Discours du président Ali Bongo à la 75ème session de l’assemblée générale des Nations Unies

Allocution  du président gabonais d’Ali Bongo Ondimba, à l’ouverture de la 75ème session de l’assemblée générale des Nations Unies, tenue en vidéo conférence.

Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement, Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégation,

Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président,

Permettez-moi à l’entame de mon propos, de vous adresser mes vives félicitations pour votre brillante élection à la Présidence de cette 75ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

J’y vois un témoignage éloquent du rayonnement de la diplomatie de votre pays et la traduction de sa haute considération par la Communauté internationale.

Je puis vous assurer du plein soutien du Gabon tout au long de votre mandat.

Je voudrais saluer le travail accompli par votre prédécesseur le Professeur Tijjani MUHAMMAD-BANDE qui, dans un contexte sanitaire particulièrement difficile, a su mobiliser les efforts de nos États afin de conduire notre agenda.

J’exprime également toute mon appréciation au Secrétaire Général, Monsieur Antonio GUTERRES, pour l’ampleur du travail réalisé dans le renforcement de l’efficacité de notre Organisation et pour son engagement à mettre en œuvre les courageuses réformes structurelles que l’ONU a amorcées.

Monsieur le Président

Le monde est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Nous sommes, en effet, en plein milieu d’une crise sanitaire sans précédent, qui déstructure nos sociétés et dont le bilan affecte chaque Nation.

En effet, la pandémie de la COVID-19 a contribué à amplifier les défis politiques, sécuritaires et socio-économiques auxquels nos États sont régulièrement confrontés.

Aussi devrions-nous tirer les enseignements de cette crise multiforme.

D’emblée, l’un des constats qui s’impose à nous est notre interdépendance face à toute menace contre la chaîne de l’humanité dont nous sommes tous des maillons.

Cela nous rappelle que la seule voie de salut est le multilatéralisme et plus de solidarité internationale.

C’est à l’aune de cette réalité que les Pères Fondateurs de notre Organisation, ont bâti le socle conceptuel de la sécurité collective qui est au cœur de la Charte des Nations Unies.

Une autre évidence qui se dégage de ce contexte de crise, est l’insuffisance d’un cadre normatif pour faire face aux défis globaux qui se posent à notre monde.

Aussi, devrions-nous, nous réinventer et agir plus efficacement pour contenir les menaces transnationales et transfrontalières, à l’instar de la pandémie actuelle.

Au moment où le concert des Nations célèbre les 75 ans d’existence de l’ONU, notre maison commune, nous devons être à la hauteur des valeurs et des idéaux qui ont guidé sa création.

C’est le lieu de se féliciter de l’importante Déclaration adoptée à l’occasion de la Commémoration du 75ème anniversaire de l’ONU.

Celle-ci reflète significativement l’ampleur de la tâche qui nous incombe, et la mesure des engagements à prendre et des actions à entreprendre afin que personne ne soit laissé en marge.

Monsieur le Président

La thématique de nos travaux est d’une portée particulièrement pertinente et opportune. En effet, “L’avenir que nous voulons, l’ONU qu’il nous faut : réaffirmons notre attachement au multilatéralisme” sont des termes forts qui interpellent nos consciences respectives.

En effet, les Nations prises individuellement ne sauraient se mettre à l’abri du dérèglement climatique, des tensions liées à la concurrence des échanges commerciaux, à la montée des inégalités, à la multiplication des attentats terroristes et des actes de criminalité transnationale.

Le monde dans lequel nous vivons, a besoin d’un système multilatéral qui impulse une coopération au bénéfice de tous et à une mutualisation de nos efforts.

A cet égard, la réforme du Conseil de Sécurité de l’ONU qui intègre une représentation équitable en son sein et une amélioration de ses méthodes de travail, se révèle comme une nécessité voire une exigence.

Le Gabon, par ma voix, reste fondamentalement attaché à la position commune africaine, telle qu’exprimée par le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.

