Gabon : Oligui Nguema reçoit les vœux des corps diplomatiques et de l’Armée

Le président de la république prend part ce mercredi 07 janvier à la cérémonie de présentation des vœux du Corps diplomatique, des Forces de Défense et de Sécurité, et du personnel de la Présidence de la République.  

 

La cérémonie va débuter par la présentation des vœux du corps diplomatique et sera marquée par un discours du  doyen du corps diplomatique et un discours du chef de l’Etat. Ensuite le président Oligui Nguema va également recevoir les vœux des forces de défenses.

La cérémonie va se poursuivre demain 08 janvier avec la présentation des vœux de l’Administration Centrale. Et le vendredi 9 janvier, avec la presse et le personnel de la présidence de la république.

Ces rencontres traduisent le respect des valeurs républicaines et la volonté partagée de bâtir un Gabon plus uni, plus fort et résolument tourné vers l’avenir.

Gabon : les enseignants maintiennent le mouvement de grève 

Le syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (Synetecpro) et le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) ont décidé de poursuivre le mouvement si la prise en compte de leurs revendications n’est pas effective.

 

Réunis mardi 06 janvier 2026, Le Sena et le Synetecpro ont annoncé que le mouvement de grève lancé depuis le mois de décembre 2025 va se poursuivre jusqu’au 9 janvier. En effet selon les deux syndicats, les différentes revendications n’ont toujours pas de suite ceci malgré leur rencontre avec le ministre par intérim de l’Education Nationale il y a quelques semaines.

Les principales revendications des grévistes tournent autour de la régularisation des situations administratives (recrutements, intégrations, titularisations, avancements automatiques, reclassements après stage); la prime d’éloignement dans les zones rurales reculées; le paiement des rappels solde; le paiement de tous les arriérés de salaires arbitrairement suspendus et enfin la mise en place d’un guichet unique spécial chargé de l’accélération du traitement des situations administratives des agents du secteur Education.

Il faut noter que cette grève entamé par les enseignants et à l’origine de la non reprise des cours dans les établissements scolaires depuis lundi. Les élèves n’ont pas encore reçu d’enseignements depuis leur rentrée des congés des fêtes de fin d’année.

Gabon : deux tradi-praticiens  placés sous mandat de dépôt à la prison de Libreville

Junior Xavier Ndong Ndong président du conseil des rites et traditions du Gabon et Juste Olivier Atsame Ella, ont été arrêté par les services de la Direction Générale des Recherches,  après avoir tenu des propos qui incitent à la haine.

 

Selon les informations, Junior Xavier Ndong, le président des rites et traditions du Gabon, est visé pour des déclarations faites lors d’une conférence de presse. Il avait alors affirmé que « l’armée, le Trésor, la Garde républicaine et la Douane sont accaparés par l’ethnie Téké ». Les enquêteurs estiment que ces propos, ciblant une communauté ethnique, constituent une infraction pénale.

De son côté, Atsame Ella est mis en cause pour des déclarations prononcées lors d’une émission télévisée sur Gabon1ere, où il a déclaré que : «  Le crime rituel n’est pas mauvais, il se tient dans la vérité des lois spirituelles », avant d’ajouter, « si les gens souffrent c’est leur problème ».

Des paroles qualifiées d’« intolérables » par les autorités judiciaires, qui y voient une potentielle apologie d’actes criminels. Selon les enquêteurs de la DGR, les faits reprochés aux deux maîtres spirituels relèvent principalement de la diffusion de fausses nouvelles, de l’atteinte à l’honneur et de menaces de mort.

Ces qualifications pénales pourraient toutefois être retenues, annulées ou requalifiées par le procureur de la République au terme de l’examen du dossier. Ces deux traditionalistes vont répondre de leurs actes devant la loi le 12 janvier 2026. Il faut noter qu’au cours de leurs auditions les deux prévenus ont reconnus leur tort et ont demandé des excuses aux Gabonais.

Gabon: communiqué final du Conseil des ministres du 05 janvier 2026

Oligui Nguema a présidé lundi 05 janvier 2026, le premier conseil des ministres de cette année en présence des ministres récemment nommés.

 

À l’ouverture des travaux, le Président de la République a félicité  les personnalités promues au sein de l’Exécutif le 1er janvier 2026, à  savoir, le Vice-Président de la République, le Vice-Président du  Gouvernement, ainsi que l’ensemble des membres du  Gouvernement, qu’ils soient nouvellement nommés ou reconduits dans  leurs fonctions.

Le Chef de l’État a souligné que ce premier Conseil des  Ministres marque l’entrée en responsabilité pleine et entière de  l’Exécutif de la Vᵉ République. Il a précisé qu’il ne s’agit ni d’un  moment protocolaire, ni d’une formalité administrative, mais bien  d’un acte fondateur de méthode, d’exigence et de responsabilité  collective.

Le Président de la République a rappelé avec force que le peuple  gabonais attend désormais de ses gouvernants des résultats  visibles, mesurables et durables. Il n’attend plus des intentions, des  discours ou des annonces sans suite, mais exige que l’État fonctionne,  décide, exécute et rende compte.

À cet égard, le Chef de l’État a indiqué que le Programme  National de Croissance et de Développement (PNCD) constitue  désormais la boussole exclusive de l’action gouvernementale, en  parfaite cohérence avec son projet de société « Bâtissons l’édifice  nouveau. »

Il a précisé que ces documents ne sauraient être assimilés à des  déclarations d’intention ou à des catalogues de promesses, mais qu’ils  constituent des feuilles de route impératives et opposables,  engageant personnellement et collectivement chaque membre du  Gouvernement dans leur exécution.

Ainsi, le Conseil a écouté avec une attention soutenue le Président  de la République, qui a passé en revue les dossiers et projets prioritaires  relevant de chacun des départements ministériels.

À cette occasion, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de  concentrer l’action gouvernementale sur les problématiques qui  affectent directement le quotidien des Gabonaises et des Gabonais,  notamment le coût et la performance des transports aériens, la sécurité  et la tranquillité publiques, les capacités d’accueil et la qualité du  système éducatif, ainsi que la persistance des difficultés d’accès à l’eau  potable et à l’énergie.

Le Chef de l’État a également rappelé l’importance d’accélérer le  processus de décentralisation afin de rapprocher l’action publique des  citoyens, tout en poursuivant résolument la digitalisation de  l’administration, levier essentiel de modernisation, de transparence et  d’amélioration de la qualité du service public. Il a par ailleurs souligné la  nécessité de lutter avec fermeté contre toutes les formes de corruption,  en particulier dans le secteur judiciaire, afin de restaurer la confiance  des citoyens dans les institutions de la République.

Dans le même esprit, le Chef de l’État a appelé à une reprise en  main effective et stratégique de la gestion des ressources naturelles  nationales, afin que leur exploitation bénéficie prioritairement aux  Gabonaises et aux Gabonais et contribue durablement au  développement économique et social du pays.

Enfin, il a insisté sur l’obligation pour le Gouvernement d’assurer  une prise en charge juste, équitable et ciblée des populations les plus  vulnérables, dans un esprit de solidarité nationale et de justice sociale.

Sur un plan méthodologique, le Président de la République a  indiqué que l’action gouvernementale reposera désormais sur trois  piliers indissociables :

1. Le pilotage stratégique. Chaque ministre est responsable d’un  périmètre clairement défini, d’objectifs précis et de livrables  identifiés. Il ne saurait y avoir ni chevauchement ni dilution des  responsabilités. L’État doit redevenir un État qui pilote, anticipe  et arbitre, et non un État qui subit.

2. La redevabilité. La responsabilité ministérielle ne se mesure pas à  l’activité, mais aux résultats obtenus. Chaque membre du  Gouvernement devra rendre compte, de manière régulière,  factuelle et sans complaisance, de l’exécution des missions qui lui  sont confiées. La redevabilité n’est pas une sanction, mais  une obligation républicaine.

3. La culture des résultats. Le Chef de l’État a appelé à rompre  définitivement avec la culture des moyens, des procédures sans  fin et des délais non tenus. Désormais, l’action publique sera  évaluée à l’aune de son impact réel sur la vie des populations,  sur la production nationale, sur l’emploi et sur la qualité des  services publics.

À cette fin, le Président de la République a exigé, dans chacune  des lettres de mission distribuées aux membres du Gouvernement, la  mise en place d’un dispositif commun, standardisé et non  négociable de pilotage de l’action gouvernementale.

Il a précisé que :

− sous trente (30) jours, chaque ministre devra transmettre  une feuille de route des cent (100) jours, précisant les priorités  immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur  niveau d’exécution, les responsables désignés ainsi que les  résultats attendus ;

− sous soixante (60) jours, chaque ministre devra proposer  un contrat de performance ministériel, assorti d’indicateurs  clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le PNCD  et les engagements présidentiels ;

− de manière périodique, un rapport d’exécution devra être  adressé au Vice-Président de la République et au Vice Président du Gouvernement, afin d’assurer un suivi rigoureux,  interministériel et continu de l’action gouvernementale.

Le Chef de l’État a souligné que ce cadre s’applique à tous,  sans exception.

En conclusion, le Président de la République a indiqué avec clarté  que le temps politique n’est plus celui de l’apprentissage, mais celui 

de l’exécution. Chaque membre du Gouvernement a été choisi pour sa  géo-compétence, son expérience et sa capacité à produire des  résultats.

Il a réaffirmé que l’État gabonais doit redevenir efficace, crédible  et respecté, et a appelé l’ensemble du Gouvernement à faire preuve  du sens élevé de l’État, de discipline collective et d’engagement  personnel, afin que ce Gouvernement incarne, dès à présent, l’autorité,  la méthode et la performance attendues par le peuple gabonais.

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures  individuelles suivantes : 

MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE L’INSTRUCTION  CIVIQUE : 

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Christian LOUEMBET-ONGUELE.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA  COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

− Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la  République Gabonaise près l’Empire du Japon : M. Serge  Thierry MICKOTO CHAVAGNE

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET  DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE  CHERE 

− CABINET DU MINISTRE 

Directeur de Cabinet : M. Jules Bertrand Potier LOEMBE,  Inspecteur des Finances.

− SECRETARIAT GENERAL 

Secrétaire Général : M. Guy Nazaire SAMBA,  Administrateur des Services Économiques et Financiers.

MINISTERE DU PETROLE ET DU GAZ 

DIRECTION GENERALE DE L’AMONT PETROLIER ET GAZIER

Directeur Général : Mme Corinne POSSO RAIVIRE en remplacement  de M. Aristide GNAMAT PASSADI admis à faire valoir ses droits à la  retraite.

Fin.

Gabon : Henri Claude Oyima remplacé au ministère de l’Economie

 Thierry Minko va désormais occuper le poste de ministre de l’Economie d’après la nouvelle composition du gouvernement jeudi 1er janvier 2026.

 

Au Gabon, l’année 2026 débute avec ce remaniement ministériel du président Oligui Nguema qui,  le 1er janvier a acté le  remplacement d’Henri claude Oyima  du ministère de l’Économie, des Finances, du Budget, de la Dette et de la Lutte contre la vie chère, au profit de Thierry Minko, qui secondé par Marc Abégué, nommé ministre délégué au Budget. en effet, sa nomination met  un terme à une période de tensions persistantes autour de la gestion des deniers publics. L’action de l’ancien ministre d’État, par ailleurs PDG du groupe BGFIBank, faisait l’objet de critiques récurrentes.

La loi de finances élaborée sous son autorité était jugée par de nombreux analystes comme technocratique et déconnectée des réalités sociales. Dans un climat marqué par une inflation tenace, l’absence de mesures concrètes pour le pouvoir d’achat et le projet controversé de taxe d’habitation ont cristallisé le mécontentement de l’opinion publique. Au-delà des arbitrages budgétaires, la question de l’exemplarité a pesé de manière décisive dans cet arbitrage présidentiel.

Le cumul des fonctions d’Henri Claude Oyima, à savoir  régulateur de l’économie nationale, président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) et dirigeant de la première banque de la zone CEMAC,  alimentait un débat constant sur d’éventuels conflits d’intérêts. Pour les observateurs, cette dualité devenait incompatible avec l’exigence de restauration des institutions prônée par la présidence.

L’arrivée de Thierry Minko à la tête de ce pôle stratégique marque une volonté de rompre avec la confusion des genres et de replacer l’urgence sociale au cœur de l’État. Notons que, cette désignation intervient dans un contexte de profonde recomposition institutionnelle visant à renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale.

 

Gabon: liste complète des ministres nommés ce jeudi

Le nouveau gouvernement a été composé ce jeudi 1er janvier 2025. Vous trouverez ci-dessous la liste complète des ministres.

 

Vice-Président de la République Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER

Vice-Président du Gouvernement Hermann IMMONGAULT

MINISTRES D’ETAT

Ministre d‘Etat, Ministre des Transports, de la Marine Marchande, Chargé de la Logistique
Ulrich MANFOUMBI MANFOUMBI
Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale
Brigitte ONKANOWA
Ministre d‘Etat, Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction Civique
Camelia NTOUTOUME épse LECLERCQ
MINISTRES

Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Energie
Philippe TONANGOYE
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation
Adrien NGUEMA MBA
Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre
Mays Lloyd MOUISSI
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Chargé de l’Intégration et de la Diaspora
Marie-Edith TASSYLA-YE-DOUMBENENY
Ministre de l’Economie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation
Mark Alexandre DOUMBA
Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Chargé des Droits Humains
Augustin EMANE
Ministre de la Planification et de la Prospective
Louise Pierrette MVONO
Ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions
Jean-François NDONG OBIANG
Ministre du Pétrole et du Gaz
Clotaire KONDJA
Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère
Thierry MINKO
Ministre des Mines et des Ressources Géologiques
Sosthène NGUEMA NGUEMA
Ministre de la Pêche, de la Mer et de l’Economie Bleue
Aimé Martial MASSAMBA
Ministre des Travaux Publics et de la Construction
Edgard MOUKOUMBI
Ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale
Lubin NTOUTOUME
Ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités
Laurence MENGUE ME NZOGHE épse NDONG
Ministre du Travail, du Plein Emploi, du Dialogue Social et de la Formation Professionnelle
Jacqueline ILOGUE épse BIGNOUMBA
Ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune
Maurice ALLOGHO NTOSSUI
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Porte-Parole du Gouvernement
Charles Edgard MOMBO
Ministre de la Santé
Elza AYO épse BIVIGOU
Ministre des Affaires Sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme
Armande Longo épse MOULENGUI
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural
Pacôme KOSSY
Ministre du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes
Zenaba GNINGA CHANING
Ministre du Tourisme Durable et de l’Artisanat
Marcelle IBINGA épse ITSITSA
Ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, chargé de la Vie Associative
Paul Ulrich KESSANY
Ministre de la Communications et des Médias
Germain BIHADJOW
MINISTRE DELEGUE

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé du Budget
Marc ABEGHE

Gabon: vers une réglementation du secteur des jeux du hasard

Le Conseil des ministres a adopté, lundi dernier, plusieurs projets de textes majeurs visant à réorganiser et à renforcer la réglementation du secteur des jeux de divertissement, d’argent et de hasard en République gabonaise.

 

 

Le conseil des ministres a adopté le projet d’ordonnance portant règlement des jeux de divertissement, d’argent et de hasard, ainsi qu’un projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la Gabonaise des Jeux (GDJ). À ces textes s’ajoute un projet de décret portant approbation des statuts de la Gabonaise des Jeux, les projets de statuts de la GDJ, un projet de décret approuvant le cahier des charges d’exploitation des jeux de loterie et de pronostics, ainsi qu’un projet de cahier des charges de la Gabonaise des Jeux.

Pris en application des articles 94 et 99 de la Constitution, ces projets de textes instituent un nouveau cadre juridique destiné à encadrer de manière rigoureuse les activités liées aux jeux de hasard au Gabon. L’objectif de cette réforme est de doter l’État d’un dispositif moderne, cohérent et transparent, capable de renforcer la protection des populations, de garantir l’intégrité et la traçabilité des opérations de jeux.

Elle vise également à améliorer la mobilisation des ressources publiques, afin de contribuer au financement des priorités nationales. Selon le Gouvernement, cette réforme donne désormais à l’État le contrôle total du secteur des jeux de hasard. Elle supprime les anciennes structures, comme la Commission supérieure des jeux de hasard, pour une gouvernance plus unifiée et souveraine du secteur assuré par l’État.

Gabon : Oligui Nguema attendu dans la province de l’Ogooué Lolo

Le chef de l’Etat va effectuer des visites dans plusieurs chantiers de la province ce mardi 30 décembre 2025.

 

Après Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, l’année dernière en  période de fin d’année, le chef de l’Etat va effectuer cette fois ci une visite dans la province de  l’Ogooué-Lolo. Dans le chef-lieu de province, le président de la République devrait effectuer des visites de terrain sur des chantiers jugés prioritaires pour le développement local. Figurent au programme la caserne des sapeurs-pompiers ainsi que le Lycée de l’Excellence.

À Lastoursville, Brice Clotaire Oligui Nguema est également attendu sur des sites stratégiques, dont le commissariat de police et le plateau sportif. Le chef de l’État devrait par ailleurs se rendre aux chutes de Mboungou, situées non loin de Lastoursville. Ce site naturel d’exception, entouré d’une riche biodiversité, se veut un espace d’immersion écologique.

Ce site  offre des possibilités d’excursions en pleine nature, baignade dans des rivières réputées non polluées, mettant en lumière le potentiel écotouristique de la région. Au-delà, le président de la République devrait s’entretenir avec les notables et les populations de l’Ogooué-Lolo afin d’écouter leurs préoccupations et attentes.

Notons que cette visite du chef de l’Etat en cette période de fin d’année, revêt une portée particulière. il faut également rappeler que demain 31 décembre, le chef de l’Etat va s’adresser à la Nation.

Gabon : les agents des Eaux et Forêts réclament 15 mois d’arriérés de salaire

Les agents ont manifesté la semaine dernière leur colère pour dénoncer le non-paiement de cinq trimestres d’arriérés de salaires, soit près de 15 mois d’impayés.

 

Réunis avec le syndicat national des agents des Eaux et Forêts (Synapef),  pour réclamer ce qui est de droit, ces agents dénoncent également la baisse significative de l’enveloppe budgétaire liée à l’application de l’arrêté 43, passée, selon ses chiffres, de 750 millions à moins de 400 millions de francs CFA.  Ils s’interrogent sur le sort de plusieurs équipements acquis ces dernières années, notamment près de 300 ordinateurs dans le cadre du projet Padeg, des véhicules achetés en 2023, ainsi que sur la répartition effective des 3 000 postes budgétaires annoncés par la Présidence de la République.

Face à cette situation, le Synapef lance un appel solennel au chef de l’État afin qu’il intervienne pour rétablir la transparence, assainir la gouvernance et restaurer la crédibilité du ministère des Eaux et Forêts. Indique le président du Synapef, Guy Roger Pambou, qui ajoute que l’objectif n’est pas de bloquer l’institution, mais de contraindre l’administration à renouer avec le dialogue social. C’est pourquoi un service minimum est maintenu afin de ne pas paralyser l’administration.

Le syndicat souligne également que, la grève est maintenue jusqu’à ce que l’administration trouve des solutions à leurs différents problèmes.

Gabon: le gouvernement tient son dernier conseil des ministres de 2025 ce lundi

Le président de la République va présider ce lundi 29 décembre 2025, le Conseil des ministres au Palais de la Rénovation.

 

Il s’agit du dernier conseil des ministres de l’année 2025.  A cet effet, les membres du gouvernement présents sur le territoire national sont conviés à cette rencontre, dont l’ordre du jour n’a pas encore été communiqué.

Toutefois, la réunion pourrait se centrer sur le message de fin d’année du chef de l’Etat et l’occasion pour lui de dire aurevoir aux ministres qui sont restés dans l’équipe après la démission de plusieurs d’entre eux. A la suite de leur élection comme député ou sénateur au terme des élections législatives et locales d’octobre et novembre dernier.

Il faut également noter que jusqu’ici un nouveau gouvernement n’a pas encore été formé après la démission des ministres qui ont été élus députés pour certains  et Sénateurs pour d’autres.

 

 

 

Gabon : qui est Dieudonné Aba’a Owono, nouveau président de la Cour Constitutionnelle

Agé de 60 ans, il a été élu samedi dernier pour un mandat de 8 ans renouvelable une fois.

 

 

Reconnu cette année pour sa bonne gestion dans la gestion du contentieux électoral, notamment dans le cadre du scrutin référendaire, l’élection présidentielle, mais également des élections législatives et sénatoriales, Dieudonné Aba’a Owono a su conduire avec maîtrise, impartialité et efficacité les contentieux électoraux, renforçant ainsi la crédibilité et l’autorité de la Cour Constitutionnelle. Né le 8 novembre 1965 à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, Dieudonné Aba’a Owono effectue ses premiers pas scolaires  à l’école publique d’Ebiane au nord du Gabon puis à l’école publique de la Peyrie à Libreville avant de les parachever à l’école publique d’Ekoumelong, canton Bissok dans le Département du woleu.

Il poursuit ses études de manière exemplaire au Lycée National Léon MBA, où il obtient son baccalauréat série B en 1984.  Il intègre ensuite la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l’Université Omar Bongo ainsi que l’École Nationale de la Magistrature du Gabon où il décroche en 1989 son Diplôme d’Études Judiciaires, marquant ainsi son entrée dans la carrière juridictionnelle.

Admis dans la magistrature en 1989, il entame sa carrière comme Juge du siège au Tribunal de Libreville, avant de gravir méthodiquement les échelons de la hiérarchie judiciaire.  De 1994 à 1999, il exercera d’importantes fonctions du parquet, d’abord comme Procureur de la République adjoint à Libreville, puis comme Procureur de la République aux Tribunaux de Première Instance d’Oyem, de Libreville et de Tchibanga.

En  2000, il consolide son expertise en exerçant successivement comme Juge d’instruction, puis comme Président du Tribunal d’Oyem (2003-2008), où il se distingue par la rigueur.  En 2005, Dieudonné Aba’a Owono accède au grade de Magistrat hors hiérarchie puis est promu commissaire à la loi au Conseil d’Etat. Il est ensuite Commissaire Général adjoint à la loi auprès de ladite juridiction en 2010.

De 2015 à 2018, il est Directeur Général Adjoint du Conseil Gabonais des Chargeurs.   Son parcours se poursuit au sein du Conseil d’État, où il reprend les fonctions de Commissaire Général Adjoint à la Loi entre 2019 et 2022, avant d’être promu Président de Chambre en 2022.  Cependant, de 1996 à 2023, il a assumé les charges de Président de commissions électorales départementales et parfois provinciales sans discontinuer.

Distingué  Chevalier puis Officier dans l’Ordre national du Mérite Gabonais, une reconnaissance de son apport remarquable au service public, le nouveau président va prêter serment ce lundi 29 décembre avec les 8 autres membres de cette juridiction où il est à la tête.

Gabon : un adolescent de 13 ans retrouvé mort dans une fosse

Le nommé Pascal Cameron a été retrouvé mort dans une fosse lundi 22 décembre, non loin de son domicile  après cinq jours de recherche au quartier Nzeng-Ayong.

 

C’est depuis jeudi 18 décembre que le jeune garçon de 13 ans, élève en classe de 4ème au lycée Mohamed Arissani  a disparu. En effet,  il a quitté le domicile familial situé derrière l’hôtel de la CAN, après le terrain de basket, pour se rendre à une boutique à proximité aux environs de 19h et n’est plus jamais retourné à la maison.

Sa famille inquiète avait lancé des avis de recherche avec l’espoir de le retrouver en vie. Selon des sources concordantes, trois suspects auraient été interpellés dans le cadre de cette affaire. Toutefois, aucune communication officielle n’est venue confirmer leur implication ou donner une piste sur la localisation du jeune garçon.

