Sénatoriale : qui sera nommé sénateur par le chef de l’État Ali Bongo et quand ?

Difficile de le savoir, la majorité de gabonais se posent cette question. La réponse est  attendue dans maximum 3 semaines que le président de la République appliquera ce dispositif constitutionnel.

D’après la constitution gabonaise, la session parlementaire s’ouvre le 1er jour ouvrable du mois de mars. Pour cette année, ça sera,  un certain lundi premier mars donc dans 3 semaines.

Tout-porte à croire que le cabinet du président de la République, publiera sa liste avant l’ouverture de ladite session pour permettre aux nouveaux sénateurs de démarrer ses travaux avec la totalité de ses 67 membres à savoir 52 élus et 15 nommés par le président de la République.

Difficile pour Ali Bongo d’opérer cette désignation. Les critères de nomination ne sont pas trop pointus. Le président  ne peut pas seulement jouer sur le tableau provincial. Le Gabon a 9 provinces. Il lui aurait fallu dans ce cas 19 sénateurs nommés pour laisser les cadres de chaque province se réunir et lui faire des propositions pour les deux places qui leur reviennent de droit, un peu comme pour la nomination des gouverneurs.

Les techniciens de la présidence de la république doivent donc s’arracher les cheveux pour former équilibrer cette ces nominations.

 

 

Gabon : Emmanuel Ondo Methogo élu sénateur à Bitam (Nord)

Emmanuel Ondo Methogo a remporté haut les mains le siège de sénateur de Bitam (nord) qu’il avait quasiment perdu lors du premier tour le 30 janvier dernier.

Le candidat du PDG, l’a emporté avec 100 % des voix exprimées. Sur un corps électoral de 64 inscrits, Emmanuel Ondo Methogo a obtenu 48 voix. 16 grands électeurs n’ont pas voté.

Aussi appelé Methode, Emmanuel Ondo Methogo était seul candidat en lice. Son adversaire, Christian Edou Mintsa, le candidat de Démocratie nouvelle (DN) le parti de René Ndemezo’o Obiang ne s’est pas déplacé. Ses partisans également.

Signalons tout de même que, lors du premier tour, Christian Edou Mintsa avait créé la surprise ont dominant le doyen Ondo Methogo d’une courte tête : 31 contre 30. Le candidat du PDG avait senti un « drible de classe internationale » façonné par Jay Jay Okocha. A son tour, il a fait valoir les absences au scrutin de certains élus pour faire invalider la victoire de son rival qui n’aurait pas été élu par la majorité absolue des élus locaux.

Le Centre gabonais des élections a fait valoir la loi électorale en matière d’élection des sénateurs pour imposer un second tour. Christian Edou Mintsa et son parti, découragés ont jeté l’éponge.

Il sied de noter qu’avec cette nouvelle victoire, la formation politique d’Ali Bongo le PDG, totalise 46 sénateurs sur un total de 52 élus.

 

Gabon-Orientation : pas de bourses pour des étudiants envoyés à l’ONE

Les bacheliers 2020 orientés vers l’Office national de l’emploi (ONE), n’auront pas droit aux bourses d’études. Ces derniers ont la possibilité de faire des recours, mais prendront en charge les frais d’écolage en cas de réorientation.

Disponibles depuis le 4 février, les résultats de la campagne de tests d’orientation des bacheliers session 2020 n’ont pas fini de faire parler d’eux. Et pour cause, les principaux concernés contestent toujours ces orientations qui ne reposent sur «aucun fondement logique». 

Alors que ces résultats ont montré que 2/3 des étudiants testés ont été orientés vers l’Université Omar Bongo (UOB) et d’autres établissements, l’on apprend aujourd’hui que ces derniers étaient âgés entre 15 et 22 ans. Le 1/3 restant, âgé de plus de 22 ans, a été envoyé à l’Office nationale de l’emploi (ONE) pour y suivre des formations.

Par ailleurs, les étudiants orientés vers l’ONE ont eu le malheur d’apprendre qu’ils ne seront pas boursiers, contrairement à ceux de l’UOB et les autres établissements. «Vous n’êtes pas les premiers bacheliers non boursiers de l’histoire du Gabon», aurait-on répondu aux étudiants désabusés au siège de l’ONE.

Si rien n’a filtré sur la nature des formations qui seront dispensées aux étudiants, tout laisse penser qu’il pourrait s’agir du Contrat d’apprentissage jeunesse (Caj) et du Projet de développement des compétences et de l’employabilité (Prodece). Le premier est un dispositif visant à améliorer l’employabilité des jeunes demandeurs d’emploi, afin de leur permettre de postuler aux offres d’emploi exigeant une expérience professionnelle. Le Procédé, quant à lui, est une initiative du gouvernement financé par la Banque mondiale, dont l’objectif d’enrayer la croissance du chômage au Gabon.

