Enseignement supérieur: Des établissements privés conformes et d’autres fermés

Selon le ministère de l’enseignement supérieur du Gabon, 57 établissements d’enseignements privés ont été répertoriés, 12 ont été fermées et seuls 5 sont conformes.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et du Transfert des technologies a dévoilé le tableau de bord de l’enseignement supérieur privé, session d’août-octobre 2019. Ce tableau met en exergue les résultats de la dernière commission d’évaluation des établissements.

On y apprend que sur les 57 écoles supérieures passées au peigne fin, 7 d’entre elles vont être fermées pour des raisons de non-conformités multiples. 5 autres ont vu leurs dossiers d’ouverture ou d’habilitation être rejetés.  Soit 12 établissements supérieurs privés interdits d’exercer au Gabon.

  • 05 établissements sont conformes: C’est le cas de la BGFI Business School (BBS), de l’Ecole de Management du Gabon (EM-Gabon), de l’Université internationale de Libreville (UIL),  de Libreville International Business School (LIBS), et de l’Institut des Hautes études économiques et de management (IHEM).
  • 12 établissements fermées, à l’exemple de l’Ecole supérieure de la Mer (ESM), Pigier-Gabon,  l’IPAM/ESAMI, l’Université Franco-Gabonaise Saint-Exupéry (UFGSE), l’Institut supérieur Skills.

Pour ce qui est de la quarantaine des universités restantes, leur ouverture a certes été reconduite, mais avec comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. En effet, elles ont été «placées sous accompagnement» du ministère de tutelle, aux fins de mieux calibrer leurs formations, listes d’enseignants et autres volumes horaires de cours. Ce, dans un délai de sept (7) jours.

24 devront revoir leurs copies sous la supervision des autorités tandis que 7 ont été fermées. Pour le reste, certaines n’ont pas soutenu leurs dossiers et d’autres ont vu la demande d’habilitation rejetée.

Sommet Russie/Afrique: La partition du Gabon

Le sommet international qui se tient à Sotchi du 24 au 26 juillet 2019 entre la Russie et les pays africains, voit la participation et l’implication du Gabon. Entre délégation du gouvernement et entretiens avec des entreprises russes, le programme est chargé.

Avec 46 ans de coopération, la Russie et le Gabon ont déjà de bonnes relations. Rien de plus normal donc, que la participation du Gabon au sommet Russie/Afrique. Le premier ministre Julien Nkoghe Bekalé conduit la délégation gabonaise à cet événement. Ce mercredi, il est assis au milieu des 47 chefs d’Etat et de gouvernement à Sotchi, ville russe située au bord de la mer noire qui avait accueilli les Jeux Olympiques d’hiver en 2014.

On retrouve également dans cette délégation, plusieurs ministres, notamment le ministre des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze, de l’Economie et des Finances, Roger Owono Mba, et le ministre chargé de laPromotion des investissements, chargé des partenariats publics et privés, Jean Fidèle Otandault Otandault.

Pour l’ouverture, c’est Vladimir Poutine, le Président russe et hôte du forum qui a prononcé le discours, suivit du discours du président de la République arabe d’Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine. Le Premier ministre gabonais prononcera une allocution, le jeudi 24 octobre à la mi-journée.

Le forum est un bon moyen de relancer les échanges politiques et commerciaux entre la Russie et l’Afrique. En marge de ce forum, il est prévu des entretiens entre le chef du gouvernement gabonais et des chefs d’entreprise russes. Julien Nkoghe Bekale devrait ainsi s’entretenir avec le PDG de Lukoil, Vagit Alikperov, avec le directeur général de Zarubezhnefft, Izi Kudryashov, ainsi que l’un des principaux dirigeants de Gazprom, et avec la direction de la Chambre de commerce franco-russe. D’autres entretiens sont annonces avec le responsable de l’Académie des sciences russes, avec le directeur général de Tatnet et celui de Rushydro. De même, le ministre du Pétrole rencontrera les milieux pétroliers.

Avec Gabon Review

Politique: Alexandre Désiré Tapoyo retourne au CLR

Le partisan politique avait rejoint puis quitté le PDG. Désormais il retourne au CLR qui est d’ailleurs son parti de base.

Un retour en grande pompe pour Désiré Tapoyo. Selon une décision signée récemment par le délégué général du parti, Nicole Assélé, Alexandre Désiré Tapoyo est nommé délégué général adjoint, chargé de l’implantation et de la stratégie électorale du parti. L’intitulé du poste, ainsi que son rang hiérarchique ont été l’objet d’âpres discussions en interne, fait-on savoir du côté du CLR.

