[Tribune] Gouvernance par le brouillard sous la Ve République : chronique d’une diversion permanente

La Ve République gabonaise accumule les ordonnances controversées à un rythme qui laisse les observateurs politiques perplexes. Code de la nationalité, régulation des réseaux sociaux, gestion des libertés publiques : les dossiers explosifs se succèdent à une cadence que certains lisent moins comme un agenda réformateur que comme une mécanique de l’esquive. Pendant ce temps, les urgences sociales (eau, électricité, éducation, santé- demeurent entières, et la fracture entre le discours officiel et le vécu des populations se creuse chaque jour davantage. C’est cette mécanique que décortique ici Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de la Transition et président du parti politique REAGIR. Il dénonce une «gouvernance par le brouillard» : l’art de maintenir le pays dans un tumulte politique permanent pour mieux détourner l’attention du dénuement réel.

 

C’est à croire que le successeur d’Ali Bongo ne s’est pas contenté de feuilleter Le Prince de Machiavel, ni même d’effleurer les principes d’Archimède. Non ! À observer sa manière de gouverner, c’est une tout autre référence qui semble s’imposer : celle d’un art consommé de la diversion. Une méthode qui rappelle étrangement ce que l’on a longtemps appelé le « théorème de Charles Pasqua », résumé par cette formule devenue célèbre : «Quand on est empêtré dans une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire, une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne ne comprenne plus rien

À voir ce qui se déroule aujourd’hui au Gabon, difficile de ne pas faire le parallèle.

Mais, comme le disent les Ambaama avec une pointe d’ironie : Akini angu’ènkuma mè entsiani buu*. «Le mauvais danseur brille toujours par une profusion de pirouettes.»

Sous la Ve République, le rythme est tel qu’on ne sait plus s’il s’agit d’une danse ou d’une chute libre.

Tenez donc ! Pendant que les déguerpis de juin 2025 continuent, pour nombre d’entre eux, de dormir à la belle étoile dans un pays que l’on dit riche ; pendant que la population subit un stress hydrique d’une ampleur inédite ; pendant que l’accès à l’électricité devient si aléatoire que certains en viennent à évoquer un retour à des formes d’éclairage d’un autre âge ; pendant que l’éducation de nos enfants est compromise et que les structures sanitaires peinent à répondre à l’urgence ; pendant que, enfin, les taux de mortalité atteignent des niveaux alarmants, jamais enregistrés dans l’histoire de notre pays – que fait le pouvoir UDB-PDG-CTRI ?

Il choisit d’ouvrir un front politique explosif.

Une ordonnance sur le Code de la nationalité, perçue par une large partie de l’opinion comme profondément inique, vient fracturer davantage une société déjà sous tension. Le débat s’enflamme, les positions se radicalisent, et l’attention collective se détourne, une fois de plus, des urgences vitales.

À peine ce tumulte enclenché, une autre décision tombe : une ordonnance aux accents liberticides sur la gestion des réseaux sociaux et des libertés individuelles. Comme si, dans une mécanique bien huilée, chaque polémique appelait la suivante, chaque indignation préparait la suivante, dans une spirale où l’essentiel disparaît sous le bruit.

De scandales en scandales, l’image du Gabon s’abîme chaque jour un peu plus sous nos yeux. Et pendant que l’on débat, que l’on s’oppose, que l’on se divise, les problèmes fondamentaux, eux, demeurent – et s’aggravent.

La question qui se pose alors est simple, presque brutale : jusqu’où ira-t-on ainsi ? Jusqu’à quand le tumulte politique servira-t-il de rideau de fumée à l’urgence sociale ? Jusqu’à quand les libertés seront-elles comprimées au nom d’une prétendue moralisation de la société ?

Car derrière la stratégie, s’il en est une, se joue une réalité bien plus grave : celle d’un peuple confronté à des conditions de vie de plus en plus précaires, et à qui l’on offre, en guise de réponse, des conflits politiques et des restrictions supplémentaires.

Le Gabon mérite mieux que cela. Il mérite une gouvernance tournée vers les besoins réels de sa population, une parole publique qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, et des décisions qui éclairent l’avenir au lieu de l’assombrir.

Les nouveaux vertueux

Et puis il y a eux.

Les vigoureux défenseurs d’aujourd’hui. Les gardiens autoproclamés de l’ordre et de la raison. Les procureurs improvisés du débat public.

Curieusement, ce sont souvent les mêmes qui, hier encore, sous Ali Bongo, dénonçaient avec ferveur — parfois même avec talent – les dérives qu’ils justifient désormais avec une créativité et un enthousiasme admirables.

Hier, ils criaient à l’arbitraire. Aujourd’hui, ils expliquent la nécessité.

Hier, ils invoquaient les libertés. Aujourd’hui, ils invoquent les circonstances.

Hier, ils accusaient le pouvoir de manipuler. Aujourd’hui, ils appellent cela «gouverner».

La constance n’est plus une vertu, mais une option.

Et la mémoire, manifestement, une charge dont certains, à Lambaréné, Bitam ou Franceville, se sont allégés avec une efficacité remarquable.

On pourrait en sourire si l’enjeu n’était pas si grave.

Un peuple qui comprend… et qui observe

«Quand le lézard hoche la tête, ce n’est pas qu’il approuve, c’est qu’il a compris le danger

Le peuple, lui, commence à comprendre la mascarade, la supercherie du 30 août 2023. Et il hoche de plus en plus la tête. De diversion en diversion, notre pays s’enfonce dans une brume soigneusement entretenue par le régime UDB-PDG-CTRI.

Alors la question n’est plus seulement politique, elle devient existentielle : jusqu’où ira cette fuite en avant ? Jusqu’à quand ce théâtre d’ombres tiendra-t-il lieu de politique publique ? Jusqu’à quand demandera-t-on à un peuple de survivre pendant qu’on l’occupe à se diviser ?

Car derrière cette mécanique bien huilée, il y a une réalité brute : celle d’un peuple qui s’appauvrit, des prix qui ne cessent de grimper, pendant que les dirigeants s’auto-congratulent.

La couleur de la fumée

Un dernier aphorisme de chez nous pourrait servir d’épitaphe à cet engrenage mortel : «Quand la case brûle, ce n’est pas le moment de discuter de la couleur de la fumée.» Le Gabon brûle. Lentement, mais sûrement.

Et pendant que certains débattent de la fumée – parfois avec un zèle tout neuf – d’autres attendent toujours que l’on éteigne l’incendie.

Par Michel Ongoundou Loundah

Ancien Sénateur de la Transition – Président de REAGIR

 

Gabon-Chine: Oligui Nguema invité au forum sur la coopération Sino-Africaine à Beijing

Le président de la république a reçu son invitation au cours de son audience avec le vice-président du Parlement chinois Wu Weihua mardi 7 avril 2025.

 

En séjour depuis dimanche au Gabon, le vice-président du Parlement Chinois a rencontré le président Oligui Nguema avec qui ils ont échanges sur plusieurs sujets.  Notamment : le renforcement des relations bilatérales et, surtout, la transmission d’une invitation officielle au chef de l’État gabonais pour prendre part à la prochaine édition du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), à laquelle il a répondu favorablement. Au cours de leur échange, le président gabonais a exposé sa vision de développement, centrée notamment sur la transformation locale des ressources minières, un axe stratégique pour accroître la valeur ajoutée nationale.

Il a, par ailleurs, salué la qualité de la coopération traditionnelle entre Libreville et Pékin. De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement de la Chine à accompagner le Gabon dans ses priorités de développement, tout en soulignant l’importance du prochain Sommet de Beijing du FOCAC comme cadre de redéfinition des ambitions communes.

