Bourses d’études : Les doctorants de l’UOB interpellent Ali Bongo

Les doctorants de l’Université Omar Bongo (UOB) en ont ras le bol de la situation qu’ils vivent depuis plusieurs mois. Dans une lettre ouverte, le 5 septembre, ils ont interpellé le chef de l’État sur l’«application parcellaire», par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), du décret N°00148/PR/MERSTTENFC du 07 juin 2021 fixant les régimes de bourse d’études en République gabonaise. Ce qui, selon eux, traduit une conspiration contre l’intégrité morale d’Ali Bongo par des actes travestissant en «promesses électorales», ses engagements saluables pour la jeunesse gabonaise. Ci-après, l’intégralité de la lettre ouverte du collectif des doctorants au président de la République.

 

 

Excellence M. le Président de la République,

L’immense privilège de vous écrire cache bien mal notre enthousiasme dans l’idée que l’acte décisif de réparation du préjudice dont sont victimes les étudiants gabonais en général, les Doctorants en particulier, est tout entier attendu de vous. Il vous apparaîtra aussi clairement, M. le Président, qu’il n’est rien qui nous motive à cette entreprise épistolaire moins que le souci de votre prestige ainsi que celui des institutions de la République que menace un délit grave qui risque d’être commis à votre insu. C’est parce que nous sommes persuadés que l’information ne vous est pas encore parvenue et qu’on voudra tout mettre en œuvre pour vous la dissimuler, pour vous l’escamoter et pour la classer discrètement dans les tiroirs de l’oubli que nous sommes convenus de recourir, après avoir épuisé toutes les démarches légales pour nous faire entendre, à la présente initiative.

Le fait est, votre Excellence, que les responsables de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG) ont choisi délibérément de ne pas appliquer en totalité le décret N°00148/PR/MERSTTENFC du 07 juin 2021 fixant les régimes de bourse d’études en République gabonaise, qui intègre les réformes innovantes de votre politique sociale, gage probant de votre engagement envers la formation de la jeunesse que vous tenez tant en estime. Ils en ont fait une application parcellaire aux dépens des étudiants.

Malgré les nombreuses tentatives et les démarches successives entreprises depuis deux mois auprès du Gouvernement et du Secrétariat Général de la Présidence de la République qui ont, par ailleurs, admis la légitimité et la légalité de nos revendications, nous n’avons guère pu obtenir des dirigeants de l’ANBG une garantie de réparation du préjudice que nous dénonçons.

Aussi cette situation de lèse-justice a-t-elle atteint la cime de son anormalité que confirme le refus catégorique des responsables de l’ANBG d’appliquer ce décret entré pourtant en vigueur à compter de l’année académique 2021-2022, selon les dispositions de son article 31, au prétexte que l’application du dudit décret se heurterait à un déficit budgétaire. L’ultime espoir qui nous motive donc à dénoncer cette flagrante violation de la loi nous émeut de la persuasion qu’une fois la situation portée à votre connaissance, vous ne sauriez tarder à y remédier en déployant votre habilitation en la matière.

M. le Président de la République, la situation que nous dénonçons est d’un enjeu si fondamental que le délit commis constitue de façon graduelle une atteinte sérieuse à la souveraineté et à la respectabilité des plus hautes institutions de l’Etat dont vous êtes le garant.

D’abord le prétexte ou, mieux, le subterfuge du déficit budgétaire soutenu (à tort) par les responsables de l’Agence pour se dérober malhabilement à leur devoir apparaît comme une prétentieuse remise en cause de la compétence de prévision politique censée déterminer l’action de votre Gouvernement.

Ensuite il dénote un outrage intolérable aux institutions auxquelles incombait l’examen du décret avant sa publication dans le Journal Officiel N°118 du 10 juin 2021. Ce qui reviendrait à supposer que toutes les intelligences mobilisées lors des travaux en commission d’étude de faisabilité (examen des enjeux d’application de ce décret), notamment les deux Chambres du Parlement, seraient frappées du sceau d’une défaillance chronique jointe à une négligence caractérielle. Ces institutions seraient, dès lors, à en croire cet argument, réduites à des associations d’inaptes intellectuels ou, pour le dire trivialement, des associations d’incompétents. Quel sacrilège se serait d’oser l’audace d’une telle supposition !

Enfin, l’acte illégal commis par les dirigeants de l’ANBG et reconnus impavidement par leurs soins galvaude votre autorité et menace votre notoriété en tournant en dérision une réforme que vous espériez pourtant placer au centre de votre politique sociale.

Nous dénonçons donc, M. le Chef de l’Etat, une conspiration des responsables de l’Agence Nationale des Bourses du Gabon qui, si vous ne prenez garde à juguler le mal à temps, risque de ternir le prestige de votre deuxième septennat pourtant dédié à la jeunesse ;

Nous dénonçons une conspiration plus grande encore, ourdie contre les plus hautes institutions de l’Etat dont la souveraineté se trouve désormais disposée à souhait par un organe auquel la loi ne confère qu’un rôle d’opérationnalisation, c’est-à-dire d’exécution ;

Nous dénonçons le mépris de la qualité d’Etat de droit de notre chère nation par les responsables de l’ANBG qui prennent des libertés vis-à-vis de la loi en s’autorisant une immixtion impromptue dans un pouvoir discrétionnaire qui échappe aux prérogatives que leur confère la loi ;

Nous dénonçons leur volonté de créer un climat social délétère en poussant les étudiants dans leurs retranchements et en les réveillant aux instincts enfuis ;

Nous dénonçons, enfin, une conspiration contre votre intégrité morale par des actes qui travestissent en « promesses électorales » vos engagements saluables pour la jeunesse de votre pays si chère à vos yeux ;

Notre conviction est forte en ce que la haute estime dans laquelle vous tenez la problématique de la formation de vos jeunes compatriotes saura infléchir à notre cause vos plus nobles sentiments.

Dans cette ardente attente, veuillez recevoir, avec nos hommages, Excellence M. le Président de la République, nos salutations distinguées.

Pour le Collectif des Doctorants

Scheldon B. Ngoulou Ngavouka

Coordinateur Général du Cercle de Réflexion des Doctorants/UOB

Source: Gabon Review

Gabon : Ali Bongo rencontre les commerçants du marché de Cap Estérias

Le chef de l’Etat s’est rendu vendredi 2 septembre 2022,  dans la commune d’Akanda au premier campement du Cap Estérias, dans le cadre du lancement des travaux de réfection du marché.

 

Le chef de l’Etat a effectué une visite inopinée au marché premier campement du Cap Estérias dans la commune d’Akanda à Libreville, où il a échangé avec les commerçantes sur divers difficultés qu’elles rencontrent.

En effet, le chef de l’Etat a effectué cette visite dans le cadre du lancement des travaux de réfection du marché. Les commerçantes surprises de le voir n’ont pas manqué d’expliquer les  différentes difficultés qu’elles rencontrent dans ce marché.

Rappelons que cette visite intervient après  celle effectué la semaine dernière dans les établissements scolaires où il a visité plusieurs écoles nouvellement construites ou en réfection.

Gabon : début des législatives partielles le 15 octobre

Le secrétaire générale du centre gabonais des élections a, à travers un communiqué annoncé, la dates des législatives qui auront lieu  en deux tours.

 

Dans le cadre des élections législatives partielles, les différents sièges concernés sont : le 1er arrondissement de Tchibanga (Nyanga), le  1er  siège du département  de l’Ogoulou(Mimongo) dans  la  Ngounié et le 2ème siège du département de la Zadié (Mekambo), localisé dans la province de l’Ogooué Ivindo.

Le communiqué précise que : le premier tour de ces élections aura lieu le « Samedi 15 octobre de 7 heures à 18 heures, convocation du collège électoral pour le 1er tour des législatives partielles 2022 ».

Le second tour quant à lui se fera le 29 octobre prochain. Rappelons que, la date limite des candidatures aura lieu  le 10 septembre 2022 Selon le CGE.

Ces élections partielles sont organisées en raison de la démission en mars, de Gladys Moulengui, Franck-Ulrich Bokamba Ndombi du Parti social démocrate (PSD) et de Jean-Pierre Doukaga Kassa du mouvement Les Démocrates (LD), parti qui ont rejoint le Parti démocratique gabonais (PDG), parti au pouvoir depuis quelques mois.

Gabon-Etats généraux : vers une fusion CEEAC-CEMAC

C’est l’une des recommandations formulées par les experts réunis à Libreville,  au cours des premiers états généraux de la Cemac (Communauté économique de l’Afrique Centrale), afin d’être plus compétitif sur le marché des échanges.