Néanmoins, il devient le numéro trois du parti, juste derrière son président fondateur Jean Boniface Assélé, qui occupe les fonctions de président du conseil politique, et le tout récent délégué général du parti, Nicole Assélé.
Des aller et venu au sein du CLR qu’il avait quitté en 2017 avant de rejoindre les rangs du parti au pouvoir le PDG. Il a ensuite quitté ce parti en septembre dernier pour retourner vers le CLR où il obtient directement ce poste.
Du point de vue administratif, Alexandre Désiré Tapoyo était entré au gouvernement comme ministre des Droits humains et toujours membre du CLR, durant le premier mandat d’Ali Bongo Ondimba. Après son limogeage, il se retrouve président du conseil d’administration de la Société gabonaise des transports (SOGATRA) dont il finira par être viré, faute de résultats. Il occupe alors les fonctions de maire adjoint de Libreville après avoir été élu conseil municipal.
Espérons que ce retour vers sa formation politique de base soit plus fructueuse et stable, après autant de mouvement.

Le Gabon remporte un concours de la NASA

Ce 20 octobre, le Gabon a participé au concours « Nasa Space Apps Challenge ». Le pays a remporté un prix grâce à deux équipes: On sea et Solution.

Libreville a été la seule ville d’Afrique centrale à avoir pris part à ce hackathon très unique, car le plus grand du monde. Dorhiane Arondo Preslis, Lydéric Agbode, Steeve Noël Bouassa Mboumba, NVE HOUNKPONOU ORPHEE, SYNATRA, sont les membres de l’équipe On Sea (voir image) qui ont représenté toute la sous-région d’Afrique centrale.

L’hackathon s’est déroulé simultanément dans 78 pays et 225 villes dans le monde. Au Gabon, 14 équipes avaient été constituées et un jury d’experts commis à la tâche était conduit par le Dr. Malcom Djenno enseignant à l’USTM. Les délibérations du Nasa Space Apps Challenge 2019 ont eu lieu dans les locaux de l’incubateur d’entreprises Ogooué Labs, situés aux Charbonnages dans le 1er arrondissement de la capitale gabonaise.

Lancé le vendredi 18 octobre 2019, et durant 48 heures, plusieurs jeunes inventeurs ont analysé une des cinq thématiques sélectionnées à l’avance par la NASA (National aeronautics and space administration) sur son site internet. Les participants devaient fournir une réponse innovante, à partir d’une application mobile ou web, afin de rendre les conditions des vies humaines sur terre meilleures.

L’équipe On Sea et l’équipe Solution furent les heureux gagnants. « Solution » a proposé un jeu vidéo de réalité virtuelle destiné à éduquer et à expliquer le fonctionnement de la terre. Et l’équipe « On sea » a créé une application web pour la sensibilisation sur la montée des eaux due à la pollution. Ainsi, leurs solutions seront proposées à la Nasa pour un dernier round face aux autres équipes venant des autres pays ou villes en compétition. Si leurs projets sont retenus, ils pourront ainsi voyager pour aller les défendre à Washington aux États-Unis.

 

 

Eau et électricité: La production en hausse au 1er trimestre 2019

A fin mars, la production globale d’électricité a augmenté de 2,8 % à 612,2 GWh (Gigawatt-heure) et celle de l’eau de 1,57 %, selon la Note de conjoncture sectorielle (NCS) du ministère de l’Économie.

La Société du patrimoine a en effet augmenté sa production additionnelle d’électricité de 9,9 %. Dans l’ensemble, souligne la NCS, les ventes d’électricité ont augmenté de 2,2 % à 439,6 GWh par rapport à la même période de l’an dernier. Une performance qui s’explique par la reprise observée dans les secteurs primaire et secondaire (BTP, bois, pétrole, etc.).

Le chiffre d’affaires du secteur s’est renforcé de 7,6 % à 45,9 milliards de francs CFA au cours de la période considérée contre 42,7 milliards de francs CFA en 2019.

Quant à l’eau, sa production nette a augmenté de 1,57 % pour atteindre 29,6 millions de m3 contre 29,1 millions de m3 l’année précédente. Le volume des ventes, hors cession, a évolué de 3 % pour se situer à environ 16 millions de m3 d’eau, ce qui témoigne de la forte consommation des ménages. Sur la période, le chiffre d’affaires du secteur s’est accru de 6,1 %.

source: La Libreville

Football – Ballon d’or 2019 : Aubameyang sur la liste des 30 nominés

Pierre-Emerick Aubameyang figure fièrement dans la liste des 30 joueurs de football nominés pour le prestigieux prix du ballon d’or 2019. Il se retrouve aux côtés des plus grands joueurs du monde.

