Léandre Nzue est poursuivi pour association des malfaiteurs et détournement des deniers publics

 André Patrick Roponnat procureur de la République, a indiqué mardi 15 septembre dernier que, 11 chefs d’accusation pèsent contre le Maire de Libreville, Léandre Nzue, placé sous mandat de dépôt après son audition au tribunal de Libreville.

Léandre Nzue est poursuivi pour association des malfaiteurs, détournement des deniers publics, blanchiment des capitaux, extorsion des fonds, concussion, corruption passive, chantage, faux usage de faux et complicité de faux.

Le maire de Libreville risque une lourde peine de prison s’il est reconnu coupable. procureur général de la République a précisé que les droits des mis en cause ont l’objet du respect le plus scrupuleux. Léandre Nzue a été jeté en prison avec au moins deux de ses collaborateurs.

Léandre Nzue est arrivé ce mardi à la prison centrale de Libreville après 72 heures de garde à vue à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) puis une nuit à l’hôpital militaire du PK9 suite à un malaise lundi au tribunal de Libreville.

L’état de santé de Monsieur le Maire fera l’objet d’une attention toute particulière“, a précisé le Procureur.

 

Gabon : la tension monte d’un cran, les avocats ouvrent le feu contre l’appareil judiciaire

Le conseil de l’ordre des avocats du Gabon réuni en séance extraordinaire le 10 février dernier, n’a pas mâché ses mots contre le procureur de la République, André Patrick Roponat.

Le procureur général de la République André Patrick Roponat a menacé de poursuivre les avocats pour propagation de fausses nouvelles suite aux révélations, par eux, des graves tortures et humiliations des détenus « politiques » à la prison centrale de Libreville, et menacent de ne pas participer aux prochaines sessions criminelles.

Dans une déclaration lue mercredi dernier par le bâtonnier Lubin Ntoutoume, les avocats du Gabon jugent « inacceptables » les menaces contre eux.

« Les propos tendant à qualifier publiquement de mensonger des procédures régulièrement engagées par des avocats sont purement et simplement inacceptables », a cogné le bâtonnier qui insiste que « l’avocat ne doit être inquiété encore moins menacé dans l’exercice de ses fonctions ».

« Aucune menace ni aucune pression ne seront suffisantes pour le sanctionner ou le neutraliser », a-t-il martelé en rappelant que « l’avocat ne saurait être assimilé à la cause qu’il défend ».

La crise entre le barreau et le parquet est née suite à des révélations successives de plusieurs avocats affirmant que leurs clients ont été torturés nuitamment dans leurs cellules à la prison centrale de Libreville.

 

Gabon-Justice populaire : André Patrick Roponat fait le point des interpellations

Le procureur général de la République André Patrick Roponat, a fait le point des interpellations sur les violations populaires qui s’est produit le 24 janvier dernier à Libreville.

A la suite de la vague de violences survenue le 24 janvier dernier, du fait des rumeurs de supposés enlèvements à Libreville, le procureur de la République près le Tribunal de première instance, André Patrick Roponat, indique que, jusqu’à cette date, 89 personnes avaient été déférées devant le parquet.

Il a indiqué que, les griefs sont en lien avec les violences survenues, il y a quelques jours dans la cité capitale gabonaise. Faisant le point des interpellations, André Patrick Roponat a indiqué que «89 personnes ont été déférées à ce jour, 66 ont été mises hors de cause, alors que 18 ont vu leurs procédures être mises en instance pour poursuite des enquêtes ».

De poursuite , «5 personnes sont sous mandat de dépôt en attendant leur comparution devant le tribunal correctionnel par la procédure de flagrant délit, le vendredi 24 janvier. Ce, pour répondre des faits de participation à un attroupement armé, ayant troublé l’ordre public, de diffusion de nouvelles fausses ayant troublé l’ordre public et outrage à agent dans l’exercice de leurs fonctions», a expliqué le procureur de la République.

Raponat a également précisé que ces chiffres pourront évoluer dans les prochaines heures, d’autant plus que les enquêtes et les auditions sont toujours en cours.

Gabon -Opération Scorpion : pas d’immunité parlementaire pour Tony Ondo Mba

L’ex-ministre Tony Ondo Mba député de Bitam et président du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) ne bénéficie d’aucune immunité.

Alors que l’Assemblée nationale a choisi de botter en touche au sujet de l’interpellation du député élu du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV), le procureur de la République, lui, a décidé le 4 décembre de trancher.

C’est la clarification faite par le procureur de la République, André Patrick Roponat, à travers une déclaration le 4 décembre. «Je tiens à apporter une précision afin que le peuple soit suffisamment édifié», a-t-il dit, faisant allusion aux interpellations le 3 décembre, d’anciens membres du gouvernement parmi lesquels Tony Ondo Mba. Notant que ce dernier est à la base un élu du peuple (député), le procureur rappelle qu’il a intégré l’Exécutif (gouvernement). De ce fait, a-t-il affirmé, Tony Ondo Mba «ne pouvait plus prétendre bénéficier de l’immunité parlementaire qui en réalité profitait désormais à son suppléant qui siège effectivement au sein de l’Assemblée nationale».

À sa sortie du gouvernement, a expliqué André Patrick Roponat, il devait être soumis à une procédure permettant sa réintégration au sein de l’Assemblée nationale.

«Et que je sache, monsieur Tony Ondo Mba aurait pris attache avec l’Assemblée nationale pour être édifié sur les règles à observer afin de réintégrer sa place dans l’Assemblée nationale», a-t-il déclaré. «Et dès lors que monsieur Tony Ondo Mba n’avait pas effectivement réintégré l’Assemblée nationale, et qu’il n’avait pas siégé, (il) ne pouvait bénéficier d’une quelconque immunité parlementaire», a-t-il affirmé.