Gabon : Le pays entre dans la phase de vérité avant l’interdiction du poulet importé

Le compte à rebours est lancé à 4 mois de l’interdiction d’importer le poulet de chair prévue le 1er janvier 2027. le Gabon entre dans la dernière ligne droite avec L’INSTAT, via l’Enquête Statistique sur les Filières Agricoles et de l’Élevage – ESFAG et lance une nouvelle enquête pour dresser un état des lieux précis de la production avicole dans l’Estuaire.

L’objectif est de mesurer la vraie capacité avicole nationale. Une mission préparatoire a déjà sillonné Libreville, Ntoum, Kango et Cocobeach fin août. La collecte des données démarre dans quelques jours. Cette fois, l’INSTAT veut corriger les failles du premier recensement de novembre 2025 où 7% des informations manquaient. Les enquêteurs vont recontacter 2178 exploitations déjà visitées et cibler 140 producteurs spécialisés dans le poulet de chair local.

L’urgence se justifie par les chiffres. Entre 2020 et 2024, le Gabon consommait 55 000 tonnes de volaille par an. Mais la production locale plafonnait à seulement 4000 tonnes par an. Ainsi le marché national reste largement dépendant des importations. C’est ce gouffre que le gouvernement veut combler.
La décision a été actée dès mai 2025 en Conseil des ministres. Depuis, Libreville pose les bases de cette bascule stratégique. En mai dernier, 5 conventions d’investissement d’un montant de plus de 775 milliards FCFA ont été signées pour renforcer les infrastructures de la filière. Reste à vérifier si ces engagements se traduiront en poulets concrets sur le terrain.

Le défi des prochains mois est double. Le Gabon devra prouver qu’il peut sécuriser l’approvisionnement sans pénurie ni flambée des prix. Et surtout, que cette transition va générer des emplois durables et des revenus stables pour les acteurs de la filière. La réussite de « Gabon sans poulet importé » se jouera avant le 1er janvier 2027.

Gabon : les sacs plastiques interdits dans les grandes surfaces dès le mois de septembre

Le ministre de l’environnement Mays Mouissi  a donné trois mois aux opérateurs économiques concernés par l’utilisation des sacs plastiques à usage unique pour mettre fin à leur utilisation.

 

Le ministre de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, Mays Mouissi, a échangé, le 24 juin, avec les acteurs économiques, notamment les responsables des grandes surfaces. Trois mois leur ont été accordés pour mettre fin à l’utilisation du plastique. De ce fait, un sac plastique  alternatif leur a été présenté au cours de cette réunion. L’objectif est de protéger la nature contre ces déchets plastiques qui mettent plusieurs années avant de se dégrader.

Selon le ministre  36 tonnes de sachets sont collectées chaque jour à  Libreville.  Pour mieux accompagner cette décision qui est de mettre fin à l’utilisation des plastiques à usage unique, , il sera organisé du 3 au 6 juillet 2025, un programme de sensibilisation comme l’a annoncé le ministre de l’environnement au cours de sa réunion avec les opérateurs économiques. Des journées de promotion d’une consommation sans sacs plastiques seront également organisées à l’échelle nationale.

Pour veiller au respect de cette mesure, un comité de suivi sera mis en place pour accompagner les entreprises et évaluer leur mise en conformité. Par ailleurs, une mission de vérification interviendra dès le 27 septembre 2025, pour contrôler l’effectivité du retrait dans les points de vente.

Gabon : le gouvernement interdit la circulation des poids lourds du 25 au 27 août

Le but de cette interdiction est d’assurer la sécurité des usages de la route et de réduire les risques d’accident avant et après les scrutins du 26 août 2023.

 

Le Gabon vient d’interdire la circulation de tous les véhicules poids lourds sur l’ensemble du territoire du 25 au 27 août 2023. Le but est d’assurer la sécurité des usagers de la route et de réduire les risques d’accident avant et après les scrutins du 26 août prochain.

L’information a été donnée par le ministre des Transports, Auguste Roger Bibaye Itandas. Selon le membre du gouvernement «les élections générales du 26 août 2023 vont entrainer des déplacements massifs de population vers leurs lieux de vote et en provenance de ceux-ci après le scrutin. Les opérateurs économiques, qui assurent le transport urbain des produits de première nécessité, sont invités à prendre toutes les dispositions utiles avant la période indiquée pour éviter toute pénurie».

D’après le ministre des Transports, conformément aux dispositions de l’article 2 du décret du 20 novembre 2011, la direction de la sécurité routière est chargée de l’application de la présente décision, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité.