Gabon : Ali Bongo autorisé à sortir du pays

L’annonce a été   faite au cours d’un communiqué du comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), mercredi 6 septembre 2023.

 

L’ancien président de la république Ali Bongo Ondimba va désormais se déplacer en toute liberté. Le communiqué de la CTRI indique que : « Compte tenu de son état de santé, l’ancien président de la République Ali Bongo Ondimba est libre de ses mouvements. Il peut s’il le souhaite se rendre à l’étranger afin d’y effectuer ses contrôles médicaux ».

En effet, cette décision intervient après la visite du président centrafricain Archange Touadera désigné facilitateur de la Ceeac,  pour engager des pourparlers avec les militaires et tous les acteurs gabonais en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays.

Notons que c’est depuis le 30 août 2023, lors du coup d’Etat  avec la prise au pouvoir du comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), que le président Ali Bongo a été assigné en résidence.

Gabon : Dieudonné Aba’a Owono nouveau président de la cour constitutionnelle

Il a été nommé mercredi 6 septembre 2023, par le président de la transition le Général Oligui Nguema.

 

Le président de la transition vient de procéder aux premières nominations devant permettre une refonte des institutions que compte le pays.  En effet, les nouveaux membres de la cour constitutionnelle ont été nommé avec à leur tête le magistrat Aba’a Owono nommé président de la Cour Constitutionnelle.

Ce dernier sera secondé par 8 autres membres, notamment Roger Patrice Nkoghe; Bruno Lependa; Hervé Tako Vendakambano; Christian Bignoumba Fernandez; Euloge Moussavou Bouassa Nzambi; Sosthene Momba; Marie Blanche Bendje épouse Babiri et Afriquita Dolores Agondjo épouse Banyena. Ils  auront pour but de mener à bien le processus de réforme de la haute institution afin de favoriser un fonctionnement plus démocratique.

Dieudonné Aba’a haut magistrat qui était en service depuis 2022 au Conseil d’Etat, par cette nouvelle nomination remplace à ce poste Marie Madeleine Mborantsuo qui a occupé ce poste depuis 32 ans au Gabon.

Gabon : la sucaf a importé 3066 tonnes de sucre du Congo au 1er semestre 2023

La Sucrerie africaine du Gabon (Sucaf), unique producteur de sucre du pays, et filiale sucrière de Somdiaa, s’est appuyée sur Saris Congo, une autre filiale de Somdiaa, pour approvisionner le marché gabonais en sucre.

 

C’est  près de 60 000 sacs de sucre vrac et 3 conteneurs de sucre en bûchette qui ont été exportés à Libreville, rapporte Africa Global Logistics qui a assuré l’acheminement de ces produits vers le Gabon à la demande de Saris. Cette opération d’après AGL, a permis de commercialiser au Gabon environ 3 066 tonnes de sucre venant du Congo pour juguler la pénurie observée sur le marché gabonais. Apprend-on à travers le site le Nouveau Gabon. « Nous pourrions renouveler ces opérations en fonction des besoins de notre filiale gabonaise et la production locale », soutient Jean-Baptiste Mabiala, chef d’Agence Saris PNRE. En effet, l’exportation du sucre entre le Congo et le Gabon est fonction des besoins de la filiale gabonaise de Somdiaa.

Le produit exporté permet de couvrir une partie de la demande du produit sur le marché gabonais et de prévenir toute forme de pénurie du sucre. Et au cours de ces derniers mois, le Gabon a fait face à une pénurie sérieuse de sucre. Une pénurie causée selon Sucaf par des problèmes logistiques. Notamment, des perturbations sur le chemin de fer gabonais ainsi que l’enclavement des routes qui ont limité l’évacuation des stocks de la compagnie dont les usines sont implantées à plus de 700 km des principales zones de vente. Cette pénurie avait entraîné la hausse des prix de ce produit dans les marchés.

Cependant, Africa Global Logistics ne précise pas si les autorités gabonaises ont donné leur accord pour cette transaction. L’on se souvient que dans une situation similaire en 2021, les autorités gabonaises avaient autorisé l’importation de 3000 tonnes d’huile pour satisfaire la demande locale face à la pénurie et la hausse des prix d’huiles de cuisine.

Rappelons qu’au dernier trimestre 2022, l’indice de transformation de sucre a chuté de 63,2 % en glissement trimestriel selon les données du ministère de l’Économie. Une contreperformance qui est la résultante d’une mauvaise campagne sucrière due aux conditions climatiques défavorables et au vieillissement des champs, poursuit le journal Le Nouveau Gabon.

Gabon : un incendie fait des ravages au quartier trois Filaos

L’incendie qui s’est déclaré au quartier trois Filaos à Port-Gentil au environ de 10 heures le 5 septembre 2023,  a ravagé plusieurs maisons en laissant ainsi de nombreuses familles sans abris.

 

Les habitants du quartier trois Filaos situé dans le 2ème arrondissement de Port-Gentil, ont assisté à un incendie qui a réduit en cendre trois maisons  en causant de nombreux dégâts matériels. Selon les informations, l’incendie s’est produit à cause d’une panne électrique.

Alertés, les sapeurs-pompiers sont aussitôt arrivés pour éteindre les flammes. Les habitants n’ont pas pu récupérer leurs effets car, car tout a été réduit en cendre. Les voisins expliquent qu’une faille électrique dans l’une des maisons  serait à l’origine de cet incendie. « C’est ma sœur qui m’a appelé pour me dire qu’il y a un incendie chez moi. Quand je suis arrivée le feu avait déjà pris une bonne partie de la maison », explique une victime  à travers le site d’informations info 241, qui ajoute qu’ «  qu’il y avait tellement des flammes que personne ne pouvait entrer pour sauver ses appareils et autres ».

Les familles sont sans abris après cet incendie. Aucune perte en vie humaine n’est à enregistrer en dehors d’énormes dégâts matériels observés sur les lieux du drame.

Gabon : Renaud Allogho Akué libéré de prison

L’ancien directeur de la Caisse d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) Renaud Allogho Akué fait partie des prisonniers libérés le 5 septembre 2023, sur ordre du président de la transition Oligui Nguema.

