Opinion: La lettre ouverte de Marc Mvé Bekale à Laurence Ndong

L’essayiste gabonais Marc Mvé Bekale, dont la voix résonne bien haut au sein de l’opposition a décider de s’adresser à l’activiste Laurence Ndong qui a récemment participé au sommet Russie/Afrique à Sotchi. Elle s’était exprimé sur une radio allemande et avait désavouer la France qui est pourtant son pays d’accueil, pour la Russie qu’elle a adulé.

Lettre à notre frangine Laurence Ndong
A propos de son séjour chez le tsar Vladimir Poutine

Chère Laurence,

Cette lettre a d’abord été conçue sous la forme d’un article. Mais eu égard à sa tonalité sulfatée, j’ai opté pour le style épistolaire afin d’y ajouter un peu d’eau et d’éviter des brûlures inutiles.

A l’occasion du premier sommet Russie-Afrique, organisé à Sotchi du 23 au 24 août, tu as été invitée à prendre la parole aux côtes d’autres activistes devant un parterre de chefs d’Etats et de gouvernements africains, dont beaucoup n’ont aucune once de légitimité démocratique. A regarder le spectacle pitoyable de ces dirigeants débitant, devant le tsar Poutine et à toute vitesse, leurs argumentaires commerciaux tels des VRP maladroits, l’on n’est pas fier de l’image que l’Afrique renvoie au monde.

Une tribune t’a été offerte. Elle était belle et empoisonnée. Un piège à ciel ouvert. Comme celui qu’on tend à la volaille affamée en l’attirant dans un enclos avec des graines d’arachides et de maïs.

Tentée par la splendeur des mises en scène médiatique, la visibilité dans la cour des grands, tu es tombée dans le jeu élaboré par Poutine, consistant à ratisser large dans sa stratégie de restauration de la grandeur perdue de son pays. A cet égard, l’Afrique, ses dirigeants, ses activistes politiques ne sont que des pions dans une compétition assimilable au retour de la guerre froide. Une compétition dont de brillants Africains ont payé un lourd tribut. C’est un jeu par lequel Poutine tente de mettre l’Europe hors-jeu, et peut-être un jour les USA, qu’il tient aujourd’hui par la barbichette au travers de sa marionnette Donal Trump, qui en a une trouille bleue.

Tu as répondu aux sirènes de Sotchi. A la tribune, un peu émue, ton discours a été plutôt modéré, comparé à la diatribe prononcée par Nathalie Yamb, femme politique ivoirienne, contre la France. Juste dans son essence, le procès de Mme Yamb a péché par le lieu où il a été mené. Ce qui en a affaibli la pertinence.

En 2016, tu as publié un livre à la tonalité zolaesque : Gabon, pourquoi j’accuse. Nous nous étions rencontrés lors d’une cérémonie organisée pour la sortie de l’ouvrage d’un universitaire gabonais, écrit sur le même ton accusatoire, du côté de la Montagne Sainte-Geneviève. Tu as pris la parole avec une verve devenue encore plus tonique aujourd’hui. Mais j’ai trouvé ton récitatif sur les maux politiques gabonais un peu ennuyeux. Surtout que le diagnostic en avait déjà été établi avec maestria par d’autres avant toi. Je pense aux écrits de Martin Edzodzomo-Ela De la démocratie au Gabon (Karthala, 1993) et Mon projet pour le Gabon (2000).

Par ton dynamisme, ton charisme oratoire et esthétique, qui te rapproche d’un personnage tel que Winnie Mandela, tu es devenue l’égérie de la résistance gabonaise. Aidée des réseaux sociaux, tu as fait l’unanimité au sein des groupes d’opposition à la dynastie des Bongo.

