Gabon : retour à la vie normale après une célébration intense de la fête de l’indépendance

Après un long week-end de trois jours décrétés chômés et payés, les agents du secteur public et privé regagnent ce mardi 18 août 2026 leurs postes.

 

Samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 août ont été consacrés aux festivités du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon.Trois jours denses et symboliques. Entre inaugurations d’infrastructures structurantes comme les hôpitaux, le Laboratoire National, la Cathédrale Sainte Marie et la « Maison Jean Ping », siège du nouveau ministère des Affaires Étrangères, le pays a célébré ses avancées. Moment fort également : la décoration de 1500 Gabonais aux Ordres Nationaux, distinction saluant le mérite et l’engagement au service de la nation.

Mémoire et patrimoine étaient aussi à l’honneur. Les cérémonies ont rappelé le parcours du Gabon depuis 1960, avec un accent mis sur l’unité nationale et les chantiers en cours. Pour de nombreux citoyens, ce 17 août a été l’occasion de se rassembler, entre fierté et devoir de mémoire.

Place désormais au travail. Après les discours, les défilés et les inaugurations, le cap est remis sur la production, les services et la relance. Dans les administrations comme dans les entreprises, l’heure est à la mobilisation, transformer l’élan des célébrations en résultats concrets pour les mois à venir.

Gabon : la brigade de Ntoum lance le processus de remise des permis de chasse

Une opération menée sur le terrain pour encadrer la détention et l’usage des armes au sein des populations riveraines et des exploitants forestiers.

 

Après plusieurs mois de recensement, la Brigade de Contrôle des Produits Forestiers de Ntoum a procédé à la remise des permis dans le département du Komo-Mondah. L’objectif de cette initiative est clair, instaurer un contrôle rigoureux des armes de 3e catégorie. Fusils de chasse et autres armes de détention réglementée sont désormais répertoriés. Chaque détenteur reçoit un permis nominatif après vérification de son identité et de la conformité de son arme.

Au-delà du contrôle, la brigade met l’accent sur la traçabilité. Chaque arme enregistrée est désormais identifiable. Cette démarche vise à lutter contre le braconnage, à sécuriser les zones forestières et à responsabiliser les détenteurs. Fini l’anonymat, chaque arme pourra être rattachée à son propriétaire en cas d’infraction.

Pour les responsables de la brigade, cette remise de permis marque une nouvelle étape dans la gestion durable des ressources forestières et la sécurisation du Komo-Mondah.

L’opération va se poursuivre dans les prochains mois. Le message est simple : détenir une arme dans la forêt gabonaise implique désormais des droits, mais surtout des devoirs.

Gabon-Esplanade du Sénat : Oligui Nguéma célèbre 1 500 Étoiles de la Nation

Dimanche 16 août 2026, en matinée, le Président de la République, Grand Maître des Ordres Nationaux, a présidé la traditionnelle cérémonie de décoration sur l’esplanade du Sénat à Libreville.

 

Un moment de reconnaissance nationale. Cette année, 1500 récipiendaires ont été enrôlés, gradés et élevés aux différents grades et niveaux des Ordres Nationaux. Des hommes et des femmes distingués pour leur parcours professionnel, leur engagement et les services rendus à la nation dans tous les secteurs d’activité : santé, éducation, défense, économie, culture et société civile.

Derrière cette liste, un long travail de sélection. L’attribution de ces distinctions couronne plusieurs mois de missions d’information et d’explication menées dans le Grand Libreville, les chefs-lieux de provinces et les départements. Ces consultations ont permis de recueillir des candidatures issues de multiples corps socioprofessionnels, afin que le mérite soit reconnu partout sur le territoire.

Après examen et sélection, les dossiers ont été soumis au Conseil des Ordres Nationaux en juillet dernier avant la validation finale pour l’année 2026. À travers cette cérémonie, le Gabon célèbre l’excellence, le travail et le dévouement. Un message clair à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance : la nation n’oublie pas ceux qui la construisent au quotidien.

Gabon : Oligui Nguema inaugure la Maison Jean Ping

L’ouverture de ce bâtiment intervient à la veille du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon.

 

Le dimanche 16 août 2026 en après-midi, le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma a inauguré le nouvel hôtel des Affaires Étrangères de Libreville. Un édifice moderne baptisé « Maison Jean Ping », en hommage à l’ancien ministre et figure de la diplomatie gabonaise.

Pensé pour être la vitrine de la diplomatie gabonaise, le nouvel hôtel regroupe désormais les services du ministère dans un cadre fonctionnel et sécurisé. Bureaux, salles de réunion et espaces de réception aux normes internationales. L’objectif est de donner au corps diplomatique et aux partenaires les moyens de travailler dans des conditions dignes de l’ambition du Gabon sur la scène régionale et internationale.

En baptisant ce siège « Maison Jean Ping », le Chef de l’État salue un parcours et une vision. Un symbole fort à 24h des célébrations du 17 août. Pour le Président Oligui Nguéma, ce nouvel outil doit permettre au Gabon de porter plus haut sa voix, de renforcer ses partenariats et de défendre ses intérêts avec plus d’efficacité.

Gabon : 66 ans d’indépendance, entre mémoire et diplomatie

Le Gabon célèbre ce 17 août 2026 son 66e anniversaire d’indépendance. Les festivités démarrent par l’inauguration de la Place Georges Damas Aleka à Libreville, un hommage à la mémoire et aux figures qui ont marqué l’histoire du pays.

 

Un moment de recueillement et de fierté nationale avant les temps forts de la journée. Dans la foulée, la traditionnelle cérémonie de levée des couleurs rassemblera les autorités, les corps constitués et les populations. Drapeaux, hymne national et défilé marquent cette étape symbolique, rappelant les valeurs de souveraineté et d’unité qui fondent la République gabonaise depuis 1960.

L’agenda diplomatique est tout aussi chargé. Le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma tient deux séances de travail avec ses homologues guinéen et congolais. Au menu des échanges, coopération bilatérale, intégration régionale et grands projets économiques. Une journée où célébration nationale et diplomatie se mêlent pour projeter le Gabon vers l’avenir.

Gabon : le lycée Michel Fanguinoveny à l’abandon

À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, l’inquiétude grandit parmi les populations et les élèves.

 

Situé dans le quartier Adouma, commune de Lambaréné, dans la 3e province du Gabon, le lycée Michel Fanguinoveny sombre dans l’abandon. Autrefois considéré comme un pilier de l’enseignement protestant dans le Moyen-Ogooué, l’établissement n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même.

Les bâtiments se dégradent à vue d’œil : toitures percées, murs fissurés, salles de classe dépourvues de tables-bancs, laboratoires et bibliothèque fermés faute de matériel. La cour, autrefois lieu de rassemblement et de discipline, est envahie par les herbes. Pour les parents, inscrire leurs enfants ici relève désormais du sacrifice.

Ce délabrement intervient dans un contexte de saturation des autres établissements de Lambaréné. Avec l’arrivée de nouveaux bacheliers et collégiens, le lycée Michel Fanguinoveny aurait dû jouer son rôle de délestage. Mais sans réhabilitation, il ne peut ni accueillir dans de bonnes conditions ni garantir un enseignement de qualité.

Face à cette situation, les habitants du quartier Adouma et les anciens élèves lancent un appel aux autorités et à l’Église protestante. Sauver le lycée Michel Fanguinoveny, c’est préserver un héritage éducatif et offrir aux jeunes de Lambaréné un cadre digne pour apprendre. Sans intervention rapide, l’un des fleurons de l’école protestante au Gabon risque de disparaître.

Gabon : 82 mineurs à la barre

Ce mardi 11 août 2026, le Gabon ouvre les sessions criminelles des tribunaux pour enfants. Pour cette année judiciaire 2025-2026, 82 dossiers sont inscrits sur l’ensemble du territoire national.

 

Pendant un mois, juges, avocats, éducateurs et familles vont se succéder à la barre pour traiter 82 dossiers concernant les mineurs. Une session d’un mois qui vise à juger des mineurs en conflit avec la loi, dans le respect des procédures spécifiques à la justice juvénile.

À Libreville, la première audience a démarré dès 8h30 avec l’examen de deux dossiers. La capitale concentre la plus grande part du contentieux avec 45 affaires. Les autres juridictions spécialisées sont aussi mobilisées notamment 10 dossiers à Franceville, 11 à Oyem, 5 à Port-Gentil, 5 à Lambaréné, 3 à Mouila, 2 à Tchibanga et 1 à Koulamoutou. Au total, les huit tribunaux pour enfants du pays seront à pied d’œuvre.

Pour le Ministère de la Justice, l’enjeu est double, rendre la justice tout en privilégiant l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces sessions doivent permettre un jugement rapide des affaires en souffrance et un suivi éducatif pour éviter la récidive.

Gabon : Patrick Obiang Obame prend les rênes de BGFI Assurances

Jusqu’ici Directeur de l’Audit Interne Groupe, le nouveau dirigeant hérite d’une feuille de route visant à porter le nouveau plan stratégique de la compagnie et en assurer une croissance mesurée.

 

 

Le Conseil d’Administration de BGFI Assurance a nommé, le 4 août 2026, Patrick Obiang Obame Directeur Général de BGFI Assurances. La décision, signée par le Président Directeur Général Henri-Claude Oyima, est entrée en vigueur immédiatement, selon un communiqué diffusé à l’ensemble du personnel du Groupe BGFIBank.

 

Le nouveau dirigeant est gitulaire d’un Master 2 en Sciences de Gestion, option Comptabilité, Contrôle, Audit (CCA), obtenu en 2009 à l’Institut National des Sciences de Gestion (INSG) de Libreville. Il est par ailleurs, certifié à deux reprises par HEC Paris, d’abord pour le programme « Manager For Tomorrow » (2017) puis pour le cursus « Exécutif Comité de Direction » (2024).