Notons que, les relations entre la Chine et le Gabon datent depuis plusieurs année et  reposent  sur des échanges réguliers au plus haut niveau. Ces interactions ont permis de structurer un partenariat orienté vers des projets dits «structurants», tout en favorisant des investissements et transferts de compétences.

A Bangui, Oligui Nguema prend part à la cérémonie d’investiture du président Archange Touadera

Le chef de l’Etat est arrivé lundi 30 mars pour assister à la cérémonie d’investiture du président Archange Touadera réélu au premier tour de l’élection le 28 décembre 2025 avec 77,90% des suffrages.

 

Accueilli à son arrivée par son homologue Archange Touadera, la  présence du président Oligui Nguema à Bangui souligne l’engagement du Gabon en faveur de la stabilité institutionnelle et du respect des processus démocratiques en Afrique centrale.

Cette visite officielle offre l’opportunité aux deux dirigeants de réaffirmer leur volonté commune de consolider leur partenariat bilatéral stratégique sur le long terme.

Notons que, le président centrafricain Archange Touadera a prêté serment pour un 3eme mandat. Il a été élu au premier tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu en décembre 2025 et donc les résultats ont été validé par la cour constitutionnel le 29 janvier 2

Gabon-religion : vers l’organisation d’une journée de prière

L’annonce a été faite au cours d’une audience entre le chef de l’Etat et une délégation d’hommes de Dieu, conduite par le prophète Steve Awoulawou, responsable du ministère prophétique Porteur d’Espoir ce jeudi 26 mars 2026.

 

Une journée de prière est envisagée au Gabon le 25 avril prochain. Il s’agit d’une initiative qui vise  à accompagner les efforts de l’État en faveur de la stabilité, de la concorde et de l’élévation morale de la société, en particulier auprès de la jeunesse.

Au cours des échanges, le président de la République a réaffirmé la place essentielle de l’Église dans l’architecture sociale nationale. Acteur de proximité et vecteur de valeurs, l’institution religieuse contribue, selon lui, à l’encadrement des populations, à la promotion de la paix et au renforcement du vivre-ensemble. Apprend-on de la  communication présidentielle.

Qui ajoute qu’à travers  cette audience, les plus hautes autorités entendent réaffirmer leur volonté de reconnaître et de valoriser le rôle des confessions religieuses dans le processus de développement du Gabon, dans une complémentarité d’actions au service de l’intérêt général.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par le chef de l’État avec les différentes composantes de la Nation, en vue de consolider la cohésion nationale et de promouvoir une gouvernance inclusive.

Infrastructures : Oligui Nguema échange avec le PDG d’Ebomaf

Reçu au palais présidentiel ce mercredi 25 mars 2026, le président-directeur général de la société EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou, venu faire le point sur l’état d’avancement des travaux d’aménagement des infrastructures routières en cours dans les provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Maritime.

 

Au Gabon, la société Ebomaf exerce en ce moment  des travaux sur les axes Lébamba–Mbigou (34 km), Mbigou–Malinga–Molo (124 km), Yombi–Carrefour Rabi (125 km) et Rabi–Omboué (119 km). Ces travaux qui sont en cours d’exécution ont fait l’objet d’un échange entre le chef de l’Etat et le PDG d’Ebomaf.

En effet, la  réalisation de ces travaux  devrait contribuer de manière significative au désenclavement des localités concernées, à la fluidification des échanges et au renforcement de l’attractivité des zones de production. Apprend-on du communiqué de la communication présidentielle.

Prenant acte des avancées enregistrées, le chef de l’État a instruit une accélération soutenue des travaux, assortie d’exigences renforcées en matière de qualité des ouvrages et de respect des délais contractuels, considérées comme des conditions essentielles de performance et de crédibilité de l’action publique.

Il a été annoncé qu’un dispositif renforcé de suivi et de contrôle des chantiers sera déployé. Ce dispositif va inclure la mise en place d’une mission technique dédiée ainsi qu’une présence accrue des équipes sur le terrain, afin de garantir une exécution rigoureuse conforme aux standards requis.

Oligui Nguema invité en Angola pour une visite de travail et d’amitié

Le chef de l’Etat a reçu des mains de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Angola au Gabon une invitation ce 23 mars 2026 au cours d’une audience à Libreville.

 

Reçu en audience par le Chef de l’Etat Oligui Nguema, le diplomate Angolais lui a transmis une invitation pour une visite officielle à Luanda en Angola. Au cours de leur entretien, les discussions  permis de mettre en exergue la volonté commune d’approfondir la coopération dans des secteurs clés, notamment les infrastructures, le pétrole et le développement économique.

Pour sa part, le président de la République a marqué son accord pour cette visite, témoignant de son attachement au renforcement des relations bilatérales entre le Gabon et l’Angola. Selon la communication présidentielle, cette visite qui se pointe à l’horizon s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens historiques de fraternité, d’amitié et de coopération qui unissent le Gabon et l’Angola depuis de nombreuses années.

La visite va également permettre aux deux pays d’intensifier leurs échanges et d’insuffler une nouvelle dynamique à leur partenariat stratégique.

Gabon : Oligui Nguema annonce la tenue d’une AG du conseil national de l’Education

L’annonce a été faite lors de son discours à l’occasion de la journée nationale de l’Enseignant qui a eu lieu lundi 23 mars 2026.

 

Dans son discours de circonstance, le chef de l’Etat a annoncé des mesures pour l’amélioration des conditions de vies des enseignants. Notamment : la création d’instituts de formation à Libreville, Oyem, Mouila et Franceville, l’élaboration d’un nouveau statut de l’enseignant par une commission tripartite, ainsi que la tenue prochaine de l’Assemblée générale du Conseil national de l’éducation, de la formation professionnelle et de la recherche qui se tiendra dans les prochains jours au Gabon.

Ce conseil national de l’Education sera présidé par lui-même chef de l’Etat. Il a également souligné son engagement à répondre aux préoccupations des enseignants. S’agissant de leur situation précaire, le chef de l’Etat a expliqué que : « Le diplôme seul ne suffit pas toujours à mesurer le terrain, la pratique, le don de soi », a affirmé le Président de la République. Il a ainsi ordonné l’intégration progressive des bénévoles et intérimaires dans la Fonction publique via la Validation des acquis de l’expérience (VAE).

Pour finir, Oligui Nguema a rappelé que cet effort budgétaire considérable de l’État appelait une contrepartie morale : « En retour, j’attends de vous une abnégation et une assiduité sans faille au travail », a-t-il indiqué.

Gabon : Alain Claude Billie By Nze sanctionne  un membre de son parti

Le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Billie-By-Nze  a, dans un communiqué sanctionné Annie Léa Méyé M’Obame, un des cadres de son parti, qui a participé le 19 mars 2026, sans l’autorisation  du parti,  à une réunion de la classe politique convoquée par le Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguéma.

 

Dans son communiqué, le Président du Parti évoque que : « Le parti se désolidarise formellement de cette initiative individuelle. Il a par ailleurs été décidé de la mise en retrait immédiate de madame Annie Léa Méyé M’Obame de toute activité liée au parti ». L’EPG, n’a pas manqué de souligner qu’« une procédure disciplinaire a été engagée à son encontre conformément aux dispositions statutaires en vigueur ».

En effet, le Président de la république a rencontré les responsables des partis politiques de l’opposition avec qui ils ont échangé sur divers sujets. La rencontre s’est poursuivie par une visite guidée de ces acteurs politiques sur les différents projets structurants réalisés par le pouvoir. Il s’agit notamment de la Cité de la Démocratie, constituée des grands palais de conférences et des résidences pour les hôtes de marque en séjour au Gabon, ainsi que du complexe administratif Émeraude.

Pour Alain Claude Billie-By-Nze, cette rencontre était ni plus ni moins qu’une simple opération de communication, loin des préoccupations des populations qui peinent à avoir l’accès à l’eau et à l’électricité.

