Oligui Nguema au sommet Africa Forward en Nairobi

Le Chef de l’Etat va  assister au somment Africa Forward co-organisé par le Kenya et la France  ce lundi à Nairobi.

 

Co-organisé entre la France et le Kenya, le sommet Africa Forward a pour but de développer des partenariats Afrique-France équilibrés dans le but de promouvoir le développement économique. Pour Libreville, ce sera l’occasion d’échanger avec les partenaires français et africains sur les opportunités économiques du Gabon. Avec l’ambition de  développer une structure économique soutenable. Le chef de l’État présent au Forum  mettra en avant les avantages du Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030).

Il sera également question pour le Gabon d’acquérir de nouveaux partenariats  « robustes et équilibrés », fondés sur des intérêts réciproques et débarrassés des logiques de dépendance. Une manière, aussi, de répondre aux critiques récurrentes sur la nature asymétrique des relations passées, sera au cœur des discussions.Il s’agira pour le continent africain de s’affirmer comme un acteur engagé dans la réflexion stratégique et la transformation durable de l’économie mondiale. Pour de nombreux observateurs, à la suite du Sommet de Montpellier, l’Africa Forward doit donner une nouvelle dimension économique aux relations bilatérales. Concrètement, ces partenariats doivent contribuer à une gouvernance mondiale plus juste et plus inclusive.

Ce sommet qui verra la participation de plusieurs dirigeants Africains,  s’inscrit dans un contexte où la France cherche à réinventer ses liens avec le continent, en se concentrant sur l’aide au développement et les partenariats économiques. Notons que, Les conclusions de Nairobi, notamment sur le financement du développement, devraient nourrir les discussions du prochain G7, prévu en juin à Évian.

 

Gabon-Angola: signature de trois accords stratégiques

À Luanda, les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et João Lourenço ont procédé a la signature de trois accords dans plusieurs secteurs clés comme l’agriculture et la sécurité.

 

Le premier instrument est un mémorandum d’entente dans le domaine de l’agriculture et de la sylviculture, liant le ministère de l’Agriculture et des Forêts angolais et le ministère des Eaux et Forêts gabonais. Le deuxième porte sur la coopération en matière de sécurité et d’ordre public, tandis que le troisième est un accord d’extradition entre les deux pays, visant entre autres, à faciliter le transfert de personnes poursuivies ou condamnées pour des infractions de droit commun.

Signés par Téte António, ministre angolais des Relations extérieures, et Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, ministre gabonaise des Affaires étrangères et de la Coopération chargé de l’Intégration et de la Diaspora, ces instruments juridiques traduisent la volonté des deux États d’approfondir leur collaboration sur des enjeux concrets et stratégiques.

Le site Union révèle que lors d’une rencontre préalable à la signature, les deux présidents rappelaient déjà l’importance de relancer les échanges dans le cadre de l’Accord général de coopération culturelle, scientifique et technique signé en 1982, ainsi que d’autres instruments juridiques conclus ultérieurement.

Convaincus de l’importance de cette visite, les deux chefs d’État veulent assurer la pleine mise en œuvre des accords existants et signer de nouveaux instruments, afin de renforcer les échanges bilatéraux et de transformer le potentiel de la coopération gabono-angolaise en résultats tangibles, pour le bénéfice des deux nations et de la région.

 

Coopération: Oligui Nguema en visite d’État en Angola

À l’invitation de son homologue angolais João Lourenço, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé mercredi 6 mai 2026 à Luanda pour une visite d’État de trois jours.

 

À son arrivée, le chef de l’Etat  a rencontré son homologue  João Lourenço au palais présidentiel.  Au cours de leur  rencontre, les deux chefs d’État ont plaidé pour l’élargissement et le renforcement de la coopération bilatérale, faisant de cette ambition une priorité. Pour João Lourenço, la venue de Brice Clotaire Oligui Nguema est “un signe très positif ”, offrant l’occasion d’aborder les questions de développement, contribuant à la croissance, à la stabilité et à la sécurité de la sous-région et du continent africain dans son ensemble.

Les deux présidents ont réaffirmé leur rôle dans le maintien de la sécurité et de la stabilité régionales. Ces efforts ont été notamment matérialisés au sein de la CEEAC et de la Commission du Golfe de Guinée. Les dirigeants ont insisté sur la nécessité de transformer ces liens en véritables opportunités stratégiques de coopération et d’intégration, au bénéfice du développement et du bien-être des populations.

João Lourenço, souhaite que cette visite permette de dynamiser les échanges. Il a évoqué la réactivation de l’Accord général de coopération culturelle, scientifique et technique signé en 1982, ainsi que la signature de nouveaux accords dans des secteurs clés tels que le pétrole, l’agriculture et les infrastructures. Pour ce jeudi, le programme du chef de l’État prévoit une visite à la raffinerie de Luanda, l’École supérieure de guerre des Forces armées angolaises, et participer à un forum d’affaires réunissant des acteurs économiques des deux pays.

Il faut noter que, Luanda accueillera en août prochain un sommet de l’UA consacré à l’analyse des conflits en Afrique, centré sur la promotion de la paix, pilier essentiel du bien-être des populations et du développement économique du continent.

Coopération Gabon-BAD: entre bilan et perspectives

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a accordé ce mardi une audience à une délégation de la banque africaine de développement (BAD), conduite par sa vice-présidente, Marie-Laure Aki-Norubade, avec qui ils ont échangé sur un bilan de coopération et envisager des opportunités d’élargissements.

 

Au cours de leur rencontre, discussions ont notamment porté sur l’état d’avancement des projets en cours, financés avec l’appui de la banque, ainsi que sur les opportunités d’élargissement de la coopération à de nouveaux domaines prioritaires, en parfaite cohérence avec les orientations du Plan national de croissance et de développement.  Il était également question de dresser un bilan approfondi de la coopération entre le Gabon et la BAD, dans un climat empreint de confiance et de convergence de vues.

Les échanges ont mis en exergue la dynamique soutenue de transformation économique et sociale engagée par le Gabon depuis un an, portée par une volonté affirmée de réformes structurelles et de modernisation des secteurs stratégiques. Dans cette perspective, les deux parties ont exploré les leviers à activer pour intensifier l’appui de la BAD à cette trajectoire ambitieuse.

La délégation n’a pas manqué d’adresser ses chaleureuses félicitations au Chef de l’État à l’occasion du premier anniversaire de son accession à la magistrature suprême. Il faut noter que pour  2025, la BAD a injecté 29 milliards de FCFA dans le financement de projets au Gabon, à parité avec la Banque mondiale, positionnant l’institution comme l’un des bailleurs multilatéraux de référence du pays.

Gabon: une délégation de la diaspora gabonaise chez Oligui Nguema

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a échangé lundi dernier avec une délégation de la diaspora gabonaise venue exprimer leur volonté de contribuer au développement du Gabon.

 

Présents à la cérémonie  d’inauguration du Palais des Congrès ” Omar Bongo Ondimba”, les influenceurs et une délégation de la diaspora ont échange avec le chef de l’Etat.  Selon le communique de la présidence, les membres de la diaspora ont exprimé leur volonté de contribuer activement au développement du pays, notamment à travers l’investissement et la création d’entreprises . Avec des expertises variées et des expériences internationales, ils ont souligné l’importance du transfert de compétences pour le progrès national. Les influenceurs, également présents, ont mis en avant leur rôle dans la valorisation de l’image du Gabon et la mobilisation de la jeunesse. Ils ont demandé un soutien structuré des pouvoirs publics pour renforcer l’impact de leurs initiatives.

En réponse, le chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui a salué l’engagement de ces acteurs d’influence et a promis d’accompagner la jeunesse gabonaise dans la réalisation de ses projets. Il a encouragé les participants à transformer leurs idées en actions concrètes, en investissant dans des secteurs prometteurs pour créer richesse et emplois. Le président a également mis en avant les dispositifs d’appui à l’entrepreneuriat, notamment la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG), qui propose des conditions avantageuses pour faciliter l’accès au financement. Avec un taux de remboursement fixé à 4 %, cette structure vise à soutenir les jeunes et les porteurs de projets.

Pour fini, le chef de l’Etat Oligui Nguema a réaffirmé que le développement du Gabon repose sur l’engagement de ses talents et a exhorté la diaspora à envisager un retour au pays pour investir durablement et participer activement à la transformation de la nation. Cette rencontre marque une étape significative dans la construction d’un partenariat renouvelé entre l’État, sa diaspora et ses forces vives, désormais orienté vers l’action, l’innovation et l’impact.

Gabon: Communiqué final du Conseil des ministres du 30 avril

Vous trouverez ci- dessous le communiqué final du conseil des ministres.

 

Le Président de la République a ouvert la séance en rappelant que le 3 mai 2026 marquera le premier anniversaire de la prestation de serment du Chef de l’État, intervenue le 3 mai 2025. Il a indiqué que cette échéance constitue une occasion de bilan autant qu’un appel à l’exigence. Le Chef de l’État a fait observer que l’An 1 de gouvernance s’est imposé comme une phase de refondation structurante, dont l’ambition centrale était double : restaurer la légitimité institutionnelle de l’État gabonais et amorcer une reconquête de la souveraineté économique. Sur le plan des acquis, il a relevé que l’architecture institutionnelle a été reconstituée, la crédibilité internationale restaurée, une dynamique de souveraineté économique enclenchée, et la rupture avec l’impunité amorcée à travers la réhabilitation en cours de la justice. Le Président de la République a cependant tenu à souligner que ces avancées demeurent inachevées.

Il a notamment relevé que les équilibres institutionnels restent fragiles, les réformes administratives partielles et la soutenabilité budgétaire incertaine en raison d’un endettement élevé, et que, surtout, l’impact social demeure limité : l’emploi, le pouvoir d’achat et les conditions de vie des citoyens n’ont pas encore connu d’amélioration tangible. Dans ce contexte, le Chef de l’État a indiqué que l’An 2 sera celui du passage de la refondation à la preuve. Il a précisé que le critère d’évaluation ne sera plus la rupture avec le passé, mais l’impact concret sur le quotidien des Gabonais, à travers la performance publique mesurable, la redevabilité systémique, l’amélioration des services de base et l’accélération d’une diversification économique réelle. S’agissant du volet économique, le Président de la République a rappelé la nécessité pour le Gabon de devenir plus offensif, plus lisible et plus attractif pour l’investissement privé, national comme étranger.

Il a, à cet égard, présenté le Forum international de Libreville, dont le lancement est prévu le 3 mai 2026, comme une plateforme à double vocation : la renaissance du Palais des Congrès à la Cité de la Démocratie, dont l’inauguration rendra hommage à feu le Président Omar Bongo Ondimba, et la relance de la destination Gabon pour l’investissement comme pour le tourisme d’affaires et de congrès. Il a toutefois précisé qu’un forum ne peut suffire et a instruit le Gouvernement de relancer sans délai le Haut Conseil de l’Investissement, afin que les réformes d’amélioration du climat des affaires s’inscrivent dans une démarche permanente et structurée. Dans cette perspective, le Président de la République a fermement exhorté les membres du Gouvernement à faire preuve d’une pleine mobilisation dans l’exercice de leurs responsabilités.

Il attend d’eux une posture résolument offensive vis-à-vis des investisseurs, une présence active dans l’espace public pour porter et expliquer l’action gouvernementale dans leurs domaines respectifs, ainsi qu’une capacité à rendre leurs secteurs lisibles, compétitifs et attractifs. Le Chef de l’État a par ailleurs instruit les membres du Gouvernement de lutter avec la plus grande rigueur et la dernière énergie contre toutes les formes de comportements déviants au sein de leurs administrations, qu’il s’agisse de l’inertie administrative, de la corruption, de la concussion ou de l’exigence de contreparties illicites.