 

Avoir une institution plus active et performante dans la sous-région, est l’une des préoccupations des chefs d’Etats. C’est pourquoi les experts aux assises des premiers états généraux de la Cemac,  ont dans leurs différentes recommandations formulés une transition de 2 ans pour fusionner la communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en une seule institution. Ce qui va donner la Communauté économique régionale (CER).

les  deux années de transitions, comme il est indiqué dans le rapport des experts, vont permettre  de finaliser les diligences entreprises en interne et faciliter ainsi à la nouvelle institution qu’est Communauté économique régionale (CER), (fusion entre la CEMAC et la CEEAC), à mettre en place  des outils fiables à sa promotion, son développement et à son épanouissement.

La Cemac comptant à peine 50 millions d’habitants, il est donc urgent de fusionner ces deux institutions. Le résultat qu’est  la Communauté économique régionale (CER), sera  le 3ème plus grand marché du continent après la GOMESA (400 millions d’habitants) et la CEDEAO (300 millions).

Afrique: Paris veut être «plus réactif» sur les réseaux sociaux

Le président Emmanuel Macron veut engager le combat contre les « propagandes anti-françaises » qui ont déferlé courant 2021.La France n’entend plus laisser le terrain numérique libre aux propagandistes. Emmanuel Macron a exhorté, jeudi 1er septembre, les diplomates français à être « plus réactifs » sur les réseaux sociaux pour mieux riposter aux attaques que subit leur pays en direction des opinions publiques, notamment en Afrique. Pour lui, « le narratif russe, chinois et turc » a saturé l’année dernière l’espace médiatique de certains pays qu’il n’a pas nommés.

« Notre pays est souvent attaqué et il est attaqué dans les opinions publiques, par les réseaux sociaux et des manipulations », a observé le chef de l’Etat, dans un discours devant les ambassadeurs français réunis à l’Elysée. Il dénonce le fait qu’on fasse souvent croire à ces opinions « que la France est un pays qui fait de la néocolonisation et qui installe son armée sur leur sol ».

Face à cette situation, le chef de l’Etat indique que la riposte passe d’abord par une « vraie politique partenariale » avec les pays visés. Mais « je pense que, collectivement, nous devons être beaucoup plus réactifs, beaucoup plus mobilisés sur les réseaux sociaux », a-t-il insisté.

Le chef de l’Etat, qui a appelé à « assumer une stratégie d’influence et de rayonnement de la France », a exhorté à « mieux utiliser le réseau France Médias Monde, qui est absolument clé, qui doit être une force pour nous ». France Médias Monde regroupe notamment la chaîne d’information France 24 et la radio RFI, suivies dans plusieurs pays du Sahel tels que le Mali.

Ce pays, dirigé par une junte militaire depuis plus de deux ans, est en froid diplomatique avec la France. Certains acteurs profitent de la situation pour faire passer leur propagande sur les plateformes numériques.

La réaction de la France ne vise pas à « faire de la propagande », a fait valoir M. Macron, mais de contrer les « propagandes anti-françaises » et de « combattre les narratifs mensongers, les informations fausses et défendre la réalité de notre action ». « Aujourd’hui, on subit trop, on ne fait pas assez », a-t-il estimé devant les ambassadeurs et ambassadrices français.

Gabon : Ali Bongo récompense 75 meilleurs élèves

Les lauréats de chaque lycée et collège du Gabon, pour le compte de l’année scolaire 2021-2022, ont reçu des encouragements et des nombreux cadeaux du  président de la république Ali Bongo.

 

Ils sont au total 75 élèves à avoir reçus un accompagnement en matériels informatiques et didactiques de la part du chef de l’Etat. Au cours de cette deuxième édition, le chef de l’Etat a adressé ses félicitations aux lauréats : «En cette occasion solennelle, vous recevez des récompenses du fruit de votre travail. Je vous en félicite et vous exhorte à poursuivre votre labeur sans relâche et avec abnégation. C’est à ce prix que vous ferez réussir votre pays, votre patrie», a déclaré Ali Bongo Ondimba.

Il a également ajouté à travers sa page Facebook que  «pour être efficace, notre système denseignement doit reposer sur lexcellence et la méritocratie » et que«les lauréats du second Concours national des meilleurs élèves en sont la parfaite incarnation. Originaires des neuf provinces du pays et de conditions sociales différentes, ils ont pour point commun deffectuer un parcours scolaire exemplaire. Ils sont des modèles pour l’ensemble de notre jeunesse».

A noter que les lauréats de cette année sont en baisse contrairement à l’année dernière,  où on comptait plus d’une centaine d’élève à avoir été récompensés.    

Franc CFA : la Cemac réfléchit sur une réforme différente de la Cedeao

Les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) se réunissent depuis mardi dans la capitale gabonaise pour évoquer la « consolidation des acquis » et les « perspectives » de l’organisation.La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a choisi Libreville pour abriter la première édition de ses états généraux. Quinze ans après la mise en œuvre du programme de réformes institutionnelles, les responsables de l’organisation souhaitent évaluer cette expérience. « À travers l’initiative des états généraux, la communauté veut tirer les enseignements reçus des 15 années d’expérience de mise en œuvre des réformes institutionnelles d’une part, et optimiser son système institutionnel face aux défis majeurs qui l’interpelle désormais d’autre part », expliquent les organisateurs.

En plaçant l’événement sous le thème « consolidation des acquis et perspectives », ils indiquent clairement qu’ils n’excluent pas un changement de politique monétaire comme c’est le cas dans certaines régions du continent. Ils ne comptent toutefois pas adopter la même démarche que leurs collègues ouest-africains, précise le président de la Commission de la Cemac, le Gabonais Daniel Ona Ondo.

« Cette réforme est en cours, mais nous avons un mandat de confidentialité. (…) C’est une volonté de chefs d’État. Les gens, contrairement à ce qu’on entend ici et là, croient que les chefs d’États ne s’intéressent pas à la réforme. Mais c’est absolument faux. Nous avons eu mandat, la commission de la Cemac et la Banque centrale ont fait des conclusions aux chefs d’État sur la conduite à donner à l’évolution de franc CFA », a-t-il indiqué, s’empressant de préciser qu’une éventuelle réforme du franc CFA de l’Afrique centrale ne serait « pas un copier-coller ».

« Naturellement, les gens voient ce qui se passe actuellement en Afrique de l’Ouest avec l’Eco. De vous à moi, cela n’a pas beaucoup avancé en Afrique de l’Ouest. La seule avancée en Afrique de l’Ouest, c’est qu’ils ne déposent plus leurs réserves aux comptes d’opérations. La France leur a remis leurs réserves », a noté l’ancien Premier ministre gabonais.

En Afrique de l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) réunit huit pays qui partagent le franc CFA. Avec les sept autres pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), un accord a été trouvé avec la France depuis près de trois ans pour un changement de nom du franc CFA vers l’Éco. Mais la mise en œuvre des réformes tarde depuis lors face au scepticisme de pays anglophones, tels que le Nigeria, craignant la mainmise de la France dans cette monnaie, selon certains observateurs.

De son côté, la Cemac, qui souhaite fusionner également avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), veut apprendre de cette leçon pour partir sur de bonnes bases. « La réforme est en cours. Nous réfléchissons. Nous avons déjà fait des propositions aux chefs d’État, raconte le président de la Commission de la Cemac. Nous attendons la prochaine réunion du conseil des chefs d’États pour pouvoir leur donner les résultats de nos consultations », a dit optimiste Daniel Ona Ondo.

Ticad 8 : Michael Moussa a représenté le Gabon

Le ministre des affaires étrangères a pris part du 27 au 28 août 2022, à Tunis capitale de la Tunisie  à la 8ème édition de la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique.

 

Représentant du chef de l’Etat, Michael Moussa, ministre des affaires étrangères a montré l’engagement  du Gabon pour l’intensification de ses liens avec le Japon. En effet, le ministre a rencontré son homologue Yoshimasa Hayashi où ils ont abordé du sujet de la coopération entre les deux pays.

Au cours de leur rencontre, les deux personnalités ont évoqué plusieurs sujets d’ordre commun, notamment les questions de sécurité internationale, le maintien et le renforcement des fonctions de l’ONU ou encore la réforme du Conseil de sécurité. Le ministre japonais entend également maintenir son soutien envers le Gabon dans divers domaines tels que la santé, l’éducation et la conservation de l’environnement.

