Gabon : « la dépénalisation de l’homosexualité ouvre la voie au mariage homosexuel » (M. Mboumba)

Mathieu Mboumba Nziengui président de l’Union du peuple gabonais (UPG), a dans une déclaration faite le 14 juillet à l’occasion de la célébration du 31ème anniversaire de son parti, condamné avec véhémence l’adoption par le parlement de la réforme du nouveau code pénal se rapportant sur la dépénalisation de l’homosexualité.

Pour l’opposant Mathieu Mboumba Nziengui, la dépénalisation de l’homosexualité  ouvrira désormais la voie au mariage homosexuel dans le pays.

« En vertu de cet acte législatif, la porte est désormais ouverte à toutes les déviances et même aux revendications des droits spécifiques, notamment le droit à des manifestations publiques (carnaval, festival, gay-pride, etc.), à l’adoption des enfants, et sans doute plus tard, au mariage homosexuel », a laissé entendre M. Mboumba Nziengui.

Concernant cette éventualité, l’opposant justifie son inquiétude par l’existence de la loi supra nationale en l’occurrence l’article 5 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dans son bloc de constitutionnalité.

Celui dispose que : « tout ce qui n’es pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas ».

 

Gabon : Rose Ossouka nommée premier ministre en remplacement de Julien Nkoghe limogé

Rose Christiane Ossouka Raponda l’ancienne  ministre de la Défense  du gouvernement sortant, a été nommée ce  jeudi 16  juillet 2020  par décret présidentiel premier ministre, elle remplace ainsi Julien Nkoghe limogé.

Selon Yves Téale secrétaire général de la Présidence de la République, le Président Ali Bongo Ondimba a chargé le nouveau chef du gouvernement  de former  sans délai son équipe.

Rose Christiane Ossouka Raponda devient la première femme gabonaise  et  en Afrique francophone  a occupé ce prestigieux poste tant convoité par le poids lourd du contient.

Il sied de noter que, depuis quelques semaines,  les rumeurs étaient persistances dans les réseaux sociaux  sur  la possible nomination de Rose Christiane comme premier ministre du Gabon.

Gabon : l’opposant M.Mboumba Nziengui appelle ses anciens compagnons de lutte à réintégrer l’UPG

L’opposition Mathieu Mboumba Nziengui , a dans sa déclaration commémorant le 31ème anniversaire da la formation politique l’Union du peuple gabonais (UPG) fondé par le feu opposant charismatique Pierre Mamboundou, appelé ses anciens compagnons de lutte qui se sont égarés à cause des querelles intestines, selon lui, à réintégrer la « maison commune »

« La porte de notre Parti reste ouverte à tous ceux qui souhaitent nous rejoindre, même à ceux qui avaient emprunté d’autres voies. L’UPG est notre maison et chacun y trouvera sa place », a lancé M. Moumba Nziengui.

Dans son allocution, l’opposant modéré a rassuré ses partisans en indiquant que « la flamme ne s’éteindra jamais, notre Parti ne disparaitra pas, et ce malgré les difficultés du moment ».

Le président de l’UPG est actuellement très contesté par plusieurs cadres du parti. Il lui est reproché une gestion scabreuse de la formation politique créée à Paris le 14 juillet 1989 par le feu opposant radical, Pierre Mamboundou.

Outre la gestion approximative, les militants de l’UPG reprochent à leur président de s’accrocher à la tête du parti, malgré l’expiration de son mandat intervenue depuis juin 2019. Des insuffisances ayant conduit certains cadres de créer un courant politique baptisé : « les Mamboundouïstes ».

 

Mouila : deux gabonais et un Burkinabé interpellés pour trafic d’ivoire

Il s’agit d’Abdoulaye G, un Burkinabé âgé de 23 ans,  de Goldsman M, un gabonais de 28 ans et  Jeanne K. une gabonaise de 38 ans, ils ont été interpellés pour trafic d’ivoire.

Un groupe composé de deux gabonais et un Burkinabé a été interpellés lundi dernier dans le deuxième arrondissement de la commune de Mouila par les services de la police judiciaire et des Eaux et Forêts pour trafic d’ivoire.

Les présumés trafiquants ont été interpellés avec 4 pointes d’ivoire d’une valeur marchande de 500.000 FCFA, sur le marché noir local.

Ils ont été interpellés suite à la diffusion d’une rumeur faisant état de la finalisation d’une transaction de vente d’ivoire qui devait avoir lieu dans la ville.

Les trafiquants sont actuellement détenus au poste de police de la commune de Mouila, en attendant d’être présenté au procureur de la République près le tribunal Mouila.

Ces derniers sont poursuivis pour détention, vente et achat de l’ivoire, conformément aux dispositions de l’article 388 du Code Pénal. Ils risquent jusqu’à 10 ans de prison.