Oligui Nguema adresse ses félicitations au président Sassou Nguesso pour sa réélection

Le président de la république a félicité son homologue du Congo après sa réélection à la présidence de la république du Congo.

 

Dans un communiqué, le chef de l’Etat a salué la maturité démocratique du peuple congolais ainsi que le bon déroulement du processus électoral, estimant qu’il consacre la continuité institutionnelle et la consolidation des acquis politiques et sociaux. Il a réaffirmé son attachement aux valeurs de paix, de dialogue et de respect des institutions, qu’il considère comme le socle indispensable à l’édification d’États forts et prospères en Afrique centrale.

Le président gabonais a également exprimé sa volonté de renforcer davantage les liens historiques, fraternels et stratégiques entre le Gabon et le Congo. Pour finir, formulé des vœux de plein succès à son homologue congolais dans l’exercice de ce nouveau mandat.

Rappelons que le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, a été réélu à la tête de la République du Congo avec 94,82 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires proclamés mardi 17 mars 2026. Candidat à sa propre succession lors du scrutin organisé les 12 et 15 mars, le chef de l’État, soutenu par la Majorité présidentielle, une coalition regroupant près d’une vingtaine de partis politiques, devance largement les six autres candidats en lice.

Gabon: Oligui Nguema reçoit trois nouveaux Ambassadeurs

Les nouveaux diplomates sont venus présenter  leurs lettres de créances au Chef de l’Etat Oligui Nguema ce mardi 17 mars 2026.

 

Les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République centrafricaine (RCA), Rayan El Akhras, avec résidence à Libreville, celui du Rwanda, Parfait Busabizwa, avec résidence à Brazzaville au Congo et  celui de l’Indonésie, Agung Cahaya Sumirat, avec résidence à Yaoundé au Cameroun ont tour à tour échangé  avec le Chef de l’Etat sur les relations entre leurs pays et le Gabon.

Les échanges ont également permis d’explorer de nouvelles pistes de collaboration. Notamment  sur la diversification des partenariats, dans plusieurs domaines stratégiques tels que l’économie, la sécurité et le développement durable.

Le chef de l’État a souligné l’importance et leur rôle dans le raffermissement de la coopération entre Libreville Bangui, Kigali et Djakarta.

Moyen Orient : le Gabon lance une opération de rapatriement de ses ressortissants

L’annonce a été faite à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora.

 

Il s’agit d’une décision du chef de l’Etat Oligui Nguema de mettre en place d’un dispositif visant à assurer le retour des Gabonais résidant ou se trouvant temporairement dans les zones concernées par le conflit. Le but est d’assurer la sécurité de ses compatriotes.

Le communiqué publié précise que : « le rapatriement concerne en priorité les compatriotes déjà recensés auprès des représentations diplomatiques et consulaires gabonaises présentes dans la région ».

Il est également à noter que les  «  ressortissants gabonais qui souhaiteraient bénéficier de cette opération, mais qui ne se sont pas encore signalés, à se faire enregistrer dans les plus brefs délais ».

« Ils peuvent se faire recenser auprès de la Cellule de Veille et d’Assistance d’Urgence (CVAU) en utilisant les numéros de téléphone suivants : +966594731262, (+241) 744 017 18, (+241) 661 896 83, et (+241) 622 504 41. », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Rappelons que cette opération de rapatriement fait suite au conflit qui oppose les Etats-Unis, Israël contre l’Iran depuis plusieurs jours déjà.

Gabon: le cinéaste Melchy Obiang présente ses prix au président Oligui Nguema

Reçu au palais jeudi 05 mars, 2026, le cinéaste gabonais a présenté ses différents prix  internationaux dont il a récemment  reçu.

 

Meilleur Long Métrage et le Prix du Public lors de la 7ᵉ édition du Festival international du film africain et caribéen de Paris en décembre dernier. En janvier 2026 à Abidjan, Melchy Obiang a également reçu le Prix du Meilleur Long Métrage Africain 2025 lors de la cérémonie de l’excellence africaine, confirmant sa reconnaissance au niveau continental. Le réalisateur a par ailleurs été informé par le ministère togolais du Tourisme, des Arts et de la Culture de sa nomination pour la compétition officielle d’un festival international de cinéma prévu en avril prochain au Togo.

Selon un communiqué de la présidence, le réalisateur a été féliciter par le chef de l’Etat pour cette performance qui honore la Nation. Il  l’a encouragé à poursuivre son engagement en faveur d’un cinéma gabonais ambitieux, structuré et compétitif. Il a salué la portée et l’impact de son œuvre, rappelant que ces distinctions renforcent le rayonnement culturel du Gabon sur la scène internationale.

Dans son allocution, Melchy Obiang a mis en avant le rôle du cinéma dans la transmission des valeurs, la sensibilisation et la formation citoyenne des jeunes. Il a également souligné le potentiel du secteur cinématographique en matière de création d’emplois et d’opportunités pour la jeunesse gabonaise, notamment dans la production, la réalisation, les métiers techniques et la distribution. À travers cette audience, le Chef de l’État a réaffirmé son attachement à la promotion de la culture comme levier de développement humain, de cohésion sociale et de diversification économique au Gabon.

 

 

Gabon: communiqué final du conseil des ministres du 26 février

Le chef de l’Etat Oligui Nguema a présidé le 26 février 2026 le conseil des ministres.

 

Dès l’ouverture de la séance, le Chef de l’État a tenu à recadrer avec fermeté le débat national relatif à la suspension temporaire de l’accès à certains réseaux sociaux. Il a rappelé que cette décision ne procède ni d’une improvisation, ni d’une volonté de restreindre les libertés fondamentales. Elle constitue un acte de souveraineté et de responsabilité, dicté par l’impératif de protection de l’ordre public, de préservation de la cohésion nationale et de sauvegarde de la dignité des Institutions républicaines.

 

Le Président de la République a souligné que, depuis plusieurs mois, il avait appelé à une anticipation rigoureuse des dérives observées dans l’espace numérique, devenu le vecteur de campagnes organisées de diffamation, de manœuvres de déstabilisation et d’instrumentalisations politiques inacceptables. Face à une coordination insuffisante et à un déficit d’anticipation dans la réponse apportée à ces menaces, le Gouvernement a été conduit, sous son autorité, à recourir à cette mesure exceptionnelle.

 

Par nature transitoire, cette suspension ne constitue pas une finalité, mais un signal d’autorité et de responsabilité. Elle rappelle l’exigence d’anticipation stratégique et de solidarité gouvernementale dans la gestion des enjeux contemporains. Le Chef de l’État a réaffirmé que l’encadrement du numérique se fera dans le strict respect de l’État de droit, tout en établissant les garde-fous nécessaires contre toute tentative de déstabilisation nationale.

 

Abordant les questions économiques, le Président de la République a salué la présence au Gabon d’une mission du Fonds Monétaire International (FMI). Cette mission s’inscrit dans le prolongement de l’audience accordée le 5 novembre 2025 ainsi que de l’annonce officielle faite par le Gabon, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en marge du Sommet de la CEMAC, de renouer un dialogue constructif avec les institutions de Bretton Woods.

 

Le Chef de l’État a indiqué que la conclusion d’un programme économique et financier avec le FMI constitue une nécessité stratégique. Au-delà d’un exercice technique, il s’agit d’un gage de crédibilité destiné à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions d’accompagnement du programme national de transformation économique.

 

À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre chargé de l’Économie et des Finances d’accélérer les travaux préparatoires, en vue d’aboutir à la signature d’un programme au plus tard au mois de mai prochain.

 

Il a toutefois fixé un cadre de négociation clair et intangible reposant sur :

 

– la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire lors de la dernière élection présidentielle ;

 

– la protection effective des ménages vulnérables ; – la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive ;

 

– une gestion proactive, soutenable et responsable de la dette publique.

