Gabon-Nécrologie : Simplice Guédet Manzela n’est plus, est mort à 71 ans

L’ancien Secrétaire général (1994-2008) du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) est décédé jeudi tôt le matin au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) des suites d’une longue maladie.

L’homme politique était affaibli  par la maladie depuis de nombreuses années. Ces derniers jours, son état de santé s’est davantage  dégradé avant de rendre l’âme.

L’ancien député du département de Mulundu (Lastourville) était devenu un irréductible  opposant au régime d’Ali Bongo après sa démission  du PDG en avril 2016. Il était le soutien de Jean Ping.

BAD : Nourredine Lafhel nouveau Chef par intérim de la gestion des risques

Le canadien Lafhel est actuellement le Chef de la division du crédit souverain et du risque de marché (PGRF3), au sein de la Direction de la Fonction de la Gestion de Risque de la Banque africaine de développement.

Spécialiste expérimenté en gestion des risques, M. Lafhel a, à son actif, plus de vingt (20) ans d’expérience en finance et en gestion du risque. Il est un leader reconnu dans le développement de solutions et de stratégies innovantes pour l’optimisation des bilans, l’adéquation des fonds propres et la gestion des risques de marché. Il a travaillé dans plusieurs régions du monde, notamment en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Afrique.

Dans son rôle de Chef de division, Nourredine Lafhel a acquis une vaste expérience dans l’analyse des risques de marché, des rapports sur les portefeuilles souverains, de la politique de crédit souverain, de la politique de crédit de la Banque et de la graduation. Il a joué un rôle déterminant dans la définition des critères de la Banque en matière de capital économique pour le risque de marché, le risque de crédit et le risque opérationnel. Nourredine Lafhel a notamment fait partie de l’équipe qui a développé l’initiative « Room to Run » – la titrisation synthétique innovante de la Banque, d’un montant d’un milliard de dollars US.

Avant de rejoindre la Banque, Nourredine Lafhef a occupé des postes de direction dans le domaine de la trésorerie et du risque de crédit chez S&P Global Rating, en qualité de Directeur de la notation des finances publiques souveraines et internationales et de Directeur supérieur chargé de la gestion et de la notation du risque de crédit, ainsi que chez Acreditus, tous deux aux Émirats arabes unis. Dans ces fonctions, Nourredine Lafhel a fourni, à titre confidentiel, des conseils stratégiques, des orientations politiques et un soutien analytique aux entités souveraines de la région MENA dans le domaine des marchés de capitaux, de la gestion du risque de crédit et de la notation.

Auparavant, Nourredine Lafhel a travaillé à la Banque du Canada en qualité de Chargé principal des risques de crédit, où il était responsable de la mise en œuvre des méthodes de notation interne et des tableaux de bord des entités souveraines, des GRE, des institutions supranationales et des banques, et a piloté les évaluations des risques de crédit et les notations internes des contreparties d’investissement et de négociation.

Nourredine parle couramment le français, l’anglais et l’arabe et est titulaire d’un Master en finance appliquée de l’Université du Québec à Montréal – ESG Ecole de gestion du Canada et d’une licence (avec mention) en gestion financière de la Faculté de droit, d’économie et de sciences sociales, à l’Université Hassan II de Casablanca au Maroc.

Evoquant sa nomination, le Dr. Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, a affirmé : « Nourredine est un professionnel expérimenté et respecté qui a joué un rôle actif dans les comités de gestion de l’actif et du passif et des risques de crédit de la Banque. Il a fourni une orientation technique de grande importance dans le cadre de l’élaboration de solutions et de stratégies innovantes pour l’optimisation des bilans, y compris l’accord d’échanges d’exposition à garantie souveraine, le transfert de risque souverain, Room2Run et le mécanisme de partage des risques de l’AFAWA. Je suis convaincu que Nourredine continuera à faire montre d’un leadership vital et à apporter des innovations essentielles propres à garantir le maintien de notre note AAA. »

Source: BAD

Gabon : Monsieur Bene Sammarie nouveau Directeur général de la BICIG

L’Etat gabonais, via le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), a racheté toutes les actions de BNP-Paribas, à hauteur de 47,04 %.

