Gabon : « L’espoir doit mourir en dernier », Kelly Ondo Obiang signe son retour avec un livre emprunt de résilience

Dix ans après les troubles post-électoraux de 2016, l’ancien lieutenant Kelly Ondo Obiang fait son entrée dans le milieu littéraire. Son premier ouvrage, « L’espoir doit mourir en dernier », est sorti le 31 août 2026, une date choisie en hommage aux victimes des violences de 2016 et à leurs familles.

Après avoir été condamné à 15 ans de prison pour son rôle dans le soulèvement militaire de janvier 2019, Kelly Ondo Obiang a bénéficié d’une amnistie l’année dernière, à la suite des événements d’août 2023. C’est durant cette période qu’il s’est consacré à l’écriture de son autobiographie, fruit d’une introspection intense.

Dénué d’amertume, l’ouvrage est perçu comme un essai autobiographique et une reconstruction personnelle. Plus qu’un simple témoignage, c’est une invitation à la résilience adressée à tous, et particulièrement à la jeunesse, à ne pas se décourager face à l’adversité. L’auteur veut montrer comment les injustices subies peuvent devenir une force motrice pour se transformer.

Au cœur de « L’espoir doit mourir en dernier » se trouve la question de la capacité humaine à se relever après des échecs et des épreuves difficiles. Le livre veut apporter une contribution au débat public en parlant de dignité, de pardon et de reconstruction.

Déjà disponible en précommande jusqu’au 15 septembre 2026, l’ouvrage sera en librairie dès le 30 septembre prochain. Au-delà de la littérature, Kelly Ondo Obiang entend faire entendre sa voix dans la quête d’un nouvel équilibre social au Gabon.

Gabon : Washington pointe du doigt des angles morts des dettes des entreprises d’État gabonaises

Le Gabon ne dispose pas encore d’une photographie complète de l’endettement de son secteur public. Dans son évaluation de la transparence budgétaire, le Département d’État américain relève que seules des informations limitées sur les obligations liées à la dette sont accessibles au public.

 

Le plus grand manquement : la dette des entreprises publiques n’est pas intégrée. Cette lacune laisse dans l’ombre une part importante des engagements financiers de structures pourtant contrôlées par l’État. Une entreprise publique peut contracter des emprunts, accumuler des dettes fournisseurs ou bénéficier de garanties et de soutiens financiers. Ces obligations ne constituent pas une dette directe du Trésor, mais elles peuvent devenir un risque majeur si une société stratégique rencontre des difficultés et nécessite l’intervention de son actionnaire public.

C’est pourquoi Washington recommande au Gabon de publier les obligations de dette de ses principales entreprises publiques. Le rapport réclame aussi plus de détails sur les allocations budgétaires qui leur sont accordées et sur les recettes qu’elles reversent à l’État. L’enjeu est de connaître simultanément ce que ces entreprises doivent, ce qu’elles reçoivent du budget et ce qu’elles rapportent aux finances publiques.

Cette faiblesse est d’autant plus sensible que l’État reste présent dans plusieurs secteurs stratégiques. Elle complique la distinction entre la dette portée directement par l’administration centrale et les risques financiers susceptibles de remonter vers elle plus tard. Parler de « dette cachée » serait toutefois excessif : le rapport américain pointe une absence de publication suffisante, et non l’existence d’engagements dissimulés.

Au fond, l’enjeu est celui du périmètre. Plus les engagements des entreprises publiques sont documentés, plus investisseurs, créanciers et contribuables disposent d’une lecture claire du risque financier associé au secteur public dans son ensemble. Pour le Gabon, le rapport américain suggère que cette photographie s’arrête encore trop largement aux frontières de l’État central.

Gabon : Deux hommes interpellés avec 127 conditionnements de cannabis

C’est dans la nuit de vendredi 28 août 2026 que deux gabonais ont été interpellés à Ndougou. Lors de l’opération, les forces de l’ordre ont également saisi une quantité importante de chanvre indien et plusieurs morceaux de papier susceptibles d’avoir servi à préparer de la drogue.

Placé en garde à vue, l’un d’eux Hendrick reconnaît avoir détenu du chanvre indien, mais uniquement pour sa consommation personnelle. Il nie formellement toute activité de vente ou de trafic.

En effet, installé à Ndougou pour pratiquer l’agriculture, il affirme avoir acheté le cannabis auprès de vendeurs ambulants. Selon lui, il utilise cette substance pendant ses travaux dans les plantations.

