Gabon : le syndicaliste Pierre Mintsa libéré sur ordre du procureur de la République

Le syndicaliste Pierre Mintsa arrêté mercredi matin, en compagnie de deux de ses militants, au ministère de la Fonction publique où il a organisé une grève de protestation a été libéré en début de soirée par le procureur de la République.

« Le procureur après avoir écouté les raisons de notre grève a décidé de nous libérer », a déclaré Pierre Mintsa joint au téléphone. Le syndicaliste et ses membres ont été arrêtés en application de la mesure interdisant les manifestations publiques de plus de 10 personnes.

Pierre Mintsa et ses camarades ont investi lundi dernier les locaux du ministère de la Fonction publique accompagné de quelques 400 retraités et jeunes en attente de postes budgétaires. Ils exigeait de la ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre, l’application immédiate des recommandations du Forum de la Fonction publique organisé en janvier dernier.

Le président du Mouvement social des travailleurs gabonais vaillants (MSTGV) et ses adhérents exigeaient notamment l’attribution des postes budgétaires aux agents qui travaillent depuis plusieurs années, l’alignement des pensions retraite au nouveau système de rémunération ainsi que la régularisation de certaines situations administratives prévues dans les recommandations du dernier forum de la Fonction publique.

Le syndicaliste par son mouvement boudait également la session de rattrapage du recensement des 11 000 fonctionnaires qui ne se sont pas présentés lors du dernier recensement organisé par l’administration publique. Pierre Mintsa suggérait plutôt la suspension des soldes de ces retardataires pour les contraindre de se présenter au lieu de dépenser autant d’argent pour un nouveau recensement.

Le ministère de la Fonction publique a déploré l’attitude du dirigeant du MSTGV qui a préféré jeter ses troupes dans la rue alors qu’il était attendu mercredi matin à une séance de travail au ministère.

Le syndicaliste et ses éléments ont été interpellé par la police à l’extérieur du ministère de la Fonction publique. L’accès aux locaux leur a été refusé ce mercredi.

Source: gabonactu

Coopération : 13 étudiants gabonais interpelés par la police sénégalaise ont été libérés

C’est Alain Claude Bilie By Nze  ministre gabonais des Affaires étrangères, qui l’a annoncé mercredi dans un communiqué que les 13 étudiants gabonais interpelés par la police sénégalaise pour violation du couvre-feu, rébellion simple et outrage à agents,  ont été libérés.

« 13 de nos compatriotes qui avaient été interpellés par la police sénégalaise le mercredi 20 mai et présentés devant la justice pour des faits présumés de violation du couvre-feu, rébellion simple et outrage à agents, ont été libérés ce mardi 26 mai 2020 par le procureur après rappel à la loi», a indiqué le communiqué.

La libération de ces étudiants a été rendue possible grâce dit-on, à l’accompagnement de l’Ambassadeur du Gabon au Sénégal, ses équipes et grâce aux actions menées par l’Association des Étudiants Gabonais au Sénégal et le Conseil des Gabonais au Sénégal.

Si le patron de  la diplomatie gabonaise se réjouit de l’issue heureuse de cette affaire, il appelle tout de même les jeunes étudiants à plus de responsabilité et au respect des lois et règlements en vigueur dans les pays d’accueil comme dans leur propre pays.

 

Libreville : un violent Incendie a ravagé le marché de Nkombo

Un incendie se serait déclaré lundi dans la soirée au marché de Nkembo, 2ème plus grand du Gabon situé dans le 2ème arrondissement de la capitale gabonaise.

Une partie du marché aurait été réduite en cendre, selon la courte vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux.  Les raisons de cet incendie ne sont pas encore connues.
Construit durant le mandat de Paul Mba Abessole qui a duré de 1996 à 2003, le marché de Nkembo est cerné par des habitations sommaires dont certaines auraient été consumé par les flammes.

La modernisation du marché de Nkembo sous le régime de partenariat public privé a inspiré la reconstruction d’autres marchés comme le marché banane et le marché d’Akéba plaine.