 

Le recours au FMI ne saurait être interprété comme un renoncement, mais comme un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon.

 

Dans la seconde partie de son intervention, le Chef de l’État a rappelé avec autorité les membres du Gouvernement à leurs obligations fondamentales.

 

Évoquant les nominations intervenant en Conseil des Ministres, il a insisté sur l’exigence d’exemplarité, de compétence et d’équilibre dans la représentation des différentes composantes de la Nation. Il a réaffirmé le principe de « géocompétence », fondé sur l’articulation entre mérite avéré et représentativité nationale harmonieuse.

 

Le Président de la République a indiqué qu’il veillerait personnellement à la qualité, à la rigueur et à l’équilibre des choix opérés dans la désignation des collaborateurs de l’État.

 

Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination gouvernementale, en appelant à une prise en charge collégiale des dossiers stratégiques et à un suivi rigoureux des décisions arrêtées en Conseil des Ministres. L’action ministérielle, a-t-il rappelé avec fermeté, ne saurait être sectorielle ni personnelle : elle est collective et solidaire.

 

Chaque ministre engage la responsabilité de l’ensemble du Gouvernement ; les réussites comme les insuffisances sont partagées.

 

Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes, le Chef de l’État a appelé à un sursaut d’unité, de discipline et d’efficacité au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.

 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

 

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE

 

– Projet de décret fixant les principes généraux et les modalités de mise en œuvre du Programme National de Sécurité de l’aviation civile (PNS).

 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 168-3 de la loi n°026/2025 du 18 juillet 2025 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°023/2016 du 29 décembre 2016 portant Code de l’Aviation civile, est relatif à l’établissement et à la gestion du Programme national de sécurité.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité du dispositif national de supervision de la sécurité aérienne avec les Normes et Pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), conformément aux engagements pris par la République gabonaise en vertu de la Convention dite de Chicago du 7 décembre 1944, ratifiée par notre pays.

 

La coordination du Programme national de sécurité sera assurée par l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), en étroite collaboration avec le Bureau d’Enquêtes sur les Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA), afin de garantir la cohérence entre les fonctions de supervision et les mécanismes de retour d’expérience.

 

La mise en œuvre de ce programme constituera une avancée majeure en matière de réduction des risques et de renforcement des capacités nationales de supervision de la sécurité aérienne. Elle contribuera également à consolider la position de notre pays en tant qu’acteur de référence en matière de sécurité aérienne, tant au niveau sous-régional qu’au sein de la communauté internationale de l’aviation civile.

 

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE

 

– Projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété foncière en République Gabonaise.

 

Ce projet d’ordonnance vise à abroger l’ordonnance n°003/2012 du 13 août 2012, afin de doter notre pays d’un cadre législatif mieux adapté aux réalités contemporaines de la gestion foncière.

 

De manière fondamentale, les innovations introduites par ce nouveau texte tendent à prévenir l’éclosion de litiges avant la création du titre de propriété et à garantir la sécurité juridique des transactions immobilières.

 

L’objectif ultime de cette réforme est d’assurer une transparence absolue dans l’attribution du droit de propriété.

 

En consacrant le titre foncier par une décision du juge judiciaire, le texte lui confère ses caractères définitif, irrévocable, imprescriptible et inattaquable.

 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Guichet unique de la propriété foncière.

 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 20 de la Constitution et de la loi n° 20/2005 du 03 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, vise à simplifier et rationaliser les procédures administratives liées au foncier.

 

Il a pour objet de regrouper, en un lieu unique, l’ensemble des administrations intervenant dans la chaîne de production des titres fonciers, afin de réduire les lourdeurs administratives, d’améliorer les délais de traitement des dossiers et de centraliser la perception des frais, droits et taxes afférents aux opérations foncières.

 

La création de ce guichet unique s’inscrit dans une démarche de régularisation foncière de masse, destinée à permettre la délivrance de cinquante mille (50 000) titres fonciers au bénéfice des populations dans un délai de quatre (4) mois.

 

Pour son fonctionnement, le Guichet unique de la propriété foncière regroupe :

 

– les services techniques de l’Agence nationale de l’Urbanisme, des Travaux topographiques et du Cadastre (ANUTTC) ;

 

– les représentants de la Direction générale des Impôts (DGI) ; – la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ;

 

– les juridictions judiciaires compétentes ;

 

– le Trésor public. Chaque entité conserve l’intégralité de ses attributions, de ses prérogatives et de son pouvoir de signature, dans le respect des textes en vigueur.

 

Projet de décret portant déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.

 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, porte déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.

 

À cet effet, est déclarée d’utilité publique l’occupation, par l’État, d’une bande de terre d’une superficie de cinquante-deux mille quatre cent soixante-dix-huit (52 478) hectares, située à Mambi, dans la commune de Mayumba, en vue de la réalisation d’activités de transformation de minerais.

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

 

– Projet de loi autorisant la Ratification de l’Accord de partenariat signé à Apia (Samoa)entre les États membres de l’Union Européenne (UE) et les membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le 15 novembre 2023, dit Accord de Samoa.

 

Le présent projet de décret autorise la ratification d’un nouvel accord de partenariat qui servira de cadre juridique global entre l’Union Européenne (UE) et les États membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) pour les vingt prochaines années.

 

Signé le 15 novembre 2023, cet Accord couvre le développement et la croissance durable, les droits de l’homme. Il répond également aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la gouvernance des océans, les migrations, la paix et la sécurité.

 

MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal de la République gabonaise.

 

Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification des dispositions des articles 157, 158, 159, 161, 283, 284, 288, 288-1, 291-1 et 291-2.

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale.

 

Les dispositions de l’article 322 de loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale sont modifiées et se lisent dorénavant comme suit : « article 322 nouveau alinéa 1 « Toutefois, en matière numérique ou électronique, pour être recevable devant les juridictions, la preuve doit répondre à des critères d’intégrité, d’authenticité et de traçabilité, authentifiés par les administrations habilitées ».

 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 

– Projet d’ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.

 

Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte création, organisation et fonctionnement de la Commission National de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.

 

En effet, au regard de l’évolution de l’environnement institutionnel et de l’impératif nécessité de s’arrimer à l’architecture de la Vème République et pour renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique, le Conseil National de la Démocratie devient la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC).

 

L’innovation apportée dans le cadre du présent projet d’ordonnance permet d’ériger en Observatoire, un organe technique qui aura pour missions de collecter, analyser et exploiter des données sur la vie politique et les campagnes électorales, d’identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique.

 

– Projet d’ordonnance portant réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires.

 

Le présent projet d’ordonnance qui porte réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de transports ferroviaires afin de renforcer la capacité opérationnelle de cette Institution.

 

Ce texte réaménage le champ de compétences de l’ARTF, par le renforcement de ses missions et une clarification de ses pouvoirs en lui donnant des outils juridiques, règlementaires, humains et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de la mission de service public qui lui a été confiée par l’État.

 

– Projet d’ordonnance fixant l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle.

 

Le présent projet d’ordonnance organique, pris en application des articles 94 et 117 de la Constitution, fixe l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle, afin de mettre celle-ci en phase avec les nouvelles dispositions constitutionnelles.

 

La Vème République ayant apporté des innovations, notamment sur les règles de désignation des neuf membres de la Haute Institution, ce texte opère l’arrimage nécessaire à la nouvelle architecture institutionnelle.

 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

 

– Projet de décret fixant le plafonnement des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils d’administration et des personnels des établissements publics, des entreprises publiques et des sociétés d’État ;

 

– Projet de décret fixant le plafond des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils de régulation et des personnels des Autorités Administratives Indépendantes ;

 

Le présent projet de décret pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution fixe le plafond des jetons de présence versés aux membres des conseils d’administration des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’État ainsi que des Autorités Administratives Indépendantes.