Voici la liste intégrale des joueurs qui forment le top 30 de l’année 2019 :

Sergio Agüero (Argentine, Manchester City)

Trent Alexander-Arnorld (Angleterre, Liverpool)

Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon, Arsenal)

Alisson Becker (Brésil, Liverpool)

Karim Benzema (France, Real Madrid)

Kevin De Bruyne (Belgique, Manchester City)

Frenkie de Jong (Pays-Bas, FC Barcelone)

Matthijs de Ligt (Pays-Bas, Juventus Turin)

Joao Félix (Portugal, Atletico Madrid)

Roberto Firmino (Brésil, Liverpool)

Antoine Griezmann (France, FC Barcelone)

Eden Hazard (Belgique, Real Madrid)

Kalidou Koulibaly (Sénégal, Naples)

Robert Lewandowski (Pologne, Bayern Munich)

Hugo Lloris (France, Tottenham)

Riyad Mahrez (Algérie, Manchester City)

Sadio Mané (Sénégal, Liverpool)

Marquinhos (Brésil, Paris Saint-Germain)

Kylian Mbappé (France, Paris Saint-Germain)

Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone)

Cristiano Ronaldo (Portugal, Juventus Turin)

Mohamed Salah (Egypte, Liverpool)

Bernardo Silva (Portugal, Manchester City)

Heung-min Son (Corée du Sud, Tottenham)

Raheem Sterling (Angleterre, Manchester City)

Dusan Tadic (Serbie, Ajax Amsterdam)

Marc-André ter Stegen (Allemagne, FC Barcelone)

Donny van de Beek (Pays-Bas, Ajax Amsterdam)

Virgil van Dijk (Pays-Bas, Liverpool)

Georginio Wijnaldum (Pays-Bas, Liverpool)

Interview: Le président russe Vladimir Poutine s’exprime sur le sommet Russie/Afrique

Le sommet Russie/Afrique qui se tiendra du 22 au 25 octobre 2019 à Sotchi est une occasion de re-dynamiser les relations entre la Russie et les pays africains. C’est dans ce cadre que le président russe a donné une interview à l’agence de presse Tass. Il y donne les nouvelles orientations qu’il souhaite pour la coopération bilatérale.

Question : Le sommet de Sotchi est appelé à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique. Les participants amèneront à Sotchi leurs idées concernant le développement de la coopération. Et la Russie, qu’est-ce qu’elle est prête à proposer aux États du continent ? Quel est l’atout principal de la Russie que vous présenterez aux chefs des délégations lors du sommet ? Quel est le volume des investissements russes dans l’économie des pays africains que vous espérez atteindre, disons, dans les cinq ans à venir?

Vladimir Poutine : La Russie et les pays africains sont liés par des relations traditionnellement amicales, éprouvées par le temps. Notre pays a joué un rôle significatif dans la libération du continent en aidant la lutte des peuples d’Afrique contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid.

Plus tard, nous avons aidé les Africains à protéger leur indépendance et leur souveraineté, à établir les États, à mettre en place les fondements des économies nationales, à créer des forces armées aptes au combat. Les spécialistes soviétiques et puis russes ont construit d’importants sites de l’infrastructure, des centrales hydroélectriques, des routes, des entreprises industrielles. Des milliers d’Africains ont reçu une formation professionnelle de qualité dans nos grandes écoles. De nombreux leaders actuels des pays africains s’en souviennent bien et apprécient notre soutien. Nous n’oublions pas ces pages de l’histoire non plus.

Aujourd’hui, le développement et le renforcement des relations mutuellement avantageuses avec les pays africains et leurs groupements d’intégration font partie des priorités de la politique extérieure russe. Très bientôt, nous serons témoins d’un événement historique, sans précédents : le 24 octobre Sotchi accueillera le sommet Russie – Afrique. C’est le premier sommet à part entière qui rassemblera les leaders des pays africains et les dirigeants des groupements régionaux majeurs. L’idée d’organiser un tel événement a surgi il y a longtemps, mais il a fallu du temps et de grands travaux préparatoires pour que le Sommet devient le point de départ pour des relations de partenariat équitables, basées sur l’égalité en droit et l’intérêt pratique mutuel.