Son corps sans vie retrouver dans une fosse suscite de nombreuses interrogations vis-à-vis de ses parents, et des habitants qui se demandent s’il s’agit d’un crime rituel, comment l’enfant s’est retrouvé dans la fosse, que s’est-il réellement passé ? Autant de questions que seule la police pourra apporter plus de précision.

Gabon : Oligui Nguema visite de nombreuses infrastructures dans le Woleu Ntem

En séjour privé à Oyem, le chef de l’Etat a effectué, ce dimanche, une visite d’inspections de  plusieurs projets de développement destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations locales.

 

 

Dès son arrivée dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem, le Chef de l’État s’est rendu sur le site du quartier Rond-point, destiné à accueillir la construction d’un hôtel moderne, d’un centre commercial, d’un grand restaurant, ainsi que d’autres infrastructures à vocation économique et sociale. Ces projets visent à renforcer l’attractivité de la ville et à stimuler la création d’emplois.

La visite présidentielle s’est poursuivie sur le site de la future agglomération dénommée Oliguiville, où la réalisation d’un parc d’attraction moderne est envisagée. Ce projet, actuellement en phase de concrétisation, enregistre déjà ses premiers investissements, matérialisés par l’émergence des premières constructions.  Le Chef de l’État a également visité plusieurs chantiers structurants dans le village de Nkoum Yenguign, situé à 17 kilomètres d’Oyem.

Ces infrastructures comprennent notamment un tronçon routier en cours de bitumage, un complexe scolaire, une église, une salle des fêtes ainsi qu’une station-service, contribuant ainsi au désenclavement de la localité et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

Communiqué final du Conseil des Ministres du 18 décembre 2025

Le Président de la République a présidé jeudi 18  décembre 2025, le Conseil des Ministres au palais de Rénovation.

 

Ouvrant les travaux, le Conseil a pris acte, avec une attention soutenue, des rappels du Président de la République relatifs à l’achèvement de la Transition, désormais engagée dans sa phase terminale. La mise en place du Bureau du Sénat, le mercredi 18 décembre 2025, puis, dans les prochains jours, celle du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), de la Cour constitutionnelle et du futur gouvernement viendront parachever ce processus et consacrer le retour du Gabon à la pleine normalité constitutionnelle, fondée sur des institutions républicaines régulières, l’équilibre des pouvoirs et la continuité de l’État. Ce moment charnière, au-delà de sa portée procédurale, appelle un devoir collectif de lucidité et de responsabilité, en mémoire du chemin parcouru, des épreuves traversées et des sacrifices consentis pour préserver l’unité nationale et la stabilité de l’État.

Revenant sur la Taxe forfaitaire d’habitation, le Chef de l’État a prévenu sur  les risques de fraude et de contournement, notamment via les trafics de  compteurs, qui menacent son assiette. En conséquence, il a instruit les ministres  concernés ainsi que les opérateurs du secteur de déployer des mécanismes  renforcés de contrôle, de prévention et de dissuasion. Cette réforme,  essentielle pour élargir la base contributive et assurer l’équité territoriale, requiert  un encadrement administratif rigoureux, transparent et socialement responsable  pour atteindre ses objectifs.

Il a également souhaité, voire exigé, sur la mise en place de mécanismes  clairs, transparents et traçables d’affectation des ressources issues de cette  taxe, afin de garantir aux populations que les fonds collectés sont  effectivement consacrés à l’amélioration de leur bien-être et des services  publics de proximité. 

Sur le plan économique et financier, dans le cadre des échanges avec le  FMI, le Président de la République a exigé la publication intégrale de toutes les  conventions minières et l’audit exhaustif de celles conclues sur la période  2010-2024. Cette double mesure vise à renforcer la transparence, la redevabilité  et l’équité du secteur.

Le Conseil a par ailleurs instauré le principe systématique de la prise de  participation de l’État au capital, au moins 10%, de toute nouvelle société  minière s’installant sur le territoire, garantissant ainsi le respect des intérêts  stratégiques nationaux et une juste rétribution des ressources.

Toujours dans le cadre de la reprise en main des secteurs à fort enjeu  économique et social, le Conseil a réaffirmé l’orientation irréversible de l’État vers  la gabonisation des activités stratégiques. C’est ainsi que le Président de la  République a instruit les ministères concernés de proposer un plan pour une  gabonisation progressive des activités de revente du ciment, secteur  actuellement contrôlé à 95 % par des non-nationaux, tout en garantissant  l’accessibilité du produit et la maîtrise de son prix.

Dans la même dynamique, le Président de la République a annoncé la  prochaine réappropriation par l’État du secteur des jeux de hasard via un  opérateur public. Ce choix souverain, guidé par l’intérêt national, permettra de  capter et de rediriger des recettes aujourd’hui insuffisamment maîtrisées, tout en  encadrant strictement un secteur aux risques sociaux élevés.

Cette réforme générera d’importantes externalités positives : les recettes  seront affectées à des politiques publiques sociales et éducatives, tout en  renforçant la protection des populations, la sécurité économique et la création  d’emplois nationaux. Elle transforme ainsi un enjeu régulatoire en levier de  développement au service du bien-être collectif.

Le Conseil a rappelé que la digitalisation de l’administration constitue une  orientation irréversible et un levier central de modernisation de l’État, de  correction des dysfonctionnements et d’amélioration des services publics. 

À cet effet, le Président de la République a souligné que la priorité doit  être donnée, pour les prochains mois, à la digitalisation des services publics à  fort impact : archives administratives, modes de paiement, collecte électronique  des impôts et recettes publiques, état civil intégralement dématérialisé,  délivrance des permis et licences, traçabilité des flux commerciaux et portuaires,  ainsi qu’à la modernisation numérique des secteurs sanitaire et des transports.  Cette transformation devra également intégrer les collectivités locales et  connecter les centres universitaires au réseau rénové de l’administration, afin de  garantir une action publique cohérente, équitable et tournée vers l’économie du  savoir.

Enfin, le Conseil a pris acte des mesures annoncées par le Gouvernement  des États-Unis d’Amérique le 16 décembre 2025, relatives à l’instauration de  nouvelles restrictions partielles et de limitations d’entrée concernant certains  États, dont le Gabon. 

Conformément aux usages et au principe de réciprocité qui encadrent les  relations diplomatiques et consulaires entre États souverains, le Conseil a décidé du réajustement des conditions d’entrée sur le territoire national applicables  aux ressortissants américains, dans le strict respect des dispositions nationales  en vigueur et en cohérence avec les nouvelles modalités arrêtées par la partie  américaine.

Dans le même temps, et soucieux de préserver la qualité des relations  historiques d’amitié, de dialogue et de coopération qui lient le Gabon et les États Unis d’Amérique, le Conseil a réaffirmé sa disponibilité à maintenir un échange  constructif et à œuvrer, dans un esprit de respect mutuel, au renforcement  des partenariats bilatéraux au bénéfice des deux peuples. 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES  PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE 

– Projet de décret portant attributions, composition, organisation et  fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation Financière. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 87 du  Règlement n° 02/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024 portant prévention  et répression du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme et de  la prolifération en Afrique Centrale, porte attributions, composition,  réorganisation et fonctionnement de l’Agence Nationale d’Investigation  Financière.

L’Agence Nationale d’Investigation Financière, en abrégée « ANIF » dotée  de l’autonomie financière et d’un pouvoir de décision autonome sur les matières  relevant de sa compétence, a pour mission de traiter et transmettre des

informations en vue de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le  financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Les membres composants cette Agence sont désignés par les  administrations dont ils relèvent, notamment :

– un haut fonctionnaire détaché par le Ministère en charge des Finances ; – un Magistrat spécialisé dans les questions financières ;

– un haut fonctionnaire de l’Administration des Douanes spécialisé dans les  enquêtes économiques et financières.

Ainsi, pour son fonctionnement l’ANIF comprend :

– les services d’appui ;

– les départements.

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET  DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Franceville ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole de Mouila ; 

– Projet de loi portant création, attributions et organisation de l’Institut  de Formation des Professeurs d’Ecole d’Oyem. 