Michael Moussa Adamo n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance pour l’appui que le Japon s’engage à apporter dans le cadre des relations de coopération bilatérale qui existent entre les deux pays depuis plusieurs décennies.

Etats généraux de la CEMAC : des nouvelles perspectives en vues

La première ministre Rose Christiane Raponda  en compagnie du président de la commission de la Cemac (Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale), Pr Daniel Ondo Ona, ont procédé hier mardi,  à l’ouverture officielle des premiers états généraux de la Cemac, question de faire un bilan et d’envisager des nouvelles perspectives.

 

C’est sous  le thème « consolidation des acquis et perspectives », que les différents travaux ont été lancés dans la ville de Libreville. Au cours de cette rencontre qui aura lieu jusqu’au jeudi 1er septembre 2022,  il sera question de faire un bilan complet sur le fonctionnement des organes, institutions spécialisées et agences d’exécution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), 15 ans après la mise en œuvre du programme de Réformes Institutionnelles (PRI).

Les participants vont débattre sur des thématiques permettant d’aboutir à des recommandations, qui vont améliorer la CEMAC. Lors de son discours au lancement de cette rencontre, la première ministre a exhorté chaque participant à mettre pleinement son expertise, ses expériences et ses compétences à la réussite des présentes assises. « Je souhaite voir éclore de vos discussions, réflexions et analyses, des propositions pertinentes, innovantes, réalistes et opérationnelles, à l’effet d’optimiser davantage les mécanismes de fonctionnement de nos institutions communautaires», souhaite-t-elle.

Le président de la Commission de la Cemac Pr Daniel Ona Ondo, a, pour sa part, insisté sur l’intégration régionale, et dont l’atteinte nécessitera « un travail institutionnel précis, appuyé par un engagement résolu des responsables des institutions communautaires que nous sommes, pour une concrétisation constante de l’élan donné par les instances décisionnelles de la Communauté”, explique-t-il.

Rappelons que ces assises qui ont débuté mardi, vont s’achever jeudi 1er septembre 2022, avec pour objectif de se projeter sur le fonctionnement futur de cette entité sous régionale.

Le Japon et la Bad appuient le secteur privé africain

Le Japon et la Banque africaine de développement (BAD) s’engagent à consacrer jusqu’à cinq milliards $, soit 3274 milliards Fcfa, au profit du secteur privé africain.L’annonce a été faite lors de la 8e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8), qui s’est tenue les 27 et 28 août 2022 à Tunis, la capitale tunisienne. Elle intervient dans le cadre d’une coopération financière. L’aide s’étend sur la période la période 2023-2025.

Le financement se compose de 4 milliards de dollars au titre du guichet existant et d’un montant supplémentaire pouvant atteindre 1 milliard de dollars au titre d’un nouveau guichet spécial que le Japon mettra en place, indique une note de la Bad.

Dans le cadre de ce guichet spécial, le Japon accordera des financements aux pays qui font des progrès en matière de transparence et de viabilité de la dette et d’autres réformes, améliorant ainsi de manière régulière et significative la situation de leur dette.

Pour assurer sur le continent la sécurité alimentaire, le Japon et la BAD soutiendront l’agriculture et la nutrition, des domaines prioritaires de l’Initiative d’assistance renforcée au secteur privé en Afrique (EPSA 5) qui couvrira quatre domaines prioritaires : électricité, connectivité, santé, agriculture et nutrition pour répondre aux principaux défis de l’Afrique.

Lors de la cérémonie de lancement de l’EPSA 5, Masato Kanda, vice-ministre japonais des Finances pour les affaires internationales, a engagé son pays à soutenir les Etats africains tout en respectant leurs propres initiatives.

Akihiko Tanaka, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a déclaré de son côté que « face à la grave situation causée par de multiples crises, le renforcement de la résilience et la promotion de la sécurité humaine sont des éléments stratégiques de l’appui japonais à l’Afrique ».

« L’EPSA est un volet essentiel de notre partenariat avec la Banque africaine de développement pour relever les défis sociaux et économiques auxquels le continent est confronté. La JICA s’engage à travailler avec l’EPSA pour créer un avenir brillant et prospère », a-t-il ajouté.

Le président de la Bad, Akinwumi Adesina, a expliqué que « l’EPSA 5 est le type de coopération dont l’Afrique et le monde ont besoin. Les impacts croissants du changement climatique, la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine signifient que nous devons faire encore plus que ce que nous avons fait précédemment, pour mobiliser le secteur privé et créer des opportunités d’emplois en Afrique ».

Cette « nouvelle initiative » vise des millions d’Africains, a-t-il fait savoir. Pour cette coopération financière, le Japon et la BAD uniront leurs forces pour soutenir les pays qui font face à d’énormes défis, notamment en matière de sécurité alimentaire, de changement climatique, de santé et de dette.

Le Japon avait annoncé le lancement de l’EPSA lors du sommet du G8 à Gleneagles en 2005. Depuis la TICAD 6 en 2016, Tokyo met à jour l’EPSA lors de la TICAD. Actuellement, le Japon apporte son soutien par le biais de l’EPSA4 (3,5 milliards de dollars USD de 2020 à 2022), qui a été lancé à la TICAD7, en 2019.

Gabon : lancement de la semaine africaine du climat

Le chef de l’Etat Ali Bongo a procédé lundi 29 août 2022, au lancement des activités de la semaine africaine du climat, pour lutter contre les changements climatiques.

 

Du 29 au 02 septembre 2022, aura lieu à Libreville la semaine africaine du climat. 0 cet effet, plusieurs participants parmi lesquels, les dirigeants politiques des pays d’Afrique centrale, des chefs d’entreprise, des représentants d’organisations et d’institutions internationales et sous régionales ont pris part ce lundi au lancement des activités de la semaine du climat à Libreville. L’objectif est d’apporter des propositions africaines pour la mise en œuvre des actions régionales concernant la lutte contre les changements climatiques.

Au cours de cet évènement, il sera question pour les parties présentes d’échanger sur la mise en œuvre des décisions prises lors de la COP 26, notamment sur l’adaptation, l’atténuation, le financement, et de préparer la participation à la COP 27 qui se tiendra à Charm el-Cheikh, en Egypte ce mois de novembre.

Considéré comme le pays le plus positif en matière de Carbonne au monde, le chef de l’Etat a au cours de son discours hier lors du lancement des activités de cette semaine souligné que : «la Cop 27 est la Cop de l’Afrique». «Elle dessinera de manière significative notre avenir», révèle-t-il à travers le site Gabon Review et d’ajouter que : que c’est le lieu de s’unir pour résoudre les problèmes et défis qui se posent à tous. Il invite à saisir cette semaine pour travailler sur des solutions innovantes, concrètes et durables qui donneront aux Nations africaines, les moyens de lutter contre le changement climatique avec succès.

Rappelons que, l’évènement qui aura lieu pendant 5 jours à Libreville est organisé par l’Organisation des Nations unies pour le climat (Onu-Climat), en collaboration avec les partenaires mondiaux que sont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Groupe de la Banque mondiale, l’Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca).

Gabon : le président de la BDEAC remercie le chef de l’Etat Ali Bongo

Dieudonné Evou Mekou a au cours de sa visite à Libreville au Gabon, remercié le chef de l’Etat pour sa récente nomination au poste de la présidence de la Banque des Etas de l’Afrique centrale et parler de la coopération BDEAC-Gabon.

 

Arrivé au Gabon le 26 août 2022, Evou Mekou de nationalité camerounaise a au cours d’une audience qui lui a été accordé par le chef de l’Etat exprimé sa gratitude pour sa nomination lors de la conférence des chefs d’Etat.

Le Gabon étant l’un des principaux bénéficiaires des financements de la BDEAC, la rencontre était également centré sur la coopération entre le Gabon et cette institution. Il rappelle à cet effet que, «La BDEAC participe dans le financement de beaucoup de projets de développement au Gabon. Aujourd’hui, nous avons comme projet phare, la construction du terminal de l’aéroport de Libreville et bien d’autres projets d’importance ».

Précédemment Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) Dieudonné Evou Mekou  a également occupé les postes d’Administrateur Directeur Général Adjoint du Crédit Lyonnais Cameroun et de Directeur Général de la Caisse Autonome d’Amortissement du Cameroun (CAA). Il succède à ce poste l’équato-guinéen Fortunato-Ofa Mbo.

L’Afrique dotée d’une stratégie pour la sécurité sanitaire

Le nouveau plan d’action vise à réduire les impacts sanitaires et socioéconomiques des urgences de santé publique.Conscients des effets dévastateurs de la pandémie de Covid-19 sur des systèmes de santé fragiles, les ministres africains de la Santé ont adopté une nouvelle stratégie pour transformer la sécurité sanitaire et la riposte aux urgences dans la Région au cours des huit prochaines années.