Malgré le phénomène de transhumance politique et la volatilité des allégeances, le combat mené au Gabon depuis les conférences nationales de 1990, s’enracine dans des valeurs éthiques dont l’enjeu essentiel vise à la renaissance du continent par la reconnaissance de la souveraineté de ses peuples et le respect des droits humains inscrits en préambule des constitutions africaines. Tu l’as rappelé à la fin de ton discours à Sotchi : « Respecter la souveraineté d’un peuple, c’est aussi respecter l’expression de son vote. Or, l’absence de transparence lors des élections en Afrique, cumulée à l’absence d’alternance démocratique et l’absence de limitation des mandats présidentiels sont aujourd’hui de réelles causes d’instabilité en Afrique ». […] Tu conclus : « la souveraineté et le respect de la dignité des peuples africains doivent être le socle sur lequel la coopération entre la Russie et l’Afrique s’édifiera  ».

Franchement, Laurence ; prononcé dans la Russie du potentat Vladimir Poutine – qui croit davantage à la souveraineté des Etats qu’à celle des peuples -, ce discours apparaît problématique. Parce que je puis t’avouer que si Poutine organise un grand raout avec les chefs d’Etats et de gouvernements africains, ce n’est guère dans le but de restaurer la souveraineté et la dignité des populaces miséreuses qui quittent l’Afrique « préférant mourir plein d’espoir en mer au lieu de vivre sans espoir auprès de leur mère », selon une image à la fois visuelle et sonore devenue ta punchline contre l’appauvrissement de l’Afrique. Le sort des populations africaines n’est pas la tasse de thé de Poutine. Ainsi en va-t-il de sa philosophie de la souveraineté des Etats. Chacun fait ce qu’il veut chez lui. Démocratie ou dictature, on n’intervient pas.

Sur les Africains, Poutine partage certainement la même vision raciste que son ami Donald Trump, lequel, à l’occasion d’une rencontre avec le Congrès américain en 2018, a déclaré ne plus vouloir accueillir les immigrés issus des « pays de merde » (« shitholes countries », selon l’expression du président américain). A-t-on jamais entendu Vladimir Poutine s’élever contre les violences racistes envers les Noirs en Russie ? A fortiori se prononcer en faveur de la dignité, des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde.

Poutine a inauguré son sommet en réponse à ce que font les autres grandes puissances. C’est devenu une nouvelle tendance : un seul pays (la Russie, la Chine, la France, le Japon) convoque tout un continent afin de débattre des partenariats économiques. Quelle image ce type de sommets donne-t-elle de l’Afrique ? Ces réunions, ajoutées aux images apocalyptiques des naufrages en Méditerranée, font apparaître l’Afrique comme une grande malade, un continent en agonie dont chaque nation développée prétend apporter le remède à sa guérison.

Issu du KGB, Vladimir Poutine maîtrise le jeu du pouvoir à la perfection. Ses fondements et ses mécanismes. Dans sa stratégie de restauration de la grandeur russe, il a décidé d’affaiblir ses adversaires occidentaux en s’attaquant à ce qui constitue leur essence : la démocratie. Sa plus belle réussite a été l’élection de Donald Trump, aujourd’hui confronté à une menace de destitution en raison de manœuvres obscures en Ukraine et des liaisons dangereuses avec la Russie, qui ont sans doute coûté l’élection présidentielle à Hillary Clinton.

La Russie, comme n’importe quelle grande puissance, travaille pour ses intérêts. Se jeter dans les bras du tsar Poutine au nom de la lutte contre le néo-colonialisme français reviendrait tout simplement à changer de maître. Accepter une nouvelle tutelle en entrant dans un autre cycle de servitude volontaire. Parce que l’agenda de Poutine vise moins l’avancement des peuples africains que le rééquilibrage des rapports de force qui verra la Russie rayonner à nouveau sur la scène mondiale face à l’Europe et aux Etats-Unis.

Ce fut donc un jeu de dupe d’avoir été prononcé un discours sur l’humanisme dans un pays où l’on fait pire qu’au Gabon en commanditant l’assassinat des journalistes. Je pense à Paul Klebnikov, 41 ans, tué le 9 juillet 2004, Anna Politkovskaïa, 48 ans, tuée le 7 octobre 2006, Natalia Estemirova, 50 ans, tuée le 15 juillet 2009. Contre ses opposants et les activistes politiques, le régime de Poutine dégaine toujours l’arme fatale. Il les traque avant de les éliminer et protester de son innocence. Aux plus chanceux, il réserve la prison. Et mon avis, chère Laurence, est que tu n’aurais jamais mis les pieds en Russie si tu avais osé prononcer un mot de travers contre Poutine à la mémoire de Klebnikov, Politkoskaïa ou Estemirova et des activistes morts pour la liberté qui est au cœur de notre combat à tous. Poutine t’aurait sans doute fichée et classée personæ non grata.