Les projets de loi susmentionnés sont pris en application des dispositions  de l’article 95 de la Constitution, des articles 74 et 75 de la loi n° 21/2011 du 14  février 2012 portant orientation générale de l’Éducation, de la Formation et de la  Recherche, ainsi que de l’article 41 de la loi n° 020/2005 du 3 janvier 2006 fixant  les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État.

Ces projets de loi créent des Instituts de Formation des Professeurs dans  trois (3) chefs-lieux de province et définissent le cadre légal et réglementaire qui  régira la formation des enseignants de l’enseignement pré-primaire et primaire,  afin de répondre aux conclusions relatives à la formation contenues dans le  Rapport du Dialogue National Inclusif.

Placés sous la tutelle du Ministère de l’Éducation Nationale, ces Instituts  sont considérés comme des établissements publics à caractère professionnel,  dotés d’une autonomie pédagogique, administrative et financière.

Pour leur fonctionnement, ils disposent de :

− un Conseil d’Administration ;

− une Direction Générale ;

− une Agence Comptable ;

− un Conseil d’Établissement ;

− un Conseil Scientifique ;

− un Conseil de Classe ;

− un Conseil de Discipline.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

– Projet de décret portant suppression du Haut-Commissariat chargé du  projet Belinga. 

La suppression visée par le présent projet de décret s’inscrit dans le cadre  du transfert des anciennes attributions du Haut-Commissariat vers les ministères  compétents : le Ministère des Mines pour la coordination et le suivi des activités  minières, le Ministère des Transports pour les infrastructures ferroviaires et  portuaires, et le Ministère de l’Énergie pour les infrastructures énergétiques.

Le texte prévoit également le transfert à l’État, par l’intermédiaire des  ministères concernés, des biens, droits, obligations, archives et engagements  contractuels du Haut-Commissariat.

Cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, à clarifier les  responsabilités, à simplifier les procédures administratives et à optimiser  l’utilisation des ressources publiques, tout en garantissant la continuité et  l’efficacité de l’action de l’État dans la conduite du projet Belinga.

– Projet de décret instituant une Task-force présidentielle pour le  développement de la Mine de Belinga. 

Placée sous l’autorité directe du Président de la République, cette structure  spéciale, administration chargée d’une mission temporaire et interministérielle,  est chargée du pilotage stratégique, de la coordination et du suivi du  développement de la mine de fer de Belinga ainsi que des infrastructures associées, notamment le port minéralier de Kobe-Kobe, le chemin de fer Belinga– Kobe-Kobe et les centrales hydroélectriques.

Elle dispose d’un pouvoir de coordination sur l’ensemble des  administrations et entités publiques concernées et assure la cohérence entre les  volets minier, industriel, logistique, énergétique, environnemental et social du  projet. Elle supervise les études techniques et économiques, veille au respect des  normes environnementales et sociales, assure l’interface avec les partenaires  financiers et investisseurs, et favorise le développement local par la formation,  l’emploi et le transfert de compétences.

Composée d’un Coordonnateur général, d’un adjoint, de représentants de  la Présidence et des ministères concernés, ainsi que d’experts, elle dispose d’un  Secrétariat technique permanent et peut créer des commissions spécialisées. Les  administrations publiques et entreprises publiques sont tenues de lui apporter  pleine collaboration.

Ce service public de mission rend compte directement au Président de la  République par des rapports trimestriels et annuels et dispose des moyens  financiers, matériels et humains nécessaires à sa mission.

Sa durée est fixée à cinq ans, renouvelable une fois, ou jusqu’à l’atteinte  complète des objectifs stratégiques assignés.

MININSTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de la zone  du Port de Kobe-Kobe ; 

Le présent projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de  la zone portuaire a pour objectif de doter le Gabon d’un port en eau profonde et  d’une plateforme logistique moderne, constituant une infrastructure stratégique  pour soutenir la politique nationale de transformation locale, de  réindustrialisation et de souveraineté économique.

Il vise également à sécuriser le foncier, à réaliser des infrastructures  portuaires, industrielles, énergétiques et logistiques d’intérêt général, à offrir un cadre juridique favorable et attractif pour les investissements publics et privés, et  à positionner le Gabon comme un hub portuaire et industriel de référence en  Afrique centrale.

– Projet de décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) d’une  parcelle dans la commune de Mouila. 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61  du 10 mai 1961 réglementant l’expropriation pour cause d’utilité publique et  instituant des servitudes pour l’exécution des travaux publics vise l’occupation par  l’Etat des parcelles, n° 17, 18, 20, 21 et 22 correspondant respectivement à une  superficie d’environ 1654 m² et 1325 m², section J du plan cadastral de la  Commune de Mouila en vue de la construction du siège local de la Banque des  Etats de l’Afrique Centrale et de plusieurs annexes.

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et  fonctionnement de la commission Nationale d’Affectation des Terres,  des Espaces Fluviaux et Maritimes. 

Le présent décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la  Constitution, a pour objet d’actualiser le cadre juridique institué par le décret  n° 00212/PR/MEPPDD du 21 juillet 2017.

Il redéfinit les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la  Commission Nationale d’Affectation des Terres, des Espaces Fluviaux et  Maritimes, en abrégé CNATEFM.

La Commission a pour mission d’élaborer le Plan National d’Affectation des  Terres, des Espaces Fluviaux et Maritimes et d’en assurer le suivi de mise en  œuvre.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

– Projet de Décret portant attributions et réorganisation de la Direction  Générale de l’Économie Numérique. 

Pris en application des dispositions de la loi n° 20/2005 du 3 janvier 2006,  fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État,  ainsi que de ses textes subséquents, chaque service de l’État est créé ou  réorganisé afin de disposer d’un texte spécifique définissant ses attributions et  son organisation.

La Direction Générale de l’Économie Numérique est chargée d’élaborer et  de veiller à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière  d’économie numérique, de télécommunications et de nouvelles technologies de  l’information, en concertation avec les autres administrations concernées.

– Projet de Décret portant création, attributions et organisation de la  Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et de la Cyber sécurité. 

La Direction Générale du Développement des Infrastructures Numériques et  de la Cybersécurité (DGDINC), compétente notamment en matière de suivi du  spectre des fréquences et des radiocommunications aux niveaux national et  international, est placée sous l’autorité d’un Directeur Général, assisté d’un  Directeur Général Adjoint. Tous deux sont nommés par décret pris en Conseil des  Ministres, sur proposition du ministre en charge du département, parmi les  agents publics permanents de première catégorie justifiant d’une expérience  professionnelle d’au moins dix ans dans les domaines relevant des attributions de  la Direction Générale.

Elle comprend :

– la Direction de la Stratégie et de la Planification ;

– la Direction des Infrastructures Numériques ;

– la Direction de la Cybersécurité et de la Normalisation.

POLITIQUE GENERALE 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil des Ministres a pris acte du démarrage effectif des activités du  Contrôle Général d’État, et ce, conformément aux très hautes instructions du  Chef de l’État et des dispositions de l’ordonnance n°001/PR/2023 du 29  septembre 2023 ratifié par la loi n°004/2023 du 31 janvier 2024.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION CHARGE  DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA 

Au terme de la présentation du Ministre, et fort du retour du Gabon dans  l’Union Africaine (UA), le Conseil des Ministres, a marqué son approbation pour la  candidature du Gabon, pour un mandat de deux (02) ans (2026-2028), au sein du  Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.

Par ailleurs, le Conseil a également donné son accord aux demandes  d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après :

– Monsieur Bjorn KLOUMAN BEKKEN, en qualité d’Ambassadeur  Extraordinaire et Plénipotentiaire du Royaume de Norvège près la  République Gabonaise avec résidence à Kinshasa ;

– Monsieur Léo TREMBLEY, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et  Plénipotentiaire de la Confédération Suisse près la République Gabonaise,  avec résidence à Kinshasa.

Le Conseil a également pris connaissance de la note relative à la dégradation  rapide de la situation humanitaire des réfugiés congolais (RDC) au Burundi,  consécutive à l’intensification des violences dans l’Est de la République  Démocratique du Congo (RDC).

Cette crise, marquée par un afflux massif de populations civiles, touche  principalement des femmes et des enfants vivant dans des conditions de  précarité extrême, avec de graves déficits en abris, alimentation, santé et services  de base.

Le Gouvernement a été sensibilisé à l’urgence humanitaire et à l’appel à la  solidarité régionale et internationale lancé par la CEEAC, afin d’éviter une  aggravation de cette crise aux conséquences sécuritaires et humanitaires  majeures.

MINISTERE DE LA SANTE 

Suite à la présentation du Ministre, le Conseil a marqué son accord pour la mise  en œuvre du plan d’urgence, ainsi que pour l’intégration d’une action visant  l’élargissement et la mise à niveau de la voie d’accès au Centre Hospitalier  Régional Estuaire–Melen (CHREM) et au Centre National de Santé Mentale  (CNSM), à la suite du sinistre survenu le lundi 15 décembre 2025.

MINISTERE DES MINES ET DES RESSOURCES GEOLOGIQUES 

Le Conseil a validé le projet relatif à l’ensemble des engagements de l’État pour la mise en œuvre du projet minier de Belinga et des infrastructures  connexes.

En effet, ledit projet constitue un levier stratégique majeur pour  l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et le  développement économique durable de la République Gabonaise.

MINISTERE DE L’ECONOMIE NUMERIQUE, DE LA DIGITALISATION ET DE  L’INNOVATION 

Le Conseil des Ministres s’est félicités des avancées des décisions relatives  au renforcement de la coopération sous-régionale en matière de gestion et  d’utilisation rationnelle des fréquences radioélectriques avec ses pays limitrophes  conformément aux dispositions règlementaires nationales et au règlement des  communications de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Le Conseil a également marqué son accord à la demande d’autorisation  pour le déploiement du plan d’action relatif à la mise en œuvre du Registre Social  Unique (RSU) ce conformément à l’ordonnance n°0006/PR/2025 du 12 août 2025  portant digitalisation des caisses de prestations et de prévoyance sociale.

le Conseil a pris note de l’opérationnalisation des trois programmes  structurants MADIGIPAIE, Ecoles connectées et Wifi à Bord du train SETRAG  destinées à accélérer la transformation numérique du pays au bénéfice de  l’économie, de l’éducation et de l’amélioration concrète des conditions de vie des  populations.

De même, dans le cadre du renforcement de la coopération régionale, le  Conseil a approuvé la signature et la mise en service des trois accords historiques  et stratégiques avec la République de Guinée Equatorial marquant une avancée  majeure dans l’intégration numérique entre les deux pays.

– Le premier accord porte sur la suppression des frais d’itinérance (roaming) ; – Le deuxième a permis la suppression des interférences sur les réseaux de télécommunications dans la zone frontalière entre Oyem et Mongomo ; – Enfin, le troisième à permis au Gabon et la Guinée Equatorial de procéder à l’interconnexion de leurs réseaux de fibre optique.

MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT, DU COMMERCE ET DES PME/PMI 

Le Conseil a suivi avec attention la présentation du plan triennal de  développement et de promotion de l’Économie Sociale et Solidaire, conçu  comme une stratégie structurante visant à renforcer ce secteur afin de contribuer  à l’inclusion sociale, à la création d’emplois et de richesse.

Ce plan ambitionne ainsi de poser les fondements d’une politique publique  cohérente en faveur de l’Économie Sociale et Solidaire, adaptée aux réalités  socio-économiques nationales.

Enfin, s’agissant des mesures individuelles, le Conseil a pris les décisions  suivantes : 

MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DU RENFORCEMENT DE  CAPCITES  

CABINET DU MINISTRE 

Il est mis fin aux fonctions des membres du Cabinet du Ministre.

En outre, les responsables administratifs ci-après désignés sont suspendus de  leurs fonctions jusqu’à nouvel ordre :

– Colonel Jonas SAMBI, Secrétaire Général ;

– M. Elie Christian AGHOMA-MOLOMBO, Secrétaire Général Adjoint ;

– Mme Edith KOMBILA, Directeur Général de la Fonction Publique ; – M. Jean MABICKA, Directeur Central des Archives et de la Documentation ; – M. Jacques ADA, Directeur de la Gestion des Personnels et du Contentieux  ;

– Mme Zeinabou MBOUROUBAépouse ALARA, Directeur du Recrutement  ;

– Mme Teclaire MEKUI OWONO, Directeur Central de la Communication.

Le Ministre de la Fonction Publique est chargé de veiller, pour ce qui le concerne,  à l’application de la présente décision ainsi qu’à celle des mesures relatives aux  intérims, afin d’assurer la continuité du service.

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU  CADASTRE 

Province du Woleu-Ntem 

– M. Soumaré KOMBILA, Chef de Service de l’Urbanisme à la Direction  Provinciale du Cadastre, de l’Urbanisme et de l’Habitat, est suspendu de ses  fonctions jusqu’à nouvel ordre.

Le Gouverneur et le Directeur Provincial du Cadastre, de l’Urbanisme et de  l’Habitat sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de veiller à l’application de la  présente décision.

 

 

Gabon: les sociétés de sécurité privées invitées à se conformer

Le ministre de l’intérieur Hermann Immongault a invité les sociétés qui exercent dans le domaine de sécurité privée à se faire identifier auprès des services de son département ministériel du 17 au 31 décembre 2025.

 

 

Le communiqué du ministre précise que, les postulants devront se munir d’une demande d’autorisation d’exercer adressée au ministre en charge de l’Intérieur ; une copie légalisée de la carte nationale d’identité ou du passeport du gérant, en cours de validité ; un extrait de casier judiciaire datant de moins de trois mois ; les justificatifs attestant de la nationalité gabonaise pour les personnes physiques, ou prouvant que la société est de droit gabonais pour les personnes morales.

 

Le dossier devra également comporter les pièces attestant que le capital social est détenu majoritairement par des nationaux, en cas de demande introduite par une personne morale, ainsi que les justificatifs de la capacité financière et technique nécessaires à l’exercice des activités de sécurité privée. Un certificat de résidence attestant que le demandeur réside au Gabon de manière ininterrompue depuis au moins cinq (5) ans est également exigé.ils devront également ajouter la liste des associés et responsables de la société, celle du personnel employé, l’inventaire des équipements de sécurité ainsi que des armes utilisées ou à acquérir. Pour les sociétés sollicitant un renouvellement, une copie des autorisations d’exercer antérieures devra être fournie.

Gabon: les ministres élus Sénateurs déposent leur démission

Les lettres de démission ont été déposées auprès du chez de l’État Oligui Nguema mardi 16 décembre 2025.

 

 

Il s’agit des ministre M. Pascal Ogowet Siffon et de Mme Élodie Diane Fouefoué, épouse Sandjoh, précédemment respectivement ministre du Tourisme et de l’Artisanat, et ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, élus sénateurs à l’issue des élections de novembre dernier.

En effet, ces démissions interviennent conformément aux dispositions de l’article 73 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions de membre du Gouvernement et l’exercice d’un mandat parlementaire.

Gabon : le Wifi désormais gratuit à bord des wagons

L’annonce a été faite par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba dimanche 14 décembre 2025.

 

Dès le 23 décembre 2025, le Wi-Fi sera gratuit à bord des wagons. Cela a été annoncé en marge du séminaire gouvernemental placé sous le thème « Performance de l’action publique, efficacité budgétaire et redevabilité ».

 

Selon le ministre, cette  mesure se fera en partenariat avec la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag).

 

Il faut noter que, cette mesure  vise à améliorer le confort des usagers et à renforcer l’attractivité du transport ferroviaire.

 

 

Gabon : une fille de 17 ans interpelée après la mort d’un quadragénaire à Bakoumba

La jeune fille a été placée à garde à vue mardi dernier, après la découverte du corps sans vie d’un homme de 46 ans le nommé Privat Bidamba avec qui elle séjournait depuis le vendredi 5 décembre 2025.

 

Selon les informations recueillies, sur le site de l’Union,  le quadragénaire serait arrivé à Bakoumba chef-lieu du département de la Lékoko pour passer le week-end en compagnie de sa petite amie, une certaine N.P.I., âgée de 17 ans. Sauf qu’il trouvera la mort dans des circonstances encore inconnues. Alertée, la brigade de gendarmerie de Bakoumba va immédiatement se rendre sur les lieux pour les premières constatations.