Il a indiqué sans ambiguïté qu’il n’admettra aucune complaisance à l’égard de ces pratiques, ni de la part des agents de l’État, ni de la part des membres du Gouvernement eux-mêmes. Le Président de la République a solennellement rappelé que la responsabilité ministérielle est pleine et entière : tout Ministre qui viendrait à couvrir des comportements contraires à l’éthique publique, à s’y associer de manière directe ou indirecte, ou à ne pas produire les résultats attendus de sa fonction, s’exposera sans délai à un remaniement. Le Chef de l’État a conclu en réaffirmant sa détermination à n’accorder sa confiance qu’aux membres du Gouvernement qui lui donnent satisfaction par leurs actes, leurs résultats et leur exemplarité. Évoquant la nécessaire transformation de l’administration, le Président de la République a constaté que l’administration gabonaise demeure insuffisamment orientée vers les résultats et n’accompagne pas avec la vigueur requise le mouvement de transformation porté par le Gouvernement.

Il a instruit les membres du Gouvernement d’engager une redynamisation en droite ligne avec les orientations du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD), à deux niveaux. S’agissant de l’administration centrale, le Chef de l’État a rappelé que chaque responsable — Secrétaire général, Directeur général, Directeur, Chef de service — doit disposer d’une feuille de route claire assortie d’objectifs précis et mesurables, et être régulièrement évalué sur ses résultats. Il a réaffirmé le principe selon lequel la nomination est une responsabilité, non une récompense, et que le maintien en poste doit être motivé par la seule performance.

Il a par ailleurs exigé qu’il soit mis un terme définitif au maintien de responsables au-delà des durées légales et à la vacance prolongée des postes de direction. S’agissant du secteur parapublic, le Président de la République a souligné que les établissements publics, sociétés d’État et sociétés d’économie mixte constituent des instruments essentiels d’exécution des politiques publiques, mais que beaucoup fonctionnent en deçà de leur mission en raison d’une gouvernance défaillante et d’une dépendance excessive aux transferts budgétaires de l’État. Il a instruit le Vice-Président du Gouvernement de conclure, avec l’ensemble de ces entités, des contrats pluriannuels de performance fixant des objectifs stratégiques, des engagements de moyens et des indicateurs de résultats, lesquels devront être transmis au Secrétariat général de la Présidence de la République et au Contrôle général d’État pour suivi régulier.

Le Chef de l’État a en outre affirmé que les fonctions ministérielles sont incompatibles avec la présidence d’un conseil d’administration d’un établissement public, d’une société d’État ou d’une société d’économie mixte, et a demandé que les membres du Gouvernement concernés se mettent en conformité immédiatement et sans exception. Il a également exigé qu’il soit mis fin aux conflits récurrents de compétences entre les présidents de conseil d’administration et les directeurs généraux, en rappelant que la frontière entre les fonctions de délibération et de gestion opérationnelle doit être scrupuleusement respectée.

Le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, a conclu ses propos en rappelant que le Gouvernement a été mandaté pour transformer l’économie, l’administration, et le quotidien des Gabonais  et que cette transformation exige engagement, discipline, audace et résultats, non en paroles, mais dans les faits. PROJETS DE TEXTES LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE

Projet de décret portant approbation de l’avenant n°4 a la Convention de concession de la gestion et de l’exploitation du chemin de Fer Transgabonais. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, porte approbation de l’avenant n° 4 à la convention de concession de la gestion et de l’exploitation du chemin de fer Transgabonais, signé le 6 mars 2025 entre la République Gabonaise et la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG). Pour mémoire, la convention initiale de concession avait été signée le 11 août 2005 et a fait l’objet de trois avenants antérieurs : l’avenant n° 1 du 16 octobre 2016, l’avenant n° 2 du 25 juin 2021 et l’avenant n° 3 du 8 septembre 2021. Le présent décret approuve l’avenant n° 4 dans l’ensemble de ses stipulations, y compris ses annexes.

Il s’inscrit dans le cadre du Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS) du Transgabonais, financé par l’Agence Française de Développement (AFD) à hauteur de cent soixante-treize millions d’euros (173 000 000 €), dont l’autorisation d’emprunt sera soumise au présent Conseil des Ministres. MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE – Projet de loi portant création et attribution de l’Atelier de Confection des Uniformes des Forces de Défense et Sécurité. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte création et fixation des attributions de l’Atelier de Confection des Uniformes des Forces de Défense.

L’Atelier de Confection est un service d’appui et de soutien dans les domaines technique et technologique, commun aux Forces de Défense et de Sécurité, chargé de mettre en œuvre la politique de défense en matière d’habillement militaire. Cet établissement public à caractère administratif jouit de l’autonomie de gestion administrative et financière, et ses activités s’étendent sur l’ensemble du territoire national. Pour son fonctionnement, il comprend : – le Conseil d’Administration ; – la Direction Générale ; – l’Agence Comptable.

MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, DE LA SÉCURITÉ ET DE LA DÉCENTRALISATION

Projet de décret instituant la Fonction de Chef de quartier au sein des Communes en République Gabonaise. Le présent projet de décret crée un cadre juridique précis pour une fonction qui, jusqu’à ce jour, existait de fait sans statut légal clairement défini. Le chef de quartier est consacré en qualité d’auxiliaire de l’administration municipale, désigné par arrêté du Maire après consultation des notables et enquête de moralité, pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable. Le texte fixe les conditions strictes d’accès à la fonction, notamment : la résidence d’au moins dix (10) ans dans le quartier concerné, la nationalité gabonaise de naissance, l’âge minimal de quarante (40) ans et la bonne moralité.

Il définit par ailleurs de manière exhaustive quatre catégories de missions dévolues au chef de quartier : les missions administratives, sociales, sécuritaires et foncières. Il encadre également les droits et avantages attachés à la fonction — indemnité mensuelle, uniforme d’apparat et dotation annuelle — ainsi que les causes de cessation de fonctions. Le présent texte impose enfin une obligation de secret professionnel, y compris après la cessation de l’exercice des fonctions. –

Le projet de décret portant transfert aux Collectivités locales des compétences de l’État ne nécessitant pas de transfert de moyens financiers. Le présent projet de décret est pris conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi n° 028/2020 du 24 décembre 2020 fixant les modalités de transfert des compétences de l’État aux collectivités locales. Il opère, pour cette première phase, le transfert définitif et irréversible de compétences identifiées au sein de treize (13) départements ministériels, sans transfert de moyens financiers ni mesures compensatoires. Les compétences transférées couvrent des domaines variés, notamment : la police municipale, la gestion du domaine communal, les ressources forestières, l’agriculture et l’élevage, l’environnement, les mines, le tourisme, la culture, les transports et la planification territoriale. Le présent décret précise que des textes réglementaires subséquents viendront, en tant que de besoin, assurer la pleine applicabilité du dispositif. Il abroge expressément le décret n° 453/PR/MISD du 14 novembre 2025 relatif à la première phase du transfert des compétences de l’État aux collectivités locales.

MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPÉRATION, CHARGE DE L’INTÉGRATION ET DE LA DIASPORA

Projet de loi autorisant la ratification de la Convention entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Türkiye en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. Le présent projet de loi autorise la ratification de la Convention signée le 3 mars 2024 à Antalya, en République de Türkiye, entre la République Gabonaise et la République de Türkiye, en vue d’éviter la double imposition et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu. – Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de coopération en matière de défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Serbie. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise la ratification de l’Accord de coopération en matière de défense entre le Gouvernement de la République Gabonaise et le Gouvernement de la République de Serbie.

Cet Accord, signé le 20 mai 2024 à Belgrade, fixe le cadre juridique particulier visant à établir les principes généraux de la coopération entre les deux pays dans le domaine de la défense, fondée sur les principes d’égalité, de réciprocité et d’intérêts communs. – Projet de loi relatif au serment des Ambassadeurs. Le présent projet de loi a vocation à fixer le contenu du serment devant être prononcé par les Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la République Gabonaise accrédités à l’étranger, préalablement à leur entrée en fonctions. Il poursuit deux objectifs distincts. Sur le plan institutionnel, il s’agit de fixer de manière précise et officielle le contenu du serment que les Ambassadeurs sont tenus de prononcer avant leur entrée en fonctions, afin de solenniser leur installation dans leurs postes d’accréditation à l’étranger. Sur le plan déontologique et éthique, le présent projet de loi vise à engager ces hauts cadres diplomatiques à une plus grande responsabilité, tant dans l’exercice de leurs fonctions officielles que dans leur conduite personnelle, en vue d’assurer une représentation exclusive, digne et irréprochable de la République Gabonaise et du Chef de l’État à l’étranger. ∙ Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise ratification de l’Accord portant création du Centre International des Mangroves.

MINISTERE DE LA PLANIFICATION ET DE LA PROSPECTIVE – Projet de loi portant approbation du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) 2026-2030. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte approbation du Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030, en abrégé PNCD. Le PNCD structure l’action publique autour de trois axes majeurs : Le premier axe porte sur la consolidation des prérequis au développement. Il s’agit de renforcer les fondations du pays en assurant la souveraineté énergétique et hydrique, en modernisant les infrastructures physiques et numériques, et en consolidant la sécurité nationale. Le deuxième axe porte sur le développement des leviers de transformation économique accélérée. Il vise à stimuler la croissance par la transformation numérique, le renforcement du capital humain, la modernisation de l’État et le développement du secteur privé, avec un meilleur accès au financement. Le troisième axe porte sur la construction d’une prospérité économique partagée. Il entend favoriser une économie diversifiée et résiliente, promouvoir une société inclusive et préserver le patrimoine naturel, afin d’assurer une croissance durable et équitable. Le présent projet de loi s’inscrit dans le cadre de la consolidation des institutions républicaines et du renforcement d’une gouvernance fondée sur la performance et la redevabilité. Il vise, à terme, l’amélioration de la gestion publique et une réponse structurée aux défis socio-économiques auxquels fait face la République Gabonaise.

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS – Projet de loi portant institution du Médiateur de la République, Défenseur des Droits. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions de l’article 94 de la Constitution, porte institution du Médiateur de la République, Défenseur des Droits. Il s’inscrit dans la continuité de la loi n° 001/2024 du 5 août 2024 modifiant et supprimant certaines dispositions de l’ordonnance n° 16/PR/2021 du 13 septembre 2021 portant institution du Médiateur. Il a pour objet de redonner à cette autorité administrative indépendante sa juste place dans l’ordonnancement institutionnel de la Ve République et de l’aligner sur les standards internationaux définis par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Le Médiateur de la République, Défenseur des Droits, exerce, auprès des administrations, des collectivités locales, des établissements publics et de tout organisme investi d’une mission de service public, des fonctions de médiation, de conciliation, de concertation, de protection et de promotion des droits des personnes physiques et morales qui s’estiment lésées par le fonctionnement des services de l’État. Pour l’exercice de ses missions, le Médiateur de la République dispose d’un Secrétariat général, d’un Cabinet, de services rattachés et d’une Commission permanente. – Projet de décret règlementant l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation et la commercialisation de l’Iboga, de ses dérivés et des savoirs traditionnels associés en République Gabonaise. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et dans le cadre de plusieurs conventions internationales — notamment le Protocole de Nagoya relatif à l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation, ainsi que le Traité de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur les ressources génétiques et les savoirs traditionnels associés —, déclare l’Iboga (Tabernanthe iboga) et ses dérivés alcaloïdiques, notamment l’ibogaïne, patrimoine stratégique national, et en réglemente l’accès, l’utilisation, l’exploitation, la recherche, la transformation, la commercialisation et l’exportation. À cet effet, le présent décret soumet toute activité relative à l’Iboga à une autorisation préalable du Ministre chargé de la Culture, après avis conforme d’une Commission technique interministérielle nouvellement créée. Il instaure un mécanisme de partage juste et équitable des avantages entre l’État et les communautés autochtones et locales détentrices des savoirs associés, assure la protection juridique de ces savoirs traditionnels, encadre les demandes de brevets portant sur les ressources et dérivés de l’Iboga, et crée un Fonds souverain de l’Iboga destiné à financer le développement de la filière, la recherche scientifique nationale et la valorisation du patrimoine culturel gabonais.