 

Gabon: situation sécuritaire, Ali Bongo a reçu tous les chefs militaires à Libreville

Le président de la République  Ali Bongo Ondimba a reçu ce lundi 13 juillet tous les chefs militaires de son pays, a-t-il annoncé via un tweet.

« Je me suis entretenu ce jour à la présidence avec les commandants en chef des différents corps chargés de la sécurité intérieure et extérieure du #Gabon », a écrit le chef de l’Etat gabonais.

« La #protection des populations, au sens large, est la première de mes attributions et l’une de mes principales préoccupations », a ajouté le président de la République.

C’est l’une des premières apparitions du président gabonais depuis la sortie du député français. Bruno Fuchs qui avait qualifié Ali Bongo   d’« incapable de diriger le Gabon »,  lors d’une séance des questions orales au gouvernement français le 8 juillet dernier.

Ces propos ont été applaudit par l’opposition alors que les partisans du pouvoir ont pointé un élan « néocolonialiste » de la part ce député français.

Libreville : le syndicaliste Didier Atome Bibang relaxé après une forte pression de sa base

Didier Atome Bibang Président du Syndicat National des Professionnels des Eaux et Forêts (SYNAPEF), a été relaxé jeudi soir après une forte pression de sa base, des syndicats amis et des activistes « choqués » par son audition puis sa garde à vue à la Police judiciaire (PJ).

Le syndicaliste Didier Atome Bibang a été convoqué pour dénonciation calomnieuse et interception d’un courrier officiel. Jeudi en milieu de matinée, le SYNAPEF a organisé une conférence de presse pour dénoncer cette garde à vue illégale.

Le Bureau du SYNAPEF a dénoncé ce qu’il qualifie de «  virage incontrôlé pris par le Ministre des Eaux et forêts Prof Lee White, par la persécution de ses membres dont en premier son Président ».

Pour le syndicat, les ennuis de son président trouvent leurs origines dans le mouvement de grève lancé par le SYNAPEF le 17 juin dernier.

Le SYNAPEF a conclu que le seul crime que de son président c’est « d’avoir le courage de servir à sa manière son pays en défendant les intérêts des personnels du ministère des Eaux et Forêts, en vue de leur exercice professionnel dans des conditions idoines ».

 

Libreville : Didier Atome Bibang leader syndical du secteur des Eaux et Forêts en garde à vue

Didier Atome Bibang président du Syndicat national des professionnels des eaux et forêts (SYNAPEF), a été longuement entendu mercredi  par la police judiciaire avant d’être garde à vue pour des faits semble-t-il de dénonciation calomnieuse.

Selon un communiqué du SYNAPEF que notre confrère Gabon Media Time a fait échos,  Didier Atome  Bibang aurait été convoqué pour répondre à des accusations de dénonciation calomnieuse et d’interception d’un courrier officiel.

Le syndicat des eaux et forêts qui affirme que cette garde a été motivée par la tutelle, a de ce fait pris à témoin  « l’ensemble des Personnels du Ministère des Eaux et Forêts, sur toute atteinte à l’intégrité physique ou moral du Président ATOME BIBANG Didier et vis-à-vis de laquelle la RESPONSABILITÉ ENTIÈRE de LEE WHITE sera pleinement engagée ».

Dans la foulée, le ministère des Eaux et Forêts a rendu public un communiqué justificatif comme pour se dédouaner  de sa responsabilité dans cette affaire qui pourrait susciter l’ire des partenaires sociaux dans les prochains jours.

« Le Ministre Prof. Lee White tient à rappeler que les faits à l’origine de cette garde à vue relèvent du droit commun. En effet, ces faits sont relatifs aux accusations de corruption lancées contre des agents du ministère », indique le communiqué du ministère de tutelle.

Dans une assemblée générale le 30 décembre 2019, le SYNAPEF avait accusé le ministre Lee White d’avoir retiré en catimini le code forestier régissant l’activité forestière au Gabon. Récemment il a également été pointé du doigt par les travailleurs  pour avoir procédé aux nominations illégales à des hautes fonctions du ministère.

Source: gabonactu

 

La CEEAC procède à la présélection des candidats aux postes de commandement

Le Conseil des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) qui se tient ce mardi 7 juillet au siège de l’institution présélectionnera les candidatures aux postes de commandement de cette institution d’intégration régionale, a indiqué un communiqué dont la copie est parvenue à notre rédaction.

Cette  rencontre sera présidée par Alain Claude Bilie By Nze ministre gabonais des Affaires étrangères, président du conseil des ministres de la CEEAC.

Selon des récentes réformes, la CEEAC ne sera plus dirigée par un Secrétaire général. Il y aura désormais un président secondé par un Vice-Président, des commissaires et des experts. Fini l’époque où chaque Etat imposait ses ressortissants à certains postes sans forcément avoir la compétence nécessaire pour assumer les fonctions y relatives.