Surplace, la seule personne présente au moment des faits, la jeune fille de 17 ans qui sera donc interpellée et placée en garde à vue pour les nécessités de l’enquête ouverte sur instructions du procureur de la République de Franceville.

Cependant, le corps du défunt a été transporté vers une maison de pompes funèbres du chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, pour des examens approfondis afin d’obtenir amples informations sur les circonstances de son décès.

 

Gabon : le  Mvet Oyeng  inscrit dans le patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Art musical et savoir-faire de la communauté Ekang (Fang), a été inscrit ce mercredi à la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

 

Porté par le Gabon, en collaboration avec le Cameroun et le Congo, ce projet met en lumière un art qui incarne les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales et rituelles, ainsi que les événements festifs qui rythment la vie communautaire. Le Mvet Oyeng n’est pas seulement un instrument ou un chant : il constitue un héritage vivant transmettant l’histoire, la sagesse et les valeurs des anciens.  Le site web officiel de l’UNESCO donne encore plus de détail sur cet art: « Le Mvet Oyeng est une tradition culturelle pratiquée par la communauté Ekang.

Il consiste à chanter une série de récits épiques, accompagnés de danses et d’un instrument à cordes traditionnel. Le public participe activement à la représentation en jouant des baguettes ou en tapant des mains, en chantant et en dialoguant avec le conteur. Le terme « Mvet Oyeng » désigne à la fois les récits, le conteur, l’instrument et le musicien. Il existe deux formes de Mvet Oyeng : sacrée et populaire.

La forme sacrée est utilisée lors d’événements importants et suit un processus d’initiation strict pour la transmission, tandis que la forme populaire est plus souple et exécutée lors de célébrations publiques et de spectacles modernes.« . On note également l’inscription du Guruna sur cette liste de sauvegarde. Le Guruna est une retraite culturelle qui fait office d’école de la vie pour les membres de la communauté Massa, située des deux côtés de la rivière Logone au Tchad et au Cameroun.

Notons qu’il s’agit Il s’agit du premier élément culturel gabonais inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Gabon : reprise des paiements des indemnités de maternité et des allocations de pension vieillesse

L’annonce a été faite au cours du rencontre entre le chef de l’Etat Oligui Nguema et Olivier Rebienot Pellegrin, Directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, conduit par Madame Nadine Anato, Ministre des Affaires sociales et de l’Inclusion.

 

 

L’audience de ce mercredi a été consacrée à l’examen de la reprise du paiement de plusieurs prestations sociales, notamment les indemnités de maternité et les allocations de pension vieillesse, au bénéfice des assurés en attente depuis plusieurs années. Suspendu depuis 2017, le paiement de ces prestations sociales est désormais rétabli.

Le Directeur général de la CNSS a présenté au Chef de l’État un point détaillé sur l’état d’avancement des indemnisations ainsi que sur les progrès enregistrés depuis la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante, sous l’impulsion du Gouvernement.

Notons que, cette avancée majeure apporte un soulagement concret à de nombreuses familles et traduit la volonté du Président de la République de renforcer un système de sécurité sociale plus juste, plus efficace et pleinement orienté vers la protection des Gabonais.

Mouvement d’humeur des agents de Trans’urb : la DG annonce des mesures correctives

La direction générale de Trans’urb a dans un communiqué apporté quelques mesures dans l’optique d’apaiser les tensions observées dans la société depuis quelques jours.

 

Dans son communiqué, la DG de Trans’urb a reconnu les faits reprochés par les agents et  assure traiter les revendications « avec rigueur et transparence ».  La DG a annoncé que concernant les congés de la période de 2020-2021,  une régularisation est enclenchée.  .  Une liste officielle des ayants droit a été finalisée et les paiements ont déjà débuté, sous contrôle de l’Inspection du travail dans le cadre de la requalification des contrats. « Les paiements se poursuivront de manière progressive », assure la direction.

Pour ce qui est du salaire de novembre et décembre 2025, dont la date butoir du 5 décembre n’a pas été respectée. Trans’Urb affirme être en « discussions avancées » avec les administrations compétentes, précisant que les fonds sont en attente et que les paiements seront effectués « dès leur réception ».  Une formulation qui confirme l’existence d’une tension de trésorerie préoccupante, alors que l’entreprise est censée garantir la continuité du service public.

S’agissant des cotisations sociales, anciennetés et  primes,  la société  reconnaît également, des retards persistants de cotisations CNSS et CNAMGS, liés à « une insuffisance de ressources financières », des erreurs d’ancienneté dues aux anciens contrats de prestation et à l’absence de suivi administratif en 2020-2021 et l’absence de trace administrative d’une prime COVID généralisée, une vérification complémentaire étant encore en cours.  Elle promet à cet effet,  un plan de régularisation avec les organismes sociaux et invite les agents à se rapprocher des ressources humaines munis de leurs anciens contrats pour correction.

Pour finir, la Direction la direction annonce plusieurs mesures structurelles, la mise en place de réunions régulières avec les représentants du personnel, le renforcement du plan de communication interne pour lutter contre les rumeurs et l’engagement d’un dialogue social structuré durant la fusion Trans’Urb – Sogatra.  Elle insiste sur la nécessité de « restaurer un climat de travail serein » et de « garantir la continuité du service public de transport ». Et appelle à la collaboration de tous « pour traverser cette période de transition », reconnaissant implicitement que la fusion, les arriérés et la précarité financière sont autant de facteurs susceptibles de déstabiliser l’entreprise.

 

Gabon-Taxe forfaitaire d’habitation : voici les tarifs applicables dès 2026

La Direction Générale des impôts a publié les tarifs qui sont fixés en fonction des zones géographiques et catégories de contribuables.

 

Selon un communiqué officiel de la DGI relayé sur le site de  l’Agence Gabonaise de Presse, ces tarifs sont fixés en fonction des zones géographiques et des catégories de contribuables.  Dans la zone 1, qui couvre le centre-ville et les quartiers à forte densité économique ou administrative, le montant de la taxe est fixé à 30 000 francs CFA. La zone 2, regroupant les périphéries immédiates et les zones résidentielles cadastrées, est soumise à un tarif de 20 000 francs CFA.

Pour la zone 3, comprenant les zones en cours d’aménagement, faiblement équipées ou desservies, la taxe s’élève à 10 000 francs CFA. La zone 4, qui concerne les zones non aménagées et les zones rurales, est soumise à un tarif de 1 000 francs CFA.  S’agissant des entreprises industrielles et commerciales installées dans la province de l’Estuaire, le tarif est fixé à 50 000 francs CFA. Pour celles implantées dans les chefs-lieux de province, hors Estuaire, le montant est de 20 000 francs CFA.  Les PME-PMI et petits commerces seront soumis à une taxe forfaitaire de 3 000 francs CFA.

Dans les chefs-lieux de province (hors Estuaire), les habitations sont taxées à 3 000 francs CFA, contre 1 000 francs CFA pour les habitations situées hors centre-ville. Au niveau des chefs-lieux de département, les entreprises industrielles et commerciales s’acquitteront d’un montant de 5 000 francs CFA, tandis que les habitations seront taxées à 500 francs CFA.  Afin de faciliter le recouvrement, la DGI précise que le prélèvement de cette taxe forfaitaire sera effectué mensuellement et intégré à la facture d’électricité, avec la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) désignée comme opérateur de recouvrement. Notons que cette taxe pourrait être  applicable en 2026.

Gabon-CAN 2025 : liste des 28 joueurs convoqués

Le sélectionneur national Thierry Mouyouma,  a publié ce lundi 08 décembre la liste des 28 joueurs convoqués pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025 qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18  janvier 2026.

 

La liste complète :

Gardiens (3)  Loyce Mbaba   Junior Bekale  Anse Ngoubi Demba

Défenseurs (10) : Jérémy Oyono  Anthony Oyono  Jacques Ekomie   Bruno Ecuele Manga   Johan Obiang  Aaron Appidangoye  Alex Moucketou  Kila Onfia   Urie-Michel Mboula  Jonathan Do Marcolino

En milieu de terrain on a (7) : Guelor Kanga  Samake Nze Bagnama  Mario Lemina  André Biyogo Poko  Didier Ibrahim Ndong  Ruben Clench Loufilou  Eric Bocoum

Pour finir on a les attaquants (8):   Teddy Averlant   Jim Allevinah   Denis Bouanga  Royce Openda  Pierre-Emerick Aubameyang  Shavy Babicka  Randy Essang-Matouti   Malick Evouna.