 

Comme promis lors de son discours de prestation de serment le 4 septembre 2023, le président de la transition Oligui Nguema a donné l’ordre de libérer quelques prisonniers politiques. Après la sortie de prison du syndicaliste  Jean-Rémy Yama, l’on note également celle de Renaud Allogho Akoué ancien directeur de la Caisse d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs).

En effet, il était incarcéré à la prison centrale de Libreville depuis 2019,  pour détournement de fonds publics, concussion et blanchiment des capitaux dans l’exercice de ses fonctions entre octobre 2017 et novembre 2019 à la Cnamgs. Il avait été condamné en 2022, à 8 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle spécialisée, dont un avec sursis, à une amende de 10 millions de FCFA et 4 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts.

Il est donc libéré ce 5 septembre 2023 avec  Léandre Nzué ancien maire de la commune de Libreville, était passé devant le juge d’instruction le 15 septembre 2020 placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville. Notons que leur libération intervient moins de 48 heures après l’engagement pris par le président de la transition le général Brice Oligui Nguéma d’amnistier les prisonniers d’opinions.

Gabon : Oligui Nguema rencontre le président Faustin Archange Touadera

Le Général Oligui Nguema a reçu le 5 septembre 2023, le président centrafricain Faustin Archange Touadera facilitateur de la CEEAC, venu  s’enquérir  de la situation politique au Gabon.

 

Reçu à son arrivé par le président de la transition Oligui Nguema, le président centrafricain archange Touadera est au Gabon dans le but d’engager des pourparlers avec le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays. A cet effet, le Président Faustin Archange Touadera a remercié son hôte pour l’accueil réservé à sa délégation avant de définir le but de la mission qui lui est confiée par ses pairs de la Ceeac.

Notamment de transmettre aux nouvelles autorités gabonaises les résolutions prises par les Chefs d’état de la CEEAC lors du 4e sommet extraordinaire de Djibloho, d’obtenir des autorités de la Transition la ferme volonté de revenir rapidement dans l’ordre constitutionnel afin de permettre au Gabon reprendre toute sa place dans les institutions régionales. Ensuite, de garantir l’intégrité physique du Président déchu et de toute sa famille, de préserver la paix et la sécurité du Gabon pour maintenir la stabilité sous régionale. Et enfin d’accompagner le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) pour un retour rapide de l’ordre constitutionnel et permettre l’organisation d’élections libres et transparentes.

Pour sa part, le Général Oligui Nguema s’est félicité de la visite du Président centrafricain et n’a pas manqué d’exprimer sa ferme volonté de remettre de l’ordre dans les institutions de la République avant la fin de la Transition. Bien que sa durée n’est toujours pas été déterminée par le CTRI. En attendant, un gouvernement de transition sera nommé,  dans les prochains jours. Notons que, l’agenda du président centrafricain au Gabon prévoit une rencontre avec l’ancien Président Ali Bongo Odimba  et  une série de rencontres avec les Représentants des Partis politiques, de la Société civile, des Confessions religieuses et du Corps diplomatique présent au Gabon.

Gabon: entretien entre Oligui Nguema et Ondo Ossa

Le président de la transition a rencontré ce mardi 5 septembre 2023, le professeur Albert Ondo Ossa à son domicile au Gabon.

L’objet des échanges  entre les deux hommes n’étant pas connues, l’on sait tout de même que le président Oligui Nguema est allé à la rencontre du professeur Albert Ondo Ossa,  candidat consensuel de l’opposition à l’élection du 26 août 2023 au Gabon.  C’est à travers une image largement relayée sur les réseaux sociaux qu’on peut apercevoir le président de la transition main dans la main avec l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur sous le régime d’Omar Bongo.

On peut également lire à travers une publication du professeur,  un message adressé à ses compatriotes « Aujourd’hui à mon domicile j’ai pu en toute intimité et collégialité m’entretenir avec le Président de la transition et de la restauration des institutions (CRTI) » avant d’ajouter que : « Osons croire à un avenir meilleur et resplendissant pour notre cher pays le Gabon » a t-il écrit.

Un message qui montre la volonté du professeur de  travailler ensemble avec le président de transition Oligui Nguema, pour une meilleure reconstruction du Gabon car,  il y a quelques jours le professeur Ondo Ossa demandait aux militaire de lui rendre le pouvoir affirmant qu’il avait gagné les élections du 26 août 2023.

Gabon : Oligui Nguema ordonne la libération de Jean Remi Yama

Le président de la transition Oligui Yama a ordonné ce mardi 5 septembre 2023, la libération de Jean Remi Yama président du Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC).

Yama est l’un des premiers bénéficiaires du changement  du président de la Transition Oligui Nguema qui a annoncé lors de la cérémonie de prestation de serment la libération des prisonniers du régime déchu. Président du Syndicat national des enseignants chercheurs (SNEC), il est également président de la toute puissante coalition syndicale des fonctionnaires, Dynamique unitaire (DU).

Il a été incarcéré pour une affaire supposée « d’abus de confiance ». Il s’agissait d’un « alibi pur et simple » selon sa famille qui dénonçait une détention arbitraire motivée par des raisons politiques

Il a été interpellé le 27 février 2022 à l’aéroport international Léon Mba de Libreville alors qu’il s’apprêter à prendre un vol pour le Sénégal. Il devrait s’agir d’un voyage médical. Après deux jours passés à la Direction général des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) couramment appelée « B2 », il avait été ensuite placé sous mandat de dépôt.

Le Gabon suspendu de la CEEAC jusqu’à son retour à l’ordre constitutionnel

La décision a été prise le  4 septembre 2023 en Guinée équatoriale lors de la 4ème session extraordinaire de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale).

 

Après la suspension du Gabon de l’Union Africaine, c’est au tour de la CEEAC. En effet, au cours de la  4ème session  qui a réuni les chefs d’Etats de l’Afrique centrale,  plusieurs décisions ont été prises.  En effet, il était question lors de cette rencontre de parler de  la situation politique et sécuritaire du Gabon. La rencontre a été présidée par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui est désormais président en exercice de la Ceeac en remplacement du président Ali Bongo.

Parmi les décisions prises on note la suspension du  Gabon de toutes ses instances « jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel », les chefs d’État ont aussi exigé l’organisation d’un dialogue entre les acteurs politiques gabonais afin de faciliter un retour à l’ordre constitutionnel dans un bref délai dans le pays. Les chefs de l’Etat ont donné un an aux militaires pour rendre le pouvoir aux civils.