 

Gabon 9 provinces : les artistes et d’autres prestataires toujours pas payés

Une semaine après l’engagement pris par le Premier ministre de payer leurs cachets, rien a été fait, a déploré le porte-parole de ces artistes, Hermi Mabila.

Les 120 artistes et la cinquantaine de prestataires qui ont participé au succès de la 4ème édition du festival Gabon 9 provinces en décembre dernier menacent de retourner bloquer le portail du ministère de la Culture suite au non-respect de la promesse  faite par le Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda  de payer leurs prestations avant la fin de cette semaine.

A en croire le porte-parole, depuis la promesse faite la semaine dernière, le paiement aurait dû se faire progressivement afin s’achever ce jeudi. Lui et les autres ne comprennent pas pourquoi ils n’ont pas reçu leur argent.

« On a été pacifique suite à l’appel du ministre le vendredi au musée national, qu’on a rencontré et qui nous a dit qu’il a été reçu expressément par le Premier ministre, qui a mandaté de venir nous dire qu’avant le jeudi 4 février on sera payé. Mais jusqu’ici, on n’est pas payé », a-t-il regretté.

Selon une source au ministère de la culture,  «l’argent serait bloqué au Trésor public ». Une explication que ne comprend pas cet ensemble des prestataires, qui se demande comment la parole d’un Premier ministre peut être ainsi foulée aux pieds.

 

 

 

 

 

 

Gabon : l’ancien Vice-Président de la République Pierre Maganga face à la presse ce vendredi 5 février

Selon une information à notre possession, Pierre Claver Maganga Moussavou qui mène un procès contre la Présidence de la République gabonaise, donnera une conférence de presse ce vendredi 5 février au siège de son parti à Ancien SOBRAGA.

Pierre Claver Maganga Moussavou ancien Vice-Président de la République de 2017 à 2019 poursuit en justice le jeune journaliste Steeve Roméro Makanga, auteur d’un article qui aurait provoqué sa chute, son limogeage du palais présidentiel.

A en croire le président de la formation politique Parti social démocrate (PSD), qui serait convaincu que l’article intitulé « Maganga Moussavou chef de gang » était commandité par les services du palais pour justifier son limogeage.

Il sied de signaler que l’article paru sur le site de nos confrères de Kongossanews.com de Steeve Roméro Makanga impliquait le Vice-Président de la République de l’époque dans le scandale du Kevazingogate qui a balayé plusieurs hauts cadres de l’administration gabonaise.

Pour rappel, le Kevazingogate est le scandale de la disparition au port d’Owendo de 350 conteneurs chargés de ce bois rare, très précieux et interdit d’exportation. Les conteneurs étaient placés sous contrôle judiciaire lorsqu’ils avaient simplement disparu avec leur précieuse marchandise.

Depuis la dernière audience au palais de justice, le journaliste Steeve Roméro Makanga se sent très menacé. Il fait dire que ses apparitions publiques sont devenues rares.

 

 

 

Gabon : Ntoutoume Emane est malade mais il n’est pas décédé comme l’annonce des « vautours » sur les réseaux sociaux (M.Obame)

Jean François Ntoutoume, ancien Premier ministre gabonais, n’est pas décédé comme l’annoncé des « vautours » sur les réseaux sociaux, a démenti Clay Martial Obame Secrétaire général de sa formation politique la PPR.

L’ancien Premier ministre Ntoutoume âgé de 80 ans, a depuis le 6 octobre dernier,  n’a jamais caché qu’il souffre d’un diabète. L’ex patron de l’administration gabonaise s’est rendu à la polyclinique El Rapha pour un contrôle de routine. « Ses médecins lui ont conseillé le repos et un respect de son traitement habituel », a affirmé le secrétaire général de sa formation politique.

L’opposant Jean François Ntoutoume Emane a été Premier ministre sous Omar Bongo Ondimba de 1999 à 2006. Reconnaît comme une valeur sure. Cet élite gabonais  avait  après sa démission du Parti démocratique gabonais, créé le Rassemblement des patriotes républicains (RPR).

Coopération : l’émissaire du roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud chez Ali Bongo Ondimba

Ahmed Ben Abdel-Aziz Kattan ministre d’État saoudien des Affaires des pays africains, a été reçu par le chef de l’État Gabonais  Ali Bongo, le 2 février à Libreville.

Au cours de cet entretien, le ministre d’État saoudien des Affaires des pays africains a notamment réaffirmé l’engagement de son pays à «se tenir aux côtés du Gabon contre toutes formes de terrorisme».

