Surpopulation carcérale: le Gabon envisage l’utilisation du bracelet électronique

En visite au Sénégal du 18 au 21 octobre 2026, le ministre Augustin Emane  souhaite s’inspirer du modèle sénégalais en matière de peine  alternatives à l’emprisonnement.

 

En mission au Sénégal, le ministre de la justice  a visité le Centre national sénégalais du bracelet électronique et le pôle judiciaire financier de Dakar. La délégation gabonaise a été édifiée sur les modalités de mise en œuvre de la surveillance électronique, les catégories de personnes pouvant bénéficier de cette mesure ainsi que les résultats enregistrés depuis son introduction au Sénégal.

Surplace,  Augustin Emane et le ministre sénégalais de la Justice, Me Moussa Saar, ont échangé  sur le renforcement de la coopération judiciaire. Le  point a été mis sur la surveillance électronique des personnes placées sous-main de justice.

En effet, au Sénégal, ce système permet de contrôler à distance les déplacements des personnes concernées et de signaler les violations des obligations fixées par le juge. Pour le Gabon, cette initiative peut intervenir  dans un contexte de forte surpopulation carcérale au Gabon.

La délégation gabonaise a été édifiée sur les modalités de mise en œuvre de la surveillance électronique, les catégories de personnes pouvant bénéficier de cette mesure ainsi que les résultats enregistrés depuis son introduction au Sénégal. Pour l’heure, aucune décision n’a été prise. Les autorités doivent encore évaluer les conditions d’application du dispositif.

Prison de Nkoltang: le coût de financement évalué à 45 milliards de francs CFA

L’avant projet a été présenté le 12 octobre dernier par l’entreprise Swiss Invest, susceptible de contribuer au financement du projet au ministre de la justice Augustin Emane.

 

Située à la Plaine Ayémé, dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum sur la Nationale 1, la future prison de Nkoltang, dont la superficie est estimée à environ 12 hectares. Le projet prévoit huit blocs de détention en étages, avec une capacité annoncée de 250 détenus par bloc. Toutefois, cette répartition devra être précisée au regard de la capacité totale annoncée de 1 108 places dans le respect des normes internationales en matière de détention.

En effet, le ministre de la justice et sa délégation ont le lendemain après la présentation du projet visité le site. Surplace, ils ont  pu prendre connaissance du site destiné à accueillir cette infrastructure pénitentiaire. Selon le membre du gouvernement, cette descente sur le terrain fait suite aux instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le projet ambitionne de répondre aux difficultés rencontrées par les établissements pénitentiaires actuels, notamment la surpopulation carcérale. Selon les autorités, la future prison sera conçue conformément aux standards internationaux.

Le Groupe Swiss Invest propose d’assurer le financement du projet, avec un mécanisme de remboursement à court, moyen et long terme par l’État gabonais. Milos Kobza, architecte chez Karlinblok et partenaire de Swiss Invest, a évoqué les caractéristiques du site et les conditions d’accès. Il a relevé l’importance des travaux à réaliser, tout en se disant confiant quant à leur bonne exécution grâce à l’expertise des équipes mobilisées.

Le Gabon pourrait ainsi se doter d’une infrastructure pénitentiaire présentée comme inédite à l’échelle de l’Afrique centrale. Parallèlement à ce projet, le ministère de la Justice entend poursuivre les initiatives visant à désengorger les prisons, notamment par la mise en œuvre de mesures alternatives à l’incarcération, telles que les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique.

Maintien d’Alain Claude Billie-By-Nze en prison: EPG dénonce plusieurs irrégularités

Le parti Ensemble pour le Gabon de l’ancien premier ministre Alain Claude Billie-By-Nze, a dans un communiqué dénonce plusieurs irrégularités dans la procédure judiciaire et demande l’annulation des mesures prises contre lui.

 

Après la décision du tribunal de maintenir l’opposant Alain Claude Billie-By-Nze en prison,  en rejetant sa demande de liberté provisoire introduite par ses avocats vendredi 15 mai dernier,  le parti politique a annonce avoir pris acte avec « indignation » de cette décision. Pour le parti, la justice gabonaise vient de franchir un seuil particulièrement grave dans l’effondrement de l’État de droit et confirme, aux yeux du peuple gabonais comme de la communauté internationale, l’emprise assumée du pouvoir exécutif sur l’appareil judiciaire.
Malgré les violations répétées du principe du contradictoire, les atteintes manifestes aux droits de la défense, les incohérences juridiques dénoncées par les avocats ainsi que les nombreuses irrégularités ayant entaché la procédure, la chambre d’accusation a choisi de sacrifier le droit au profit d’une logique politique.Cette décision confirme malheureusement ce que redoutaient de nombreux Gabonais : l’emprise grandissante de l’exécutif sur le pouvoir judiciaire.  Peut-on lire dans le communiqué.