Parallèlement à plus de solidarité internationale et à la réforme attendue du Conseil de Sécurité de l’ONU, la revitalisation des travaux de l’Assemblée Générale ainsi que la réforme du Conseil Économique et Social de l’ONU (ECOSOC), doivent également être menées en vue d’impulser une dynamique nouvelle à notre Organisation.

Monsieur le Président,

Les Nations Unies qu’il nous faut, sont également tributaires d’une redéfinition des missions assignées aux Institutions de Brettons Wood, afin d’en faire de véritables moteurs du développement et de la croissance mondiale.

Ces réformes, sont indispensables à l’émergence d’un ordre international plus juste, prônant au mieux les intérêts de tous, car elles impactent la réalisation de plusieurs Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030, y compris la réponse aux légitimes aspirations des Peuples africains contenues dans l’agenda 2063.

Monsieur le Président,

Les Nations Unies ont tout naturellement vocation, à être une réponse des Peuples du monde face aux menaces à leurs aspirations de dignité, de paix et de prospérité.

Les Nations Unies doivent ainsi être la réponse de l’humanité contre la fatalité et l’injustice.

L’exigence d’action pour un système multilatéral plus juste et équitable, a pour corollaire la nécessaire stabilisation des cours des matières premières, qui sont soumises à une spéculation excessive.

Celle-ci est source d’instabilité difficilement compatible avec la prévisibilité des ressources mobilisables, dont nos pays ont tant besoin pour la réalisation de leurs objectifs de développement.

Dans la même dynamique, une justice plus équitable consisterait sans doute, à rétribuer les pays qui disposent de matières premières, le juste prix de leurs ressources naturelles.

L’avenir que nous voulons exige également le respect des engagements souscrits.

C’est le lieu pour moi de rappeler l’urgence de concrétiser ces engagements pris en faveur des pays en développement.

Que ce soit en matière de transfert de technologies « propres » et d’amélioration de l’accès des peuples à l’énergie renouvelable.

Il s’agit pour nous d’accélérer leur passage d’une industrie traditionnelle à consonance polluante à une industrie décarbonée, respectueuse de l’environnement.

Pour le Gabon, celui-ci repose résolument sur un socle constitué de trois piliers : l’amélioration du cadre de vie, la mise en œuvre des projets d’adaptation aux changements climatiques et la préservation de la biodiversité.

Monsieur le Président,

Tout développement ne saurait être durable sans paix, ni sécurité et sans stabilité. Malheureusement, ces fondamentaux continuent à être mis à mal dans plusieurs régions du monde.

Les attaques terroristes récurrentes nous révèlent qu’aucune Nation n’est à l’abri de cette menace pour laquelle notre réponse doit être fondée sur une franche coopération à l’échelle locale, nationale, régionale et globale.

Bien évidemment, le Gabon, par ma voix, solidaire de la Communauté internationale, condamne le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations et apporte son soutien aux pays et aux peuples qui en sont victimes.

Monsieur le Président,

Le prix de l’instabilité conjugué aux effets du terrorisme, des foyers de tension et des déstabilisations multiformes, est particulièrement lourd pour de nombreux pays africains.

En effet, ils se trouvent contraints de consacrer d’importantes ressources à ces phénomènes entretenus, entre autres, par le commerce illicite des armes légères et de petit calibre et le trafic des espèces de faune et de flore sauvages.

Il est évident, pour moi, que dans le combat contre ces sources d’instabilité et de fragilité dans plusieurs régions de notre Continent, une approche globale et solidaire s’impose car

« toute menace contre une Nation constitue tout naturellement une menace contre tous. »

A cet égard, nous demeurons résolument engagés aux côtés des Nations Unies, de l’Union Africaine, comme au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), à œuvrer à la promotion de la stabilité et de la paix dans nos États.

Monsieur le Président,

Au plan régional, j’ai reçu de mes Pairs, le mandat de conduire la Réforme Institutionnelle de la CEEAC, en vue de rendre notre Communauté, plus efficiente afin qu’elle relève les défis pour lesquels elle a été créée, notamment ceux relatifs à l’Intégration Régionale et au Développement.