Son co-accusé, Patrice Moussavou Mouloungui, rejette quant à lui toute accusation. Présent à Ndougou pour des raisons professionnelles, il soutient que le chanvre retrouvé ne lui appartient pas et qu’il se trouvait dans la chambre de son grand frère.

L’enquête est en cours. Les enquêteurs devront désormais confronter les déclarations des mis en cause à la quantité de drogue saisie et aux autres éléments recueillis afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Gabon : La Société d’exploitation du Transgabonais Setrag mobilise 1,5 milliards de Fcfa pour l’hôpital de Booué

La nouvelle structure sanitaire inaugurée par le président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA vendredi 28 août dernier à Booué dans l’Ogooué-Ivindo mise en place offre un plateau technique complet pour la prise en charge des populations locales.

 

Elle dispose d’un bloc chirurgical, d’un laboratoire d’analyses médicales et d’un service d’imagerie médicale pour assurer les diagnostics et les interventions.

L’organisation est pensée en trois ailes. L’aile centrale regroupe l’administration et les salles de consultation courante. La troisième aile est dédiée à l’hospitalisation avec 24 lits disponibles. Un espace y est spécifiquement réservé à la néonatalogie, avec une attention particulière portée aux nouveau-nés fragiles.

Pour faire face aux délestages fréquents dans la zone, l’établissement est équipé de trois groupes électrogènes. L’un d’eux alimente en permanence le bloc opératoire. Cette autonomie permet aux chirurgiens d’opérer sans interruption, même en cas de coupure d’électricité.

Le projet a nécessité un investissement total de 1,5 milliard FCFA de la Setrag. Sur cette enveloppe, près de 1,1 milliard FCFA ont été consacrés uniquement aux travaux de construction de l’hôpital.

Afin d’assurer une présence médicale permanente, deux logements ont été construits pour le médecin principal et son adjoint. Cette mesure vise à faciliter l’installation durable du personnel médical sur place et à garantir une meilleure disponibilité des praticiens qualifiés pour les populations.

Gabon : Le pays entre dans la phase de vérité avant l’interdiction du poulet importé

Le compte à rebours est lancé à 4 mois de l’interdiction d’importer le poulet de chair prévue le 1er janvier 2027. le Gabon entre dans la dernière ligne droite avec L’INSTAT, via l’Enquête Statistique sur les Filières Agricoles et de l’Élevage – ESFAG et lance une nouvelle enquête pour dresser un état des lieux précis de la production avicole dans l’Estuaire.

L’objectif est de mesurer la vraie capacité avicole nationale. Une mission préparatoire a déjà sillonné Libreville, Ntoum, Kango et Cocobeach fin août. La collecte des données démarre dans quelques jours. Cette fois, l’INSTAT veut corriger les failles du premier recensement de novembre 2025 où 7% des informations manquaient. Les enquêteurs vont recontacter 2178 exploitations déjà visitées et cibler 140 producteurs spécialisés dans le poulet de chair local.

L’urgence se justifie par les chiffres. Entre 2020 et 2024, le Gabon consommait 55 000 tonnes de volaille par an. Mais la production locale plafonnait à seulement 4000 tonnes par an. Ainsi le marché national reste largement dépendant des importations. C’est ce gouffre que le gouvernement veut combler.
La décision a été actée dès mai 2025 en Conseil des ministres. Depuis, Libreville pose les bases de cette bascule stratégique. En mai dernier, 5 conventions d’investissement d’un montant de plus de 775 milliards FCFA ont été signées pour renforcer les infrastructures de la filière. Reste à vérifier si ces engagements se traduiront en poulets concrets sur le terrain.

Le défi des prochains mois est double. Le Gabon devra prouver qu’il peut sécuriser l’approvisionnement sans pénurie ni flambée des prix. Et surtout, que cette transition va générer des emplois durables et des revenus stables pour les acteurs de la filière. La réussite de « Gabon sans poulet importé » se jouera avant le 1er janvier 2027.

Gabon : La Fondation « Ma Bannière » offre une certaine de kits scolaires aux enfants de l’Ogooué-Ivindo

C’est une initiative de la première dame Zita Oligui Nguema durant les festivités de la fête de Libération, le 30 août 2026.

 

À quelques jours de la rentrée scolaire fixée au 7 septembre 2026, la Fondation « Ma Bannière » de la Première dame Zita Oligui Nguema a lancé une grande opération de solidarité dans l’Ogooué-Ivindo. Conduite par sa représentante et cheffe de mission, Felly Dipouma épouse Nyama, la caravane a sillonné la province pour distribuer des kits scolaires.