Notons qu’au moment où se tenait ce sommet extraordinaire en Guinée Equatoriale, le général Brice Oligui Nguema prêtait serment devant la cour constitutionnelle au Gabon. Le président de transition a pris l’engagement de remettre le pouvoir aux civils après une période de transition dont il n’a pas fixé la durée.

Gabon : discours d’investiture du président de la transition

Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema

Président de la Transition

Mesdames et Messieurs de la presse ;

Chers ainés, Chers amis ;

Messieurs les officiers généraux ;

Officiers ; Sous-officiers et militaires du rang Mesdames et Messieurs,

vos grades, rangs et qualités respectés.

Gabonaises, Gabonais,

Mes chers compatriotes

Je voudrais commencer cette allocution en adressant d’un cœur reconnaissant, une action de grâce au Dieu tout Puissant.  C’est grâce à ses bontés sans cesse renouvelées pour notre pays le Gabon que nous pouvons fièrement nous tenir ici ce matin dans cette Hémicycle du palais de la rénovation. Ce même Dieu, qui nous a parlé le matin du 30 août 2023, et qui continue de nous parler, est celui qui a conduit nos pas jusqu’ici.  Permettez-moi de rappeler à votre souvenir, les paroles prononcées par Feu le président Omar BONGO dans cette salle, au terme de 42 ans de règne après Feu le Président Léon MBA, premier Président du Gabon : ‘’Dieu ne nous a pas donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire, il nous observe.

Il dit : amusez-vous. Le jour où il voudra aussi nous sanctionner, il le fera’’  Cette phrase remplie de sagesse, était en réalité la voix de Dieu qui a fini par accomplir sa volonté pour le peuple Gabonais aujourd’hui.  Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes  Permettez-moi d’exprimer mes sincères remerciements à tous ceux qui, nombreux, très nombreux, ont effectué le déplacement pour prendre part à cette cérémonie d’investiture.  J’ai une pensée particulière pour tous les gabonais de la Diaspora qui suivent cette cérémonie de là où ils sont.  Mais j’ai surtout une pensée spéciale pour tous nos compatriotes qui auraient rêvé vivre ce jour mais nous ont précédé dans l’au-delà. Je pense à tous les partisans du changement et de l’alternance : Simon Oyono Aba’a, Martine Oulabou, Pierre Louis Agondjo Okawè, Pierre Mamboundou Mamboundou, André Mba Obame pour ne citer que ceux-là.  Comme disait l’ancien Président Ghanéen, Jerry John Rawlings ‘’Quand le peuple est écrasé par ses dirigeants, avec la complicité des juges, c’est à l’armée de lui rendre sa liberté’’.  C’est fort de cet esprit que le 30 août 2023, telle une météorite dans la nuit noire, les Forces de Défense et de Sécurité de notre pays ont pris leurs responsabilités en refusant le coup d’état électoral qui venait d’être annoncé p

ar le Centre Gabonais des Élections à la suite d’un processus électoral outrageusement biaisé.  C’est sans aucune violence, sans heurts et sans effusion de sang que le Comité pour la Transition et la Restauration des institutions (CTRI) a changé le régime en place, qui confisquait le pouvoir des institutions de la République depuis quelques années, au mépris flagrant des règles démocratiques.    Cette action patriotique inédite, restera sans aucun doute, un ‘’cas école’’ dans les annales de l’histoire.  L’armée républicaine s’est inscrite dans le refus de cautionner une forfaiture qui aurait, une fois de trop, coûté la vie à de nombreux citoyens. Le peuple demande tout simplement que ses droits soient, garantis à travers des institutions fonctionnelles.  Les forces de défense et de sécurité avaient un double choix : soit tuer des gabonais, qui auraient légitimement manifesté, soit mettre fin à un processus électoral pipé, dont les conditions du déroulement ne permettaient d’ailleurs pas l’expression démocratique.

C’est en toute responsabilité que nous avons dit : « NON. Plus jamais ça dans notre beau pays le Gabon ! ». C’est l’occasion pour nous de remercier le soutien du peuple qui, de manière spontanée a adhéré à cet acte patriotique.  Notre étonnement est grand lorsqu’on entend certaines institutions internationales condamnent l’acte posé par des soldats qui n’ont fait que respecter leur serment sous le drapeau : sauver la Patrie au prix de leur vie.  Desmond Tutu disait, je le cite « si vous êtes neutres, devant une situation d’injustice, c’est que vous avez choisi d’être du côté de l’oppresseur ». Nous, Forces de Défense et de sécurité, nous avons choisi d’être du côté du peuple et de la liberté. Comme le Général De Gaulle jadis.

Mes Chers Compatriotes,  La constitution est le texte fondateur d’un Etat. Elle consacre ses institutions, ses procédures particulières et les mécanismes de représentation n’arrivaient plus à mettre notre société, en situation de suivre. Il est donc important que les Gabonais de toutes les couches s’accordent pour adopter, par référendum une nouvelle constitution ainsi qu’un code électoral et un code pénal fiable, qui garantit à tous les mêmes chances.  Notre pays mérite des institutions fortes, crédibles, une gouvernance assainie, plus en phase avec les normes internationales en matière de respect des droits humains des libertés fondamentales, de la démocratie, de l’Etat de droit.

Je souligne par ailleurs quele Gabon est un pays indivisible, dans la diversité de ses cultures, sa complexité ethnique et sa géographie. L’unité de notre peuple doit toujours être la condition essentielle pour l’exercice de nos libertés fondamentales. J’y veillerai personnellement durant toute la période de transition.  De même que je m’engage à ce que les relations séculaires entre les Gabonais et nos frères étrangers soient toujours des relations de grande amitié, de tolérance et de concorde.  La politique et l’administration dans un pays, sont des domaines de souveraineté nationale, le dire n’est nullement de la xénophobie.  Mes Chers Compatriotes  Depuis quelques jours, le Comité pour la transition et la restauration des institutions a entrepris des consultations avec toutes les forces vives de la Nation.  Les préoccupations soulevées sont légitimes et limpides.