Gabon-Sénatoriales 2025: l’UDB remporte plusieurs sièges

Le parti du président Oligui  Nguema a remporté 46 sièges sur les 68 sièges que comporte le Senat lors des élections qui ont eu lieu les 8 et 29 novembre 2025 au Gabon.

 

En attendant les résultats des élections sénatoriales dans les départements de l’Okano (Mitzic) et Ndolou (Mandji), le parti du président l’Union des Bâtisseurs est en tête avec 46 sièges. Il est  suivie du  Parti démocratique gabonais (PDG) qui compte cinq élus et l’Union nationale (UN) qui obtient deux représentants. On note également le fruit des alliances entre USD/PDG ; UDB/PRC ; PDG/UDB et RPM/BDC, ainsi que deux indépendants.

en effet, Cette première législature de la 5ème République aura pour défi principal, de composer ensemble afin de légitimer cette représentativité, et quoique, d’en assurer l’équité territoriale. Il s’agira pour les sénateurs de veiller à ce que les territoires les moins peuplés ne soient pas marginalisés.

Les nouveaux sénateurs devront également naviguer dans un contexte où les institutions sont en pleine réorganisation, ce qui implique des incertitudes réglementaires, des défis de gouvernance et une forte demande de transparence et de réforme.

Gabon : lancement des activités de la foire municipale de Yéné

Le chef de l’Etat en compagnie de son épouse a lancé les activités de la foire municipale de Yéné lundi 1er décembre 2025.

 

Stands d’exposition-vente, animations culturelles, divertissement et toutes sortes de jeux pour enfants, dégustation et gastronomie et biens d’autres se trouvent au sein de cette foire de Yéné situé à Franceville dans l’arrondissement du Haut-Ogooué. En effet, les visiteurs sont attendus afin de profiter des différents loisirs que la foire propose et auront la possibilité de consommer des produits locaux et à des prix bas.

Franceville va également vibrer dans les prochains jours avec l’ouverture annoncée du village de Noël, une autre grande attraction qui viendra compléter l’offre de divertissement et renforcer la dimension festive de la saison.

Notons que, le président de la République souhaite par ces initiatives réaffirmer son engagement à rapprocher l’action publique des populations, en donnant vie à des espaces de convivialité, inclusifs, modernes et générateurs d’opportunités.

Gabon : un agent des eaux et forêts disparu dans la forêt d’Ikobey

Parti pour une étude d’impact environnementale avec une équipe de collègues, le nommé Eric Rogombé est introuvable depuis plus d’une semaine dans la forêt.

 

Agé de 24 ans, Eric Rogombé est introuvable depuis plus d’une semaine après être parti pour une étude d’impact environnementale avec son équipe dans la forêt d’Ikobey située près de Fougamou, département de Tsamba Magotsi, dans la province de la Ngounié. Apprend-on sur Gabon Actu.

La famille et les proches de ce dernier restent inquiets et ont lancé   un cri de détresse aux plus hautes autorités gouvernementales, à l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), à la Gendarmerie nationale, et Gouvernorat de la Ngounié et a toutes les brigades de recherche spécialisées, pour déployer sans délai les moyens humains, logistiques et aériens nécessaires afin de retrouver ce jeune garçon.

Il faut préciser que la forêt d’Ikobey est une vaste forêt qui s’étend sur plusieurs kilomètres.

Gabon: reprise des élections sénatoriales à Ndolou et dans le département de l’Okano

Le ministre de l’intérieur a annoncé la reprise des élections dans les départements de Ndolou et dans l’Okano le 6 décembre 2025.

 

Selon le communiqué du ministre publié ce lundi 1er décembre, le scrutin se fera pour le département de Ndolou, le premier tour est prévu le samedi 6 décembre 2025, suivi du second tour le dimanche 7 décembre 2025.

Pour le département de l’Okano, le premier tour se tiendra le samedi 6 décembre 2025.

Le scrutin sera ouvert à 7 heures et clôturé à 18 heures, précise le ministère.

Gabon : le maire de Lambaréné installé

Guy Pierre Biteghe  a été installé mercredi 26 novembre 2025 à l’hôtel de ville de Lambaréné.

 

Le nouveau maire a été installé en présence du ministre de l’intérieur Hermann Immongault. Au cours de son installation, il a appelé le ministre de l’Intérieur à porter ces préoccupations auprès du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a rappelé les responsabilités qui attendent la nouvelle équipe municipale. Il a souligné l’importance de préserver la cohésion sociale dans cette ville connue pour sa diversité.

Il a également encouragé le nouveau maire à profiter pleinement de la décentralisation engagée par le gouvernement, un processus qui doit, selon lui, permettre aux collectivités locales d’agir avec plus d’initiative et d’efficacité.

Il faut noter que, le nouveau maire  Guy Pierre Biteghe succède au général Roger Bibaye Itandas, qui assurait jusque-là la gestion de la ville en tant que délégué spécial.

 

Union Africaine : le Gabon dépose sa candidature pour un siège au Conseil de paix et de sécurité

Le Pays a officialisé sa demande ce mercredi 19 novembre à l’issue d’un consensus régional d’Afrique centrale.

 

Cette décision, entérinée avec les États d’Afrique centrale, s’inscrit dans le principe de rotation régionale qui détermine la composition de cet organe clé de l’UA. L’élection se tiendra en février 2026 lors de la session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union. En effet, le CPS est l’organe permanent chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits. Il peut prendre des sanctions en cas de rupture de l’ordre constitutionnel, intervenir dans les crises majeures et conduire des missions d’évaluation, comme celle dépêchée à Libreville en septembre 2024 durant la Transition. P

our le Gabon, ce siège représente donc plus qu’un enjeu politique : c’est une porte d’entrée vers des alliances structurantes, un levier pour défendre ses intérêts économiques et une opportunité pour accroître sa visibilité diplomatique.  À moins de trois mois du vote, la candidature gabonaise apparaît comme une démarche cohérente, opportune et parfaitement alignée avec l’ambition du pays de demeurer un acteur central de la stabilité africaine.

Notons que,  cette candidature s’inscrit dans la continuité de la doctrine diplomatique portée depuis feu Omar Bongo Ondimba ancien président du Gabon : privilégier la prévention, encourager le règlement pacifique des différends et renforcer la solidarité africaine. Sa présence au sein de l’organe de sécurité de l’UA offrira au pays une plateforme d’influence majeure, tout en consolidant son rôle d’acteur engagé pour la paix et l’unité du continent.

Corruption : Steeve Nzegho reconnu non coupable par la Cour Criminelle

La cour criminelle a levée l’assignation à résidence de Steeve Nzegho Dieko, ancien secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG), accusé de corruption et détournements de fonds.

 

Assigné pour corruption active, détournements et biens d’autres il y a plusieurs mois, l’ancien secrétaire a été relaxé par la Cour criminelle ce mardi 18 novembre 2025. Il a été reconnu non coupable par la Cour Criminelle qui a levé la suspension de sa résidence et le dégel de ses comptes bancaires.

La Cour a également levée des mandats de dépôt visant Jordan Camuset, Cyriaque Mvourandjiami et Gisèle Yolande Mombo, détenus préventivement depuis près de 25 mois à la prison centrale de Libreville.

Elle a exigé le remboursement du préjudice moral subi par l’État, estimé à plusieurs milliards de francs CFA à  Oceni Ossa Mohamed, Ali Abdul Saliou, Ian Ngoulou, Jessye Ella Ekogha, Kim Oun , Cyriaque Mvourandjami et  Jordan Camuset.

Pour finir, la Cour a ordonnée  la confiscation de biens appartenant aux frères Oceni, à Jessye Ella Ekogha et à Ian Ngoulou, en réparation des dommages causés à la collectivité.