La Stratégie régionale pour la sécurité sanitaire et les urgences 2022-2030, a été adoptée lors de la soixante-douzième session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tenue du 22 au 26 août 2022 à Lomé, au Togo. Elle a pour objectif de réduire les impacts sanitaires et socioéconomiques des urgences de santé publique.

« La Covid-19 rappelle à la Région africaine la nécessité d’accorder la priorité à la construction de systèmes de santé résilients capables de fournir des soins de santé de qualité tout en faisant face à des urgences de santé publique », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. 

Elle a souligné qu’il y a de plus en plus une prise de conscience de la montée de la menace que représentent les urgences sanitaires pour les économies du monde et les sociétés. « Ceci, a indiqué Dr Moeti, souligne la nécessité d’une approche +Une seule santé+ et d’investir dans la prévention et la préparation à ces urgences. En investissant maintenant, nous pouvons prévenir un effondrement économique et social dans le futur ».

L’OMS estime que jusqu’à quatre milliards de dollars américains, provenant de sources internationales et domestiques, sont nécessaires chaque année pour entièrement financer les principales capacités de sécurité sanitaire en Afrique et mieux se préparer à la prochaine pandémie. Ceci représente environ 3 dollars par personne et par an.

C’est pourquoi, la nouvelle stratégie inclut des mécanismes de renforcement des partenariats et de la collaboration multisectorielle, en s’assurant d’un investissement soutenu et prévisible et en réaffectant des ressources dédiées à l’éradication de la polio et de la Covid-19, afin de soutenir des investissements stratégiques dans les systèmes et les outils d’urgences de santé publique.

En adoptant cette stratégie, les pays africains ont convenu d’atteindre, d’ici à 2030, 12 objectifs qui renforceront leurs capacités à prévenir, à se préparer, à détecter et à répondre aux urgences sanitaires. Ainsi, 80 % des États africains doivent disposer d’un financement prévisible et durable de la sécurité sanitaire, 90 % doivent mobiliser une réponse efficace aux urgences de santé publique dans les 24 heures suivant leur détection et tous les pays doivent disposer de 80 % de districts sanitaires dotés de programmes fonctionnels de prestation de services et de programme d’amélioration de la qualité.

« Cette stratégie est le fruit de consultations approfondies avec les ministères africains de la santé et d’un éventail d’autres institutions, d’acteurs techniques et de partenaires partout sur le continent », a ajouté la patronne de l’OMS Afrique, Dr Matshidiso Moeti.

Lors des assises de Lomé, les ministres africains de la Santé se sont accordés à faire preuve de volonté politique et à fournir un leadership technique, à mobiliser des ressources domestiques et externes, à fournir les ressources humaines et logistiques adéquates pour mettre en œuvre la stratégie, ainsi qu’à renforcer le mécanisme de coordination « Une seule santé » et les capacités aux niveaux national et décentralisé.

Françoise Ndayishimiye achève sa mission au Gabon

 Le directeur de l’ONUSIDA  a été reçu en audience par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, afin de dire ses adieux après avoir passé un séjour de 5 années au Gabon.

 

Au cours de son entretien tenu avec le chef de l’Etat,  Françoise Ndayishimiye, directeur de l’ONUSIDA  a invité le gouvernement à prendre des mesures pour éviter les ruptures des antirétroviraux.

Après avoir salué l’engagement du Gabon pour son adhésion à la Plateforme Internationale de fournitures d’ARV, le directeur de l’ONUSIDA a rappelé l’urgente nécessité pour le Gabon de renforcer la prise en charge des enfants porteurs du VIH.

Pour finir, elle a exprimé  un satisfecit aux autorités gabonaises pour leur participation à hauteur de 85 % à la prise en charge des porteurs du virus, tout en relevant que l’ONUSIDA fournissait les 15 % de prise en charge financière supplémentaire.

Le chef de l’Etat quant à lui n’a pas manqué de rappeler,  qu’il  a toujours placé la santé des  populations au centre de ses préoccupations. A ce propos, il a instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre afin de prévenir toute rupture de stocks d’ARV et d’améliorer la prise en charge des patients.

Gabon : des individus cambriolent le trésor public de Port-Gentil

Des personnes non identifiés se sont introduits dans les locaux du Trésor Public de l’antenne provinciale de Port-Gentil, mais non emporter rien emporter sur eux.

 

Jusqu’ici personne ne connait encore les raisons de ce cambriolage,  occasionné par des personnes non identifiées qui se sont introduites dans le bureau du directeur provincial du Trésor et n’ont rien emporté.

En effet, le site Gabon Actu rapporte que, malgré un dispositif militaire impressionnant, des caméras de surveillance, des alarmes et bien d’autres moyens sécuritaires, les bandits renseignés scrupuleusement sur les vas et viens du directeur provincial du Trésor qui était en mission à Libreville, ont pénétré l’édifice  tranquillement sans le moindre souci.

Dans cette affaire de cambriolage, aucun document, ni aucun centime n’a été emporté par les malfrats, qui ont aussitôt pris la poudre d’escampette. Pour l’heure personne n’a encore été arrêté. La police interpelée a mis la main sur les agents en service de  ce jour-là pour plus d’enquête.

Gabon : une opération de vérification et d’audit en cours à la mairie de Libreville

L’Autorité nationale de vérification et d’audit (Anavea), va procéder à un contrôle des ressources humaines à la mairie de Libreville ce mercredi 24 août 2022.

 

 

L’objectif général de cet audit est de voir  claire dans la gestion des recrutements et autres nominations au sein de l’hôtel de ville, suite aux différentes revendications des syndicats de cette mairie.

Les plaintes des syndicats de la mairie de Libreville portés il y a deux semaines ne sont pas passées dans les oreilles des sourds. En effet, c’est à travers un courrier envoyé au maire de Libreville, que  le vérificateur général Jhon Makos Ankely a annoncé la mise en place d’un audit au sein de son institution.

Au cours de cette opération qui,  concerne les exercices 2018 à 2022, l’Anavea a demandé qu’elle lui soit fourni des documents tels que les procès-verbaux des délibérations du Conseil municipal ayant autorisé les nominations des agents; les copies des textes portant recrutement et nominations des agents y compris les agents publics; le fichier numérique des agents municipaux; la liste des agents recrutés entre janvier 2018 et juillet 2022 ou encore les noms des personnes autres que les agents municipaux émargeant au budget de la municipalité.

Rappelons que, l’Autorité nationale de vérification et d’audit, est un organe indépendant qui a pour mission de vérifier et d’auditer les services de l’Etat, les collectivités locales et les organismes recevant des concours financiers et matériels de l’Etat.

Gabon-CAF : les points forts de la rencontre entre Ali Bongo et Patrice Motsepe

Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba et le président de la CAF (confédération africaine de football), Patrice Motsepe ont vendredi 19 août 2022, parlé du divers sujets notamment sur l’évolution du sport au Gabon.

 

Présent à Libreville vendredi 19 août 2022, Patrice Motsepe  a abordé des questions liées sur le sport à savoir, sur les relations entre la CAF et le Gabon en particulier. Ainsi que celles qui lient l’instance du football à d’autres pays africains, en général.

Sur table, le développement de partenariats et l’échange d’expériences entre la CAF et ses pays membres, parmi lesquels  le Gabon a été abordé. Il était aussi question de parler des questions de développement des infrastructures footballistiques et le renforcement des capacités des footballeurs à l’échelle nationale et continentale.

A noter que Patrice Motsepe est le président de la CAF depuis 2021, étant le seul candidat lors de cette élection, il a été élu pour un mandat de 4 ans.

Fusion-absorption DN/PDG : Le Congrès d’achèvement le 3 septembre à Bitam

Plusieurs fois annoncé, le Congrès d’achèvement de la fusion/absorption entre Démocratie nouvelle (DN) de René Ndemezo’o Obiang et le Parti démocratique gabonais (PDG) devrait avoir finalement lieu, le 3 septembre à Bitam. C’est du moins l’annonce faite ce 19 août, par l’ex-Secrétaire national chargé de la Communication, Jonathan Ndoutoume Ngome.

 

 

Plusieurs mois après la fusion/absorption entre Démocratie nouvelle (DN) et le Parti démocratique gabonais (PDG), le congrès de la première formation politique citée devant entériner cette opération ne s’est pas toujours tenu. Or, il reste une des étapes majeures devant valider cette démarche entre les deux écuries politiques. Cette grand-messe devrait, selon Jonathan Ndoutoume Ngome, se tenir le 3 septembre 2022, à Bitam.