– Projet de décret portant instauration du port de la tenue africaine dans l’administration publique. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, réglemente le port de la tenue africaine au sein de l’administration publique. Il institue, pour l’ensemble des agents publics, le port obligatoire d’une tenue africaine chaque vendredi au sein des administrations publiques. Pour les agents de sexe masculin, sont admis : le pantalon et la chemise en pagne, portés sans cravate avec des chaussures fermées ; le deux-pièces taillé dans un même tissu africain ; l’ensemble pagne, raphia ou wax à manches longues ; le boubou long ; ou le boubou et pagne. Pour les agents de sexe féminin, sont admis : la grande robe brodée ; le pagne et corsage d’apparat ; et le foulard africain. Les présentes dispositions ne s’appliquent ni aux forces de défense et de sécurité, ni aux agents de tout corps de l’État dont la tenue est prescrite par les textes en vigueur. Le contrôle du respect de ces dispositions est assuré par le Chef de service, le Directeur, le Directeur Général et par toute autre autorité hiérarchique compétente.

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

Projet de décret portant création, attributions, organisation, fonctionnement et saisine du Comité National de la Dette Publique (CNDP).

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution et en conformité avec le Règlement CEMAC n° 12/07-UEAC-186- CM-15 du 19 mars 2007, porte création, sous l’autorité du Ministre en charge de la Dette publique, du Comité National de la Dette Publique (CNDP). Le CNDP est l’organe national de coordination, d’orientation, de conseil et de contrôle en matière de politique d’endettement et de gestion de la dette publique. Sa création répond à une obligation communautaire longtemps différée, des décrets similaires ayant été adoptés en Conseil des Ministres en 2013 et en 2018 sans avoir été mis en vigueur. Le CNDP est structuré en trois organes : le Comité de Coordination, organe de délibération et de décision, présidé par le Ministre en charge de la Dette publique ; le Comité Technique, chargé de l’analyse et de la formulation d’avis motivés sur les projets d’emprunts, de restructurations et de garanties ; et le Secrétariat Permanent, organe opérationnel assuré par la Direction Générale de la Dette. Le CNDP est exclusivement saisi par la Direction Générale de la Dette, avec effet suspensif, pour tout projet d’endettement extérieur ou intérieur, toute opération de renégociation ou de restructuration de la dette, et toute demande de garantie ou de rétrocession. Ses frais de fonctionnement sont pris en charge par le budget de l’État. Ses membres sont soumis à une obligation de réserve et de confidentialité dans l’exercice de leurs fonctions.

Projet de loi autorisant l’État Gabonais à contracter un emprunt auprès de l’Agence Française de Développement (AFD) pour le financement du Programme de Modernisation et de Sécurisation du Transgabonais. Le présent projet de loi, pris en application des dispositions des articles 162 et 163 de la Constitution, autorise l’État Gabonais à contracter, auprès de l’Agence Française de Développement (AFD), un emprunt d’un montant de cent soixante treize millions (173 000 000) d’euros, soit cent treize milliards quatre cent quatre vingt millions cinq cent soixante et un mille (113 480 561 000) francs CFA, suivant convention signée le 23 novembre 2025. Ce financement est assorti d’une subvention de l’Union Européenne d’un montant de trente millions (30 000 000) d’euros, portant l’enveloppe globale du programme à deux cent trois millions (203 000 000) d’euros. Ces fonds sont destinés au financement du Programme de Modernisation et de Sécurisation (PMS) du Transgabonais, qui s’inscrit dans la continuité du Programme de Remise à Niveau (PRN) financé par l’AFD depuis 2016.

MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE LA CONSTRUCTION – Décret portant approbation du Contrat de Partenariat Modifié et Consolidé relatif à la conception, l’aménagement, le financement et la construction du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Nsilé allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 105 (PK 105), et à l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Kango allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 95 (PK 95). Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, porte approbation du contrat de Partenariat modifié et consolidé signé entre l’État Gabonais et la Société Autoroutière du Gabon (SAG), relatif à deux objets distincts : – la conception, l’aménagement, le financement et la construction du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Nsilé, allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 105 (PK 105) ; – l’entretien, l’exploitation, la maintenance et le financement du tronçon de la Transgabonaise Libreville-Kango, allant du point kilométrique 12 (PK 12) au point kilométrique 95 (PK 95). Le contrat initial a été signé le 24 octobre 2019 et a fait l’objet de trois modifications successives : le 24 août 2020, le 9 février 2022 et le 4 avril 2025. Le présent décret approuve la version consolidée intégrant l’ensemble de ces modifications, y compris leurs annexes.

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

Projet de décret portant modification des Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution porte modification du décret n° 0075/PR/MAS du 14 février 2024 portant approbation des Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. En effet, les dispositions du décret suscité n’ayant pas prévu une Agence Comptable, la loi n°037/2023 du 17 juillet 2023 portant modification et suppression de certaines dispositions de la loi n° 6/75 du 25 novembre 1975 portant Code de Sécurité Sociale vient arrimer certaines dispositions en vue d’y introduire une Agence Comptable. Ainsi, sont approuvés et rendus exécutoires les Statuts de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. A ce titre, le présent décret qui abroge le décret n° 0075/PR/MAS du 14 février 2024, revêt un intérêt particulier, en raison de la prise en compte d’une Agence comptable. COMMUNICATIONS POLITIQUE GENERALE MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE Au terme de la présentation du Ministre d’État, le Conseil a approuvé la résiliation de l’Accord portant sur la tenue du Registre International des Navires de la République Gabonaise, conclu avec la société INTERSHIPPING SERVICES LLC, eu égard aux manquements constatés, notamment le non-respect des obligations contractuelles, compromettant le bon fonctionnement du registre et portant atteinte aux intérêts de l’État Gabonais.

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

Le Conseil des Ministres a marqué son accord aux demandes d’agrément des personnalités diplomatiques ci-après : – Son Excellence Monsieur Fadoul Kittir ZAKARIA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad près la République Gabonaise, avec résidence à Malabo, en République de Guinée Équatoriale ; – Son Excellence Monsieur Petr SELEPA, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Tchèque près la République Gabonaise, avec résidence à Kinshasa, en République Démocratique du Congo ; Le conseil a également marqué son accord pour la candidature de Monsieur Auxence MALONGO IYANGUI, au poste de Directeur Financier à la Commission du Golfe de Guinée. Le Conseil des Ministres a également marqué son accord à la demande de soutien de la République Française à la candidature de Monsieur François ALABRUNE au poste de Juge à la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour le mandat 2027- 2036, lors de l’élection qui se tiendra à New York, en novembre 2026. Enfin, dans la perspective de la prochaine élection du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Conseil a pris acte de la décision du Président de la République de ne présenter aucun candidat ressortissant de la République Gabonaise au poste de Secrétaire Général de l’Organisation. MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE Le Conseil des Ministres a pris bonne note de la communication du Ministre relative à l’organisation des premières élections professionnelles en République Gabonaise, tenues le 28 avril 2026. Le Conseil des Ministres a par ailleurs marqué son accord pour l’organisation de la cent quarantième (140e) édition de la Fête Internationale du Travail, le vendredi 1er mai 2026, à l’esplanade du Sénat. Le thème retenu par les mandants tripartites pour cette édition est : « Unis pour une représentativité syndicale constructive au service du développement national ».

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

Le Ministre a présenté au Conseil une communication relative au bilan des projets d’investissement réalisés au sein des collectivités locales dans le cadre de l’Accélération de la Territorialisation du Développement en République Gabonaise. Un investissement majeur de plusieurs milliards de francs CFA, ciblant les chefs lieux provinciaux et les zones enclavées, a été mobilisé au premier trimestre 2026. Il s’exécute à travers deux programmes complémentaires. Le premier est le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC), doté d’un budget de soixante-six milliards (66 000 000 000) de francs CFA. Ce programme finance les priorités identifiées par les populations locales en matière d’accès aux services de base, notamment : la construction et la réhabilitation de routes, la dotation en kits solaires, la réhabilitation de pompes hydrauliques et de forages, l’acquisition de manuels scolaires, la réhabilitation de marchés, l’appui aux activités génératrices de revenus, la réhabilitation d’infrastructures hospitalières et l’approvisionnement en médicaments, ainsi que la réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires.

Le second est le Projet de Développement Urbain du Gabon (PUDG), doté d’une enveloppe totale de quatre-vingt-dix milliards (90 000 000 000) de francs CFA, avec un plan de travail annuel estimé à trente-deux milliards (32 000 000 000) de francs CFA. Ce projet prévoit des travaux d’envergure dans sept villes cibles : Franceville, Lambaréné, Koulamoutou, Oyem, Mouila, Ndendé et Lebamba. Les chantiers ont déjà démarré dans plusieurs provinces, avec un niveau d’exécution variable selon les sites. Les premières réalisations témoignent d’un impact tangible sur la mobilité urbaine et interurbaine, l’accès aux services sociaux de base et la dynamisation des économies locales. Le Conseil a pris acte de la mobilisation conjointe des collectivités locales, des services déconcentrés de l’État et des partenaires techniques et financiers pour assurer le suivi et la qualité des ouvrages réalisés. Ces actions sont présentées comme un levier essentiel de modernisation du territoire national et de renforcement de la confiance des populations dans l’action publique. MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour l’organisation à Libreville de la quarante-troisième (43e) session du Conseil des Ministres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), qui permettra à la République Gabonaise d’assumer, pour une durée d’un an, la présidence dudit Conseil. Le Conseil des Ministres a également pris acte de l’admission du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre International des Palmes Académiques (OIPA/CAMES), au terme de la délibération du Conseil de l’Ordre réuni en session extraordinaire le 11 juillet 2023.

Le Conseil a salué cette distinction, qui témoigne de la reconnaissance portée, au plus haut niveau continental, aux actions menées par le Chef de l’État en faveur de la restauration et de la modernisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en République Gabonaise. NOMINATIONS Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA SECRETARIAT GENERAL

Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général : M. Valentin LOEMBA BAYONNE, Ministre Plénipotentiaire. – Ambassadeur du Gabon, Secrétaire Général Adjoint : M. Guy NZIBE ANGOUE, Conseiller des Affaires Étrangères. ADMINISTRATION DECONCENTREE – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Fédérative du Brésil : Mme Roseline Patricia MBOUKOU FOUTOU, précédemment Secrétaire Général du Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Jacques Michel MOUDOUTE BELL, admis à faire valoir ses droits à la retraite. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République du Cameroun : M. Fabien Omer NDIMINA DABOU, précédemment Secrétaire Général Adjoint du Ministère des Affaires Étrangères, en remplacement de M. Anthony MINKO MILAME, appelé à d’autres fonctions. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine : M. Anthony MINKO MILAME, précédemment Haut-Commissaire (Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire) de la République Gabonaise près la République du Cameroun, en remplacement de M. Baudelaire NDONG ELLA, appelé à d’autres fonctions. – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près les États-Unis d’Amérique : M. Baudelaire NDONG ELLA, précédemment Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près la République Populaire de Chine, en remplacement de M. Noël Nelson MESSONE, appelé à d’autres fonctions. – Consul Général de la République Gabonaise en République du Tchad : Mme Alia Maeva BONGO ONDIMBA épouse BIENDI MAGANGA MOUSSAVOU.