Les localités bénéficiaires sont nombreuses : Mbadi-Carrefour, Yoko, Etakaniabé, Ékobakoba, Mohaba, Mozeye, Mbomo, Indombo, Mbela, Hendjet et Zoolendé. L’opération s’est également étendue aux quartiers de Makokou, notamment Mbolo et Central. Au total, plus d’une centaine de kits ont été remis aux enfants vulnérables des villages et de la ville.

Partout où elle est passée, la caravane a été accueillie avec surprise et satisfaction. Pour les notables et les parents d’élèves, c’est une véritable aubaine. « Ce don tombe vraiment à point nommé, ça va beaucoup nous soulager », a confié Alice, parente d’élève à Etakaniabé.

L’objectif de cette campagne portée par Zita Oligui Nguema est clair, alléger les dépenses des familles modestes et garantir une meilleure rentrée scolaire, surtout en zone rurale où le coût du matériel pèse lourd sur les budgets.

L’opération s’est achevée le samedi 29 août dernier. À travers cette action, la Fondation « Ma Bannière » réaffirme son engagement pour l’éducation et l’égalité des chances, en donnant aux enfants de l’Ogooué-Ivindo les moyens de bien démarrer l’année scolaire.

Gabon : la mairie de Libreville suspend sa chasse aux épaves

Coup d’arrêt à l’opération de déguerpissement. La mairie de Libreville a récemment suspendue sa vaste mission de contrôle, de mise en fourrière et de démolition des véhicules en stationnement sur le domaine public.

Lancée le 16 juillet 2026, l’opération avait déjà permis de retirer près de 300 véhicules- épaves des rues et espaces publics de la capitale en une quarantaine de jours. L’objectif est de libérer les trottoirs, les carrefours et les abords des bâtiments administratifs.

Mais le dispositif tourne au ralenti, pour cause, la saturation du site de fourrière de Bethsaïda. Faute de place pour stocker de nouveaux véhicules, les équipes municipales ne peuvent plus poursuivre les enlèvements.

Pour débloquer la situation, une vente aux enchères est annoncée « dans les plus brefs délais ». Elle doit permettre de désengorger le parc et de récupérer de l’espace pour accueillir les prochaines saisies.

Une fois la vente effectuée, la mairie prévoit de relancer l’opération. En attendant, les contrôles restent suspendus, le temps de vider Bethsaïda et de donner un second souffle à la campagne de libération du domaine public.

Gabon-30 août à Makokou : OLIGUI NGUÉMA passe de la mémoire aux résultats

Pour cette 3e célébration du 30 août 2026, le président Brice Clotaire OLIGUI NGUÉMA a choisi Makokou dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Dans un discours à la fois mémoriel et pragmatique, il a voulu dépasser la simple commémoration d’un changement politique.

 

« Le 30 août nous a rendu la liberté de choisir, il nous impose désormais le devoir de réussir », a-t-il déclaré. Après la rupture institutionnelle de 2023, place désormais à la démonstration des résultats.

Le choix de l’Ogooué-Ivindo n’est pas anodin. Province symbole de résistance durant la colonisation, elle a aussi été le théâtre de mobilisations de femmes à Makokou et Ovan, juste avant le coup de libération, contre la précarité et l’abandon. Le chef de l’État leur a rendu hommage et a listé les chantiers en cours : commissariat de Boué, mairies d’Ovan et Mekambo, marchés, BCEG, logements, Ivindo Palace, lycée et internat de Maïga. Sur l’eau, la réhabilitation du château de Makokou et une nouvelle station de 100 m3/heure doivent renforcer la production. S’y ajoutent la réhabilitation du lycée Alexandre Sambat, des voiries, l’école des métiers du bois de Boué et le lycée de La Lopé.

Le président a ensuite insisté sur la réforme de l’État. Le changement ne doit pas reposer sur seule la volonté du chef de l’État, mais sur des institutions fortes, une administration solide et des citoyens engagés. Il a appelé le gouvernement à plus d’écoute et de pédagogie. Sur le plan social, il a rappelé le respect du droit de grève et du droit syndical, tout en prévenant : « le droit de grève ne doit pas entraîner la paralysie du pays, pas plus que l’autorité ne doit être un moyen de ne pas entendre ».