Nécrologie : le journaliste n’est plus Teed Denis Nkomo

Teed Denis Nkomo, journaliste à Radio Gabon est décédé mardi 12 mai à Tchibanga où il était affecté comme Directeur de la station provinciale Radio Massanga.

Animateur de plusieurs émissions sur les antennes de Radio Gabon dont l’émission de débat « Controverse », Teed Denis Nkomo n’est plus remonté à Libreville lorsque sa hiérarchie avait mis fin à ses fonctions de Directeur de Radio Massanga.

Avant d’être promu à Radio Massanga, Teed Denis Nkomo occupait les fonctions de Directeur adjoint de l’actualité à Radio Gabon.

Le journaliste y avait trouvé une âme sœur, lui qui avait été attaqué à plusieurs reprises par des Accidents vasculaires cérébraux (AVC). Teed Denis Nkomo est mort avant de goûter à son droit de faire valoir ses droits à la retraite.

Gabon-Owendo : déraillement d’un train, plusieurs wagons de carburant renversés

Un train marchandise transportant des wagons chargés des produits pétroliers a déraillé mardi au PK 65, Andem.

Au moins 5 wagons citernes ont quitté les rails ou se sont renversés. Christian Magni, Directeur général adjoint de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) a évoqué une instabilité de la voie, surtout durant cette période de pluies, pour justifier ce énième déraillement.

Le ministre des Transports Léon Armel Bounda Balonzi s’est rendu sur place pour constater les dégâts. Selon lui, près de cent mètres des rails sont endommagés.

Le Transgabonais a bénéficié de plusieurs prêts pour sa rénovation. Plusieurs travaux sont en cours pour augmenter les capacités de ce chemin de fer à voie unique reliant Owendo (banlieue de Libreville) à Franceville dans le sud-est du pays sur 669 km.

Les travaux actuels visent à porter la capacité de circulation des trains de manganèse à 16 convois par jour.

Gabon : « les maires du Gabon vont directement gérer la collecte des ordures ménagères » (J. Nkoghé)

Le chef du gouvernement, a instruit le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, de préparer un arrêté règlementant la gestion des déchets ménagers qui incomberait désormais aux collectivités locales.

Selon des instructions données mardi aux maires du Gabon par le Premier ministre Julien Nkoghé Békalé, les maires du Gabon vont désormais être responsables de la collecte des ordures ménagères et de l’embellissement de leurs villes.

« Dans les tous prochains jours, les maires du Gabon vont directement gérer la collecte des ordures ménagères. C’est une très bonne décision. Dorénavant, on pourra juger les capacités des maires grâce aux responsabilités qui seront les leurs à partir d’aujourd’hui », a indiqué le maire de la commune de Libreville, M. Léandre Nzue.

À cet effet, un nouveau plan d’actions qui intègre toutes les provinces sera proposé au gouvernement : il comprendra le ramassage des ordures ménagères et l’embellissement de nos villes.

Accusé d’ un complot pour déstabiliser les institutions, Stempy séquestré pendant un an par les services spéciaux demande réparation

L’ancien animateur vedette de l’émission « planète jeunes » sur Gabon télévision, chaîne de service public, Stempy Love Obame de son vrai nom.

Jocelyn Obame Nsimoro, a dans un message vidéo adressée exclusivement au Président Ali Bongo, réclamé réparation pour avoir été séquestré durant un an par les services spéciaux du pays.

« L’Etat dont vous êtes le garant a fauté contre moi. Monsieur le Président,  humblement et simplement je vous  demande réparation »,  a sollicité M. Obame Nsimoro qui dit avoir été victime d’une lugubre  machination.

Accusé d’être dans un complot pour déstabiliser les institutions, Stempy Love Obame dit avoir été kidnappé par les agents  lourdement armés, mardi 19 décembre 2017. Limogé deux ans plus tôt de son poste de travail avec à la clé, le gel du salaire, il été séquestré pendant un an dans  les geôles de ces  services de renseignement.