Gabon: la nouvelle annexe du tribunal de Libreville inaugurée

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a inauguré, samedi 2 mai, la nouvelle annexe du Tribunal de Première Instance de Libreville.

 

Il s’agit  d’un complexe comprend notamment quatre salles d’audience, deux salles multimédias équipées d’outils technologiques modernes, ainsi que deux blocs annexes regroupant 154 bureaux destinés aux magistrats, greffiers et personnels administratifs. Deux cafétérias ont également été aménagées afin d’améliorer les conditions d’accueil et de travail au sein de l’institution.

C’est une infrastructure moderne destinée à améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et à rapprocher davantage la justice des citoyens. Le but est de désengorger les services existants et accélérer le traitement des dossiers judiciaires dans la capitale.

Cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des institutions publiques engagée depuis le début de la Transition, avec pour ambition de consolider l’État de droit et de rapprocher les administrations des populations.

Gabon: Oligui Nguema échange avec le nouveau maire de Libreville

Le Chef de l’État a présenté ce mardi 28 avril, au cours d’une rencontre avec le nouveau maire Eugene Mba et son équipe une feuille de route structurée autour de priorités immédiates.

 

Reçu ce mardi au palais de la présidence, le nouveau maire de Libreville et ses adjoints sont repartis avec un cahier des charges structuré de priorités. Notamment:  l’assainissement de la capitale, le renforcement de la collecte des déchets et la lutte contre les dépôts anarchiques qui défigurent le paysage urbain.

Il a également fait de la digitalisation un levier stratégique de modernisation, visant la dématérialisation des procédures, l’optimisation des services municipaux et une plus grande transparence dans la gestion publique. Selon le communiqué, le président de la République a exhorté l’exécutif municipal à faire preuve de discipline, de responsabilité et d’une présence accrue sur le terrain, rappelant que « le temps de l’action doit désormais primer sur celui des intentions »

Le président a fait de l’amélioration durable du cadre de vie des populations un marqueur politique fort, étroitement adossé à l’image extérieure de Libreville. La feuille de route remise au maire répond ainsi à une attente sociale longtemps différée. La digitalisation comme accélérateur de transformation Au-delà de la voirie et de la propreté, Brice Clotaire Oligui Nguema a érigé la digitalisation en levier stratégique de la modernisation municipale.

Il faut rappeler que Eugène Mba a été élu maire de Libreville le 23 avril 2026 avec un score écrasant de 98 %, traduisant une volonté manifeste de rétablir l’ordre et la cohésion au sein de l’exécutif municipal. Cette transition rapide vise à tourner la page d’une crise qui aura profondément ébranlé l’image d’unité du parti au pouvoir.

Différend Gabon-Guinée équatoriale: Oligui Nguema rencontre le médiateur Albert Shingiro

Le président de la République gabonaise, a reçu lundi à Libreville Albert Shingiro, dans le cadre de la médiation engagée par l’Union africaine pour accompagner la mise en œuvre de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ) sur le différend territorial opposant le Gabon à la Guinée équatoriale.

 

La rencontre a eu lieu en  présence d’experts techniques ainsi que d’anciens dignitaires gabonais, mobilisés pour contribuer à une approche concertée et structurée du processus.  Au cours de cette rencontre, Albert Shingiro a présenté au président gabonais les principaux axes de travail proposés par l’Union Africaine. A savoir: un projet de feuille de route conjointe, la mise en place d’un mécanisme ad hoc de délimitation, le lancement des opérations de démarcation, ainsi que la désignation de points focaux nationaux chargés d’assurer la coordination technique entre les deux pays.

Les discussions ont également porté sur la perspective d’un accord de coopération transfrontalière, destiné à consolider les relations bilatérales au-delà du règlement du contentieux, notamment autour des îles de Mbanié, Conga et Cocoteros, au cœur du différend. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre Libreville et Malabo, avec pour objectif une mise en œuvre effective de l’arrêt de la CIJ dans le respect du droit international, tout en préservant la stabilité régionale. Se félicitant de la qualité des échanges, le président gabonais a exhorté les différentes parties à privilégier la voie diplomatique, insistant sur la nécessité de consolider la paix et les relations fraternelles entre les deux États.

Notons qu’il s’agit de la  première rencontre officielle entre le chef de l’État gabonais et l’émissaire africain, désigné fin mars 2026 par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf. pour  coordonner les efforts de médiation et d’accompagnement technique, afin de garantir une application consensuelle et durable de la décision de la juridiction internationale.

 

Crise à la mairie de Libreville: Oligui Nguema convoque les conseillers municipaux

Le chef de l’État en sa  qualité de président fondateur de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), a convoqué en urgence les 103 conseillers municipaux issus de son parti à une réunion qualifiée de « dernière chance » ce jeudi 23 avril 2026.

 

Dans une note officielle signée par Mays Mouissi, secrétaire général du parti des Bâtisseurs, les conseillers sont appelés à prendre part à cette séance de « réconciliation » en prélude au conseil municipal prévu dans la foulée. En effet, depuis plusieurs semaines, la mairie de Libreville est le théâtre de profondes dissensions internes, sur fond de rivalités politiques et de divergences dans la gestion municipale.

Ces tensions ont atteint leur paroxysme avec l’annonce de la démission non encore officiellement confirmée du maire Pierre Mathieu Obame Etoughe qui aurait selon certaine sources sures rendu sa démission mardi. Selon plusieurs sources concordantes, l’édile aurait subi d’intenses pressions, notamment au sein de sa propre famille politique. A l’origine, des désaccords autour de la gouvernance et du vote du budget municipal.

La réunion du conseil municipal prévue ce jour s’annonce déterminante. Elle devrait notamment entériner la vacance du poste de maire et ouvrir la voie à la désignation d’un successeur.

Gabon: Oligui Nguema é change avec le nouveau représentant de l’UNESCO

Marco Patricio Zambrano Restrepo, a échangé avec le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema mercredi 22 avril 2026.

 

Le nouveau Représentant de l’Organisation des nations unis pour l’Éducation, la science et la culture (UNESCO), Marco Patricio Zambrano Restrepo, est venu  soumettre l’intention de l’institution de renforcer la coopération dans le domaine éducatif à travers l’intégration des outils numériques dans les apprentissages, ainsi que le développement des compétences professionnelles et techniques du corps enseignant, rapporte un communiqué de la présidence.

Selon la communication présidentielle, les échanges ont aussi porté sur les perspectives de valorisation de nouveaux sites gabonais susceptibles d’être inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, contribuant ainsi au rayonnement culturel du pays.

Le Chef de l’État a, pour sa part, exprimé le souhait de voir l’UNESCO poursuivre et intensifier son accompagnement, tant dans le secteur éducatif que dans la mise en œuvre de projets structurants, en cohérence avec les ambitions de développement durable et inclusif du Gabon.

Oligui Nguema attendu a Paris pour une visite de travail et d’amitié

Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu au cours d’une rencontre avec l’Ambassadeur de France au Gabon Fabrice Mauriès, une invitation officielle pour une visite d’État en France.

 

L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a officiellement transmis au chef de l’État une invitation de son homologue français, Emmanuel Macron, à se rendre prochainement à Paris. Un agenda international chargé Au-delà de la future visite à l’Élysée, les deux dirigeants vont se retrouver sur la scène continentale. Ils sont en effet attendus au Africa Forward Summit, qui se tiendra à Nairobi les 11 et 12 mai 2026.

Ce sommet sera une occasion supplémentaire de fluidifier les échanges au plus haut niveau et de coordonner les positions sur les grandes questions internationales.  Les discussions entre les ont  permis de balayer les axes prioritaires de cette coopération renforcée, notamment dans les secteurs économique et juridique, pour soutenir les réformes structurelles en cours au Gabon et dans le domaine militaire et sécuritaire afin de répondre aux enjeux de stabilité régionale.

Il faut noter que cette rencontre a pour objectif de densifier le partenariat stratégique et assurer le suivi des engagements pris lors du passage d’Emmanuel Macron au Gabon en novembre dernier.

 

Oligui Nguema à Brazzaville à l’investiture du président Sassou N’Guesso

Le chef de l’État,  prend part ce jeudi 16 avril, au stade de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville (Congo), à la cérémonie d’investiture de son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso.

 

Réélu pour un cinquième mandat avec 94,82% des suffrages exprimés dès le premier tour de l’élection présidentiel le tenue le 15 mars dernier, le Président Sassou N’Guesso prete serment ce jour. A cet effet, plusieurs chefs d’États ont été invités.

Notamment le président Gabonais Oligui Nguema qui a quitté Libreville, hier.  Sa présence témoigne de l’excellence des relations entre les deux pays et de la solidité des liens séculaires de fraternité, de solidarité qui unissent les peuples gabonais et congolais.

Les deux pays entretiennent des nombreux échanges notamment dans les secteurs des infrastructures transfrontalières, de l’énergie et du développement durable.

Gabon: de nombreuses infrastructures inaugurées à Port-Gentil

Au cours de sa visite officielle dans la province de  l’Ogooué-Maritime, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé, le 13 avril 2026 à Port-Gentil, à l’inauguration de plusieurs infrastructures majeures.

 

La Première étape de cette tournée a été  l’inauguration du centre emplisseur de gaz butane de la SGEPP. Cette infrastructure, opérationnelle depuis juin 2025, affiche une capacité de production de 3 000 bouteilles par jour, soit 864 000 bouteilles par an. Elle vise à renforcer l’approvisionnement en gaz domestique dans la province, tout en contribuant à réduire les tensions récurrentes sur ce produit essentiel. Le projet a également une dimension sociale, avec la création d’environ 100 emplois directs et indirects, en priorité pour les populations locales. Un pôle de sécurité alimentaire pour structurer les circuits vivriers.

Ensuite, le Chef de l’État a inauguré le  marché Paul Moukala, désormais érigé en Pôle de Sécurité Alimentaire. Cette infrastructure entend jouer un rôle clé dans la structuration des circuits de distribution des produits vivriers.  Doté de 120 étals et 11 box, ce marché vise à améliorer l’accès des producteurs locaux au marché urbain, tout en contribuant à la stabilisation des prix. Il s’inscrit dans un programme plus large incluant la réhabilitation de 4,4 kilomètres de voiries et le renforcement de l’éclairage public. Une maison d’arrêt pour mineurs au nom de la dignité et de la réinsertion.

Enfin, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a visité la Maison d’Arrêt pour Mineurs de Port-Gentil, une première au Gabon. Dotée de 50 chambres et d’espaces éducatifs, cette structure répond à un impératif de modernisation du système pénitentiaire.   Rappelons que, ces s réalisations s’inscrivent dans une dynamique de transformation visant à améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

Gabon: Oligui Nguema visite la prison pour mineurs de Port-Gentil

En tournée dans la province de l’Ogooué-Maritime,  le Chef de l’État a fait un arrêt à  la prison pour mineurs de Port-Gentil ce lundi 13 avril 2026.

 

Le Chef de l’État a été reçu par les responsables de cet établissement pénitentiaire, composé de deux quartiers distincts, l’un pour les jeunes filles et l’autre pour les garçons, la structure dispose d’une capacité totale de 48 places, soit 24 par compartiment. Elle  comprend également quatre cellules, des bureaux administratifs et un poste de sécurité.

En effet, cette prison pour mineurs qui se veut également un  centre de réinsertion est dotée d’une salle de cours faisant également office d’atelier, d’une salle multimédia avec bibliothèque, ainsi que d’infrastructures sociales et sanitaires.

Les jeunes détenus bénéficient d’un encadrement éducatif et d’un suivi social. On note également la présence d’une infirmerie, d’une buanderie, d’un réfectoire et d’une cuisine moderne. Notons que, Cette visite du chef de l’État s’inscrit dans une volonté de renforcer les conditions de prise en charge des mineurs en conflit avec la loi.