L’Arabie saoudite souhaite renforcer sa coopération avec le Gabon dans la lutte contre le terrorisme. Telle est l’ambition déclinée par le ministre d’Etat saoudien des Affaires des pays africains au président Ali Bongo. «Nous avons réaffirmé la position du Royaume et son engagement à nous tenir aux côtés du Gabon contre toutes formes de terrorisme, violence extrémisme», a déclaré Ahmed Ben Abdel-Aziz Kattan.

Au cours de cet entretien, l’émissaire du roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud a également réaffirmé «l’intérêt sincère du Royaume de renforcer les importantes relations stratégiques entre nos deux pays», avec notamment plus d’investissements dans les domaines des infrastructures et sur le plan commercial.

 

Covid-19 : deux nouveaux morts enregistrés à Libreville dont un membre de la Cour constitutionnelle

Deux nouveaux décès liés au Covid-19, ont été enregistrés ces dernières heures au Gabon, dont un juge de la Cour constitutionnelle, Hervé Moutsinga décédé mardi au CHU de Libreville à 86 ans.

Le Gabon totalise désormais 70 décès liés à cette pandémie dont le premier cas a été enregistré le 12 mars 2020. Depuis cette date, 11 129 personnes ont été testés positives. 10 560 sont guéries. 33 personnes sont hospitalisées dont 11 en réanimation.

A cause de l’augmentation des nouveaux cas, le gouvernement a décidé de durcir les mesures barrières. Le couvre-feu préalablement repoussé de 18 heures à 22 heures a été ramené à 20 heures. Une équipe mixte composée de la police, des militaires et des gardes républicains circulent dans la ville pour contrôle le port des masques. Les récalcitrants sont parfois humiliés en public.

Alternance au Gabon : « c’est ensemble dans un élan de foi à l’égard du Très-Haut que nous parviendrons à prendre le pouvoir » (Barro Chambrier)

Le leader de la formation politique le Rassemblement pour la patrie et la modernité ( RPM,)  en tournée  dans la province du Woleu-Ntem, appelé les populations du septentrion  à garder l’espoir sur l’inéluctable dit-il alternance politique au Gabon.

« Je suis venu vous dire que c’est ensemble dans un élan de foi à l’égard du Très-Haut que nous parviendrons à prendre le pouvoir. Parce qu’il y a deux aspects à considérer : les élections et l’accession véritable au pouvoir. Nous devons autant réfléchir sur le premier aspect, car rien n’est acquis, mais il faut surtout mettre un accent particulier sur les déterminants de l’accès au pouvoir », a fait savoir l’opposant Barro Chambrier dans le septentrion.

Barro Chambrier a initié une série de rencontres destinée à un échange de vues sur la situation du pays. Le Président du RPM dit être venu pour porter non seulement un message d’espoir, mais livre également sa lecture du contexte politique et socio-économique du Gabon qu’il assimile à « un grand malade sous respirateur artificiel, dont l’agonie invite au désespoir ».

Le président du RPM qui appelle le peuple à demeurer déterminé et persévérant dans le combat pour l’alternance, exhorte au rejet du point de vue fataliste faisant croire à l’impossibilité d’une alternance au sommet de l’Etat, après les nombreuses tentatives parvenues si près du but.

Gabon : « le PDG, parti au pouvoir depuis bientôt 53 ans, manquait d’humanisme » ( V.L Dubeze)

Victoire Lasseni Duboze ancienne présidente de l’Union des femmes du Parti démocratique gabonais (UFPDG), a dans une vidéo postée  sur sa page Facebook, insinué  que le PDG au pouvoir depuis bientôt 53 ans, manquait désormais d’humanisme, le vivre ensemble.

« Le parti démocratique gabonais d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui. Si vous voulez que ce parti-là renaisse alors mettez beaucoup d’humain, mettez beaucoup d’humanité, mettez beaucoup de cœur, mettez le pardon. Tous ces gens que vous avez envoyé en prison et dont on ne connait pas les raisons, les Alihanga, les Ngouoni, tous ces enfants qu’on enferme en prison, qu’on ne peut même pas voir, à qui on ne peut même pas rendre visite, je dis si c’était Omar Bongo Ondimba, il aurait mis la compassion, il aurait mis le pardon, et on repartait sur les nouvelles bases », a regretté  Victoire  Lasseni Duboze.

Ministre sous Omar Bongo Ondimba, Victoire Lasseni Duboze (68 ans) est la première femme à avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle anticipée de septembre 2009, un an après sa démission du PDG. Elle dit subir les affres de l’actuel régime depuis cette date qu’elle n’est pas prête d’oublier.

« Ça fait 11 ans que je suis au chômage forcé par ce que je m’étais présenté aux élections présidentielles de 2009. Mais je rends grâce à Dieu, par ce que pendant toute cette période j’ai appris, je me suis formé, je me suis cultivé, je me suis refait un autre mental et je regarde ce parti avec beaucoup de regrets », a-t-elle déploré.

source: gabonactu.com