BNP-Paribas quitte définitivement la BICIG, la décision a été prise lors du dernier conseil d’administration de la banque qui s’est tenu le 27 mars  dernier à Libreville.

« L’actionnaire historique (BNP-Paribas) (…) revoit son modèle économique et la gestion de ses implantations géographiques notamment en Afrique », précise le communiqué pour justifier le départ du groupe français qui n’est plus une surprise.

Selon le gouvernement gabonais, le groupe BNP-Paribas maintient un contrat de service transitoire avec la BICIG et assure la mise à disposition de personnel auprès de la banque jusqu’à la finalisation des négociations avancées entre le FGIS et un partenaire stratégique panafricain dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Le nouveau DG de la BICIG, Bene Sammarie cumule plus de vingt-trois années d’expérience dans l’industrie bancaire au sein de multinationales à savoir : la Société Générale (France), Ecobank et Groupe Atlantique. Il serait doté d’une bonne connaissance de la zone CEMAC.

BNP-Paribas était devenu le dernier groupe bancaire français encore présent au Gabon après le départ du Crédit Agricole autrefois partenaire de l’Union gabonaise des banques (UGB). Le Crédit Agricole a vendu ses actions au groupe marocain Attijariwafa Bank devenu propriétaire de l’UGB. Les marocains seraient en embuscade pour racheter la BICIG, selon plusieurs sources.

Gabon : le général Yves Ditengou, nouveau Chef d’État-major général des forces armées

Le Président Ali Bongo Ondimba, a procédé au limogeage des commandants en chef de tous les corps d’armées, puis à la nomination des nouvelles personnes, y compris même dans les unités spécialisées.

A la présidence de la République, le colonel Brice Clotaire Oligui Nguema devient le nouveau commandant en chef de la Grade Républicaine. Il remplace le général d’armées Grégoire Kouna, nommé conseiller spécial du Président de la République.

Les forces armées gabonaises seront dorénavant dirigées par le général Yves Ditengou, nouveau Chef d’Etat major général des forces armées (EMGFA) gabonaises.  Il a remplacé le général de brigade Ferdinand Gaspard Ollame Ndong.

Le général de brigade Yves Barrassouaga a pris la tête de la Gendarmerie nationale.  Avant sa promotion, il était le tout puissant chef  de la Direction génération générale (DGR), célèbre unité spécialisée de la  gendarmerie. Le général Barrassouaga  remplace le général d’armées  Jean Ekoua, admis à faire valoir ses droits à la retraite.  Le nouveau patron de la DGR devient le colonel Jean Norbert Madjoupa.

Le Commandement en chef  des forces de police nationale a connu également un changement.    Le général Marcel Yves Mapangou Moussadji a été remplacé par le général de brigade Serge Hervé Ngoma.

Même cas de figure au département très stratégique  de  la Direction générale  de la documentation et de l’immigration (DGDI). Le général de brigade Djibril Ibaba a cédé sa place au général de brigade Maurice Lendoye Engandzas.

Selon certaines indiscrétions, les personnes limogées auraient été très proches de Brice Laccruche Alihanga,  ancien tout puissant Directeur de cabinet du Président de la République, tombé en disgrâce.

 

Libreville : un couple d’adolescents trouve la mort par noyade à la plage jouxtant

Un couple d’adolescents a trouvé la mort par noyade lundi 30 mars dernier, à la plage jouxtant l’entreprise   « Michel Marine » au quartier Glass, dans le 4ème arrondissement de Libreville.

Le corps sans vie de la jeune fille dont l’âge et l’identité  restent pour le moment inconnu a été repêché  ce mercredi 1 avril par  des pompiers.

Le petit copain de la défunte âgé de 17 ans reste introuvable pour l’heure. Il se serait  noyé après sa tentative de sauver sa copine. Le disparu est activement recherché par sa famille, les pêcheurs et les pompiers.

Gabon – la HAC frappe encore : le journaliste Brice Ndong interdit de pratiquer son métier durant 1 mois

La Haute autorité de la communication (HAC) a décidé,  d’infliger une interdiction de pratiquer son métier au journaliste Brice Ndong, rédacteur en chef du journal en ligne Coopération internationale magazine pour chantage contre des opérateurs économiques.