Le 28 juillet 2020, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC a adopté une nouvelle nomenclature organique plus dynamique et plus opérationnelle, en vue de répondre aux défis majeurs de l’heure, notamment la paix, la sécurité et le développement.

A cet effet, le Traité révisé de la CEEAC est entré en vigueur le 28 août 2020 et la Commission de la CEEAC, nouvel Organe Exécutif de notre Organisation communautaire, a été mise en place le 31 août 2020, à l’issue de la prestation de serment de l’ensemble de ses membres.

Lors de son 17ème Sommet Ordinaire, la CEEAC a également procédé à l’adoption d’un Plan d’action communautaire pour la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies, de la stratégie communautaire en matière de riposte à la COVID-19.

Elle a aussi procédé à l’harmonisation des règles relatives aux télécommunications, aux technologies de l’information et de la communication, à la cyber sécurité et à l’interconnexion transfrontalière.

Monsieur le Président,

Au plan national, le Gabon, à l’instar de nombreux pays, a subi l’impact de la baisse drastique des cours des matières premières, accentué par les effets de la pandémie de la COVID-19. Une situation qui a conduit au ralentissement de son activité économique.

Dans ce contexte, mon pays a poursuivi les réformes engagées, pour résorber les déséquilibres à travers des mesures de relance qui consacrent l’ajustement budgétaire, le développement des infrastructures et la promotion du secteur privé comme leviers de la diversification et de la transformation de notre économie.

Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir des signaux encourageants qui se dégagent de la mise en œuvre de notre Plan de Relance de l’Économie.

En effet, grâce au retour de la croissance impulsée par ces réformes, le Gabon retrouve progressivement des marges de manœuvre.

Celles-ci sont nécessaires au financement des investissements les plus urgents, notamment en matière de Santé, d’Éducation, de Formation, d’Emploi et d’Infrastructures.

Monsieur le Président,

L’inclusion est une préoccupation majeure dans l’orientation politique de mon pays.

C’est toute la portée du programme politique pour « l’égalité des chances », que j’impulse en faveur d’un développement plus juste et équitable, revalorisant les femmes, les jeunes, les personnes les plus vulnérables, afin que personne ne soit laissé en marge du développement de mon pays.

C’est dans cet élan, qu’il m’a été donné de nommer récemment une femme aux fonctions de Premier ministre, Chef du Gouvernement. Ainsi, trois dames de grande valeur, parmi de nombreuses femmes de qualité, occupent désormais de très hautes responsabilités au Sommet de l’État.

C’est le cas notamment à la Cour Constitutionnelle, au Sénat ainsi qu’à la Primature Elles sont d’un apport inestimable à la consolidation de nos acquis démocratiques et de notre marche vers le progrès.

Monsieur le Président,

L’avenir que nous voulons et l’ONU qu’il nous faut resteront des vœux pieux tant que de nombreux peuples et des êtres humains demeureront en proie au fardeau de sanctions iniques et souvent injustes.

Je voudrais, à cet égard, réitérer l’appel solennel pour la levée totale de l’embargo qui frappe Cuba depuis plusieurs décennies pour permettre à ce pays de réaliser les Objectifs de Développement Durable.

Je ne saurais clore mon propos, sans réaffirmer l’attachement du Gabon au multilatéralisme, seule voie dans notre légitime quête d’un avenir en confiance, et dans notre ambition commune de bâtir une Organisation qui fera face aux enjeux complexes du développement durable.

En définitive, une Organisation qui trouve les solutions appropriées et pérennes aux défis et menaces qui se posent à l’humanité.

Je vous remercie.

 

Pêche illicite du thon : le gouvernement va installer des balises dans les chalutiers pour mettre fin

Dans le cadre de l’opération Albacore, le gouvernement gabonais promet d’installer des balises dans les chalutiers pour mettre fin à la pêche illicite du thon.

