Le parti Ensemble pour le Gabon de l’ancien premier ministre Alain Claude Billie-By-Nze, a dans un communiqué dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire et demande l’annulation des mesures prises contre lui.
Après la décision du tribunal de maintenir l’opposant Alain Claude Billie-By-Nze en prison, en rejetant sa demande de liberté provisoire introduite par ses avocats vendredi 15 mai dernier, le parti politique a annonce avoir pris acte avec « indignation » de cette décision. Pour le parti, la justice gabonaise vient de franchir un seuil particulièrement grave dans l’effondrement de l’État de droit et confirme, aux yeux du peuple gabonais comme de la communauté internationale, l’emprise assumée du pouvoir exécutif sur l’appareil judiciaire.
Malgré les violations répétées du principe du contradictoire, les atteintes manifestes aux droits de la défense, les incohérences juridiques dénoncées par les avocats ainsi que les nombreuses irrégularités ayant entaché la procédure, la chambre d’accusation a choisi de sacrifier le droit au profit d’une logique politique.Cette décision confirme malheureusement ce que redoutaient de nombreux Gabonais : l’emprise grandissante de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire. Peut-on lire dans le communiqué.
Pour EPG, le Gabon assiste ainsi à une » dangereuse dégradation de l’État de droit ». Le parti explique que le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze confirme qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire judiciaire. C’est une affaire politique et internationale. A cet effet, EPG prévient que le combat va désormais changer d’échelle toutes les voies de recours nationales et internationales seront engagées jusqu’à la libération totale et sans condition d’Alain Claude Billie-By-Nze, son blanchiment complet et la reconnaissance des violations de droits commises dans cette procédure.
Notons qu’il est en prison pour une affaire qui remonte en 2008 dans l’organisation de l’ancienne fête nationale des cultures alors qu’il etait encore pesident du comite d’organisation. L’enquête, fait suite à une plainte déposée par une citoyenne gabonaise qui portent sur le non-remboursement d’une somme de 5 millions de FCFA (environ 7 625 euros) qui lui aurait été remis à la suite de l’organisation des festivités de la Fête des cultures.