Nous attendons que nos collègues africains, représentants du milieu d’affaires, amènent à Sotchi un portefeuille important de propositions visant à élargir les relations bilatérales. Et que les dirigeants des organisations régionales africaines nous fassent part de leurs considérations comment développer ensemble la coopération multilatérale. Nous allons examiner ces idées avec intérêt et réfléchir sur ce qui peut être réalisé dès maintenant et ce qui demandera une étude supplémentaire.

La Russie a aussi des projets concernant la croissance future des relations avec le continent africain. Nous visons à discuter ces idées avec nos partenaires, les systématiser et fixer de manière la plus concrète possible dans la déclaration finale. En plus, il est important de définir les mécanismes pour réaliser les accords qui seront atteints lors du sommet à Sotchi.

Je suis persuadé que le sommet sera une réussite car nous avons toutes les conditions préalables nécessaires. Aujourd’hui, les relations russo-africaines sont en plein essor. Un dialogue politique intense est en cours, y compris sur les questions de sécurité globale et régionale. Les liaisons interparlementaires s’élargissent. Le commerce mutuel augmente et se diversifie progressivement.

Ensemble avec la communauté mondiale, la Russie prête une assistance intégrée à l’Afrique, y compris pour réduire le fardeau de la dette des États de la région. Nous réalisons avec de nombreux pays les programmes « dette en échange du développement ». Nous aidons à lutter contre la propagation de maladies transmissibles (y compris la fièvre hémorragique Ebola), à surmonter les séquelles des catastrophes naturelles, à régler les conflits existants et à prévenir de nouvelles crises. Nous assurons la formation des cadres nationaux africains dans les universités russes à titre gratuit et commercial. Nous établissons l’interaction dans le cadre des institutions de défense et des forces de l’ordre.

Mais l’ordre du jour de notre coopération est loin de s’y limiter. Nos partenaires africains voient et apprécient que la politique extérieure de la Russie, y compris en ce qui concerne le continent, est constructive. Que notre pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies se prononce pour la démocratisation de la vie internationale, soutient l’aspiration bien fondée des États africains de mener une politique indépendante et autonome et de définir leur avenir eux-mêmes, sans recommandations imposées. Avec ceci nous ne soumettons pas notre soutien et les projets de développement proposés à des conditions politiques ou autres, aux préférences économiques et commerciales soi-disant « exclusives » qui sont en réalité léonines, nous n’imposons pas notre position – au lieu de cela nous respectons le principe proposé par les Africains eux‑mêmes « solutions africaines aux problèmes africains ».

En ce qui concerne le volume éventuel des investissements en Afrique dans les cinq ans à venir, ils sont bien considérables – aujourd’hui nous sommes en train de préparer et de mettre en œuvre des projets d’investissements avec la participation russe mesurée en milliards de dollars. Les ressources dont disposent la Russie et les entreprises russes sont importants. À notre tour, nous attendons que nos partenaires créent des conditions stables et prévisibles et les mécanismes de protection des investissements qui sont indispensables pour le business, qu’ils assurent un climat d’investissements favorable.

Question : Le monde moderne se distingue par une concurrence particulièrement élevée. La Russie est-elle prête à une compétition rude en Afrique, par exemple, avec la Chine ou les États-Unis ? Voyez-vous des risques de protectionnisme, de conflits commerciaux ou de concurrence malhonnête envers la Russie ? Quelles sont les méthodes de lutte?  Cette compétition ne nuira‑t‑elle pas aux partenaires africains ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, ce ne sont pas seulement les pays de l’Europe occidentale, les États-Unis et la République populaire de Chine qui sont intéressés par le développement des relations avec les pays d’Afrique, mais aussi l’Inde, la Turquie, les États du Golfe, le Japon, la République de Corée, l’Israël, le Brésil. Et ce n’est pas par hasard. L’Afrique devient de plus en plus un continent d’opportunités. Elle dispose d’énormes ressources et d’une potentielle attractivité économique. Ses besoins d’infrastructure augmentent, la population s’accroît rapidement et les demandes de cette dernière augmentent aussi. Donc, le marché intérieur et la consommation s’élargissent. Et là où il y a des perspectives considérables pour les investissements, pour le profit, il y a aussi la concurrence qui, malheureusement, dépasse parfois les bornes de la décence.