Tous les hauts cadres de la CEEAC ne seront plus nommés mais recrutés. Après un récent appel d’offre, un cabinet indépendant a sélectionné les meilleurs dossiers étudiés par les ministres. Le choix final sera effectué par les chefs d’Etat, après audition des candidats, comme à l’Union africaine.

Les dossiers examinés par les ministres seront soumis à l’approbation des chefs d’État de la région qui pourront tenir un sommet à la mi-juillet, selon une source proche du chef de la diplomatie gabonaise.

 

 

Libreville : un cessez-le-feu entre Jean Remy Yama et Madeleine Berre

Le président de la puissante centrale syndicale Dynamique unitaire (DU) Jean Remy Yama et avec son staff,  ont tenu  une séance de travail avec le ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre.

Connu pour sa position très tranchante digne d’un opposant radical, le bulldozer

du mouvement syndical au Gabon, Jean Remy Yama a évoqué avec le ministre de la Fonction publique les conclusions du dernier forum de la fonction publique.

« Échanges constructifs et responsables axés sur les recommandations du Forum de la Fonction Publique », peut-on lire dans un tweet via le compte du ministère de la fonction publique.

Le syndicaliste et son staff n’ont pas encore publiquement communiqué sur les conclusions de cette rencontre aux allures d’un Cessez-le-feu.

Dépénalisation de l’homosexualité : un collectif des prêtes du Gabon écrit une lettre ouverte au Président Ali Bongo

Un collectif de 12 prêtes de l’Eglise catholique du Gabon baptisé : «  Collectif sacerdotal pour la réappropriation du Gabon », très en colère contre la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon adopté récemment par le parlement.

Collectif sacerdotal pour la réappropriation du Gabon a écrit au Président Ali Bongo Ondimba  pour manifester son indignation par rapport à la dépénalisation des homosexuels.

Lettre ouverte à Monsieur Ali Bongo-Ondimba, Président de la République, Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la République,

 

De façon symbolique, nous avons constitué un groupe de 12 prêtres des différents diocèses du Gabon et sommes en lien avec des centaines d’autres ministres du culte dans le pays. Parce que citoyens, parce que chrétiens, pasteurs du peuple de Dieu et à la suite des interventions de différents leadeurs religieux, nous avons pris l’initiative de vous adresser cette lettre et sous cette forme au regard de l’actualité brûlante et gênante de notre pays relative à la dépénalisation de l’homosexualité. Notre démarche vise essentiellement à consolider le vivre-ensemble, la protection de nos valeurs communes et limiter la fracture sans cesse grandissante entre nos institutions et le Peuple qu’elles devraient représenter.

Le projet de loi querellé voté le 24 juin 2020 par 48 députés sur un parlement de 143 membres et confirmé le 29 juin 2020 par le Sénat met particulièrement en lumière l’incohérence et l’improvisation totale dans laquelle s’enfonce inlassablement l’État Gabonais, particulièrement depuis l’aggravation de vos problèmes de santé. En effet, le 5 juillet 2018, vous avez promulgué la loi 042/2018 pénalisant l’homosexualité au Gabon. Les observateurs de la vie politique gabonaise furent surpris car cette loi prise dans la « précipitation » sortie de nulle part était totalement déconnectée des préoccupations majeures des Gabonaises et des Gabonais. Mais cette position exprimée par l’ensemble de la majorité au Parlement ne posait aucun problème a priori : elle correspondait à nos différentes cultures, à nos valeurs communes.

Quelques mois plus tard, toujours déconnecté des préoccupations des compatriotes, de votre projet de société et de l’actualité du moment, votre gouvernement effectue un rétropédalage en introduisant une modification de la loi susmentionnée par la suppression de l’alinéa 5 actant de fait la dépénalisation de l’homosexualité dans notre pays et, faisant du Gabon un des rares pays africains à prendre cette position à l’encontre de nos mœurs, us et coutumes. Vis-à-vis des peuples frères et amis, vous mettez les Gabonais dans l’embarras ! Sortant du jeu de mots, il convient de préciser que cette dépénalisation ouvre une voie de fait à la reconnaissance tacite de l’homosexualité au Gabon.

Dans ce contexte, cette initiative politique qu’on l’approuve ou non apparaît surtout sidérante tant elle est incompréhensible, vicieuse pour le commun des compatriotes et hors sujet dans notre contexte national. A ce sujet, l’activisme de votre épouse, Mme Sylvia Bongo, pour défendre ce projet de loi controversé sur les réseaux sociaux interroge sur qui en est réellement l’initiateur : une simple lubie du couple présidentiel ou des amis au mépris des valeurs fondamentales de tout un peuple ? Pour elle, le Gabon vient de réaliser un énorme progrès par la reconnaissance du « droit à l’amour ».