Des sources concordantes de DN indiquent que depuis des mois, les responsables et les cadres du parti s’activent pour l’organisation de ces assises qui acteraient définitivement et juridiquement l’opération de la fusion/absorption tant auprès du ministère de l’Intérieur qu’auprès des militants.

L’ex-Secrétaire national chargé de la Communication indique qu’«à la suite de la série d’entretiens que le président de la République, chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, a accordée aux responsables d’institutions lors des manifestations du 17 août dernier,  il a été convenu que M. René Ndemezo’Obiang, président du CESE (Conseil économique, sociale et environnementale, Ndlr) et  leader de Démocratie nouvelle, organise très rapidement le congrès de dissolution juridique de DN afin de parachever la fusion absorption avec le PDG». Le Comité de réflexion pour l’organisation de ce congrès est dirigé par le Dr. Jonathan Ndoutoume Ngome et Bienvenu Obiang Essono, un des anciens cadres de cette écurie.

Jonathan Ndoutoume Ngome précise qu’au cours de ce dernier congrès, outre la dissolution du parti pour se fondre définitivement dans le PDG, plusieurs autres préoccupations feront l’objet de profondes réflexions ; en l’occurrence le positionnement politique de leur ancien leader et l’avenir des cadres et militants qui rejoindront définitivement le parti au pouvoir.

Source: Gabon Review

Gabon: le ministre de l’éducation adopte 57 ouvrages et manuels scolaires

Camélia Ntoutoume Leclercq, vient d’adopter les nouveaux manuels et ouvrages pour le compte de cette année scolaire 2022-2023 au Gabon.

 

 

Sur 117 manuels et ouvrages présentés à la commission de validation des manuels scolaires, seuls 57 ont répondu aux différents exigences des autorités gabonaises qui ont engagé des réformes dans le système éducatif national.

La ministre a souligné à cet effet que : « La réussite de tout système éducatif s’appuie sur trois piliers : les programmes, les manuels scolaires et la formation. Or, les manuels scolaires occupent une place centrale, d’abord sur le plan pédagogique en tant qu’outils indispensables pour tout enseignant et pour nos enfants. Mais il y a également la dimension culturelle qui doit être prise en compte, parce que le contenu d’un manuel scolaire peut tailler l’imaginaire de notre enfant, lui donner accès à la connaissance et lui permettre de travailler sa personnalité ».

Et d’ajouter : «  Il y a aussi la dimension politique, parce que nous tenons à ce que ces manuels et ces ouvrages à caractère pédagogique aient des prix préférentiels accessibles à toutes les couches socioprofessionnelles de notre pays», ajoute-t-elle.

A noter que, la rentrée des classes aura lieu le 5 septembre 2022. Les manuels et ouvrages sont vendus aux prix homologués donné par le gouvernement, dans tous les points de vente.

Gabon : un incendie fait un mort à Franceville

L’incendie qui s’est déclaré au quartier Bakou, a été provoqué par des enfants qui en l’absence de leurs parents se sont amusés à jouer avec des allumettes.

 

Les populations du quartier Bakou dans la ville de Franceville ont été témoins d’un incendie d’une forte intensité le samedi 11 août 2022. Selon des témoignages concordants, en l’absence de leur mère, des enfants auraient joué avec des allumettes dans l’une des pièces. Une tige incandescente aurait échappé à leur vigilance et aurait déclenché un brasier.

La maison construite en planches aurait rapidement été envahie par les flammes. Voyant cela, les enfants auraient rapidement pris la fuite et seraient parvenus à sortir. Le jeune Elysée quant à lui n’aurait malheureusement pas eu la même chance. Ce dernier atteint de troubles mentaux aurait été piégé par le feu et brûlé jusqu’à ce que mort s’en suive au grand désarroi de la mère qui en plus de perdre son fils aîné a perdu tous ses biens.

Une enquête devrait être ouverte afin de faire la lumière sur cette affaire. Toutefois, s’il est clair que la teneur des flammes a dissuadé les populations de toute velléité d’intervention, un autre facteur est à pointer du doigt et appeler les parents à plus de vigilance vis-à-vis des enfants, particulièrement ceux à bas âge. La vigilance parentale est de mise pour que les enfants soient en sécurité à la maison et tenus hors de portée de certains objets. Espérons que ce drame pourra faire bouger les lignes quant à la prise en compte de cette nécessité.

Source: Gabon Media Time

Coopération Gabon-Togo : Faure Gnassingbé attendu à Libreville

Le chef de l’Etat de la république du Togo va effectuer ce jour, une visite de travail et d’amitié au Gabon où il va s’entretenir avec le président Ali Bongo Ondimba au sujet des relations bilatérales entre les deux Etats.

 

Deux ans après sa dernière visite au Gabon, Faure Essozimna Gnassingbé échangera avec le chef de l’État gabonais sur les questions d’ordre diplomatiques et bilatérales entre leurs deux pays.

Le communiqué de la présidence évoque que : «Cette visite donnera l’occasion aux deux chefs d’État d’évoquer les questions bilatérales, multilatérales et d’intérêt commun, singulièrement la préservation de l’environnement, la paix et la sécurité sur le continent, et la question climatique entre autres sujets».

 Rappelons que depuis ce mois d’août, le chef de l’Etat a déjà reçu les chefs d’Etats des voisins. Notamment, le président tchadien, Idriss Deby Itno, le président de Sao Tomé, de la Centrafrique et du Sénégal. Ces  visites qui rentrent dans le cadre des consultations régulières qu’Ali Bongo entretient avec ses homologues africains.

Gabon : un pêcheur interpellé avec 12 pointes d’Ivoire à Fougamou

La lutte contre le trafic d’ivoire enregistre de plus en plus de succès, preuve de l’efficacité des organismes impliqués. Et pour cause, les unités de la police judiciaire et des Eaux et forêts en poste à Mouila dans la province de la Ngounié, viennent de mettre la main sur un compatriote à la vingtaine révolue. L’individu a été interpellé le samedi 14 août dernier en possession de douze pointes d’ivoire qu’il s’apprêtait à écouler.

 

L’année 2022 demeure une période riche en moisson pour les agents des eaux et forêts, de la police judiciaire et de l’ONG Conservation Justice. Car de nombreuses descentes sur le terrain ont permis de mettre hors d’état de nuire de nombreux délinquants fauniques. Dernier fait en date, l’interpellation le samedi 14 août 2022 d’un compatriote à la vingtaine révolue en possession de douze défenses d’ivoire.

Exerçant des activités de pêche, le présumé trafiquant dissimulait 12 pointes d’ivoire, totalisant un poids d’une vingtaine de kilogrammes, dans les eaux de la Ngounié. Il aurait été pris en flagrant délit de détention et de commercialisation, le 15 août dernier, de pointes d’ivoire. Le présumé trafiquant est actuellement gardé à vue dans les locaux de la police en attendant son transfert devant le parquet spécial à Libreville.

Pour l’ONG Conservation Justice, ce nouveau cas de criminalité faunique vient confirmer les conclusions du rapport de situation des pachydermes en Afrique. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), les éléphants d’Afrique restent globalement en danger d’extinction, à l’exception de certaines populations d’éléphants stables comme au Gabon, et qu’il faut de toute urgence protéger. Selon les dispositions de l’article 388 du code pénal, l’individu risque jusqu’à 10 ans de prison.

Source: Gabon Media Time

Gabon : un véhicule s’enflamme sur l’axe Oyem-Bitam

Le véhicule qui avait à son bord sept passagers a prit feu sur l’axe Oyem-Bitam plus précisément entre les villages Sougoudzap-ville-Abang-Medoumou, les sept personnes sont sorties indemnes et ont aussitôt éteint le feu.

 

 

La scène s’est déroulée sur l’axe Sougoudzap-ville-Abang-Medoumou. Selon le journal L’Union, Les faits se sont déroulés récemment sur le tronçon Oyem-Bitam, plus précisément entre les villages Sougoudzap-ville-Abang-Medoumou. Pendant qu’il conduisait, le chauffeur aurait remarqué que de la fumée s’échappait du capot du véhicule. Réagissant promptement, ce dernier va garer et armés d’un extincteur et de bouteilles d’eau, les occupants du véhicule ont réussi à circonscrire le feu.