 

 

[Tribune] Gouvernance par le brouillard sous la Ve République : chronique d’une diversion permanente

La Ve République gabonaise accumule les ordonnances controversées à un rythme qui laisse les observateurs politiques perplexes. Code de la nationalité, régulation des réseaux sociaux, gestion des libertés publiques : les dossiers explosifs se succèdent à une cadence que certains lisent moins comme un agenda réformateur que comme une mécanique de l’esquive. Pendant ce temps, les urgences sociales (eau, électricité, éducation, santé- demeurent entières, et la fracture entre le discours officiel et le vécu des populations se creuse chaque jour davantage. C’est cette mécanique que décortique ici Michel Ongoundou Loundah, ancien sénateur de la Transition et président du parti politique REAGIR. Il dénonce une «gouvernance par le brouillard» : l’art de maintenir le pays dans un tumulte politique permanent pour mieux détourner l’attention du dénuement réel.

 

C’est à croire que le successeur d’Ali Bongo ne s’est pas contenté de feuilleter Le Prince de Machiavel, ni même d’effleurer les principes d’Archimède. Non ! À observer sa manière de gouverner, c’est une tout autre référence qui semble s’imposer : celle d’un art consommé de la diversion. Une méthode qui rappelle étrangement ce que l’on a longtemps appelé le « théorème de Charles Pasqua », résumé par cette formule devenue célèbre : «Quand on est empêtré dans une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire, une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne ne comprenne plus rien.»

À voir ce qui se déroule aujourd’hui au Gabon, difficile de ne pas faire le parallèle.

Mais, comme le disent les Ambaama avec une pointe d’ironie : Akini angu’ènkuma mè entsiani buu*. «Le mauvais danseur brille toujours par une profusion de pirouettes.»

Sous la Ve République, le rythme est tel qu’on ne sait plus s’il s’agit d’une danse ou d’une chute libre.

Tenez donc ! Pendant que les déguerpis de juin 2025 continuent, pour nombre d’entre eux, de dormir à la belle étoile dans un pays que l’on dit riche ; pendant que la population subit un stress hydrique d’une ampleur inédite ; pendant que l’accès à l’électricité devient si aléatoire que certains en viennent à évoquer un retour à des formes d’éclairage d’un autre âge ; pendant que l’éducation de nos enfants est compromise et que les structures sanitaires peinent à répondre à l’urgence ; pendant que, enfin, les taux de mortalité atteignent des niveaux alarmants, jamais enregistrés dans l’histoire de notre pays – que fait le pouvoir UDB-PDG-CTRI ?

Il choisit d’ouvrir un front politique explosif.

Une ordonnance sur le Code de la nationalité, perçue par une large partie de l’opinion comme profondément inique, vient fracturer davantage une société déjà sous tension. Le débat s’enflamme, les positions se radicalisent, et l’attention collective se détourne, une fois de plus, des urgences vitales.

À peine ce tumulte enclenché, une autre décision tombe : une ordonnance aux accents liberticides sur la gestion des réseaux sociaux et des libertés individuelles. Comme si, dans une mécanique bien huilée, chaque polémique appelait la suivante, chaque indignation préparait la suivante, dans une spirale où l’essentiel disparaît sous le bruit.

De scandales en scandales, l’image du Gabon s’abîme chaque jour un peu plus sous nos yeux. Et pendant que l’on débat, que l’on s’oppose, que l’on se divise, les problèmes fondamentaux, eux, demeurent – et s’aggravent.

La question qui se pose alors est simple, presque brutale : jusqu’où ira-t-on ainsi ? Jusqu’à quand le tumulte politique servira-t-il de rideau de fumée à l’urgence sociale ? Jusqu’à quand les libertés seront-elles comprimées au nom d’une prétendue moralisation de la société ?

Car derrière la stratégie, s’il en est une, se joue une réalité bien plus grave : celle d’un peuple confronté à des conditions de vie de plus en plus précaires, et à qui l’on offre, en guise de réponse, des conflits politiques et des restrictions supplémentaires.

Le Gabon mérite mieux que cela. Il mérite une gouvernance tournée vers les besoins réels de sa population, une parole publique qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, et des décisions qui éclairent l’avenir au lieu de l’assombrir.

Les nouveaux vertueux

Et puis il y a eux.

Les vigoureux défenseurs d’aujourd’hui. Les gardiens autoproclamés de l’ordre et de la raison. Les procureurs improvisés du débat public.

Curieusement, ce sont souvent les mêmes qui, hier encore, sous Ali Bongo, dénonçaient avec ferveur — parfois même avec talent – les dérives qu’ils justifient désormais avec une créativité et un enthousiasme admirables.

Hier, ils criaient à l’arbitraire. Aujourd’hui, ils expliquent la nécessité.

Hier, ils invoquaient les libertés. Aujourd’hui, ils invoquent les circonstances.

Hier, ils accusaient le pouvoir de manipuler. Aujourd’hui, ils appellent cela «gouverner».

La constance n’est plus une vertu, mais une option.

Et la mémoire, manifestement, une charge dont certains, à Lambaréné, Bitam ou Franceville, se sont allégés avec une efficacité remarquable.

On pourrait en sourire si l’enjeu n’était pas si grave.

Un peuple qui comprend… et qui observe

«Quand le lézard hoche la tête, ce n’est pas qu’il approuve, c’est qu’il a compris le danger.»

Le peuple, lui, commence à comprendre la mascarade, la supercherie du 30 août 2023. Et il hoche de plus en plus la tête. De diversion en diversion, notre pays s’enfonce dans une brume soigneusement entretenue par le régime UDB-PDG-CTRI.

Alors la question n’est plus seulement politique, elle devient existentielle : jusqu’où ira cette fuite en avant ? Jusqu’à quand ce théâtre d’ombres tiendra-t-il lieu de politique publique ? Jusqu’à quand demandera-t-on à un peuple de survivre pendant qu’on l’occupe à se diviser ?

Car derrière cette mécanique bien huilée, il y a une réalité brute : celle d’un peuple qui s’appauvrit, des prix qui ne cessent de grimper, pendant que les dirigeants s’auto-congratulent.

La couleur de la fumée

Un dernier aphorisme de chez nous pourrait servir d’épitaphe à cet engrenage mortel : «Quand la case brûle, ce n’est pas le moment de discuter de la couleur de la fumée.» Le Gabon brûle. Lentement, mais sûrement.

Et pendant que certains débattent de la fumée – parfois avec un zèle tout neuf – d’autres attendent toujours que l’on éteigne l’incendie.

Par Michel Ongoundou Loundah

Ancien Sénateur de la Transition – Président de REAGIR

 

Gabon-Chine: Oligui Nguema invité au forum sur la coopération Sino-Africaine à Beijing

Le président de la république a reçu son invitation au cours de son audience avec le vice-président du Parlement chinois Wu Weihua mardi 7 avril 2025.

 

En séjour depuis dimanche au Gabon, le vice-président du Parlement Chinois a rencontré le président Oligui Nguema avec qui ils ont échanges sur plusieurs sujets.  Notamment : le renforcement des relations bilatérales et, surtout, la transmission d’une invitation officielle au chef de l’État gabonais pour prendre part à la prochaine édition du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC), à laquelle il a répondu favorablement. Au cours de leur échange, le président gabonais a exposé sa vision de développement, centrée notamment sur la transformation locale des ressources minières, un axe stratégique pour accroître la valeur ajoutée nationale.

Il a, par ailleurs, salué la qualité de la coopération traditionnelle entre Libreville et Pékin. De son côté, Wu Weihua a réaffirmé l’engagement de la Chine à accompagner le Gabon dans ses priorités de développement, tout en soulignant l’importance du prochain Sommet de Beijing du FOCAC comme cadre de redéfinition des ambitions communes.

Notons que, les relations entre la Chine et le Gabon datent depuis plusieurs année et  reposent  sur des échanges réguliers au plus haut niveau. Ces interactions ont permis de structurer un partenariat orienté vers des projets dits «structurants», tout en favorisant des investissements et transferts de compétences.

A Bangui, Oligui Nguema prend part à la cérémonie d’investiture du président Archange Touadera

Le chef de l’Etat est arrivé lundi 30 mars pour assister à la cérémonie d’investiture du président Archange Touadera réélu au premier tour de l’élection le 28 décembre 2025 avec 77,90% des suffrages.

 

Accueilli à son arrivée par son homologue Archange Touadera, la  présence du président Oligui Nguema à Bangui souligne l’engagement du Gabon en faveur de la stabilité institutionnelle et du respect des processus démocratiques en Afrique centrale.

Cette visite officielle offre l’opportunité aux deux dirigeants de réaffirmer leur volonté commune de consolider leur partenariat bilatéral stratégique sur le long terme.

Notons que, le président centrafricain Archange Touadera a prêté serment pour un 3eme mandat. Il a été élu au premier tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu en décembre 2025 et donc les résultats ont été validé par la cour constitutionnel le 29 janvier 2

Gabon-religion : vers l’organisation d’une journée de prière

L’annonce a été faite au cours d’une audience entre le chef de l’Etat et une délégation d’hommes de Dieu, conduite par le prophète Steve Awoulawou, responsable du ministère prophétique Porteur d’Espoir ce jeudi 26 mars 2026.

 

Une journée de prière est envisagée au Gabon le 25 avril prochain. Il s’agit d’une initiative qui vise  à accompagner les efforts de l’État en faveur de la stabilité, de la concorde et de l’élévation morale de la société, en particulier auprès de la jeunesse.

Au cours des échanges, le président de la République a réaffirmé la place essentielle de l’Église dans l’architecture sociale nationale. Acteur de proximité et vecteur de valeurs, l’institution religieuse contribue, selon lui, à l’encadrement des populations, à la promotion de la paix et au renforcement du vivre-ensemble. Apprend-on de la  communication présidentielle.

Qui ajoute qu’à travers  cette audience, les plus hautes autorités entendent réaffirmer leur volonté de reconnaître et de valoriser le rôle des confessions religieuses dans le processus de développement du Gabon, dans une complémentarité d’actions au service de l’intérêt général.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations engagées par le chef de l’État avec les différentes composantes de la Nation, en vue de consolider la cohésion nationale et de promouvoir une gouvernance inclusive.

Infrastructures : Oligui Nguema échange avec le PDG d’Ebomaf

Reçu au palais présidentiel ce mercredi 25 mars 2026, le président-directeur général de la société EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou, venu faire le point sur l’état d’avancement des travaux d’aménagement des infrastructures routières en cours dans les provinces de la Ngounié et de l’Ogooué-Maritime.

 

Au Gabon, la société Ebomaf exerce en ce moment  des travaux sur les axes Lébamba–Mbigou (34 km), Mbigou–Malinga–Molo (124 km), Yombi–Carrefour Rabi (125 km) et Rabi–Omboué (119 km). Ces travaux qui sont en cours d’exécution ont fait l’objet d’un échange entre le chef de l’Etat et le PDG d’Ebomaf.

En effet, la  réalisation de ces travaux  devrait contribuer de manière significative au désenclavement des localités concernées, à la fluidification des échanges et au renforcement de l’attractivité des zones de production. Apprend-on du communiqué de la communication présidentielle.

Prenant acte des avancées enregistrées, le chef de l’État a instruit une accélération soutenue des travaux, assortie d’exigences renforcées en matière de qualité des ouvrages et de respect des délais contractuels, considérées comme des conditions essentielles de performance et de crédibilité de l’action publique.

Il a été annoncé qu’un dispositif renforcé de suivi et de contrôle des chantiers sera déployé. Ce dispositif va inclure la mise en place d’une mission technique dédiée ainsi qu’une présence accrue des équipes sur le terrain, afin de garantir une exécution rigoureuse conforme aux standards requis.

