Prison de Nkoltang: le coût de financement évalué à 45 milliards de francs CFA

L’avant projet a été présenté le 12 octobre dernier par l’entreprise Swiss Invest, susceptible de contribuer au financement du projet au ministre de la justice Augustin Emane.

 

Située à la Plaine Ayémé, dans le 2ème arrondissement de la commune de Ntoum sur la Nationale 1, la future prison de Nkoltang, dont la superficie est estimée à environ 12 hectares. Le projet prévoit huit blocs de détention en étages, avec une capacité annoncée de 250 détenus par bloc. Toutefois, cette répartition devra être précisée au regard de la capacité totale annoncée de 1 108 places dans le respect des normes internationales en matière de détention.

En effet, le ministre de la justice et sa délégation ont le lendemain après la présentation du projet visité le site. Surplace, ils ont  pu prendre connaissance du site destiné à accueillir cette infrastructure pénitentiaire. Selon le membre du gouvernement, cette descente sur le terrain fait suite aux instructions du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le projet ambitionne de répondre aux difficultés rencontrées par les établissements pénitentiaires actuels, notamment la surpopulation carcérale. Selon les autorités, la future prison sera conçue conformément aux standards internationaux.

Le Groupe Swiss Invest propose d’assurer le financement du projet, avec un mécanisme de remboursement à court, moyen et long terme par l’État gabonais. Milos Kobza, architecte chez Karlinblok et partenaire de Swiss Invest, a évoqué les caractéristiques du site et les conditions d’accès. Il a relevé l’importance des travaux à réaliser, tout en se disant confiant quant à leur bonne exécution grâce à l’expertise des équipes mobilisées.

Le Gabon pourrait ainsi se doter d’une infrastructure pénitentiaire présentée comme inédite à l’échelle de l’Afrique centrale. Parallèlement à ce projet, le ministère de la Justice entend poursuivre les initiatives visant à désengorger les prisons, notamment par la mise en œuvre de mesures alternatives à l’incarcération, telles que les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique.

Incendie au greffe civil : le ministre de la justice ouvre une enquête

Le Dr. Augustin Emane, a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative après l’incident grave survenu le 25 février 2026 au tribunal de première instance de Libreville.

 

Dans une déclaration rendue publique mardi 03 mars 2026, le ministre de la Justice Augustin Emane s’est dit solidaire des agents de l’État affectés au greffe, victimes de cette agression. Il a dénoncé avec fermeté des actes qu’il qualifie d’« inadmissibles, survenus qui plus est dans l’enceinte sacrée d’un Palais de justice.

Il a annoncé à cet effet,  l’ouverture d’une enquête administrative afin de déterminer les circonstances exactes de cette affaire et d’établir les responsabilités éventuelles. Une demande à l’Inspection générale des services judiciaires, en collaboration avec les chefs de juridictions et les responsables des greffes, de mener une réflexion sur les mécanismes susceptibles d’améliorer la gestion des dossiers judiciaires a été faite.

Rappelons que, l’incendie s’est produit le 25 février par une usagère venue réclamer un dossier déclaré « introuvable », qui aurait tenté d’incendier le greffe civil en aspergeant des dossiers et des agents de pétrole.

Gabon : Augustin Émane le nouveau ministre de la Justice

Il est parmi les nouveaux ministres qui ont fait leur entrée dans le gouvernement de la cinquième république.

 

Né le 15 novembre 1963 à Lambaréné, Augustin Emane est un enseignant, universitaire, juriste, docteur en droit de l’Université de Nantes et maître de conférences habilité à diriger des recherches (HDR) à Nantes Université, Augustin Emane s’est spécialisé dans le droit du travail, la protection sociale et les contrats civils et commerciaux. Responsable du Master 1 de droit social à Nantes, il a également enseigné dans de nombreuses facultés en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique, consolidant un profil académique d’envergure internationale.

Fellow au Wissenschaftskolleg de Berlin (2005-2006) et au Stellenbosch Institute of Advanced Study (2018), il a mené des recherches sur le travail à l’ère numérique, les nouvelles formes d’emploi et la négociation collective en Amérique latine. Au Mali, il siège au conseil scientifique du Forschungszentrum Point Sud – Lokales Wissen à Bamako et a contribué à la réforme du Code malien de prévoyance sociale, renforçant son expertise sur le continent africain.

Au-delà de l’université, Augustin Emane est avocat au barreau du Gabon qui  connaît les réalités concrètes des tribunaux. Ses travaux et missions officielles l’ont conduit à collaborer avec des institutions publiques et privées, au Gabon, au Brésil ou au Mali, sur des problématiques de protection sociale, de droit du travail et de couverture complémentaire.