 

Évoluant au sein du groupe financier panafricain BGFIBank depuis près de deux décennies, il a gravi plusieurs échelons au sein de l’organisation avant de devenir le directeur de la branche Assurance.

 

En effet, Patrick Obiang Obame a intégré le Groupe BGFIBank en 2009 comme Auditeur Interne. Il devient Inspecteur Principal Audit Interne de BGFIBank Gabon en 2015, puis Directeur du Capital Humain et de la Transformation de la filiale gabonaise en 2019. En juillet 2022, il rejoint la maison mère comme Directeur de l’Audit Interne Groupe.

Décentralisation : Akieni devient le laboratoire du Gabon pour l’autonomisation locale

La ville d’Akieni, dans le Haut-Ogooué, accueillera du 12 au 14 août prochain la 3e édition du Forum Léconi-Lékori.

 

 

Placé sous le haut patronage du Président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA, l’événement est devenu en 2 ans un rendez-vous incontournable pour penser le Gabon autrement. Le thème de cette année est Décentralisation et autonomisation des populations locales. L’idée c’est faire des territoires les vrais moteurs de croissance, loin de la centralisation à Libreville.

Concrètement, le forum ne se contentera pas de discours. Il sera rythmé par dix ateliers du Conseil Consultatif Départemental. Élus locaux, experts, société civile et jeunes plancheront sur l’eau, les routes, l’agriculture, la santé et l’éducation. L’objectif affiché est de produire une feuille de route territoriale à l’horizon 2030 pour le département de la Léconi-Lékori. Une méthode de travail qui veut transformer les doléances en projets banquables et suivi.

Un laboratoire qui dure depuis 2024

Lancée en 2024, l’initiative Léconi-Lékori se veut un laboratoire du développement local. Akieni sert de terrain d’expérimentation pour tester des solutions adaptées aux réalités du terrain, implication des populations, gestion directe des budgets locaux, et valorisation des ressources du terroir. Avec le soutien de la Présidence, le pari est de prouver que la décentralisation peut marcher au Gabon si on donne les moyens et le pouvoir de décision à la base. Rendez-vous dans une semaine pour voir si ce laboratoire va inspirer tout le pays.

Oligui Nguema invité d’honneur au 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire

Le chef de l’État est arrivé mardi à Abidjan, pour assister  au défilé militaire du 7 août aux côtés de plusieurs dirigeants africains, à l’invitation de son homologue Alassane Ouattara.

 

Le programme du président prévoit une rencontre avec  la diaspora établie en Côte d’Ivoire, avant de visiter plusieurs projets d’infrastructures majeurs. Il s’entretiendra ensuite avec des décideurs économiques locaux afin de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux pays.

Cette année, les festivités se dérouleront pour la première fois dans la commune de Yopougon, dans le District autonome d’Abidjan, sous le thème « Forces de défense et de sécurité au service de la paix, de l’unité et du développement ». Outre le Gabon, des délégations et détachements militaires du Bénin, de la Guinée et de l’Inde, pays invité d’honneur, sont également attendus.

Cette invitation témoigne, selon la Présidence gabonaise, de l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui unissent le Gabon et la Côte d’Ivoire. Au-delà du protocole officiel, le séjour du Chef de l’État sera également marqué par plusieurs activités en marge des célébrations : des rencontres avec la communauté gabonaise établie en Côte d’Ivoire, des visites de sites et de projets structurants, ainsi que des échanges destinés à approfondir la coopération bilatérale entre les deux pays.

Ce déplacement à Abidjan s’inscrit dans la continuité de la tournée diplomatique menée par le Chef de l’État en Afrique de l’Ouest, après les étapes du Ghana, de la Gambie et de la Sierra Leone.

Gabon: vers le lancement d’un audit sur des dérogations fiscalo-douanières

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a au cours d’une rencontre lundi 03 aout avec certains membres du gouvernement annoncé la tenue  d’un audit national visant à évaluer les exonérations accordées aux opérateurs économiques et leur incidence sur les finances publiques.

 

La rencontre qui a réuni le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget, Marc Abeghe, les ministres sectoriels concernés ainsi que les directeurs généraux des Impôts et des Douanes lundi,  constituait une étape préparatoire avant le lancement d’un audit destiné à examiner l’efficacité des dispositifs existants, leur conformité aux textes en vigueur ainsi que leur impact sur les recettes de l’État.

En effet, cette démarche se fera en plusieurs phase à savoir : un examen des textes législatifs et réglementaires encadrant les avantages accordés aux entreprises. On note également  l’analyse documentaire, l’audit comportera une phase de vérification sur le terrain. Les services de la Direction générale des Impôts (DGI) et de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects (DGDDI) devront notamment s’assurer que les entreprises bénéficiaires des avantages fiscaux ont effectivement respecté les engagements ayant justifié l’octroi de ces dérogations, notamment en matière d’investissements et de réalisation de projets.

À travers cette démarche, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des recettes publiques, améliorer la gouvernance des dépenses fiscales et assurer une meilleure traçabilité des avantages consentis aux opérateurs économiques, dans le prolongement des orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Pour finir, le vice-président a au cours de sa séance de travail  appelé les administrations concernées à accélérer les travaux préparatoires en attendant la tenue prochaine d’une nouvelle séance de travail consacrée à la présentation du chronogramme des opérations et à l’identification des textes nécessitant une mise à jour. Notons que, cette opération est annoncée pour le mois de septembre 2026.

 

 

Différend frontalier: la Guinée équatoriale et le Gabon signent un accord d’engagement

Le Gabon et la Guinée équatoriale ont signé, mardi à Addis-Abeba, sous l’égide de l’Union africaine, un Accord d’engagement conjoint destiné à accompagner l’application de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice (CIJ) dans le différend frontalier opposant les deux États.

 

Selon un communiqué de la Cour constitutionnelle, la signature qui a pour objectif de favoriser une application progressive de l’arrêt, sans remettre en cause les droits des parties ni transformer le processus en confrontation politique est intervenue en marge de la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, en présence de plusieurs hautes autorités du continent. Le document établit un cadre de travail et de concertation pour la poursuite des échanges entre les deux pays.

L’accord a été signé par le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeon Oyono Esono Angue, et par le président de la Cour constitutionnelle du Gabon, Dieudonné Aba’a Owono, également président de la Commission nationale chargée du suivi de ce différend. Il ne constitue pas la mise en œuvre immédiate de l’arrêt de la CIJ, mais définit un cadre institutionnel de dialogue destiné à préciser les modalités pratiques de son exécution. Peut on lire.

En effet, il est question de permettre  aux deux États d’examiner, dans un esprit de coopération et de bonne foi, les implications juridiques, administratives, techniques et diplomatiques découlant de la décision.

L’Union africaine, par la voix du président de sa Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a salué un engagement exemplaire en faveur du dialogue, du bon voisinage et du respect du droit international. Les autorités gabonaises et équato-guinéennes ont, de leur côté, souligné que cet accord traduit une volonté politique commune de préserver la paix, la stabilité et la coopération en Afrique centrale.

Gabon: une jeune fille retrouvée morte dans une chambre à Tchibanga

Le corps identifie de Guilène Matamba Matamba, âgée de 20 ans  a été retrouvée le 16 juillet dernier dans le 2e arrondissement de Tchibanga.

 

La découverte du corps de Guilène Matamba  a provoqué la colère, l’émotion et l’indignation des populations du quartier Moukenga. Selon les informations relayées sur le site,   c’est   aux environs de 16 heures que  le procureur de la République de Tchibanga a été saisi par le chef d’antenne de la Police judiciaire de la Nyanga, d’une découverte macabre au domicile d’un commandant de police en poste au commissariat de cette ville mais muté depuis février dernier.

À leur arrivée sur le lieu du drame, les OPJ auraient constaté le corps sans vie de la jeune femme dans la chambre à coucher de l’officier supérieur de police. À ce qu’il semble, la défunte entretenait une relation amoureuse avec l’officier. Sur le lieu, les enquêteurs ont constaté des traces de lutte sur le menton de la victime, du sang et de la mousse qui sortaient de sa bouche et des narines. Ses oreilles aussi portaient des traces de sang. Poursuit le site.

Pour amples informations, une enquête est en cours afin de permettre de déterminer s’il s’agit d’un meurtre prémédité par ce dernier car, certains témoins assurent avoir vu le commandant de police et la jeune femme dans une scène de violence, au balcon de l’immeuble où loge l’officier de police. Le lendemain de la découverte macabre, les services compétents du Centre hospitalier régional (CHR) de Tchibanga auraient procédé, en présence du procureur de la République, à l’identification de la dépouille. Le corps de la jeune femme présenterait plusieurs marques de strangulation perceptibles au niveau du cou, ainsi que des hématomes sur les épaules. Pour l’heure l’officier de police a été placé en garde à vue.

Gabon : une campagne de dépistage du VIH lancée à Port-Gentil

La campagne a été lancée par le Centre de traitement ambulatoire (CTA) de l’Ogooué-Maritime (Ouest) ce jeudi, au marché Camp-Boireau de Port-Gentil.

La campagne  vise à rapprocher les services de dépistage des populations et à favoriser une meilleure connaissance de leur statut sérologique. Il est question de  dépister près de 2 000 personnes sur 10 sites, à raison de 200 personnes par site. Dès cette première étape, 261 personnes ont été dépistées, dépassant ainsi l’objectif initial.

L’objectif est de permettre à tot un chacun de connaître son statut sérologique. Notons qu’il s’agit d’une initiative de la Direction  générale de la prévention du sida.

Gabon‐loi de finances 2027: ouverture des conférences budgétaires

Le gouvernement a lancé mardi 14 juillet à Libreville le début des conférences pour la préparation du projet de loi de finances 2027.

 

du 14 au 17 juillet 2026, les responsables de programme des ministères, les opérateurs de l’État ainsi que les services de la Direction générale du budget et du Commissariat général au plan et au développement seront réunis pour la phase ministérielle de la loi de finances 2027.