« Oppression Anywhere is Oppression everywhere  ». J’approuve totalement ce titre d’un tableau du peintre africain-américain Willie Birch. Il ne faut point discriminer l’oppression. On a reproché pareille attitude à la star de basket-ball Lebron James – ardent défenseur des droits des Noirs aux Etats-Unis – qui a regretté que son compatriote Daryl Morey, PDG de l’équipe des Houston Rockets, ait pris faits et causes pour les manifestants hongkongais en butte à l’autoritarisme de la Chine.

Je tiens à le rappeler : sur le terrain de la négation des droits de l’homme, de la souveraineté du peuple et de la liberté d’expression, Ali Bongo et sa clique apparaissent comme des joueurs de troisième division à côté de Poutine. C’est Lalala FC face au FC Barça…

Cependant tout le monde comprendre ta démarche. Accepter n’importe quelle tribune pour défendre tes idéaux. Mais ton propos ne peut dépasser les « likes » de tes « followers », devenir audible et avoir une véritable force que si tu y injectes une dose de cohérence éthique. Le séjour à Sotchi entame quelque peu cette cohérence. Je me trompe peut-être.

Fraternellement.

Marc Mvé Bekaleessayiste

La SEEG en grève

Depuis ce mardi 2 octobre, des agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), se sont rassemblés devant le siège social de leur entreprise pour observer la grève générale et  illimitée organisée par le syndicat des travailleurs de l’électricité et de l’eau (SYNTEE+).

La satisfaction totale de leurs revendications ou rien. Le personnel affilié au SYNTEE+ réclame la régularisation totale par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) de la situation de ses retraités, l’audit des comptes de la période de réquisition et le paiement de la prime de résultat avec clarification des résultats de l’exercice 2018 en juin 2019.

La grève se prolongera dans la mesure où le gouvernement ne réponds pas à ces exigences. Néanmoins, le service minimum continue dans les agences de la SEEG, notamment le service aux usagers.

Pour sa part, Tony Ondo Mba, ministre des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques a souhaité comprendre les motifs de cette grève. A cet effet, il a eu un échange avec le directeur général de la SEEG. Il a recommandé le dialogue avec les partenaires sociaux, en vue d’«un retour rapide à la sérénité», mais surtout de «continuer à privilégier le service aux usagers, les intérêts réels des agents et ceux de la société dans le strict respect par les parties des dispositions légales en vigueur».

La SEEG qui compte deux principaux syndicats est une entreprise publique chargée de fournir l’eau et l’électricité dans l’ensemble du territoire national.

Affaire Wally: Interpol va traquer Alexis Ndouna

Le procureur de la République du Gabon a lancé un mandat d’arrêt international contre Alexis Ndouna suite au viol de la petite Wally agée de 14 ans. Interpol avait été sollicité.

Alexis Ndouna aurait violé la petite Wally âgée de 14 ans. La fillette aurait été « placée » par la femme de son père contre une cagnotte et des cadeaux. Le scandale a éclaté lorsque la petite a raconté sa souffrance a une autre parente. L’affaire a fuité dans les réseaux sociaux et est devenue un gros scandale au Gabon.

« Alexis Ndouna est désormais activement recherché par toutes les polices du monde. Quelque soit la durée de sa cavale, il sera arrêté un jour. Il ne pourra pas se soustraire pendant très longtemps à la justice », a confié la source ayant requis l’anonymat.

« Le viol est un crime prévu et puni par la loi. M. Ndouna soupçonné d’avoir commis ce crime doit normalement répondre de ses actes devant la juridiction qui le poursuit », a précisé la source qui reconnait à l’accusé « la présomption d’innocence ».