« Aujourd’hui je suis au chômage, je n’ai pas d’activités, pendant cette période douloureuse qui a valu un an de ma vie, j’ai perdu beaucoup de choses, j’ai perdu les membres de ma famille », a-t-il fait savoir tout en réitérant sa demande au numéro un gabonais, le « père de la Nation ».

Nécrologie : la Sœur Lydie Oyane froidement assassinée sera inhumée ce vendredi à Libreville

La religieuse Lydie Oyane, responsable de la fraternité Saint Jean de Libreville, une congrégation de l’Eglise catholique, retrouvée sans vie avec plusieurs hématomes  dans sa chambre le vendredi  20 mars dernier, sera inhumée ce vendredi à Libreville.

Selon un communiqué de l’archevêché de Libreville, la sortie du corps de la défunte est prévue pour ce jeudi après-midi. Le corps quittera la maison des pompes funèbres cet après-midi à 15h. Suivra ensuite à 17h une messe à la Fraternité Saint Jean.

La journée sera close par un « office des défunts », suivi d’un recueillement religieux et familial qui débutera à 19h. Elle sera inhumée ce vendredi 8 mai à 10h à Libreville.

La Sœur Lydie Oyane, aurait été  brutalisée par des cambrioleurs avant sa mort. Ses bourreaux  avaient,  selon la presse, « soigneusement refermé la maison, emportant la clé de la maison, ses deux téléphones, la sommes de 130 000FCFA et sa voiture ».

 

Gabon- Large de Libreville : plus de 5 marins kidnappés

Des pirates ont attaqué le weekend dernier deux navires de pêche au large de Libreville, enlevant six membres d’équipage.

« Les pirates ont enlevé trois indonésiens, deux sénégalais et un sud-coréen », a précisé cette source sans donner plus de détails.

Le ministère de la Défense du Gabon n’avait pas encore réagi en début de soirée. Il s’agit de la deuxième attaque pirate répertoriée depuis le début de l’année au large des côtes gabonaises.

Rappelons tout de même que, fin décembre 2019, des pirates avaient également attaqué plusieurs navires en rade de Libreville, kidnappant quatre marins chinois et tuant un commandant de bord gabonais.

Gabon-Banque alimentaire : plus de 50 000 bons d’achat distribués en 15 jours

La Banque alimentaire est en passe d’atteindre son objectif de 60 000 ménages impactés par la distribution des bons et kits alimentaires. Au 29 avril, 50 604 bons d’achat alimentaires ont été distribués dans la capitale et les communes voisines, selon le ministère des Solidarités nationales.

Si les activités avaient démarré lentement avant de s’intensifier ces derniers jours, au ministère des Solidarités nationales, l’on se réjouit de ce que la grogne pour le moins légitime des populations au sujet de l’opération de distribution de l’aide alimentaire promise aux plus vulnérables commence à s’atténuer. La raison est que, en dépit du passage du confinement total au confinement partiel et géographique du Grand Libreville qui permet à nouveau aux populations de vaquer à leurs occupations, plusieurs milliers de personnes ont continué de recevoir le soutien de l’État comme annoncé lundi par le Premier ministre. Au point que l’objectif des 60 000 ménages impactés dans la capitale et les communes voisines est en passe d’être atteint.

Dans son rapport du 29 avril dernier, le porte-parole de la Banque alimentaire informe en effet que 50 604 bons d’achat alimentaires ont été distribués. L’opération de distribution, précise Tony Engouma, touche prioritairement les habitants des quartiers sensibles des arrondissements n’ayant pas été visités depuis le lancement des activités.

Selon la Banque alimentaire, la valeur monétaire de ses bons d’achat distribués correspond à plus de 1,2 milliard de francs CFA, bénéficiant à plus de 240 000 personnes.

S’agissant des kits alimentaires distribués prioritairement aux malades, aux personnes âgées et à ceux vivant avec un handicap, ce sont au total 6 200 lots qui ont été mis à disposition, impactant plus de 37 000 personnes.