Oligui Nguema invité en Angola pour une visite de travail et d’amitié

Le chef de l’Etat a reçu des mains de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d’Angola au Gabon une invitation ce 23 mars 2026 au cours d’une audience à Libreville.

 

Reçu en audience par le Chef de l’Etat Oligui Nguema, le diplomate Angolais lui a transmis une invitation pour une visite officielle à Luanda en Angola. Au cours de leur entretien, les discussions  permis de mettre en exergue la volonté commune d’approfondir la coopération dans des secteurs clés, notamment les infrastructures, le pétrole et le développement économique.

Pour sa part, le président de la République a marqué son accord pour cette visite, témoignant de son attachement au renforcement des relations bilatérales entre le Gabon et l’Angola. Selon la communication présidentielle, cette visite qui se pointe à l’horizon s’inscrit dans une dynamique de consolidation des liens historiques de fraternité, d’amitié et de coopération qui unissent le Gabon et l’Angola depuis de nombreuses années.

La visite va également permettre aux deux pays d’intensifier leurs échanges et d’insuffler une nouvelle dynamique à leur partenariat stratégique.

Gabon : Oligui Nguema annonce la tenue d’une AG du conseil national de l’Education

L’annonce a été faite lors de son discours à l’occasion de la journée nationale de l’Enseignant qui a eu lieu lundi 23 mars 2026.

 

Dans son discours de circonstance, le chef de l’Etat a annoncé des mesures pour l’amélioration des conditions de vies des enseignants. Notamment : la création d’instituts de formation à Libreville, Oyem, Mouila et Franceville, l’élaboration d’un nouveau statut de l’enseignant par une commission tripartite, ainsi que la tenue prochaine de l’Assemblée générale du Conseil national de l’éducation, de la formation professionnelle et de la recherche qui se tiendra dans les prochains jours au Gabon.

Ce conseil national de l’Education sera présidé par lui-même chef de l’Etat. Il a également souligné son engagement à répondre aux préoccupations des enseignants. S’agissant de leur situation précaire, le chef de l’Etat a expliqué que : « Le diplôme seul ne suffit pas toujours à mesurer le terrain, la pratique, le don de soi », a affirmé le Président de la République. Il a ainsi ordonné l’intégration progressive des bénévoles et intérimaires dans la Fonction publique via la Validation des acquis de l’expérience (VAE).

Pour finir, Oligui Nguema a rappelé que cet effort budgétaire considérable de l’État appelait une contrepartie morale : « En retour, j’attends de vous une abnégation et une assiduité sans faille au travail », a-t-il indiqué.

Gabon : Alain Claude Billie By Nze sanctionne  un membre de son parti

Le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain-Claude Billie-By-Nze  a, dans un communiqué sanctionné Annie Léa Méyé M’Obame, un des cadres de son parti, qui a participé le 19 mars 2026, sans l’autorisation  du parti,  à une réunion de la classe politique convoquée par le Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguéma.

 

Dans son communiqué, le Président du Parti évoque que : « Le parti se désolidarise formellement de cette initiative individuelle. Il a par ailleurs été décidé de la mise en retrait immédiate de madame Annie Léa Méyé M’Obame de toute activité liée au parti ». L’EPG, n’a pas manqué de souligner qu’« une procédure disciplinaire a été engagée à son encontre conformément aux dispositions statutaires en vigueur ».

En effet, le Président de la république a rencontré les responsables des partis politiques de l’opposition avec qui ils ont échangé sur divers sujets. La rencontre s’est poursuivie par une visite guidée de ces acteurs politiques sur les différents projets structurants réalisés par le pouvoir. Il s’agit notamment de la Cité de la Démocratie, constituée des grands palais de conférences et des résidences pour les hôtes de marque en séjour au Gabon, ainsi que du complexe administratif Émeraude.

Pour Alain Claude Billie-By-Nze, cette rencontre était ni plus ni moins qu’une simple opération de communication, loin des préoccupations des populations qui peinent à avoir l’accès à l’eau et à l’électricité.

Oligui Nguema adresse ses félicitations au président Sassou Nguesso pour sa réélection

Le président de la république a félicité son homologue du Congo après sa réélection à la présidence de la république du Congo.

 

Dans un communiqué, le chef de l’Etat a salué la maturité démocratique du peuple congolais ainsi que le bon déroulement du processus électoral, estimant qu’il consacre la continuité institutionnelle et la consolidation des acquis politiques et sociaux. Il a réaffirmé son attachement aux valeurs de paix, de dialogue et de respect des institutions, qu’il considère comme le socle indispensable à l’édification d’États forts et prospères en Afrique centrale.

Le président gabonais a également exprimé sa volonté de renforcer davantage les liens historiques, fraternels et stratégiques entre le Gabon et le Congo. Pour finir, formulé des vœux de plein succès à son homologue congolais dans l’exercice de ce nouveau mandat.

Rappelons que le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, a été réélu à la tête de la République du Congo avec 94,82 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires proclamés mardi 17 mars 2026. Candidat à sa propre succession lors du scrutin organisé les 12 et 15 mars, le chef de l’État, soutenu par la Majorité présidentielle, une coalition regroupant près d’une vingtaine de partis politiques, devance largement les six autres candidats en lice.

Gabon: Oligui Nguema reçoit trois nouveaux Ambassadeurs

Les nouveaux diplomates sont venus présenter  leurs lettres de créances au Chef de l’Etat Oligui Nguema ce mardi 17 mars 2026.

 

Les ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République centrafricaine (RCA), Rayan El Akhras, avec résidence à Libreville, celui du Rwanda, Parfait Busabizwa, avec résidence à Brazzaville au Congo et  celui de l’Indonésie, Agung Cahaya Sumirat, avec résidence à Yaoundé au Cameroun ont tour à tour échangé  avec le Chef de l’Etat sur les relations entre leurs pays et le Gabon.

Les échanges ont également permis d’explorer de nouvelles pistes de collaboration. Notamment  sur la diversification des partenariats, dans plusieurs domaines stratégiques tels que l’économie, la sécurité et le développement durable.

Le chef de l’État a souligné l’importance et leur rôle dans le raffermissement de la coopération entre Libreville Bangui, Kigali et Djakarta.

Moyen Orient : le Gabon lance une opération de rapatriement de ses ressortissants

L’annonce a été faite à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora.

 

Il s’agit d’une décision du chef de l’Etat Oligui Nguema de mettre en place d’un dispositif visant à assurer le retour des Gabonais résidant ou se trouvant temporairement dans les zones concernées par le conflit. Le but est d’assurer la sécurité de ses compatriotes.

Le communiqué publié précise que : « le rapatriement concerne en priorité les compatriotes déjà recensés auprès des représentations diplomatiques et consulaires gabonaises présentes dans la région ».

Il est également à noter que les  «  ressortissants gabonais qui souhaiteraient bénéficier de cette opération, mais qui ne se sont pas encore signalés, à se faire enregistrer dans les plus brefs délais ».

« Ils peuvent se faire recenser auprès de la Cellule de Veille et d’Assistance d’Urgence (CVAU) en utilisant les numéros de téléphone suivants : +966594731262, (+241) 744 017 18, (+241) 661 896 83, et (+241) 622 504 41. », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Rappelons que cette opération de rapatriement fait suite au conflit qui oppose les Etats-Unis, Israël contre l’Iran depuis plusieurs jours déjà.

Gabon: le cinéaste Melchy Obiang présente ses prix au président Oligui Nguema

Reçu au palais jeudi 05 mars, 2026, le cinéaste gabonais a présenté ses différents prix  internationaux dont il a récemment  reçu.

 

Meilleur Long Métrage et le Prix du Public lors de la 7ᵉ édition du Festival international du film africain et caribéen de Paris en décembre dernier. En janvier 2026 à Abidjan, Melchy Obiang a également reçu le Prix du Meilleur Long Métrage Africain 2025 lors de la cérémonie de l’excellence africaine, confirmant sa reconnaissance au niveau continental. Le réalisateur a par ailleurs été informé par le ministère togolais du Tourisme, des Arts et de la Culture de sa nomination pour la compétition officielle d’un festival international de cinéma prévu en avril prochain au Togo.

Selon un communiqué de la présidence, le réalisateur a été féliciter par le chef de l’Etat pour cette performance qui honore la Nation. Il  l’a encouragé à poursuivre son engagement en faveur d’un cinéma gabonais ambitieux, structuré et compétitif. Il a salué la portée et l’impact de son œuvre, rappelant que ces distinctions renforcent le rayonnement culturel du Gabon sur la scène internationale.

Dans son allocution, Melchy Obiang a mis en avant le rôle du cinéma dans la transmission des valeurs, la sensibilisation et la formation citoyenne des jeunes. Il a également souligné le potentiel du secteur cinématographique en matière de création d’emplois et d’opportunités pour la jeunesse gabonaise, notamment dans la production, la réalisation, les métiers techniques et la distribution. À travers cette audience, le Chef de l’État a réaffirmé son attachement à la promotion de la culture comme levier de développement humain, de cohésion sociale et de diversification économique au Gabon.

 

 

Gabon: communiqué final du conseil des ministres du 26 février

Le chef de l’Etat Oligui Nguema a présidé le 26 février 2026 le conseil des ministres.

 

Dès l’ouverture de la séance, le Chef de l’État a tenu à recadrer avec fermeté le débat national relatif à la suspension temporaire de l’accès à certains réseaux sociaux. Il a rappelé que cette décision ne procède ni d’une improvisation, ni d’une volonté de restreindre les libertés fondamentales. Elle constitue un acte de souveraineté et de responsabilité, dicté par l’impératif de protection de l’ordre public, de préservation de la cohésion nationale et de sauvegarde de la dignité des Institutions républicaines.

 

Le Président de la République a souligné que, depuis plusieurs mois, il avait appelé à une anticipation rigoureuse des dérives observées dans l’espace numérique, devenu le vecteur de campagnes organisées de diffamation, de manœuvres de déstabilisation et d’instrumentalisations politiques inacceptables. Face à une coordination insuffisante et à un déficit d’anticipation dans la réponse apportée à ces menaces, le Gouvernement a été conduit, sous son autorité, à recourir à cette mesure exceptionnelle.

 

Par nature transitoire, cette suspension ne constitue pas une finalité, mais un signal d’autorité et de responsabilité. Elle rappelle l’exigence d’anticipation stratégique et de solidarité gouvernementale dans la gestion des enjeux contemporains. Le Chef de l’État a réaffirmé que l’encadrement du numérique se fera dans le strict respect de l’État de droit, tout en établissant les garde-fous nécessaires contre toute tentative de déstabilisation nationale.

 

Abordant les questions économiques, le Président de la République a salué la présence au Gabon d’une mission du Fonds Monétaire International (FMI). Cette mission s’inscrit dans le prolongement de l’audience accordée le 5 novembre 2025 ainsi que de l’annonce officielle faite par le Gabon, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, en marge du Sommet de la CEMAC, de renouer un dialogue constructif avec les institutions de Bretton Woods.

 

Le Chef de l’État a indiqué que la conclusion d’un programme économique et financier avec le FMI constitue une nécessité stratégique. Au-delà d’un exercice technique, il s’agit d’un gage de crédibilité destiné à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers et à sécuriser les conditions d’accompagnement du programme national de transformation économique.

 

À cet effet, le Président de la République a instruit le Ministre chargé de l’Économie et des Finances d’accélérer les travaux préparatoires, en vue d’aboutir à la signature d’un programme au plus tard au mois de mai prochain.

 

Il a toutefois fixé un cadre de négociation clair et intangible reposant sur :

 

– la sanctuarisation des projets prioritaires validés par le suffrage populaire lors de la dernière élection présidentielle ;

 

– la protection effective des ménages vulnérables ; – la rationalisation rigoureuse des dépenses publiques, en vue d’éliminer toute charge improductive ;

 

– une gestion proactive, soutenable et responsable de la dette publique.