 

A cet effet, les membres des différents conseils des établissements suscités bénéficient des jetons de présence selon les modalités prévues par le présent décret.

 

MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 

– Projet d’ordonnance fixant le régime des organisations professionnelles des personnels régis par le Code du Travail en République Gabonaise

 

Le présent projet d’ordonnance vise à combler un vide juridique constitutionnel et à assainir l’action syndicale à travers quatre leviers majeurs:

 

– La fixation de critères de constitution rigoureux, afin d’éviter la prolifération de “syndicats de circonstance”;

 

– L’institutionnalisation des élections professionnelles, désormais établies comme le baromètre exclusif de la représentativité syndicale;

 

– L’exigence de transparence et de reddition des comptes, relative à l’usage des subventions publiques;

 

– La réaffirmation de l’indépendance syndicale, en garantissant la neutralité des organisations vis-à-vis des courants politiques.

 

Ce projet constitue ainsi le socle indispensable pour passer d’un syndicalisme de confrontation à un syndicalisme de participation responsable, gage de la paix sociale et de l’attractivité économique de notre pays.

 

MINISTERE DE LA SANTE

 

– Projet d’ordonnance portant instauration des mesures relatives à la lutte contre le tabac, la nicotine, ou tout autre produit assimilé ou dérivé en République Gabonais

 

Ce projet de texte prend en compte l’évolution de l’industrie du tabac avec l’apparition de nouveaux produits qui n’existaient pas lors de l’adoption de la loi n 006/2013 et les nouvelles formes de commercialisation de ces produits.

 

Il s’articule autour de cinquante-neuf (59) articles répartis en huit (8) chapitres et vise à réduire l’offre, la demande et les effets nocifs afin d’améliorer la santé des populations.

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) ;

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) ;

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Centre Hospitalier Universitaire Mère – Enfant Fondation Jeanne EBORI (CHUMEJE)

 

Ces établissements sont érigés en établissements publics à caractère médical, scientifique et technique, placés sous la double tutelle des Ministres chargés de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, conformément à leur vocation hospitalo-universitaire.

 

Les projets d’ordonnance comportent onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés :

 

– à la création et aux attributions (Chapitre I) ;

 

– à l’organisation et à la gouvernance (Chapitre II) ;

 

– au régime des personnels (Chapitre III) ;

 

– aux ressources et aux règles de gestion financière et patrimoniale (Chapitre IV) ;

 

– aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).

 

Ce dispositif juridique vise à doter chaque centre hospitalier universitaire d’un cadre institutionnel clarifié et sécurisé, permettant :

 

– le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité ;

 

– l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins ;

 

– la consolidation des missions d’enseignement et de recherche médicale ;

 

– l’optimisation de la performance globale du système national de santé, en cohérence avec les orientations stratégiques du Plan National de Développement Sanitaire.

 

L’adoption de ces textes constitue ainsi une étape structurante dans la modernisation de l’offre hospitalo-universitaire et dans l’élévation du niveau de prise en charge sanitaire des populations.

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Laboratoire National de Santé Publique.

 

Ce projet d’ordonnance, pris en application de l’article 94 de la Constitution, a pour objet de formaliser le cadre juridique du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), érigé en établissement public à caractère scientifique et technique, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé.

 

Le texte comprend onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés : à la création et aux attributions (Chapitre I), à l’organisation (Chapitre II), au régime des personnels (Chapitre III), aux ressources et aux règles de gestion (Chapitre IV), ainsi qu’aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).

 

L’adoption de cette ordonnance permettra de doter le LNSP d’un cadre institutionnel sécurisé, propre à renforcer ses capacités d’expertise, de surveillance épidémiologique et d’appui au diagnostic, contribuant ainsi à l’amélioration durable de la qualité des soins et à la performance globale du système national de santé.

 

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

 

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.

 

Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale, vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi que l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel.

 

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

 

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.

 

Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi qu’aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel, en vue de contribuer à l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale.

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la société agropastoral du Gabon (AGROPAG) ;

 

Cette société à participation publique majoritaire, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, a pour mission de structurer, développer et moderniser les filières agricoles et pastorales.

 

Elle est notamment chargée de la mise en valeur des terres, du développement de pôles de production intégrés, de l’appui aux producteurs, de la transformation et de la commercialisation des produits, ainsi que de la contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction des importations.

 

La création d’AGROPAG s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique et de souveraineté alimentaire, en vue de renforcer durablement la production nationale et l’emploi rural.

 

– Projet de décret portant suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG).

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, porte suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon.

 

Ainsi, la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon, en abrégé SAEG, créée par l’ordonnance n°0013/PT/MAEP du 31 août 2024, ratifiée par la loi n°032/2024 du 30 janvier 2025 est supprimée.

 

De ce fait, les compétences, les activités ainsi que tous les patrimoines initialement dévolus à la SAEG sont de plein droit transférés à la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG).

 

– Projet de décret portant approbation des statuts de la société agropastorale du Gabon (AGROPAG).

 

Ce texte fixe les règles relatives à la forme juridique, au capital social, à l’objet, aux organes de gouvernance ainsi qu’aux modalités de fonctionnement et de contrôle de la société.

 

Il précise notamment la composition et les attributions du Conseil d’administration, les pouvoirs de la Direction générale, ainsi que les mécanismes de supervision de l’État actionnaire.

 

L’approbation des statuts permet ainsi de rendre pleinement opérationnelle AGROPAG, dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence et de performance économique.

 

MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution est relatif à la modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise.

 

Cette réforme vise essentiellement à intégrer dans l’organisation des activités de la communication audiovisuelle, écrite, numérique les aspects de la publicité ainsi que les modes de communication émergents sur le territoire gabonais.

 

Pour se faire, sont modifiés et complétés les articles 1er, 2, 3, 52, 53, 54, 69, 179, 182, 183 et 191 et le chapitre 1er du titre 1er, la Section 3 du chapitre II du titre II et la Sous-section 2 de la Section 1 du chapitre IV du même titre.

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification de certaines dispositions, notamment l’article 3, de la loi n°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication en République Gabonaise.

 

Ainsi, l’article 3 est modifié et complété afin d’élargir la mission de régulation du secteur de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et de la publicité.

 

– Projet d’ordonnance règlementant l’usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques en République gabonaise ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, règlemente l’usage des réseaux sociaux, organise les mécanismes de réaction publique et judiciaire face aux communications numériques susceptibles de provoquer un risque grave et immédiat, et établit un régime de régulation applicable aux contenus générés et amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle diffusés via les plates formes numériques.

 

POLITIQUE GENERALE

 

MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE

 

Le Conseil a pris acte de la validation du financement, par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), du « Projet d’Accès aux services de base et d’Amélioration des performances » (PASBAP), en faveur de la République gabonaise, au terme du Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, qui s’est tenu à Washington le 5 février 2026.

 

Le PASBAP s’inscrit dans la droite ligne du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.

 

La contractualisation de ce projet marquera une étape décisive pour notre souveraineté énergétique et hydrique. Il interviendra dans quarante-deux (42) localités réparties sur l’ensemble du territoire national et permettra d’étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable, d’assurer l’assainissement et l’électrification des zones ciblées, ainsi que d’améliorer les performances opérationnelles et financières des opérateurs du secteur.

 

Le Conseil a également pris acte de la communication relative au partenariat d’interconnexion entre le Gabon et la République de Guinée équatoriale.

 

À cet effet, une mission du Comité mixte bilatéral regroupant les principales entités sectorielles des deux (2) États, notamment les directions générales de l’Énergie et les exploitants du secteur de l’électricité (SEEG et SEGESA), s’est réunie du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale.

