Déconfinement de Libreville : ce qui est autorisé et ce qui est interdit

Ce qui est autorisé et ce qui est interdit durant les 15 prochains jours du déconfinement partiel du grand Libreville (Libreville, Owendo, Akanda et la Pointe Denis).

Voici ce qui est autorisé (liste non exhaustive) :

  • Libreville circulation dans le grand Libreville uniquement la journée
  • Port obligatoire des masques dans les espaces publics et les boutiques
  • Ouverture sous conditions et progressive des commerces ne vendant pas des aliments
  • Les boutiques et centres commerciaux seront opérationnels de 7 heures à 16 heures
  • Les garages, les pressings, les salons de coiffures, les quincailleries et services de fourniture des matériaux de construction, les vulcanisateurs sont autorisés d’ouvrir
  • Le sport individuel en plein air

Voici ce qui est interdit (liste non exhaustive) :

  • Circuler dans tout le pays durant les heures du couvre-feu de 18 heures à 6 heures (sauf autorisation et approvisionnement)
  • Hôtels, bars, débits de boisson et restaurants
  • Lieux de culte, cinéma, salles de spectacle, salles de jeu et musées
  • Manifestations sportives, culturelles, religieuses, conférences nationales et internationales
  • Rassemblements de plus de 10 personnes
  • Cérémonies de mariage, de prière, réunion de famille, veillées mortuaires, cérémonies traditionnelles
  • Sports collectifs

Attention : le couvre feu c’est de 18 heures à 6 heures. Sanctions possibles pour toute circulation en public sans masque.

 

Déconfinement : « les bars, hôtels et restaurants restent fermés jusqu’à nouvel ordre » (L. Noël Matha)

Lambert Noël Matha ministre gabonais de l’Intérieur a annoncé lundi lors de la conférence de presse du gouvernement sur les nouvelles mesures de déconfinement partiel de Libreville et ses environs que les bars, hôtels et restaurants restent fermés jusqu’à nouvel ordre.

La galère se poursuit donc pour les acteurs de ce secteur durement frappés par le confinement total de Libreville durant les 15 derniers jours. Ils ont donc 15 jours supplémentaires de supplice si le gouvernement ne révise pas sa position d’ici la fin de l’état d’urgence le 11 mai prochain.

Les dégâts sont considérables pour beaucoup de tenanciers des bars et restaurants. Les propriétaires des locaux refusent de se soumettre à la décision du gouvernement relative à la non perception du loyer.

Outre les charges locatives, il y a les besoins de l’existence quotidienne qui ne sont plus assurés (manger, blanchir et soigner les enfants). Sans oublier les Tontines qui ne sont plus versées.

Gabon : « J’en appelle à une réforme de la HAC, dans l’urgence, pour sauver la Liberté de la Presse » (D. Minlama )

Le président d’Ensemble pour la République (EPR,centriste), Dieudonné Minlama Mintogo a condamné dimanche dans un post sur sa page Facebook  « les censures arbitraires » de la Haute autorité de la communication  avant d’appeler à sa réforme urgente pour préserver dit-il  la liberté d’expression  désormais menacée au Gabon.

« J’en appelle à une réforme de la HAC, dans l’urgence, pour sauver la Liberté de la Presse et la liberté d’expression ainsi que les entreprises de presse dans notre pays », a réclamé M. Minlama Mintogo.

Minlama Mintogo propose que le bureau de la HAC qui est composé  9 conseillers membres puisse faire un mandat unique de 5 ans non renouvelable  compose le bureau, pour « éviter tout dessein de carriérisme et promouvoir le devoir d’ingratitude ».

Le président d’EPR « milite pour la révision de l’âge d’accès à la HAC ; seuls les professionnels ou les personnalités, en fin de carrière et ayant 65 ans et plus devraient être éligibles ».

La montée au créneau  de l’acteur politique  Dieudonné Minlama Mintogo découle des récentes sanctions  formulées par la HAC contre le média en ligne Gabonreview et le journaliste Yves Laurent Goma, correspondant de RFI. Le 22 août dernier, l’organe de régulation a suspendu   Gabonreview  pour une durée de 3 mois pour l’avoir diffamé.  Yves Laurent  Goma quant à lui écope de 2 mois pour « insinuations malveillantes, information non exacte, distraction du peuple, pamphlet, recherche du sensationnel etc ».

Source:Gabonreview

 

Prorogation de l’état d’urgence sanitaire : Julien Nkoghe Békalé face à la presse cet après midi

Le Premier ministre chef du gouvernement, Julien Nkoghe Békalé et plusieurs membres de son gouvernement seront face à la presse ce lundi à l’immeuble Arambo en début d’après-midi pour expliquer à la population les nouvelles mesures qui vont être prises dans le cadre de l’état d’urgence reconduit pour 15 jour.