 

Le recours au FMI ne saurait être interprété comme un renoncement, mais comme un instrument au service de la souveraineté économique et du développement durable du Gabon.

 

Dans la seconde partie de son intervention, le Chef de l’État a rappelé avec autorité les membres du Gouvernement à leurs obligations fondamentales.

 

Évoquant les nominations intervenant en Conseil des Ministres, il a insisté sur l’exigence d’exemplarité, de compétence et d’équilibre dans la représentation des différentes composantes de la Nation. Il a réaffirmé le principe de « géocompétence », fondé sur l’articulation entre mérite avéré et représentativité nationale harmonieuse.

 

Le Président de la République a indiqué qu’il veillerait personnellement à la qualité, à la rigueur et à l’équilibre des choix opérés dans la désignation des collaborateurs de l’État.

 

Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination gouvernementale, en appelant à une prise en charge collégiale des dossiers stratégiques et à un suivi rigoureux des décisions arrêtées en Conseil des Ministres. L’action ministérielle, a-t-il rappelé avec fermeté, ne saurait être sectorielle ni personnelle : elle est collective et solidaire.

 

Chaque ministre engage la responsabilité de l’ensemble du Gouvernement ; les réussites comme les insuffisances sont partagées.

 

Dans un contexte marqué par des attentes sociales fortes, le Chef de l’État a appelé à un sursaut d’unité, de discipline et d’efficacité au service exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.

 

PROJETS DE TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

 

Le Conseil des Ministres a délibéré sur les affaires suivantes :

 

MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MARINE MARCHANDE, CHARGE DE LA LOGISTIQUE

 

– Projet de décret fixant les principes généraux et les modalités de mise en œuvre du Programme National de Sécurité de l’aviation civile (PNS).

 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 168-3 de la loi n°026/2025 du 18 juillet 2025 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°023/2016 du 29 décembre 2016 portant Code de l’Aviation civile, est relatif à l’établissement et à la gestion du Programme national de sécurité.

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité du dispositif national de supervision de la sécurité aérienne avec les Normes et Pratiques recommandées de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), conformément aux engagements pris par la République gabonaise en vertu de la Convention dite de Chicago du 7 décembre 1944, ratifiée par notre pays.

 

La coordination du Programme national de sécurité sera assurée par l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), en étroite collaboration avec le Bureau d’Enquêtes sur les Incidents et Accidents d’Aviation (BEIAA), afin de garantir la cohérence entre les fonctions de supervision et les mécanismes de retour d’expérience.

 

La mise en œuvre de ce programme constituera une avancée majeure en matière de réduction des risques et de renforcement des capacités nationales de supervision de la sécurité aérienne. Elle contribuera également à consolider la position de notre pays en tant qu’acteur de référence en matière de sécurité aérienne, tant au niveau sous-régional qu’au sein de la communauté internationale de l’aviation civile.

 

MINISTERE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE

 

– Projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété foncière en République Gabonaise.

 

Ce projet d’ordonnance vise à abroger l’ordonnance n°003/2012 du 13 août 2012, afin de doter notre pays d’un cadre législatif mieux adapté aux réalités contemporaines de la gestion foncière.

 

De manière fondamentale, les innovations introduites par ce nouveau texte tendent à prévenir l’éclosion de litiges avant la création du titre de propriété et à garantir la sécurité juridique des transactions immobilières.

 

L’objectif ultime de cette réforme est d’assurer une transparence absolue dans l’attribution du droit de propriété.

 

En consacrant le titre foncier par une décision du juge judiciaire, le texte lui confère ses caractères définitif, irrévocable, imprescriptible et inattaquable.

 

– Projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Guichet unique de la propriété foncière.

 

Le présent projet de décret, pris en application des dispositions de l’article 20 de la Constitution et de la loi n° 20/2005 du 03 janvier 2006 fixant les règles de création, d’organisation et de gestion des services de l’État, vise à simplifier et rationaliser les procédures administratives liées au foncier.

 

Il a pour objet de regrouper, en un lieu unique, l’ensemble des administrations intervenant dans la chaîne de production des titres fonciers, afin de réduire les lourdeurs administratives, d’améliorer les délais de traitement des dossiers et de centraliser la perception des frais, droits et taxes afférents aux opérations foncières.

 

La création de ce guichet unique s’inscrit dans une démarche de régularisation foncière de masse, destinée à permettre la délivrance de cinquante mille (50 000) titres fonciers au bénéfice des populations dans un délai de quatre (4) mois.

 

Pour son fonctionnement, le Guichet unique de la propriété foncière regroupe :

 

– les services techniques de l’Agence nationale de l’Urbanisme, des Travaux topographiques et du Cadastre (ANUTTC) ;

 

– les représentants de la Direction générale des Impôts (DGI) ; – la Conservation de la propriété foncière et des hypothèques ;

 

– les juridictions judiciaires compétentes ;

 

– le Trésor public. Chaque entité conserve l’intégralité de ses attributions, de ses prérogatives et de son pouvoir de signature, dans le respect des textes en vigueur.

 

Projet de décret portant déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.

 

Le présent projet de décret, pris en application des articles 1er et 2 de la loi n° 6/61 du 10 mai 1961 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique, porte déclaration d’utilité publique d’une bande de terre située à Mambi, dans la commune de Mayumba.

 

À cet effet, est déclarée d’utilité publique l’occupation, par l’État, d’une bande de terre d’une superficie de cinquante-deux mille quatre cent soixante-dix-huit (52 478) hectares, située à Mambi, dans la commune de Mayumba, en vue de la réalisation d’activités de transformation de minerais.

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

 

– Projet de loi autorisant la Ratification de l’Accord de partenariat signé à Apia (Samoa)entre les États membres de l’Union Européenne (UE) et les membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), le 15 novembre 2023, dit Accord de Samoa.

 

Le présent projet de décret autorise la ratification d’un nouvel accord de partenariat qui servira de cadre juridique global entre l’Union Européenne (UE) et les États membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) pour les vingt prochaines années.

 

Signé le 15 novembre 2023, cet Accord couvre le développement et la croissance durable, les droits de l’homme. Il répond également aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la gouvernance des océans, les migrations, la paix et la sécurité.

 

MINISTERE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX, CHARGE DES DROITS HUMAINS

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°006/2020 du 30 juin 2020 portant Code pénal de la République gabonaise.

 

Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification des dispositions des articles 157, 158, 159, 161, 283, 284, 288, 288-1, 291-1 et 291-2.

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale.

 

Les dispositions de l’article 322 de loi n°043/2018 du 05 juillet 2019 portant Code de procédure pénale sont modifiées et se lisent dorénavant comme suit : « article 322 nouveau alinéa 1 « Toutefois, en matière numérique ou électronique, pour être recevable devant les juridictions, la preuve doit répondre à des critères d’intégrité, d’authenticité et de traçabilité, authentifiés par les administrations habilitées ».

 

MINISTERE DE LA REFORME ET DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

 

– Projet d’ordonnance portant création, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.

 

Le présent projet d’ordonnance, pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte création, organisation et fonctionnement de la Commission National de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.

 

En effet, au regard de l’évolution de l’environnement institutionnel et de l’impératif nécessité de s’arrimer à l’architecture de la Vème République et pour renforcer la crédibilité et la stabilité du système démocratique, le Conseil National de la Démocratie devient la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC).

 

L’innovation apportée dans le cadre du présent projet d’ordonnance permet d’ériger en Observatoire, un organe technique qui aura pour missions de collecter, analyser et exploiter des données sur la vie politique et les campagnes électorales, d’identifier les dynamiques, les tendances, les enjeux et les problématiques de la vie démocratique.

 

– Projet d’ordonnance portant réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires.

 

Le présent projet d’ordonnance qui porte réorganisation de l’Autorité de Régulation des Transports Ferroviaires (ARTF) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de transports ferroviaires afin de renforcer la capacité opérationnelle de cette Institution.

 

Ce texte réaménage le champ de compétences de l’ARTF, par le renforcement de ses missions et une clarification de ses pouvoirs en lui donnant des outils juridiques, règlementaires, humains et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de la mission de service public qui lui a été confiée par l’État.

 

– Projet d’ordonnance fixant l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle.

 

Le présent projet d’ordonnance organique, pris en application des articles 94 et 117 de la Constitution, fixe l’organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant la Cour Constitutionnelle, afin de mettre celle-ci en phase avec les nouvelles dispositions constitutionnelles.

 

La Vème République ayant apporté des innovations, notamment sur les règles de désignation des neuf membres de la Haute Institution, ce texte opère l’arrimage nécessaire à la nouvelle architecture institutionnelle.

 

MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES, DE LA DETTE ET DES PARTICIPATIONS, CHARGE DE LA LUTTE CONTRE LA VIE CHERE

 

– Projet de décret fixant le plafonnement des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils d’administration et des personnels des établissements publics, des entreprises publiques et des sociétés d’État ;

 

– Projet de décret fixant le plafond des rémunérations des présidents, des vice-présidents des conseils de régulation et des personnels des Autorités Administratives Indépendantes ;

 

Le présent projet de décret pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution fixe le plafond des jetons de présence versés aux membres des conseils d’administration des établissements publics, des entreprises publiques, des sociétés d’État ainsi que des Autorités Administratives Indépendantes.

 

A cet effet, les membres des différents conseils des établissements suscités bénéficient des jetons de présence selon les modalités prévues par le présent décret.

 

MINISTERE DU TRAVAIL, DU PLEIN EMPLOI, DU DIALOGUE SOCIAL ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 

– Projet d’ordonnance fixant le régime des organisations professionnelles des personnels régis par le Code du Travail en République Gabonaise

 

Le présent projet d’ordonnance vise à combler un vide juridique constitutionnel et à assainir l’action syndicale à travers quatre leviers majeurs:

 

– La fixation de critères de constitution rigoureux, afin d’éviter la prolifération de “syndicats de circonstance”;

 

– L’institutionnalisation des élections professionnelles, désormais établies comme le baromètre exclusif de la représentativité syndicale;

 

– L’exigence de transparence et de reddition des comptes, relative à l’usage des subventions publiques;

 

– La réaffirmation de l’indépendance syndicale, en garantissant la neutralité des organisations vis-à-vis des courants politiques.

 

Ce projet constitue ainsi le socle indispensable pour passer d’un syndicalisme de confrontation à un syndicalisme de participation responsable, gage de la paix sociale et de l’attractivité économique de notre pays.

 

MINISTERE DE LA SANTE

 

– Projet d’ordonnance portant instauration des mesures relatives à la lutte contre le tabac, la nicotine, ou tout autre produit assimilé ou dérivé en République Gabonais

 

Ce projet de texte prend en compte l’évolution de l’industrie du tabac avec l’apparition de nouveaux produits qui n’existaient pas lors de l’adoption de la loi n 006/2013 et les nouvelles formes de commercialisation de ces produits.

 

Il s’articule autour de cinquante-neuf (59) articles répartis en huit (8) chapitres et vise à réduire l’offre, la demande et les effets nocifs afin d’améliorer la santé des populations.

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL) ;

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO) ;

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Centre Hospitalier Universitaire Mère – Enfant Fondation Jeanne EBORI (CHUMEJE)

 

Ces établissements sont érigés en établissements publics à caractère médical, scientifique et technique, placés sous la double tutelle des Ministres chargés de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, conformément à leur vocation hospitalo-universitaire.

 

Les projets d’ordonnance comportent onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés :

 

– à la création et aux attributions (Chapitre I) ;

 

– à l’organisation et à la gouvernance (Chapitre II) ;

 

– au régime des personnels (Chapitre III) ;

 

– aux ressources et aux règles de gestion financière et patrimoniale (Chapitre IV) ;

 

– aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).