S’il est rattrapé et jugé au Gabon puis reconnu coupable de viol sur mineur de moins de 18 ans, Alexis Ndouna risque 18 ans de prison ferme. Comme il se faisait livrer les mineurs par le biais des intermédiaires, il peut aussi être reconnu coupable de proxénétisme donc condamnable à la perpétuité.

Source: Gabon Actu

Cyclisme : La Tropicale Amissa-Bongo aura lieu du 20 au 26 janvier 2020

Mercredi dernier, le ministre des Sports, Franck Nguema, s’est penché sur l’organisation de la 15ème édition du tour du Gabon, avec le coordinateur général de la course, Benjamin Burlot.

Ce sera donc  entre le 20 et le 26 janvier 2020, qu’aura lieu la quinzième édition de la Tropicale Amissa-Bongo. Elle devra accueillir 10 équipes nationales africaines: 5 équipes professionnelles dont 3 qui participent au Tour de France.

Benjamin Burlot, coordinateur national, a précisé que cette édition, le parcours sera plus long: « la plus longue Tropicale de son histoire, avec plus de 1 000 km de parcours ».Ceci dû au fait quela course a « renouer avec une province dans laquelle elle n’est pas passée depuis 5 ans, à savoir l’Ogooué-Maritime ». Un tracé permis par l’ouverture de l’axe Port-Gentil-Omboué.

Depuis 2015, la course est inscrite au calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI).

Rumeur sur la présence d’Ebola au Gabon : Le communiqué du ministère de la Santé

« Le Sandra Tide, un bateau de type Crew boat, servant à approvisionner les plateformes pétrolières, est parti de Douala le 21 octobre 2019 à destination de Pointe-Noire au Congo. Le 24 octobre, il a émis des signaux de détresse au large des côtes gabonaises, d’où l’intervention des autorités maritimes qui a permis d’évacuer le capitaine du navire et son adjoint qui se trouvaient dans une situation sanitaire critique. Il y avait à bord huit (08) membres d’équipage dont deux (02) de nationalité Philippine (le Commandant de bord et son adjoint), cinq (05) de nationalité Camerounaise et un (01) de nationalité ghanéenne.

Dès la notification par la Base d’épidémiologie de la région sanitaire Maritime (Port-Gentil), en charge de la surveillance sanitaire, du décès du Capitaine du navire et de l’hospitalisation de son adjoint dans le coma au service de réanimation de l’hôpital de NTCHENGUE, le Ministre de la Santé a réuni une cellule de crise en présence du Représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le 26 octobre 2019 à l’issue de laquelle il a été décidé de dépêcher le même jour, sur Port-Gentil, une équipe d’intervention rapide. A son arrivée, cette dernière a intégré l’équipe de crise multisectorielle mise en place par le Gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime.

De leur première évaluation, il ressort que le cas index s’est produit hors de la communauté, ce qui limite la propagation d’une éventuelle maladie infectieuse. La liste des personnes- contacts (personnel soignant et marins) qui ont approché les malades a été soigneusement établie et un suivi quotidien est effectué.

Il a été procédé à l’évacuation du navire, à sa désinfection et à la mise en observation des autres membres de l’équipage dont trois (03) ont été finalement hospitalisés pour des symptômes divers (hoquet, fatigue, diarrhée), mais sans aucune fièvre.

Des prélèvements de fluides biologiques des malades, de l’eau potable, des eaux usées, des restes de nourriture trouvés à bord du bateau, de même que l’écouvillonnage des conduites d’air conditionné ont été réalisés. Tous ces échantillons seront analysés par le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF).

Suite à l’inspection du navire, il a été procédé à la destruction des denrées alimentaires ainsi que de l’ensemble des déchets trouvés à son bord par une unité spéciale du service d’hygiène et d’assainissement, laquelle veille aussi à l’incinération des équipements de protection individuelle et de tout le matériel utilisé lors des diverses interventions nécessitant un contact avec les malades.