 

Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement de la ligne d’interconnexion électrique reliant les villes d’Ebebiyin et de Bitam, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière liée à la fourniture d’énergie électrique.

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

 

Le Conseil des Ministres a marqué son accord à la demande d’agrément de Monsieur Mellejor MERSOLE JALA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République des Philippines près la République gabonaise, avec résidence à Abuja, en République fédérale du Nigéria.

 

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

 

Le Conseil a pris bonne note de l’état d’avancement du processus de formalisation de la filière viande de brousse et du commerce de buffle.

 

MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES

 

Le Conseil a pris bonne note du rapport de mission à Brazzaville (République du Congo) relatif à la réunion préparatoire à la Table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

 

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Cabinet du Haut Représentant, Monsieur André Jacques AUGAND

 

Agents de Sécurité :

 

– Sergent-Chef Staël Shaikin MOHAMEDE NANGA ;

 

– Sergent Neil Karl PANDET.

 

Chauffeur :

 

– M.Cédric Parfait OMANDA PANGOT.

 

SECRETARIAT GENERAL

 

– Secrétariat du Conseil des Ministres.

 

Il est mis fin aux fonctions de Mme Elza-Ritchuelle BOUKANDOU, en qualité de Conseiller Spécial, Secrétaire Adjoint du Conseil des Ministres.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département du Protocole d’Etat : Colonel Edouard Yves Didier MOUKAGNI KOMBILA ;

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Adjoint du Protocole d’État : Mme Myriam OBOUONO KOURAKOU.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Santé : Lieutenant-Colonel MPOUHOT Edmery.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Enseignement Supérieur : Pr. Guy Serge BIGNOUMBA.

Communication présidentielle

Le Gabon et le PNUD renforcent leur partenariat

Le chef de l’Etat a reçu la représentante du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Mme Rokya Ye Dieng,  mardi 24 février 2026.

 

Selon la communication présidentielle, les échanges ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des projets en cours, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé, des infrastructures et des programmes de proximité destinés à répondre aux réalités socio-économiques du pays.

Les discussions ont également porté sur la redynamisation des tissus économiques locaux, considérée comme un levier pour renforcer l’autonomie des communautés et promouvoir une croissance inclusive et durable.

Le Chef de l’État a réaffirmé la volonté du Gouvernement de consolider ce partenariat stratégique, en veillant à la cohérence des interventions avec les axes prioritaires du programme national de développement ainsi qu’avec les engagements internationaux du Gabon.

Pour sa part, la Représentante résidente du PNUD a salué la qualité du dialogue avec les autorités gabonaises et réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays dans la mise en œuvre de ses priorités, conformément aux principes de coopération des Nations Unies et aux Objectifs de développement durable.

Au terme de l’audience, les deux parties ont convenu de poursuivre leur collaboration afin d’assurer une meilleure articulation des programmes futurs au service du développement et du bien-être des populations gabonaises.

Notons que, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de coopération continue entre le Gabon et les Nations Unies, axée sur l’alignement des interventions du PNUD sur les priorités nationales de développement.

Coris Banque va s’installer au Gabon

L’annonce a été faite au cours d’une audience entre le Président Oligui Nguema et  le directeur général de Coris Bank International, Idrissa Nassa.

 

Le PDG de Coris Banque a, cours son avec avec le président  réaffirmé l’engagement de son groupe à s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais, en soutenant les politiques publiques de développement ainsi que les initiatives privées créatrices de valeur. Il a notamment souligné la volonté de l’établissement de contribuer au financement des secteurs prioritaires identifiés par le gouvernement, en cohérence avec les ambitions de transformation et de diversification de l’économie nationale.

Pour sa part, le chef de l’Etat a salué la volonté du groupe de s’implanter dans le pays et d’accompagner le financement des projets structurants prioritaires sur l’ensemble du territoire national. Selon le communiqué de la présidence, l’installation de Coris Banque constitue une preuve de l’attractivité du marché gabonais et de la confiance des investisseurs dans les perspectives économiques du pays. son installation va également favoriser de nombreux emplois.

Créée au Burkina Faso, Coris Banque s’est progressivement imposée comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Présente notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Niger et en Guinée-Bissau, elle intervient dans le financement des entreprises, des PME/PMI et des particuliers, contribuant au développement des économies nationales et à l’inclusion financière.

UNOCA: Abdou Abarry achève sa mission au Gabon

Le chef de mission régional  des Nations unies pour l’Afrique centrale en fin de mission au Gabon à été reçu ce mercredi par le chef de l’état.

 

Selon la communication présidentielle, au cours de son audience avec le president Oligui Nguema Abdou Abarry a exprimé sa gratitude aux autorités et au peuple gabonais pour la qualité du dialogue et le soutien constant apporté au système des Nations unies durant son séjour.

Nommé en août 2022 dans un contexte préélectoral, le responsable onusien a déclaré avoir été le témoin d’évolutions majeures dans le pays.

Il s’est notamment félicité de la dynamique engagée depuis les événements du 30 août 2023, relevant des avancées sur les plans institutionnel et politique.

Il n’ a pas manqué d’encourager les autorités à poursuivre les efforts en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.

Coopération: Oligui Nguema échange avec les investisseurs éthiopiens

Le chef de l’Etat a reçu en audience une délégation d’hommes d’affaires éthiopiens spécialisés dans les domaines des infrastructures routières, de la construction de bâtiments ainsi que du traitement et de la gestion des eaux en milieu hospitalier.

Les échanges ont permis selon le communiqué de la présidence, d’examiner les perspectives d’investissement en Gabon, notamment dans les secteurs prioritaires que constituent la construction d’établissements hospitaliers modernes avec des systèmes avancés de traitement des eaux, le développement de programmes de logements sociaux et le renforcement des infrastructures routières structurantes. Au cours des discussions, le Chef de l’État a réaffirmé sa vision d’un Gabon résolument tourné vers la modernité, la performance et la prospérité partagée.

Cette vision repose sur l’accélération de la transformation structurelle de l’économie nationale, l’amélioration substantielle des conditions de vie des populations, ainsi que la promotion de l’employabilité des jeunes à travers la réalisation de projets à forte valeur ajoutée sociale et économique. Les investisseurs éthiopiens ont, pour leur part, exprimé un intérêt soutenu pour le marché gabonais et marqué leur disponibilité à accompagner le Gouvernement dans la concrétisation de projets d’envergure.

Ils se sont engagés à diligenter, en concertation avec les administrations compétentes, des études de faisabilité relatives aux programmes de logements sociaux, aux infrastructures routières envisagées et aux systèmes de traitement des eaux dans les hôpitaux. Le Président de la République a salué la qualité des échanges et l’intérêt manifeste de ses interlocuteurs pour le développement du Gabon. Il a, à cette occasion, réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à garantir un climat des affaires attractif, transparent et sécurisé, propice à l’investissement productif et au développement durable du secteur privé, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Notons que, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la politique d’ouverture économique et de consolidation des partenariats stratégiques engagée par les plus hautes autorités de la République.

Gabon- Vie chère : suspension des taxes sur les produits de première nécessité

Le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la vie chère  a annoncé la suspension des taxes sur les produits alimentaires et matériaux de construction, pour une durée de six mois.

 

Selon le communiqué du ministère de l’économie, cette mesure concerne les produits tels que : les viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes alimentaires, huiles, sucre, ainsi que le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable l’objectif est de lutter contre la vie chère et soutenir les couches les plus fragiles de la société peut-on lire du communiqué

Ce communiqué du ministre qui invite également les importateurs, grossistes et détaillants à respecter strictement ces dispositions. Le ministère prévoit également de mettre un numéro à la disposition des consommateurs pour signaler tout abus. Et les services compétents procéderont aux contrôles nécessaires pour en assurer l’application.

