Surpopulation carcérale: le Gabon envisage l’utilisation du bracelet électronique

En visite au Sénégal du 18 au 21 octobre 2026, le ministre Augustin Emane  souhaite s’inspirer du modèle sénégalais en matière de peine  alternatives à l’emprisonnement.

 

En mission au Sénégal, le ministre de la justice  a visité le Centre national sénégalais du bracelet électronique et le pôle judiciaire financier de Dakar. La délégation gabonaise a été édifiée sur les modalités de mise en œuvre de la surveillance électronique, les catégories de personnes pouvant bénéficier de cette mesure ainsi que les résultats enregistrés depuis son introduction au Sénégal.

Surplace,  Augustin Emane et le ministre sénégalais de la Justice, Me Moussa Saar, ont échangé  sur le renforcement de la coopération judiciaire. Le  point a été mis sur la surveillance électronique des personnes placées sous-main de justice.

En effet, au Sénégal, ce système permet de contrôler à distance les déplacements des personnes concernées et de signaler les violations des obligations fixées par le juge. Pour le Gabon, cette initiative peut intervenir  dans un contexte de forte surpopulation carcérale au Gabon.

La délégation gabonaise a été édifiée sur les modalités de mise en œuvre de la surveillance électronique, les catégories de personnes pouvant bénéficier de cette mesure ainsi que les résultats enregistrés depuis son introduction au Sénégal. Pour l’heure, aucune décision n’a été prise. Les autorités doivent encore évaluer les conditions d’application du dispositif.

Incendie au greffe civil : le ministre de la justice ouvre une enquête

Le Dr. Augustin Emane, a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative après l’incident grave survenu le 25 février 2026 au tribunal de première instance de Libreville.

 

Dans une déclaration rendue publique mardi 03 mars 2026, le ministre de la Justice Augustin Emane s’est dit solidaire des agents de l’État affectés au greffe, victimes de cette agression. Il a dénoncé avec fermeté des actes qu’il qualifie d’« inadmissibles, survenus qui plus est dans l’enceinte sacrée d’un Palais de justice.

Il a annoncé à cet effet,  l’ouverture d’une enquête administrative afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire et d’établir les responsabilités éventuelles. Une demande à l’Inspection générale des services judiciaires, en collaboration avec les chefs de juridictions et les responsables des greffes, de mener une réflexion sur les mécanismes susceptibles d’améliorer la gestion des dossiers judiciaires a été faite.

Rappelons que, l’incendie s’est produit le 25 février par une usagère venue réclamer un dossier déclaré « introuvable », qui aurait tenté d’incendier le greffe civil en aspergeant des dossiers et des agents de pétrole.

Gabon : Augustin Émane le nouveau ministre de la Justice

Il est parmi les nouveaux ministres qui ont fait leur entrée dans le gouvernement de la cinquième république.

 

Né le 15 novembre 1963 à Lambaréné, Augustin Emane est un enseignant, universitaire, juriste, docteur en droit de l’Université de Nantes et maître de conférences habilité à diriger des recherches (HDR) à Nantes Université, Augustin Emane s’est spécialisé dans le droit du travail, la protection sociale et les contrats civils et commerciaux. Responsable du Master 1 de droit social à Nantes, il a également enseigné dans de nombreuses facultés en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique, consolidant un profil académique d’envergure internationale.

Fellow au Wissenschaftskolleg de Berlin (2005-2006) et au Stellenbosch Institute of Advanced Study (2018), il a mené des recherches sur le travail à l’ère numérique, les nouvelles formes d’emploi et la négociation collective en Amérique latine. Au Mali, il siège au conseil scientifique du Forschungszentrum Point Sud – Lokales Wissen à Bamako et a contribué à la réforme du Code malien de prévoyance sociale, renforçant son expertise sur le continent africain.

Au-delà de l’université, Augustin Emane est avocat au barreau du Gabon qui  connaît les réalités concrètes des tribunaux. Ses travaux et missions officielles l’ont conduit à collaborer avec des institutions publiques et privées, au Gabon, au Brésil ou au Mali, sur des problématiques de protection sociale, de droit du travail et de couverture complémentaire.

Il va désormais assurer le portefeuille du ministère de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains. Il succède à Séraphin Akure-Davain.