Avant de se présenter devant la presse à 14 heures, Julien Nkoghe Békalé réunira ses ministres pour un briefing. L’objectif est d’éviter les couacs enregistrés lors de la dernière sortie il y a 15 jours environ ou les messages contradictoires ont été livrés par un même gouvernement.

Les populations qui suffoquent depuis le confinement total du Grand Libreville estiment que la prorogation de ce confinement pour 15 jours supplémentaires est un supplice de trop.

Toutes les activités économiques sont quasiment paralysées. Des pénuries de certains produits de première nécessité commencent à se faire sentir. Dans les marchés, les prix de certains vivres frais commencent à flamber du fait des difficultés de transport. Plusieurs gabonais restent bloqués hors du territoire dans la précarité.

 

Confinement : Arise/GSEZ et Olam font le porte à porte pour distribuer des vivres aux gabonais

Arise/GSEZ et Olam fidèles à leur engagement auprès des Gabonais, continuent de poser des actions solidaires en distribuant depuis le 20 Avril, des kits alimentaires à 5300 ménages des communautés et villages des sites respectifs du Port Minéralier, du New Owendo Port et de la Zone Economique de Nkok.

Selon les ces derniers, la distribution se poursuivra jusqu’au 25 Avril. Après la remise de 150 tonnes métriques de denrées alimentaires à la banque alimentaire mise en place par le Gouvernement Gabonais, la contribution au soutien des gabonais durant cette crise sanitaire sans précédent se poursuit auprès des populations et communautés autours desquelles et dans lesquelles les différentes entités et infrastructures opèrent à Libreville.

Soutenir intégralement les communautés des villages avoisinant nos sites est un réflexe plus qu’un devoir, car notre soutien envers ces derniers prouvé au fil des temps, continue de croître. De manière exhaustive, un décompte des ménages résidant dans ces villages a été fait avec l’appui des autorités administratives compétentes dans ces zones afin de nous permettre de les soutenir sans exception.

Ainsi, chacun des 5300 foyers et ménages bénéficiera d’un pack composé de diverses denrées alimentaires non périssables, suffisantes pour une famille d’approximativement 7 personnes et pour une durée d’une semaine.

Source: gabonactu

Nécrologie : Alexis Ndouna serait mort à Libreville, des suites d’une maladie

Le puissant homme d’affaires et  cadre du Parti démocratique gabonais (PDG), Alexis Ndouna serait décédé mardi à la Clinique El Rapha de Libreville des suites d’une maladie.

Selon la source hospitalière, l’homme était admis dans cette structure sanitaire il y a quelques jours. Il aurait rendu l’âme malgré des  soins intensifs administrés sur lui depuis 48 heures par le personnel soignant, indique-t-on.

Alexis Ndouna était incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis le mois de janvier dernier. Il était  poursuivi pour viol sur mineur. Il aurait sauvagement violé la petite Wally (15 ans)  entre mai et juin 2019. Lorsque le scandale a éclaté, le mouvement associatif gabonais sait saisi du dossier pour exiger la fin du silence dans les viols sur mineurs récurrents dans le pays.

Les ONG et la famille de la jeune victime avaient exigé une peine exemplaire contre le présumé violeur. Se sentant menacé, l’homme d’affaires réputé proche du pouvoir avait discrètement quitté le pays.

Le Gabon avait émis un mandat d’arrêt à son encontre. Il a finalement été rattrapé par Interpol au Congo Brazzaville puis extradé au pays.

La libre tribune de l’expert-comptable Jean Fidèle Otandault sur le Covid-19

Cette pandémie nous enseigne que nous pouvons tout ou presque tout arrêter. Nous pouvons nous confiner chez nous, ne plus sortir, fermer les restaurants, les bars, les magasins. Nous pouvons ne plus voyager, ne plus se déplacer, suspendre les missions, les séminaires, les conférences.

Nous pouvons pour certaines pathologies, restez chez nous et se faire délivrer un traitement. Cette pandémie nous apprend aussi qu’il faut régulièrement se laver les mains pour ne pas se transmettre des virus donc réduire la transmission de certaines maladies virales.

Et si finalement, cette pandémie n’était qu’un signe du destin pour nous apprendre à vivre autrement, à réfléchir autrement, à gérer autrement, à interagir autrement. Et si cette pandémie nous enseigne que ce qui paraissait pour nous comme essentiel ne l’était pas en réalité. L’être humain a construit des fusées pour aller sur la lune alors que nous n’avons pas de quoi nourrir la terre entière. L’être humain a construit des armes pour détruire toute une nation alors qu’un simple virus est en train de nous décimer.

Un virus venu d’ailleurs à plonger l’humanité entière en quelques jours dans une récession économique et financière d’une violente ampleur.