Nous voyons de nombreux États occidentaux recourir à la pression, à l’intimidation et au chantage des gouvernements des pays souverains africains. Par de telles méthodes, ils essaient de restituer l’influence et les positions dominantes perdues dans les anciennes colonies et – déjà sous un « nouvel emballage » – de pomper des surprofits, d’exploiter le continent sans tenir compte ni des gens qui habitent ici, ni des risques environnementaux ou autres. Et, peut-être, afin que personne ne s’oppose à cette politique, ils entravent l’établissement des relations plus étroites entre la Russie et l’Afrique.

Bien sûr, nous tenons compte de ces réalités et nous en tirons des conclusions appropriées. Et nous sommes prêts, non à une « répartition » des richesses du continent, mais à une concurrence pour la coopération avec l’Afrique. L’essentiel est qu’elle soit civilisée et se développe dans un cadre légal. Nous avons bien quelque chose à offrir à nos amis africains. C’est de cela, entre autres, qu’il s’agira lors du futur Sommet.

Et, bien sûr, nous visons avec nos partenaires africains à défendre les intérêts économiques communs, à les protéger des sanctions unilatérales, y compris par la diminution de la part du dollar et le passage aux autres monnaies dans les règlements mutuels.

Je suis persuadé que les Africains ne sont pas intéressés par l’escalade de la confrontation des grands pouvoirs sur le continent. Au contraire, ils préféreraient que la rivalité se remplace par la coopération dans la lutte contre les défis tellement aigus pour l’Afrique comme le terrorisme, la criminalité, le trafic des stupéfiants, la migration incontrôlée, la pauvreté, les maladies transmissibles dangereuses. Je le répète, c’est à ce travail que la Russie est prête.

Notre agenda africain a un caractère positif, orienté vers l’avenir. Nous ne nous faisons pas des amis contre qui que ce soit et rejetons résolument les « jeux » géopolitiques quelconques autour de l’Afrique.

Question : Le modèle soviétique de la coopération avec les pays d’Afrique prévoyait souvent l’octroi de crédits. Cette politique s’est‑elle justifiée ? Est‑ce que la Russie prévoit continuer la pratique d’octroi de crédits aux pays africains ? Quels sont les autres mécanismes de soutien aux pays africains que vous êtes prêt à discuter ?

Vladimir Poutine : Sans aucun doute, le modèle soviétique, avec ses avantages et ses inconvénients, s’est avéré suffisamment efficace à l’étape de l’établissement des États africains. Aujourd’hui nous continuons à prêter une aide financière aux États d’Afrique. Cependant, si avant ces décisions étaient prises surtout pour des raisons politiques, aujourd’hui c’est fait dans le cadre d’assistance humanitaire.

Quant à l’octroi des crédits, aujourd’hui ils portent un caractère de marché. Par exemple, la décision est prise sur l’octroi à l’Égypte d’un crédit de 25 milliards de dollars pour la construction de quatre exemplaires de la centrale nucléaire à El-Dabaa. Il s’agit justement d’un crédit de marché.

Je veux également noter qu’à l’époque post-soviétique, à la fin du XXe siècle, la Russie a annulé les dettes soviétiques des pays africains d’un montant de 20 milliards de dollars. C’était non seulement un acte de générosité, mais un geste pragmatique car beaucoup d’États africains étaient incapables de régler les intérêts pour ces crédits. C’est pourquoi nous avons estimé qu’il était optimal pour tous de prendre un nouveau départ pour la coopération.

Aujourd’hui, d’autres schémas s’appliquent à une partie de la dette restante. Par exemple, des accords intergouvernementaux sont réalisés selon le programme « dette en échange du développement » avec le Madagascar, le Mozambique et la Tanzanie. Par analogie avec ces pays, nous prévoyons régler le reste de la dette de l’Éthiopie (163,6 millions de dollars) auprès de la Russie – le projet d’un accord en question est en train d’être coordonné.

Je voudrais aussi rappeler que la Russie apporte des contributions aux programmes internationaux de l’assistance à l’Afrique dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’Organisation internationale de protection civile. Parfois, l’aide est prêtée en nature. Ainsi, depuis 2011, nous avons fourni aux représentations du PAM en Afrique 258 camions KAMAZ. Une autre partie de 75 camions vient d’être expédiée.

Avec ceci, le recours aux nouveaux mécanismes financiers ne signifie aucunement le renoncement aux crédits, au contraire, il élargit et enrichit la palette des instruments pour l’aide au développement. Il favorise l’établissement de la coopération mutuellement avantageuse entre la Russie et les pays d’Afrique.