 

Les travaux devront en outre traduire dans les choix budgétaires les priorités fixées par le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le 15 juin 2026 devant le Parlement.

Les travaux visent à examiner le réalisme des prévisions de recettes, à apprécier la soutenabilité des dépenses proposées et à évaluer les besoins de financement des administrations publiques.

Les discussions s’inscrivent dans le cadre des orientations définies par le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, ainsi que des recommandations issues du débat d’orientation budgétaire tenu le 27 juin dernier et des échanges parlementaires sur la loi de finances rectificative 2026.

Elles intègrent aussi les engagements pris lors de la conférence extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) du 22 janvier 2026 à Brazzaville.

Notons qu’une seconde vague technique est prévue du 20 au 24 juillet au sein des administrations sectorielles.

Forum Africain de l’eau: Oligui Nguema à N’djamena

La participation du président de la République s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le Gabon afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau.

Présent au Tchad, le president de la république  réaffirme l’engagement du Gabon en faveur d’une coopération africaine renforcée sur les questions liées à l’eau et sa volonté de contribuer, aux côtés des autres États, à la mise en œuvre de solutions durables au bénéfice des populations africaines.

L’événement est placé sous le thème  » de la vision à l’action ». Et est coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale.

Le Forum vise à accélérer les investissements dans le secteur de l’eau, à renforcer l’accès à l’eau potable et à promouvoir une gestion durable des ressources hydriques sur le continent.

Auto emploi: le gouvernement envisage un financement de 300 projets

L’annonce a été faite par le ministre du travail en partenariat avec le pôle national de promotion de l’emploi.

 

Le programme s’adresse aux personnes âgées de 18 à 55 ans, inscrites au Pôle national de promotion de l’emploi (Pnpe) et porteuses d’une idée de projet ou disposant déjà d’une activité entrepreneuriale.

 

Pour candidater, les postulants devront constituer un dossier comprenant une présentation synthétique de leur projet, limitée à une page. Ce document devra préciser le nom et le prénom du candidat, son numéro d’inscription au Pnpe, son numéro de téléphone, l’intitulé du projet ainsi qu’un résumé de l’activité envisagée ou déjà existante.

 

 

À travers « Auto-entrepreneurs 241 », les autorités entendent faire de l’entrepreneuriat un levier de lutte contre le chômage, tout en favorisant l’émergence d’un tissu de petites entreprises capables de contribuer durablement au développement économique du Gabon.

 

Les dossiers devront être déposés sous pli fermé au plus tard le 31 juillet 2026 dans les différentes antennes du Pnpe, notamment à Libreville, Owéndo, Nkok, Ntoum, Port-Gentil, Franceville, Moanda, Lambaréné, Tchibanga, Koulamoutou et Oyem. À l’issue de cette phase de réception, une présélection sur dossier sera effectuée avant la convocation des candidats retenus à un entretien.

À l’issue du processus de sélection, 300 auto-entrepreneurs bénéficieront d’un accompagnement comprenant une formation entrepreneuriale, une installation et un financement de démarrage pouvant atteindre 1,5 million de FCFA par projet.

Gabon: début des épreuves écrites du baccalauréat général

Ils sont 28392 candidats enregistrés au baccalauréat général cette année dans tout le territoire national.

 

Pour cette session 2026, Selon les statistiques de la direction générale des Examens et Concours (DGEC), le baccalauréat de l’enseignement général enregistre pour cette année, 28 392 candidats dont 11 433 garçons et 16 959 filles, contre un total de 28 500 l’an dernier. Ils composent dans 57 centres d’examen répartis sur l’ensemble du territoire national.

Le baccalauréat technologique qui a débuté lundi pour sa part, compte plus de 3 000 candidats. Ce qui fait un total de 31 492 candidats qui prennent part, cette année, aux épreuves écrites des baccalauréats général et technologique dans tout le Gabon.

 

Notons que les épreuves écrites qui ont débuté vont se poursuivre jusqu’au samedi 18 juillet 2026.

Occupation anarchique de l’espace public: Eugène Mba donne un avertissement aux opérateurs économiques

Le maire  de Libreville a lancé une campagne de lutte contre l’insalubrité et l’occupation anarchique du domaine public.

 

Dans son communiqué, Eugène Mba donne 72h aux opérateurs économiques pour libérer l’espace public. Notamment les marchés, et commerces  sauvages installé a même le sol, les garages improvisés, les stations de lavage clandestines et les épaves des véhicules abandonnés.

On note également des constructions irrégulières et tout objet encombrant la chaussée.

Passé ce délai, les brigades municipales vont se déployer sur le terrain avec une feuille de route précise.

Notons que l’objectif est de redorer le blason de Libreville. Le maire sur un sursaut de civisme appelle à cet effet la population à plus de responsabilité.

Bepc session 2025-2026: le Gabon affiche un taux de réussite de 66,27%

Le ministre de l’éducation nationale a rendu publique le taux de réussite du niveau national au brevet d’étude du premier cycle.

 

Selon Camélia Ntoutoume ministre de l’éducation, c’est au total, 37 672 candidats scolarisés qui ont pris part àcet examen. Soit 98,71 % des inscrits, ont pris part aux épreuves, contre 2 734 candidats libres, représentant 6,66 % des candidats inscrits dans cette catégorie.

 

À l’issue des délibérations, 25 745 candidats scolarisés ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 68,34 %, tandis que 1 032 candidats libres ont obtenu leur admission, correspondant à un taux de réussite de 37,75 %.

 

Par ailleurs, 11 927 candidats scolarisés, soit 31,66 %, et 1 702 candidats libres, soit 62,25 %, ont été ajournés.

 

Le taux de réussite national au BEPC 2026 s’établit ainsi à 66,27 %.

Gabon: une campagne de sensibilisation sur l’importance de l’acte de naissance lancée à Lambaréné

La campagne a été lancée par le  directeur général adjoint du Bien-être au ministère des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’enfance et de la Femme, Amélie Okomo Edou.

 

L’objectif est de permettre à tout les citoyens d’avoir un acte de naissance. Il est donc question de sensibiliser les populations sur l’importance de ce document. Lors du lancement, la directrice a profité de l’occasion pour inviter tous ceux qui ont effectué une demande d’acte de naissance et qui ne l’ont pas encore retiré à bien vouloir le faire.

Elle a également rappelé que le certificat d’accouchement est délivré gratuitement, précisant qu’aucun établissement de santé n’est autorisé à le retenir au motif qu’une patiente n’aurait pas réglé ses frais d’hospitalisation liés à l’accouchement.

Notons que la campagne va se poursuivre sur deux jours  à la mairie du 2ᵉ arrondissement de la commune de Lambaréné, elle est également menée  dans les provinces de l’Ogooué-Lolo et de la Ngounié.

Blanchiment d’argent : Sylvia Bongo visée en Suisse

SylviSylvia Bongo Ondimba, épouse d’Ali Bongo, est suspectée d’avoir fait transférer dans une banque à Genève des millions sur fond de détournement de fonds publics.

 

Genève enquête sur l’épouse de l’ex-président gabonais. La justice suisse enquête depuis 2023 sur une affaire de blanchiment d’argent présumé visant Sylvia Bongo Ondimba, épouse de l’ancien président gabonais Ali Bongo, nous apprend 20 Minutes.

 

« Une enquête pour blanchiment d’argent est actuellement en cours au sein du Ministère public de Genève », confirme une information du média d’investigation en ligne suisse Gotham City.

 

Dans le cadre de cette procédure, les autorités suisses ont sollicité la coopération du Gabon. Si Libreville n’a pas répondu à cette demande d’entraide, l’État gabonais s’est constitué partie plaignante devant la justice genevoise. Une démarche contestée par Sylvia Bongo, mais validée fin mai par la Chambre pénale de recours de Genève, qui a reconnu au Gabon le droit de participer à la procédure.

 

Cette enquête intervient alors que Sylvia Bongo a déjà été condamnée par contumace à 20 ans de prison au Gabon pour détournement de fonds.

Gabon: vers le lancement d’une opération de contrôle des entreprises de transport routier

L’annonce a été faite a travers le  communiqué publié le 30 juin 2026, du colonel Jean Baptiste Mayombo, relayant les instructions du ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

 

Selon le communiqué cette opération qui aura lieu sur toute l’entendue du territoire gabonais concernera les entreprises de transport routier, mais également les lieux de chargement et de déchargement des marchandises et des voyageurs. Au cours de cette opération, les agents assermentés du service Contrôle routier effectueront des inspections destinées à s’assurer du respect des dispositions légales encadrant l’activité.

Les contrôles porteront notamment sur « les documents de l’entreprise, les documents afférents à la mise en circulation des véhicules, les documents afférents à la conduite des véhicules, les documents requis pour l’exercice des activités de transport terrestre, l’état mécanique des véhicules, l’arrimage des charges et les accessoires de sécurité obligatoires à bord des véhicules ». À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la sécurité sur les routes en s’assurant que les transporteurs exercent leurs activités dans le strict respect des normes en vigueur.

La DGSR invite ainsi les responsables des entreprises concernées à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement de cette opération », afin de faciliter le travail des équipes de contrôle. La Direction générale de la Sécurité routière prévient en effet que « toute infraction constatée lors de ladite mission de contrôle fera l’objet d’une verbalisation immédiate, conformément à la réglementation en vigueur ». Les contrevenants devront en outre s’acquitter des amendes correspondantes, lesquelles seront versées au Trésor public.

Gabon: Oligui Nguema exige l’approvisionnement des médicaments

Le chef de l’Etat a donné des instructions pour la disponibilité des médicaments au Gabon au cours du rencontre avec le ministre de la Santé Elza Nkana ce lundi 29 juin 2026.