Biendi Maganga Moussavou Ministre de la Pêche et de l’alimentation, a annoncé au terme de la 5ème édition de l’opération Albacore, que le gouvernement gabonais qui fait face à la piraterie maritime depuis des années comme d’autres pays du Golfe de Guinée, installera les balises dans les navires de pêche pour dit-il mettre fin à la pêche illicite du thon, une ressource halieutique très prisée qui se reproduit en abondance dans les eaux gabonaises.

« La zone économique exclusive ( ZEE 213 km 2) représente un potentiel pour notre économie et l’économie des générations futures. Le gouvernement va imposer cette année l’installation des balises dans les navires de pêche artisanale pour que plus aucun acteur de pêche n’échappe à notre base de surveillance », a annoncé le Ministre de la Pêche et de l’alimentation .

Pour le ministre de la pêche, cette mesure permettra de renforcer le pilier « Gabon bleu du Chef de l’Etat » avec des textes d’application du code de pêche pour mieux préserver l’écosystème marin gabonais. Il sera également question en perspective, la concrétisation de l’industrialisation de la filière pêche qui sera consolidée par la création d’emplois et de richesse dans le pays.

 

 

Le risque d’accidents est grand : les deux plateaux sportifs des PK , un véritable danger pour les athlètes

Les deux plateaux sportifs construits au PK7 en bordure de la route N°1 aménagée en deux fois deux voies, constituent un véritable danger pour les futurs athlètes.

Le risque d’accidents est grand. Les installations construites par l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC), sont situées juste à côté de la voie à grande vitesse.  Une situation qui agace certains riverains.

« Je me demande, s’ils ont bien réfléchi. Si les grumiers et d’autres véhicules poids lourds dérapent vous imaginez les dégâts ? », s’est questionné avec indignation un riverain du Pk7, un quartier à cheval entre le 5ème et le 6ème arrondissement de Libreville.

Lesdits plateaux érigés sur une superficie de 300 m2 permettront aux jeunes de pratiquer le football, le handball, le volley Ball, le tennis, le badminton ou encore le hockey sur gazon.

L’ONDSC a indiqué qu’il est prévu sur ce site du Pk7, une 3ème plateforme, l’aménagement d’équipements de streetworkout, c’est-à-dire, l’ensemble des activités sportives regroupant la gymnastique et la musculation réalisées en plein air. Des travaux annexes seront également poursuivis pour mieux sécuriser et exploiter le site, rassure-t-on.

Source: gabonactu.com

 

BGFIBank mobilise 300 milliards de FCFA pour apurer la dette intérieure de Brazzaville

BGFI Capital, la banque d’affaires du Groupe BGFIBank, structure une opération de 300 milliards de Francs CFA pour l’apurement partiel de la dette intérieure commerciale du Congo Brazzaville via la création du « Club de Brazzaville ».

Le Président Directeur Général du Groupe BGFIBank a effectué au Congo Brazzaville le 19 et 20 septembre 2020, un séjour de travail au cours duquel il est allé faire état, aux plus hautes autorités du pays, de l’avancée de la mission d’arrangeur et de conseil financier qui a été confiée à BGFI Capital, dans le cadre du projet d’apurement partiel de la dette intérieure commerciale du Congo.

Lors de l’audience que le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a accordée au PDG du Groupe BGFIBank, et à laquelle assistaient également le Premier Ministre et les Ministres des Finances et du Budget, Monsieur Henri Claude Oyima a présenté le Groupement d’Intérêt Économique dénommé « Club de Brazzaville ».

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons conclu à la fois avec tous les créanciers de ce club et le ministère en charge des Finances et du Budget pour une enveloppe de trois cents milliards de francs CFA. Ce financement devrait permettre de régler une partie de la dette intérieure du Congo », a expliqué le PDG de BGFI Bankavant d’ajouter qu’ « il ne s’agit pas de financements accordés directement à l’Etat, mais des financements destinés à accompagner les entreprises et permettre de relancer de manière durable et pérenne l’économie du pays.

Il faut noter que cette initiative qui a été conduite par BGFI Capital est une première dans ce pays.