Gouvernants, institutions financières, Économistes, Banquiers, Opérateurs Économiques, membres de la société civile, cette pandémie remet en cause toutes nos certitudes, nos modèles économiques et financiers. Les solutions économiques et financières du passé ne sauraient être une réponse car tout ce qui est arrivé une fois peut encore arriver.

Alors, cette pandémie semble être un défi à l’intelligence humaine et nous devons y répondre en changeant de paradigme.

Jean Fidèle Otandault,  Expert comptable, commissaire aux comptes, ancien ministre d’Etat, ministre du budget et des comptes publics et ancien ministre de la promotion des investissements.

 

Gabon : voici la démarche à suivre pour bénéficier de la mesure de Gratuité de l’eau et de l’électricité

En application des mesures gouvernementales sur la gratuité des consommations d’eau et d’électricité pour les ménages les plus vulnérables, la Direction générale de la SEEG a publié un communiqué indiquant la démarche à suivre pour bénéficier de cette mesure exceptionnelle.

Le communiqué indique que les principaux bénéficiaires sont les clients qui ont souscrit un abonnement d’électricité au tarif social pour une puissance de 1 à 6 KW et tous les clients particuliers en eau.

Pour ce qui est de l’eau, la SEEG indique que les compteurs seront crédités d’un montant forfaitaire de 15 000 FCFA et 20 000 FCFA pour les compteurs d’électricité basse tension classique et Edan.

Ce dernier, étant un compteur à prépaiement, la Direction de la SEEG invite les abonnés concernés par la mesure d’aller dans le site : http://edan.seeg-gabon.com/seeg ou d’appeler gratuitement le 14 42.

Pour cela, il faudra disposer d’un ordinateur connecté, d’une tablette ou d’un smartphone. Après connexion, il faut saisir le numéro de son compteur pour obtenir un code.

Accompagnement des entreprises : le CLR se demandé si ces mesures sont-elles une façon de faciliter à l’emprunt auprès des banques

Le délégué général du Centre des libéraux réformateurs (CLR) a formulé une série d’interrogations quant à l’accompagnement des entreprises, en cette période de crise du coronavirus.

Nicole Assélé s’est notamment demandé si ces mesures n’étaient pas en fait des «facilités à l’emprunt auprès des banques».

Visant à aider les entreprises à supporter le choc économique lié à la crise du coronavirus, les mesures d’accompagnement du ministère de l’Économie ont attiré l’attention du délégué général du Centre des libéraux réformateurs (CLR).

Dans un post sur sa page Facebook, le 14 avril, Nicole Assélé s’est lancée dans de profondes interrogations autour de ladite assistance de l’État aux opérateurs économiques.

«Après avoir entendu le ministre de l’Économie, et en consultant les fiches à remplir à l’effet de bénéficier de cette assistance spéciale, on se pose la question de savoir s’il s’agit vraiment de l’aide proprement dite et telle qu’indiquée par le président de la République, ou s’il n’est pas plutôt question de facilités à l’emprunt auprès des banques», se demande Nicole Assélé.

Parmi les mesures de soutien aux entreprises en cette période de crise, figure en effet le «financement d’urgence des entreprises». Le ministre de l’Économie aurait-il travesti l’accompagnement des entreprises tel que pensé par d’Ali Bongo ? C’est ce que semble dire le délégué général du CLR, en parlant de facilités à l’emprunt des entreprises auprès des banques.

 

Gabon : P.C. Maganga accuse Brice Laccruche Alihanga d’être à l’origine d’une tentative de coup d’État

Limogé du poste de Vice-président de la République gabonaise il y a un an, Pierre-Claver Maganga Moussavou accuse Brice Laccruche Alihanga d’être à l’origine d’une tentative de prise de pouvoir.

Selon l’ancien vice-président de la République,  Brice Laccruche Alihanga lui aurait proposé la somme de 4 milliards de francs CFA pour trahir Ali Bongo. Face à son refus, il aurait monté de toute pièce l’affaire Kévazingo pour avoir sa peau.

Silencieux depuis son limogeage à la Vice-présidence de la République, Pierre-Claver Maganga  sort de sa réserve et évoque les raisons de son éviction. Il affirme sans sourciller que c’est l’ancien directeur de cabinet du président de la République qui l’a dégommé de la Vice-présidence de la République. La Raison ? « Monsieur Brice Laccruche Alihanga Fargeon, en tant que citoyen français, voulait prendre le pouvoir », affirme-t-il.

« Lorsque le président de la République est tombé malade, il m’a demandé d’être dans son camp. Moi Vice-président de la République. Tout opposant que j’étais, je devais respecter mon serment et être loyal vis-à-vis du chef de l’État. Et encore aujourd’hui, je l’assume », a-t-il déclaré, le 14 avril dernier, sur les antennes de Radio Gabon.

Un an après son éviction, l’homme semble avoir du mal à l’intégrer d’autant plus qu’il paierait le prix de sa loyauté envers Ali Bongo.