé publique, a installé mardi 2 mars dernier, l’équipe qui s’occupera de vacciner les gabonais contre le Covid-19.

Le patron de la santé publique, précise que le vaccin contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire mais fortement recommandé pour toute personnes se trouvant dans le territoire gabonais.

L’équipe préparée pour vacciner le gabonais, est dénommée « Comité de pharmacovigilance sur la vaccination antiCovid19 ». Le comité est « chargé de développer une stratégie locale et de garantir une campagne de vaccination dans les meilleures conditions de sécurité », précise Guy Patrick Obiang Ndong.

Il sied de signaler que, le gouvernement gabonais  avait conclu un accord avec la Russie pour l’obtention du vaccin Spoutnik 5. La Chine avait aussi promis livrer au Gabon un don de 100 000 doses du vaccin Sinopharm.

Le taux de contamination et de décès est en nette augmentation au Gabon. Le pays d’Ali Bongo  Ondimba, fait actuellement face à la montée de la seconde vague de la pandémie du Covid-19.

Gabon : l’Aéroport international de Libreville obtient son accréditation sanitaire AHA

 L’Aéroport de Libreville (ADL), s’est engagé dans le processus de certification sanitaire AHA du Conseil international des aéroports (ACI).  Pour lutter contre la Covid-19 et accompagné la reprise de trafic aérien.

Il sied de noter que,  le Gabon est le premier pays  en Afrique centrale à obtenir le précieux sésame. Ce programme d’accréditation a été lancé en juillet 2020 pour évaluer les mesures sanitaires déployées dans les aéroports conformément aux recommandations internationales définies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et par l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA). Cette certification vise à rassurer les passagers, les employés et les partenaires en garantissant leur sécurité sanitaire par des installations sûres et un protocole rigoureux.

Ces pratiques concernent notamment la désinfection des espaces, la distanciation physique, la communication sur les gestes barrières et la protection des passagers et du personnel tout au long du parcours passager.

C’est au terme d’un processus débuté en novembre 2020 par un questionnaire d’évaluation à distance, de transmission d’éléments de preuve, d’échanges avec les experts et achevé par des vérifications de plus d’un mois qu’ADL a obtenu cette certification sanitaire, valable pour les 12 prochains mois. Celle-ci confirme que l’expérience aéroportuaire offerte aux passagers est sûre et à la hauteur des exigences internationales.

Pour rappel, l’ADL est le premier aéroport d’Afrique Centrale à recevoir l’accréditation AHA et tient à remercier tous les partenaires qui ont œuvré à ses côtés pour y parvenir.

So

 

Gabon : le CLR félicite l’honorable Lucie Milebou pour sa réélection à la présidence du Sénat

Le Centre des libéraux réformateurs (CLR), a,  à travers  Dr Nicole Asselé félicité Lucie Milebou Aubusson  pour sa réélection à la tête de la haute chambre du parlement  gabonais.

« Femme de grande pondération et d’écoute, personnalité à la sensibilité reconnue et vouant un attachement viscéral à tout ce qui touche à l’essor des collectivités locales dont la Haute chambre du Parlement est l’émanation, Madame MBOUSSOU continuera assurément d’assumer avec brio et sobriété les devoirs de sa lourde mais si exaltante charge républicaine. Le CLR, par ma plume, adresse à cette compatriote exemplaire ses sincères et chaleureuses félicitations, et lui souhaite plein succès dans l’accomplissement de ses missions renouvelées au service de nos populations », a écrit Mme Asselé sur sa pageFacebook.

Sénateur du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir),  Dr Lucie Milebou Aubusson Mboussou a été réélue le 1er mars 2021 par une majorité écrasante de 65 voix soit 100%. Elle entame ainsi son deuxième mandat de 6 ans.

Gabon : l’ONG SOS prisonniers condamne une vague d’arrestation des membres de concert des Casseroles

L’Ong SOS prisonniers Gabon a dans une déclaration faite ce  mardi 2 mars, dénonce une vague d’arrestations liées au mouvement pacifique dit « concert des casseroles » à travers lequel les gabonais.

Ces derniers (le concert des casseroles)  protestaient contre les mesures restrictives prises par le gouvernement pour lutter contre  la  propagation de la pandémie du Covid-19. « SOS Prisonniers Gabon condamne cette vague d’arrestations qui n’honore pas notre pays et exige l’arrêt des persécutions judiciaires et la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées suite au mouvement des casseroles », peut-on lire sur la déclaration.

Lionel Ella Engonga président de l’ONG SOS Prisonniers Gabon, cite particulièrement le cas de Philippe Arsène Owono interpellé le 27 février. En plus de lui, plusieurs autres jeunes auraient été interpellés et placés en garde à vue. A Moanda dans le sud Est du Gabon, plusieurs jeunes sont placés sous mandat de dépôt.

Il sied de rappeler que, lundi  1 mars dernier, le porte-parole de la présidence de la République, Jessye Ella Ekogha a dit ne pas avoir des informations précises sur ces arrestations.

Les autorités judiciaires ne communiquent pas sur ce sujet. SOS Prisonniers Gabon exhorte le Procureur de la République à veiller scrupuleusement sur le « respect des dispositions des articles 56, 57, 58 et suivants du Code de procédure pénale (CPP) gabonais, car la garde à vue ne peut excéder 48h et peut être prorogée de 48h de plus sur autorisation du Procureur ».