Source : Com BGFIBank

 

Libreville : l’Association Gabon Action a récompensé les meilleurs lauréats du bac 2020

Beau geste, Gabon Action, une Association dirigée par Surya Mbeng, a honoré les meilleurs lauréats du baccalauréat 2020, en offrant, le 20 septembre dernier, 250 000 francs CFA à chacun des cinq élèves ayant obtenu les plus fortes moyennes dans leurs séries respectives.

Deux semaines après la proclamation des résultats du baccalauréat, session 2020, les meilleurs lauréats ont été récompensées par Gabon Action. Le 20 septembre, l’Association a offert la somme de 250 000 francs CFA à chacun des cinq élèves ayant obtenu les plus fortes moyennes dans leurs séries respectives.

On connait les cinq meilleurs bacheliers de la cuvée 2020 : Georges Nerville Magnonga Kamena, 16 ans, inscrit en série B au Collège privé de la Merci, qui a obtenu la mention Bien avec une moyenne de 15,72 ; Honoré Maroga Agbote, 17ans, du Lycée Jean Hilaire Aubame Eyeghe, premier prix dans la série C avec une moyenne de 15,08 ; Jephe Ette Owona du Lycée Paul Emane,18 ans, mention Bien avec une moyenne de 14,58 en série D ; Liza Brunelle Tsagha du Lycée Paul Indjendje Gondjout, 19 ans, mention Bien avec 14 de moyenne en série A1 ; et, en série A2, Jean-Juste Obame Biyoghe du Collège Sainte Marie, 20 ans, qui a obtenu la mention Assez bien avec 13,44 de moyenne.

Outre ces cinq lauréats, Gabon Action a également honoré le plus jeune bachelier de l’histoire du Gabon. Âgé de 14 ans, Nathan-Blaise Mihindu-Mi-Nzambe a reçu une enveloppe de 250 000 francs CFA, un ordinateur portable et une imprimante.

Ce beau geste, selon le président de Gabon action, vise «à récompenser et encourager les élèves pour leurs efforts consentis tout au long de l’année, particulièrement marquée par la crise sanitaire liée à la pandémie de la covid-19».

 

Covid-19 : le taux de prévalence tombe à 5%, le seuil recommandé pour le déconfinement

Estimé à un peu plus de 25% au début de la pandémie au Gabon, le taux de prévalence du Covid-19 est tombé le 18 septembre à 5,9%. Soit, le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le déconfinement qui s’impose, selon l’opinion.

Le gouvernement est-il prêt ? Selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) la prolongation aura un impact néfaste sur l’économie et les ménages.

Les données épidémiologiques de la semaine écoulée sur le Covid-19 montrent à nouveau une tendance à la baisse toujours autour de 0,5%. Le taux de prévalence générale estimé à environ 25% au début de la pandémie dans le pays est passé à 5,9% le 18 septembre. Soit, le seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le déconfinement.

Au mois de juin, le porte-parole du Comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus (Copil) indiquait que l’OMS préconise un taux de prévalence de 5% pour aboutir au déconfinement. Toutefois, ce déconfinement devrait tenir compte de certaines réalités.

En matière de surveillance épidémiologique, sur 3 682 prélèvements effectués le 18 septembre dans 3 provinces, 18 nouveaux cas positifs ont été enregistrés dans 2 provinces. Soit un pourcentage de 0,5%. Au nombre de nouveaux cas, 15 ont été enregistrés dans la province de l’Estuaire sur 3 625 prélèvements effectués à Libreville, et 3 dans celle du Haut-Ogooué sur 9 prélèvements à Franceville. Le Moyen-Ogooué n’a enregistré aucun nouveau cas positif sur 48 prélèvements à Lambaréné.

Concernant la prise en charge, 6 personnes hospitalisées dont 1 patient en réanimation. 21 guérisons ont été confirmées. Soit un total de 7 848 personnes guéries. Au total, sur 147 678 prélèvements effectués depuis le début de la pandémie, 8 696 cas ont été testés positifs dont 7 848 guéris. Soit, 90,2% contre 53 décès.