Aussi, avec le gouvernement qui va être mis en place dans quelques jours, composé de gens expérimentés et de personnes à la compétence avérée, nous allons nous atteler à donner à tous, des raisons d’espérer à une vie meilleure.  Ici et maintenant, je m’engage solennellement à ne ménager aucun effort pour qu’a l’issue de cette transition notre pays soit doté d’institutions fortes, démocratiques et crédibles.  Chers compatriotes,  En droit international on dit que les relations entre les états sont au-dessus des personnes. Autrement dit, les hommes passent et l’Etat demeure. Le Gabon a été un des membres fondateurs de nombreuses organisations régionales et sous régionales, il entend à ce titre, jouer pleinement son rôle dans le concert des nations.  Peuple gabonais,  Aujourd’hui, les temps heureux rêvés par nos ancêtres arrivent enfin chez nous.  Il faut donc des changements profonds, issus de notre réflexion commune.

C’est pourquoi j’instruis déjà le futur gouvernement à réfléchir sans délais sur les mécanismes à mettre en place afin de :

Faciliter le retour au pays de tous les exilés politiques ;

Rétablir la bourse pour les élèves du secondaire ;

Amnistier les prisonniers d’opinions ;

Financer l’économie nationale avec les partenaires locaux et les institutions financières locales ;

Créer une synergie, avec l’accompagnement des banques locales, pour le paiement des pensions des retraités ;

Réviser les conditions d’attribution de la Nationalité Gabonaise ;

Réviser les lois du foncier en république Gabonaise.

À l’issue de cette transition, avec l’apport de tous les gabonais partenaires au développement, nous entendons remettre le pouvoir aux civils en organisant de nouvelles élections libres, transparentes et crédibles dans la paix.  Hommage aux pères fondateurs de notre belle Nation.  Peuple Gabonais, c’est enfin notre essor vers la félicité.  Honneur et fidélité à la patrie.

Je vous remercie.

Gabon : Oligui Nguema investi président de la transition

Le général Oligui Nguema a prêté serment sur une « Charte de la Transition » en tant que président de la transition du Gabon ce 4 septembre 2023 à Libreville, devant les juges de la Cour constitutionnelle.

 

« Je jure devant Dieu et le peuple gabonais de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la charte de la transition et la loi », a déclaré le Général Oligui Nguema ce lundi 4 septembre 2023 à Libreville. Au cours de cette cérémonie, le  général Oligui Nguema est revenu sur les raisons du coup d’État du 30 août, en indiquant que : « Le processus électoral était inique, l’armée a pris ses responsabilités et le peuple a adhéré. Les militaires n’ont fait que respecter leur serment », a-t-il expliqué.

Pour ce qui est de la transition, la durée n’a pas été donnée. Mis à part la promesse du nouveau président de la transition de constituer un nouveau gouvernement dans les prochains jours, avec de l’expérience, des compétences et une transition devant déboucher sur un référendum sur une nouvelle constitution.

La prestation de serment a vu la présence des  juges de la Cour constitutionnelle, à l’exception de sa présidente qui a été écartée il y’a quelques jours. Les autorités administratives, militaires, diplomates, l’ancien gouvernement dissous récemment, notamment le  Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze et la vice-présidente Rose Christiane Ossouka Raponda ont également pris part à cette cérémonie.

Gabon : la junte annonce la réouverture des frontières « avec effet immédiat »

Le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) a décidé le 2 septembre à travers un communiqué de la réouverture des frontières terrestres maritimes et aériennes au Gabon.

 

Après la fermeture des frontières au Gabon le 30 août dernier par le CTRI,  dans le souci de préserver le respect et les bonnes relations avec les pays voisins, le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI),  a décidé de la réouverture des frontières « avec effet immédiat ». Le colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, porte-parole du CTRI a précisé lors de cette annonce que : « les voyageurs arrivant en République gabonaise ou désireux de partir seront autorisés à circuler sur présentation de leurs documents de voyage ».

Cependant, le couvre-feu reste toujours en vigueur de 18h à 6h dans le pays.  Le CTRI avait également annoncé vendredi dernier l’instauration d’une nouvelle « Constitution qui va dans le sens des aspirations du peuple gabonais resté trop longtemps dans la souffrance » et un « nouveau code électoral », mais sans « précipitation ».

Rappelons que cette levée intervient à la veille de la prestation de serment du général Brice Olingui Nguema comme président de la transition devant la Cour constitutionnelle ce lundi 4 septembre.

Gabon-présidentielle 2023 : l’opposition demande de reconnaître la victoire de son candidat

La principale plateforme de l’opposition a demandé jeudi 31 août aux militaires putschistes d’achever le comptage des bulletins de vote.

 

La plateforme Alternance 2023 a demandé jeudi 31 août aux militaires qui ont renversé le président Ali Bongo Ondimba, de reconnaitre la victoire de son candidat. Elle invite également les forces de défense et de sécurité à la discussion afin d’évaluer, dans un cadre patriotique et responsable, la situation et de trouver, entre Gabonais, la meilleure solution » pour « permettre au pays de sortir grandi de cette situation ».

Pour Mike Jocktane, porte-parole de la plateforme Alternance 2023, les forces de sécurité et de défense sont les premiers témoins de la large victoire du professeur Albert Ondo Ossa, pour avoir été présents devant chaque bureau de vote.

Rappelons que les résultats officiellement proclamés une heure avant le coup d’Etat, et que les putschistes ont estimé truqués, révélaient Ondo Ossa avait recueilli 30,77% des voix contre 64,27% à Ali Bongo.

Coup d’Etat : l’Union africaine « suspend » le Gabon avec effet immédiat

C’est dans un communiqué publié jeudi 31 août 2023, que l’organisation continentale a annoncé la suspension de ce pays d’Afrique centrale.

 

L’Union africaine (UA) a annoncé jeudi 31 août la suspension avec effet immédiat du Gabon, de toutes activités de ses organes et institutions. Une décision qui fait suite à l’annonce mercredi des militaires putschistes d’avoir mis « fin au régime en place » au Gabon et avoir placé en résidence surveillée le président Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 14 ans, juste après l’annonce officielle de sa victoire à la présidentielle.

L’organisation continentale « condamne fermement la prise de pouvoir par les militaires en République du Gabon ».