 

Ce dispositif juridique vise à doter chaque centre hospitalier universitaire d’un cadre institutionnel clarifié et sécurisé, permettant :

 

– le renforcement de la gouvernance et de la redevabilité ;

 

– l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins ;

 

– la consolidation des missions d’enseignement et de recherche médicale ;

 

– l’optimisation de la performance globale du système national de santé, en cohérence avec les orientations stratégiques du Plan National de Développement Sanitaire.

 

L’adoption de ces textes constitue ainsi une étape structurante dans la modernisation de l’offre hospitalo-universitaire et dans l’élévation du niveau de prise en charge sanitaire des populations.

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation du Laboratoire National de Santé Publique.

 

Ce projet d’ordonnance, pris en application de l’article 94 de la Constitution, a pour objet de formaliser le cadre juridique du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), érigé en établissement public à caractère scientifique et technique, placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé.

 

Le texte comprend onze (11) articles répartis en cinq (05) chapitres, respectivement consacrés : à la création et aux attributions (Chapitre I), à l’organisation (Chapitre II), au régime des personnels (Chapitre III), aux ressources et aux règles de gestion (Chapitre IV), ainsi qu’aux dispositions diverses et finales (Chapitre V).

 

L’adoption de cette ordonnance permettra de doter le LNSP d’un cadre institutionnel sécurisé, propre à renforcer ses capacités d’expertise, de surveillance épidémiologique et d’appui au diagnostic, contribuant ainsi à l’amélioration durable de la qualité des soins et à la performance globale du système national de santé.

 

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

 

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.

 

Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale, vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi que l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel.

 

MINISTERE DES AFFAIRES SOCIALES, CHARGE DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE ET DE LA FEMME

 

– Projet de décret fixant les modalités de fonctionnement du Régime des Travailleurs Mobiles et Indépendants.

 

Le présent décret pris en application des dispositions des articles 32 à 35 de la loi n°028/2016 du 06 février 2017 portant code de protection sociale vise à assurer une couverture sociale adaptée aux travailleurs exerçant une activité professionnelle sans lien de subordination juridique, ainsi qu’aux travailleurs dont l’activité présente un caractère mobile, discontinu ou informel, en vue de contribuer à l’extension progressive et universelle de la sécurité sociale.

 

MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’ELEVAGE ET DU DEVELOPPEMENT RURAL

 

– Projet d’ordonnance portant création, attributions et organisation de la société agropastoral du Gabon (AGROPAG) ;

 

Cette société à participation publique majoritaire, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, a pour mission de structurer, développer et moderniser les filières agricoles et pastorales.

 

Elle est notamment chargée de la mise en valeur des terres, du développement de pôles de production intégrés, de l’appui aux producteurs, de la transformation et de la commercialisation des produits, ainsi que de la contribution à la sécurité alimentaire et à la réduction des importations.

 

La création d’AGROPAG s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification économique et de souveraineté alimentaire, en vue de renforcer durablement la production nationale et l’emploi rural.

 

– Projet de décret portant suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG).

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions des articles 94 et 99 de la Constitution, porte suppression de la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon.

 

Ainsi, la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon, en abrégé SAEG, créée par l’ordonnance n°0013/PT/MAEP du 31 août 2024, ratifiée par la loi n°032/2024 du 30 janvier 2025 est supprimée.

 

De ce fait, les compétences, les activités ainsi que tous les patrimoines initialement dévolus à la SAEG sont de plein droit transférés à la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG).

 

– Projet de décret portant approbation des statuts de la société agropastorale du Gabon (AGROPAG).

 

Ce texte fixe les règles relatives à la forme juridique, au capital social, à l’objet, aux organes de gouvernance ainsi qu’aux modalités de fonctionnement et de contrôle de la société.

 

Il précise notamment la composition et les attributions du Conseil d’administration, les pouvoirs de la Direction générale, ainsi que les mécanismes de supervision de l’État actionnaire.

 

L’approbation des statuts permet ainsi de rendre pleinement opérationnelle AGROPAG, dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence et de performance économique.

 

MINISTERE DE LA COMMUNICATION ET DES MEDIAS

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 9 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution est relatif à la modification de certaines dispositions de la loi n°019/2016 du 09 août 2016 portant Code de la Communication en République Gabonaise.

 

Cette réforme vise essentiellement à intégrer dans l’organisation des activités de la communication audiovisuelle, écrite, numérique les aspects de la publicité ainsi que les modes de communication émergents sur le territoire gabonais.

 

Pour se faire, sont modifiés et complétés les articles 1er, 2, 3, 52, 53, 54, 69, 179, 182, 183 et 191 et le chapitre 1er du titre 1er, la Section 3 du chapitre II du titre II et la Sous-section 2 de la Section 1 du chapitre IV du même titre.

 

– Projet d’ordonnance portant modification de certaines dispositions de la loi n°014/2023 du 3 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 99 de la Constitution porte modification de certaines dispositions, notamment l’article 3, de la loi n°014/2023 du 03 juillet 2023 portant réorganisation de la Haute Autorité de la Communication en République Gabonaise.

 

Ainsi, l’article 3 est modifié et complété afin d’élargir la mission de régulation du secteur de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et de la publicité.

 

– Projet d’ordonnance règlementant l’usage des réseaux sociaux via les plateformes numériques en République gabonaise ;

 

Le présent projet d’ordonnance pris en application des dispositions de l’article 95 de la Constitution, règlemente l’usage des réseaux sociaux, organise les mécanismes de réaction publique et judiciaire face aux communications numériques susceptibles de provoquer un risque grave et immédiat, et établit un régime de régulation applicable aux contenus générés et amplifiés par des systèmes d’intelligence artificielle diffusés via les plates formes numériques.

 

POLITIQUE GENERALE

 

MINISTERE DE L’ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ENERGIE

 

Le Conseil a pris acte de la validation du financement, par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), du « Projet d’Accès aux services de base et d’Amélioration des performances » (PASBAP), en faveur de la République gabonaise, au terme du Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale, qui s’est tenu à Washington le 5 février 2026.

 

Le PASBAP s’inscrit dans la droite ligne du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.

 

La contractualisation de ce projet marquera une étape décisive pour notre souveraineté énergétique et hydrique. Il interviendra dans quarante-deux (42) localités réparties sur l’ensemble du territoire national et permettra d’étendre l’accès aux services d’approvisionnement en eau potable, d’assurer l’assainissement et l’électrification des zones ciblées, ainsi que d’améliorer les performances opérationnelles et financières des opérateurs du secteur.

 

Le Conseil a également pris acte de la communication relative au partenariat d’interconnexion entre le Gabon et la République de Guinée équatoriale.

 

À cet effet, une mission du Comité mixte bilatéral regroupant les principales entités sectorielles des deux (2) États, notamment les directions générales de l’Énergie et les exploitants du secteur de l’électricité (SEEG et SEGESA), s’est réunie du 2 au 6 février 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale.

 

Cette rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement de la ligne d’interconnexion électrique reliant les villes d’Ebebiyin et de Bitam, les conditions d’exploitation, ainsi que la situation financière liée à la fourniture d’énergie électrique.

 

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION, CHARGE DE L’INTEGRATION ET DE LA DIASPORA

 

Le Conseil des Ministres a marqué son accord à la demande d’agrément de Monsieur Mellejor MERSOLE JALA en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République des Philippines près la République gabonaise, avec résidence à Abuja, en République fédérale du Nigéria.

 

MINISTERE DES EAUX ET FORETS, DE L’ENVIRONNEMENT, DU CLIMAT, CHARGE DU CONFLIT HOMME-FAUNE

 

Le Conseil a pris bonne note de l’état d’avancement du processus de formalisation de la filière viande de brousse et du commerce de buffle.

 

MISSIONS, SEMINAIRES ET CONFERENCES

 

Le Conseil a pris bonne note du rapport de mission à Brazzaville (République du Congo) relatif à la réunion préparatoire à la Table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

 

Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les mesures individuelles suivantes :

 

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

Cabinet du Haut Représentant, Monsieur André Jacques AUGAND

 

Agents de Sécurité :

 

– Sergent-Chef Staël Shaikin MOHAMEDE NANGA ;

 

– Sergent Neil Karl PANDET.

 

Chauffeur :

 

– M.Cédric Parfait OMANDA PANGOT.

 

SECRETARIAT GENERAL

 

– Secrétariat du Conseil des Ministres.

 

Il est mis fin aux fonctions de Mme Elza-Ritchuelle BOUKANDOU, en qualité de Conseiller Spécial, Secrétaire Adjoint du Conseil des Ministres.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département du Protocole d’Etat : Colonel Edouard Yves Didier MOUKAGNI KOMBILA ;

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Adjoint du Protocole d’État : Mme Myriam OBOUONO KOURAKOU.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Santé : Lieutenant-Colonel MPOUHOT Edmery.

 

– Conseiller Spécial, Chef du Département Enseignement Supérieur : Pr. Guy Serge BIGNOUMBA.

Communication présidentielle

Le Gabon et le PNUD renforcent leur partenariat

Le chef de l’Etat a reçu la représentante du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Mme Rokya Ye Dieng,  mardi 24 février 2026.

 

Selon la communication présidentielle, les échanges ont permis de faire le point sur l’état d’avancement des projets en cours, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la santé, des infrastructures et des programmes de proximité destinés à répondre aux réalités socio-économiques du pays.

Les discussions ont également porté sur la redynamisation des tissus économiques locaux, considérée comme un levier pour renforcer l’autonomie des communautés et promouvoir une croissance inclusive et durable.

Le Chef de l’État a réaffirmé la volonté du Gouvernement de consolider ce partenariat stratégique, en veillant à la cohérence des interventions avec les axes prioritaires du programme national de développement ainsi qu’avec les engagements internationaux du Gabon.

Pour sa part, la Représentante résidente du PNUD a salué la qualité du dialogue avec les autorités gabonaises et réitéré l’engagement de son institution à accompagner le pays dans la mise en œuvre de ses priorités, conformément aux principes de coopération des Nations Unies et aux Objectifs de développement durable.

Au terme de l’audience, les deux parties ont convenu de poursuivre leur collaboration afin d’assurer une meilleure articulation des programmes futurs au service du développement et du bien-être des populations gabonaises.

Notons que, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de coopération continue entre le Gabon et les Nations Unies, axée sur l’alignement des interventions du PNUD sur les priorités nationales de développement.

Coris Banque va s’installer au Gabon

L’annonce a été faite au cours d’une audience entre le Président Oligui Nguema et  le directeur général de Coris Bank International, Idrissa Nassa.

 

Le PDG de Coris Banque a, cours son avec avec le président  réaffirmé l’engagement de son groupe à s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais, en soutenant les politiques publiques de développement ainsi que les initiatives privées créatrices de valeur. Il a notamment souligné la volonté de l’établissement de contribuer au financement des secteurs prioritaires identifiés par le gouvernement, en cohérence avec les ambitions de transformation et de diversification de l’économie nationale.

Pour sa part, le chef de l’Etat a salué la volonté du groupe de s’implanter dans le pays et d’accompagner le financement des projets structurants prioritaires sur l’ensemble du territoire national. Selon le communiqué de la présidence, l’installation de Coris Banque constitue une preuve de l’attractivité du marché gabonais et de la confiance des investisseurs dans les perspectives économiques du pays. son installation va également favoriser de nombreux emplois.

Créée au Burkina Faso, Coris Banque s’est progressivement imposée comme un groupe bancaire de référence en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Présente notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Bénin, au Sénégal, au Niger et en Guinée-Bissau, elle intervient dans le financement des entreprises, des PME/PMI et des particuliers, contribuant au développement des économies nationales et à l’inclusion financière.