 

Selon le communiqué présidentiel, cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des ruptures de stocks constatées dans plusieurs formations sanitaires, notamment les dispensaires, centres de santé et hôpitaux à travers le territoire national.

Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le ministère de la Santé et l’OPN de prendre des mesures immédiates pour assurer un approvisionnement régulier en médicaments sur l’ensemble du territoire. Il a notamment insisté sur le renforcement des mécanismes de distribution et la mise en place de dispositifs efficaces de prévention des ruptures de stock.

Selon le communiqué, le président de la République a également réaffirmé sa volonté de moderniser le système de santé gabonais à travers la digitalisation des établissements sanitaires.

« Déjà engagée avec l’interconnexion des principales structures de santé du Grand Libreville et des centres hospitaliers régionaux, cette réforme permettra d’améliorer la gestion des médicaments, la coordination des soins, le partage des données médicales et la prise en charge des patients », précise le communiqué présidentiel.

CAMES: ouverture des travaux de la 43e session ordinaire à Libreville

Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Charles Edgar Mombo, a procédé, ce jeudi 18 juin 2026 au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville, à l’ouverture officielle des travaux de la 43e session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

 

Après les trois jours des travaux préparatoires, où les experts ont abordé les sujets sur  le rapport d’activités du secrétariat général, les états financiers, le projet de budget 2027, la stratégie de redynamisation de la recherche, la création d’une académie virtuelle du CAMES, ainsi que l’impact de l’Intelligence artificielle (IA) sur les procédures d’évaluation académique.  les travaux proprement dits se sont ouverts ce jeudi.

Pendant deux jours, cette instance suprême de gouvernance de l’organisation examinera et entérinera les recommandations formulées par le Comité des experts. L’objectif est de faire en sorte que les connaissances produites dans les universités contribuent davantage aux politiques publiques et au développement des pays membres.

Lors de l’ouverture des travaux, le ministre gabonais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charles Edgar Mombo representant du chef de l’Etat, a insisté sur la nécessité de renforcer un espace académique africain capable d’accompagner les transformations économiques, technologiques et sociales du continent.

Selon lui, cette session intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations des systèmes de formation et de recherche. Il a salué les avancées enregistrées dans la mise en oeuvre du Plan stratégique de développement du CAMES 2024-2028, notamment en matière de gouvernance, d’éthique, d’assurance qualité et de coopération scientifique.

Il faut noter que,  le CAMES  a été créé en 1968 à Niamey, au Niger, et se positionne comme un instrument d’évaluation des enseignants-chercheurs, de promotion de la recherche scientifique et d’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur dans l’espace africain et malgache.

Audit de la dette intérieure du Gabon: les conclusions attendues en mi-juillet

Le ministre de l’Économie, des finances, de la dette et des participations chargé de la lutte contre la vie chère, Thierry Minko, a procédé mercredi, au lancement officiel des travaux du Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’État.

 

Il s’agit d’une  opération stratégique destinée à établir une situation exhaustive et fiable des engagements financiers publics. Ces audits qui se font selon les normes internationales d’audit du secteur public, INTOSAI-ISSAI doivent permettre aux plus hautes autorités du pays de disposer d’une base de référence fiable sur le niveau réel des passifs publics. Il est question pour le comité de recenser, vérifier, qualifier et consolider l’ensemble des engagements financiers de l’État afin de disposer d’une photographie précise de la dette exigible.

Au cours du lancement, il a été indiqué que, les conclusions, sont attendues à la mi-juillet 2026 et vont servir de support aux échanges techniques et aux négociations engagées avec Fonds monétaire international. Le Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’Etat a pour mission de fiabiliser l’évaluation des engagements financiers de l’État afin de renforcer la transparence budgétaire et de préparer les futures discussions avec les bailleurs internationaux, notamment le FMI.

Pour le gouvernement, cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la gouvernance financière, d’amélioration de la qualité des comptes publics et de consolidation de la confiance des partenaires techniques et financiers du Gabon. Notons que, cet audit se fait dans un contexte marqué par les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) et la volonté affichée de renforcer la transparence budgétaire.

 

Affaire EDAN: trois agents de la SEEG interpellés

Les agents de la  Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont été interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte après la panne du système de vente des unités EDAN.

 

Les trois agents de la SEEG ont été  entendus par les enquêteurs. Ils s’agit des  employés  rattachés à la Direction des systèmes d’information (DSI). Ils ont ete arretees  après les soupçons de sabotage informatique qui a paralysé les achats d’électricité prépayée durant plusieurs jours à travers le pays.

En effet, ces auditions interviennent après la sortie médiatique du directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, qui a indiqué que les premières investigations internes privilégiaient la piste d’un sabotage informatique.

L’entreprise a saisi les autorités judiciaires afin d’établir les circonstances exactes de l’incident et de déterminer d’éventuelles responsabilités.  Il faut noter que, la panne du système EDAN a duré plus de 96 heures, empêchant des milliers d’abonnés d’acheter leurs unités d’électricité prépayée. Cette interruption a provoqué de nombreuses difficultés pour les usagers et alimenté les inquiétudes sur la fiabilité du dispositif.

 

Discours intégrale du Président Oligui Nguema sur l’Etat de la Nation

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est adressé à la nation devant le parlement réuni en congrès ce lundi 15 juin 2026. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de son discours.

 

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

Président du Congrès ;

Madame le Président du Sénat ;

Mesdames et Messieurs les Vénérables sénateurs ;

Mesdames et Messieurs les honorables députés,

représentants le peuple gabonais ;

Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques,

Consulaires et des Organisations Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Autorités Religieuses et Traditionnelles ;

Distingués Invités ;

Mesdames et Messieurs ;

Conformément aux dispositions de l’article 59, alinéa 4 de notre Constitution, je me tiens devant vous, ce jour, pour me plier à l’obligation républicaine du discours sur l’état de la Nation. Ce moment est d’autant plus particulier qu’il marque non seulement le premier exercice du genre sous la 5ème République mais aussi parce qu’il se tient au terme de ma première année de mandat à la tête de notre pays. En tout état de cause, cet instant doit nous conforter dans le sentiment de modernité de notre Constitution, le cadre de notre vivre ensemble que le peuple Gabonais s’est librement doté par référendum.

Par ce vote populaire, le peuple souverain a tenu à ce que le Président de la République vienne, chaque année et à la même période, devant la représentation nationale dire dans quel état se trouve la Nation gabonaise et vers où allons-nous pour le bien de tous. Cette obligation de reddition des comptes au sommet de l’Etat est juste et opportune et je m’y soumets sans réserve, avec humilité et responsabilité. Je me sens particulièrement honoré de me retrouver dans cet hémicycle, au milieu de personnalités consacrées par l’onction du suffrage universel. Car depuis plus de trente ans, les parlementaires portent les attentes, et parfois les préoccupations de la Nation.

Soyez-en remercié ! Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, Chers compatriotes, Le devoir de vérité m’impose de vous rappeler dans quel état se trouvait notre pays avant que vous ne me confiiez la responsabilité de conduire notre Nation. Je souhaite également vous présenter les engagements que j’ai pris face aux gabonaises et gabonais. Depuis le 30 août 2023, date du Coup de la Libération, le Gabon, traverse une période de refondation.

J’emploi ce mot, car il traduit l’ampleur des changements engagés et la responsabilité collective qui nous incombe pour bâtir un avenir meilleur pour notre beau pays. Refonder ne signifie pas effacer notre histoire dans tout ce qu’elle a d’admirable et de douloureux. Refonder, c’est regarder sans complaisance l’édifice dont nous avons hérité, reconnaître honnêtement ce qui tient toujours debout et ce qui, faute d’entretien ou par la volonté délibérée de quelques-uns, s’est effondré.

Refonder, c’est avoir le courage d’envisager de nouvelles manières et de meilleures possibilités de construire le pays ; d’offrir à la Nation une grande fierté, pour mieux l’habiter. Refonder, c’est bâtir l’Édifice Nouveau auquel tous nous rêvons. Avant cette date historique notre pays était assujetti à : Des institutions complices et sans réel contre-pouvoir ; Une dette abyssale, une économie totalement désorganisée et une confiance avec les bailleurs rompue ;

Une mauvaise gestion de notre système d’accès à l’eau et à l’énergie, aggravée par l’inexistence d’une politique énergétique cohérente et claire pour la vie sociale et l’industrialisation de notre pays ; Un niveau de chômage important, aggravé par une mesure inique de suspension de recrutements dans la Fonction Publique ; Un service public inefficace face aux besoins légitimes des usagers et un coût élevé des baux administratifs qui compromettait les capacités d’investissement de notre pays ;

La suspension des bourses scolaires ; Une justice marquée par des grèves à répétition ; La corruption endémique, le clientélisme et une mauvaise gouvernance érigée en principe avec un niveau de pauvreté élevée ; Un système de prise en charge de la CNAMGS inefficace ; Un laxisme complice dans la sanction des mauvais gestionnaires de nos deniers publics ; Un système éducatif produisant des chômeurs avec des infrastructures limitées ; Un vivre ensemble menacé à la fois par la haine sur les réseaux sociaux et le niveau de pauvreté ; Une mauvaise gestion de notre système de santé et de protection sociale ;

Plus grave, l’identité Gabonaise, le « Gabon d’abord » et l’Unité Nationale, défendus par les pères fondateurs de notre Nation, la fierté nationale, l’amour de notre patrie, les valeurs prônées par notre hymne nationale (la Concorde) ont tous été abandonnés (émotion : regret) ; faisant de notre peuple, une population sans repères. C’est fort de ce diagnostic difficile, que j’avais, durant la période de Transition, pris l’engagement de remettre notre pays au travail afin de garantir son essor vers la félicité. J’indiquais déjà à cette époque que « Notre pays méritait des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’Etat de Droit ».