Notons que mercredi déjà, le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, avait condamné « fermement » ce qu’il a décrit comme « la tentative de coup d’État » au Gabon.

Gabon : voici la liste des personnalités déjà aux arrêts

La situation commence à s’éclaircir au Gabon, où les militaires ont pris le pouvoir quelques instants après la publication des résultats de la présidentielle de samedi dernier.

Les putschistes ont annoncé que le président Ali Bongo est assigné en résidence. Son épouse Sylvia Bongo et son fils Nourredine Valentin Bongo et plusieurs hautes personnalités sont aux arrêts. Il s’agit entre autres de Faustin Boukoubi, le président de l’Assemblée nationale, d’Ian Ghislain Ngoulou, directeur de cabinet du fils Bongo, Mohamed Ali Saliou, directeur de cabinet adjoint du président Bongo lui-même et son frère Abdoul Océni.

Ces deux hommes sont en fait les fils d’Ismaël Oceni Ossa, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Gabon. Dans la liste, il y a aussi Jessye Ella Ekogha, le porte-parole de la présidence, Steeve Nzegho Dieko, le Secrétaire général du Parti Démocratique Gabonais (PDG) le parti présidentiel, Cyriaque Mvouradjiami, directeur de cabinet politique d’Ali Bongo.

Coup d’Etat au Gabon : réactions de quelques chancelleries

Quelques heures après la destitution d’Ali Bongo, et la prise de pouvoir par un groupe de militaires, quelques chancelleries réagissentvdiverssements.

 

Suite à la prise de pouvoir au Gabon par des hommes armés, les réactions et prises de positions des chancelleries varient en fonction de la proximité et des relations du Gabon avec chacun des pays et institutions qui se sont prononcés.

Où la France condamne un : « coup d’État militaire qui est en cours au Gabon», à travers le porte-parole du gouvernement, Olivier Veran. la Chine, premier partenaire économique du  appelle « les parties concernées » au Gabon à « garantir la sécurité » du président Ali Bongo Ondimba. Le pays de Xi Jinping, par la voix du porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a indiqué que son pays suit de près l’évolution de la situation. Il exhorte les : « les parties concernées à agir dans l’intérêt fondamental du peuple gabonais.»

La Russie actuellement considéré comme le gendarme du monde par certains observateurs prend plutôt se prononce également. « Nous surveillons de près ce qui s’y passe », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Commonwealth invite quant à lui, les différentes parties à respecter son engagement vis-à-vis de l’organisation. Dans un communiqué, le secrétaire générale, Patricia Scotland invite « les membres du Commonwealth, organisation composée surtout d’anciennes colonies britanniques que le pays d’Afrique centrale a rejoint l’année dernière, devaient respecter l’Etat de droit et les principes de démocratie. »

Il est à préciser que le président déchu, Ali Bongo est en résidence surveillée.

Coup d’Etat au Gabon : Ali Bongo appelle à « faire du bruit »

Le président gabonais Ali Bongo, actuellement assigné à résidence, appelle la population à « faire du bruit » après le putsch qui l’a renversé.

Les suites directes des événements de ce mercredi matin. Quelques heures après le coup d’État survenu après l’annonce des résultats du scrutin présidentiel au Gabon  et la réélection d’Ali Bongo, celui-ci a été placé en résidence surveillée, ont annoncé les militaires putschistes à la télévision d’État. En parallèle, ceux-ci ont également annoncé l’arrestation de l’un des fils du président pour « haute trahison. »

Dans un message vidéo en anglais, M. Bongo dit être « à la résidence », alors que son épouse et son fils se trouvent dans des lieux séparés. C’est sa première manifestation publique après le coup d’Etat. En effet, un putsch a eu lieu au Gabon dans la nuit de mardi à mercredi 30 août. Juste après l’annonce de la réélection du président Ali Bongo, des putschistes militaires ont annoncé l’annulation du scrutin et la dissolution des institutions.

Pour la première fois depuis le coup d’État, le président élu, Ali Bongo, a donc donné de ses nouvelles. Le président de 64 ans s’est exprimé depuis sa « résidence surveillée »: il a appelé « tous les amis » du « monde entier » à « faire du bruit, encore et encore ». Ali Bongo explique que les militaires l’ont arrêté ainsi que sa famille. « Mon fils est quelque part, ma femme est ailleurs et je suis à la résidence en ce moment. »

Gabon-présidentielle 2023 : internet partiellement restauré

Après l’annonce ce mercredi matin de la « fin du régime en place » par les militaires, internet commence à être restauré.

 

Les utilisateurs de l’opérateur de téléphonie mobile Gabon télécom ont constaté la restauration de leur réseau internet ce matin du mercredi 30 août 2023. Une restauration qui arrive quelques heures seulement après la sortie médiatique des militaires.

Des militaires ont annoncé mettre « fin au régime en place » au Gabon, alors que les résultats officiels de la présidentielle de samedi dernier venaient de consacrer la victoire au président Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans, décrochant un troisième mandat avec 64,27% des suffrages.

Le gouvernement avait a annoncé la coupure d’Internet sur tout le territoire et l’instauration d’un couvre-feu au lendemain des élections générale du samedi 26 août 2023. Selon Libreville, la coupure d’internet avait pour objectif de mettre un terme aux fausses informations et aux appels à la haine.

La situation reste tendue au Gabon et les abonnés des autres opérateurs de téléphonie mobile attendent la restauration de leur réseau.

Gabon-présidentielle 2023 : Ali Bongo déclaré vainqueur, des militaires annoncent la fin du régime

Le mercredi 29 août, le Centre gabonais des élections a déclaré le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur de l’élection présidentielle du samedi 26 août 2023.

 

Ce matin, un groupe de militaires annonce l’annulation des résultats et la dissolution des institutions. Coup d’Etat en cours au Gabon ! Voilà qui se lit et qui se raconte depuis les premières heures de cette matinée du 30 août 2023. Une dizaine de militaires a fait irruption très tôt à la télévision Gabon 24, logée au sein de la présidence de la République, avant de délivrer un message au peuple gabonais et à la communauté internationale.