La HAC accuse ce journaliste d’orchestrer « un chantage éhonté » contre les entreprises installées dans la Zone économique à régime privilégié de Nkok (ZERP) en vue d’en tirer des prébendes.

Selon la décision lue par le conseiller membre de la HAC, Mouwaka Ngonga, le journaliste aurait publié une série de post consacrés au mauvais traitement des employés de la ZERP de Nkok. Brice Ndong aurait affirmé entre le 13 et 19 décembre 2019 qu’un ouvrier aurait trouvé la mort par inhalation des copeaux de bois retrouvés dans ses poumons….

Cette information serait invérifiable selon la HAC qui en plus de l’interdiction d’exercer son métier, enjoint le média à retirer les articles incriminés et à publier des démentis.

« On peut tout me prendre sauf ma liberté de penser… Je suis un esprit fondamentalement libre…. Vous ne pourrez jamais me faire taire… Je serai plus piquant qu’avant », a réagi le journaliste sur son compte Facebook. Lui affirme avoir dénoncé les conditions de travail des gabonais dans la zone économique de Nkok.

Gabon : la BAD accorde un financement de 90 milliards de FCFA pour la construction de l’axe Ndendé-Doussala

Le projet de construction de la route Ndendé-Doussala fait partie du corridor transafricain. Piloté par la CEEAC depuis 2013, il devra se poursuivre en direction de Dolisie au Congo. Le tronçon vise  à désenclaver  les deux pays et  booster les échanges entre les deux pays d’Afrique centrale.

La première phase du Projet d’appui au secteur des infrastructures du Gabon (PASIG-I) a consacrée une enveloppe de 90 milliards de FCFA, un financement de la Banque africaine de développement (BAD) dont une partie  sera consacrée en partie à l’aménagement de l’axe Ndendé-Doussala long de 48 km dans la province de la Ngounié au sud du pays.

Le projet financé en partie par la Banque africaine de développement tardait  à être mis en œuvre faute des contributions des deux Etats qui traversaient une crise  économique découlant de la baisse des cours du baril de pétrole il y a quelques années.  Les deux pays pétroliers tirent essentiels leurs ressources de l’or noir.

Selon une étude de la CEEAC),  il faut 160 milliards de FCFA pour construire la route Ndéndé-Doussala (Gabon) et Dolisie (Congo), longue de 225 km. Le Congo, l’Etat où sera réalisée la plus grande partie du projet, devra débourser  75% du coût global. L’étude du projet a été rendue publique en fin 2013 par  Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la CEEAC.

Notons que, la route Ndéndé-Doussala-Dolisie tant attendue par les usagers, facilitera les échanges commerciaux et la libre circulation des populations des deux pays.

 

 

Gabon : la mère d’Ali Bongo Joséphine Kama en colère contre son grand-frère Jean Boniface Assélé

« Assélé je te parle, laisse mon fils tranquille »  dit Joséphine Kama, la mère du Président Ali Bongo qui est en couteau tire contre son grand-frère  Jean Boniface Assélé qui a tenu des propos incendiaires à l’égard  de son fils Ali Bongo.

 «  Assélé je te parle, laisse mon fils tranquille », a prévenu Mme  Kama Dabany, interpellant par ailleurs son grand frère sur la nécessité de ne plus vilipender son fils qui, a-t-elle dit,  se remet très bien de son AVC survenu le 24 octobre 2018 à Riyad en Arabie Saoudite.

 « Quand son fils est mort qui lui a donné l’argent, les 50 millions qu’on lui a donné pour faire les funérailles c’était la momie, ce n’était pas Ali Bongo ? », s’est –elle questionné avant de déplorer la boulimie de son grand frère caractérisée par le chantage permanent pour obtenir gain de cause.

Pour l’ex première dame,  « celui qui cherchera mon fils, il  passera d’abord sur mon cadavre  avant d’avoir mon fils. Assélé laisse mon fils tranquille. Tu as gaspillé la famille à cause de l’argent. Chez toi il n’y a que l’argent qui compte. Et quand on ne t’en donne pas tu fais le chantage ».