Ma boussole a toujours été celle de restaurer la crédibilité de notre pays afin de rendre aux gabonais leur dignité. Mais comme je le dis souvent, il n’y a pas de dignité sans effort. Aujourd’hui encore ma conviction, ma volonté de bâtir ce pays reste intacte. Je sais le niveau d’attentes que chacun de vous, que chacun de nos concitoyens, place en moi pour la réussite de notre œuvre collective. Je sais le niveau d’exigence qui est celui du peuple gabonais après tant d’années de souffrances. Je sais les efforts et les sacrifices qui seront nécessaires pour satisfaire les légitimes attentes de nos populations encore exposées à la précarité.

J’entends vos cris et je lis sur chaque visage l’impatience des populations partout sur le territoire national comme cette préoccupation d’une jeune compatriote du petit village de « Biliba » dans l’Ogooué-Ivindo, je cite : « Monsieur le Président, faites tout pour garantir la réussite de nos enfants » (Emotion : empathie). Cette interpellation m’oblige, et j’appréhende dans sa juste mesure, l’immensité du travail qui attend mon gouvernement et moi-même tout au long de ce mandat. C’est pourquoi, du haut de cette tribune, je voudrais redire à cette jeune fille mère, à tous mes compatriotes, que mon mandat ne sera pas celui des fausses promesses et des maquettes mais plutôt celui de la responsabilité, des actions et du bâtis.

(Hors discours : Je ne suis pas un Président des maquettes et des présentations visuelles, des New York Forum, je suis un Président bâtisseur, pragmatique !) Je tiens à réitérer mon engagement à consacrer l’action de mon gouvernement au redressement de notre pays et au bien-être de nos concitoyens. Et comme nous l’avons déjà amorcé, notre essor vers la félicité ne sera pas un simple rêve, ni un simple slogan et encore moins une vue de l’esprit. Pour preuve, méthodiquement, nous avons tous ensemble commencé par restaurer nos institutions selon un processus démocratique qui a commencé avec la collecte des contributions citoyennes, la tenue du Dialogue National Inclusif puis l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte du Code Electoral et la Loi sur les Partis Politiques.

La Constitution et le code électoral rénovés nous ont permis de tenir, pour la première fois, des élections apaisées, libres et transparents tandis que la loi sur les partis politiques permettra de réduire le nombre de partis et de réguler notre environnement politique. (Hors discours : j’ai vu apparaître au Journal Officiel la publication d’une loi contraire à ce que les gabonais avaient retenu au Dialogue National.) Notamment sur la création des partis, il fallait avoir 1000 adhérents avec un NIP.

Je n’ai pas compris pourquoi le premier texte publié à cet effet a été changé. Si nous nous mettons à chaque fois à changer ce que le peuple a décidé dans un Dialogue national, comme dans les années 90, ma crainte est qu’à la prochaine convocation ils pourraient ne plus se présenter. Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous étiez tous des acteurs de ce Dialogue National, revenez sur ce qui a été retenu par le peuple gabonais. C’est l’occasion de lancer une réflexion sur l’élaboration d’un fichier électoral plus crédible et la mise en place de dispositions légales pour lutter contre l’abstention, quitte à rendre le vote obligatoire. S’agissant du Parlement, la nouvelle Constitution renforce les pouvoirs de la représentation nationale en mettant entre vos mains, Mesdames et Messieurs les membres du Congrès, le pouvoir d’interpeller les Ministres et de recommander même au Chef de l’Etat que certains d’entre eux soient démis de leurs fonctions en cas d’agissements contraires à l’éthique, au bien-être de notre population, d’amender les projets de loi ou de participer au pouvoir de nomination à certaines fonctions et emplois civils de l’État.

( Hors discours : Auparavant Le Président de la République avait toujours utilisé son pouvoir de nomination sans recueillir l’avis du Parlement. Vous le savez tous ici !). N’en déplaise donc aux adeptes de la critique stérile, notre Constitution conforte la mission de contrôle du Parlement sur l’action de l’Exécutif. A vous de jouer pleinement votre rôle. La séparation des pouvoirs ne doit jamais, au grand jamais, signifier absence de collaboration ou de dialogue entre les institutions pour l’intérêt supérieur de nos populations. C’est pourquoi, un texte qui est soumis à votre examen, Mesdames et Messieurs les parlementaires, doit être enrichi et non pas rejeté comme il m’a été donné, avec regret, de le constater. Au risque de glisser vers de l’obstruction parlementaire, la censure doit demeurer l’œuvre du juge, le cas échéant. Plus globalement, mon gouvernement a pris une série de mesures pour corriger certains manquements sur plusieurs pans.

Sur la réforme du Code de la Nationalité qui répond directement aux aspirations profondes et légitimes du peuple gabonais formellement exprimées lors du Dialogue Nationale. Sur la législation des réseaux sociaux, légiférer sur l’espace numérique est une nécessité absolue pour combler un vide juridique flagrant qui, trop longtemps a laissé libre cours à de dérives graves telles que la cybercriminalité, la diffamation, les appels à la violence et les atteintes à la sûreté de l’État. Ces mesures de régulation ne sont pas propres au Gabon. Elles existent et s’appliquent rigoureusement dans les plus grandes démocraties. Je peux également citer la construction de la Cité Émeraude pour faire des économies de près de 30 milliards de francs CFA à l’État, que l’on pourrait orienter vers d’autres infrastructures ou vers le social.

La livraison de l’annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville, la livraison du Palais des Congrès Omar BONGO ONDIMBA de la Cité de la Démocratie, jadis détruit, qui devient une vitrine pour notre pays. Les questions de l’emploi des jeunes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble des neuf provinces ainsi que la lutte contre la vie chère trouveront très rapidement des solutions pérennes pour le bonheur de nos populations. (Hors discours : Certes, nous avons construit le Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie en seulement 18 mois. En revanche, la réalisation d’une centrale thermique à gaz exige généralement 3 à 4 années de travaux, tandis que la construction d’un barrage hydroélectrique nécessite 5 à 6 ans, après au moins deux années d’études préalables. Toutefois, nous avons déjà investi, en partenariat avec les banques, plus de 800 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre de centrales thermiques sur l’ensemble du territoire.

Afin de soulager la détresse du peuple gabonais face à cette problématique énergétique, nous avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir 150 mégawatts supplémentaires, renforçant ainsi la capacité actuelle. Au-delà de ces mesures, nous constatons — et le regrettons profondément — l’incivisme de certains usagers, aggravé par la mauvaise gouvernance de notre société nationale d’eau et d’électricité, la SEEG. En matière d’incivisme, plusieurs pratiques préjudiciables persistent : le non-paiement des factures, l’enfouissement des compteurs, la fraude et le trafic, le vol des câbles, le sabotage des transformateurs ainsi que la piraterie des compteurs et les branchements directs. Je tiens à mettre en garde toutes ces sociétés de récupération de rébus ferreux qui achètent auprès de ces jeunes des câbles électriques volés sans jamais les dénoncer à la justice. L’assainissement en eau d’une ville prend également du temps mais ce qui nous arrive, disons-le avec franchise est l’échec de la mise en œuvre du projet PIEPAL depuis 2014, payé à coût de centaines de millions. Pour régler ce problème, nous nous sommes à nouveau endettés auprès de SUEZ pour un montant similaire en vue d’améliorer la desserte en eau. Enfin, la SEEG doit être reformée si nous voulons régler de manière durable le problème.

Ces dysfonctionnements nous confortent dans le projet, d’une part, de séparer la gestion du secteur de l’eau de celui de l’électricité, et d’autre de dissocier la production, de la distribution et de la commercialisation. Dans tous les cas, le Gouvernement, comme présenté à l’occasion du bilan des 100 jours, poursuivra les travaux d’extension du réseau d’électricité et d’eau potable, du réseau routier, du réseau de construction des édifices publics et des hôpitaux modernes ainsi que la promotion des logements sociaux sur l’ensemble du territoire. (Hors discours : Vous m’avez d’ailleurs vu le 02 juin sur le terrain lancer le Pilier 3 de mon projet de société qui concerne les logements sociaux.) Aucune région, aucune localité de notre pays ne restera en rade ! Je peux vous annoncer que l’attente ne sera pas trop longue.

(Émotion : relâchement, sourire !) car toutes les réformes audacieuses que j’ai déjà engagées et celles à venir sont conçues avec méthode et rigueur. Le Document de cadrage Macroéconomique et Budgétaire, en phase avec le Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), pour la période 2027-2029 en sera l’instrument essentiel. Je le redis ici, l’œil qui voit ne ment pas ! Et en dépit de tout, chacun de vous peut voir que le pays est en chantier (Émotion : détente !). Les populations de : Cocobeach le savent, Les populations du tronçon Ovan-Makoukou le savent, Les populations de derrière la pédiatrie regardent la construction des bâtiments de l’Université des Sciences de la Santé, ou les travaux de la voie de contournement de la Nomba que j’ai appelé « la Promenade de la Lowé »

Les populations des tronçons Alembe –Carrefour Leroy – Mikouyi (306 km), Bifoun–Ndjolé (56km), Oyem-Assok Medzeng (36 km), Nzogone-Mvam (32 km), Bifoun–Lambaréné (71 km) savent ce qui s’y fait ! (Multiplier à souhait les exemples de localités en chantier). Je ne doute pas un seul instant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Car chacun de nos projets sera porteur d’efficacité économique, de justice sociale et surtout de confiance retrouvée entre les institutions et les citoyens gabonais. Je citerais en exemple la mise en place de la Central d’Achat, outil concret de lutte contre la vie chère et l’allègement du panier de la ménagère. Concernant le Grand chantier de la Décentralisation, la poursuite de la mise en œuvre effective du transfert des compétences et des moyens s’effectue déjà et se poursuivra sans relâche, avec une montée en puissance progressive. Dans cette dynamique, le Gouvernement a décidé d’allouer progressivement en fonction des capacités budgétaires de l’État, entre 5 à 10 % des recettes au bénéfice des Collectivités Locales.