Il faut rappeler que c’est une mesure, prise sur instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

UA: le Gabon élu membre du Conseil de paix et de sécurité

Le pays a été élu mercredi 11 février à l’issu de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine qui a eu lieu  à Addis-Abeba, en Éthiopie.

 

Le Gabon reprend peu à peu sa place dans les organisation internationales après le coup d’Etat de 2023. Pour cette élection au Conseil de sécurité et de paix de l’Union Africaine qui joue un rôle central dans la prévention et la gestion des conflits, les opérations de maintien de la paix, la médiation ainsi que la reconstruction post-conflit, le pays entend participer aux décision décisions stratégiques en matière de sécurité et paix du  continent africain.

Pour le Chef de l’Etat Oligui Nguema qui a salué avec fierté cette élection,  ce choix des États membres témoigne de la« confiance accordée à notre pays et reconnaît la constance de notre engagement en faveur de la paix, du dialogue et de la stabilité sur le continent africain. C’est une reconnaissance de la crédibilité et du sérieux de la diplomatie gabonaise », a-t-il annoncé à travers un post sur Facebook.

Notons que cette élection intervient à la veille du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation continentale, prévu le 14 février à Addis-Abeba, en Éthiopie, rencontre à laquelle prendra part le chef de l’État gabonais.

 

Gabon: le gouvernement envisage la délivrance de 50000 titres fonciers supplémentaires

Cela fait partir des objectifs de cette année 2026 en ce qui concerne le logement au Gabon.

 

Au cours de sa rencontre avec le ministre de l’habitat Mays Mouissi, le chef de l’Etat a instruit la création d’un guichet unique pour centraliser, simplifier et sécuriser l’ensemble des procédures liées au foncier. Pour le chef de l’Etat, cette orientation pour la délivrance de 50000 titres fonciers  marque une volonté affirmée de rompre avec les pratiques antérieures et d’instaurer une gouvernance foncière plus efficace et plus transparente.

le Chef de l’État a salué les premiers résultats jugés probants de la réforme foncière engagée par le Gouvernement. En l’espace de trente jours, 5 224 dossiers ont été traités, traduisant une avancée notable vers l’accès effectif de nombreuses familles gabonaises à la propriété foncière.

Notons que, le Président de la République a, décidé que les titres fonciers seront cédés aux citoyens gabonais à un coût plafonné à 600 000 francs CFA, afin de garantir un accès juste et équitable à la propriété foncière, tout en renforçant la valeur patrimoniale des biens.

 

Le Gabon acquiert de nouveaux partenaires aux Emirats Arabes Unis

Trois mémorandums dans plusieurs secteurs ont été signés au cours de la  visite d’amitié et de travail du président Oligui Nguema  à Abu Dhabi.

 

Les trois mémorandums ont été signés en rapport avec la stratégie du chef de l’Etat d’accélération de la transformation structurelle et de renforcement de son intégration dans les chaînes de valeur internationales. On note celui du secteur minier, qui porte sur l’exploration, le développement et la commercialisation de l’activité aurifère dans les zones minéralisées de la République gabonaise. Basée aux Émirats arabes unis, ADMOG GOLD privilégie une approche de développement minier responsable, conforme aux standards environnementaux et sociaux internationaux.

On a également  le domaine du numérique, le renouvellement d’un mémorandum d’entente est intervenu sous la conduite du ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumba, avec la société Presight, filiale du groupe G42, représentée par son Chief Executive Officer, Thana Pramotedham.  Ce partenariat vise à accompagner la transformation digitale de l’administration publique et des services stratégiques de l’État, à travers des solutions d’intelligence artificielle, d’analytique avancée et de big data. À travers cette coopération, le Gabon entend renforcer sa souveraineté numérique et moderniser son action publique.

Et enfin, dans le secteur des ports, des transports et de la logistique, un mémorandum d’entente a été signé par le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, avec la société Abu Dhabi Ports Company P.J.S.C., représentée par son Regional Chief Executive Officer, Mohammed Eidha Tannaf Al Menhali.  Abu Dhabi Ports Company est un opérateur portuaire et logistique international de premier plan, développant des solutions intégrées dans les ports, la logistique, les zones économiques et les corridors commerciaux.

Coopération : Oligui Nguema aux Emirats Arabes Unis

Le Président de la République, a entamé ce jeudi 05 février  une visite d’État à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis dans le cadre du renforcement de la diplomatie économique du Gabon.

 

Le voyage du chef de l’Etat Oligui Nguema  traduit la volonté commune de consolider les relations bilatérales et d’approfondir la coopération stratégique entre la République Gabonaise et les Émirats Arabes Unis, autour de priorités partagées telles que l’investissement, la croissance et le développement durable.

Selon la communication présidentielle, cette visite a pour objectif de consolider la coopération entre Libreville et Abou Dhabi, d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements et de projets communs dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures et le développement, et d’affirmer la présence du Gabon sur la scène internationale dans un contexte de diversification des partenariats et d’attraction de capitaux étrangers.

A travers ce déplacement, le Chef de l’État réaffirme l’ambition du Gabon de développer des partenariats structurants et d’accélérer la transformation de l’économie nationale, de stimuler la création de richesses et d’emplois, et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement au bénéfice des populations.

Gabon : Oligui Nguema reçoit les actions prioritaires de chaque ministère

Le Chef de l’Etat a reçu mercredi 04 février le  vice-président de la république Hermann Immongault, venu lui remettre les différentes feuilles de route des 100 jours assignées à l’ensemble des ministères.

 

Comme exigé par le chef de l’Etat Oligui Nguema au cours d’une rencontre avec le gouvernement nommé le 2 janvier 2026, les feuilles de route lui ont été présentées. Ces dernières ont été élaborées à partir du projet de société « Bâtissons des édifices nouveaux », du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) et du Plan d’Action Gouvernementale.

En effet, ces feuilles de route traduisent une méthode claire : des actions prioritaires, mesurables et orientées vers des résultats durables, au service des Gabonaises et des Gabonais. Sur le plan social, le dialogue engagé, notamment dans le secteur de l’éducation nationale et dans les domaines stratégiques, se poursuit dans un climat de responsabilité, avec des avancées concrètes.

Il faut noter que l’objectif est de répondre  aux urgences du présent tout en construisant les bases solides de l’avenir.

Coopération : Oligui Nguema invité au 65è anniversaire de l’indépendance du Sénégal

Il a été invité par  son homologue du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye lors d’un entretien au palais de la Rénovation à Libreville ce mardi 03 février 2026.

 

Le président de la république est invité au 65è anniversaire de l’indépendance du Sénégal qui aura lieu le 4 avril 2026 au Sénégal. En effet, c’est au  retour d’une visite officielle à Brazzaville, en République du Congo, que le Chef de l’État sénégalais a effectué une escale technique à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, où il a été accueilli avec les honneurs protocolaires par le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire  Oligui  Nguema, en présence de représentants de la communauté sénégalaise résidant au Gabon.

Selon la communication présidentielle, les deux chefs d’État ont échangé sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération Sud-Sud, les enjeux de stabilité et de sécurité régionale, ainsi que les perspectives de développement économique du continent africain.

Il faut noter que, par cette rencontre  le Gabon et le Sénégal envisagent réaffirmer leur volonté commune de consolider leur partenariat stratégique.

Oligui Nguema échange avec les représentants des syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier

Le Président de la République, a reçu ce 28 janvier 2026, les représentants des syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier, suite au préavis de grève déposé par ces derniers. 