Tous ces problèmes seront examinés au forum économique du 23‑24 octobre. Nous sommes prêts à écouter les propositions de nos partenaires africains et à faire part de nos propres considérations.

Question : La coopération militaire et technique a été précédemment une des sphères de coopération de Moscou avec les pays d’Afrique. Y a‑t‑il des projets visant à élargir l’interaction dans ce domaine ? Préparez-vous des projets ou contrats concrets pour les discuter avec les participants au sommet ?

Vladimir Poutine : Oui, effectivement, les traditions de notre coopération militaire et technique ont des racines profondes. Elle s’est formée aux toutes premières étapes de l’établissement des États africains et a joué son rôle dans la lutte des peuples du continent pour l’indépendance. Et nos partenaires africains l’apprécient hautement.

Aujourd’hui, des accords sur la coopération militaire et technique sont en vigueur avec plus de 30 pays africains auxquels nous expédions une large nomenclature d’armes et de matériel. Bien sûr, elle est expédiée en partie à titre gratuit. Mais c’est une pratique habituelle suivie par tous les pays majeurs du monde.

Il est encourageant de voir que le partenariat militaire et technique continue à évoluer énergiquement. Et souvent ses initiateurs sont les pays africains eux-mêmes qui sont conscients qu’il faut savoir protéger son indépendance et sa souveraineté. Y compris face aux groupes extrémistes et terroristes. De là, une motivation de plus pour l’interaction avec la Russie qui possède une expérience riche de la lutte contre le terrorisme, y compris en Syrie.

Nos partenaires africains participent activement aux forums et manœuvres militaires et techniques, organisés par la Russie où ils prennent connaissance des modèles prometteurs des armes et du matériel militaires russes, de l’expérience de leur emploi. De notre part, nous allons contribuer à la préparation des cadres militaires des États africains et participer à la formation des soldats de la paix africains.

Question : La coopération sociale et humanitaire est nommée parmi les sujets du sommet. Pourquoi la Russie vient‑elle en aide à l’Afrique si les questions sociales sont loin d’être résolues à l’intérieur de la Fédération de Russie elle‑même ?

Vladimir Poutine : L’aide humanitaire à l’Afrique est prêtée par de nombreux États du monde. Et dans chacun d’entre eux – que ce soient les États-Unis, la France, la Chine ou d’autres pays – les problèmes du secteur social, c’est-à-dire de la santé, de l’éducation, de la culture, sont loin d’être résolus.

La Russie octroie aussi de l’aide humanitaire aux États africains, mais sans réduire le financement de ses propres programmes. En plus, les bonnes qualités de l’humanisme, de la charité, du soutien au moment difficile sont inhérentes à notre peuple.

Je vais vous citer un exemple récent. La Russie, comme beaucoup d’autres États, a prêté son aide aux pays africains frappés du cyclone tropical Idai en avril 2019. Des convois humanitaires russes ont été expédiés au Zimbabwe, Malawi et Mozambique – des tentes multiplace, des couvertures et des produits alimentaires d’un poids de 30 tonnes pour chaque pays.

Nous continuons à participer activement à l’assistance intégrée à l’Afrique. Ainsi, depuis octobre 2017, la partie russe participe à la mise en œuvre au Mozambique du projet du Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour la création d’un système d’alimentation scolaire, d’un montant de 40 millions de dollars. Et à Madagascar, un projet est mis en œuvre pour l’introduction des technologies modernes et des équipements de désinfection, d’un montant allant jusqu’à 15 millions de dollars.

Nous aidons aussi nos amis africains dans le développement de la santé publique. Car les maladies transmissibles dangereuses ne connaissent pas de frontières. Ainsi, la Russie a été parmi les premiers à réagir à l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola en assignant 60 millions de dollars à la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, le « Centre de recherche microbiologique et de traitement des maladies épidémiologiques » fonctionne en Guinée. La Russie a fait une contribution de 20 millions de dollars au programme de la Banque mondiale pour la réalisation de l’Initiative mondiale de la lutte contre le paludisme.

Et ces exemples sont nombreux. Je veux souligner: la participation de la Russie à la lutte contre la pauvreté, les maladies dangereuses, d’autres menaces de caractère global, la prévention des risques potentiels, comme on dit, « à distance » – correspond entièrement à nos intérêts nationaux.

Question : Les questions de sécurité sont très aigües dans de nombreux pays d’Afrique. Cela empêche le travail des entreprises russes là‑bas. Allez-vous aborder des questions de sécurité lors du sommet et proposer des mesures pour son renforcement ? Par quoi la Russie est-elle prête à aider à surmonter les conflits sur le continent ?