L’alerte du Pnud ou l’urgence de déconfiner

A quand donc le déconfinement ? La question se pose un peu plus au regard de l’atteinte du seuil recommandé par l’OMS mais aussi au regard du dernier rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), sur l’Impact socio-économique du Covid-19 au Gabon. Selon ce rapport, les impacts économiques et sociaux de la crise sanitaire pourraient être importants, du fait de la baisse du prix et de la production de pétrole liée à la pandémie et des mesures de confinement prises pour limiter la propagation du virus.

«L’ampleur de ces impacts va dépendre de la durée de la crise sanitaire et des mesures de confinement», alerte le Pnud selon qui, la crise sanitaire a bouleversé le marché du pétrole avec une baisse spectaculaire de la demande qui pèse sur le prix du pétrole dont le niveau est au plus bas depuis 17 ans. «Ce confinement oblige beaucoup d’entreprises à ne pas tourner à pleine capacité ou à cesser les activités avec à la clé une baisse de l’offre et de la productivité du travail» note le Pnud.

Le rapport indique que pour mesurer l’impact socio-économique de la pandémie dans ses  dimensions macro-économiques, sectorielles et distributives à l’horizon 2025, des simulations  ont été réalisées avec un modèle d’équilibre général calculable dynamique.

Sur le plan social, l’analyse révèle des effets néfastes sur les revenus, compte tenu des restrictions de travail qui pourraient toucher chaque travailleur quel que soit son statut social. Si les travailleurs du secteur public et des grandes entreprises du secteur privé disposent d’une garantie plus solide en matière de protection de l’emploi et du maintien du salaire, ce n’est pas souvent le cas pour les travailleurs des PME ou du secteur informel. Notamment, ceux touchés par les mesures de confinement (commerce, transport, restauration, hôtellerie…).

Il en serait de même des petits agriculteurs des zones rurales qui verraient se rétrécir leurs débouchés dans les zones urbaines. «Ce contexte défavorable pourrait contribuer à augmenter la pauvreté dont le niveau augmenterait de 3,6 points de % en 2020», précise le Pnud.

Source: gabonreview.com

 

 

Franceville : « le chantier du marché moderne de Potos va reprendre » (Noureddin Bongo Valentin)

Abandonné depuis  le dernier passage de Brice Laccruche Alhianga il y a une année, le futur marché de Franceville a reçu la visite de Noureddin Bongo Valentin qui a promis la reprise imminente des travaux de ce chantier à l’abandon depuis plusieurs mois.

Lors du dernier passage, en août 2019, de Brice Laccruche Alhianga, alors directeur de cabinet du président de la République, les travaux du futur marché moderne étaient censés avoir été réalisés à 85%. La livraison du chantier avait donc été prévue avant la fin de cette année-là. Mais rien ne s’est pas passé comme espéré et le chantier avait été presque aussitôt stoppé.

En visite dans la province du Haut-Ogooué le week-end dernier, Noureddin Bongo Valentin s’est rendu vendredi 18 septembre sur le site où il a constaté l’abandon des travaux. Le Coordinateur général des Affaires présidentielles a toutefois annoncé que ceux-ci «reprendront très rapidement», sans en préciser la date.

Pour le fils et collaborateur du président Ali Bongo, ce marché, présenté comme le futur «centre névralgique de l’activité économique» de la province du Haut-Ogooué, fait désormais partie des outils de la relance économique, principal chantier du gouvernement conduit par Rose Christiane Ossouka Raponda. D’autant que le futur marché devrait permettre d’accueillir plus de commerçants et de créer quelques centaines d’emplois.

 

 

Le Samu social réceptionne un conteneur de médicaments d’une valeur de1 millions d’Euros soit 650 millions de FCFA

Le Samu social gabonais a réceptionné samedi un conteneur rempli des médicaments d’une valeur de 1 millions d’Euros soit environ 650 millions de FCFA, a annoncé Dr Wenceslas Yaba Coordonnateur général de ce service public.