 

Au cours de leur rencontre, les  représentants syndicaux ont exposé leurs attentes et revendications, tout en sollicitant l’implication personnelle du Chef de l’État dans la recherche de solutions durables aux différentes préoccupations soulevées.  Face aux préoccupations exprimées par les syndicats des sociétés privées du secteur pétrolier, le chef de l’Etat, a réaffirmé son attachement indéfectible au dialogue social, à la préservation de la paix sociale et à la défense de la dignité des travailleurs gabonais.

Le communiqué de la présidence précise  également que, le chef de l’Etat a  appelé l’ensemble des syndicats concernés à la retenue, à la sagesse et à la responsabilité, soulignant que son projet de société place la dignité humaine, la justice sociale et la protection des droits des travailleurs au cœur de l’action publique. Il a rappelé qu’il ne saurait se satisfaire qu’un Gabonais voit ses droits bafoués, ni qu’il soit exposé à une quelconque forme de précarisation.

Reconnaissant le caractère légitime des revendications portées par les syndicats, le Président de la République a pris des engagements fermes en faveur d’une recherche de solutions durables, tout en exhortant les différentes parties à poursuivre et approfondir les négociations dans un esprit de responsabilité et de dialogue constructif.  Cette posture d’écoute, de fermeté et d’ouverture, saluée par les organisations syndicales, illustre une nouvelle fois le leadership du Chef de l’État et sa volonté constante de privilégier la concertation.

Gabon: la ville de Makokou a sa première caserne de sapeurs-pompiers

Située dans la province de l’Ogooué Ivindo, le président Oligui Nguema l’a inauguré ce lundi 26 janvier 2026.

 

En visite dans la province de l’Ogooué Ivindo, le chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de la 6ème compagnie des sapeurs pompiers, première caserne de sapeurs-pompiers jamais construite dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Selon la communication présidentielle, cette infrastructure stratégique constitue une avancée significative en matière de sécurité civile.

Elle permet de renforcer la couverture opérationnelle du territoire, de réduire les délais d’intervention et d’améliorer les capacités de prévention et de gestion des risques. Au-delà de la protection des personnes, cette réalisation contribue à la préservation des biens, des activités économiques et du cadre de vie, éléments essentiels au développement durable de la province.

Après l’inauguration de cette caserne, le chef de l’Etat a poursuivi sa visite dans la ville où il a inauguré plusieurs infrastructures. Notons que, Cette visite s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre progressive de projets structurants dans la province de l’Ogooué-Ivindo.

 

Gabon: Oligui Nguema en visite dans la province de l’Ogooué-Invindo

le chef de l’Etat va effectuer une visite de 48heures dans la province de l’Ogooué-Invindo.

 

Le programme prévoit une visite sur le site de la mine de fer de Belinga. Le président de la république sera accompagné  d’une délégation de la société Ivindo Iron, filiale du groupe australien Fortescue.

Par la suite, il procédera à la visite de certains chantiers et à l’inauguration de l’hôtel Belinga Palace ainsi que de la caserne des sapeurs-pompiers de Makokou, chef-lieu de la province. Le volet politique n’est pas en reste.

Oligui Nguema va également rencontrer et échanger avec les chefs et notables de la province.

 

CEMAC: Oligui Nguema appelle à des décisions fermes pour protéger la monnaie et le pouvoir d’achat des populations

Le Président de la République, a pris part ce jour au Sommet extraordinaire des Chefs d’État de la CEMAC, tenu sous la présidence de Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, Président en exercice de l’organisation.

 

Dans son allocution d’ouverture, le Président Sassou Nguesso a salué la résilience des économies d’Afrique centrale, marquée par un retour progressif de la croissance et une inflation maîtrisée. Il a souligné l’impératif de traduire les réformes engagées en résultats tangibles, au bénéfice direct des populations. Au cours des travaux, le Chef de l’État gabonais a soutenu que la stabilité du Franc CFA est une condition essentielle de la protection du pouvoir d’achat, de la crédibilité des États et de la souveraineté économique de la sous-région.

Les échanges entre Chefs d’État ont permis de dégager un consensus sur un ensemble de mesures immédiates et structurantes destinées à renforcer la solidité financière de la zone CEMAC et à préserver la monnaie commune. À cet effet, les Chefs d’État ont validé un plan d’action rigoureux articulé autour des axes suivants : – Rapatriement des recettes d’exportation : obligation stricte faite aux acteurs économiques, notamment du secteur extractif, de rapatrier leurs devises afin de renforcer durablement les réserves de change;

Discipline budgétaire : alignement renforcé des politiques nationales sur les critères de convergence communautaires et les programmes conclus avec le FMI; – Transparence et gouvernance financière : généralisation du Compte Unique du Trésor et accélération de la digitalisation des régies financières; – Souveraineté économique et alimentaire : soutien affirmé à une stratégie de substitution aux importations afin de réduire la dépendance extérieure et de sécuriser l’approvisionnement des populations.

Par sa participation active, le Chef de l’État a réaffirmé le rôle du Gabon comme un pilier de la stabilité économique et monétaire en Afrique centrale, dans un contexte exigeant des décisions courageuses, coordonnées et responsables. Le Sommet s’est achevé par une instruction ferme donnée à la Commission de la CEMAC et à la BEAC de produire, avant les réunions de printemps 2026, un rapport d’étape précis, assorti d’indicateurs mesurables et de calendriers de mise en œuvre.

Source: Communication Présidentielle

Coopération : Oligui Nguema reçoit l’Ambassadeur de France au Gabon

Le Président de la République, a reçu mercredi 21 janvier l’Ambassadeur, Haut Représentant de la République Française près la République Gabonaise S.E. Fabrice Mauries. 

 

Cette rencontre a permis de mettre un cadre de suivi régulier des accords signés principalement dans le domaine économique entre les deux parties lors de la visite d’état du Président de la République française au Gabon en novembre dernier.  Dans une dynamique de coopération pragmatique et orientée vers les résultats, l’Ambassadeur de France a proposé la mise en place d’un comité de suivi franco-gabonais, réunissant des experts des deux pays, chargé de planifier des rencontres stratégiques et d’accélérer la concrétisation des projets en cours.

Dans cette même exigence d’efficacité, le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a préconisé la création d’une Task Force opérationnelle, associant le Ministère de l’Industrie, la Présidence de la République et l’Ambassade de France.  Cette cellule de travail devra s’appuyer sur un chronogramme rigoureux, garant d’un suivi méthodique et d’une mise en œuvre rapide des engagements pris.

Pour le Chef de l’État, l’enjeu est de transformer les projets en réalisations concrètes, génératrices de valeur ajoutée et créatrices d’emplois durables, au bénéfice de la jeunesse gabonaise. Cette volonté traduit une ambition assumée de bâtir un partenariat économique performant, fondé sur l’action, la célérité et l’impact réel sur la vie des populations.  Enfin, le Chef de l’État et son hôte se sont réjouis de la qualité des relations qui unissent Libreville et Paris.

Source : Présidence de la république gabonaise

CEMAC: Oligui Nguema prend part au sommet des chefs d’Etat à Brazzaville

Le président de la République, est arrivé  mercredi 21 janvier 2026 à Brazzaville  au Congo où s’ouvre ce jeudi 22 janvier 2026,  le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cémac).

 

Aux côtés de ses homologues du Cameroun, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et Centrafrique, le chef de l’Etat va participer à la réflexion commune destinée à fournir des pistes de solutions pour une sortie de crise à une organisation sous-régionale aux prises avec des défis multiformes.

Le chef de l’Etat va également apprécier non seulement les stratégies d’ensemble envisagées, mais aussi à peser davantage dans les débats régionaux et consolider la place du pays comme acteur clé dans la sous-région.

Convoqué à l’initiative du président congolais, Denis Sassou Nguesso, ce sommet, se tient quatre mois après celui (ordinaire) de Bangui (RCA) organisé  en septembre 2025.