Il va désormais assurer le portefeuille du ministère de la justice, garde des sceaux chargé des droits humains. Il succède à Séraphin Akure-Davain.

Affaire Michaëla: une enquête ouverte pour déterminer les juges impliqués dans la libération des meurtriers

Le ministre de la justice a décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer les magistrats responsables de la mise en liberté provisoire des présumés assassins de la jeune Michaëla Ngoua.

 

Au Gabon, à l’heure de la transition, les dysfonctionnements  sont encore observés dans le système judiciaire. C’est le cas avec  la mise en liberté provisoire des deux meurtriers  Herwann Bradyn Siadous Rapono et Christ Anderson Nounamo âgés alors en cette année de 16 et 17 ans  accusés pour des faits de viol et meurtre sur la jeune Dorothée Michaëla Ngoua âgée de 18 ans. Selon les faits, les deux ont bénéficié d’une mesure de liberté provisoire accordée par le juge d’instruction le 22 décembre 2023,  après leur incarcération le 14 août 2023 à la Prison centrale de Libreville.

Non satisfait par cette mesure d’élargissement, le parquet de la République a fait appel, mais dans un arrêt daté du 25 avril 2024, la Chambre d’accusation de la Cour d’appel judiciaire de Libreville a confirmé l’ordonnance de mise en liberté provisoire du Juge d’instruction. Mis en liberté, l’un se trouve à Port-Gentil tandis que le petit-frère présumé auteur du meurtre a été envoyé en France par ses parents après sa libération.

Qualifiant cette situation d’ « intolérable et inacceptable », le ministre de la Justice a ordonné l’incarcération immédiate des deux jeunes impliqués dans cette affaire. Et a décidé de de prendre des mesures visant à faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à la libération. Il a donc  instruit l’Inspection générale des services judiciaires, aux fins d’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités individuelles éventuelles, en vue de l’application stricte de mesures disciplinaires conséquentes.

Gabon : vers l’organisation d’une conférence sur la promotion du genre en mars

La nouvelle a été faite au cours d’une rencontre entre la ministre de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas et Yvette Kapinga Ngandu le Commissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) en charge du département de la Promotion du Genre, du développement humain et social.

 

La conférence sous régionale qui sera organisé au Gabon en mars-avril 2023, aura pour but de bâtir un agenda communautaire autour des problématiques ayant trait au genre. Mais également, de soulever les problèmes sensibles auxquels les femmes et les jeunes filles font face dans la sous-région, a précisé le Commissaire.

Selon le site Gabon Nouveau, la stratégie du pays, apprend-on, repose sur la mise en œuvre de 33 recommandations dans six domaines d’actions prioritaires que sont les violences faites aux femmes, l’éducation, la santé, le droit de la famille, la participation à la vie économique et l’émancipation politique. Le pays dispose désormais d’un centre d’accueil pour la prise en charge des personnes victimes de violences et un observatoire du droit des femmes a également été mis en place par les autorités.

Notons que, le Gabon est considéré comme un leader en matière du respect d’égalité genre en Afrique. La conférence verra la présence des ministres en charge du genre, des Premières dames issues des États de la CEEAC.

Gabon : vers la projection d’un film sur les témoignages des victimes de violence

La ministre de la justice Erlyne Antonela Ndembet Damas, a reçu jeudi 1er décembre 2022, la présidente de l’Association Ebando-Mivova Y’ATO (parole aux femmes), Audrey Céline Mengué et Pauline Mvélé, réalisatrice du film documentaire de témoignages des victimes de violences et abus sexuels au Gabon.

 

La visite effectuée par la présidente de l’Association Ebando-Mivova Y’ATO  avait pour objectif de finaliser la diffusion du film documentaire financé par l’Ambassade de France en partenariat avec le ministère de la Justice, après sa première diffusion à l’Institut Français du Gabon.

En effet, il s’agit d’un film documentaire qui fait ressortir des témoignages de femmes victimes d’abus et de violences sexuelles au Gabon. Et permet la sensibilisation sur les questions de viols via des projections cinématographiques. A cette occasion, la ministre a expliqué à travers son compte Facebook que le film sera projeté plusieurs villes et villages du Gabon tels que : Libreville, Makokou, Mouila, Lambaréné et Port-Gentil.

A noter que, La présentation officielle de ce  film documentaire est entièrement financée par le gouvernement gabonais et l’Ambassade de France, dans le cadre des projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs (PISCCA), s’inscrit dans la droite ligne du programme gouvernemental Gabon-Égalité.