Une fois les flammes maîtrisées, le bilan fait état de plusieurs dégâts. « Tout le moteur était déjà consumé au moment où celui-ci a été maîtrisé par les secours. Néanmoins, ils ont évité que le pire arrive au reste du véhicule », a déclaré une source, non sans indiquer que les 7 personnes étaient membres d’une même famille et se rendaient aux obsèques d’un de leurs proches. Fort heureusement, plus de peur que de mal.

Depuis 4 semaines, de nombreux accidents se sont produits aussi bien dans le « Grand Libreville » qu’à l’intérieur du pays. Si les accidents de circulation sont très souvent expliqués par des facteurs basiques tels que l’excès de vitesse, l’usage du téléphone au volant, l’état mécanique des véhicules et l’état d’ébriété, d’autres causes méritent d’être explorées. C’est le cas notamment de la négligence des visites techniques que doivent faire régulièrement les usagers.

Gabon: le chef de l’Etat annonce la création de 100 000 auto-entrepreneurs

Le chef de l’Etat a à travers son discours prononcé le 16 août 2022, à l’occasion du 62ème anniversaire de l’indépendance annoncé la création des auto-entrepreneurs pour permettre l’indépendance financière de gabonais.

Dans son ambition de créer de nombreux emplois aux gabonais, Ali Bongo vient de réaffirmer sa politique qui est basée essentiellement sur le plein emploi. « Il n’a pas vocation à créer quelques dizaines, voire quelques centaines d’emplois. Il a pour ambition de créer plus de 100 000 auto-entrepreneurs ! Il est grand temps, en effet, de changer de braquet et de passer à la vitesse supérieure », a -t-il annoncé.

C’est d’ailleurs pour cette occasion qu’il a également demandé au gouvernement de réfléchir « à un dispositif qui permettra aux Gabonaises et Gabonais méritants et volontaires, de devenir indépendants financièrement et de s’épanouir pleinement », a-t-il indiqué.

Cette annonce qui vient favoriser le développement du pays et va réduire le taux de chômage au gabon.  Le peuple gabonais quant à lui, n’attend plus que de voir les réalisations.

Ticad 8 : le Gabon sera représenté par la première ministre

Rose Christiane Raponda va prendre part du 27 au 28 août 2022,  à la huitième édition de la conférence de Tokyo;  pour le développement en Afrique qui aura lieu en Tunisie.

 

C’est en présence du premier ministre japonais Fumio Kishida qu’aura lieu la huitième édition de la conférence de Tokyo pour le développement en Afrique. La nouvelle a été publiée à la sortie de son entretien tenu avec l’ambassadeur du Japon au Gabon, le 12 août 2022.

Au cours de leur entretien, les deux ont échangé sur la participation du Gabon à cette 8ème édition. En effet, Rose Christiane Raponda va représenter le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba en Tunisie.

Elle a d’ailleurs précisé par un tweet, que « Avec S.E.M. Shuji Noguchi, Ambassadeur du Japon au Gabon, nous avons discuté ce  vendredi 12 août de la participation de notre pays à la TICAD 8 les 27 et 28 août prochain à Tunis où je représenterai le Ali Bongo Ondimba ». explique-t-elle en ajoutant que : « le Japon est au nombre des partenaires précieux du Gabon, sur le plan diplomatique et économique ».

Gabon-fête de l’indépendance: le message du chef de l’Etat à la Nation

Voici joint l’intégralité du  discours du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, à l’occasion du 62ème  anniversaire de l’indépendance au Gabon.

 

Gabonaises, Gabonais, Mes très chers compatriotes,

Il y a bien des années, mon père, feu le Président Omar Bongo Ondimba, me raconta l’histoire d’un seigneur japonais. Au crépuscule de sa vie, celui-ci fit venir trois de ses enfants. Il leur donna à chacun une flèche et leur demanda de la briser. Ce qu’ils firent sans la moindre difficulté.

Le vieil homme prit ensuite trois autres flèches, les attacha entre elles et demanda, tour à tour, à chacun de ses trois fils de briser l’assemblage. Malgré leurs efforts, aucun des trois fils n’y parvint. Leur père leur dit alors : « Si vous restez unis notre camp survivra, mais si vous vous désunissez alors il périra. » Cette histoire nous rappelle que « l’Union fait la force ! »

En ce 17 août 2022, jour de fête au Gabon, où nous célébrons le 62ème anniversaire de notre Indépendance, cette histoire résonne en moi comme au premier jour. Car l’Union est le premier des trois termes de notre devise. C’est d’elle que nous puisons, collectivement notre force. Elle est l’antidote au poison de la division ; qu’elle soit ethnique, religieuse ou politique. Gardons toujours à l’esprit que ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous divise. Si nous restons unis, que nous regardons dans la même direction, alors rien ne nous sera impossible. Pour nous développer en tant que pays, prospérer en tant que Nation, nous avons besoin de tout le monde.

Gabonaises, Gabonais, Mes très chers compatriotes,

« Le politicien suit le peuple. Mais le peuple suit l’homme d’Etat ». En tant que chef de l’Etat, garant de l’Unité de la Nation, il m’appartient de montrer la direction à suivre. De faire en sorte que nos concitoyens, tous nos concitoyens, suivent ce chemin et que personne, je dis bien personne, ne soit laissé de côté. Pour parvenir à faire du Gabon un pays harmonieusement développé, où les besoins de base sont satisfaits et l’avenir de nos enfants garanti, il y a différentes étapes à franchir. La première, et la plus importante à mes yeux, de ces étapes est celle de l’emploi. L’emploi, c’est la clé de voûte de mon projet, mon absolue priorité. Car tout le reste, ou presque, en découle.

En ce domaine, mon objectif n’a pas varié : je vise le plein emploi. Malgré les difficultés, je sais que nous y parviendrons. Pour cela, je ne ménagerai aucun effort. Car l’avenir de nos jeunes, et du pays tout entier, en dépend. Notre système de formation a d’ores et déjà été réformé dans le but de mieux former nos jeunes par rapport aux métiers, aux emplois disponibles dans notre pays. J’ai également demandé au Gouvernement de réfléchir à un dispositif qui permettra aux Gabonaises et Gabonais méritants et volontaires, de devenir indépendant financièrement et de s’épanouir pleinement.

Ce dispositif n’a rien de cosmétique. Il n’a pas vocation à créer quelques dizaines, voire quelques centaines d’emplois. Il a pour ambition de créer plus de 100 000 auto-entrepreneurs ! Il est grand temps, en effet, de changer de braquet et de passer à la vitesse supérieure. La seconde étape-clé est l’éducation. Pour atteindre nos objectifs en matière d’emploi, l’éducation a un rôle clé à jouer. En ce domaine aussi, nous ne tarissons pas d’efforts. Conséquence de la réforme de l’enseignement professionnel et technique que je viens d’évoquer, deux des trois centres de formation, celui de Nkok et celui de Mvengue, sont désormais actifs. Quant au troisième, celui de Ntchengue, il va prochainement entrer en fonction.

En parallèle, la construction de nouvelles écoles se poursuit. Dès la rentrée prochaine, ce sont environ 10.000 nouvelles places au primaire et au secondaire qui seront disponibles dans le pays. Cet effort, non seulement il sera poursuivi mais il sera intensifié pour qu’à la rentrée 2023, 20.000 places supplémentaires soient créées pour nos enfants. A ce sujet, je vous annonce que, afin d’accompagner les familles dans une préparation sereine de la rentrée, l’allocation de rentrée scolaire sera versée aux parents d’ici la fin du mois d’août. A cette première mesure, j’en ajoute une seconde : le retour du transport scolaire gratuit dans les prochaines semaines.

Tout cela, je le fais pour vous soulager, soulager les familles. Mais permettez-moi de rappeler que si l’instruction est largement l’affaire de l’école, l’éducation est l’affaire de tous, à commencer par les familles. Être parent, c’est une grande responsabilité. J’en sais quelque chose. Nos enfants sont ce que nous avons de plus précieux. C’est pourquoi nous devons les protéger face aux dangers, dans le monde réel, comme dans le monde virtuel. Je fais référence ici aux réseaux sociaux qui, entre autres dérives, ont aggravé le phénomène de harcèlement. Face à ces dangers, l’Etat prend ses responsabilités. Mais il revient également aux familles de prendre les leurs.