Dans une émission interactive dénommée ‘’Assélé vous parle’’ diffusée le 16 mars courant sur sa radio privée ‘’Génération Nouvelle’’, Jean Boniface Assélé  a déclaré en répondant à la question d’un auditeur que : « je ne sais pas où est mon neveu. Je dirais tout ce que je sais. A cet âge je n’ai pas peur de parler. Je ne sais pas où il est. Peut-être qu’on l’a même tué. Il est mort. Il a été momifié. Enterré. Je ne sais pas où il est ».

Des propos qui ont amené la Haute autorité de la communication (HAC) dans sa décision du 18 mars, de suspendre provisoirement pour  trois mois les programmes de cette radio.

source: gabonactu

 

Gabon : propos incendiaires de Jean Boniface Assélé contre le président Bongo : le CLR se démarque

Le directoire du Centre des libéraux réformateurs (CLR, majorité), réuni en urgence mardi en fin  d’après-midi à son siège de Libreville suite aux propos incendiaires contre le régime d’Ali Bongo Ondimba prononcés par le président du conseil politique de ce parti Jean Boniface Assélé, s’est démarqué de cette posture tout en renouvelant son soutien indéfectible au président de la République.  

« Le directoire réaffirme son indéfectible soutien au président de la république et à toutes les politiques publiques insufflées sous son magistère à la tête du pays », a indiqué le CLR dans un communiqué au terme de la réunion de crise.

Le président fondeur du CLR  Jean Boniface Assélé, par ailleurs oncle maternel d’Ali Bongo Ondimba, a, dans une diatribe lundi dernier sur les ondes de sa radio  Générale Nouvelle que « je suis l’oncle mais je ne sais même pas où est mon neveu. Depuis qu’il est revenu de Riyad pour Libreville je l’ai jamais rencontré ».

Pour le CLR, ces propos de nature à semer le trouble dans l’opinion et dans ses rangs n’engagent que son auteur qui s’exprimait à titre personnel. « Le directoire en appelle  à la vigilance des cadres et  responsables au sein des instances  dirigeantes afin d’œuvre dans la cohésion au rayonnement du parti », souligne-t-on.

Jean Boniface Assélé n’est pas à ses premières déclarations tapageuses sur sa radio. Il août 2019, il avait insinué que  qu’« Il y a un groupe de gens dans ce pays qui est prêt à prendre le pouvoir ».

Il est également apparemment  en conflit désormais ouvert avec la nouvelle patronne du CLR qui n’est autre sa fille Dr Nicole Assélé.

Ancien commandant en chef de la police et plusieurs fois ministres sous feu Omar Bongo Ondimba, le général à la retraite Jean Boniface Assélé est un baroudeur de la politique dans le pays. Son parti est resté plusieurs années parmi les formations politiques ayant des élus dans les deux chambres du parlement et dans les conseils locaux (mairies et assemblées départementales).

A l’issue des dernières élections législatives et locales d’octobre 2018, le CLR a enregistré une véritable déculottée n’obtenant qu’un seul député, rappelle-t-on.

Source: gabonactus

Coopération : Ali Bongo s’est entretenu avec l’ambassadeur du Japon Masaaki Sato

Arrivé en fin de mission. Ce fut l’occasion pour le diplomate japonais de faire ses adieux au président gabonais au terme de cinq années passées dans le pays d’Ali Bongo.

Au cours de cet échange, les deux personnalités ont dressé un bilan sur l’état de la coopération bilatérale entre le Gabon et le Japon, notamment en ce qui concerne les nombreux microprojets réalisés dans les domaines de la Santé, de la Culture, de la Pêche, de la Formation professionnelle et en matière des Sciences et de Technologie.

Selon le service de la communication de la présidence de la République, un accord technique de coopération a été signé entre les deux pays en 2008. Sa mise en œuvre est assurée par la Japan international coopération agency (Jica), à travers des domaines variés.

La coopération entre le Gabon et le Japon a également permis l’envoi des volontaires, jeunes ou seniors à l’École nationale des déficients auditifs (Enada) et à l’école pilote du centre de Libreville afin de participer au développement socio-économique du Gabon.