Dans ce discours, les hommes en tenue annoncent l’annulation des résultats du scrutin du week-end dernier, donnant Ali Bongo Ondimba vainqueur avec 64,27% des suffrages valablement exprimés. Soit 293.919 voix, pour un taux de participation de 56,65%. Son suivant immédiat, Albert Ondo Ossa n’a obtenu que 30,77% des suffrages, selon les données publiées par le président du Centre gabonais des élections, Michel Stéphane Bonda.

Quelques heures après la publication de ces résultats, les militaires s’emparent du pouvoir en dissolvant l’ordre constitutionnel, non sans donner leurs motivations. Voici l’intégralité de la déclaration faite par l’un des militaires :

« Notre beau pays, le Gabon, a toujours été un havre de paix.

Aujourd’hui, ce pays traverse une grave crise institutionnelle, politique, économique et sociale.

Aussi, force est d’admettre que l’organisation des échéances électorales, dites élections générales du 26 août 2023, n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais.

A cela s’ajoute une gouvernance irresponsable, imprévisible, qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale, risquant de conduire le pays au chaos.

Ce jour, 30 août 2023, nous, forces de défense et de sécurité, réunies au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), au nom du peuple gabonais et garant de la protection des institutions, avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place.

A cet effet, les élections générales du 26 août 2023 ainsi que les résultats tronqués sont annulés.

Les frontières sont fermées jusqu’à nouvel ordre.

Toutes les institutions de la République sont dissoutes, notamment le gouvernement, le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique, social et environnemental, le Centre gabonais des élections.

Nous appelons les populations, les communautés des pays frères installées au Gabon ainsi que les Gabonais de la diaspora au calme et à la sérénité.

Nous réaffirmons notre attachement au respect des engagements du Gabon vis-à-vis de la communauté nationale et internationale.

Peuple gabonais, c’est enfin notre essor vers la félicité.

Que dieu et les mânes de nos ancêtres bénissent le Gabon.

Honneur et fidélité à la patrie.

Je vous remercie. »

Gabon-élections 2023 : les résultats toujours attendus

Les gabonais sont toujours dans l’attente des résultats à plus de 48 heures après les élections présidentielle, législatives et locales de samedi 26 août dernier.

 

Les élections générales du samedi 26 août 2023 au Gabon, ont été marqué par de nombreux dysfonctionnement, notamment l’ouverture tardive de certains bureaux de vote. La pression est désormais forte sur le Centre gabonais des élections qui doit proclamer les résultats.

L’opposition, pour sa part, accuse clairement le pouvoir en place d’être en train de modifier les résultats. Elle appelle le président sortant, Ali Bongo Ondimba, à accepter le choix souverain du peuple après les élections du 26 août.

Le porte-parole du candidat Albert Ondo Ossa, Mike Jocktane, était face à la presse lundi après-midi. Selon dw.com, il a notamment mis en garde contre toute manipulation des chiffres en faveur du président sortant. Il a aussi parlé d’intimidations dans les bureaux de vote.

« Dans une forte majorité des bureaux de vote, affirme le porte-parole d’Albert Ondo Ossa, le candidat d’Alternance 2023 est arrivé en tête du scrutin avec des écarts considérables. Il nous revient que certains scrutateurs, notamment dans les provinces du Haut-Ogoué et du Moyen-Ogoué, font l’objet d’intimidations en vue de procéder à la modification des procès-verbaux en la défaveur de notre candidat, Albert Ondo Ossa. »

Notons que les élections se sont déroulées sans observateurs internationaux, africains comme européens, et aucun journaliste étranger n’a reçu les accréditations demandées pour la couverture médiatique des scrutins.

Gabon : instauration du couvre-feu au lendemain des élections

Le gouvernement a annoncé une coupure immédiate d’internet et un couvre-feu à partir de dimanche soir 19h jusqu’à 6h du matin.

 

Les gabonais sont passé devant les urnes samedi 26 août 2023. C’était dans le cadre des élections présidentielle, législatives et locales. Le scrutin a connu de nombreux retard et dysfonctionnements, ce qui a provoqué une situation politique tendu au cours de la journée.

Selon plusieurs témoignages, la présence policière était un peu plus visible. Des forces de l’ordre ont été déployées dans certaines stations-service. Le principal candidat de l’opposition, Albert Ondo Ossa, a accusé le pouvoir de fraudes et, en fin de journée, le gouvernement a annoncé une coupure immédiate d’internet et un couvre-feu à partir de ce dimanche soir 19h jusqu’à 6h du matin.

Pour les autorités, la coupure d’internet sert à mettre un terme aux fausses informations et aux appels à la haine. Cependant, selon Qemal Affagnon, responsable Afrique de l’Ouest chez Internet sans frontières, cette mesure jette surtout le discrédit sur les élections.

Plusieurs gabonais ne cachent pas leur appréhension, ils ont particulièrement peur de l’annonce des résultats qui pourrait entrainer une nouvelle fois la crise post-électorale. On se souvent qu’en 2016, c’est cette l’annonce des résultats qui avait entraîné de graves violences et donc, cette année, la population a anticipé. Vendredi dernier, c’était jour de paye, beaucoup sont allés dans les magasins faire des provisions et acheter notamment des denrées non périssables.

Selon RFI, les autorités gabonaises après ces élections : la diffusion de RFI et France 24 est provisoirement suspendue, tout comme la chaine TV5 Monde. La chaine de télévision publique gabonaise l’a annoncé, samedi 26 août, en citant la Haute autorité de la Communication.

Gabon-Elections 2023 : ouverture en retard des bureaux de vote

Près de 850 000 Gabonais étaient attendus aux urnes pour trois scrutins : présidentielle, législatives et locales.

 

Samedi 26 août 2023, jour des élections présidentielle, législatives et locales au Gabon. Pas moins de 850 000 Gabonais doivent accomplir leur devoir civique. Les bureaux de votes jusqu’à 8 heures n’étaient pas encore ouverts comme prévu. La plupart des bureaux de vote de Libreville sont encore fermés jusqu’à 11 heures.

Ce retard a poussé plusieurs électeurs à se poser la question de savoir s’il ne serait pas mieux de renvoyer l’élection à dimanche. D’autres y ont vu une stratégie du pouvoir en place pour les décourager.

Rappelons que samedi 26 août, près de 850 000 Gabonais étaient attendus aux urnes pour trois scrutins : présidentielle, législatives et locales.