Mes chers compatriotes,

La santé, comme l’emploi et l’éducation, est également une priorité. La Covid-19, qui n’a pas disparu, a montré notre grande capacité à nous organiser en ce domaine. Cet élan est aujourd’hui poursuivi et amplifié. La réforme de l’Office Pharmaceutique National a été menée avec succès. Elle a permis de rendre disponibles une quantité de médicaments en tout point du pays. Cette année, 23 structures sanitaires et sociales ont bénéficié de travaux d’extension et de modernisation. Au cours de la prochaine année, nous injecterons plus de 6 milliards 300 millions de francs CFA afin qu’une trentaine de centres de santé, outil privilégié de la médecine de proximité, soient rénovés et modernisés, permettant ainsi d’améliorer la couverture médicale dans tout le pays.

Enfin, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), tout comme la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), deux piliers de notre système social, font actuellement l’objet d’une restructuration afin de garantir leur solidité, leur viabilité et leur pérennité. L’objectif à terme, une fois cette consolidation achevée, est d’étendre et d’améliorer votre couverture sociale. Au-delà de l’emploi, de l’éducation et de la santé, vous avez, je le sais, mes chers compatriotes, bien d’autres préoccupations. La vie chère en fait partie. En ce domaine également, nous n’avons pas ménagé nos efforts. Ces derniers mois, face à une inflation galopante au niveau mondial, une série de mesures ont été prises au Gabon afin de freiner la hausse des prix et réduire le coût de la vie.

Pour vous soutenir, l’Etat a injecté plus de 83 milliards de francs CFA. Les subventions à la pompe ont permis de maintenir le prix du litre de gasoil à 585 francs et celui du litre d’essence à 605 francs. Si nous avions laissé faire, ceux-ci auraient probablement grimpé au-delà de 1.000

Francs CFA. Parallèlement, sur toute autre série de produits de première nécessité, l’Etat a injecté des milliards de francs CFA additionnels afin que les prix demeurent bloqués et que plusieurs produits de grande consommation demeurent abordables pour tous. Tel est le cas du pain, du riz ou encore de la bouteille de gaz.

Face à certaines dérives, j’ai instruit que le contrôle des prix soit fortement renforcé afin que les efforts consentis par l’Etat vous bénéficient pleinement et ne profitent pas à quelques spéculateurs. Passée cette étape dans laquelle il a fallu intervenir en urgence, j’ai demandé au

Gouvernement d’amplifier son effort pour lutter contre la vie chère mais en ciblant davantage notre soutien de sorte que ceux qui en ont le plus besoin en bénéficient davantage. Un exemple. Jusqu’à présent, la subvention sur l’essence bénéficie autant à un directeur d’administration ou à un patron de grande entreprise qui conduit une grosse cylindrée qu’à un père de famille plus modeste.

Ce n’est pas équitable. C’est pourquoi je ferai en sorte que plus de justice sociale soit injectée dans le système. Dans le même esprit et pour continuer d’aider les ménages les plus modestes, j’ai décidé, malgré la fin des mesures liées à la pandémie de covid-19, que le transport gratuit sera renouvelé et même renforcé dans l’année qui vient. Pour les Gabonais les moins favorisés, cela représente une économie non-négligeable, et donc un gain de pouvoir d’achat important.

Gabonaises, Gabonais,

Vous déplacer figure aussi parmi vos grandes préoccupations du moment. Mais comment le faire quand certaines routes sont délabrées ? C’est pourquoi nous avons lancé un vaste programme de réhabilitation des voies, en particulier dans le Grand Libreville. Cette année, ce sont plus de 20 km de routes qui ont été réhabilités. D’ici août 2023, une enveloppe de plus de 50 milliards permettra la réalisation de nouveaux tronçons aussi bien dans le Grand Libreville que dans les agglomérations de l’intérieur du pays. C’est aussi à ce moment-là, conformément au calendrier qui a été arrêté, que la voie de contournement de l’aéroport de Libreville, ainsi que la Transgabonaise, l’une des plus grandes infrastructures routières d’Afrique, seront livrées.

L’eau et l’électricité sont aussi des éléments indispensables à la vie quotidienne. Les chantiers d’amélioration de la desserte en eau et en électricité se sont multipliés, à Libreville comme ailleurs dans le pays. Sur le volet eau, depuis mars 2021, plus de 120 kilomètres de canalisations ont été rénovés et 200 kilomètres sont encore à venir afin d’améliorer la vie de plus de 300 mille de nos concitoyens dans le Grand Libreville. Sur le volet électricité en 2021, des travaux d’extension, de réhabilitation et de raccordement au réseau ont été livrés dans sept des neuf provinces du pays. Au moment où je vous parle, d’autres chantiers sont en cours dans toutes les provinces afin d’améliorer significativement la desserte en eau et en électricité.

Sachez, mes chers compatriotes, que je n’ignore rien de vos conditions de vie, de vos préoccupations, de vos difficultés. Ce sont elles qui guident mon action. C’est en elles que je puise ma motivation pour, chaque jour redoubler d’effort à la tâche. Mais, et je vous le dis en toute franchise, tous ces efforts seront vains tant que nous n’aurons pas éradiqué ce fléau, cette gangrène, ce cancer que constitue la corruption dans notre société. La corruption entrave le développement de notre pays. Elle mine la cohésion de notre société. Elle annihile toute idée d’exemplarité sans laquelle il n’y a de véritable autorité.

C’est pourquoi je suis déterminé à lutter avec la plus grande fermeté contre ce Mal absolu. Un mal qui gangrène l’ensemble de la société, du bas jusqu’au sommet comme l’a montré l’actualité judiciaire la plus récente. Elle n’épargne pas ceux qui ont un devoir renforcé d’exemplarité. Je veux parler de nos forces de l’ordre, singulièrement de nos policiers. Je n’ignore rien de certaines pratiques intolérables qui ont cours dans les rues de la capitale et dans les grandes villes du pays. A ce sujet, j’ai à nouveau donné il y a quelques jours des consignes d’extrême fermeté. Pour que les quelques brebis galeuses soient sanctionnées et séparées du reste du troupeau.

L’attitude inacceptable et condamnable de quelques-uns ne saurait jeter l’opprobre sur la grande majorité. Vis-à-vis de ceux qui enfreignent la loi, qui foulent au pied la déontologie professionnelle, il faut être d’une extrême sévérité. Je veillerai à ce que ce soit le cas. Car nos policiers, et nos forces de l’ordre d’une manière générale, doivent se concentrer sur leur mission. Une mission impérieuse : assurer notre sécurité. La sécurité est la première des libertés. Sans elle, les autres ne peuvent exister. Face à l’insécurité grandissante dans certains quartiers de la capitale et des grandes localités du pays, j’ai également instruit le gouvernement de faire preuve d’une extrême rigueur.

Police et Justice doivent travailler main dans la main, et d’une main de fer, pour mettre les délinquants et les criminels hors d’état de nuire. Ce point également, je le suis personnellement de près. De même que nos efforts seront vains si nous ne luttons pas collectivement contre la corruption, ils seront vains pour développer notre pays si chacun n’y prend pas sa part. Le Gabon est notre « bien commun ». Et le bien commun, c’est l’affaire partagée de l’Etat et de la population. Nous devons donc veiller, chacun, à le préserver. L’Etat fait sa part. Je fais ma part du travail.

Chacun d’entre vous doit faire la sienne. Comment ? Par exemple, en faisant preuve de civisme ; en respectant les règles de vie commune. Ce sont les petits gestes du quotidien qui permettent d’obtenir de grands résultats. Il n’y a pas d’un côté l’Etat, de l’autre la population. Nous sommes tous dans le même bateau ; et nous naviguons dans la même direction.

Gabonaises, Gabonais, Mes très chers compatriotes,

Il nous reste encore tellement à faire, tellement à accomplir. Pour créer des emplois de qualité en nombre suffisant, améliorer notre système d’éducation et de santé ou l’état de nos routes, réduire les coupures d’eau et d’électricité, lutter contre la vie chère et la corruption, assurer la sécurité partout au Gabon. Mais dans le même temps je ressens une certaine fierté. Cette fierté, je la tire du travail accompli. Car en l’espace de treize ans, notre pays a énormément progressé. Il est, à bien des égards, perçu comme un modèle partout en Afrique.

Ailleurs dans le monde, il est considéré comme un partenaire fiable et influent sur lequel la communauté internationale peut compter. C’est le cas en particulier en matière de lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de l’environnement, mais aussi d’égalité homme femme ou de contribution à la paix et à la stabilité du monde comme en témoigne le siège que nous occupons actuellement au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais si je suis fier du travail accompli, jamais je ne m’en satisferai, jamais, je ne m’en contenterai. Car pour mon pays, pour le Gabon, il n’y a aucune limite à mes ambitions. Il faut dire que nous, les Gabonais, aimons « rêver grand ».