La santé et la fonction publique sont au cœur des priorités. Une enveloppe de 55 milliards FCFA est allouée à la santé : 44 milliards pour les plateaux techniques, 6 milliards pour les restaurants hospitaliers et 5 milliards pour la CNAMGS. Le président exige une amélioration de l’accueil et des soins, et plus de transparence dans la gestion des recettes. Dans la fonction publique, l’audit révèle que 62% des dossiers sont en situation irrégulière, sans compter les abandons de poste. Il annonce donc des décisions, une révision du statut des agents et des conditions d’avancement claires : « la performance doit être notre boussole et l’équité notre règle ».

Cap aussi sur la jeunesse et l’identité nationale. Avec la création de la Banque du Commerce et de l’Entrepreneuriat du Gabon, l’État veut soutenir les projets des jeunes, tout en renforçant le contrôle après des manquements de certains bénéficiaires. Symbole de patriotisme, la levée des couleurs et le port du pagne chaque vendredi seront généralisés dans l’administration. Trois ans après le coup de libération, l’objectif est clair : transformer la mémoire en responsabilité. « Le 30 août a forgé notre patriotisme et fait de nous un peuple libre, notre discipline fera de nous un grand peuple ».

Gabon : 4e Gala des jeunes de Libreville, l’élégance à l’africaine électrice le Karé F

Le jeudi 27 août 2026, le Kare F à Glass s’est mis aux couleurs de la jeunesse. Pour sa 4e édition, le Gala des Jeunes du Collectif des Jeunes de Libreville a réuni public, invités et partenaires autour du thème « L’élégance à l’africaine ».

Une soirée 100% dédiée à la créativité et aux réalisations des jeunes. La soirée a démarré avec le mot d’ouverture du maître de cérémonie, suivi de l’allocution du président du collectif, Yann Ange ASSOUMOU OKOUÉ. Il a remercié les partenaires et le public, avant de rappeler les missions du collectif : « valoriser l’éducation, accompagner l’entrepreneuriat et porter les projets de la jeunesse »et encourager les jeunes à revenir à leurs repères et éviter les débordements sur la toile ». Il a aussi tracé les perspectives et les attentes pour les années à venir.

Le clou de la nuit : un défilé de mode où les jeunes ont mis en avant leur savoir-faire. Pagnes africains, bijoux, perles… tout y est passé pour célébrer l’identité culturelle. La scène s’est ensuite enflammée avec des prestations de chants et de danses qui ont tenu le public en haleine jusqu’au bout.

Entre créations vestimentaires et talents artistiques, les invités repartent avec des souvenirs plein la tête.  » C’était une soirée spéciale, nous les jeunes nous nous réjouissons de ce cadre où nous sommes mis en avant, nous pouvons ainsi montrer de quoi nous sommes capables de faire, notre talent et créativité », s’est réjoui Miss M Ambassadrice du gala. Le message est clair, la jeunesse de Libreville innove et ose. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine pour une nouvelle édition et hisser encore plus haut les talents d’ici.

Gabon : la Société d’énergie et d’eau du Gabon coupe l’eau face à l’intrusion saline à Port-Gentil

La capitale économique est en manque d’eau potable. La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, SEEG, a annoncé lundi 24 août la suspension de la distribution d’eau à Port-Gentil suite à une montée significative de la salinité dans le fleuve Ogooué.

Pour la SEEG, cette perturbation n’est pas une surprise. Elle s’inscrit dans une période saisonnière bien connue. La société avait d’ailleurs prévenu des coupures entre le 1er août et le 30 septembre 2026. Car, la baisse du niveau du fleuve, conjuguée aux grandes marées, favorise la remontée des eaux océaniques et accentue le phénomène.

L’intrusion saline met en danger les installations de Mandorové. Cette eau salée peut gravement altérer la qualité de l’eau captée et endommager les équipements de traitement. Pour protéger les infrastructures et éviter des coûts de réparation élevés, la SEEG a donc préféré interrompre la distribution.

Cet épisode révèle la vulnérabilité du système d’approvisionnement de Port-Gentil. Un phénomène prévisible, mais pour lequel les capacités de captage, de pompage et de traitement restent limitées. Conséquence, toute la population de la ville se retrouve pénalisée.

Face à la récurrence du problème, les observateurs appellent à des solutions durables. Il devient urgent de renforcer les équipements existants et d’explorer des dispositifs pour empêcher l’intrusion saline à l’avenir. L’objectif étant de sécuriser l’accès à l’eau potable pour Port-Gentil même en période d’étiage.