Ce premier rapport a été communiqué ce jour, le 28 octobre 2019 à une plateforme multisectorielle en présence du Représentant de l’OMS. Assistaient à cette cellule de crise, les représentants de la Marine Marchande, des Services de Santé Militaire, du Ministère de l’Intérieur, du Ministère des Affaires Etrangères, des Infectiologues et des Biologistes.

Dans l’attente des résultats du CIRMF, qui seuls nous préciseront l’origine infectieuse ou non des troubles dont souffre l’équipage du SANDRA TIDE, la coordination multisectorielle présidée par le Gouverneur de la province de l’Ogooué Maritime, dont nous saluons la diligence, a le contrôle de la situation.

Les recommandations suivantes ont été émises :

  • le renforcement de la surveillance épidémiologique dans toutes les formations sanitaires de Port-Gentil ;
  • le suivi régulier de tous les cas contacts répertoriés ;
  • l’application rigoureuse des mesures de protection individuelle par tous les professionnels de la santé en contact avec les malades ;
  • l’acheminement urgent par voie aérienne (Hélicoptère) des prélèvements effectués.

Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’évolution de la situation, notamment, dès que les résultats d’analyses du CIRMF nous seront parvenus. »

Source : ministère de la Santé

Le Bunker de l’Université Omar Bongo détruit

Le célèbre bâtiment dénommé Bunker, au sein de l’Université Omar Bongo a enfin été détruit. Une action conforme aux instructions du premier ministre Julien Nkoghé Bekalé.

Il était devenu un repère de bandits. Le grand bâtiment inachevé et abandonné au sein de l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, a été détruit. Devant abriter la deuxième bibliothèque de l’université, le «bunker» s’est érigé au fil des années, comme le lieu de commercialisation et consommation de stupéfiants et drogues dures (cannabis, cocaïne, etc.).  Le 14 octobre dernier, le premier ministre a instruit cette vaste opération de démolition qui vient d’être réalisée par le génie militaire.

Mais, si cette démolition représente un soulagement pour certains dans le monde universitaire, qui ont vite fait de saluer sa concrétisation, d’autres estiment que le problème de l’insécurité est loin d’être résolu. Ils en prennent pour exemple, le nombre de bâtiments non opérationnels qui se comptent en dizaine, particulièrement la résidence universitaire de l’UOB. Egalement, certains pensent que le bâtiment aurait mieux fait d’être réhabilité pour résoudre le fort problème d’engorgement dont souffre les universités gabonaises et notamment l’UOB.

Selon le premier ministre, des actions fortes devront se poursuivre dans les prochains jours pour répondre à l’urgence de moderniser cette université.

Journée internationale contre la polio: Les recommandations du Rotary Gabon pour éradiquer la maladie

Le Rotary Gabon appelle à intensifier les programmes de vaccination pour éradiquer la polio. C’était lors de la journée internationale de la lutte contre la poliomyélite, célébré ce samedi 26 octobre 2019.

Cependant, depuis trois années consécutives, il n y a pas de cas déclaré de polio au  Gabon qui dispose donc du statut de « pays  libéré de la polio ».

Boulevard Triomphal: les travaux de réhabilitation lancés

Le ministre des Travaux publics a lancé les travaux de réhabilitation du boulevard Triomphal Omar-Bongo le 25 octobre 2019.

Il faudra 7 à 8 milliards de francs CFA à l’entreprise Colas, pour la réhabilitation du boulevard Triomphal, sur un linéaire de 3km. Cette route vieille de 42 ans à besoin d’un vrai coup de pelle. Comme l’a précisé Justin Ndoudangoye, ministre des travaux publics, c’est le temps, la principale cause de délabrement de cette route.

Louis Désiré Obiang Nguéma, technicien à l’Agence nationale des grands travaux et infrastructures (ANGTI),  explique que les travaux consisteront à rechanger la structure de la route existante, ainsi que tous les ouvrages hydrauliques. Les trottoirs devant le Sénat sont aussi concernés. Ces travaux prévus pour durer environ 06 mois, vont commencer par le curage et le nettoyage de la voie. Un plan de circulation alternatif sera également donné pour les automobilistes.