Depuis cette année 2026, plusieurs Collectivités Locales, notamment les Communes et les Départements ont vu leur plafond budgétaire augmenter. Pour que le rêve de développement local et de prospérité partagée, devienne une réalité durable. J’invite les Présidents des Conseils Départementaux et les Maires à une gestion rigoureuse, transparente et collégiale des dotations mises à leur disposition en se conformant à leur obligation de reddition des comptes. Honorables et Vénérables Parlementaires ;

Chers compatriotes, Au regard du contexte international actuel, il nous revient de redéfinir la carte diplomatique de notre pays en fonction de nos ambitions et de nos intérêts stratégiques. Pour ce qui est de la Diplomatie, notre Pays a retrouvé sa place au sein des institutions internationales. Le Gabon a été élu au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine. Au cours des trois (03) dernières années, j’ai réaffirmé l’attachement du Gabon au multilatéralisme ainsi que les positions de notre pays sur les questions internationales, notamment celles liées à la paix, à la sécurité, au développement durable, à la protection de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. Il est nécessaire de rappeler qu’avant le 30 août 2023, les Missions Diplomatiques et Consulaires, ainsi que les personnels de ces missions vivaient une situation clairement dégradante. Ce qui portait atteinte à l’image de notre pays et à la dignité de nos compatriotes diplomates.

Pour remédier à cette triste situation, il est entrepris déjà une amélioration progressive des conditions de vie et de travail de ces entités. Nous avons revu à la hausse les émoluments de nos Ambassadeurs et des Attachés de Défense afin d’améliorer leur condition de vie mais surtout de leur permettre d’atteindre les objectifs assignés. Il s’agit de renforcer la présence et le rayonnement du Gabon sur la scène internationale. Je profite de cette tribune pour annoncer que le Gabon confirme sa candidature pour abriter le Sommet de l’Union Africaine en 2027. Par ailleurs, peu après mon investiture, le Gabon a pris acte de l’arrêt rendu par la Cour Internationale de Justice, dans le différend frontalier qui l’oppose au Pays frère de la Guinée Équatoriale, un contentieux ancien remontant à 1972.

Soucieux du respect des décisions de justice et de l’intégrité de nos rapports avec les Institutions Internationales dont nous sommes Membre, le Gabon a pris acte du contenu de cet arrêt et est totalement disposé à l’appliquer. Depuis lors, j’ai mis en place une nouvelle Commission Nationale sur ce différend frontalier. Elle travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions possibles et utiles permettant un aboutissement heureux de ce litige qui n’a que trop duré. A ce sujet, le Président de la Commission de l’Union Africaine a désigné un Médiateur que nous avons reçu récemment. Ce dernier a fait une proposition de plan de travail que nous avons approuvé, avec une issue ‘’gagnant–gagnant’’. Sur le plan économique, j’assume une position souveraine de transformation de nos richesses sur notre territoire afin de réduire la dépendance aux exportations des matières premières. Certes notre sous-sol regorge d’énormes ressources naturelles, mais tant qu’elles ne sont pas exploitées et transformées localement elles ne peuvent pas devenir une richesse profitable à nos populations. Vous conviendrez avec moi que ce narratif du « Gabon pays riche » est une illusion.

Les gabonais doivent tous en être conscients et se mettre au travail. Mon pays, notre pays, doit devenir une terre d’opportunités et un pays attractif pour les investisseurs d’où qu’ils viennent. Nous avons tout pour construire une économie diversifiée, résiliente, créatrice de richesses et d’emplois pour notre jeunesse dans plusieurs secteurs porteurs parmi lesquels : L’agriculture, Les produits halieutiques, Le bois Le niobium, Le phosphate, Le marbre, La potasse, Les terres rares, Le fer, L’or, Le diamant, Le manganèse, L’uranium L’iboga, Le pétrole, Le gaz. Une attention particulière sera également portée sur le bilan carbone et la prospection du potentiel national en hydrogène naturel. Après le rachat d’Assala, Tullow Oil et SMP nous avons découvert et mis en exploitation de nouveaux puits (Ngongui et Maboga) qui augurent des lendemains meilleurs dans ce secteur.

Je suis fier aujourd’hui d’annoncer que grâce à l’acquisition des actifs pétroliers GOC-Assala et Tullow Oil, nous devenons le premier producteur national, devant les anciens leaders historiques. Le secteur minier demeure un levier stratégique pour l’avenir de notre pays. Le gisement de fer de Belinga, estimé à 7,5 milliards de tonnes, avec une teneur de 65%, est le plus grand au monde. Celui de Milingui, ainsi que la potasse ou encore le marbre dans la Nyanga, offrent de belles perspectives économiques si nous parvenons à les mettre en exploitation dans les meilleurs délais. Je mène une diplomatie économique proactive afin d’attirer des investisseurs dans ce secteur minier, avec pour corolaire la construction de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une ligne de chemin de fer, ainsi que l’édification de barrages hydroélectriques. Sur le plan macroéconomique, nous avons constaté dès le 30 août 2023, pour le déplorer que le niveau de la dette était abyssal, représentant 70% du PIB, sans qu’elle n’ait servi au développement de notre pays.

Cette question fait l’objet d’un traitement responsable avec les instances internationales, notamment le FMI avec lequel nous sommes en discussion. Je tiens à rassurer la représentation nationale que ces échanges portent essentiellement sur la restructuration de la dette dont le niveau est certes élevé mais soutenable. (Hors discours : Il n’échappe à personne que la quête du développement étant un processus continu, nous sommes contraints de recourir à l’endettement. Mais notre endettement sera maîtrisé et utile à tous. C’est ce que j’appelle en français facile, la dette utile). Aujourd’hui, je peux affirmer que les bases de la transformation de notre pays sont désormais solidement établies. Nous avons réalisé le Recensement Général de la Population et des Logements, qui nous permettra de disposer d’une connaissance précise de notre population, de ses besoins et de sa répartition sur l’ensemble du territoire national. Les résultats de ce recensement seront communiqués et publiés en toute transparence.

Au moment où notre pays poursuit sa marche vers la modernisation de l’État et l’amélioration de la qualité du service public, la Fonction Publique demeure l’un des principaux leviers de transformation de l’action gouvernementale. Héritant, au 30 août 2023, d’une administration confrontée à près de 8 années de gel des recrutements, des avancements et des reclassements, ayant entraîné l’accumulation de plusieurs dizaines de milliers de situations administratives en attente. J’ai fait de la restauration de la justice administrative une priorité absolue. À ce jour, ce sont plus de 60 mille situations administratives qui ont été régularisées. Ces chiffres témoignent de la volonté du Gouvernement de mettre fin aux blocages hérités du passé et de garantir à chaque agent public une gestion plus juste, plus transparente et plus efficace de sa carrière.

La digitalisation des fichiers des personnels et l’archivage électronique des actes de gestion des agents de l’Etat sont désormais en vigueur. Plusieurs bâtiments administratifs ont été réhabilités et nous devons davantage lutter contre la corruption et la surfacturation pour attirer plus d’investisseurs. (Hors discours : Toute vacation, quel que soit le secteur, sera désormais auditée. L’État n’acceptera plus de se faire voler) Après la mise en œuvre des deux premières phases de l’opération de solde des rappels des agents publics, je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA. Par cette ultime opération, l’État aura mobilisé et reversé aux fonctionnaires du secteur public un montant cumulé de 105 milliards de francs CFA au cours des deux dernières années, traduisant ainsi ma volonté constante d’honorer les engagements pris envers les agents publics et d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

Ceci marque l’aboutissement d’un processus attendu depuis plusieurs années et constitue une avancée considérable dans l’assainissement de la situation administrative et financière des agents de l’État. Je pense également au désintéressement des épargnants de la Poste SA, victimes d’une injustice depuis une dizaine d’années de la part de l’ancien régime. (Plusieurs d’entre eux y ont laissé leur vie). J’annonce à leurs familles durement éprouvées que le paiement de la première tranche pour un montant de 10 milliards de FCFA sera effectif, sur près de 32 milliards de FCFA. Tous ces règlements seront effectifs dès demain. Dans le secteur privé, avant la Transition, on notait un taux de chômage des Jeunes à hauteur de 35 %. Une inadéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché local. Une insuffisance des investissements dans la formation professionnelle. De la Transition à maintenant, près de 22 mille emplois dans le secteur privé ont été créés.

Ce secteur a connu en 2024 une hausse de 2,4 % portant les effectifs y relatifs à 85 mille 9 cents salariés. Aussi, face au chômage qui frappe notre jeunesse, nous refusons la fatalité. PassEmploi241, la plateforme publique gratuite qui relie demandeurs d’emploi, entreprises et centres de formation sur tout le territoire, est notre réponse concrète. C’est l’État qui se tient aux côtés de sa jeunesse, en finançant sa formation et en lui ouvrant les portes du marché du travail. Le Pôle National de Promotion de l’Emploi, PNPE a réalisé 5.566 insertions effectives, dont 1.697 embauches directes. 10.000 Jeunes ont été formés dans des secteurs porteurs. Le projet un Jeune, un Taxi pour l’auto emploi, qui a déjà permis la distribution de 1.066 TaxisGab dans les villes de Libreville, Port-Gentil, Franceville et Oyem, dont 200 distribués récemment, connait une évolution convenable et sera poursuivi. Avec le projet Gab Pêche, mon ambition est l’appropriation de la pêche artisanale par nos compatriotes notamment les plus jeunes.