Selon le coordonnateur, ces médicaments, seront distribués gratuitement aux populations défavorisées qui fréquentent les structures du Samu social à Libreville, Port-Gentil, Mouila, Franceville et Oyem. Ils ont été donnés gracieusement par des donateurs français et allemands. Il s’agit des médicaments de première nécessité dont des antalgiques, des antibiotiques et des médicaments pour prendre en charge les hypertendus.

« Chaque mois, c’est comme ça. Nous recevons des grandes quantités de médicaments de nos donateurs. Ces médicaments nous permettent de fonctionner et de donner satisfaction aux populations », a confié à Gabonactu.com le Dr Yaba qui dirige avec beaucoup de maestria ce service public dont le budget de fonctionnement serait très faible par rapport à son omniprésence sur le terrain.

Le Samu social Gabonais fonctionne comme une médicine de proximité. Ses équipes descendent très régulièrement sur le terrain à Libreville et dans toutes les provinces dans le cadre des caravanes médicales destinées à mettre à la disposition des populations rurales des meilleurs spécialistes (pédiatres, stomatologues, gynécologues, ophtalmologue…)

Il sied de rappeler que, le Samu social a pendant le confinement total du pays à cause de la pandémie du Covid-19, fait accoucher près de 400 femmes dans les ambulances ou à domicile avant de convoyer les bébés et leurs mamans dans les structures de santé agréés.

 

Haut-Ogooué : V. Noureddin Bongo s’est entretenu avec le patriarche de la famille présidentielle, Fidel Andjoua Ondimba

Noureddin Bongo Valentin, Coordinateur général des affaires présidentielles en visite dans la province du Haut Ogooué (sud-est), s’est entretenu avec le patriarche de la famille présidentielle, Fidel Andjoua Ondimba.

Sur les réseaux sociaux, on retrouve une photo largement diffusée, mais  cette  photo, n’est pas partagée par Noureddin Bongo Valentin ni tous ses proches qui ont largement commenté son séjour dans cette province.

Difficile donc de confirmer s’il s’agit d’une photo récente où ancienne. Le site d’informations République a titré : « Noureddin Bongo dans le Haut-Ogooué pour obtenir l’accord de « Papa Andjoua » pour sa prise de pouvoir ».

Auparavant, une photo de Papa Andjoua et Junior Denis Bongo Ondimba avait également suscité plusieurs interprétations. Beaucoup d’analystes avaient soutenu que le frère ainé de feu Omar Bongo Ondimba avait donné son onction au fils d’Edith Lucie Bongo Ondimba et Omar Bongo pour briguer le fauteuil présidentiel en 2023.

Les faits et gestes de ce patriarche, maître du « djobi » (puissant rite traditionnel gabonais) sont très scrutés. Personnage centrale de la galaxie Bongo, la parole de Fidel Andjoua Ondimba vaut de l’or.

Pour l’instant, l’on ne sait pas avec exactitude de quoi auraient parlé le grand père et son petit-fils.

 

Gabon : Serge William Akassaga prend les commandes de la commune de Libreville

La maire central de la province de l’Estuaire a un nouveau patron. Par un arrêté du gouverneur, Serge William Akassaga, 1er adjoint de la commune a été désigné pour assurer l’intérim pendant une période  de trois mois.

Le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba a mis fin à la vacance au sein de l’exécutif communal de sa circonscription administrative. Par arrêté 00015/MI/PES/GAB portant constatation de la vacance provisoire du poste de maire, il a désigné le 1er adjoint de la commune pour diriger l’exécutif communal pendant trois mois. La décision intervient 48h après la mise en détention de Léandre Nzue, jusque-là, patron de la mairie. Il est reproché à ce dernier, les faits présumés de détournements de fonds et de blanchiment d’argent.

En attendant l’élection d’un nouveau maire, Serge William Akassaga, 1er adjoint au maire depuis le 3 février 2019 présidera aux destinées de la maire centrale les trois prochains mois.

Avant le prochain conseil municipal, les défis qui attendent le maire intérimaire sont entre autres l’impulsion d’une nouvelle dynamique et être un leader model.

Il est important de préciser que le maire intérimaire ne peut pas excéder une période de 3 mois à la tête de la commune.