Gabon : élection générale, le ministre de l’Intérieur met en garde contre les dérapages

En raison des élections générales qui ont lieu le samedi 26 août 2023, le ministre de l’Intérieur Lambert Noël Matha a décidé de la fermeture des frontières terrestres et maritimes du vendredi 25 au samedi 26 août à minuit.

Les bureaux de vote s’ouvrent demain matin au Gabon et dans les représentations diplomatiques du pays à l’étranger. 846 000 Gabonais sont attendus pour départager les 19 candidats à la présidentielle, ainsi que de nombreux autres aux élections législatives et locales. Pour la première fois, le pays organise des élections générales. Et le ministre de l’Intérieur a pris hier un acte décidant de la fermeture des frontières terrestres et maritimes, le temps qui sépare la fin de la campagne électorale de la fermeture des bureaux vote et de l’acheminement des procès-verbaux.

De vendredi à minuit jusqu’à demain samedi à minuit, la décision ministérielle restreint la liberté d’entrer et de sortir du territoire national sur ces deux voies. De même, les débits de boisson seront fermés dès ce vendredi 25 août à partir de 22h. Ces mesures visent non seulement à assurer la sécurité au pays, mais aussi à amener les électeurs à aller accomplir leur devoir citoyen. Cependant, le climat politique n’est pas apaisé. L’opposition va aux élections avec des réclamations persistantes et des critiques, comme celle de la modification répétée du code électorale à l’approche des élections. Un climat qui a fait durcir le ton du ministre de l’Intérieur qui a, dans sa décision, marteler que ce climat tendu pouvait impacter la paix et la stabilité au regard des déclarations violentes, des barricades et autres actes d’incivisme posés dans certaines localités.

Ainsi, le gouvernement lance un appel aux acteurs politiques. « C’est donc le lieu d’appeler la classe politique dans son ensemble à une plus grande retenue dans les messages qu’ils adressent à leurs militants. Et la nation ne peut être fragilisée ni mise en danger, quelle qu’en soit la raison. Nous prévenons qu’aucun compromis ne sera trouvé si d’aventure l’ordre public et la sécurité des populations venaient à être mis en danger », prévient le ministre.

Gabon-élections 2023 : fermeture dès ce 25 août des frontières

Cette mesure est prise en prélude à la tenue des élections présidentiel, législatif et local qui se tiendront samedi 26 août 2023.

 

Le ministre de l’Intérieur Lambert Noël Matha vient de procéder à la fermetures des frontières terrestres et maritimes. Une mesure qui entre en vigueur dès ce vendredi 25 août 2023. L’annonce été faite par Lambert Noël Matha au cours d’une conférence de presse. L’objectif de cette mesure selon le ministre est de préserver l’ordre public pendant la tenue des élections.

« Du vendredi 25 août à 24 heures jusqu’au samedi 26 août à 24 heures, toutes les frontières terrestres et maritimes seront fermées. Par contre, le transport aérien, lui, reste ouvert, car soumis aux exigences de la réglementation aérienne », a déclaré le membre du gouvernement dans un extrait tiré d’une publication de gabonmediatime.com

Gabon-présidentielle 2023 : Ali Bongo entend mettre 45 milliards pour renforcer l’investissement

Le président sortant qui veut briguer un troisième mandat à la présidentielle qui se tiendra samedi 26 août prochain, a fait cette promesse pendant sa campagne électorale.

 

Les gabonais passeront devant les urnes samedi 26 août 2023, pour choisir leur futur président de la République. Le candidat Ali Bongo Ondimba, en campagne électorale en vue de briguer un troisième mandat s’y est lancé avec un nouveau pacte social pour les Gabonais. Dans cette nouvelle vision, le chef de l’État promet de mobiliser 45 milliards par an pour renforcer l’investissement dans les 9 provinces soit 5 milliards pour chacune d’elles. C’est du moins l’un des points forts de son projet de société.

Cet argent servira à améliorer secteurs essentiels tels que l’accès à l’eau et à l’électricité, l’entretien des routes communales, l’insertion professionnelle peut-on lire dans son programme de société Ali pour tous, Mon pacte pour le Gabon.

Relevons que le Gabon a accusé du retard dans la concrétisation de la politique de décentralisation.

Gabon : le gouvernement interdit la circulation des poids lourds du 25 au 27 août

Le but de cette interdiction est d’assurer la sécurité des usages de la route et de réduire les risques d’accident avant et après les scrutins du 26 août 2023.

 

Le Gabon vient d’interdire la circulation de tous les véhicules poids lourds sur l’ensemble du territoire du 25 au 27 août 2023. Le but est d’assurer la sécurité des usagers de la route et de réduire les risques d’accident avant et après les scrutins du 26 août prochain.

L’information a été donnée par le ministre des Transports, Auguste Roger Bibaye Itandas. Selon le membre du gouvernement «les élections générales du 26 août 2023 vont entrainer des déplacements massifs de population vers leurs lieux de vote et en provenance de ceux-ci après le scrutin. Les opérateurs économiques, qui assurent le transport urbain des produits de première nécessité, sont invités à prendre toutes les dispositions utiles avant la période indiquée pour éviter toute pénurie».

D’après le ministre des Transports, conformément aux dispositions de l’article 2 du décret du 20 novembre 2011, la direction de la sécurité routière est chargée de l’application de la présente décision, en collaboration avec les forces de défense et de sécurité.

Gabon : la campagne électorale lancée

« C’est un moment d’échange et de confrontation des idées entre les candidats », a déclaré le président du Centre gabonais des élections, Michel Stéphane Bonda.

 

Dans 15 jours, le 26 août 2023 de façon précise, les Gabonais iront choisir le nouveau président de la République, les nouveaux membres du Parlement, et leurs représentants locaux. Pour la première fois de son histoire, le pays qui célèbre son 63è anniversaire d’accession à l’indépendance le 17 août prochain, va organiser en même temps l’élection présidentielle, les élections législatives et les élections municipales et départementales.

Pour le compte de l’élection présidentielle, 19 candidats sont à la quête de suffrages pour les 5 prochaines années, dont Ali Bongo Ondimba en course pour le troisième mandat. A compter de ce vendredi, tous entament une opération de charme auprès des électeurs inscrits sur les listes électorales, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.