Aujourd’hui c’est la célébration de l’amour des personnes de même sexe et demain la pédophilie, la zoophilie et amoureux du sang humain seront aussi célébrés dans notre République ? Avant de vouloir élargir le noyau dur des droits de l’homme, faudrait-il rappeler que les progrès attendus aujourd’hui sur cette question sont plutôt liés à la reconnaissance du droit à la vie, le droit à une vie digne (santé, éducation, alimentation, environnement sain etc.) et la reconnaissance de libertés fondamentales (liberté d’expression, de manifestation, droit aux médias publics pour tous, etc.). Un simple tour dans nos écoles, hôpitaux, prisons, casernes, quartiers, les morgues et cimetières permettra de réaliser l’ampleur des dégâts et du chantier à mettre en place !

Au commencement Dieu créa l’homme et la femme » (Gn 1, 27). Cette différenciation de base, naturelle est la seule capable de rendre la vie possible car, l’Homme est le fruit de l’union entre les sexes opposés. C’est cette option anthropologique qui garantit la pérennisation de l’espèce et des générations. C’est ce que nos ancêtres ont toujours célébré et soutenus car c’est le fondement de nos valeurs culturelles d’hier et d’aujourd’hui. C’est aussi l’option de notre mère patrie qui prône une politique nataliste ayant pour sceau « la maternité allaitant ».

Conscients que des personnes homosexuelles ne peuvent assumer cette vocation ne fait porter aucun jugement sur leur vie privée, et ne fait donc pas de nous des homophobes. Ainsi, les églises dans leur variété ne combattent nullement les homosexuels. Elles considèrent que cette pratique sexuelle n’est pas un choix volontaire des personnes mais le fruit de circonstances malheureuses souvent liées aux blessures de l’enfance, à l’environnement et aux pressions extérieures des lobbies.

Dans notre pays, par exemple, beaucoup le sont devenus pour intégrer des cercles ésotériques qui offrent une ascension sociale et matérielle coupée du mérite et sont souvent obligés de mener une double vie. Ces personnes n’ont jamais été inquiétées par nos institutions et par nos populations car elles sont filles et fils de la République. C’est donc une peine et une douleur pour beaucoup de ces personnes et leur famille davantage stigmatisées aujourd’hui du fait de cette loi totalement déconnectée de nos valeurs, de nos aspirations et des urgences du moment.

Monsieur le Président de la République,

La crise sanitaire actuelle et les évènements bouleversants que nous rencontrons au quotidien nous invitent à réaliser au mieux le caractère fragile, éphémère et plein d’illusions de la vie. Un petit virus vient de bousculer et mettre à genoux des nations entières malgré les agendas des maîtres du monde. Les virus sont déjà assez nombreux dans la société gabonaise. En ajouter de nouveaux serait prendre des risques inutiles mais surtout redoutables. Les Saintes Ecritures posent cette question aux dirigeants de la nation aujourd’hui : « Quel père parmi vous, si son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu d’un poisson ? Ou bien, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? » (Lc 11,11-12). Restant dans la quête de ce qui rassemble et de ce qui pourrait apporter des réponses concrètes aux soifs et aspirations profondes du Peuple gabonais, nous vous invitons solennellement d’écouter la voix de la sagesse et renoncer à la promulgation de cette loi inique et stigmatisante.

Les cultures envahissantes, bon marchées, hédonistes et pouvant déraciner notre identité ne sont pas les meilleures importations pour notre chère patrie. Mieux, cette loi qui pose un sérieux problème de légitimité (votée par 33,5% de députés) heurte la conscience collective des compatriotes et expose davantage les homosexuels qui ont toujours vécu sans inquiétude dans nos cités. Inutile d’ajouter un fardeau supplémentaire à nos concitoyens déjà accablés par la misère, la précarité, le chômage, la vie de plus en  plus chère, l’abandon de l’Etat et l’insécurité.

Que Dieu bénisse le Gabon, soutienne les nobles combats de son Peuple et nous préserve de toute abomination !

Très respectueusement,

Le Collectif

Jean-Bernard Asseko (Vicaire Général émérite d’Oyem), Bruno Ondo (Prêtre – France), Félicien Ndong (Prêtre formateur Oyem), Fidney Minko (Prêtre Makokou), Rodrigue Mounguengui (Prêtre Mouila), Alexandre Ndong (Prêtre Libreville), Dominique Evouna (Prêtre Medouneu), Gaël Nze (Prêtre éducateur), Giscard Ovono (Prêtre Minvoul), Paul-Marie Mba (Prêtre religieux), Stéphane Andoua (Prêtre Rome), Emmanuel Mewourou (Prêtre Bitam).

Fait à Libreville, le 30/06/2019

Contact local : 066321133 – International : +33780862746 E-mail : ondomib@yahoo.fr»