Vladimir Poutine : L’interaction dans le domaine de la sécurité régionale reste une composante importante dans les relations de la Russie avec les pays du continent africain. Ce n’est pas par hasard que le slogan de notre sommet est « Pour la paix, la sécurité et le développement » . Sans résoudre ces problèmes aucune avancée progressive n’est possible.

La situation dans de nombreuses régions de l’Afrique reste instable: des conflits nationaux et ethniques ne sont pas réglés, des crises aiguës sociales et économiques ne s’arrêtent pas. Une activité intense est menée au nord de l’Afrique, dans la région de Sahara-Sahel, du Tchad et de la Corne de l’Afrique par de nombreuses organisations terroristes, y compris Daech, Al‑Qaïda, « Boko Haram », « Al‑Shabab ». Les forces armées et de l’ordre de nombreux pays africains ne sont pas capables de s’opposer seuls aux combattants et ont besoin d’une aide importante.

Nous allons tenir le cap de l’élargissement des contacts entre les services spéciaux et les forces de l’ordre de la Russie et des pays d’Afrique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, la criminalité organisée, la propagation de drogues, le blanchiment d’argent, la migration illégale, la piraterie.

La pratique de formation des cadres militaires nationaux et des agents des forces de l’ordre africaines dans les grandes écoles du Ministère de la défense de la Russie et du Ministère de l’Intérieur de la Russie, y compris à des conditions préférentielles ou gratuitement, est bien recherchée. Par exemple, au cour des cinq dernières années seulement plus de 2 500 militaires des pays d’Afrique ont suivi des cours dans les établissements de formation militaire du Ministère de la défense de Russie.

Nos partenaires africains participent activement aux événements organisés par la Russie comme le Forum militaire et technique international et les rencontres des hauts représentants en charge des questions de sécurité. Onze pays africains ont participé aux Jeux internationaux de l’armée « ArMI‑2019 ». Et le nombre de ceux qui voudraient s’y joindre augmente toujours.

Finalement, tous ces programmes poursuivent le même objectif – aider les Africains à résoudre eux-mêmes les problèmes existants de la sécurité, ce qui permettra de renforcer les États africains eux-mêmes, leur souveraineté et leur indépendance. Ce qui veut dire que la situation dans le monde entier deviendra plus stable et prévisible.

Source : agence TASS

Pluies diluviennes : risque de rupture de l’axe Franceville-Okondja

L’axe routier Franceville-Okondja dans la province du Haut Ogooué (sud-est) risque de se couper du reste du pays, à cause visiblement des pluies torrentielles qui s’abattent depuis le début du mois d’octobre à travers l’ensemble du pays.

Le tronçon à risque est situé entre Okondja et Alanga.  Une route pourtant bitumée qui se dégrade progressivement. Les érosions ont détruit la chaussée qui s’est affaissée. Le glissement de terrain semble s’accélérer à chaque tombée de pluie.

Des pluies torrentielles qui ont déjà  provoqué des centaines des sinistrés à travers le pays et endeuillé plusieurs familles. Récemment, une mère et sa fille sont mortes dans une habitation détruite par un éboulement  au quartier Bangoss-Okinda dans le 5ème arrondissement de Libreville.

Source: Gabon Actu

Suspension à la cour d’appel de Libreville: Les vérités de Paulette Akolly

Suspendue en août dernier de ses fonctions de premier président de la Cour d’appel de Libreville après s’être déclarée compétente pour se prononcer sur l’état de santé du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, la juge Paulette Ayo Mba, épouse Akolly, a adressé ce weekend un droit de réponse au site web « La Libreville » dans lequel elle dénonce la « cabale médiatique » qui s’en est suivie, ainsi que la tentative de « règlement de comptes » dont elle serait l’objet, la magistrate soutenant n’avoir pas reçue la fiche de demande de renseignements adressée à tous les fonctionnaires dans le cadre du recensement biométrique en cours.