Nous avons de grandes ambitions, de grandes aspirations. Peut-être sont-elles parfois trop élevées ? Je dois à la vérité de dire que mon propre gouvernement a, par le passé, fait des promesses que nous n’avons pas toujours été en mesure de tenir. Des projets ont été commencés et jamais terminés. Fait qui ne se produira plus. Mais l’ambition, ne l’oublions jamais, est un moteur pour l’action. Que dirait-on si je manquais d’ambition pour le Gabon ! Et, pour citer un écrivain célèbre, « il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »

C’est pourquoi, mes chers compatriotes, je continuerai dans les mois et années à venir à nourrir des ambitions, de grandes ambitions, pour le Gabon. En faisant preuve de pragmatisme, mais aussi d’abnégation. Car, pour être réellement efficace, une action doit être inscrite dans la durée. Je continuerai donc à me tenir à vos côtés, en particulier aux côtés des plus défavorisés, de ceux qui souffrent. Jamais je ne vous abandonnerai.

Bonne fête de l’Indépendance à toutes et à tous. Que Dieu vous garde. Que Dieu garde notre Pays. Je vous remercie.

Gabon : huit groupements professionnels et entreprises retournent au sein de la CPG

Selon un communiqué publié le 12 août 2022, par la Confédération patronale gabonaise, les huit groupements et entreprises ont annoncé leur retour au sein de la CPG.

 

Après avoir été motivés par les assurances du nouveau patron Henri-Claude Oyima,  ces entreprises ont pris la décision de retourner au sein de cette confédération. Il s’agit entre autres de l’Association professionnelle des établissements de crédit (Apec), le Syndicat des importateurs et exportateurs (Simpex), l’Union des représentants automobiles et industriels (Urai), le Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SEBTP), le Syndicat des sociétés hôtelières et restauration, le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), le Groupement des transporteurs terrestres et General Business Machines (GBM).

Ces entreprises expliquent leur retour par, l’arrivée du nouveau patron Henri-Claude Oyima. «Cette démarche est une réaction positive à la désignation consensuelle et unanime de Monsieur Henri-Claude Oyima en qualité de président. La conviction du rayonnement du secteur privé est certaine, au regard de l’organisation et des ambitions qu’il a déclinées devant les opérateurs économiques», ont d’ailleurs justifié les organisations et entreprises concernées.

Rappelons qu’en avril 2022, ces entreprises et groupements professionnels s’étaient retirés de la Confédération patronale gabonaise en raison de l’attitude du patron des patrons en ce temps-là, qui avait « complément dévié de la ligne directrice du fonctionnement de la CPG que lui avait confié les adhérents ».

Coopération Gabon-Tchad : les dessous de la visite du président Idriss Deby

 Le président tchadien le General Idriss Deby Itno a été reçu au cours d’une visite d’amitié et de travail au Gabon, par le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, où ils ont échangé sur divers sujets d’intérêt commun.

 

 

Les questions de sécurité, de paix et de stabilité dans la sous-région ont fait l’objet d’un échange  entre Ali Bongo et son homologue du Tchad. En effet, au cours de leur entretien, les deux présidents ont évoqué les questions d’intérêt commun qui visent à hisser les relations entre les deux pays à un niveau supérieur à travers des accords multisectoriels.

Il était également question pour les deux présidents, d’examiner la possibilité d’instaurer un partenariat diplomatique dans plusieurs secteurs,  notamment le commerce, le transport et l’élevage. Pour finir, Ali Bongo Ondimba et le General Idriss Deby, se sont félicités des liens d’amitié et de fraternité qui unissent le Gabon et le Tchad.

Rappelons que la semaine dernière, le chef de l’Etat a reçu tour à tour trois président à savoir le président saotoméen Carlos Vila Nova et centrafricain Faustin Archange Touadéra et enfin le General Idriss Deby du Tchad. Il va également recevoir à l’occasion de la 62 fête de l’indépendance la visite du président sénégalais Macky Sall.

New Nature Economy. Et si le Gabon s’inspirait de la recherche verte à Hong-Kong pour valoriser les déchets du bois ?

 Hong Kong produit 120 tonnes de lignine par jour à partir de bois mis au rebut – et les produits chimiques dérivés de ces déchets peuvent réduire l’utilisation de combustibles fossiles.

 

Comme tout géologue peut vous le dire, les combustibles fossiles sont les restes de plantes et d’animaux disparus depuis longtemps, dont beaucoup sont antérieurs à la période du Jurassique. Cela soulève une question évidente : puisque nous jetons maintenant d’énormes quantités de déchets végétaux et animaux, ne pourrions-nous pas utiliser ces matériaux pour remplacer les combustibles fossiles comme sources d’énergie ainsi que des produits tels que les plastiques et les arômes ?

Le Dr Jason Lam, professeur adjoint à la School of Energy and Environment de la City University de Hong Kong a conduit des travaux de recherche dans cette voie, portant sur l’application de l’électrocatalyse pour transformer des matières premières renouvelables, telles que la biomasse, en produits chimiques et en carburants. Opportunités vertes La valorisation de la biomasse, également connue sous le nom de bioraffinerie, réduit les émissions de gaz à effet de serre d’origine fossile et évite l’enfouissement. Les déchets organiques des décharges produisent du gaz, qui est utilisé à Hong Kong, mais le bois est très difficile à dégrader dans une décharge en raison de sa teneur en lignine.

La lignine est très résistante à la biodégradation. En plus de certaines opportunités de financement en cours, telles que le Fonds pour l’environnement et la conservation et le Fonds pour l’innovation et la technologie, Hong Kong a récemment créé le Green Tech Fund, qui se spécialise dans le soutien à la commercialisation des technologies de recherche. La Chine continentale est également très favorable au développement des technologies vertes, en mettant davantage l’accent sur les énergies renouvelables et le traitement des déchets. La manne des déchets de bois Les typhons sont un danger fréquent et inévitable à Hong Kong et créent parfois de grandes et littérales chutes de bois sous la forme d’arbres abattus. De nombreuses technologies de traitement des déchets de bois qui connaissent un succès industriel sont très matures et évolutives.

De plus, contrairement aux déchets alimentaires, qui doivent être traités immédiatement, les déchets de bois ou de jardin peuvent être stockés pendant un certain temps pour faire face à toute augmentation soudaine. Hong Kong génère environ 120 tonnes de lignine par jour, ce qui est suffisant pour alimenter une usine de transformation. Trouver la saveur dans le luxe Il existe un intérêt émergent pour les produits haut de gamme. Par exemple, la vanilline – le composé chimique naturel reconnu comme l’arôme et le goût principaux de la vanille – a été généralement considérée comme le produit dérivé du bois le plus favorable (ou le plus savoureux). Une seule entreprise en Norvège a réussi à produire de la vanilline à partir de bois. Produire de la vanilline à partir de déchets de bois serait extrêmement attrayant pour la communauté locale de traitement des déchets de bois.

À l’heure actuelle, la vanilline est synthétisée à partir de matières premières pétrolières. La vanilline dérivée du bois sera identique à la vanilline conventionnelle, mais son « certificat de naissance biosourcé » sera beaucoup plus attrayant pour remplir notre mission durable et atténuer les ressources fossiles. La vanilline biosourcée est très précieuse dans l’industrie actuelle des arômes. Les produits aromatiques sont essentiels à la production pharmaceutique, de matériaux et de biocarburants. En s’appuyant sur ces expériences, le Gabon pourrait lui aussi transformer les déchets de bois ou les déchets de jardin en certains produits chimiques prêts à l’emploi – c’est-à-dire des produits chimiques de remplacement – de la manière la plus économiquement viable et la plus respectueuse de l’environnement.

Gabon-fête du 17 août : discours du chef de l’Etat attendu ce soir

Ce mardi 16 août 2022, le président de la république Ali Bongo Ondimba va s’adresser à la nation à 19heures et 30 minutes à la radio télévision.

 

Ali Bongo Ondimba va comme dans l’accoutumé donné un discours à la veille du 17 août à l’occasion de la 62ème  fête de l’indépendance du Gabon. A cette occasion, tous les citoyens attendent écouter le message du chef de l’Etat.

Ces citoyens qui attendent venant du discours du chef de l’Etat des axes portants sur  la lutte contre la vie chère,  marquée par une hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires dans les marchés et biens d’autres sujets.

Pour l’heure, les différents points du discours du chef de l’Etat sont encore inconnus du public. Mais il est sure que le discours du chef de l’Etat sera centré sur les priorités des gabonais.