Aussi, le fichier électoral toiletté du 09 mai au 11 juin 2023 est disponible. Le président du Centre gabonais des élections Michel Stéphane Bonda l’a reçu des mains du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur Lambert-Noël Matha le 30 juillet dernier. Selon les données portées dans le document toiletté, celui-ci contient 846 822 électeurs inscrits dont 830 729 inscrits à l’intérieur des frontières de l’Etat et 16 993 hors des frontières.

Pour leur permettre d’exercer leur droit de vote, 2 918 bureaux de votes seront ouverts. Les électeurs choisiront leurs candidats sur un bulletin unique aux élections législatives et à la présidentielle. La campagne qui s’ouvre aujourd’hui concerne l’élection présidentielle. En vue des électives législatives, municipales et départementales, la campagne électorale débutera le mardi 15 août 2023.

Cependant, sur place au Gabon, certains candidats de l’opposition disent être inquiets. Le 08 août dernier, cinq d’entre eux ont rendu visite au représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale et dont les bureaux se trouvent à Libreville au Gabon. Les candidats à la présidentielle Paulette Missambo, Alexandre Barro Chambrier, Terrance Gnembou, Raymond Ndong et Mike Joktane ont exprimé à Abdou Abarry leur contrariété à la suite de la modification répétée du code électorale à quelques semaines des élections. Ils ont appelé l’ONU à veiller à ce que le scrutin soit équitable.

Gabon : élection présidentielle, les candidats valident les « bons à tirer » des bulletins de vote

Ce lundi 7 août 2023, les candidats retenus pour l’élection présidentielle du 26 août 2023, procède à la vérification et la validation « bon à tirer » des bulletins de vote.

 

Le 26 août prochain, les populations se rendront aux urnes pour élire le prochain président de la république. 846 822 sont attendus aux urnes. Le Centre gabonais des élections (CGE) a annoncé ce 24 juillet avoir validé 19 dossiers de candidatures, dont celui du président actuel Ali Bongo, candidat à sa succession.

Les premières étapes franchies, un autre pallier a débuté ce 7 août, celui de la vérification du « bon à tirer » des différents bulletins de vote.

Les candidats ont répondu à l’appel émis par le président du Centre gabonais des élections (CGE), Michel Stephane Bonda. Invitant : « tous les candidats à l’élection présidentielle du 26 août 2023, ou leurs représentants à se présenter à son siège à la cité de la démocratie sous 48 heures, à compter de ce lundi 7 août 2023, afin de procéder à la validation de leurs « bons à tirer.»

Ce jour, sur ses plateformes numériques, le centre assure les candidats ont répondu à l’appel.  L’opération est prévue pour 48 heures.

Présidentielle 2023 : Pierre Claver Maganga se retire de la coalition Alternance 2023

Il a annoncé mardi 1er août dernier qu’il ne fait plus partie de la coalition Alternance 2023, plateforme de l’opposition créée en janvier 2023 en vue des élections générales du 26 août au Gabon.

 

Dans un entretien accordé au quotidien public  L’Union, Pierre Claver Maganga candidat à l’élection présidentielle pour la cinquième fois a indiqué qu’il sera candidat de son côté. Il a décidé de se retirer de la plateforme Alternance 2023, afin de se présenter de son côté et est convaincu de remporter le scrutin à un tour. « Je demande aux autres de s’unir et de trouver leur candidat consensuel, mais moi je solliciterai les suffrages de mes compatriotes. Leur démarche ne me concerne pas », a déclaré le leader du Parti Social-Démocrate, qui avait récemment appelé à l’organisation des élections sur deux jours.

En donnant  les raisons de son retrait de cette plateforme, le leader du PSD a expliqué que : « Les membres de ce regroupement défendent l’idée d’un État jacobin, centralisé. Ce qui est à l’opposé de la “Provincialisation” (concept qu’il défend, NDLR) qui, elle se fonde sur un État décentralisé et déconcentré. Du coup, nos idées ne peuvent correspondre. Partant de là, nous sommes obligés, chacun en ce qui le concerne, d’aller soumettre aux Gabonais et Gabonaises sa visionLa Provincialisation n’est pas un programme commun de gouvernement, mais un véritable projet de société, une vision que les autres ne partagent pas ».

Rappelons que, Alternance 2023, est une plateforme de l’opposition créée en janvier 2023,  en vue des élections générales du 26 août au Gabon, dont est fédérer une candidature consensuelle pour l’élection présidentielle.  Pour l’heure, Les discussions sont toujours en cours pour dégager le candidat unique et éviter à l’opposition d’aller en rangs dispersés face au président sortant Ali Bongo Ondimba, candidat pour un troisième mandat à la tête du pays.

Gabon : un candidat aux législatives meurt suite à un accident de circulation

Ulrich Bongo Maganga, candidat suppléant aux législatives 2023, vient de perdre la vie suite à un accident de circulation à Mongo à 23 kilomètres de Tchibanga.

 

Candidat du parti les Démocrates aux législatives 2023 pour le siège unique de Mongo, province de la Nyanga, Ulrich Bongo Maganga ne fait plus parti des candidats. Selon le journal L’Union, il a été victime d’un accident de circulation et serait mort sur le coup. Le site raconte qu’ : « il était 18h30 quand le chauffeur du taxi pris en location par le Rock Ulrich Bongo Maganga et 4 autres compatriotes, perd le contrôle de son véhicule qui fera au total 5 tonneaux. Le candidat rentrait d’une causerie politique à Mongo et ralliait Tchibanga ».la scène s’est déroulée le vendredi 30 juillet dernier.

Selon plusieurs témoins, l’accident serait lié à la vitesse excessive à laquelle conduisait le chauffeur. En effet, l’atmosphère festive que suscite la période électorale semble avoir pris ce jour-là le dessus sur la lucidité de ce dernier. Pour le parti du président Guy Nzouba Ndama, cette disparition à moins de deux semaines des législatives exige un remplacement numérique. Il gagnerait d’ores et déjà à saisir le Centre national des élections (CGE) afin de faire état de la situation.

Rappelons que les élections auront lieu le 26 août 2023. La campagne électorale se déroulera du 11 au 25 août 2023.