Pour EPG, le Gabon  assiste ainsi à une  » dangereuse dégradation de l’État de droit ». Le parti explique que le maintien en détention de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze confirme qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire judiciaire. C’est une affaire politique et internationale. A cet effet, EPG prévient  que le combat va désormais changer d’échelle toutes les voies de recours nationales et internationales seront engagées jusqu’à la libération totale et sans condition d’Alain Claude Billie-By-Nze, son blanchiment complet et la reconnaissance des violations de droits commises dans cette procédure.

Notons qu’il est en prison pour une affaire qui remonte en 2008 dans l’organisation de l’ancienne fête nationale des cultures alors qu’il etait encore pesident du comite d’organisation. L’enquête, fait suite à une plainte déposée par une citoyenne gabonaise  qui portent sur le non-remboursement d’une somme de 5 millions de FCFA (environ 7 625 euros) qui lui aurait été remis à la suite de l’organisation des festivités de la Fête des cultures.

 

Gabon : le tradipraticien  Xavier Ndong condamné à 6 mois de prison

Le président du Conseil des rites et traditions du Gabon, à une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois ferme et six mois avec sursis, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, pour des faits de trouble à l’ordre public.

 

Junior Xavier Ndong, le président des rites et traditions du Gabon, était  visé pour des déclarations faites lors d’une conférence de presse. Il avait alors affirmé que « l’armée, le Trésor, la Garde républicaine et la Douane sont accaparés par l’ethnie Téké ».

Au cours de son procès, la défense composée de Me Sostène Eyi Mvé, Hugues Boguikouma et Francis Nkéa, a contesté la procédure, soulevant notamment des vices de forme ainsi que l’absence de preuves d’un trouble effectif à l’ordre public.

Atsame Ella qui avait également été arrêté avec lui a écopé de la même peine. Il avait été arrêté pour des déclarations prononcées lors d’une émission télévisée sur Gabon1ere, où il a déclaré que : «  Le crime rituel n’est pas mauvais, il se tient dans la vérité des lois spirituelles », avant d’ajouter, « si les gens souffrent c’est leur problème ».

Gabon: un conseiller du président Oligui Nguema en prison

Alain Simplice Bougoueres a été placé sous mandat de dépôt à la prison de Libreville le 27 octobre 2025, pour détournements de fonds et d’abus d’autorité.

 

Selon les informations, il est accusé de tentative d’intimidation dans l’exercice de ses fonctions et dans les affaires liées aux malversations financières.

 

Alain Simplice chef de département des travaux publics à la présidence de la république aurait selon le site de l’AGP commis des actes en lien avec le dossier des travaux de réalisation de la route Mikouyi-Lalara.

Il faut rappeler qu’Alaun Simplice Bougoueres faisait parti des candidats à l’élection présidentielle du 12 avril.

Gabon : un garçon de 17 ans condamné à 5 ans de prison pour vol avec arme

Le verdict a été donné mardi 10 juin 2025, à l’issue de la deuxième journée d’audience.

 

Les faits remontent au 22 janvier 2025. Selon le site de l’AGP, l’adolescent connu sous le nom de B.M.J Darly, avait arraché une chaîne au cou d’un élève dans l’enceinte du lycée d’État, sous la menace d’un couteau de cuisine et d’une paire de ciseaux.

Il avait été interpellé en flagrant délit par un agent des forces de l’ordre.  Outre la peine de prison, le tribunal a ordonné un suivi psychologique assuré par la psychologue clinicienne Nina Pouna.

Celle-ci devra remettre un rapport bimestriel à la juridiction des mineurs en vue de la réinsertion du jeune condamné.

Gabon : Ike Ngouoni Aila Oyouomi désormais libre

Condamné en juillet 2022, à 8 ans de réclusion criminelle, l’ancien porte-parole de la présidence gabonaise a recouvré sa liberté mardi 02 avril 2024.

 

Ancien porte-parole de la présidence gabonaise sous le régime d’Ali Bongo Ondimba, a retrouvé sa liberté mardi 02 avril 2024 après la libération d 1666 prisonnier par président Oligui Nguema lundi 1er avril 2024.

En effet, Ike Ngouoni Aila Oyouomi avait été condamné pour des faits de détournements de fonds publics et blanchiment de capitaux, assortie d’une amende de 50 millions de francs CFA. Dans sa délibération, le tribunal après l’avoir reconnu coupable, avait décidé de ce qu’il devait aussi rembourser 5 milliards de francs CFA à l’État.

Notons que c’est  en Septembre 2019 qu’il avait été arrêté parmi les figures emblématiques de l’opération Scorpion, ciblées dans la foulée de l’incertitude politique générée par l’état de santé d’Ali Bongo.