Sommet Russie-Afrique : Julien Nkoghé Békalé réaffirme la volonté du Gabon à renforcer le partenariat avec la Russie

S’exprimant à la tribune du Sommet Russie-Afrique au nom du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé a réaffirmé la volonté du Gabon à renforcer le partenariat avec la Russie que le gouvernement veut exemplaire et stratégique.

«La tenue de ce sommet historique et l’organisation d’un forum économique participent, nous le croyons fortement, de l’effectivité de cette relation de confiance et illustrent à suffisance notre volonté commune d’ouvrir une nouvelle ère de coopération multisectorielle entre la Russie et l’Afrique, envisagée sous le prisme de la construction d’une communauté de destin renforcée et mutuellement bénéfique», a déclaré le Premier ministre.

Tenant compte des défis de l’heure, le Chef du gouvernement a plaidé pour un partenariat global qui intègre également les domaines du social, de l’humanitaire, le développement de programmes en faveur de la jeunesse et l’environnement. Julien Nkoghé Békalé a également profité de cette tribune pour faire des recommandations sur les mécanismes à mettre en place pour assurer la bonne gouvernance, sur la nécessité de concilier développement économique et environnement, la promotion de entrepreneuriat et des infrastructures vertes, enfin sur le transfert de compétences.

En marge de leur participation au Sommet Russie-Afrique, les ministres de l’Économie, des Finances et des Solidarités nationales, Roger Owono Mba, de la Promotion des investissements, Jean-Fidèle Otandault et du Pétrole, Noël Mboumba ont poursuivi les rendez-vous d’affaires avec le président-directeur général du groupe pétrolier et gazier Lukoil, les responsables du constructeur automobile GAZ, le directeur général du spécialiste des centrales hydroélectriques Rushydro ainsi que l’Académie des sciences russes.

Concluant son discours devant les coprésidents et les chefs d’Etat et de gouvernement africains, le Premier ministre gabonais a exprimé le soutien du Gabon aux travaux de ce premier sommet qui, comme l’a indiqué le président Vladimir Poutine, «ouvre une nouvelle page» des relations entre l’Afrique et la Russie. Les prochaines assises se tiendront dans trois ans sur le sol africain.

Source: AGP

« Je suis Wally »

Scène d’horreur au Gabon, après le viol d’une adolescente de 15 ans par un riche homme d’affaires. Ce dernier, nommé Alexis Ndouna a déjà été cité dans des affaires similaires. L’opinion public est en émoi.

C’est la suite d’un sombre feuilleton qui indigne l’opinion nationale depuis plusieurs jours. A la suite du présumé viol de la jeune Wally, 14 ans, par le supposé Alexis Ndouna, en ce début octobre,  le Procureur de la République, Olivier Nzaou a émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de ce dernier, au cours d’un point de presse tenu le mercredi 23 octobre écoulé au tribunal de Libreville.

Les faits remontent selon la victime a plusieurs semaines. Sa tante l’aurait « livré » à sieur Alexis en échange d’une somme d’un million de Francs. Et ce dernier aurait eu des rapports sexuels avec la jeune fille. Courageuse, elle a décidé après ce forfait  de dénoncer son agresseur. Alexis Ndouna avait déjà été au centre d’une obscure histoire de placement de mineures contre des téléphones portables de dernières générations, l’année scolaire 2019, au collège Sainte-Marie de Libreville. Il s’en était sorti sans procès.

La presse s’empare de l’événement, suivi du peuple qui crie au scandale à coup de hastag sur les réseaux sociaux.

Tout le pays monte au créneau pour dire stop à ces actes violents et à répétition contre les mineurs. Des cellules de prières, pétition.

La classe politique aussi s’est exprimée. A travers leur communiqué, ils ont dénoncer, selon eux, le silence coupable des autorités. Que ce soit la CNR de Jean Ping, le PLC de Nicolas Nguema, etc., ou encore les activistes pro-opposition comme Laurence Ndong ou Marc Ona Essangui.

Mais l’heure n’est plus au plainte, il faut pouvoir mesurer la gravité de la situation et se demander: Si j’étais directement concerné que ferais-je?