Cependant d’après les renseignements de sources concordantes, ce projet rencontre quelques difficultés dans sa phase de mise en œuvre. Ce qui ne m’empêche pas d’envisager de l’étendre dans les villes comme Mayumba, Cocobeach, Donguila et Gamba. Mes chers compatriotes, Il appartient à notre jeunesse de s’approprier ces métiers qui nous permettrons de lutter contre la vie chère et d’arrêter à terme de subventionner des produits importés. (Hors discours : Je me souviens, au lycée, de cette phrase d’un professeur d’économie gabonais : « la rareté crée la demande donc l’inflation et l’abondance des produits entraine la concurrence, casse les prix sur le marché et réduit le coût de la vie.) En somme, si nous voulons lutter contre la vie chère, nous ne pouvons plus continuer à subventionner mais à produire localement ce que nous consommons.

Au sujet des Transports Publics, le constat est le même, il faut les restructurer. Mais des mesures sont en train d’être prises en particulier par la fusion de SOGATRA et de TRANS’URB en vue de la création d’une Compagnie Nationale Interurbaine.100 Bus sont déjà acquis et mis à la disposition de la nouvelle entreprise. Afin de garantir la pérennité de cette nouvelle structure, nous devrons mettre fin à la gratuité. Les recettes générées devraient pouvoir couvrir les charges liées à son fonctionnement et au renouvellement de l’outil de travail. Il est à retenir que l’État devra retirer ses subventions progressivement. (En un mot, fini le ngori !) Pour réduire les charges de l’Etat, le Gouvernement envisage de retirer la prime de transport de 35.000 FCFA à tous les fonctionnaires possédant un véhicule de fonction ou de service. (Hors discours : En général, quand on parle train de vie de l’État, je vois les populations jeter la pierre sur les Sénateurs, le CESE, on va même jusqu’à dire qu’il faut fermer ces deux institutions. Je peux vous dire avec franchise que leurs émoluments ont déjà été réduits depuis la période de transition. Mais on oublie souvent les directeurs généraux ou leurs adjoints du secteur Parapublic qui gagnent plus que les Ministres et les parlementaires. Alors pour une meilleure équité, nous allons réduire la masse salariale dans ces secteurs.) Quant au Transport Ferroviaire il est urgent d’accélérer la réhabilitation de notre chemin de fer et de l’interconnecter aux autres réseaux ferrés.

L’État gabonais, dans le cadre d’un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement, AFD, d’un montant de 173 millions d’euros, soit 115 milliards de FCFA, finance les travaux actuels de remise en état de notre voie ferrée. Les travaux se dérouleront sur une période de 06 ans pour s’achever en 2031. S’agissant du transport Aérien, nous avons créé la Compagnie nationale FLY Gabon. Elle dessert l’intérieur du Gabon : Port-Gentil, Franceville et Oyem et dans bientôt Makokou Tchibanga, dès l’opérationnalité de leurs aéroports. Elle dessert aussi plusieurs destinations en Afrique dont le Congo, la RDC, le Cameroun, l’Afrique du Sud, Le Benin, la Guinée Équatoriale, la Centrafrique, le Nigéria, Sao Tomé et Principe. Par ailleurs, dans le cadre d’un partenariat avec l’Académie Ethiopienne de l’Aviation Civile, près de 400 étudiants Gabonais achèveront bientôt leurs formations aux métiers de l’aéronautique. En matière de transport maritime, fluvial et lagunaire, ma vision pour notre Pays est d’assurer la connectivité de toutes les villes et de tous les villages en bordure des cours d’eau navigable, pour renforcer l’inclusion sociale et optimiser la circulation des personnes et des biens.

La gestion des ports et aéroports relève de la souveraineté nationale. En conséquence, une réflexion sera faite dans l’optique de réviser toutes les conventions de concessions et d’autres types de partenariats, sous forme de contrats gagnant-gagnant. Sur le plan social, la modernisation du système de santé, le maintien et le renforcement des filets sociaux sont en cours. Notre système de santé que chacun d’entre vous connaît, contraint ceux qui en ont les moyens à se soigner à l’étranger et abandonne les autres à une médecine sous-équipée, sous-dotée, voire même épuisée par des années de désengagement de l’État.

Ma vision pour le système de santé consiste à doter le Grand Libreville d’infrastructures sanitaires de haute spécialité, à renforcer les capacités des personnels médicaux et paramédicaux afin de faire du Gabon un Grand Pôle sous régional et continental en matière d’offre de soins de haute qualité ; sans oublier les Capitales Provinciales et les Chefs-Lieux de Département. Ils retiennent toute mon attention. Depuis lors : Trois (03) promotions successives de médecins et pharmaciens sont sorties de l’Université des Sciences de la Santé, en 2 ans, Plusieurs agents de santé ont été mis en solde, Des centres hospitaliers régionaux et hôpitaux départementaux ont été construits ou réhabilités, D’autres infrastructures de santé à Libreville et à l’intérieur du pays ont été ouverts. A cela s’ajoutent l’acquisition de matériel, le renforcement du plateau technique et la dotation d’ambulances dans les structures sanitaires. En deux ans, 14 nouvelles représentations du Samu Social Gabonais ont été ouvertes.

L’inclusion des Personnes à Mobilité Réduite a connu une amélioration substantielle grâce à la dotation d’équipements adaptés. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale, CNSS, a été reformée. Les droits trouvés en 2023 pour plus de 23 milliards de FCFA concernant 14.146 assurés sont progressivement apurés et la fluidité du système se rétablit. Par ailleurs, le Gouvernement a procédé au payement des pensions à 26.313 retraités pour un montant de 1,5 milliard de F CFA. La reforme paramétrique engagée par le gouvernement est une opportunité déterminante pour la caisse et ses assurés. Enfin, à court terme, la CNSS couvrira les travailleurs indépendants de sorte que les personnes sans emploi formel soient désormais couvertes. Malgré les efforts louables déjà entrepris, le fonctionnement de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale, CNAMGS, laisse toujours à désirer. Les assujettis et les partenaires de cette grande entité de protection sociale sont désormais désabusés. Cette situation ne peut perdurer. Des reformes importantes sont en cours dont la mise en œuvre du Fonds 04 pour les travailleurs indépendants. (Hors discours : j’invite les politiciens et les élus à Expliquer aux populations que le Fonds 04 concerne : les commerçantes, le personnel de maison, les coiffeuses, les vulcanisateurs, les cordonniers, etc. Soyons tous d’accord que 660 mille contribuants ne peuvent pas soigner 1.300.000 malades autrement dit les gabonais économiquement faibles (GEF). Si nous voulons tous sauver la CNAMGS, nous devons auditer ce fichier afin de désengorger le fonds GEF. Par ailleurs tous ces petits métiers qui génèrent de l’argent doivent désormais contribuer.

En substance, pour les femmes commerçantes dans les marchés, le but n’est pas d’augmenter le prix de l’étal mais de demander à la mairie de diviser le prix de l’étal en deux (par exemple : sur un étal de 15000, la Mairie pourrait diviser en deux et reverser 7500 dans ses caisses et l’autre moitié à la CNSS et à la CNAMGS). La Mairie devient le collecteur légal chaque fin de mois pour ces commerçantes. Autant de mécanismes peuvent être trouvé pour les autres métiers.) Désormais, je veillerai personnellement, à ce que cette caisse remplisse ses missions de manière satisfaisante. La Caisse des Pensions et des Prestations Familiales, CPPF a payé pour 57 milliards d’arriérés de pension en deux échéances l’une en février 2024 et l’autre en avril 2025. Il est à noter que tous les arriérés de la CPPF, d’un montant de 66 milliards de FCFA due aux retraités gabonais, étaient restés impayés pendant plus de 7 ans. J’ai décidé de transformer la CPPF en un investisseur institutionnel capable de garantir la pérennité du système de retraite des agents publics et de contribuer significativement au financement de l’Economie Nationale.

En ce qui concerne l’Éducation Nationale, la Formation Professionnelle, l’Enseignement et la Recherche Scientifique, la situation trouvée en 2023, est un système éducatif gravement affecté par l’inadéquation entre l’offre Pédagogique et les offres d’emplois nécessaires au développement de notre Pays. La recherche scientifique n’est pas tournée vers les besoins en innovations et aux solutions à apporter aux problèmes des gabonais, ni pour accompagner le développement des entreprises et l’amélioration du service public. Les filières professionnalisantes restent embryonnaires, sous équipées et marginalisées, en ne représentant que 10 à 20% du système éducatif national. Ce modèle d’école doit changer pour inverser cette tendance inappropriée à la vision de développement de notre économie et au développement durable de notre Pays. Pour l’avenir, le Gouvernement prévoit, pendant le mandat, le renforcement de la lutte contre les violences en milieu scolaire, la consommation des drogues, l’organisation annuelle des concours d’excellence, la construction et la réhabilitation des internats, des centres techniques, des réfectoires, 2 000 salles de classes, l’achèvement des lycées agricoles de Lébamba et de Bikélé. (Hors discours : Je loue les efforts de ces enseignants qui ont supporté, toutes ces années, ces comportements déviants.) Avant la fin de cette année 2026, je convoquerai ce que j’appelle les Grandes Assises de l’école des compétences pour un Gabon souverain et des citoyens prospères.

Ce sera dans le cadre du Conseil National de l’Education et de la Recherche. Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers Compatriotes, Fidèle à mes engagements de loyauté et de respect vis-à-vis de mon peuple et au serment que j’ai prêté le 03 Mai 2025, le jour de mon investiture, j’ai tenu à vous présenter ce tableau de notre pays, avec franchise et objectivité, pour nous amener à comprendre que la tâche pour le redressement du pays est certes difficile mais pas impossible. Cette photographie de la Nation montre à suffisance aux yeux de tous que le projet de société que j’ai soumis au Peuple gabonais et qui a été plébiscité est la réponse humaine et réaliste aux maux qui minent le Gabon. J’ai donc besoin de votre implication active pour m’aider à le concrétiser au cours de ce mandat.