Lionel Ella Engonga président de ladite ONG, exige que tous les droits des personnes ainsi arrêtées soient scrupuleusement respectés.

 

Covid-19 : le Gabon dispose du taux de mortalité le plus bas de la sous-région (75 décès

Le taux de mortalité liée à la pandémie du Covid-19 au Gabon se situe à 0, 55% représentant 75 décès.

Les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS), datant de 22 février 2021, place le Gabon en tête des pays ayant le plus faible taux de mortalité par Covid-19 dans la sous-région.

La république centrafricaine arrive en 2ème position avec, 1,26% pour 63 morts suivi de Sao Tomé et Principe (1,30%, 23 décès). Le Rwanda qui a un taux mortalité de 1,38% (249 décès) se place en 4ème position et le Congo-Brazzaville (5ème) avec 1,47% (127 décès).

La Guinée Équatoriale (1,13%, 89) occupe la 6ème place, le Cameroun (1,55%, 523 décès) vient au septième rang, l’Angola (2,43%, 499 décès) et le Congo-Kinshasa se place en 9ème  positon avec 700 décès, soit 2, 79%.

La stratégie de riposte adoptée par le Gabon depuis l’apparition d’un premier cas en mars 2020 justifierai son faible taux de mortalité.  A ce jour, le pays compte 14 849 cas positifs dont 13 288 guérisons et 87 décès.

Gabon-Lutte contre Covid-19 : Dieudonné Minlama Mintogo appelle à un consensus national

Le centriste Dieudonné Minlama Mintogo, appelle à l’implication de toutes les forces vives de la nation pour trouver une solution idoine à travers  les actions de lutte contre le Covid-19.

« Le dialogue fait partie de notre ADN, comme l’avait si bien affirmé le président de la République, Ali Bongo Ondimba lors d’une précédente déclaration. Le Gabon traverse une crise sanitaire, économique, sociale, sécuritaire, culturelle, et désormais politique, avec les morts liés au mouvement des casseroles et aux nombreuses arrestations qui s’en sont suivies. La situation est d’autant plus grave, que 12 milles Gabonais ont perdu leur emploi à cause de l’application de l’état d’urgence sanitaire et ses conséquences. Une solution ne peut pas être trouvée contre le Covid-19 et ses conséquences sans associer tous les fils de la Nation à travers l’écoute, le dialogue et le consensus.  C’est ensemble que nous trouverons des solutions », a estimé M. Minlama Mintogo au terme de la rencontre avec les membres du CND.

La délégation du CND était composée de Jean De Dieu Ekwanghe et Jean Pierre Ndong Abessolo, respectivement président de l’Union Sociale et Démocratique (USD) et de  Cause Commune pour le Développement Gabon (CCDG). L’approche consultative du CND  vise à trouver les pistes de solution à la crise économique, sociale, sécuritaire et politique accentuée par la 2ème vague du coronavirus.

« Nous devons faire face ensemble à un double défi, à la fois sanitaire et économique, en protégeant les Gabonais de la Covid-19, mais aussi en relançant notre économie par un plan de relance réaliste, gage de de développement et de stabilité », a-t-il insisté.

Le plaidoyer, indique-t-on, sera transmis aux plus hautes autorités, pour ramener la stabilité, et relancer l’économie gabonaise fortement impactée par les conséquences liées à cette pandémie.

Source: gabonactu.com

 

Gabon-nouveau bureau du sénat : 4 sénateurs de l’opposition boycottent l’élection des membres du bureau

Les sénateurs de la formation politique Les Démocrates (LD, opposition), ont boycotté lundi l’élection des membres composant le nouveau bureau du sénat, dominé à 98% par le Parti démocratique gabonais (PDG).

 Ce lundi 1 mais en matinée, les mêmes sénateurs ont tous voté pour Dr Lucie Milebou Aubusson Mboussou, réélue président du sénat à 100 des suffrages exprimés.

Durant la 2ème phase consacrée, à la composition des membres du bureau dans l’après-midi, lesdits sénateurs sont sortis de l’hémicycle visiblement furieux, avant le vote.

Leur courroux découlerait de la candidature de Pierre Moussounda du Parti-social-démocrate (PSD, opposition), au poste de 2ème questeur. Un deal qui aurait mal tourné.

Gabon : l’honorable Luc Oyoubi élu 1è vice-président du sénat

Luc Oyoubi va seconder le Dr Lucie Milebou Aubusson Mboussou, réélue elle aussi ce lundi 1er mars à Libreville en matinée présidente de la chambre haute du parlement gabonais.

Luc Oyoubi remplace ainsi Léonard Andjembé.  L’ancien Ministre de l’Economie avait été repêché par le parti au pouvoir pour être candidat au détriment de son tombeur Daniel Lekogo. Il avait par la suite remporté l’élection de sénateur d’Okondja le 30 janvier 2021.

D’autres membres du nouveau bureau du sénat ont été élus par les pairs.  Il s’agit notamment  du 2ème vice-président, Augustin Roger Brice Adandé Radembino, suivi de Marie Juie Bilogo-Bi-Nzendong (3ème vice-président),  et du 4ème vice-président échoit à Steeve Nzegho Dieko.

Michel Ondinga Ngwengwe a été élu  1er questeur tandis que Berthe Mbene Mayer  1er secrétaire et Honorine Nze Bitheggué 3ème secrétaire.