Droit de réponse

Faisant suite à la cabale médiatique ayant fait les choux gras de la presse nationale et internationale dans le cadre de l’affaire Ali Bongo Ondimba contre la coalition Agir pour le Gabon sollicitant du Tribunal de se prononcer dans le cadre d’une expertise médicale introduite à l’encontre du premier cité. Litige ayant abouti à un conflit ouvert entre la Cour d’appel et la Cour de cassation avec pour finalité, ma suspension de fonction de Présidente de la Cour d’appel judiciaire. Ainsi donc, par devoir de réserve dû à ma fonction de premier président de ladite juridiction du second degré, en ma qualité de juge du siège et de mon appartenance au corps des magistrats, j’ai jugé nécessaire de laisser s’en suivre sans intervention aucune, la campagne de dénigrement sans nom, orchestrée contre ma personne ayant pour nul autre objet que de porter atteinte à mon honneur, à mon intégrité et remettant notoirement en cause mes compétences et mon professionnalisme.

A cet effet concurremment aux actions disciplinaires, administratives, civiles, pénales, constitutionnelles présentes et avenirs introduites devant les juridictions compétentes dans le but de défendre mes droits et intérêts et laver mon honneur et ma réputation ainsi vilipendé. Je me suis autorisée à faire publiquement, toute la lumière sur les faits m’étant reprochés et qui me valent ce procès public.

A cet effet, il est annoncé que trois procédures disciplinaires préalables qui donneront suite aux actions en justice correspondantes ; ont été engagées à l’encontre de Me Bhongo Mavoungou et Me Mhintcho Soufiano en leur qualité respective d’avocat et d’huissier de justice, mandés pour la défense des intérêts d’Ali Bongo Ondimba. Et ce, devant leurs corporations respectives (Ordre des avocats et bureau national des huissiers) ou ils devront répondre entre autre d’une infraction relevant d’un abus de droit flagrante et manifeste n’ayant nul autre objet que celui de nuire.

Profitant également de cette occasion pour signifier à la communauté nationale et internationale que l’ensemble des actions engagées font suite à une demande de règlement à l’amiable introduite par mes soins, au cabinet du Ministre d’Etat à la justice restée sans suite à ce jour. Faisant référence aux très nombreuses irrégularités observées non seulement dans le cadre de la procédure ayant abouti à ma sanction que dans l’interprétation manifestement déformée de la faute m’étant reprochée afférent à l’affaire citée plus haut. Indiquant n’avoir rien à me reprocher autre que le fait d’avoir obéit à la stricte application de la loi, dans l’exercice de mes fonctions. Tel que défini par les dispositions de l’article 3 du statut des magistrats.

Sachant qu’il aurait été plus avisé de traité ledit litige en interne dans l’objet de préserver l’image et la réputation de l’ensemble du département justice régulièrement mis à l’index. Et c’est donc le refus implicite et manifeste du Ministre de tutelle qui me contraint ledit (à regret) de faire usage de tous les moyens et droits à ma disposition pour éclairer la nation sur l’injustice dont je fais l’objet pour avoir dit droit au lieu de juger les faits.

Indiquant également faire l’objet d’un règlement de compte par situation interposée dès lors que mes très nombreux détracteurs se servent aujourd’hui de ladite suspension pour me faire inopinément radier des effectifs des agents de l’Etat par le biais du recensement biométrique des agents public ayant été engagé par le gouvernement ; qui voit le magistrat que je suis n’avoir jamais été joint par la Direction Centrale des Ressources Humaines dans l’objet de recevoir et remplir la fiche de renseignement usitée, préalable à la poursuite de ladite opération. Alors que cette obligation de communication avec tous les agents en situation litigieuse avec l’administration est bien présente dans les textes organisant toutes les entités en charge de la gestion du personnel.

Fait à Libreville, le 2 octobre 2019

Contrôles et amendes dans les marchés: les commerçants appellent le Premier Ministre a intervenir

Les contrôles menés par des équipes municipales et assortis de fortes amendes allant de 400 à 600 000 francs CFA exaspèrent les commerçants. Ils en appellent à l’intervention du premier ministre pour  réguler cette situation.

Trois jours de grèves ont été observés dans les commerces et échoppes de Libreville. Ils ont fermé pour dénoncer les équipes municipales qui font des contrôles intempestifs. Selon les témoignages des vendeurs, « des amendes exorbitantes et injustifiées leur sont infligées. Celles-ci varient de 400 à 600 000 francs CFA ». Les commerçants affirment pourtant s’être acquittés de toutes les taxes afférentes à l’exercice de l’activité en début d’année.

Ne pouvant plus supporter cette situation, les commerçants ont sollicité, par le biais de l’Union syndicale des acteurs du commerce, l’intervention du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur pour mettre fin à ce qu’ils assimilent à une «arnaque savamment orchestrée» par les équipes de Léandre Zue. Si rien n’est fait la grève précédemment engagée deviendra plus sérieuse.