La Jeunesse gabonaise traverse une période difficile. Avant la Transition, près de 60% des jeunes actifs exerçaient dans l’informel à cause d’une faible articulation entre formation, emploi et entreprenariat. 70% des infrastructures sportives étaient dégradées. Tandis que les compétitions sportives nationales étaient irrégulières voire suspendues. Depuis la Transition, les mécanismes institutionnels pour les jeunes ont été réactivés tels que le Conseil National de la Jeunesse du Gabon, le Parlement Gabonais des Jeunes. Les efforts déjà faits avec la création de la Banque pour Commerce et l’Entreprenariat du Gabon, BCEG avec un taux à 4%, quoiqu’encourageants et positifs, nécessitent cependant d’être renforcés et amplifiés. Notons que, depuis son lancement en décembre 2024, la BCEG a financé au total 17,1 milliards de FCFA pour les projets dédiés à la jeunesse sur les 25 milliards mis à disposition. 120 jeunes porteurs de projets viables ont été identifiés et accompagnés dans les provinces du Haut-Ogooué, de l’Ogooué-Lolo et de l’Ogooué-Ivindo. Les partenariats ont été dynamisés avec le PNUD et l’UNICEF.

L’objectif final est d’atteindre le plein emploi dans un délai raisonnable. (Hors discours : Je profite de cette occasion pour passer un message aux jeunes. Nous avons mis des mécanismes pour accompagner l’entreprenariat des jeunes, la BCEG. C’est aux jeunes de se tourner vers cette structure pour obtenir des financements. Cependant, nous constatons un désintérêt de la part de ces derniers. Évoquer TaxiGab : le jeune qui a détourné son fonds d’investissement pour l’achat d’un véhicule GabPêche : la mauvaise gestion Au plan culturel, il est regrettable que l’art et la culture aient souvent été relégués au second plan, alors qu’ils sont essentiels à notre identité. C’est pourquoi j’ai encouragé la valorisation des tenues africaines chaque vendredi, relancé la célébration de la Fête des cultures et soutenu nos productions cinématographiques et musicales. Ces initiatives visent à offrir de meilleures conditions aux créateurs et à assurer le rayonnement durable de notre patrimoine artistique sur la scène internationale.

Au plan sécuritaire, notre pays connait un redressement significatif avec une augmentation des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité, l’acquisition de moyens roulants et d’équipements divers pour l’ensemble des forces. La construction et la rénovation de nouveaux postes avancées, de Commissariats et de plusieurs casernes à travers le territoire ne sont pas en reste. A cela s’ajoute le renforcement du maillage sécuritaire afin de renforcer l’intégrité de notre territoire national. Des hélicoptères d’attaque de type MI 35 et des frégates sont en commande pour faire face aux menaces asymétriques notamment la piraterie maritime qui fragilise le Golfe de Guinée. L’objectif de tous ces moyens est de lutter efficacement contre la recrudescence d’actes de grand banditisme, l’exploitation illégale de ressources naturelles. (Hors discours : C’est l’occasion de rappeler que chaque citoyen doit prendre conscience qu’il est avant tout garant de sa propre sécurité en dénonçant les auteurs de ces actes répréhensibles).

(Le quadrille de la ville est en cours avec un système de patrouille et de vidéosurveillance, de désenclavement des quartiers sous intégrés en ouvrant des voies secondaires pour faciliter l’accès aux agents de sécurité et de défense. Dans l’intérêt de tous, nous demandons aux populations de nous faciliter la tâche dans les opérations de désenclavement.) Une loi de programmation militaire 2026-2030 est en cours d’examen pour accélérer la modernisation et le renforcement des capacités de nos Forces de défense. Une autre sera également prise pour nos Forces de Sécurité. Mon ambition est de faire de la Défense et de la Sécurité un levier permanent de stabilité, de souveraineté et de développement pour notre pays. Honorables et Vénérables Parlementaires, Mes chers compatriotes, Parler de l’État de notre Nation, c’est aussi s’adresser à notre conscience collective avec lucidité. Reformer nos institutions ne suffit pas : Il faut surtout accepter de formater nos mentalités et renforcer les valeurs qui fondent notre État.

La justice en est la colonne centrale. Pour bâtir un État plus juste, plus fort et plus protecteur, il est essentiel de comprendre que la justice est le pilier de notre maison commune, et que la responsabilité en est la clé. Éminents Parlementaires, Mes chers compatriotes, L’histoire de notre pays nous enseigne une leçon essentielle : chaque fois que nous avons cédé à la division nous avons reculé. Chaque fois que nous avons choisi l’unité nous avons avancé. Les discours de haine, les manipulations identitaires qui appellent à la violence et à la désobéissance ne servent pas la République. Ils fragilisent notre cohésion et l’avenir de nos enfants. Je lance un appel solennel à l’unité nationale, au patriotisme et à la responsabilité. Que nous soyons de la majorité présidentielle, des partis frères, des partis réunis ou de l’opposition, nous sommes avant tout des Gabonais. La République Gabonaise est notre bien commun, notre maison commune.

Nous devons donc veiller à ce que la désinformation et la manipulation de l’information qui sont devenues les marques de fabrique de certains d’entre nous ne puissent avoir raison de cette belle unité dont nous avons fait montre durant les périodes les plus éprouvantes de notre histoire récente. Pour ce septennat, ma vision est claire : construire une République gabonaise prospère, souveraine, stable et respectée afin de rendre aux gabonais leur dignité. Un Gabon qui valorise ses ressources naturelles au bénéfice de son peuple. Un Gabon qui renforce ses partenariats internationaux dans le respect mutuel et l’indépendance. Chers parents, je vous prie de reprendre en mains l’éducation de vos enfants. Aux enseignants, de les enseigner et de les instruire.

A l’État, de les protéger. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour un avenir radieux. A vous la jeunesse de notre pays, je vous exhorte à entreprendre avec mesure. Gardez-vous de précipiter l’accomplissement de grandes œuvres, car l’empressement peut vous conduire au bord d’abîmes périlleux. Attachez-vous plutôt à accomplir des tâches modestes ; c’est de l’addition de ces efforts discrets que naîtront, pour notre nation, de véritables accomplissements. Je rêve d’un pays où chaque enfant peut aller à l’école sans crainte, où chaque citoyen peut se soigner, où chaque famille peut vivre dans la dignité.

Ce rêve de la félicité peut être porté si nous restons unis et déterminés. À ceux qui accusent le pouvoir de restreindre les libertés, je réponds avec calme et fermeté : la République Gabonaise est une démocratie en construction, fondée sur le pluralisme politique, la liberté d’expression et le respect des lois. Les partis politique existent, s’expriment et participent aux élections, les médias fonctionnent. Les citoyens s’expriment. Mon engagement est constant : garantir les libertés fondamentales tout en assurant la sécurité, la stabilité et la cohésion nationale. C’est cette responsabilité que m’impose la fonction de Président de la République.

Chers compatriotes, L’heure n’est ni au doute, ni à la peur. L’heure est à l’Espérance, à la responsabilité et à l’action collective. Ensemble, poursuivons le chemin de la paix, du développement et de la souveraineté.

Ensemble, écrivons une nouvelle page de l’histoire de notre nation.

Que Dieu bénisse chacune et chacun de vous.

Que Dieu bénisse notre armée, notre jeunesse et nos institutions.

Que Dieu bénisse la République Gabonaise !

Je vous remercie !

Gabon: Oligui Nguema visite plusieurs infrastructures

Le président de la République,  a effectué, mercredi, une visite de terrain sur plusieurs chantiers situés le long du front de mer de Libreville.

 

La première étape de la visite s’est déroulée au niveau du pont de Gué-Gué, où se construit un immeuble destiné à accueillir des bureaux et des appartements. Le chef de l’État a pris connaissance de l’évolution des travaux et des différentes phases du projet, appelé à modifier le paysage urbain de ce secteur de la capitale.

Le président de la République s’est ensuite rendu sur le chantier d’aménagement du bord de mer. Les travaux concernent plusieurs infrastructures destinées à accueillir des activités sportives, de loisirs et des espaces ouverts au public. Sur place, il a donné des orientations relatives à l’utilisation future de ces installations et à leur intégration dans l’environnement urbain.

Au cours de cette visite, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur la nécessité d’assurer l’entretien des aménagements réalisés. Il a notamment appelé les autorités municipales à renforcer les actions de sensibilisation autour de la propreté, de la gestion des déchets et du respect des espaces publics afin de préserver durablement les infrastructures mises en place.

Le chef de l’État a également découvert une initiative portée par une entrepreneure gabonaise visant à développer des services de proximité au profit des usagers de l’espace sportif du littoral.

 

Eddy Minang, Procureur Général près la Cour d’Appel de Libreville, suspendu pour 3 mois

Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Narcisse Minang, magistrat hors hiérarchie, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

 

Selon des informations relayées sur Gabon Review, plusieurs dossiers sensibles pèsent sur lui. Notamment des soupçons liés à une affaire financière évaluée à 4 milliards de francs CFA, impliquant des hommes d’affaires chinois, figurent parmi les éléments évoqués. Mais c’est le scandale des surfacturations au ministère de l’Éducation nationale qui aurait constitué la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Ce dossier, rendu public début juin 2026 par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, a conduit à l’interpellation d’une vingtaine d’agents de la Direction centrale des affaires financières (DCAF) du ministère, pour un préjudice estimé entre 560 et 700 millions de francs CFA. Or, selon des sources judiciaires concordantes, Eddy Narcisse Minang aurait usé de son entregent pour tenter de court-circuiter la procédure, le directeur de la DCAF étant originaire, comme lui, de la même localité du Woleu-Ntem. Peut-on lire chez nos confrères.

En attendant, le magistrat doit être convoqué devant le Conseil de discipline le 22 juin prochain. Viendrait ensuite, le cas échéant, une saisine du Conseil supérieur de la Magistrature, seule instance habilitée à statuer définitivement sur son maintien ou non dans ses fonctions.  Thalie Aubone Nguema épouse Edjo, magistrate hors hiérarchie de l’ordre judiciaire gabonais, va assurer l’intérim.