Gabon : un homme condamné à 20 ans de prison pour viol sur une mineure

Le nommé Cyriaque Matha plus connu sous le nom de Moussa Ben Laden a été condamné pour le crime de viol sur mineure de moins de 15 ans et les délits de séquestration et de détournement de mineure, sur la personne de N. O., 12 ans au moment des faits.

 

 

 

Les faits relatés par la victime commencent par un enlèvement malicieux, perpétré en 2017 à Franceville. Le site l’Union rapporte que : l’accusé aurait usé de ruse pour obliger sa victime à le suivre jusque dans une forêt, derrière une maison inachevée de Picas, où il l’aurait attachée, violée et séquestrée durant trois jours. Abusant d’elle à volonté. Avant de demander une rançon de 1,2 million de francs au père de sa victime.

Devant la Cour, l’accusé a dit n’avoir aucun souvenir de ce qu’il avait fait, prétendant que c’est peut-être lui ou pas qui a commis l’acte. Mais son subterfuge n’a pas fonctionné puisque le Ministère public a requis à son encontre la réclusion criminelle à temps.

Dans sa plaidoirie, la défense assurée par Me Jean-Stéphane Eyoghe, a sollicité l’acquittement au bénéfice du doute et l’application des circonstances atténuantes. Cependant, les réquisitions du procureur général ont été suivies par la Cour.

Le journal l’Union poursuit que,  l’accusé est un repris de justice depuis l’âge de 13 ans pour de multiples vols. Six mois après le dernier fait, il est libéré puis rattrapé pour crime de viol sur un garçon de 8 ans. Après quelques années passées à la prison de Yéné, il est libéré. Mais, il est de nouveau incarcéré pour le viol de N. O.

8 jours de prison et 12 mois de sursis pour avoir arraché et uriné sur le drapeau

Le jeune Pierre Endamane Mba a été jugé le 31 août 2019. Il a reçu une peine de 8 jours de prison et 12 mois de sursis.

Les faits se sont déroulés à Cocobeach le 16 Août dernier. Sortant d’un mariage, Pierre Endamane Mba a été arrêté par la gendarmerie, pour avoir outragé le drapeau gabonais. Selon un gendarme de la brigade de Cocobeach, ce dernier aurait arraché le drapeau à sa corde, déchiré puis uriné dessus. Il a ensuite été mis en détention préventive à la prison centrale de Libreville.

Son jugement ayant eu lieu le 31 Août, Pierre Endamane a souhaité donner sa version des faits: «Le gendarme a voulu m’entraîner de force à la brigade. Pendant que je me débattais, il a perdu l’équilibre, il est tombé et sa tenue s’est déchirée», a-t-il raconté. Il s’est déclaré non coupable des chefs d’accusation à son encontre disant avoir plutôt uriné sur un poteau, et non sur le drapeau.

Mais les juges se basant sur la concordance des faits, ont déclaré Pierre Endamane coupable. Ayant couvert les 8 jours lors de sa détention préventive, il a aussitôt été libéré.

 

Bertrand Zibi condamné à 6 ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Libreville a donné ce mardi son vecdit concernant l’affaire Bertrand Zibi. L’ancien député a été condamné à 6 ans de prison ferme.

Arrêté en 2016 il n’aura plus que trois autres années d’incarcération si la décision du jour est intégralement appliquée. Lors de sa dernière audition, le ministère public avait requis dix ans de prison et 250 000 FCFA d’amende contre Bertrand Zibi Abeghe, poursuivi pour « détention illégale d’une arme à feu » , « non-assistance à personne en danger » et « crime contre la paix publique ».

Ce mardi date du verdict , a été condamné mardi à six ans de prison ferme par la chambre correctionnelle.

 


Affaire Bertrand Zibi : dix ans de prison requis par le parquet

Le tribunal correctionnel de Libreville a requis mardi soir dix ans de prison contre l’ancien député Bertrand Zibi Abeghe, accusé d’être impliqué dans les violences post-électorales d’août 2016.

Le verdict sera donné le 23 juillet prochain prochain. Mais en attendant, le ministère public a requis 10 ans de prison et 250 000 FCFA d’amende contre Bertrand Zibi Abeghe poursuivi pour « détention illégale d’une arme à feu » , « non-assistance à personne en danger » et « crime contre la paix publique ».

L’ancien député notamment poursuivi pour « instigation aux actes et manœuvre de nature à provoquer des troubles ou manifestations contre l’autorité de l’Etat », « instigation aux violences et voies de fait » et « détention illégale d’arme à feu ».

Il avait été arrêté le 31 août 2016, au siège du candidat de l’opposition Jean-Ping, au moment des graves violences post-électorales ayant suivi la proclamation de la victoire du président sortant: manifestations, interpellations par centaines, Assemblée nationale incendiée, assaut des forces de sécurité contre le QG de Jean Ping.